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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 3 juillet 2024 44 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

La macronie est en miettes : on fait quoi maintenant ?

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Quelle analyse faites-vous de ce fait électoral, Françoise ?

  • 4:54RelanceRéponse directe

    Justement, pour repartir de cette question de la participation, je pense qu'elle est due à un fait que l'enjeu a été très bien visualisé par les participants à ces élections.

  • 8:13OuverteRéponse partielle

    Ok, je voulais qu'on parle des triangulaires.

  • 9:58OuverteRéponse directe

    Mais le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas la grande unanimité chez les Macronistes.

  • 14:21RelanceÉludée

    Est-ce qu'Emmanuel Macron veut être le premier président depuis Pétain à avoir donné les clés du pouvoir au Rassemblement National ?

  • 19:54OuverteRéponse directe

    François, est-ce que le macronisme est mort hier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22PrésentateurChiffre
    « Le Rassemblement National a convaincu 29,24% des électeurs, le nouveau Front Populaire à 27,99% des suffrages exprimés. Ensemble, la coalition Macroniste a obtenu 20,04% des voix. »
  • 2:14IntervenantChiffre
    « Tout nu, tout cru, sans ses alliés, il est à peu près à 9 millions de voix. Aux dernières élections, il était à 2 millions, 3 millions. »
  • 3:11IntervenantFait
    « Le peuple de gauche, et le peuple de gauche, il n'est pas plus mélenchoniste, qu'il est vert, qu'il est foriste ou qu'il est hollandais. Il est le peuple de gauche. »
  • 3:55IntervenantFait
    « Il y a un grand brûlé, c'est Emmanuel Macron. »
  • 5:19IntervenantChiffre
    « Ils font avec leurs alliés 10,6 millions de votes. C'est énorme. »
  • 6:00IntervenantChiffre
    « Les R sont plus ou moins stables. Ils ont fait 2 millions de voix. »
  • 6:35IntervenantChiffre
    « Là, le bloc de gauche, toute la gauche, c'est 9,8 millions. Et c'était 7,4 millions en législatif. »
  • 9:02IntervenantFait
    « On a retrouvé les classes populaires grâce au SMIC à 1 600 euros et grâce à la retraite. »
  • 10:04IntervenantFait
    « Je ne suis pas d'accord avec ton analyse. »
  • 10:30IntervenantFait
    « Il y a un effondrement réel. Ils vont perdre énormément de députés. »
  • 12:07IntervenantChiffre
    « François Bayrou, il fait 18% à la présidentielle en 2007. »
  • 13:35InvitéPromesse
    « J'appelle également tous nos électeurs lorsque nos candidats ne sont pas au second tour à voter pour un candidat du camp social-démocrate. »
  • 13:57InvitéFait
    « Je ne vote pas pour la France insoumise parce que la France insoumise a pris des positions qui sont contre la nation française. »
  • 19:56IntervenantFait
    « Oui, bien sûr, il est mort le jour où il a appuyé sur le bouton dissolution. »
  • 28:57IntervenantFait
    « Macron de toute façon ne l'acceptera jamais parce que c'est trop clivant. »
  • 29:27IntervenantFait
    « Boris Vallaud il peut, il a été secrétaire général de l'Elysée. »
  • 29:33IntervenantFait
    « Ils connaissent les rouages. »
  • 31:20IntervenantChiffre
    « Je dirais plutôt entre 80 et 90. »
  • 32:52IntervenantFait
    « En octobre font un budget. »
  • 33:03IntervenantChiffre
    « On est à 5,5%. »
  • 33:24IntervenantFait
    « Macron il essaye de faire canner le RN sur un vote d'un budget horrible d'austérité. »
  • 33:39IntervenantFait
    « Le Rassemblement National pendant deux semaines essayer de donner des gages du patronat. »
  • 37:43IntervenantFait
    « Soit le RN a la majorité absolue, c'est lui qui gouverne, soit il ne l'a pas et on refuse de gouverner. »

Temps de parole

  • Intervenant47 %
  • Intervenant 241 %
  • Présentateur10 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Intervenant

La réalité, c'est qu'ils sont tous balayés, les macronistes. Eux, ils seront comptables par rapport à l'histoire. Il y a un grand brûlé, c'est Emmanuel Macron. Une partie de la droite joue sa survie. Le nouveau front populaire est la seule alternative à une majorité absolue de l'extrême droite. Cette gauche-là, elle tient. C'est une folie d'imaginer que quelqu'un comme Bardella va pouvoir arriver et débarquer à Batignan. Ils vont paraître excellents, surtout par affaire avec Lix-Maine, pitié. Quand vous êtes dans l'affaire, continuez à marcher.

0:32
Présentateur

Salut à toutes et à tous, vous êtes sur Le Média et vous nous regardez sur le canal 350 de la Freebox. sur notre site internet ou sur notre chaîne Youtube. Vous vous préparez à regarder une nouvelle édition de Son langue de Goie, le débat hebdomadaire qui met Françoise de Goie, journaliste, chroniqueuse pour plusieurs médias, ancienne conseillère politique qui se considère comme rose vif, face à un contradicteur et comme souvent, elle est face à Paul Elec, analyste politique pour le Média.

Au sommaire, un sujet, le premier tour des élections législatives anticipé, voulu par Emmanuel Macron, que nous disent les résultats sortis des urnes sur l'état politique de la nation et les différents blocs sociopolitiques. À qui a profité le sursaut électoral ? Comment analyser les positionnements depuis dimanche dernier et à quelle sauce serons-nous mangés dimanche prochain ? Salut Françoise, salut Paul. Salut Théo, salut Paul. Salut. Alors, les résultats définitifs du premier tour des législatives 2024 sont tombés dans la nuit de dimanche à lundi. Le Rassemblement National a convaincu 29,24% des électeurs, le nouveau Front Populaire à 27,99% des suffrages exprimés.

Ensemble, la coalition Macroniste a obtenu 20,04% des voix. Et le RN bénéficie d'une ressource supplémentaire. Les listes étiquetées Union de l'extrême droite apportent un apport significatif avec un peu moins de 4% de voix. Les républicains ont 7% de voix, tandis que les diverses droites engrangent 3,66%. En gros, voilà le tableau. Quelle analyse faites-vous de ce fait électoral, Françoise ?

2:04
Intervenant

D'abord, c'est un fait électoral qui dit, il est inutile de le nier, mais on l'a déjà constaté, la percée spectaculaire du Rassemblement National. Tout nu, tout cru, sans ses alliés, il est à peu près à 9 millions de voix. Aux dernières élections, il était à 2 millions, 3 millions. Donc c'est une percée avec, encore une fois, aucun endroit. Il n'y a plus de terra incognita, en réalité, pour le Rassemblement National. Ça, c'est le premier point. C'est le point, de mon point de vue, en tout cas, le plus noir. Le point le plus positif, c'est qu'à cette percée du Rassemblement National, s'est opposée une vague.

Vous savez, la vague de Okusai, la grande vague de Kanagawa, il n'en a dessiné qu'une, Okusai. Mais on pourrait faire... La gauche, tiens ! C'est-à-dire que, moi, mon inquiétude, hier soir, quand je suis rentré en plateau, et quand j'ai eu les premiers résultats, c'est de me dire, est-ce que la gauche qui a ramassé ce qu'on peut ramasser, enfin, je veux dire, c'est les sept plaies d'Egypte, à écouter l'ensemble des médias, l'ensemble des éditorialistes, et pas une personne ou deux.

