14 juillet : la fin des 100 jours d’"apaisement"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans ce sens public 90 minutes de débats et de reportage pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts 45000 policiers et gendarmes déployés pour les festivités du 14 juillet le gouvernement craint évidemment de nouvelles violences ce qui a poussé Emmanuel Macron à renoncer à la traditionnelle interview télévisée après le défilé militaire ce sera l'un des thèmes il y en a d'autres vous verrez de notre débat 100% politique et puis dans trois quarts d'heure c'est l'histoire d'un cheval de Troie que l'on vous raconte TikTok réseau social préféré des jeunes du monde entier soupçonnés de servir de taupe à la Chine cette entreprise serait particulière fait preuve d'une telle opacité et ces liens avec le régime de Pékin apparaissent si étroit que nous proposons dans cette commission sa suspension pour des raisons de sécurité nationale si à l'horizon du 1er janvier 2024 elle ne se conforme pas à une série d'exigences légales et de transparence minimale quant à son fonctionnement et à sa gouvernance venez de l'entendre après des mois de commission d'enquête le Sénat lance un ultimatum à TikTok propose de suspendre ce réseau social en France et en Europe on verra quels sont les risques en matière de sécurité nationale de désinformation et de santé psychologique des plus jeunes mais d'abord on remonte jusqu'au 17 avril quand le président de la République sort du chapeau de ces communicants un nouveau cap les 100 jours Fabien Ecker était le 17 avril dernier pour tourner la page de la réforme des retraites Emmanuel Macron fixé une nouvelle feuille de route autour du travail de la justice ou encore de l'éducation et donner rendez-vous aux Français le 14 juillet nous avons devant nous 100 jours d'apaisement d'unité d'ambition et d'action au service de la France c'est notre devoir et je vous fais confiance je nous fais confiance pour y arriver mais l'apaisement proclamé par l'Élysée n'a pas été au rendez-vous à chaque déplacement le président de la République est accueilli par des casseroles au Parlement les oppositions continuent de mener la vie dure à l'exécutif en juin une proposition de loi du groupe liote pour abroger la réforme des retraites et censurer in extrémiste par la macronie mais c'est la mort de Naël tuée par un policier à Nanterre qui achève de plomber le bilan des 100 jours les banlieues s'embrassent Emmanuel Macron doit annuler un déplacement en Allemagne il y a une instrumentalisation inacceptable de la mort d'un adolescent que nous déplorons tous alors que la période devrait être recueillement et au respect dans les colonnes du Parisien Elisabeth borne apportant vanté le bilan des 100 jours retraite travaille santé les voyants sont au vert assure la première ministre qui réunissait ce matin les syndicats pour tenter de c'est le dialogue social il y a des préoccupations qui sont exprimées par les salariés par les Français on avance avec les organisations syndicales et patronales une réunion intervenue alors que la rumeur d'un remaniement occupe tous les esprits sur la sellette en particulier Marlène Schiappa discrédité dans l'affaire du fond Marianne une autre ombre au tableau de ses 100 jours pas vraiment apaisé le bilan des 100 jours les risques d'émeutes ce 14 juillet la rencontre entre Elisabeth borne et les partenaires sociaux mais aussi on vient de la prendre en cette fin d'après-midi l'interview donnée par Laurent Wauquiez si le confrères du Figaro dans lequel il évoque une union sacrée autour de mesures fortes voilà il y a beaucoup d'actualités politiques et on en débat tout de suite avec Catherine tricot bonsoir bienvenue bonsoir vous êtes directrice de la revue regard Thierry vaudel bonsoir et bienvenue vous êtes chercheur océipof Sciences Po spécialiste de la communication de la politique Nathalie Moret bonsoir bienvenue à vous aussi journaliste politique au groupe Ebra et Mathieu croissanto auditoris politique bonsoir Mathieu bonsoir bienvenue à vous allez on commence par le 100 jours je vais reprendre les mots de Manuel Macron le 17 avril 100 jours d'apaisement d'unité d'ambition et d'action Catherine tricot le bilan d'abord c'est très confus on