Vincent Jeanbrun, député LR, est l'invité d'Autrement dit
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On reçoit Vincent Jambrin. Bonsoir monsieur. Vous êtes député les Républicains.
Vous êtes aussi porte-parole du groupe LR à l'Assemblée. Je vous présente Camille Gir qui va vous interviewer avec moi. Avant de vous écouter, je voudrais qu'on regarde un reportage qui montre sur à quoi vous êtes confrontés.
Vous les élus locaux. Vous étiez maire de l'élérose il y a encore quelques mois. Vous les élus locaux, donc vous les législateurs, ces français confrontés euh à des passoirs et à des bouilloirs thermiques.
C'est un immeuble parisien typique, mais l'été au 6e étage, il fait plus de 30°grivable pour les occupants. Si vraiment on a trop chaud, on va on va chez chez nos parents juste pour ces périodes là. Mais beaucoup n'ont pas ce choix.
En France, de nombreux logements sont ce que l'on appelle des bouilloirs thermiques mal isolés contre la chaleur. Il fait très chaud, on a bouvert les fenêtre la nuit, c'est très étouffant la journée. Voilà, on transpire dès qu'on a pris sa douche.
Enfin, il fait 32 33°gr dans l'appartement quoi, sans vent, sans rien. Donc bon, vous êtes là, vous transpirez, vous faites rien, vous transpirez quoi. Donc c'est horrible.
En France, 35 % des logements sont étouffants l'été. 3700 personnes sont décédées à cause de la chaleur l'an dernier. Avec des températures à 40°gr de plus en plus fréquentes, l'isolation devient un enjeu crucial été comme hiver.
Vincent Jambrin, les bouilloirs thermiques, qu'est-ce que la loi peut faire ? Il y a un projet de loi transpartisane qui devrait être déposé bientôt justement pour aider ces Français. C'est un/3 des habitations aujourd'hui qui seraient concernées en France. souvent aussi pour des ménages modestes.
Est-ce que les Républicains, le groupe dont vous êtes porte-parole compte se joindre à ce projet de loi pour protéger les Français de ces bouilloards thermiques ? Ce qui est sûr, c'est qu'on va se joindre à la discussion parce qu'après il faut regarder le le contenu du texte et et comment il est rédigé. Mais évidemment qu'on on doit prendre ce sujet à bras le corps.
C'est vrai des des passoirs thermiques comme des bouilloires thermiques. On différence la passoire thermique c'est quand il fait très froid l'hiver et la bouilloire c'est quand il fait très chaud l'été. C'est c'est souvent c'est souvent le même le même logement mal conçu au départ.
Euh et vous l'avez dit aujourd'hui, on on considère qu'il y a un certain nombre de logements qui est déjà important, mais en réalité ce nombre, il va continuer à augmenter pour une raison simple, c'est que le climat changeant, on va se retrouver avec des logements qui sont encore acceptables par la chaleur l'été et qui vont devenir de plus en plus chauds parce que on aurait pas fait les travaux. Donc il y a un défi à relever et de manière générale, il faut qu'on s'adapte à toutes les échelles de notre vie. Euh moi je suis élu également de la région Île-de-France où on travaille autour de Valérie PCR à un plan qui s'appelle 2050° parce qu'en réalité à 50° sur 2 3 jours d'affilé, il y a plus de train, les hôpitaux fonctionnent plus, il y a plus d'école, il y a plus de lycée, il y a plus rien.
Mais Vincent Jean-Print pour revenir Vincent Jean-Brin pour revenir précisément sur ce projet de loi qui va être déposé très bientôt par exemple proposition un droit pour tous les locataires d'être protégé de la chaleur pas forcément répressif à l'égard des des propriétaires mais une garantie pour tous les locataires d'avoir accès soit à une bonne isolation soit à des ventilateurs. Est-ce que vous en tant que élu LR vous seriez prêt à à porter une telle proposition de loi ? Ce souhait il est magnifique et je pense que c'est un objectif de société.