2:58
Locuteur non identifié

Les plaies d'Egypte.

2:59
Intervenant

Oui, les plaies d'Egypte, en tout cas, c'était les furancles, le sang, etc., et les sauterelles. Et la réalité, je me disais, ce bloc, finalement, il peut se morceler. Pas du tout. C'est-à-dire que la gauche, elle va voter en masse. Le peuple de gauche, et le peuple de gauche, il n'est pas plus mélenchoniste, qu'il est vert, qu'il est foriste ou qu'il est hollandais. Il est le peuple de gauche. Et il dit, on s'en fout, on y va. Donc, ça veut dire que cette gauche-là, elle tient. Et d'ailleurs, elle n'appartient pas aux appareils politiques. Les gens de gauche se sont dressés contre la vague du RN. Donc, on atténue aussi la vague du RN. Moi, je veux bien qu'on explique que c'est une vague.

Non, une vague, c'est quand vous prenez 450 députés dans la tête, et qu'il vous en reste 54, et que vous finissez essoufflés sur la grève. Ça, c'est pas une vague électorale. C'est une poussée très puissante, mais à laquelle répond une poussée un peu moins puissante en apparence. Donc, voilà ce que ça m'impire. C'est évidemment, il y a un grand brûlé. Hier soir, c'est Emmanuel Macron, évidemment. Emmanuel Macron, toute sa stratégie qui reposait, bien sûr, sur l'éclatement de la gauche et sur l'idée que sa majorité pouvait être le recours. C'était un effondrement total. On reviendra, évidemment, sur les différentes consignes de vote. Et voilà ce que ça m'inspire.

C'est qu'il y a une poussée de l'extrême droite en France qui est évidente, très actionnaire, pour mille raisons, etc. Mais vous avez un peuple de gauche, un peuple républicain, j'ai même envie de dire, plus large d'ailleurs que la gauche. Plus large que la gauche. Et je pense qu'on le verra au second tour. C'est pas la peine de, déjà, se dire... On va parler du second tour. Mais se dire, les reports se font, nous n'en savons absolument rien. Je pense que les gens ont une conscientisation du moment historique qu'ils vivent. Et je pense que nous allons être très étonnés dans le bon sens. Dernier point. Je suis très heureuse.

Finalement, la seule chose pour laquelle je dis merci à Emmanuel Macron, c'est la participation. C'est quand même extraordinaire. Un tout pareil de participation. C'est-à-dire que le débat démocratique dans ce pays n'est pas mort. Paul ? Justement, pour repartir de cette question de la participation, je pense qu'elle est due à un fait que l'enjeu a été très bien visualisé par les participants à ces élections. Que les législatives, là, qui vont décider de qui va concrètement gouverner ou non le pays. Les gens ont compris que c'était l'enjeu. Et du coup, ils se sont investis massivement. Et qu'on a effectivement des effets de mobilisation, en fait, de différentes bases. Je pense que...

Bon, je serais un peu pessimiste sur le fait que, oui, la percée du RN est quand même impressionnante. Dans le sens où, je veux dire, ils font avec leurs alliés 10,6 millions de votes. C'est énorme. C'est 2,4 millions de votes supplémentaires par rapport au socle de la présidentielle de Marine Le Pen, qui a 8,2 millions au premier tour, en gros. Et surtout, par rapport aux élections législatives précédentes, avec leurs alliés, ils font plus de 5,5 millions de votes. Ce qui veut dire que, parce que c'est avec des alliés, ils ont un siphonné reconquête, qui a fait moins d'un pour cent sur tout le territoire. Et surtout, qu'ils ont mordu vraiment à droite.

Et qu'ils sont en train de s'installer comme une force centrifuge de la droite, de recomposition du bloc de droite. Ça explique, ce deal avec Ciotti. Et qu'il y a quelque chose qui se joue là-dessus. Et une partie de la droite joue sa survie, dans le sens où les R sont plus ou moins stables. Ils ont fait 2 millions de voix. C'est un même un peu plus que la dernière fois. Mais c'est aussi sur des particularités locales. Or, ces élections, justement, elles ont montré que les dynamiques nationales, quand tu dis le peuple de gauche, il vote, peu importe l'étiquette, les dynamiques nationales l'ont emporté sur un certain nombre de particularités locales.

Y compris, des fois, en défaveur, des élus de gauche qui, sur le terrain, ont construit. Je pense à Fabien Roussel ou André Chassène qui est imprenable dans sa circo et qui, là, il est en deuxième tour. C'est là où on voit que les dynamiques nationales ont joué un jeu. Deuxième chose, sur ce bloc de gauche, effectivement, on peut dire à minima que, un, elle progresse par rapport à la NUPES. Alors, pour avoir les chiffres, c'est... Là, le bloc de gauche, toute la gauche, c'est 9,8 millions. Et c'était 7,4 millions en législatif. Et attend, et Paul se remplit ça sur une dynamique parfaitement réussie de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. On n'est pas...

Donc, la comparaison est encore plus favorable. En 2022, c'était favorable, déjà. Du coup, t'avais 7,4 millions de voix si tu prenais la NUPES plus les autres listes de gauche. Et, bon, 9,8, c'est pas mal, même si c'est un petit peu en dessous du bloc de gauche à la présidentielle, 11 millions. Mais il y a une vraie mobilisation du socle de gauche. Mais parce qu'il n'y avait pas de présidentielle pour entraîner. Mais tu te rends compte qu'il n'y avait même pas de présidentielle, quoi. Donc, c'est quand même un bon résultat. Mais ce qui m'inquiète, c'est que ça ne semble pas mordre sur d'autres espaces électoraux, comme le RN le fait pour la droite.

Et moi, mon analyse là-dessus, c'est de dire, finalement, Macron, la résilience du bloc central est quand même réelle. Mais elle est inégalement répartie sur le territoire. C'est-à-dire des endroits où il s'effondre totalement. Et il y a des endroits où il résiste plus ou moins. Et c'est là, d'ailleurs, où il va y avoir des désistements de la gauche en faveur de, je ne sais pas, au 6e du Calvados, où Borne, elle sort, etc. Non, mais il résiste sur les personnalités, les équations personnelles. En réalité, il résiste là-dessus. Mais en tout cas, il résiste aussi sur un certain nombre de catégories sociales intermédiaires.

Et ce que je veux dire, c'est que la Macronie, et ça, c'est à jouer une sorte de rempart aussi, pour que la gauche morde plus. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est que d'abord, il y a la politique désastreuse de Macron qui a dit au début, qui a vraiment mené dans les deux dernières semaines une campagne terrifiant contre la gauche. Et de l'autre côté, il y a effectivement un certain nombre de catégories intermédiaires sociales qui continuent à voter Macron parce qu'à mon avis, ils sont quand même assez engagés sur des valeurs libérales dans les deux sens du terme, y compris économiques, et que la gauche est un espace dans lequel ils ne peuvent pas se retrouver.

