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interviewRMC· 9 juillet 2026 20 min

"L'extrême droite se vantait d'être mains blanches, tête haute. Là c'est mains sales et tête basse"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

représentera le PS à l'élection présidentielle. Votre rendez-vous avec Paul Star 4, performance 100 % électrique. Profitez d'un moment de magie devant votre programme avec Shiva, ménage et repassage à domicile.

Votre programme avec Corom, des investissements pensés pour vous, même quand on n pas le temps. Cor l'épargne, on s'investit pour votre argent. [musique] Vous êtes bien sur RMC et BFM TV.

Bonjour Olivier Fort. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin.

Vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste, député de Sené. On verra si vous êtes encore d'ailleurs premier secrétaire du Parti socialiste ce soir. Je vous poserai la question de savoir quelle conséquence le vote des militants qui est organisé ce soir pour dessigner la manière d'avoir un un candidat au Parti socialiste aura des conséquences sur vous et puis sur la France d'une certaine manière.

Mais je voudrais d'abord vous interroger sur la campagne qui démarre. Marine Le Pen qui a décidé d'être candidate malgré tout. D'abord un.

Est-ce que la Cour de cassation doit accélérer le processus ? Est-ce que pour vous, il faut savoir oui ou non si Marine Le Pen euh si le jugement est confirmé ou non avant l'élection présidentielle ? Moi, je ne commande jamais les décisions de justice.

La justice est indépendante, elle doit le rester. Nous sommes dans un état de droit. Et donc il y a eu deux jugements.

Un premier en instance qui a condamné Marine Le Pen lourdement pour des faits qui sont caractérisé, détournement de fonds publics. C'est ce jugement a été confirmé en appel même si la peine d'exécution provisoire a été annulée et donc que Marine Le Pen est désormais en capacité d'être candidate à l'élection présidentielle. Pour ce Ça vous trouvez que voilà le fait qu'elle soit malgré tout candidate, elle en a le droit ?

Elle en a le droit. C'est légalement possible ? Est-ce que c'est moralement souhaitable que quelqu'un qui se présente à la présidence de la République, à la magistrature suprême, soit elle-même une personne condamnée ?

Je me souviens d'une époque où l'extrême droite se ventait d'être main blanche, tête haute. La réalité c'est qu'aujourd'hui c'est l'inverse, c'est les mains sales et la tête basse. Et donc la réalité et bien c'est que la décision appartient à Marine Le Pen.

Elle a donné sa réponse. Maintenant la justice n'a pas à se prononcer en fonction de Marine Le Pen mais en fonction de son propre agenda. Et je crois que Remyat a confirmé le fait que il y aurait effectivement une décision qui serait prise par la Cour de Cassation en avril.

Donc en avril prochain, il est possible que Marine Le Pen soit soumise au bracelet électronique. Perturbé par des manifestants hier, le premier déplacement, ils avaient des casseroles. Il y avait notamment des militants avec des drapeaux LFI ou Europe écologie les vert avec des cris comme en prison les les voleurs.

Est-ce qu'il faut littéralement l'empêcher de faire campagne comme ça a été le cas hier ? Elle a été obligée d'écourter et de changer son programme ? Ça l'a pas empêché de faire campagne et la réalité c'est qu'elle fera campagne.

Mais vous ne pouvez pas non plus empêcher des citoyens qui considèrent que il y a là une anomalie à ce que quelqu'un qui a été condamné aussi lourdement pour détournement de fonds public. Il s'agit pas d'une affaire privée, il s'agit en réalité de de quelqu'un qui a fraudé la loi et qui a volé l'argent des Français et des Européens. Donc l'évidence c'est que il y avait une forme de retenue morale qui aurait dû s'imposer à elle, ce qui n'est pas le cas.

Et donc il n'est pas anormal qu'il y ait des gens qui viennent lui signifier que sa situation n'est pas normale. Gabriel Atal dit Marine Le Pen prend en otage la campagne présidentielle. Vous vous trouvez que c'est le cas ?

Je [grognement] sais pas si elle la prend en otage. La réalité c'est que euh ça aurait été Jordan Bardelat c'était la même histoire. Nous sommes dans une situation où c'est un parti qui a été condamné et où le danger que représente l'extrême droite, c'est évidemment, on le comprend, une forme de trumpisation de la vie politique, mais c'est c'est une forme de trumpisation.

Elle elle fait du tr Marine Lean. Bien sûr, elle est euh euh non pas la copie conforme, mais en tout cas, on voit bien que son modèle est un modèle illibéral, une forme de euh on passe par-dessus toutes les règles de de la morale élémentaire, par-dessus l'état de droit alors même qu'elle voulait incarner l'autorité de l'État. Ça a pas l'air de décourager les Français pour l'instant.