sait pas très bien ce qu'on va retenir des 100 jours bon il y a des émeutes qui dominent absolument peut-être un petit peu Marseille et pour le reste s'il y a eu beaucoup de polémiques je sais pas moi la polémique sont pétains la polémique de autour de Marlène Schiappa en fait il y a pas grand chose qui reste de tout ça et en tout cas l'objectif de rassembler d'élargir la majorité n'a pas été atteint ça c'est le moins qu'on puisse dire et on voit pas qui est de grands chantiers qui étaient lancé donc pour moi je pense que ça n'a pas ça n'a pas débouché on va dire ce qui est sûr c'est que le premier mot de cette déclaration le mot apaisement évidemment a été balayé par ses journées d'émeutes nos confrères de L'Express nous ont appris que ce cap des changements il avait été un peu improvisé juste avant la locution du du 17 avril petit rivaudel est-ce que c'était pour autant une mauvaise idée de communication de donner ce cas alors déjà l'expression ouais l'expression fait référence inévitablement au 100 jours de Napoléon bon et puis ensuite c'est une expression qu'on retrouve mais généralement utilisé en début de mandat de quinquennat ou de septennat pour annoncer qu'on va lancer une nouvelle dynamique on va mobiliser toutes les forces vives de la nation autour d'objectif précis c'est ce qu'il espérait faire voilà c'est ce qui alors là c'est plutôt une relance parce que bien sûr et l'autre chose aussi c'est c'est quand même un exercice un petit peu ambigu donc on pourra reparler du message qui est pas du tout clair avec une multitude d'annonces à la fois des détails très techniques et des grands objectifs rappelons-nous quand même les trois chantiers c'est c'est quand même intéressant travail ordre progrès c'est de l'auguste comte revisité travail ordre progrès et très vague en même temps et puis en même temps l'idée d'indiquer qu'on va faire quelque chose en 100 jours amène inévitablement appel véritablement une évaluation mais oui c'est peut-être un peu compliqué la vie en tout cas ça a permis ces 100 jours Emmanuel Macron de reprendre clairement la main de d'occuper certains diront de sur-occuper l'espace médiatique Nathalie Moret pourquoi il a fait ce choix est-ce que c'est un constat de faiblesse de son gouvernement a constat de faiblesse de sa première ministre pourquoi il fait ce choix il avril je crois qu'on oublie un petit peu dans quel climat on était mi-avril mi-avril il y avait plus feux de poubelles absolument partout parce que le 49-3 avait permis l'adoption des retraites Emmanuel Macron et l'ensemble de l'exécutif était extrêmement démonétisée donc il fallait que l'exécutif reprenne la main et il le prend de deux façons la première en disant en disant en communiquant sur les 100 jours qui est effectivement une ficelle un peu éculée mais qui marche quand même toujours jours puisque nous on y fonce droit dedans et ensuite par une sur occupation du terrain il est allé à Strasbourg pour s'occuper de rien industrialisation il est allé présenter le plan au je crois que c'était en charente-marie non c'était en dans les Alpes du Sud il a fait les annonces sur l'augmentation des enseignants vers Montpellier il a fait une dizaine de déplacements beaucoup ont été au son des casseroles puis de moins en moins bref ça lui a permis de reprendre la main politiquement et finalement d'avancer sur un certain nombre de chantiers c'est à ça que ça a servi est-ce qu'il y a aussi une part de regret Mathieu de la part du président République à ce moment-là de dire on lui a prêté pour lui oui un homme de regret il faut regarder ce qui a changé pour essayer de voir aussi le bilan on était il y a 100 jours en plein conflits des retraites aujourd'hui il y a plus de confilitres aujourd'hui les syndicats les partenaires sociaux étaient reçus à Matignon et ils en sont ressortis en applaudissements mais j'ai en tout cas plutôt différent une démarche constructive donc de ce point de vue là les 100 jours ont réussi à faire passer non pas à la trappe mais dans les archives le dossier des retraites plus personne n'en parle ça veut pas dire que les raisons de la colère ce sont effacées chez les Français qui étaient opposés mais en tout cas ça n'est plus un sujet médiatique il y a eu ces annonces