Ok, je voulais qu'on parle des triangulaires. Non, mais il faut parler clairement des choses. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Paul parce que sur la Macronie, d'abord, on a mordu énormément, la gauche a énormément mordu l'électorat d'Emmanuel Macron. Moi, je prends plein de... notamment dans les centres-villes. Il y avait un choix au premier tour entre un macroniste et même un LFiste un peu dur ou bien un social-démocrate bien rose. Eh bien, la réalité, c'est qu'ils sont tous balayés, les macronistes. Il n'y a pas de résistance de macronistes. Quand vous passez de 260 députés, je ne sais pas si vous réalisez, ils vont terminer à 60 députés. Ça s'appelle un effondrement.

Il n'y a aucune résistance et aucune résilience de la Macronie. Et par ailleurs, quand on regarde les catégories sociales de vote et qu'on les épluche, on peut se féliciter la gauche. On a retrouvé les classes populaires grâce au SMIC à 1 600 euros et grâce à la retraite. On peut faire de la segmentation comme ça. On a retrouvé les catégories intermédiaires, les évriers spécialisés. Non, mais la jeunesse. Donc, sérieusement... Oui, la jeunesse,

9:14
Présentateur

mais les ouvriers sont quand même...

9:15
Intervenant

Non, mais ce que je veux dire par là, c'est que la gauche, elle n'a pas d'accord avec Paul pour dire qu'elle n'arrive pas à mordre. Je pense qu'elle a déjà mordu sur l'électorat macroniste énormément sur ce premier tour. Je le dis, d'ailleurs. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de macronistes qui sont d'ailleurs en disque de chute à cause de ça. Voilà, où vous avez le candidat du nouveau fonds populaire qui est devant et le candidat macroniste ne peut même pas se maintenir. Donc, elle a mordu sur l'électorat macroniste.

Et, contrairement aux prévisions alarmistes, je pense que l'enjeu est tellement puissant que ça va tellement être puissant qu'à un moment donné, l'électorat macroniste, il fera ce qu'on a tous fait pour voter Macron. Il votera... Je suis d'accord que ça va être une grosse bataille de la question... Mais on a déjà mordu. C'est ce que je veux dire, Paul. Je ne suis pas d'accord avec ton analyse. Mais ça dépend de quel est l'étage. Si on regarde le bloc à la présidentielle autour de Macron, c'est évident. C'est une paire de 5 millions de voix qui vont partout, d'ailleurs. Il y en a qui vont à droite, il y en a qui vont même au RN directement. Enfin, on a les premières 10%.

C'est intéressant de voir que, sans doute, peut-être, des anciens électeurs de droite ont voté Macron et qui, cette fois-ci, basculent. Mais si on regarde par rapport aux voix exprime ou aux législatives, ils font quand même plus de 500 000 voix par rapport à leur propre score en 2022. C'est ça que je veux dire par résilience. C'est-à-dire que ça, c'est très mal joué. Il y a un effondrement réel. Ils vont perdre énormément de députés. Mais il y a des endroits. C'est quand même étonnant de voir des scores. Regarde, je ne sais plus, là, j'ai un exemple en... Mais c'est personnel. C'est tout à fait lié aux personnalités locales.

Alors, je ne parle pas d'Atal et de ces journées, etc., qui sauvent leur miche. Mais, pardon. Non, non, mais je pense qu'en fait, il y a quand même un truc de... Ça signifie quoi ? Ça signifie que, dans la tripartition politique qui est en train de se... Voilà, de rejouer ces frontières, il y a, en gros, le bloc RN et alliés qui est sur le TINA. Il n'y a pas d'alternative dans la possibilité de changer les égalités économiques et sociales. Donc, on veut agir sur les inégalités ethno-raciales. C'est le travail de Félicien Fauri qui montre ça. Il y a un bloc macroniste où il y a encore des gens qui sont aussi dans...

Il n'y a pas d'alternative en termes de politique économique, mais qui sont... Ça s'appelle le centre, Paul. Il y a toujours existé. Oui, et qui sont beaucoup plus progressistes sur notre question. Donc, sous-entendu, ils ne sont pas racistes. Son personnel politique peut l'être de façon opportuniste comme l'ont fait les Darmanins et tout. Mais Bayrou ne l'est pas, par exemple. Voilà. Et eux, peut-être que c'est eux qui peuvent monter ce barrage au deuxième tour. Et il y a la gauche dans sa diversité qui, elle, est à la fois sur une rupture sur les deux fronts. Et cette tripartition, elle tient parce que les adhésions idéologiques de chaque base sociale tiennent aussi...

Il faut être assez simple pour dire que cette tripartition, on revient... D'abord, c'est la mort d'yeux en même temps, c'est terminé. Et on revient absolument à ce qu'est la vie politique française. Et ce centre-là... La vie politique française est une plupart dames avec des appoints. Mais la vie politique française, elle est bipartisane. Qu'est-ce qui s'est passé hier à part du bipartisme ? Je suis désolé de vous le dire. C'est bam, comme ça. Et avec, au milieu, un centre. À 20%.

12:07
Présentateur

Historiquement, le centre n'est pas à 20%. Mais ce n'est pas vrai.

12:09
Intervenant

François Bayrou, il fait 18% à la présidentielle en 2007. C'est spécifique. Mais je suis d'accord avec ce que tu dis. Mais la réalité, c'est qu'on revient, en fait, à une situation tout à fait normale en sachant qu'il n'y a aucun président de la République qui ne peut être élu dans ce pays s'il ne conquiert pas le centre. Ce qu'Emmanuel Macron en a fait, c'est qu'il en a hyper-trophié et il en a fait la force centrale. Mais donc, elle s'effondre et c'est tout à fait logique. On revient, on est d'accord. C'est juste, je dis juste que pour l'instant, cette résilience, elle est un grand part à ce que la gauche, elle aille au-delà de la vague qui est en dynamique en face.

Mais alors, je suis d'accord que le second tour, c'est l'heure de vérité. C'est tout l'enjeu de la bataille des deux prochains jours. Il y a plusieurs centaines de juifs triangulaires. Il s'asouche sur deux jours la question des désistements. Et c'est là où, entre guillemets, les fictions sur l'aile gauche de la Macronie, etc., vont être utiles. C'est-à-dire que ce n'est pas trop une tribune des cléments bonnes et des gens comme ça qui disent on ne fait pas les cons et on se désiste, y compris si c'est LFI, etc. Et ils le font. Mais ça va être une bataille entre l'aile droite et l'aile gauche de la Macronie, si on peut parler ainsi. Alors justement,

13:06
Présentateur

il y aura plusieurs centaines de triangulaires possibles. De 146, il y en a. Tout se jouera dans les fameux désistements républicains. Mais le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas la grande unanimité chez les Macronistes. C'est LR. Gabriel Attal dénonce le projet funeste du RN et appelle à l'empêcher d'avoir une majorité absolue. Mais François Bayrou, Edouard Philippe rejettent tout désistement au profit de la France insoumise, tout comme Bruno Le Maire.

13:33
Invité

Et j'appelle également tous nos électeurs lorsque nos candidats ne sont pas au second tour à voter pour un candidat du camp social-démocrate. C'est-à-dire ? C'est-à-dire un représentant du Parti Socialiste, du Parti Communiste ou des Verts. J'appelle tous nos électeurs qui pourraient... Elle est fille, la France insoumise, donc c'est comme Edouard Philippe. Non, je combats le RN, mais je ne vote pas pour la France insoumise. Je ne vote pas pour la France insoumise parce que la France insoumise a pris des positions qui sont contre la nation française. Parce que la France insoumise, c'est le communautarisme. Parce que la France insoumise, c'est l'antisémitisme.