En tout cas, les premiers sondages euh depuis cette décision, il y a notamment ce sondage Ifop qui montre que qui que ce soit face à elle au deuxè tour, elle l'emporte. C'est vrai. C'est vrai.

De toute façon, c'est une candidate redoutable et l'extrême droite est aujourd'hui avec le vent dans le dos. Donc ce serait une forme de d'incapacité à comprendre la situation que de dire le contraire. Alors celui auquel elle l'emporterait le plus largement, c'est Jean-Luc Mélenchon.

Et que voulez-vous que je vous dise ? Je pense effectivement que le problème de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il est à la fois un très bon candidat de premier tour, mais qu'il est le plus mauvais candidat pour la gauche au second tour parce qu'il est celui qui permet à toutes les droites de se coaliser puisqu'il est devenu en réalité une forme d'épouventail commode. Et donc la réalité c'est que il serait sèchement battu par l'extrême droite, ce qui serait un problème non seulement parce que la défaite serait au rendez-vous mais aussi parce que le score lui-même serait sans appel et donnerait le sentiment qu'en réalité la France a basculé à l'extrême droite ce qui ne peut pas être le cas.

Mais pour l'instant avant de parler au second tour parler du second tour parlons déjà et nous faisons en sorte que il y ait au rendez-vous une gauche qui est en capacité de l'emporter. Mais c'est qui cette gauche là d'abord primaire ou pas primaire ? Il y aura une primaire.

Mais alors primaire ou primaire c'estàd laquelle primaire ? Pardon, je me perd complètement. J'ai essayer de comprendre.

Ça va être très simple vos adhérents. Je je je redis quand même le contexte. Il faut que tout le monde comprenne.

Les adhérents socialistes sont appelés aujourd'hui à voter pour décider du mode de désignation. Donc il ne décide pas du candidat, il décide du mode de désignation. deux options, une primaire euh dite ouverte, c'est-à-dire qu'il faudrait payer 2 € mais ne pas avoir à prouver qu'on est adhérent euh du parti euh pour euh choisir et puis l'autre euh forme de choix, ce serait une primaire dit fermée, les adhérents socialistes et place publique en à jour de cotisation qui qui décideraient j'ai j'ai bon tout bon et vous vous êtes pour la la solution 1.

Je suis pour ouvrir les portes et les fenêtres. Je suis pour que dans un moment que vous venez de décrire qui est un moment où euh nous ne sommes pas les favoris de cette compétition où nous avons Oui, c'est moi qu'on puisse dire mais je trouve je vous trouve très lucide mais il faut l'être. Mais donc un moment où on sait que ce combat sera extrêmement difficile, ce n'est pas le moment du repli sur soi.

C'est le moment au contraire où on doit ouvrir les portes et les fenêtres et créer un élan populaire, créer une dynamique, faire en sorte qu'il y ait des centaines de milliers, des peut-être même des millions de personnes qui viennent ajouter leurs forces aux nôtres et qui viennent donner une légitimité. candidat, c'est le modèle la primaire 2012 qui avait permis la victoire de François Hollande. Et donc il faut trouver à un moment un moyen comment on dit en B français, on dirait un game changer, un moment qui permette de dire que quelque chose se passe dans cet espace politique là et que nous sommes en train de prendre la mesure de ce qui est une élection présidentielle.

On n'est pas nommé président de la République, on est forcément élu et donc les il faut prendre les a les unes après les aut. Donc là c'est la première aujourd'hui. En quelque sorte cette là ensuite il y aura la haie de la primaire et puis ensuite il y aura la campagne.

Mais quand vous dites ouvrir grand les portes et les fenêtres, ça veut dire jusquoût. C'est-à-dire que vous imaginez que ceux qui viendraient qui payeraient 2 € ça veut dire que n'importe qui pourrait voter. Et en même temps, vous dites la gauche hors et lesfill.

J'ai pas tout à fait compris. vous ouvrez mais pas non plus grand grand quoi. Non, ça veut dire que tous toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette gauche là pourront venir voter moyennant la somme ma mode de 2 €.

Donc pas de barrage à l'entrée, pas de vote sensitaire. On ne demande pas aux gens de venir veiller payer 20 30 40 50 € comme c'est le cas pour les militants. Et donc on est dans une situation où on dit à tous venez choisir votre candidat et venez ensuite le supporter.