que vous avez décrites il y en a eu aussi sur le lycée professionnel enfin il y a eu quand même beaucoup beaucoup de chantiers qui ont été engagés alors engagé c'est souvent des des chantiers qui étaient préexistants et qui sont ressortis opportunément pendant cette durée des 100 jours mais qui lui a permis d'occuper le terrain sur un large spectre d'actualité en revanche la situation politique n'a pas changé c'est-à-dire que des textes continuent d'être votés il y en a eu qui ont été votés donc c'est vrai qu'elle n'a pas réussi à élargir sa majorité mais des textes ont été votés mais les oppositions sont toujours aussi remontées j'ose dire que ce soit à gauche avec la nupesse ou à droite avec les LR et au rassemblement national et puis c'est son jour ont été percutés par par ses émeutes il a fracasse un des deux un des trois axes qui était ramenés l'ordre public vous savez bah là on a vu ce que ça donnait alors l'ordre a été ramené quand même c'est vrai il faut le dire pendant après 4 ou 5 jours de d'émeutes dont une nuit ou la police a quand même un peu perdu le contrôle de la situation mais voilà c'est c'est un bilan très contrasté avec un personnel politique aujourd'hui inchangé puisqu'il n'a pas remanié avec aucune de son politique qui n'a été tirée puisque il a fait comme si de rien n'était comme si on pouvait enjamber c'est une expression à la mode à l'Elysée alors faut-il voir un lien il y a effectivement on va reparlé dans un instant à un nouveau risque de de violence urbaine à l'occasion des festivités du 14 juillet est-ce cette raison que l'Elysée a annoncé qu'il n'y aurait pas d'interview présidentielle après le défilé de militaire on va en parler dans un instant mais d'abord je propose un Mathias ça reste de nous revoir on aime bien régulièrement cette émission notamment avec vous Mathias faire un peu d'histoire et cette allocution du 14 juillet ça a pas toujours existé sous la 5e République non alors on aurait pu penser que l'exercice aurait été inventé par le général de Gaulle lui il aura tort Thomas est bien non l'allocution présidentielle du 14 juillet devenue tradition républicaine nos datent que de 1978 et son instigateur n'est ni plus ni moins que le disruptif alors on utilise peut-être pas ce terme à l'époque Valéry Giscard d'Estaing un discours qui s'est perpétuer pendant des années et qui venait donc faire le point six mois après les vœux du Nouvel An nous expliquent Arnaud Mercier spécialiste en communication politique au jour de l'an on annonce un peu le programme de l'année le 14 juillet c'est un peu le bilan on est à la moitié de l'année à peu près et ça permettait aux présidents de la République de faire le point sur les sujets d'actualité faire le bilan de de la législature écoulée et de tracer de nouvelles perspectives éventuellement pour dire ce qui restait à faire pour le reste de l'année donc ça c'est apparu pendant très longtemps comme un moment un peu charnière on fait le point des six premiers mois et on fait le et on dresse le bilan pour les 6 mois à venir et pourtant tous les présents la République ne se sont pas prêtés à l'exercice ensuite non a été le premier donc il en a fait trois avant de perdre en 1981 face à François Mitterrand le premier président socialiste est aujourd'hui encore le recordman de l'exercice 14 à son compteur avec notamment un en plein bicentenaire de la Révolution française Jacques Chirac aussi à perpétuer cette tradition républicaine 12 avec certains mémorables après la dissolution ratée de l'Assemblée nationale ou après la victoire de la coupe du monde 98 il avait alors salué une équipe à la fois tricolore et multicolore son successeur à l'Elysée Nicolas Sarkozy était moins fan et a donc boudé l'exercice pendant ces 5 ans à la tête de l'État en 12 François Hollande renoue avec le discours du 14 juillet il en prononcera 5 et notamment le seul et unique en dehors des murs du palais présidentiel il avait été enregistré à l'Hôtel de la Marine à l'occasion de sa dernière allocution en 2016 François Hollande avait aussi remarquablement recadré celui qui était alors son ministre de l'Économie incertain Emmanuel Macron celui-là même qui ne reprendra l'exercice à son compte que 4 ans plus tard en 2020 pour nous