Parce que la France insoumise, c'est la violence. Parce que la France insoumise, c'est un député qui joue avec l'effigie d'un ministre sur une tête de ballon. Et je ne veux pas ça pour la France. Alors, d'où provient ce désordre dans les rangs

14:20
Présentateur

macronistes et à qui profite-t-il, Françoise ?

14:22
Intervenant

Écoutez, d'abord, il y a des nuances. Edouard Philippe, il dit si vous avez un candidat social-démocrate ouvert, c'est bon, vous pouvez y aller. C'est la France insoumise qui est ciblée pour Edouard Philippe. Ça n'est pas le cas de Gabriel Attal qui est beaucoup plus large. Gabriel Attal, il joue le parti, il sera bientôt le futur patron de ce qu'il restera de renaissance. C'est son vœu, c'est son choix. Et en plus de ça, il sait très bien qu'à un moment donné, si vous voulez être candidat en 2027, il y a la tâche du déshonneur, vous ne pouvez pas la porter sur votre costume.

Parce que si vous êtes celui qui hier soir a laissé supposer entendre qu'il vaut mieux faire du nini que le reste, vous savez que c'est terminé pour vous. C'est-à-dire que si par malheur le Rassemblement national arrivait au pouvoir, c'est Michel Bachelet qui m'avait dit ça un jour, je déjeunais avec elle au Chili, à Santiago, elle m'avait dit le problème de l'extrême droite, c'est que quand elle a le pouvoir, elle se donne tous les moyens de le garder. Donc, celui qui hier a raconté à peu près n'importe quoi, je pense, ou aujourd'hui, aujourd'hui lundi, je pense à Jean-Pierre Affarin par exemple, c'est complètement délant. Eux, ils seront comptables par rapport à l'histoire.

Et Gabriel Attal ne veut pas de cette comptabilité-là. Donc, il est extrêmement clair. Et parce qu'il est clair, il a entraîné aussi Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, je vous explique, jusqu'à samedi, dimanche, tout le monde, les gens qui l'approchent sont persuadés qu'il va rester sur le nini. Tout le monde est persuadé de ça. Il convoque même une réunion, il dit je veux parler dimanche soir, on se dit la malheur catastrophe.

Et en réalité, quand il voit la situation politique qu'il entend, Gabriel Attal, qu'il a, comment dirais-je, l'ensemble des données, il comprend que lui aussi, il joue, ce n'est pas pour nos beaux yeux non plus, on peut quand même lui faire grâce d'avoir un minimum de sincérité, c'est un être humain quand même, mais il comprend, non, non, mais je veux dire par là, il comprend aussi qu'il joue sa place dans l'histoire, Emmanuel Macron. C'est pour ça qu'on part dans un virage à 180 degrés avec Emmanuel Macron. Devant ce Conseil des ministres, il dit n'oubliez pas que si nous sommes là, c'est grâce à la gauche. Donc nous devons rendre à la gauche.

Si vous êtes là, mesdames et messieurs, on est dans l'état de grâce à l'envers. Mais parce qu'ils ont tous compris, tous compris, que là, il y a quelque chose de l'histoire de ce qu'ils laisseront eux dans l'histoire. Est-ce qu'Emmanuel Macron veut être le premier président depuis Pétain à avoir donné les clés du pouvoir au Rassemblement National ? Juste que là,

16:45
Présentateur

ils sont là qu'on vous est. Non, c'est pas ça.

16:48
Intervenant

C'est que jusque-là, il était dans la théorie. C'est-à-dire que, vous savez, tout chef d'État que vous êtes, quand vous commencez à recevoir les cartes dans le bureau de l'ISÉ, quand vous commencez à avoir l'effondrement de votre stratégie, que vous commencez à avoir la tâche brune qui monte et que vous commencez à avoir que la seule tâche qui monte quasiment au même niveau, c'est la rouge, écoutez, il ne faut pas avoir fait s'insir pour savoir qu'à un moment donné, vous devez changer votre discours. Du coup, pourquoi il y a ces nuances-là, ces différents discours ? C'est pour briser LFI, de toute façon.

Bien sûr, mais c'est parce qu'il y a aussi une hétérogénité des recrutements dans la République en marche. Encore une fois, c'est le social liberalise comme base minoritaire sociale qui s'étend par le phagocytage d'une part importante de la base sociale à droite. Donc, à l'intérieur, on a toujours eu des gens qui, lorsqu'ils ont mené au pouvoir via la politique d'Emmanuel Macron, des politiques sécuritaires, antilibérales et réactionnaires, des gens qui l'ont fait de façon assez opportuniste et dans le déshonneur, je pense à Gabriel Attal, mais qui, aujourd'hui, essayent de retrouver un minimum de stature, d'honneur. Gabriel Attal qui est du PS. Voilà.

Et la droite, les recrutements chez Républicains, les Darmanin, les Bruno Le Maire, etc., qui sont d'ailleurs très clairs sur leur attaque de la FI, qui, eux, ont vraiment adhéré sur le discours de très ancré à droite de la Macronie lorsque le message s'était tiré à boulet rouge sur la FI. Parce qu'encore une fois, effectivement, la gauche, elle remobilise son socle après une bataille et une des campagnes maccartistes absolument indignes. On ne sait même pas comment on a survécu à ça, je vous le dis tout de suite. Je pense que c'est la force de la conviction construite collectivement, etc. L'identification a du risque en face aussi.

Mais donc, du coup, cette hétérogénéité de position, elle n'est pas très surprenante parce qu'à l'intérieur, voilà, moi, je rigolais toujours en disant il y a l'aile gauche de la Macronie parce qu'il menait concrètement une politique qui n'avait rien de gauche mais en termes d'origine politique et de ce que ça peut donner, on les voit. Et c'est pour ça que ça va être un enjeu fondamental parce que les logiques de désistement mais surtout les logiques de report qui sont effectivement difficilement calculables vont faire une grande partie de la couleur politique de l'Assemblée et des réparations de sièges.

J'ajouterais même qu'on a très peu d'études encore sur les reports mais ce qu'on peut voir c'est que parmi les gens qui ont fait des études, les quelques instituts, pendant la première semaine, on avait pris ce qu'à Tevno et tous les gens qui tiraient à boulet rouge sur la FI, il y avait des reports qui s'annonçaient plutôt mauvais et que ça n'a fait que descendre. C'est-à-dire que descendre dans un sens où de plus en plus des lecteurs macronistes ont commencé à se poser vraiment la question. Je pense que la semaine qu'a passé le Rassemblement National à obtenir des propos ignobles sur les binationaux et sur un certain nombre de trucs, ça a aussi réveillé certaines consciences.

Je ne dis pas que tout est joué, je pense que le split va être violent, qu'il va y avoir de l'abstention, qu'il va y avoir des reports aussi à droite et qu'une partie des anciens LR qui ont voté Macron qui eux vont peut-être se repenser sur la RN mais que la bataille est jouable et que c'est pour ça que la question de l'incarnation de l'alternative à gauche elle va être importante de la semaine.

