Nicolas Dupont-Aignan dans l'Interview Politique de LCI le 01/09/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
On va commencer par l'affaire de cet imam, Ikuissen, qui est en fuite.
- 0:23OuverteRéponse directe
Finalement, est-ce que vous dites que c'est une bonne nouvelle ?
- 0:40RelanceRéponse directe
Et entre nous, la politique spectacle de M. Darmanin finit dans le ridicule ?
- 0:54OuverteRéponse directe
Il y a des fichiers S qui ne sont toujours pas expulsés.
- 1:09ComplaisanteRéponse directe
Ce qu'il faut, c'est une politique beaucoup plus efficace, beaucoup plus approfondie.
- 1:23OuverteRéponse directe
De l'engagement du président de la République et du ministre de l'Intérieur, il y a une loi...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12PrésentateurFait
« c'est qu'on arrête le financement de certaines mosquées par des pays étrangers qui financent un islam intégré, fondamentaliste en France. »
- 1:34PrésentateurPromesse
« je vais déposer une proposition de loi pour simplifier la procédure et pour que la justice ne freine pas ces mouvements indispensables. »
- 2:15PrésentateurFait
« qui mettent en cause l'ordre public en France et qui sont de nationalité marocaine, algérienne ou tunisienne. »
- 2:28PrésentateurFait
« il a lâché sur l'immigration pour avoir du gaz. »
- 3:10PrésentateurFait
« qui a refusé de donner une majorité à Emmanuel Macron, qu'on a obtenu ces 30 centimes. »
- 4:11PrésentateurPromesse
« Moi, je propose de très fortes économies, très fortes économies, pour financer justement un allègement des taxes sur les Français qui bossent, qui travaillent. »
- 5:31PrésentateurFait
« Diminution de la part du nucléaire, augmentation du renouvelable, fin des centrales à charbon. »
- 5:42PrésentateurFait
« on peut encore rouvrir Fessenheim, au mois de mars on pouvait, parce que le combustible n'avait pas été enlevé, aujourd'hui il est enlevé. Maintenant c'est trop tard. »
- 6:54PrésentateurFait
« 14 réacteurs de 900 mégawatts seront fermés d'ici 2035. Et il a annoncé finalement la construction de 6 réacteurs. »
- 7:03PrésentateurFait
« Nous avons des dirigeants incompétents qui ont placé la France dans une impasse. »
- 9:53PrésentateurPromesse
« Première mesure, on supprime le prix actuel de l'électricité qui est indexé sur le gaz. On rétablit en France un prix de l'électricité nationale réglementé. »
- 10:47PrésentateurPromesse
« il faut d'urgence cesser le conflit en Ukraine. Ça veut dire que la France doit arrêter cette politique de surenchère, de livraison d'armes à l'Ukraine. »
- 10:56PrésentateurPromesse
« Doit proposer le plan de paix que j'avais proposé au moment de la présidentielle. »
- 16:07PrésentateurPromesse
« il faut indexer les salaires sur l'inflation »
- 17:10PrésentateurChiffre
« qu'on arrête de verser à l'Union européenne 10 milliards par an »
- 17:15PrésentateurPromesse
« Je demande qu'on mette une taxe sur les super profits, qu'on redistribue sur le prix de l'essence pour atténuer la peine des Français. »
- 18:56PrésentateurFait
« nous sommes le pays qui pollue le moins. »
Temps de parole
- Présentateur92 %
- ?8 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Adrien Jeanne. Merci d'avoir accepté notre invitation. On va commencer par l'affaire de cet imam, Ikuissen, qui est en fuite. Il devait être expulsé. Les forces de l'ordre n'ont pas pu le retrouver à son domicile. D'après les informations communiquées par les autorités, il serait parti en Belgique. Finalement, est
-ce
que vous dites que
c
'est une bonne nouvelle ? Il n'est plus sur le territoire, donc l'affaire est réglée. C'est surtout une bonne nouvelle que le Conseil d'État est statué en faveur de sa expulsion. Mais si on doit convoquer le Conseil d'État,
c
'est-à-dire l'instance suprême,
pour
chaque expulsion,
on
n
'y
arrivera jamais. Et entre nous, la politique spectacle de M. Darmanin finit dans le ridicule,
puisque
la police ne sait même pas où il est. Donc, très bien, mais de grâce, ce n
'est
pas un imam qu'il faut expulser, c'est des dizaines. Il y a des fichiers S qui ne sont toujours pas expulsés.