Ça doit être défendu par le gouvernement français de dire vous êtes un député donc vous pouvez être dans ce sens soit bien logé. Maintenant on fait pas de la politique juste pour faire des vœux pieux. Donc la question c'est comment il y a on a un chemin concret pour y arriver.
Vous êtes d'accord ? Ma question est concrète. Est-ce que vous pouvez répondre concrètement ?
Vous seriez prêt à voter pour un tel dépend ce qu'il y a derrière. Bah celle-là ça par exemple de garantir à tous les Français la possibilité. C'est magnifique mais comme on a un jour dit il faut un droit au logement opposable pour tous les Français et on voit bien que tous les Français sont pas logés qu'on Donc ça vous semble utopique ce droit pour tous les locataires à être protégé de la chaleur dis pas utopique parce que ça donnerait l'impression que c'est pas important comme sujet ou c'est dérisoire.
C'est très important. C'est vrai pour la chaleur, c'est vrai pour le froid, c'est vrai aussi pour la taille des logements. Donc tout ça sont des sujets qu'il faut absolument prendre en compte.
D'ailleurs, vous parlez à un député qui a créé un un club de réflexion, un singang comme on dit aujourd'hui avec des élus locaux et des scientifiques qui s'appellent urbanité pour justement penser la ville de demain face au changement climatique. Donc je suis au fait là-dessus mais derrière c'est que derrière cette intention qui est plus que noble et louable, comment on fait ? Qui paye ?
Est-ce que c'est de l'argent public avec donc de la solidarité nationale ? Est-ce que c'est le propriétaire qui doit et dans quel délai faire les travaux ? Vous avez des isolations qui sont faciles à faire.
On arrive, on isole par l'extérieur, c'est super, c'est un coup mais techniquement c'est faisable. Mais quand vous êtes dans des villages classés, monument historique, qu'est-ce qu'on fait ? En fait, la loi, le le diable se cachand dans les détails, il faut la regarder.
C'est pour ça que je vous disais que on se mettra autour de la table, on va la discuter, on va l'amender, on va la rendre crédible. Et dans ce cas-là, évidemment que si on peut protéger au mieux les Français, notamment les locataires les plus modestes qui vivent un enfer l'été et un enfer glacé l'hiver, et ben évidemment qu'on sera en rendez-vous. On va reparler de ce que vous faites vous les républicains pour le climat parce queà l'Assemblée quand on voit quand on vote, c'est pas toujours très évident à l'œil nu que vous êtes favorable à l'environnement.
Je voudrais qu'on parle un instant de la situation concrète sur le terrain. Le prê la préfecture de police annonce à l'instant même des restrictions, pas des enc pas des des restrictions réelles de circulation demain. Est-ce que vous êtes au courant ?
Alors non, j'avoue que je préparais l'émission donc j'ai pas encore vu tomber ça mais j'y je peux comprendre parce qu'en fait on a un enjeu effectivement de chaleur mais on a un enjeu de qualité de l'air. H et là-dessus euh on sait bien que dans ces moments où la qualité de l'air est très euh néfaste, très dégradée, euh il faut qu'on prenne des mesures pour essayer de faire en sorte particulièrement en Île-de-France qu'on puisse respirer que les gens gens sont appelés à télétravailler. Les restructions de circulation sont moins sont moins pénalisantes.
Vous étiez maire de Lailé Rose il y a pas longtemps, ville de la banlieue parisienne. Quel comment ça j'imagine que vous êtes encore très proche de la commune. Comment ça se passe ?
Quelle consigne-vous ou le maire a donné concernant par exemple les élèves des écoles qui dépendent de la commune ? Le maire et l'équipe municipale parce qu'effectivement je me tiens à informer sont au j'allais dire heure par heure en contact avec l'éducation nationale que ce soit les représentants départementaux ou les directeurs d'école et on essaie d'affiner au plus près les mesures à prendre. La la priorité c'est de laisser le choix aux familles.