C'est parce que pour être adhérate à jour, il faut effectivement payer sa cotisation et ça peut aller jusqu'à 40 €. Non, c'est quoi ? C'est 15 20.

Mais non, c'est bien plus que ça. Vous rendez pas compte. Moi je paye non, je ne suis adhérente d'aucun parti donc je ne sais pas.

Oui. Ben je vous donne ma cotisation à moi, c'est 6500 €. Ah oui oui enfin c'est parce que vous êtes député.

Oui voilà tout le monde n'est pas député. Enfin j'espère que vous n'avez pas que des militants députés sinon ça vous en fait pas beaucoup quand même. Ça ferait pas beaucoup effectivement.

Mais la cotisation de base à 60 € normalement. Donc euh avec des cotisations sociales, avec la possibilité pour ceux qui ont des difficultés euh sur leur revenus de payer moins cher. Mais enfin la réalité c'est quand même que c'est une grosation qui est élevée.

Et donc moi, je souhaite que y compris pour que les classes populaires puissent venir participer à ce scrutin, qu'elles puissent dire voilà moi entre X et Y, je choisis X ou Y, et bien je souhaite que tout le monde puisse venir et que tout le monde puisse donner un élan à ce candidat, donner une légitimité très puissante, très forte qui permette de dire que il y a à un moment quelque chose qui se passe et faire en sorte que ce candidat ou cette candidate soit en mesure derrière de prendre son élan. Regardez ce qui s'est passé avec toutes les primaires qu'elles aient eu lieu à droite ou à gauche. Ça a toujours donné un élan au candidat.

Ça a été le cas pour François. Ça a été le cas pour Benoî au sein du Parti socialiste. Je vous dirais qu'ils sont aussi pour une primaire.

Simplement c'est primaire ou primaire. C'est primaire ouverte ou primaire fermée. Et de toute façon, il y aura une primaire.

De toute façon, une primaire mais ça n'est pas la même chose de faire un h clositant socialistes et place publiques, même si évidemment j'ai le plus profond respect pour les uns et pour les autres. Je suis premier secrétaire, donc c'est pas moi qui vais cracher sur mes propres militants. Mais ce que je dis simplement, c'est qu'aujourd'hui nos militants, qu'est-ce qu'ils souhaitent ?

Ils souhaitent en réalité aller vers la victoire. Et pour aller vers la victoire, il faut éviter de donner le sentiment d'être dans l'entreoi, d'être fenêtre et portes fermées, mais au contraire de s'ouvrir au maximum et de dire "Mais écoutez, venez avec nous, venez donner de la force à celui ou celle qui sera le candidat à la présidentielle." Qu'est-ce que vous ferez ce soir ?

Vous serez premier secrétaire du Parti socialiste encore ce soir, quel que soit le résultat. Je comprends pas très bien votre question pour tout vous dire. Bah ma question c'est que vous aviez un choix.

Le choix votre choix à vous c'est l'option 1. Si c'est l'option 2 qui l'emporte, est-ce que vous partirez ? Bah vous l'avez dit vous-même, il y aura une primaire dans tous les cas de figure.

Moi, ce que j'ai ouvert comme choix, c'est le fait qu'on puisse avoir deux solutions. Je suis un démocrate donc j'ai dit puisque nous ne sommes pas exactement désavoués, vous restez. Mais il y a pas de question de désavou ou pas désaveux.

C'est pas un référendum pour contre moi. C'est ce soir une un choix stratégique. Est-ce que nous considérons que nous sommes très bien entre nous et que ça suffit ou est-ce que au contraire on souhaite s'élargir, faire en sorte que le plus grand nombre est le sentiment que ce candidat est le candidat qui les ont choisi ?

Moi, c'est la version que je défends parce que je crois qu'à un moment dans une campagne où vous avez une extrême droite qui est en majesté, vous avez des concurrents à droite comme à gauche qui sont déjà sur le pied de guerre et qui ont déjà marqué leur territoire, si vous voulez arriver à reprendre le terrain, bien ça suppose d'avancer. D'ailleurs, d'ailleurs sur cette question du calendrier, les autres sont déjà partis en en campagne, enfin une partie en tout cas. Vous ce serait quand cette fameuse primaire ?

Option 1 ou option 2 fin septembre début octobre. pas un peu tard un peu tard mais toutes les primaires qui ont eu lieu précédemment toujours à l'automne parfois même beaucoup plus tard et la réalité c'est que méfiez-vous aussi des sondages vous avez et c'est pas un reproche que vous fait à vous uniquement mais c'est un reproche qu'on peut faire au monde politique comme au monde médiatique tous les ans. Enfin, avant chaque présidentiel, c'est pareil.