D'ailleurs, s'il y a un point commun dans toutes les interventions peut-être à part celle de Glucksmann, celle de Tondelier, Fort, Mélenchon hier soir, c'est de dire le nouveau Front populaire est la seule alternative à une majorité absolue de l'extrême droite et c'est sur ça qu'il faut incarner les choses.

19:54
Présentateur

François, est-ce que le macronisme

19:55
Intervenant

est mort hier ? Oui, bien sûr, il est mort le jour où il a appuyé sur le bouton dissolution. En fait, il est mort en deux temps, il est mort, il a commencé à mourir quand il a appuyé sur le bouton et il est définitivement mort le vendredi suivant quand la gauche a signé son accord. On savait que ça serait...

20:10
Présentateur

Je dis ça parce que finalement peut-être que c'est Atal qui...

20:14
Intervenant

Non, mais ça n'existe. Montrant... Mais ça n'existe pas le macronisme, ça pourrait être le bayroutisme...

20:19
Présentateur

Non, ce que je veux dire c'est que Atal, montrant qu'il ne se plierait pas à une stratégie du Nini a peut-être fait accélérer les choses dans ce qu'on voit aujourd'hui alors que historiquement Macron, il décide et les autres exécutent. Oui, ça je suis d'accord.

20:30
Intervenant

Là où tu as raison, c'est vrai qu'en plus il est en fin de règne, il ne peut plus rien imposer à personne. C'est aussi ça quand même la réalité d'Emmanuel Macron, c'est affreux. C'est aussi ça, son influence, on l'a souvent dit dans ce débat, on va mesurer au fil des mois, lentement mais sûrement la fin de son influence. Donc voilà, moi je voudrais revenir sur ce qu'a dit Paul par rapport à est-ce que le macronisme est mort ? Oui, bien sûr, il n'a jamais existé puisqu'il était incarné par un seul homme qui s'appelle Emmanuel Macron mais il y a quelque chose de très intéressant aussi.

Vous savez, tu sais, dans cette semaine qui arrive, il y a des moments qu'on va attendre et il y a par exemple le moment d'un débat que Jordan Bardella ne veut pas faire. Pourquoi Jordan Bardella ne veut pas faire de débat ? On peut se dire c'est parce qu'il est favori, il n'a juste qu'à gérer, il n'a rien à gérer, mais du tout. Jordan Bardella, soit il va chercher une majorité absolue, soit il reste aux fraises à 250. Alors on pourra dire oui, ils ne sont pas aux fraises, ils ne sont pas aux fraises. Ce n'est pas le sujet. Le pouvoir, vous l'avez ou vous ne l'avez pas. Ça, c'est un vrai sujet. Ça, c'est la règle. Vous gouvernez ou vous ne gouvernez pas. Le premier point. Et pourquoi ?

Parce que, et je reviens sur ce qu'a dit Paul et c'est très intéressant. Quand on est comme ça sur des phénomènes, on se dit, on ne regarde jamais assez la fragilité de l'adversaire. Ils ont fait épouvantable. Et c'est certainement ce qui leur coûte. Les 35 à 36 % dont on les crédite jusqu'à vendredi et le fait qu'en réalité, avec Alliés, ils terminent à 33. Vous savez, ça n'a l'air de rien, mais 4 points, c'est énorme.

Bon, ils faisaient la fête hier, mais moi, je suis absolument persuadé, si je suis de l'autre côté de la machine, que les spin-docs de Marine Le Pen et de Bardella et tous les clubs des poètes, comment on s'appelle, c'est-à-dire les responsables circo font grise mine parce qu'ils font une campagne épouvantable. Le débat, je dis, soir, face à Gabriel Attal et Olivier Faure, quand Olivier Faure lui pose la question et Gabriel Attal, ils s'y mettent à deux sur le chef des armées. C'est vous ou c'est pas vous ? Il est incapable de répondre.

En fait, et le lendemain, quand le député sortant attaque Najat Valo-Balkacem sur les binationaux et la veille sur ce qu'il dit sur les binationaux, c'est-à-dire qu'ils ont réveillé les trois derniers jours le genre de marisme. Ils ont vraiment réveillé le genre de marisme et ça, c'est une faute. C'est une faute

22:42
Présentateur

pour le deuxième tour.

22:43
Intervenant

Au premier tour, peut-être que ça a aidé. C'est une faute pour le deuxième tour et il le sait très bien. Pourquoi il ne veut pas débattre ? Il ne veut faire que des trucs one-to-one parce que la réalité, c'est que d'abord, il n'est pas prêt, il n'est pas... Voilà. Mais surtout... Il est mauvais. Il est mauvais. Il a terminé très mal sa dernière semaine. T'es d'accord, Paul ? Si, si, moi, je suis d'accord. Juste, je suis un peu plus lancé sur le macronisme dans le sens où je pense que le macronisme en tant qu'appareillage politique hétéroclite est en train de décéder sévèrement. Mais le libéralisme n'est pas...

C'est que la base sociale du macronisme avec, encore une fois, cette idée qu'il y a un certain nombre de catégories qui adhèrent à cette vision... C'est la droite, ça. Oui, mais même... Il y a la droite, on va dire, à la limite, orléaniste, néolibérale qui a aussi un mode de vie libérale. On a fait beaucoup de comparaisons sur la crise des années 30, la montée du fascisme, etc., en sachant que comparaison n'est pas raison. Mais ce que je pense qui est différent, c'est qu'on dit souvent que c'est la bourgeoisie qui met l'extrême droite au pouvoir, et c'est pour ça que Macron ne veut pas jouer ce rôle d'ailleurs là.

Le problème, c'est que là, une partie de ces catégories, ils ont aussi des modes de vie qui sont incompatibles, littéralement, dans leur mode de vie, je pense, avec l'extrême droite. Et que ça... Ça, c'est un gap qui nous aide pour le second tour. Une bourgeoisie ouverte, on va dire... En tout cas, c'est un gap qui peut nous aider sur le second tour, mais pour moi, c'est aussi un rempart à un élargissement plus général du bloc de gauche. Et que ça va être un des enjeux, vraiment, de la construction du bloc de gauche. Encore une fois, on sait que là, ils font 9,8 millions. Si on tirait jusqu'à ce que ça a été la présentation, ça fait 11 millions.

Mais en fait, si on regarde ensuite dans le passé, genre même en 2012, et là où il y a une vraie vague socialiste pour le coup, le bloc, il monte beaucoup plus haut. Beaucoup plus haut. Alors, je ne sais plus en termes de voix, mais en termes de pourcentage, on se table du 42, 43, 44%. Ce n'est pas la même période, ce n'est pas la même chose. François Hollande a fait un mal fou, il a failli quasiment tuer la gauche. Là, on est en reconstruction. Mais c'est pour ça que je dis que ça remonte à pas loin, mais on voit qu'on paye encore ses échecs. On est encore à l'essence et on commence à marcher. On peut le dire comme ça.

On paye encore l'échec de Hollande, mais on paye 40 ans de propagande néolibérale sur il n'y a pas d'alternative. Vous ne pouvez pas négocier cette non-nouvelle répartition des richesses. Encore une fois, la gauche, elle propose la répartition des richesses. On n'est pas sur un programme soviétique de socialisation de l'économie. On a déjà été bien plus durs en cas de l'heure. Le programme de 72, c'est 10 fois plus. Mais la bataille culturelle

25:08
Présentateur

a été en tout cas pas perdue, mais la gauche a reculé sur la thématique de la bataille culturelle. Je voudrais qu'on revienne sur... Enfin, pas qu'on revienne, qu'on se projette sur la presse Gontour en imaginant les différents scénarios. Le scénario le plus probable étant finalement une absence de majorité nette pour l'une ou l'autre des... l'un ou l'autre des blocs. Qu'est-ce qui se passerait ?