C'estàd que évidemment les familles qui ont la possibilité de mettre leurs enfants qu' ditabeth B il faut leur laisser la possibilité de le faire. Pour autant l'idée c'était pas de fermer toutes les écoles parce que sinon c'est beaucoup de familles qui se retrouvent sans solution. Et vous avez en plus des familles on parlait des bouilleurs thermiques qui ont chez eux des conditions moins bonnes que ce qu'on arrive à faire à l'école.
Donc euh tous les ventilateurs qu'on pouvait déployer ont été déployés. toutes les bouteilles d'eau et fontaine à eau ont été déployées et puis ça fait plusieurs années et c'est c'est là où en fait toutes ces questions c'est aussi du temps long euh et de l'investissement pluriannuel. On a mis partout où c'était possible des pièces rafraîchies comme on dit.
C'est pas c'est pas climatisé mais ce qui permet même dans un bâtiment d'avoir une demi-heure une heure pour élèves de se rafraîchir. Donc évidemment que c'est le sujet de préoccupation majeure des équipes un peu partout à la rose mais partout en France j'imagine. On parle de l'action au niveau local.
Comment avez-vous trouvé jugé la réaction du gouvernement face à cette vague de canicule un peu trop tardive ? Pas assez d'anticipation ? Ouais.
Attendez euh là-dessus, moi déjà je distingue euh la réactivité du ministre de la santé YadiCer, qui est qui est là pour le coup a été très en avance très clair sur euh euh les enjeux. Quelque chose me dit que tous les ministres à l'air auront bien fait leur boulot et pas les autres. Non, c'est pas ce que je veux dire, mais si vous regardez très objectivement, euh il y a eu un un le volet santé sur attention, il y a des mesures à prendre.
Voilà. Très bien. Et effectivement sur le côté éducation nationale, Elisabeth Born à gauche de Renaissance.
Mais c'est pas c'est pas un sujet d'Élisabeth Born, c'est on a tardé à avoir les informations sur quelle serait la politique au niveau de l'école. Moi je comprends le besoin qu' a eu Élisabeth Borne de concerter beaucoup ses équipes, les syndicats et cetera. Donc elle a dit exactement ce que vous venez de dire pour les numéros.
Les écoles sont ouvertes. Si c'est mieux d'aller à l'école, on va à l'école. On a attendu euh une réunion qui devait avoir lieu, je crois, 17h le dimanche.
Donc c'est sûr que prévenir nos personnels, les parents, les équipes le lendemain, c'était pas évident. Et donc quand vous dites euh le timing, puisque vous m' interrogé sur le timing, c'est vrai que l'anticipation sur ce qui allait advenir des écoles, on l'a attendu un petit peu. Tout ça pour avoir dimanche soir, finalement débrouillez-vous, on laisse la flexibilité.
Euh mais maintenant je crois que le la conversation est fluide et qu'on avance bien. Donc on parle de l'action des politiques à l'instant. Vous nous disiez aussi le diable se cache dans les détails pour savoir quelle proposition de loi a voté ou pas en tant que député.
On a l'impression aussi que parfois les détails ça permet l'immobilisme politique. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? C'est que les LR à l'Assemblée nationale en ce moment, ils sont pas pro environnement.
Il y a d'ailleurs une tribune signée ce weekend dans le monde par Stéphane Fouar. l'ignorance délibérée de la réalité avec cette phrase le 19 juin en pleine canicule les députés votent un moratoire sur les énergies renouvelables. Euh qu'est-ce qui vous arrive à la droite euh en ce moment sur les questions environnementales et qu'est-ce qui vous permet de dire que le députés de la droite républicaine serait pas pour l'environnement ?
Et bien là, il y a il y a quand même il y a eu plusieurs la la discussion sur la trajectoire. Vous me posez la question, je vous réponds. Discussion sur la trajectoire énergétique.