parler de pandémie et d'obligation de port du masque le président de la République ne renouvellera les secs en 2022 à la suite de sa réélection un discours teinté de guerre en Ukraine de crise énergétique et de majorité relative à l'Assemblée nationale et après vous quel message envoie le présent République en choisissant de ne pas parler le 14 juillet alors peut-être qu'il n'y a pas de message enfin la séquence laisse quand même penser le contraire et c'est là encore une occasion manquée pour Arnaud Mercier c'est effectivement un petit peu curieux puisque on ne pouvait penser que il allait profiter du 14 juillet pour être justement le moment de faire le bilan puisque il avait tenu absolument une fois que la loi sur les retraites avait été promulgué à montrer qu'il était capable de retrouver l'initiative de faire voter des textes des lois des de prendre des décisions et que c'était sans doute le moment le moment de faire le bilan de cette action gageons qu'il le fera un petit peu plus tard Emmanuel Macron annoncé qu'il prendra prochainement la parole mais les 100 jours eux sont bel et bien fini merci beaucoup Thierry Bedel est-ce que c'est has been la locution ou l'interview du 14 juillet non non pas forcément je crois que chaque président décide un petit peu d'efforts et des moments de ces interventions quand regarder le schéma qui a été présenté moi quelque chose qui me frappait vous savez on distingue souvent deux types de fonctions d'exercice de la fonction présidentielle le président arbitre qui est un petit peu au dessus de la mêlée puis le président capitaine qui est finalement une sorte de Premier ministre et en regardant ça on a l'impression que ce sont plutôt les présidents arbitres qui tirent les leçons qui qui finalement remettre les bons points d'une certaine façon qui favorise l'intervention du 14 juillet c'est le moment de l'année où on fait un petit peu la remise des prix en conclus des cohabitations c'était aussi pour eux le moment de s'adresser aux Français et de surplomber le gouvernement et le septennat renforce le la tendance on va dire du président capitaine peut-être on pourrait dire seulement c'est à dire que si on voit François Mitterrand il en a fait 14 chez ragd 12 c'est-à-dire exactement le nombre d'années où ils ont été président ils ont fait systématiquement un petit peu la tradition par filiation mitterrandienne Nathalie Moret Emmanuel Macron va quand même devoir lui aussi faire le bilan de ses 100 jours ça sera peut-être dans la presque quotidienne régionale c'est qu'est-ce qui est prévu alors je vous annonce que pour l'instant si ça a lieu dans la presse quotidienne régionale je ne suis pas au courant qui disent le contraire oui en fait les gens les gens prêchent un peu le le faux pour savoir le vrai etc ce qui est vrai c'est que Emmanuel Macron avait prévu de faire une intervention télévisée c'était ce qu'on nous annonçait il y a une quinzaine de jours en disant bien sûr il y aura pas de problème il y aura une allocution ou ou un entretien télévisé mais il y a eu les émeuts de fin juin et c'est vrai que c'est ça qui change tout c'est ça qui bouleverse ce 14 juillet soit le dans la soirée du 13 soit dans la soirée du 14 donc 14 juillet soit le 13 ou le 14 mai toujours un petit peu des émeutes donc là ils ont peur que ça soit effectivement encore plus important et quel signal ça donnerait si effectivement le président de la République fait son bilan à l'occasion d'une interview télévisée le 14 juillet à l'heure du déjeuner et si le soir la France s'enflamme c'est juste pour ça il est en train de de effectivement de décaler son bilan qu'il fera soit par une allocution soit pour par une interview je suis disponible s'il veut me voir c'était aucun souci de fébrilité c'est vrai que il n'est pas obligé de le faire on l'a bien vu et Mathias sa première appelé c'est les présidents qui décident mais quand vous donnez rendez-vous à quelqu'un et que vous pointez pas le jour du rendez-vous c'est quand même bizarre il y a 100 jours il a dit quand même qui tirait le bilan 100 jours après et puis par ailleurs c'est quand même passé cet événement ces émeutes pendant 5 jours on n'a pas eu de grille de lecture d'analyse de la part de l'exécutif il y a