Un imam à condition qu
'ils aient tenu des propos
ou eu des actes
répréhensibles.
Bien évidemment, mais
là, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. Ce qu'il faut, c'est une politique beaucoup plus efficace, beaucoup plus approfondie. Notamment, ce que je réclame depuis des années, c'est qu'on arrête le financement de certaines mosquées par des pays étrangers qui financent un islam intégré, fondamentaliste en France. De l'engagement du président de
la
République et du ministre de l'Intérieur, il y
a
une loi...
Je doute de
leur efficacité.
Et
on a vu le ridicule. Ça fait trois mois, deux mois qu'on en parle. Donc, très bien, enfin le Conseil d'État, mais je propose d'ailleurs, et je vais déposer une proposition de loi pour simplifier la procédure et pour que la justice ne freine pas ces mouvements indispensables. Et c'est d'ailleurs l'un des objectifs du gouvernement.
Il
y aura un débat sur l'immigration au Parlement. Il y aura un projet de loi ultérieurement pour aussi permettre de faciliter les expulsions lorsqu'elles sont nécessaires. Il y
a
un point, et puis on va avancer. Le Maroc a fait savoir qu'il suspendait le laisser-passer consulaire. En clair, le Maroc n'acceptera pas de reprendre l'imam. Ce
qui est un vrai problème.
Ce
qui montre bien que tout ça
a... Très simplement, il faut une vraie négociation avec ces pays. On ne peut pas continuer à ne pas pouvoir expulser les personnes qui mettent en cause l'ordre public en France et qui sont de nationalité marocaine, algérienne ou tunisienne. Mais la négociation est faite, par
exemple. Non, non, la négociation n'a pas été faite. Non,
non, la négociation n
'a
pas été faite. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron est allé quémander du gaz en Algérie et on imagine les résultats en matière d'immigration, ce que ça va faire. Qu'est-ce que vous sous-entendez qu'il va y avoir
d'avantage ? Je sous
-entends qu'il a lâché sur l'immigration pour avoir du gaz. Voilà, tout le monde a compris.
On
va en revenir justement aux questions d'énergie. Aujourd'hui, il y a au moins une bonne nouvelle. La remise carburant augmente à la pompe. C'était moins 18 centimes jusqu'à présent. Ça passe à moins 30 centimes pour la part du gouvernement. Et il
y
a même dans les stations totales un effort supplémentaire de total. Commençons par le gouvernement. Est-ce que vous dites merci et bravo ? Je dis merci les parlementaires de l'opposition. Merci du travail qu'on a fait au mois de juillet. Parce que ce n
'est
pas le gouvernement qui voulait ça. C'est les députés de
l
'opposition. Et j'ai beaucoup participé avec les LR, avec le Rassemblement national. Et c'est par notre force à l'Assemblée nationale,
c
'est par le vote des Français aux législatives, qui a refusé de donner une majorité à Emmanuel Macron, qu'on a obtenu ces 30 centimes. Donc moi je me réjouis et ça prouve d'ailleurs, et je le dis aux Français,
que
ce gouvernement est minoritaire à l'Assemblée,
que
si l'opposition est intelligente, ou si les oppositions,
je
mets un S, sont intelligentes
et
arrivent à s'unir, elles sont capables de prendre des mesures positives pour les Français. Donc j'ai beaucoup entendu pendant les vacances, j'ai pris des vacances, J'ai beaucoup entendu, sur les plages, partout, c'est foutu, vous ne pouvez rien faire, c'est impossible, etc. Mais non, on peut faire la preuve,
c
'est qu'à la pompe, pendant deux mois, c'est grâce à l'opposition. Et à partir de 2023...