Vous avez bien voté pour un moratoire sur les énergies renouvelables ? Je vous réponds très tranquillement. Vous l'avez voté ou pas ?
Il y a deux choses. Il y a eu un amendement, un amendement première chose qui disait "Est-ce qu'on peut avoir une étude d'impact avant de dépenser 300 milliards d'euros ?" Et ça bien sûr qu'on l'a vonté.
Évidemment qu'on l'a voté. Donc c'est un moratoire en français. Ça veut dire un moratoire.
Mais je vous réponds très clairement. Attendez, c'est un amendement. J'y reviens parce que le texte de loi, lui nous nous sommes absolum.
Vous avez refuse pas, je vous explique. Donc vous avez voté pour que on pour que dans pendant un certain question Non, mais je vais vous poser la question clairement. Vous avez voté qu' pour que pendant un certain temps on ne développe plus d'énergie renouvelable en tout est dans le certain temps.
En fait, ce qui a été demandé par notre groupe et c'est un amendement qu'on a porté, c'est dire nous on maintient tous les objectifs en matière de décarbonation de notre pays horizon 2050. On ne renit rien là-dessus. Sans énergie renouvelable, ça va peut-être gagner mais mais bien sûr, d'où le fait qu'il faut investir sur les énergies renouvelables évidemment et ça on le dit aussi, vous avez raison, c'est dans les détails que les choses se disent.
Et derrière, qu'est-ce qu'on a dit ? a dit juste là, vous êtes en train de proposer non pas les 150 milliards d'investissements qu'on a eu la dernière fois, mais 300 milliards le double sans aucune évaluation de la situation actuelle, sans aucune évaluation financière, sans aucune évaluation scientifique, sans évoquer même le mot innovation et recherche. Mais il a une urgence à agir aujourd'hui.
Bien entendu et je termine et si vous me permettez justement le temps on a le moratoire parce que vous tenez à ce mot-là, il était conditionné à la publication. nous qui à ce momentlà à la publication de cette étude c'estàd que c'était pas un un moratoire pour 10 ans. On fait plus de d'énergie renouvelable pendant 10 ans.
C'était tout l'inverse. C'était dites-nous va et je vais vous dire une chose que nous avons demandé ce que nous avons demandé sur le moratoire c'était demandé par l'académie des sciences parce que aujourd'hui nous avons plus êtu une énergie en France. Non mais la France est très vertueuse sur la production des carbonés.
On est à 95 % de l'énergie électrique que l'on produit de manière décarbon grâce au nucléaire mais Vincent Jambrin dernièrement il y a eu la loi du plomb aussi pour qu'il y ait plus de pesticides dans l'agriculture juste parce que parce que vous parlez des jeunes mais les jeunes il faut qu'on pense à leur avenir. On n'investit pas 300 milliards d'euros sur des panneaux photovoltaïques et des éoliennes si aujourd'hui ce n'est pas l'énergie dont on a le plus besoin. Et puisque et puisqu'on est en très colos visiblement vous savez ce que c'est que l'énergie osmotique ?
Non non. Et ben les recherches sont en train de nous montrer qu'il y a peut-être une nouvelle énergie propre attendant attend les recherches mais sur 300 milliards on peut pas en mettre un petit bout sur la recherche ? C'est une question et moi j'ai pas la réponse.
Donc je voudrais que des scientifiques nous fassent une étude d'impact. Non on l'arrête pas on se demande simplement est-ce qu'on peut éclairer par la science des sujets comme les investes pas on l'arrête pas. Moratoire ça veut dire en attendant ça s'arrête.