25:33
Intervenant

Il y a deux solutions. Soit, d'abord, soit le RN a une majorité absolue et l'affaire est entendue. On plie les gaules et c'est terminé. On rentre dans une opposition qui sera furieuse et abrasive parce qu'il ne pourra pas en être autrement. Et ça sera un combat de chiens tous les jours. Et ça va être terrible, en fait. Je pense à vivre. Et donc... Mais, en tout cas, l'Assemblée pourra fonctionner puisqu'il y aura une majorité absolue sur les projets de loi. L'hypothèse d'impurpulable, pas de majorité absolue avec une majorité du RN assez haut, majorité relative 240, 250, auquel cas le RN a raison de dire qu'on ne veut pas y aller parce que là, c'est...

Le premier budget, ça y est, c'est terminé, c'est cassé, c'est passé. Ça ne passera pas. Ça ne veut pas fonctionner. Donc, c'est bloqué. Donc, Macron, il n'a qu'une seule solution. C'est de dire au deuxième bloc, c'est-à-dire à la gauche, de dire je vous charge de former un gouvernement mais en trouvant des accords sur projet avec l'autre partie de l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que... Et c'est à ça qu'on assiste en fait depuis hier. C'est-à-dire on assiste à je te tiens, tu me tiens par la barbichette. Vous avez Macron parce que rien n'est jamais gratuit. Emmanuel Macron, Édouard Philippe également.

Gabriel Attal, je vous passe cette partie parce que lui, il veut être patron du parti, il a bien raison de l'être pour 2027 mais Édouard Philippe joue, lui, la partition du Premier ministre qui serait issu de ce qui reste de cette minorité minoritaire qui est la majorité pour être le barycentre et entraîner en fait la gauche sur ses idées. Il est évidemment que la gauche n'acceptera jamais et qu'il y a une erreur de question. On n'est pas là pour faire les supplétifs d'une majorité moribonde. Elle n'est même plus moribonde. Enfin, 60 députés, c'est lâcher ta mère, tu vois. Donc, ça ne se discute même pas. Donc, il faudrait faire

27:15
Présentateur

une majorité avec un peu de PS, un peu de LR.

27:18
Intervenant

Deuxième, beaucoup de... Non, non. Ce n'est pas comme ça que ça va marcher. Ça ne peut pas marcher. Non, mais c'est ce qu'il veut. Lui, il veut ça. Un peu le chabatage. Il recommence en même temps mais pour ça, ça ne peut pas fonctionner. Donc, ce qui est le plus probable c'est qu'il y a des noms qui vont circuler sur un Premier ministre qui soit un peu au barycentre de la gauche. Alors, est-ce que c'est un sauce d'aime ? Forcément, je n'en sais rien. Ça peut être une personnalité extérieure surtout par Raphaël Guzman Pitié mais de toute façon et ça, c'est soumis. Non, mais pourquoi je dis ça ? Ce n'est pas pour être désagréable avec Raphaël Guzman.

C'est qu'il y a des gens qui peuvent faire le job ou pas. Ça, ce n'est pas trop le sujet. La question, c'est que ce nom qui sera proposé et qui sera proposé par le Président devra être voté par le groupe majoritaire. Est-ce que vous imaginez ? Est-ce que vous pensez vraiment que les gens de l'FI et même des Verts et même la plupart des Sousaïdes vont voter pour François Hollande Premier ministre ? Bien sûr que non. Le nouveau jeu de l'Elysée c'est d'essayer de refourguer Jean-Yves Le Drian. Est-ce que vous pensez vraiment qu'il y a un député qui va voter pour Jean-Yves Le Drian ? Le troisième nom qui circule... Un François Hollande. Non, mais même pas.

Il ne le fera jamais parce qu'il a tellement la haine de la trahison. Le troisième nom qui circule c'est Bernard Cazeneuve. Est-ce que vous pensez une minute qu'il y a quelqu'un dans l'Assemblée qui va voter Bernard Cazeneuve ? Donc, il va falloir que en réalité c'est le Président qui propose mais en fait il y a des négociations il va falloir que les groupes se mettent d'accord sur le plus petit dénominateur commun.

En l'état actuel bien sûr on peut dire Olivier Faure bien sûr on peut dire Boris Vallaud bien sûr on peut dire un socio-démocrate qui n'a pas trop insulté les insoumis parce que ce qui est quand même le cas d'Olivier Faure parce que prendre quelqu'un qui a canardé la France insoumise toute la journée ça ne peut pas être un insoumis Macron de toute façon ne l'acceptera jamais parce que c'est trop clivant. Les verts à Paris Yannick Jadot qu'est-ce que vous avez cherché ? Non, c'est assez le casting Tu es en train de nous dire que les verts n'ont pas le niveau ?

Non, ce n'est pas ça je suis bien sûr qu'ils ont le niveau les verts Tu peux le dire Non, ils ont le niveau mais Marine Tondelier par exemple que j'ai trouvée excellente vraiment dans la campagne j'ai trouvée extrêmement percutante est-ce que Marine Tondelier comment dirais-je pourrait par son entraînement être à Matignon Boris Vallaud il peut il a été secrétaire général de l'Elysée comment dirais-je Olivier Ferré il peut conseiller spécial à Matignon ils connaissent les rouages Marine Tondelier je ne suis pas sûr qu'elle les connaisse il faut quand même c'est pour ça d'ailleurs que c'est une folie d'imaginer on connaît tous Matignon enfin moi à un moment donné j'étais au gouvernement dans une autre vie Matignon c'est un truc c'est dantesque mais véritablement c'est une folie d'imaginer que quelqu'un comme Bardella va pouvoir arriver et débarquer à Matignon sans avoir jamais même été dans un cabinet ou jamais même fait rien d'autre que l'assistant parlementaire c'est impossible je vous jure non mais je vous jure que c'est impossible

30:01
Présentateur

alors donc a priori pour toi ce serait une option valable et souhaitable

30:07
Intervenant

une option non mais alors je n'en sais rien en tout cas l'option serait quand même le baricentre quelqu'un moi je vous en gros

30:15
Présentateur

un gouvernement de gauche avec la tolérance macroniste

30:20
Intervenant

voilà il faudrait un gouvernement de gauche où il n'y a pas mais avec

30:25
Présentateur

le gauche furiel avec la tolérance

30:26
Intervenant

mais avec des majorités par texte voilà sauf que Gabriel Attal et Emmanuel Macron dans leur esprit c'est dans l'autre sens que ça se joue c'est à dire c'est un gouvernement avec nous et avec la bienveillance du groupe de gauche bien sûr il se met le doigt dans l'oeil très très profond jusqu'à l'opoplate en fait mais ce que je disais tout à l'heure quand je disais moi je crois au fait qu'on arrive à la fin de la tripolarisation en tout cas elle est engagée et qu'on retourne vers une bipolarisation avec un bloc de droite et de gauche simplement les blocs ne sont pas construits ou en tout cas sous le patronage des mêmes personnes parce que le bloc de droite est en temps à être constitué autour du RN désormais en tout cas c'est l'enjeu pour le RN s'ils veulent gagner en 2027 par ailleurs donc ce que je pense c'est que du coup l'existence encore de ce bloc macroniste même réduit à peau de chagrin 60 députés c'est peut-être la version optimiste avec les désistements tu sais pas tu sens combien toi ?