une interview d’élabeth borne qui était d'une pauvreté intellectuelle si j'ose dire du point de vue de l'analyse de ce qui s'était passé de son point de vue ce qui s'était passé en France et qu'on ne l'est pas encore le président pour l'instant on est seulement dans la réponse sécuritaire absolument je rejoins tout à fait Mathieu c'est-à-dire une intervention qui aurait été programmée le 14 juillet en cas en effet des meute ou d'événements violents d'une part ça focalise la tension uniquement sur les émeutes et ça ça détourne l'attention du reste et puis dans le risque qu'il prend le risque d'être accusé éventuellement d'avoir mis l'huile sur le feu par un propos maladroit où elle et ça oblige aussi le président à interpréter les événements ce qui n'a pas été fait là je vous rejoins tout à fait c'est-à-dire que jusqu'ici on l'interprète plutôt d'une façon reflet de de violence sporadiques ou réaction émotionnelle mais il n'y a pas eu une leçon en profondeur alors la réponse sécuritaire c'était aussi le thème de la conférence de presse donnée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin donc crainte de nouvelles violences c'est très enfin dans la soirée du 13 au 14 et dans la soirée 14 il annonce un dispositif policier renforcé on l'écoute nous avons décidé de la mise en place d'un dispositif exceptionnel puisqu'il s'appuiera pour les 13 et 14 juillet sur 130 000 policiers et gendarmes agents du ministère de l'Intérieur donc 45000 chaque soir spécialement équipés et organisé pour procéder à la lutte contre les violences urbaines selon les mêmes modes Modus opéranzy que pendant les quatre jours d'émeutes c'est-à-dire que nous mobiliserons le raid le GIGN labeyi les hélicoptères de la gendarmerie nationale qui veulent dès le 13 juillet bien sûr les drones qui ne permettent comme on l'a montré pendant les émeutes d'intervenir plus rapidement et j'ai également demandé à la Premier ministre l'utilisation des véhicules blindés comme nous l'avons fait d'autorisation qu'elle m'a donné et qui permettra donc de prépositionner les véhicules de gendarmerie dans les villes qui sont apparemment les plus touchées Catherine tricot c'est une réponse sécuritaire encore une fois oui mais il est indispensable face aux émeutes face aux violents urbaine est-ce qu'on peut pas se contenter de ça mais il faut commencer par ça en dehors du premier jour où Emmanuel Macron a dit c'était inacceptable et incompréhensible dès le lendemain une excusable qui avait beaucoup plus de poids mets le une explicable je ne me l'explique pas qu'il puisse dire que c'est une explicable parce que même cette histoire là est quand même très documentée on sait d'où ça vient inexcusable ça lui a été reproché mais depuis on dirait qu'il la retiré et puis après on a plus rien eu comme explications l'interprétation la politique ne peut pas être de déployer simplement des chars des drones des des avions enfin je veux dire ça c'est totalement insuffisant le moyen ou sur le long terme sur le court terme [Musique] est-ce que Emmanuel Macron prépare quand même une réponse on va dire plus profonde à cette nouvelle énième crise des banlieues oui ils sont en train de d'analyser et de voir qui sont de façon très pragmatique qui sont les quatre mille personnes les quatre mille jeunes qui ont été interpellés pendant pendant les émeutes qui sont-ils d'où viennent-ils de quel quartier quel profil tout ça et ensuite parce que c'est l'heure si vous voulez encore du diagnostic il faut pas oublier que les maires notamment ceux de ma zone de circonscription où il y avait jamais eu rien eu rien eu dans des villes où il y avait vraiment il y avait pas d'histoire il y avait pas de de quartier difficiles les mères ont été complètement tétanisé sidérée parce qu'il est arrivé et ils l'ont dit au président qui a été très attentif me distille à ça ça c'est la première chose et ensuite je pense que comment dire il y a aussi une étude qui a été faite qui n'est pas sorti qui n'était pas faite pour ça mais qui disent du gouvernement du service d'information du gouvernement qui dit que un Français sur trois a été impacté parce qu'il s'est passé soit parce qu'il a de la famille soit parce qu'il connaît la ville etc c'est beaucoup en français sur