Mais
malheureusement, et ça va être l'importance de la discussion budgétaire qui va commencer en octobre, c'est de permettre, de forcer le gouvernement
à
entendre la difficulté des Français. Et je ne propose pas, et j'insiste là-dessus, simplement des dépenses supplémentaires. Moi, je propose de très fortes économies, très fortes économies, pour financer justement un allègement des taxes sur les Français qui bossent, qui travaillent. Revenons à la formule que vous venez d'avoir. Vous insistez, vous dites vous-même les oppositions, au pluriel. Qu'est-ce que vous avez de commun avec les insoumis, les communistes, les socialistes, les écologistes ? Vous imaginez demain pouvoir trouver des accords avec tous ces gens-là ? Pas tous,
bien sûr, mais
nous avons un gouvernement minoritaire. Les Français l'ont voulu ainsi.
Il
a la majorité relative. Oui, il est minoritaire, il ne peut pas faire passer ses projets, heureusement. Et ensuite, il y
a
un débat au Parlement, pour la première fois en France depuis 20 ans. Ce que je dis aux oppositions au pluriel, c'est mettez-vous d'accord sur un programme commun minimum pour alléger la souffrance des Français ? Vous
voulez même une motion
de censure ? Je veux aussi une motion de censure, et on va en parler sur l'énergie, car le gouvernement fait croire aux Français qu'il est débordé par une situation dont il est en fait responsable. Et je vais vous apporter quelque chose, une petite surprise, cher Adria Gindre. Madame Borne, qui
nous
donne des leçons toute la journée, le 19 février 2020, elle se félicitait, un tweet, le premier réacteur de Fessenheim sera mis à l'arrêt samedi. C'était un engagement d'Emmanuel Macron, c'est un moment historique de notre politique énergétique. Diminution de la part du nucléaire, augmentation du renouvelable, fin des centrales à charbon. Et bien, quel est le résultat aujourd'hui
? C
'est qu'on va avoir des pénuries cet hiver, parce qu'ils ont fermé Fessenheim. Et pendant la présidentielle, je ne
sais
pas si vous vous souvenez Adria Gindre, j'avais dit, on peut encore rouvrir Fessenheim, au mois de mars on pouvait, parce que le combustible n'avait pas été enlevé, aujourd'hui il est enlevé. Maintenant c'est trop tard. Trop tard. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que
ce
sont ceux qui ont créé les problèmes, qui aujourd'hui nous donnent des leçons,
et
qui prétendent régler le
problème. Mais Nicolas Dupégnant,
hier à votre place, il y avait Emmanuel
Vargon. Il faut
censurer ce gouvernement, il faut mettre des gens compétents. Juste, permettez-moi une remarque, Emmanuel Vargon, à votre place hier, secrétaire d'État à la transition écologique, sous le quinquennat, à l'époque.
Oui, et recasé avec des récompenses, alors qu'elle a perdu
les élections. Elle pilote la commission de régulation
de l'énergie.
Ah
bah oui,
c'est dramatique. Elle explique, elle reconnaît que le contexte a changé. On a pensé, disait-elle, qu'on allait pouvoir faire avec moins d'énergie, il en faut davantage. Et la crise russe, est-ce que vous
aviez annoncé la crise russe ? Attendez, ça fait des années, ça fait
des années
que
je dis
que
les éoliennes ne marchent pas quand il n
'y a
pas de vent. Ce qui est la palisse.
On
parle du nucléaire, on
n
'a pas du coup de
jeu,
Nicolas Dupégnant.
Non, non, non,
excusez-moi, tweet de M. Macron, sur le nucléaire, concrètement, 14 réacteurs de 900 mégawatts seront fermés d'ici 2035.