je sais pas je dirais plutôt entre 80 et 90 mais on va voir parce qu'encore une fois pareil le scénario 1 c'est effectivement est-ce qu'il y a une majorité absolue c'est encore possible cette semaine avec un sursaut un peu supplémentaire à gauche plus des désistements qui se passent bien et des bons comportements électoraux de certains macronistes d'avoir pas de majorité absolue pour le RN deuxième scénario c'est que du coup dans cet espace où encore une fois la persistance de ce groupe macroniste qui empêche cette confrontation entre la gauche et l'extrême droite droite alliée fait que pour moi ça ouvre un potentiel intermède dans cette crise politique dans lequel toutes les solutions techniques vont être testées avant d'abandonner vraiment pour la macronie avant que son décentrement soit total ce que je veux dire c'est que du coup le tentative en gros ce que veut Edouard Philippe c'est une grosse coalition à l'allemande c'est ce que Macron voulait absolument ils vont la tenter mais ça marchera pas la vérité c'est que c'est le cartel des gauches et ça marchera pas du coup qu'est-ce qu'il y a derrière il y a une possibilité d'un gouvernement technique essayer de faire un scénario à l'italien mais c'est pas l'Italie c'est pas institutionnellement l'Italie non mais la France l'Italie c'est très bien ils sont capables d'aller chercher Mario Draghi il faut pas dire non mais je dis que c'est le système institutionnel italien qui permet ça nous ouais exactement alors que la cinquième république étant construite pour avoir une majorité la crise on peut pas y échapper quand il n'y a pas de majorité dans la cinquième république donc il va y avoir une tentative là-dessus et il y a une pression particulière qui s'exerce à ce niveau-là pour une raison c'est qu'encore une fois en octobre font un budget et ce budget ça va être une grosse difficulté il va y avoir une pression des marchés financiers et de l'Union Européenne qui est immense parce qu'on est à 5,5% on est d'accord que c'est normal que les marchés financiers il est normal que les financiers disent halte au feu je sais pas si c'est normal d'être sur la pression c'est logique en tout cas c'est le rôle qu'ils vont jouer là-dessus et que du coup la question de imaginons une tentative de gouvernement technique que ce soit un mec de droite ou quelqu'un pour essayer de moi je vois bien un scénario où Macron il essaye de faire canner le RN sur un vote d'un budget horrible d'austérité parce que lui il va vouloir jouer Mitterrand genre je mets des bâtons RN mais sur cette question du marché on a vu le Rassemblement National pendant deux semaines essayer de donner des gages du patronat et conquérir cette espèce de légitimité auprès de ces milieux et donc ils vont être ils l'ont pas ils l'ont pas vraiment et donc du coup en plus de ça ils vont être mis devant se fait accomplir ce budget donc je pense qu'il va

33:52
Présentateur

en tout cas où il y a un premier ministre RN

33:53
Intervenant

en tout cas ou en cas où genre il y a une tentative de gouvernement technique avec un soutien tacite genre une abstention du groupe RN pour avoir un gouvernement technique ou tout ce genre de on se retrouve à la quatrième voilà tout ce genre de tentative c'est pour ça que j'appelle ça intermède c'est pour ça qu'on a beaucoup parlé d'intermède mais parlons d'un gouvernement de gauche non mais justement moi je pense que c'est autour de ça que ça a joué parce que le gouvernement gauche je n'y crois pas je crois qu'un gouvernement de gauche avec le soutien tacite des macronistes avec du texte par texte me semble difficile dans le sens où je pense qu'il y a des gens qui seraient plus fatiguément volontaires pour ça mais je vois moins notamment les filles même par des communistes s'accorder là-dessus après on verra soutenir peut-être le SMIC à 1600 euros si ça se vote sur un texte d'accord écoute un gouvernement là je suis d'accord avec toi Paul un gouvernement pour un gouvernement ça ne peut pas fonctionner si un gouvernement a du sens c'est-à-dire que si la campagne se fait on va gouverner pour changer la vie des gens c'est exactement ce qu'ils ont fait ils l'ont très bien fait tous les groupes chacun séparément Montpard était excellent sur le débat de France 2 Fort était excellent sur le débat où l'inverse c'est fin de France 2 avec ce même discours là on vient pour changer la vie des gens un gouvernement pour gouverner ça n'a pas de sens un gouvernement pour changer la vie des gens avec une mesure non tu changes quelque chose il faut voir effectivement il faut voir encore une fois si la question c'est voter le SMIC à 1600 euros avec le soutien tacite des macronistes il n'y a aucun intérêt de ne pas le faire mais moi j'y crois pas et on verra et encore si tu veux encore une fois la boule de cristal du coup moi je te dis l'enjeu c'est en octobre quoi qu'il adjane il faut qu'il y ait un budget c'est ça qui va bloquer ensuite une fois que le budget est bloqué entre guillemets il n'y aura plus d'autres budgets avant une possibilité de redissoudre l'assemblée donc du coup il y a un gros enjeu sur octobre et jusqu'à octobre c'est voilà et ensuite imaginons qu'il y a un budget qui passe et qu'ensuite le gouvernement qui a fait passer ce budget il pète qui est pas d'assemblée pendant les 13 mois avant la dissolution enfin il y aura moins de prévois

35:56
Présentateur

c'est quand même un scénario de l'instabilité

35:58
Intervenant

non mais complètement mais complètement mais c'est le scénario plus probable mais bien sûr on est de toute façon dans l'instabilité il nous a plongé dans l'affaire il faut juste limiter l'enfer c'est ce que disait Churchill quand vous êtes dans l'affaire vous continuez à marcher voilà et du coup les seuls trucs que je vois qui permettraient à Macron de reprendre une centralité alors que c'est il est là dans le il essaye il essaye de maintenir son effacement en fait il essaye de prévenir l'effacement mais il est déjà écrit son effacement je ne suis pas d'accord il prend une dimension à nouveau dans notre autre de dour qui est très emmerdante mais il l'apprend oui non mais il l'apprend il l'apprend parce que il a fait un virage à 180 degrés la posture dans laquelle il est la posture je vais vous faire gagner la gauche le relégitime oui bien sûr mais on verra moi je pense qu'en tout cas il est dans ce maintien là et que imaginons il y a un budget qui est passé mais ensuite il y a une chambre ingouvernable jusqu'à la dissolution une des armes qu'il peut utiliser pour être en centralité c'est le référendum c'est-à-dire que tu fractures le débat public là l'addition des votes droite, extrême droite personne ne va faire les détails parce que c'est oui ou non et tu reprends une centralité ça ne permet pas de gouverner le pays mais ça permet de reprendre une centralité dans le pays et vu le personnage c'est possible