On commente les sondages et on dit "Oh là là, ça va être la réalité, c'est que si les sondages avaient vu juste 1 an à l'avance, ça se saurait." On depuis 74, ils se sont quasiment toujours [raclement de gorge] fait. On se souvient de François Hollande, le fameux monsieur 3 %.

On se souvient François Hollande, mais on pourrait aussi dire que normalement Alain Jupé, Édouard Baladur, Raymond Bar, même peut-être Éric Zemour, tous ces gens-là ont été un jour promis à l'élection présidentielle par les sondages et la réalité c'est qu'il n'était même pas au second tour la plupart du temps. Vous serez candidat ? Bah vous verrez, vous serez candidat.

Mais je n'ai je n'ai pas moi je cherche depuis des mois. Vous pas candidat ? Je n'ai rien dit.

J'ai dit simplement que ça fait des mois que je cherche tout à tenir un rôle exigeant qui est celui d'un premier secrétaire. Mais vous cherchez aussi vous ménagez la possibilité de l'être. Je suis premier secrétaire, il ne serait pas illégitime que je le sois.

Je n'ai pas pris je n'ai pas dit que j'avais pris ma décision mais ce que je dis c'est que vous avez pas décidé de ne pas l'être. Ce que j'ai dit ce que je dis c'est que ça fait des mois que je cherche à concilier des points de vue qui sont parfois très divergents. Pourquoi faire ? pour arriver à rassembler la gauche que j'ai dit même pas pardon Olivier fort mais à un moment il faut quand même regarder les chiffres vous n'arrivez même pas à rassembler votre propre groupe de députés je disais qu'ils étaient déjà pas si nombreux mais surtout ils sont divisés ce qui s'est passé lundi vous avez annoncé vous-même voter la motion de censure et vous l'avez en effet fait mais sur le groupe sur le groupe il y a 20 députés dont vous qui avez voté la censure sur 68 vous êtes en minorité dans votre propre groupe. ou il peut arriver que on soit en avance de phase.

Moi ce que je on a eu un débat qui a été un débat euh curieux, moi enfin je vais pas ici le qualifier davantage. Et effectivement j'ai fait un choix. Pourquoi j'ai fait ce choix ?

Parce que je ne veux pas donner quitus au gouvernement. Vous avez vu encore ce matin les images qui sont produites dans la drôme avec l'absence de Canadair, l'absence de moyens qui sont là pour lutter contre les incendies qui sont directement liés à la canicule. J'ai tout à l'heure écouté Cécile Duflo à votre micro qui expliquait qu'on était dans une époque où on commençait même à avoir des réfugiés climatiques.

Je ne voulais pas donner quitus au gouvernement de son action sur le climat. Alors un moment où au contraire il réduit les budgets qui sont destinés à limiter le réchauffement climatique et la résidence climatiqueé votre seul argument [raclement de gorge] deuxème argument deuxème argument que j'ai évoqué devant mon groupe c'est de dire rendez-vous compte que le lendemain de ce vote il y aura le un vote qui sera proposé par le gouvernement sur l'adoption d'une loi qui crée une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre c'estàdire une agression totale de la charge de la preuve et une une blessure sûr dans l'état de droit et je j'étais fasciné de voir que la droite et l'extrême droite main dans la main ont voté cette proposition. J'ai j'ai été avec beaucoup d'autres au Pantillon il y a quelques mois au moment où le président de la République a honoré Robert Banater et ce soir-là Robert Banataire, il était pas à l'honneur et c'est l'extrême droite qui était déjà majoritaire.

Vous parleriez d'un permis de tuer ? J'irais pas jusqu'à parler de permis de tuer parce que c'est c'est un des arguments et ce sont des cris qui ont été entendus. Euh, depuis les rangs de la gauche dans l'hémicycle, vous ne dites pas vous permis de tuer.

Vous ne dites pas que c'est un permis de tuer. Non, ça la réalité c'est que heureusement les policiers ne sont pas tous à chercher à cibler des gens et à s'autoriser le meurtre euh de de gens qu'il considèrent comme des délinquants. Mais c'est la réalité, c'est quand même que c'est très grave.

Pourquoi c'est très grave ? Parce que on présume le fait que quand un policier fait usage son arme à feu et qu'il tue quelqu'un, il était en état compré. Alors, j'entends parfaitement ce que vous dites là-dessus et sur l'écologie, mais c'est un peu illisible et c'est d'ailleurs ce qu'a remarqué Jean-Luc Mélenchon qui a été assez au minimum ingrat sur le fait que vous votiez avec eux et avec Europe écologie.