Et il a annoncé
finalement la construction de 6 réacteurs. Et il en a fermé un qui sera utile cet été, cet hiver. Ce que je veux dire,
c
'est que Einstein disait, ce ne
sont
pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre. Nous avons des dirigeants incompétents qui ont placé la France dans une impasse. Et
qui, de surcroît,
rajoutent une crise énergétique avec l'Ukraine par une politique de folie en Ukraine. Nicolas Dupégnant,
on
va faire
ce
sujet, on va les faire un par un parce que c'est incompréhensible.
Il faut
changer de politique. Si vous voulez bien, restons sur aujourd'hui. Je comprends que vous disiez, et c'est de bonne guerre, 2020, les décisions étaient mauvaises. Il se trouve qu
'on est en 2022
et
qu'il faut prendre des décisions
aujourd'hui. Je reviens d'abord sur la question de l'opposition et on va reprendre un par un les points que vous venez d'évoquer. Vous dites motion de censure. Il y
a
une motion de censure qui a été déjà déposée au mois de juillet. Elle n'a pas été adoptée. Il n'y a pas eu d'accord suffisant des oppositions. Ça peut venir à l'automne. Parce qu'on ne peut pas confier le volant de la voiture France à des gens qui nous ont mis déjà dans le mur. Et ce que je dis, c'est qu
'ils
ont voté pour Emmanuel Macron la présidentielle. Ils n'ont
pas voté pour sa
majorité. Ce gouvernement, en tout cas, moi, quand
aujourd
'hui député, je demande aux oppositions de s'entendre. Je leur demande de déposer une motion de censure. Je leur demande d'avoir un gouvernement alternatif car nous allons dans le mur. Sur deux points, Adrien Jeanne,
je veux bien m'expliquer. Oui, bien
sûr. Juste, alternative. Vous imaginez un gouvernement dans lequel le Rassemblement National, les Républicains et la France Insoumise travaillent
ensemble ?
Mais on peut très bien avoir un gouvernement, Rassemblement National, Républicain et personnalité extérieure qui mène enfin une politique raisonnable, de bon sens, pour éviter ce qui nous attend. Mais
qui n'aurait pas la majorité, ça ne fait pas 289
députés.
Une
pénurie. Ce que je veux, si vous voulez, Adrien Jeindre, c'est qu'on anticipe les problèmes. J'apprends. Demain, je crois qu'il
y a
un conseil de défense. Absolument. Au lieu
de réunir le Parlement, précisément sur les sujets
dont vous parlez, sur l'énergie, sur l'approvisionnement en gaz et en électricité.
Le
conseil de défense, on a connu avec le Covid, c'est opaque, secret des délibérations, pas d'association du Parlement. Excusez-moi, on est encore en démocratie. Il y
a
un sujet grave. Le conseil de défense, ce n'est pas de la démocratie ? Non. C'est un mode de gouvernement opaque
qui
court-circuit le gouvernement et le Parlement. Enfin,
pendant le Covid, le
gouvernement a toujours rendu compte des
décisions publiquement. Il y a eu des conférences de presse, du Premier ministre, du ministre de la République. Secret des
délibérations, ce n'est pas un mode de fonctionnement normal. Il y
a
un Parlement, il est urgent de prendre des mesures. Et je veux être positif. Il y a deux mesures à prendre.
Excusez-moi, Adrien, Jacques. Deux mesures à prendre. Avant
de venir, vous dites qu
'il y a
un Parlement, mais le président de la République invite précisément des parlementaires la semaine prochaine pour un conseil national de la refondation.
Ça ne veut rien dire, tout le monde lui dit non. C'est du
baratin, mais les Français n'en peuvent plus de sa gesticulation de marionnette.
Ça
peut s'appeler du dialogue. Non, la démocratie, ce n
'est
pas du dialogue octroyé par un monarque finissant. La démocratie, c'est un Parlement. Les Français ont voté. Il y a un Parlement. Il faut prendre des décisions douloureuses parce qu'ils nous ont mis dans la difficulté. Et je propose, parce que je veux être concret, positif, deux mesures. Première mesure, on supprime le prix actuel de l'électricité qui est indexé sur le gaz. On rétablit en France un prix de l'électricité nationale réglementé. Alors la Commission européenne
n'est pas loin
de dire la même chose que vous.