trois et je pense que c'est ce chiffre là qui explique les moyens de les moyens de de qui sont annoncés aujourd'hui par le ministère de l'Intérieur c'est-à-dire que la sidération a été tellement au-delà des quartiers qui ont été touchés que je pense que d'annoncer de tels moyens mis à disposition demain et après-demain sur le terrain c'est ce qui explique ça alors ça n'exonère pas d'une réponse de fond d'elle alors ça fait des pratiquement 15 jours qu'on reparle du plan Borlo est-ce que ce serait reconnaître de la part d'Emmanuel Macron s'il ressortissait le plan Borlo ma phrase est alambiquée mais vous allez la comprendre évidemment est-ce que ce serait reconnaître son erreur de de sa part je rappelle qu'il avait mis ça au fond d'un tiroir c'est d'être en 2011 pour autant que le plan Borlo soit adapté c'est-à-dire on a quand même l'impression c'est ça la complexité on a l'impression d'avoir à faire à des événements en partie inédit pas complètement c'est-à-dire en partie on retrouve les ce qui s'est passé en 2005 mon impression que c'est à nouveau une manifestation de cette crise 2005 mais aussi par exemple la jeunesse des participants qui interroge beaucoup malgré tout et aussi les lieux où ça s'est passé c'est-à-dire des lieux inédits qui n'est pas connu forcément pour être des lieux de violence donc ça suppose une autre réponse et d'abord une analyse en profondeur et qui peut pas être faite très rapidement à mon avis et qui peut pas se limiter non plus au nombre d'interpellés parce que c'est un indicateur un petit peu particulier Catherine tricot je rappelle parce que noter le spectateurs le savent pas forcément que vous êtes architecte vous connaissez bien ces enjeux de politique de de la ville sur ce plateau il y a quelques jours il y a un de nos invités qui disaient 110 milliards d'euros dépensés depuis 30 ans où sont-ils passés alors vous je savais que vous auriez d'autres chiffres mais c'est toujours compliqué avec les chiffres mais c'est une vraie question c'est une vraie question comment cet argent a été utilisé bien ou mal utilisé d'ailleurs je pense qu'il a été bien utilisé je pense que c'est un effort exceptionnel c'est le seul pays au monde à l'avoir fait bon la France a construit beaucoup de grands ensembles et cette partie de nos caractéristiques je dirais à l'échelle mondiale mais on a quand même fait un effort considérable donc je pense qu'il faut le reconnaître et il a suffisant non moi je pense pas qu'il soit insuffis enfin il est insuffisant on peut toujours dire qu'il est insuffisant d'abord il est trop long c'est-à-dire que la l'intérêt de prendre des plans Borlo c'était de vouloir faire des plans globaux c'est à dire qu'il fallait agir sur tout sur l'espace public sur le logement sur les transports et que faire un projet global ça prend du temps donc ça c'est bien une première difficulté qui est le temps de mise en oeuvre de ces plans et puis il y a eu beaucoup d'argent qui ont été mis sur ces quartiers là et moi je crois que c'était nécessaire mais ce dont nous parlons là ça va bien au-delà de ça ce n'est pas qu'une question les les émeutes qu'on vient de connaître n'ont pas concerné comme en 2005 la grande bande c'est que c'est donc on va bien au-delà des questions d'urbanisme de désenclavement de rénovation urbaine il faut poursuivre ça parce que c'est le minimum de dignité quand on va dans ces quartiers on se rend compte qu'il le faut mais ce n'est pas un problème urbain à proprement parler c'est vraiment enfin moi je crois une société qui est profondément déchirée et qui est qui donc appelle autre chose que une réponse sécuritaire voire militaire bon allez on veut non mais voilà vous le redis la temporalité on n'est pas tout à fait d'accord mais on va pas à rouvrir ce c'est encore une fois parce qu'il nous reste beaucoup d'autres thèmes passionnants dans dans notre débat 100% politique et on va parler maintenant des tensions on va s'intéresser à droite aux parties LR les tensions nées de la déclaration de Bruno retaillod ou le président du groupe Bel-Air au Sénat parlait de régression ethnique toujours évidemment à propos de ces émeutes violents sur Ben et elle était beaucoup interrogé par des confrères sur cette phrase cette semaine ils