37:09
Présentateur

on a beaucoup parlé de Macron mais est-ce qu'il n'y a pas un risque pour la gauche de gouverner avec comment dire la tolérance des macronistes est-ce que ce n'est pas est-ce que ce n'est pas non mais est-ce que ce n'est pas le boulevard pour le RN en 2027 en se disant tous pareils UMPS etc

37:26
Intervenant

moi écoute je suis désolé

37:28
Présentateur

je suis désolé

37:30
Intervenant

les amis on a l'obligation de gouverner en fait ce n'est même pas comme si on avait le choix non mais je vais jusqu'au bout ok ce n'est pas comme si on avait le choix je veux dire c'est soit écoutez bien soit le RN a la majorité absolue c'est lui qui gouverne soit il ne l'a pas et on refuse de gouverner et qu'est-ce que fait Macron il est obligé de démissionner est-ce que tu crois ici est-ce que quelqu'un croit ici que quelqu'un est prêt à une présidentielle anticipée à gauche même pas en rêve si Jean-Luc Mélenchon pense qu'il fera 22 c'est même pas c'est même pas pensable qu'il les fasse donc entre une présidentielle anticipée qui nous collera de toute façon Marine Le Pen la vainqueur et cette idée qu'on peut aller gouverner qu'on doit c'est même pas qu'on peut nous avons l'obligation c'est même pas une obligation morale nous avons une obligation politique de le faire donc ça sert à rien de poser la question en fait on est obligé si le RN n'a pas de majorité absolue on est obligé si nous ne gouvernons pas l'Assemblée est bloquée Paul dit c'est le budget mais bien sûr que c'est le budget le pays a besoin d'un budget et la réalité c'est que Macron il prendra 2-3 jours mais il sera obligé de démissionner puisqu'il ne peut plus dissoudre donc nous sommes dans l'obligation de gouverner et ça nous donne une force compromis à gauche non et ça nous donne une force terrible compromis quoi ça nous donne une force par rapport à lui c'est qu'il a autant besoin de nous que nous avons besoin de lui Macron ne veut pas nous démissionner pourquoi tu crois qu'il nous fait un cadeau bien sûr pour l'histoire mais parce que la seule possibilité pour qu'il n'ait pas à démissionner c'est que quelqu'un prenne les clés du camion voilà

39:03
Présentateur

Paul et on va finir

39:05
Intervenant

moi je dis j'entends ce que dit François je suis non mais je suis sceptique sur le fait que aujourd'hui la gauche accepte ce genre de deal encore une fois ça dépendra des marges de manœuvre concrètes il faut analyser la situation concrète à partir de la situation concrète il sait très bien où est-ce qu'on est ce que je veux dire c'est qu'encore une fois à l'FI voter un texte pour augmenter le SMIC à 1600 euros personne ne dira non à gauche très clairement il faut voir si c'est votable dans cette assemblée par contre je pense qu'un gouvernement comme ça genre type entre guillemets de Poutou à Attal je veux dire c'est pousser les limites d'une coalition qui à mon avis n'est pas possible et n'est pas constituable et est-ce que c'est souhaitable et je pense en plus pas souhaitable de ma part je ne pense vraiment pas surtout avec le budget et l'austérité

39:54
Présentateur

qui attend François elle est très clairée dit en fait pour éviter une comment dire une présidentielle anticipée à laquelle la gauche n'est pas prête et le RN est prêt il faut il y a toujours moyen de moyenner quelque chose le temps de se réorganiser

40:09
Intervenant

c'est de la magouille non on prend la responsabilité de gouverner il faut arrêter maintenant d'être des poules mouillées et de faire je ne parle pas du tout de faire des calculs et si je fais ça on prend ok on accepte la mission on la prend on va au gouvernement comme on disait avec Paul on n'y va pas pour gouverner on y va parce qu'on donne du sens on est élu pour ça on change la vie des gens et on avance comme disait Jaurès c'est l'ardente obligation et je fais les choses sans me demander ce qu'elles me rapporteront

40:36
Présentateur

ça c'est ce que veut ce que voit Françoise toi tu vois quoi parce que

40:40
Intervenant

moi je ne vois pas ce qui est vrai en tout cas sur ce que dit Françoise c'est que ce qui est souhaitable c'est de dire il faut un gouvernement du nouveau front populaire sur son programme je dis juste que les conditions actuelles ne sont pas réunies pour que ce soit aussi simple et avec les mains si facile encore une fois mais est-ce qu'il est possible

40:54
Présentateur

de faire un compromis pour avoir un gouvernement du nouveau front populaire ça dépend

40:58
Intervenant

si tu me dis Macronie capitule totalement et nous laisse le nouveau front populaire appliquer son programme je signe demain mais c'est pour ça que je te dis que pour l'instant je crois que les conditions ne sont pas réunies et que pour l'instant je ne peux pas te dire genre moi ce que je vois plutôt ça va être une confrontation difficile le 8 juillet va être une journée importante à gauche c'est le jour de la constitution des groupes c'est le jour où il va y avoir peut-être des règlements de comptes en tout cas on peut espérer y échapper et de juillet à la rentrée tout le monde va tester toutes ces solutions et donc on va passer par toutes sortes de scénarios et je ne peux pas dire moi il faut quand même reconnaître il faut dire à tous les négociateurs il faut dire à tous ces leaders de gauche honnêtement je peux quand même dire moi j'ai quand même la dent dure je les connais tous en plus depuis 25 ans personnellement et ils se sont quand même tous comportés dans la séquence pour le moment ça tient vraiment il y a quand même un comportement dans la séquence collectif et personnel franchement moi j'ai un petit bémol je trouve qu'on doit faire un effort supplémentaire de solidarité vis-à-vis de chacun je veux dire le fait que la France insoumise soit sur le feu des critiques en permanence et qu'il y a des défenses c'est pas vrai il y a des défenses extrêmement molles fort est bien meilleur dans ce rôle il l'avait été aussi pendant la NUPES fort il a vraiment défendu je suis désolé je considère encore genre c'est mon opinion mais voilà si je donne les noms je vais relancer les polémiques donc ça va mais je pense qu'il y a un défaut de solidarité avec la France insoumise et que le discours change un peu dernièrement Marine Tondelier s'en vient ce matin mais qu'il est encore ambigu parce que c'est pas encore une fois aussi machiavélique de leur part c'est qu'ils ont une incapacité dans un certain nombre de secteurs de la gauche à affronter le commentaire médiatique très très agressif en face et ça c'est un progrès qu'ils doivent faire parce qu'on doit tous progressivement se défendre parce que sinon on sera bouffé à la même sauce les délires de Jean-Luc Mélenchon et des insoumis médiatiques donc on arrête avec ça c'est pas une question de délires juste en fait quand les gens disent ce matin

42:58
Présentateur

ils ne sont pas d'accord là dessus merci Françoise Paul comme disait Mitterrand

43:03
Intervenant

pour être aimé il faut être aimable

43:04
Présentateur

merci à vous d'avoir suivi cette édition de 100 langues de goire restez branchés sur le canal 350 de la Freebox si vous nous suivez sur Youtube et de nous offrir un petit pouce levé le média votre média dépend entièrement des abonnements et des dons de celles et ceux qui comme vous le regardent et l'apprécient si vous le pouvez soutenez-nous en visitant tnt.lemediatv.fr parce que nous nous préparons à défendre notre dossier à l'Arccom pour un canal TNT pour ma part je vous dis à plus