Oui, parce que cela fait des années qu'on le demande.
A dire en début de semaine, on va réformer le marché de
l'énergie. Mais ça fait des mois
qu'on le dit. La France doit le faire d'autorité tout de suite. Bruno Le Maire dit la même chose que vous depuis
des mois. Non, mais il ne le fait pas. Excusez-moi.
La différence entre moi et les autres, c'est qu'eux, ils parlent. Moi, je propose des actes. Oui, sauf qu'il
y a
des pays autour de nous, Nicolas Dupoyen,
avec l'occurrence
sur l'énergie. On sera bien content cet hiver d'avoir de l'électricité qui vient
d'un autre pays par moment. Mais eux aussi sont bien
contents de nous avoir. La question n'est pas là. La question est de savoir si on prend une mesure de manière autonome, indépendante. Il y a urgence, il y a salut public. Je ne veux pas de coupure cet hiver. Il faut rétablir un prix de l'électricité unique. Deuxièmement, il faut d'urgence cesser le conflit en Ukraine. Ça veut dire que la France doit arrêter cette politique de surenchère, de livraison d'armes à l'Ukraine. Doit proposer le plan de paix que j'avais proposé au moment de la présidentielle. Poutine est en difficulté. Il a commis une grave erreur
par
cet acte d'agression que je n
'ai
jamais nié. Maintenant, les Ukrainiens ont aussi leurs responsabilités. Et il faut que le continent européen... C
'est la Nouvelle
-Brunsine qui a lancé l'invasion de l
'Ukraine. Oui,
on est d'accord. Il faut que le continent européen arrête ce suicide. Ce suicide collectif. Arrêter, ça veut dire arrêter d'aider les Ukrainiens. Il faut arrêter la livraison d'armes. Il faut mettre autour de la table tout le monde. Il faut régler le conflit territorial par un plan de paix, comme l'avaient fait François Hollande et Mme Merkel, avec les accords de Minsk.
Et
il
faut
arrêter de précipiter le continent européen dans l'impasse. Car je vous dis une chose, Adria Jindre. Nous allons vers
un
désastre économique national en France et en Allemagne, au profit de la Chine et des États-Unis.
Nous
allons vers une crise sociale extrêmement grave.
Et
je ne vois pas pourquoi les Français souffriraient pour une guerre qui n'est pas la
nôtre, qui est un conflit territorial entre
deux pays, qui doit se régler à l'amiable entre eux. Alors très bien, j'entends votre argument. Sauf que si on arrête d'aider les Ukrainiens, si on arrête de leur livrer des armes, est-ce que vous ne croyez pas que les Russes vont utiliser leur avantage et au contraire, poursuivre
et achever leur
invasion de l'Ukraine
?
J'ai tout écrit cent fois. Je ne
suis
pas sûr que
Vladimir
Poutine vous ait lu. Est-ce que vous avez le sentiment
? Excusez-moi, mais aujourd'hui Vladimir Poutine
est en difficulté. C'est le moment. C'est le
moment de faire la paix. Il est en
difficulté. Vous voyez bien que ces deux pays sont en train de s'épuiser l'un contre l'autre et que les grands perdants de cette affaire, ce n
'est
pas le peuple russe, c'est le peuple français. Et je dis que cette guerre n'est pas la nôtre. Et je dis que si on faisait la guerre pour chaque conflit territorial, on aurait dû faire la guerre en Israël, on aurait dû faire la guerre au Yémen, on devrait faire la guerre au Sahara occidental. Enfin, c'est une folie. Nous
avons des vatans guerres
au gouvernement. Des vatans guerres. Il faut arrêter. Il y a cinq minutes sur ce plateau, vous disiez parce qu'Emmanuel Macron convoque un conseil de défense,
ce
n'est pas démocratique. Est-ce que vous croyez qu'on n'est pas dans la responsabilité, au nom de nos valeurs, de défendre un pays démocratique qui est attaqué par un autre ? Écoutez, les valeurs. Les valeurs, c'est de se prosterner devant l'Arabie saoudite. Restons sur l'Ukraine.