J'entends vos justifications mais un moratoire ça veut dire que ça s'arrête. Il y a le mot moratoire dans l'amendement donc je vais pas vous dire le contraire mais il est conditionné non pas à une durée parce que souvent on dit un moratoire d'un an 2 ans 10 ans il est conditionné à la publication d'une étude scientifique par le gouvernement compris Vincent Jean Brin on est surtout des journalistes et donc on s'interroge face à des faits on vient de parler donc de cette loi sur la transition énergétique. nous avait expliqué le moratoire mais mais les faits sont les faits sont un peu teness de répondre juste sur le mot jus bout de ma question vous poser une question Camille va vous poser une question a dit loi alors que nous on a voté un amendement et ensuite on n pas laissé passer la loi parce que pour le coup la loi était devenue antiécolo et antiansition est donc donnée mais les faits sont étus et les votes s'accumulent il y a également la proposition de loi du plomb avec on peut lire la la réautorisation d'insecticide dangereux.
Il y a eu aussi la loi de simplification où il y a eu l'interdiction desfe. Tout ça s'accumule. Ce sont des votes de la droite et en ce temps de canicule où donc on ressent l'impact directement du réchauffement climatique, votre groupe politique, vous en tant que député, vous ne semblez pas voter des lois qui vont dans le sens de la protection des Français par rapport à ce réchauffement climatique.
Qu'est-ce que vous avez à répondre à cela ? Très simplement, c'est très concret, c'est des votes. Très simplement.
D'abord euh on a une liberté de vote au sein du groupe et à titre personnel, je n'ai pas voté la suppression de la ZDFE. J'étais pour que là pour le coup on fasse un moratoire tant qu'on avait pas des mesures d'accompagnement social. Euh parce que j'estime que Alors, on a regardé vos votes, on a regardé vos votes cet après-midi et de fait dans votre groupe, vous êtes pas dans les plus anti-écolos.
Ah bah non, je plutôt le contraire. Euh et il y a bien 40000 morts par an lié à la pollution et je vous parlais d'un sing tout à l'heure, club de réflexion sur les questions de santé environnementale. Donc ça me préoccupe au plus haut point.
Euh pour autant euh il y a effectivement un enjeu social. Vous regr Vous le regrettez ? Sais-tu que le les EDFE ont été annulé par euh Mais en fait, moi je vous donne ma position.
Ma position c'était de dire je souhaitais un moratoire pour pas envoyer le signal de il y a pas de sujet de pollution de l'air euh mais qu'on ait des vraies mesures d'accompagnement social parce que si on est uniquement dans la compagnie dans la l'écologie dite punitive vous retrouvez avec des des citoyens qui eux pensent à la fin du mois avant de pouvoir penser à la fin du monde et qui au bout d'un moment vont voter pour des gens qui comme Trump vous disent ou comme monsieur Bardella. Monsieur Bardella qui dans ses meetings, il y a des gens qui arrivent en disant le le changement climatique c'est la plus grande escroquerie du monde. Voilà, ça c'est la position du RN.
La droite républicaine, c'est pas ça notre position mais on est on entend il sont un peu multiples vos positions mais on entend vous la vôtre. On entend on entend le besoin de nos concitoyens. Moi je les habitants de la rose chez moi, on est à 5 km de la porte d'Orléon au sud de Paris qui nous disait mais alors je vais plus pouvoir aller voir ma ma grand-mère qui est en train de souffrir la canicule dans Paris.
Donc il y avait besoin d'un équilibre et sur la question de la loi du plomb que j'ai pas voté non plus, mais je comprends mes collègues euh notamment avec euh les agriculteurs qui qui sont dans leur territoire qui disent "Mais vous êtes en train de voter à l'assemblée, quelque chose qui va pour le coup euh nous préoccuper sur la fin du mois euh et nous mettre en concurrence avec toute l'Europe et nous mettre en concurrence avec des produits dégueulasses d'un point de vue santé environnemental à l'autre bout du monde. Donc là aussi, je pense qu'il faut s'éclairer par la science et le pragmatisme et dire bien sûr qu'il faut qu'on sorte de ces pesticides. D'ailleurs, les aciculteurs sont d'accord et ils veulent aussi moins de poison dans leur terre et et sur leurs mains mais il faut à un moment donné aussi qu'il y a une réalité économique, un accompagnement.