Il a très bien compris une chose parce que Jean-Luc Mchon ce jour-là, qu'est-ce qu'il comprend ? Il comprend que lui, il voulait pouvoir dire une chose simple. Il pouvaient vous il voulait pouvoir dire "Regardez les socialistes, regardez ce qu'ils ont fait.

Ils sont pas avec les écologistes. Petits écologistes, venez à moi." Et donc, contrarié dans ce dans cette dans ce discours là, il vient me taper dessus comme toujours parce qu'en réalité celui qui l'a qui a le plus souvent subi les foudres de Jean-Luc Mélenchon, c'est moi.

C'est vous. Pourquoi ? parce que justement il considère que je le prive d'une part de son espace politique alors même que il serait très heureux d'avoir François Hollande face à lui parce qu'il considère que dans ces cas-là, il pourrait élargir son spectre et moi je suis un homme de gauche et donc je me bas sur des sujets qui sont des sujets de gauche et ça le gêne parce que il voudrait s'approprier à lui gauche le monopole quand même des critiques de des critiques de Jean-Luc Mélenchon et pas non plus le monopole de la gauche mais face à lui effectivement Vous avez entendu donc ces ces mots.

Il dit "Olivier Fort a trahi sa parole, sa dignité, la nupesse, le nouveau Front populaire, tout et tout le monde pour devenir le candidat des centres. Il a refusé 10 fois la censure pour sauver Macron et maintenant il met un maillot d'insoumis pour voter avec nous et les écolos. La censure de Lecornus, ce n'est plus une girouette, c'est un ventilateur.

C'est de saison mais Hollande n'aura pas de pitié." Je viens de vous répondre, je vous l'ai dit. En fait, il aurait tellement aimé que je ne vote pas cette censure, tellement aimé pouvoir dire "Regardez le socialiste, regardez comme ils sont. il donne qui au gouvernement sur la question climatique et malheureusement ce discours-là il ne peut pas le tenir.

Voilà le fait que il y ait parmi les rangs de la gauche non seulement les déclarés enfin les déclarés ceux qui espèrent pouvoir se déclarer comme Raphaël Lu mais ceux aussi comme Bernard Casneu comme François Hollande dont on sent qu'ils sont un peu tapis dans dans l'ombre qu'ils se préparent voilà c'est c'est l'expression en effet je sens une petite ironie de de votre part je Oui peut-être oui [rires] je je sens de ironie voilà si s'ils sont candidats à cette fameuse primaire de la gauche, il choisirait plutôt le scénario 2, ce dont je viens de parler. Je crois qu'il choisirait d'attendre et que François Hollande ne veut se plier à aucun vote. Ah, il ne veut se plier à aucun vote.

Je crois avoir compris ça. Je crois qu'il l'a déjà dit publiquement ou en tout cas il y a des offres qui ont été craquées et donc je pense que il ne veut se soumettre à aucun vote. et euh Raphaël Guxman qui serait évidemment sans doute le favori d'une option 2 puisqu'il s'agirait comme électeur de cette fameuse primaire à la fois des euh adhérents socialistes mais aussi des adhérents place publiques.

Vous trouvez que c'est tout à fait juste ? Bah c'est pas l'option que je défends, vous l'avez compris. Maintenant euh moi je me plierai à la décision que prennent les militants.

C'est vrai que le problème d'une primaire fermée, c'est que c'est une primaire dont on peut soupçonner dans et déjà le résultat parce que le corps électoral détermine presque le résultat. Comment vous définireriez votre gauche aujourd'hui ? J'ai l'impression qu'à chaque fois l'expression c'est gauche, hors les fill.

Ça fait un peu maigre d'être juste hors mais c'est pas ce que je dis. J'ai pas dit gauche foiré les filles. Moi j'ai dit la gauche démocratique et écologique.

Et je défends non pas vous m'interrogez sur Lfi, je vous réponds, je suis là pour vous répondre mais la réalité c'est que je parle très peu de Lfi. Ça n'est pas mon sujet. Le sujet c'est pas de savoir si on est contre X ou Y.

La question c'est de savoir qu'est-ce que nous nous portons. Bah eux parlent beaucoup de vous. Bah c'est leur problème.

On l'a vu notamment avec ce message de peut-être que parfois on les obsède. Mais moi ça ne m'obsède pas. Ce qui m'obsède, ce sont les Français, la France, son état, la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui et euh c'est la seule boussole qui me guide.

Merci Olivier Fort d'avoir répondu à mes questions ce matin.