Non, mais ce n'est pas l'Ukraine. C'est tout à fait lié. Emmanuel
Macron a reçu en
grande pompe... On fait les payer un par un parce qu'il y en a beaucoup. Non, non, excusez-moi.
Emmanuel Macron a reçu en grande pompe le chef d'État d'Arabie saoudite, qui est un monstre sur le plan des droits de l'homme. Je ne vois pas en quoi il est préférable à Poutine. Excusez-moi.
Moi,
je demande une réelle politique. Je dis
qu
'aujourd'hui, Emmanuel Macron,
par
son suivisme atlantiste, par son suivisme à l'égard de
l
'Union européenne, place la France dans une crise sociale et économique sans précédent depuis la fin de la guerre. Je dis que ça ne mérite pas cela, car c'est un conflit territorial sur le Donbass. Et je dis depuis le début qu'on aurait pu le régler à la mi-arde. Mais est-ce que ça veut dire ? Et ça veut dire qu'il faut changer de politique en Ukraine si on veut qu'il n
'y ait
pas une explosion sociale en France. Alors vous dites, on arrête d'aider l'Ukraine, de livrer des armes, c'est noté. Et on demande un plan de paix équilibré
entre les deux. Il ne s'agit pas de donner raison aux
Russes ni aux Ukrainiens. Vous avez parlé pour la partie ukrainienne. Est-ce que pour la partie russe, vous dites,
on,
la France, l'Europe, nous devons arrêter les sanctions ? Bien évidemment, bien évidemment. Donc on ne
fait plus rien pour la Russie. On demande un
plan d'arrêté. Non, en échange d'une vraie négociation de paix.
Et
c'est possible, car la Russie est affaiblie aussi. Et ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui,
on
est en train géopolitiquement, je sais que ce n
'est
pas toujours populaire de dire ça, on est en train de renforcer la Chine, on est en train de perdre l'Afrique, on est en train de renforcer les États-Unis, et l'Europe se suicide en Ukraine pour un conflit territorial sur le Donbass de 3 millions d'habitants. Si à chaque conflit territorial, l'Europe et la France se lancent à corps perdu dans la guerre, eh bien, je peux vous dire que nous allons avoir de sérieux problèmes. Je ne dis pas qu'il faut céder à la Russie tout. Je dis qu'il faut une négociation de paix maintenant que la Russie est affaiblie. J'étais favorable à certaines sanctions contre les oligarques.
En revanche, ce que j'ai dit depuis le départ, c'est que la sanction sur le gaz pénalise davantage les Français et les Européens que les Américains qui ne sont pas concernés, que les Chinois qui se frottent les mains, et que les Russes qui tiennent plus que nous. Donc, il
y a
un moment, je demande une solution de paix intelligente qui est possible parce que les deux parties sont en train de se détruire et que l'Europe n'a pas intérêt à cela. C
'est tout,
je ne suis pas un idolâtre de Poutine du tout.
Vous
vous disiez à l'instant, il peut y avoir une crise économique sociale dans notre pays. Il y a aussi un gouvernement qui aide les Français. On parlait de la remise carburant au début de cette interview.
Grâce aux oppositions.
Alors, pas seulement, parce que sur le gaz et l'électricité, de lui-même, dès
l'automne de l'électricité. Et je l'ai approuvé.
Et je l'ai approuvé. Annoncé un bouclier de
l'air,
prix d'électricité bloqué. Et je dis bravo. Avec 4% d'augmentation, le gaz bloqué. Bon, vous dites bravo. Très bien.
Là-dessus, je l'ai toujours dit.
Mais quand il y
a
un bon point, je le dis. On
a du mal à l'entendre.