Vincent JeanB, on vous a fait venir aujourd'hui parce que vous avez présenté un plan choc pour les banlieux 2 ans après les émeutes que vous avez vécu de très près. On se souvient que vous étiez à l'époque maire de l'ilérose et que votre mairie et votre domicile avait été attaqué. On se souvient de la peur de votre épouse et de vos enfants.
Une voiture bélier lancée contre votre domicile. Vous présentez ce plan banlieu présenté. Surtout du courage plus que de la peur comme un plan choc.
C'est quoi l'état d'esprit général ? C'est plus de sécurité. Non, l'état d'esprit général justement il est de s'appuyer sur un triptique important.
La sécurité est la priorité. C'est le premier point du triptique évidemment. sécurité, mais j'en j'aime à dire, il faut de l'ordre, du beau et de l'espoir.
Euh l'ordre, c'est la sécurité, on peut revenir. Le beau, c'est casser les ghetos. C'est c'est pas normal qu'en fait quand on passe euh devant un quartier euh qui est le quartier Ghetto, quartier HLM, on le reconnaisse instantanément.
Il y a des pays où on sait construire du logement solidaire, du logement social sans qu'on le reconnaisse. Il y a même des villes qui font ça. Il y a des y a autour de nous des maires qui sont toujours pris soin de mélanger le social avec le reste.
Ça c'est casser les ghetos. Et pour moi c'est depuis Osman on a montré que quand on transformait l'urbanisme, on était capable de transformer les comportements et et de de donner plus de chance aux populations qui vivaient sur place. Et le troisième point qui est fondamental pour le gamin des barchem de l'illérose que j'étais, c'est celui de l'espoir.
Quand j'étais gamin, on avait pas grand-chose mais on était convaincu qu'on allait s'en sortir avec les copains, queles que soient d'ailleurs leurs origines, la le niveau social de leurs parents, on était tous modestes mais il y avait des différences. On était convaincu que la promesse républicaine qui nous disait bosse bien à l'école, respecte les règles et tu t'en sortiras. On m'a pas dit tu viendras merde de la rose mais il y avait ce côté-là.
C'était c'était possible. peut-être député un jour et aujourd'hui cet espoir là il a disparu et pour cause quand vous avez de la violence en permanence public qui recul ce constat euh sur le sur le sur le constat je pense que absolument tout le monde est d'accord que l'espoir disparaît et que la France est ghettoisée. On voudrait vous interroger Camille voudrait vous interroger sur une proposition en particulier.
Alors, il y a plusieurs propositions dans votre plan banlieu. Il y en a notamment une qui a fait polémique qui euh est celle d'élire les juges. Alors, tout d'abord, pouvez-vous nous expliquer en quoi élire des juges pourrait aider les habitants des quartiers populaires ?
Moi, je crois que c'est la France entière que ça pourrait aider. Aujourd'hui, je suis parti d'un constat simple, c'est que et notamment après les émeutes, que nais-je entendu de la justice ? Parce que c'est vrai que si on se souvient, les émeutes, le président de la République lui-même dit 10000 émeutiers, 10000 jeunes globalement et combien d'arrestations ?
Même pas un petit millier. Combien de condamnations ? Même pas 800. et et des condamnations ridicules.
On se souvient de l'exemple à Ville-Neuve Lerois d'un d'un incendiaire de l'hôtel de ville qui se filme en train de le faire et qui ressort libre 15 jours après. Donc des citoyens choqués par la violence des émeutes et choqués tout autant par une justice qui n'est pas comprise. Oui mais là ce que vous dénoncez c'est à vos yeux c'est une justice qui serait trop laxiste.