s'en fichent donc on lui reproche de copier le RN le patron des sénateurs LR assume son coup de bar à droite c'est pas le premier c'est pas le dernier sans doute dans le discours en tout cas souvenez-vous il y a quand même quelques semaines le même Bruno Retailleau avec ses compères le patron du parti et Olivier Marleix se sont homologues à l'Assemblée avec un dévoilé des propositions pour mettre fin au chaos migratoire cette expression consacrée à l'extrême droite et belle les propositions étaient décalquées sur le programme de Marine Le Pen mais c'est comme ça l'immigration c'est son adaptable ou non Retailleau et puis les autres on entend son selon lui dans le déni c'est ce qui est d'ailleurs précisé aujourd'hui à Public Sénat à la sortie évidemment de de l'hémicycle donc voilà il est persuadé que il y a que comme ça que LR peut s'en sortir comme si la droite n'avait jamais été assez à droite ou comme si elle avait été un jour à gauche il faudra quand même qu'il nous disent quand et c'est où donc ils s'en fiche il s'en fiche mais tout le monde ne s'en fiche pas chez les républicains il y en a un qui l'a recadré dans les règles de l'art il faut le dire c'est Aurélien Pradier qui fut comme erikiotti vous savez son adversaire pour la présidence de LR alors dans le monde le député du Lot lui n'y va pas par quatre chemins je n'accepte pas les propos de Bruno Retailleau sur la régression ethnique dit Aurélien Pradier le goût du politiquement incorrect la parent intellectualisation des mots de la société ne peuvent pas justifier de dévoyer nos valeurs fondamentales insiste-t-il c'est là une limite infranchissable si nous ne voulons pas que la droite disparaisse ni Charles Pasqua ni Philip Seguin n'aurait toré de tels propos ils auraient été ferme sur le rétablissement des valeurs et de l'ordre républicain mais jamais il n'aurait basculé dans un réveil de guerre des races ce qu'il a raison du point de vue de l'histoire et des valeurs il a plutôt raison Aurélien Pradier il faut le dire même s'il y a eu des dérapages au RPR et on s'en souvient mais il y a aussi raison d'un point de vue tactique et c'est aussi ce qui dit dans son interview au Monde car ce qui se joue derrière cette bataille de petites phrases c'est l'axe de reconstruction de LR pour Bruno Retailleau la droite ne doit plus avoir honte d'être de droite si elle espère l'emporter quitte à Saint-Germain national on l'a bien compris c'est un petit refrain en fait à droite souvenez vous code à chaque fois que la droite en période de crise ben nous ressort ça Jean-François Copé l'avait fait après la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012 c'était sa fameuse droite décomplexée il fallait arrêter d'avoir honte d'être de droite mais pour les opposants à la ligne Retailleau Aurélien pradé en tête cette stratégie n'a pas d'avenir car elle rend le LR monomaniaque sur les questions d'insécurité et d'immigration LR qui est par ailleurs aphone sur les questions de politique économique puisque Emmanuel Macron même la même politique qu'ils auraient mené et puis qui est carrément dépassé sur les questions de société on le voit bien à chaque fois ils sont contre les grandes évolutions sociétales il avait été sur le pack il avait été sur le mariage homosexuel et puis à chaque fois quelques années après ils disent non mais finalement pourquoi pas donc pour cela l'avenir que propose pour une Retailleau c'est une droite réduite à une tête d'épingle qui ne peut que faire fuir ses franges les plus modérées et donc se tirer une balle dans le pied et puis il y a peut-être une troisième voie dessinée par Laurent Wauquiez qui appelle à une union sacrée autour de propositions phares mais de proposition phare évidemment très à droite sur la sécurité sur les migrations sur la méritocratie républicaine et sur la fermeté dans la justice effectivement on voit le titre de interview a publié en cette fin l'après-midi de mercredi par nos confrères du Figaro Nathalie Moret s'intéressant parce que Laurent Wauquiez vous on travaille pas un secret vous l'avez rencontré il y a quoi il y a deux jours est-ce que il essaie entendre cette moi je le vis je le lis pardon peut-être c'est un peu simpliste mais comme un appel du pied à Emmanuel