Ce que je dis, c'est que si on ne change pas la politique énergétique globale du pays, si on ne s'extrait pas de l'Union européenne dans ce fonctionnement absurde de la libéralisation de l'électricité qui n'a pas marché, on commence à y aller. Mais il faut aller beaucoup plus vite pour éviter une explosion. car nos concitoyens n'ont pas de salaire qui augmente.
La
grande différence avec les années 80, c
'est que les
salaires étaient indexés. Vous dites quoi ? Il faut indexer
les salaires sur l'inflation
? Mais on ne peut pas laisser les Français avec une chute de pouvoir d'achat de 4 à 5%. Mais donc, répondez
à la question. Oui, il faut indexer
les salaires. Mais je croyais que vous défendiez les petits patrons, les commerces, les artisans, les artisans
à salaire.
S'ils n'indexent pas les salaires,
ils
n'auront plus de salariés. Vous ne pouvez pas avoir une baisse de pouvoir d'achat de 5-6% d'un coup. J'entendais votre plateau, ce sont des gens qui ne vivent pas des difficultés sociales, qui parlaient tout à l'heure sur votre plateau. Moi, je vois bien les gens. Quand vous avez
le SMIC... Je l'analyse... Oui,
c'est très facile quand on est dans des salons dorés. Quand on gagne le SMIC et
qu'on perd 5%... Vous ne gagnez pas le SMIC dans le Nicolas Dupont ? Non, mais en revanche, je défends les gens qui
gagnent le SMIC. Quand on gagne le SMIC et que l'inflation est de 6%, comment vous faites ? Et que le prix du gaz et de
l
'électricité, malgré tout, parce que le gaz pour les copropriétés augmente, c'est que pour les individuels.
Pour
celles qui ont des contrats considérés comme professionnels. Vous allez au-devant d'énormes difficultés sociales. Donc, soit il faut des mesures... Alors attention, je ne demande pas qu'on ouvre l'argent public, parce que moi, je suis économe. Je dis qu'on fasse des économies, qu'on arrête de verser à l'Union européenne 10 milliards par an, qu'on arrête de verser à l'immigration des milliards qui sont perdus. Je demande qu'on mette une taxe sur les super profits, qu'on redistribue sur le prix de l'essence pour atténuer la peine des Français. Mais je demande des économies d'un côté, et je demande de l'autre côté qu'on aide les Français pour surmonter cette crise et éviter une crise sociale.
Vous ne défendez pas, Nicolas Dupoignan, ce matin, quand je vous écoute, du tout le monde de l'entreprise
? Mais
le monde dans l'entreprise a besoin aussi de salariés. Le monde dans l'entreprise a besoin d'un équilibre. Je ne
sais
pas si vous réalisez ce qui est en train de se produire dans le pays. Vous savez,
moi, je...
On
en parle tous les
jours, à ça. Eh bien, je sais. Donc, je crois qu'il est urgent d'arrêter de tirer sur la corde parce qu'elle va péter. Et
je pense qu'il faut une politique
équilibrée. Et attention, il ne s'agit pas, comme M. Mélenchon, de dire on dépense des fortunes. Non.
Moi, je veux faire des
économies. Non, c'est ça.
C'est la grande
différence. Vous prenez l'exemple des super profits. Restons, par
exemple,
sur cette idée
de
dire qu'il faut demander à des entreprises qui gagnent beaucoup de payer plus. Dans un autre style, il y a quelques jours, certains d'autres opposants, à gauche pour le coup, ont proposé qu'on interdise les jets privés utilisés par des grands patrons ou le ministre délégué l'a dit, on les régule. Mais ça, c'est ce que j'appelle la politique spectacle. C'est absurde. Ce n
'est
pas ça l'enjeu. L'enjeu, c'est quand vous avez une entreprise qui profite, par exemple, de la hausse du prix du pétrole. D
'un
point de vue, c'est un enjeu de transition écologique, d
'amélioration. Mais tout
ça, c'est ce dont les Français supportent. Il
ne faut
pas faire la transition écologique. Mais si, il faut faire la transition écologique. Mais la vraie transition écologique,
c
'est d'arrêter d'acheter des produits allemands, polonais ou chinois qui polluent beaucoup plus parce qu'ils utilisent du charbon. La vraie transition écologique, c'est d'acheter français parce que nous sommes le pays qui pollue le moins. Et arrêter de culpabiliser les Français, nous sommes le pays qui pollue le moins.