Ça c'est dans votre regard sur le travail fait par la justif. Non je dis qu'il y a un manque évident de transparence. On n pas la culture de la transparence du processus judiciaire en France et je ne mets pas en cause les juges en tant qu'individu à ce moment-là, mais notre système de justice parce que au fond et ça devrait tous nous interpeller, il y a il y a moins d'un français sur deux qui fait confiance à sa justice aujourd'hui.
Et c'est pas le le sondage du du dernier magazine à sensation, c'est la profession elle-même qui fait des études et qui se rend compte que dans notre système on ne fait plus confiance au jeu. Et moi ça m'inquiète parce que je suis profondément républicain, profondément démocrate et je crois qu'une démocratie dans laquelle on ne fait plus confiance au juges et bien je considère que c'est une démocratie qui est en danger. Et donc évidemment il faut que les parquetiers qui sont le le la cheville ouvrir le lien entre la police et la justice puisse rendre compte régulièrement et tirer une légitimité très forte non plus de la nomination du ministre de la justice du moment mais des électeurs.
Alors il y a plusieurs modèles. Moi, je prétends pas avoir la vérité. J'ouvre la porte.
Je veux qu'on a un débat parce que vous vouz lancer vous voulez lancer le débat. Alors, le débat bien pris. Lever de bouclier évidemment dans la magistrature, une proposition jugée ridicule, purement polémique, enfin voilà florilège de critique.
Mais celle qui est la plus problématique pour vous, c'est celle qui vient de votre propre camp. Bruno Retaillot hier affirmé président de votre parti. Je n'y suis pas favorable, je le cite.
Ce sont ces mots. Je craindrais qu'il y ait une politisation. Au contraire, je pense qu'un juge doit être indépendant et impartial.
Je pense qu'une élection atteindrait cette impartialité. Question simple. À quoi ça sert de faire une telle proposition quand dans votre propre camp politique, un des ténors du gouvernement dit "Je n'y suis pas favorable, c'est juste pour faire parler Alors non, d'abord j'ai une expression que j'aime beaucoup.
Le débat c'est comme les essuiesglaces, ça arrête pas la pluie mais ça permet d'avancer. Et ben moi je veux lancer un débat et que tout le monde soit pas d'accord du premier coup, tant mieux. Il va continuer voir la je crois je crois que il faut qu'il y a un débat.
Première chose. Deuxièmement, vous l'avez rappelé, moi j'ai eu une voiture en feu qui a percuté mon domicile. J'ai dû protéger à coup de barbelet l'hôtel de ville qui était attaqué par des barbares.
Je vais je suis pas là pour faire le buzz. Je m'en fous royalement. Je m'en fous réellement.
Pardon d'être aussi vulgaire à votre antenne, mais sincèrement le sujet c'est que dans notre pays on est une République qui tienne debout et pour qu'elle tienne debout, il faut qu'il a une jus et pour qu' a une justice légitime et efficace, il faut qu'elle a la confiance. Moi, je prends très au sérieux votre proposition. Si ça si ça ne plaît pas qu'on me fasse des propositions contraires.
J'ai aucun problème. Bruno ce qu'a dit quand on est élu quand on est élu quand on est élu on est forcément attentif à ce que pensent ces électeurs. Un juge, bien sûr, un juge, il doit être attentif à ce que dit la loi.
Est-ce que vous n'avez pas peur qu'and les élisans ils soient plus attentifs à faire plaisir à leurs électeurs qu'à respecter la loi de la République ? Donc on a eu tort pendant tant d'années d' c'est pas moi qui dit c'est Bruno qui c'est Bruno Rillot qui n'est pas un homme de gauche. Tribunaux de commerce aujourd'hui sont dilatoire.
Il y a des juges non non je suis sérieux. Il a des juges dans les tribunaux de commerce qui sont élus. Vincent Jean Brunè sérieusement pris en considération votre proposition aujourd'hui mais il y a quelque chose que je ne comprends pas jusqu'au bout.
Pourquoi le fait que c'est pourquoi le fait que les juges soient élus ? Écoutez-moi s'il vous plaît. Pourquoi le fait que les juges soient élus régleraient quoi que ce soit dans la confiance de la population ?
Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Sondage et il y en a plein qui vont dans le même sens mais celui-là, celui de l'ipsos intitulé fracture française. À la question posée aux Français à quelle institution faites-vous confiance, les partis politiques, les élus donc sont les derniers de la classe.
Seulement 14 % des Français leur font confiance. La justice arrive quasiment premier de la classe. 45 % des Français faut confiance au juges.
En quoi votre proposition délire des juges ferait que les Français auraient plus confiance en eux ? Puisque les gens qu'ils éisent aujourd'hui, c'est les derniers de la classe de la confiance. Je ne comprends même pas la log.
Si je si je vous écoute, surtout ne changé se se déliter. D'abord, ce que vous ne dites pas, c'est que les chiffres sont assez constants. Euh ça se dégrade cette confiance dans la justice.
Depuis 2021, on a perdu moins que dans les politiques ou même les journalistes, si vous voulez, je me mets dans le tas et les politiques. Quand la question est posée aux français, les politiques en général, c'est les derniers de la classe, vous avez absolument raison et bien souvent parce que on donne le sentiment d'être inefficace et d'être dans le buz comme vous disiez tout à l'heure et pas avec votre trip. euh dans vos combats, mais euh quand vous posez la question faites-vous confiance à votre élu local, à votre maire, là les chiffres sont pas du tout les mêmes.
Et puis surtout, on fait plus confiance aujourd'hui en France d'après ces sondages à la police qu'à la justice parce que on se dit tiens le policier arrête, la justice relâche. Je dis pas que c'est ce qui se passe, je dis que c'est le sentiment de beaucoup de nos concitoyens, mais je vais vous dire c'est une proposition parmi 30 et je pense que nos quartiers et les 5 à 6 millions de français qui vivent dans ces quartiers et qui subissent tous les jours en réalité ce qu'on a vécu pendant les émeutes urbaines pendant 5 jours. Et bien c'est à cela qu'il faut penser.
Il faut qu'on se mobilise pour proposer des choses pour les sortir. Pas diagnos qu'on interroge. C'est la solution.
Dernière question sur les émeutes déclenchés par l'affaire. Naë 10 jours desmeutes, 500 communes touché, 66 départements. Le maire de Nanter a annoncé qu'il voulait déposer une plaque en hommage à Naël.
Vous voulez faire un plan pour aider la situation dans les banlieux ? Est-ce que vous irez à cet hommage ? Non.
Et j'aurais été maire de Nterre, je n'aurais pas à posé cette plaque. Pourquoi ? parce que le casier judiciaire de Naël n'en fait pas euh un exemple et on peut euh déplorer toutes les victimes.
Mais si ça apaise la situation, si ce geste république enfin que vous vous n'auriez pas fait permet d'apiser je me demande vous pensez vraiment que nos concitoyens se se sentent apaisés parce que quelqu'un qui visiblement avait des démêlés récurrents avec la justice qui ne méritait pas de mourir soit bien d'accord mais est mis en exer ou je pense que ça peut a apaiser un certain nombre de gens dans le département. Écoutez je j'ai vraiment des doutes et on peut être en désaccord sur ce point-là. Euh je pense que c'est les c'est les et c'est ce que je dis dans le plan, c'est c'est les plus méritants qui mett en avant.
C'est ceux qui sont les plus méritants qu'on doit mettre en avant. Et je suis pas sûr que ce cet enfant qui encore une fois ne méritait pas de mourir, mais ce Naël euh soit un exemple à mettre euh pour les les jeunes des quartiers, que ce soit de Nanter ou d'ailleurs. Merci beaucoup Vincent Jean-Brin.
Je rappelle que vous êtes député les Républicains et porte-parole de votre groupe à l'Assemblée.
Vincent Jeanbrun