Donc, produisons... D'où vous sortez
cette statistique ? Regardez la production d'électricité en France. Ah oui,
d'accord.
Parce qu'on
a du nucléaire, oui, mais on a aussi une
industrie, des logements, des transports. Mais nous polluons deux fois moins par habitant que l'Allemagne en carbone. Oui, c'est incontestable
que l'on est clair et même moins de CO2 que le charbon. La Chine représente
une explosion de la pollution carbone. Donc, si on veut régler le réchauffement climatique, il faut arrêter d'acheter des produits qui viennent de l
'étranger.
De parler du risque d'explosion. Est-ce que ce que vous êtes en train de pronostiquer et
d
'annoncer ce matin, c'est que vous dites qu
'on
va vivre les gilets jaunes bis dans les semaines
à venir
? Mais j'aime mon pays.
Je
pense qu'il
y a
une voie pour s'en sortir.
Que
cette voie pour s'en sortir passe par un plan de paix en Ukraine, premier moment. Une vraie politique nationale énergétique pour relancer le nucléaire, pour éviter à tout prix des pénuries cet hiver. et une vraie politique pour indexer les salaires sur l'inflation pour que nos concitoyens n'y perdent pas trop et évitent une chute brutale de pouvoir d'achat qui aboutisse à une colère sociale.
Je crois que je
suis clair. C
'est
ce que j'appelle être responsable. Et je propose, à la différence des autres, il n'y a que les LR qui proposent ça, de vraies économies sur les fausses cartes vitales, sur l'immigration, sur l'Europe. Et ce plan est équilibré. Vous avez évoqué tout à l'heure les
oppositions. Et j'espère
apporter au moins ma petite pierre à l'édifice. Et peut-être une réponse à ma question. Vous avez évoqué tout à l'heure les oppositions. Il y
a
les partis politiques, il y a aussi les syndicats. Au mois de septembre, il y a plusieurs journées de mobilisation. 22 septembre, le monde de la santé. 29 septembre, pour la hausse des salaires que vous demandez, à l'initiative de la CGT. Mi-octobre, une marche organisée par la France Insoumise. Tout ça, ça reprend des mots d'ordre que vous venez d'évoquer ce matin. Est-ce que vous serez vous dans ces marches, dans ces manifestations ?
Non, vous
le savez bien que je ne serai pas dans ces manifestations. Je ne
sais
pas, vous voulez des motions de censure.
Mais parce qu'à la différence
de la France Insoumise et de la CGT, moi je ne propose pas de dépenser n'importe comment. Je propose des économies sur les gaspillages, et je propose de les redistribuer à la France qui travaille. Et c'est ce qui a permis à l'Assemblée nationale, cet été, de faire baisser le prix du carburant. Donc, je propose au Nombre de Boules à France des solutions aux Français. Je vais essayer de les vendre le mieux possible aux différents partis qui sont plus puissants que moi. Le RN d'un côté, les LR de l'autre. Et je dis que la solution pour résoudre les problèmes des Français, ce n
'est
pas la gesticulation, soit dans la rue, soit celle du gouvernement. Ce sont des solutions précises. Et je veux dire aux Français
qu
'il
y a
des députés, qu'on peut faire évoluer les choses. Et j'espère qu'au Parlement, les LR, les rassemblements nationaux, les quelques autres sont
en soi. D
'accord. Voilà. C'est l'appel que vous lancez ce matin.
Merci Nicolas Dupoignon d'avoir été notre
invité. Dans un instant, Elisabeth Martichoux pour le temps de l'info. Ah, mais d'abord la météo avec vous, Ange.