Macron est-ce que vous sentiez ça alors pas du tout enfin le plus important dans son interview c'est vraiment sa lecture des émeutes qui se sont passés en France il y a 15 jours et ça effectivement je retrouve assez la conversation qu'on a eu Laurent Wauquiez il est pas vraiment actuellement dans la dans la tambouille LR c'est plutôt quelqu'un qui essaye de s'en extraire et de prendre un petit peu de de la hauteur c'est-à-dire que il est pas d'accord avec tout le monde à l'air je je trahis pas de secret mais en même temps quelque part il en a besoin puisque c'est c'est sur eux qui qui s'appuiera s'il décide de se présenter en 2027 donc j'ai plutôt un sentiment qu'il est dans la stratégie de la carte postale de ne pas se faire oublier parce que on est dans une époque médiatique où tout va très vite ou effectivement Aurélien pralier lui a pris une place médiatique importante en plus importantes que sa place au sein de LRD absolument mais vous savez ce qui compte beaucoup c'est c'est la surface médiatique que chaque personnalité politique a et Pradier même s'il est dans une minorité de LR il est quand même très important aujourd'hui et il a 10 ans moins que Laurent Wauquiez donc Laurent Wauquiez je pense que ce qui fait là au Figaro c'est la stratégie de la carte postale en disant coucou je suis là on ne m'oublie pas et effectivement en faisant ce genre de petites phrases mais on est à peu près sûr d'avoir 48 heures de débat derrière et c'est ce qui je pense c'est ce qui cherche autour de leur ok nous on n'avait pas prévu d'en parler évidemment cette interview on l'évoque c'est normal c'est un événement important de l'actualité politique au moins pour 48 heures vous nous dites on verra on pourra en juger parce que dans cette interview si on va un peu plus loin il dit à un moment ni coalition ni négociation ni compromission tirevelle comment vous l'interprétez cette cette interview de Laurent Wauquiez est-ce que ça le place dans la ligne de ce que Nicolas Sarkozy défend depuis des mois en fait depuis les jours qui ont suivi le résultat des élections législatives pour moi c'est d'abord le reflet d'une crise de leadership parce qu'on a quand même une bien sûr avec les républicains c'est presque une tragédie c'est à dire jusqu'à l'élection d'Emmanuel Macron est représenté à peu près le quart de l'électorat et un électorat assez fidèle mobilisé très attaché à certaines valeurs et en gros pour résumer conservatisme social et libéralisme économique et puis il y a eu l'élection d'Emmanuel Macron et aussi le la croissance du rassemblement national qui a finalement fait éclater et ils sont à la recherche d'un corpus idéologique alors ils ont beaucoup de difficultés pour s'entendre et jusqu'à présent et très souvent c'était un petit peu comme ça que ça s'était passé avec Chirac c'est une personnalité forte qui arrive à griver un petit peu toutes les forces malgré leurs différences parce que rappelons-nous au temps du RPR il y avait pas une cohésion totale sur le plan idéologique mais la personnalité du chef du leader faisait que on se rassemblé et là je crois que c'est c'est le problème actuel des des républicains c'est il y a pas de leader fort et c'est ça leur grosse difficulté et en revanche il y a beaucoup de candidats au leadership un chef doit savoir j'ai fait c'est ça c'était c'était Jacques chiracle c'est qu'en fait ce que je retiens moi dans son interview c'est le premier mot c'est à dire l'Union nationale et je pense que c'est ça qu'il essaie de donner de la hauteur de prendre de la hauteur et de répondre finalement à quelque chose qui est un peu dans l'air du temps c'est-à-dire que on a tous on fait tous une analyse éventuellement différente sur comment recoudre la société mais le caractère éclaté en tension au bord de vraiment de la crise de nerf de la société française je pense qu'à peu près tout le monde le constate et que donc il faut trouver des sujets qui vont rassembler et recoudre la société et c'est ça qu'il propose qui dit union nationale alors après évidemment il le colore à sa manière immigration sécurité voilà donc je pense que ça n'a aucune chance d'aboutir et je ne crois pas qu'il veuille aboutir d'ailleurs parce que je vois pas pourquoi il irait faire une alliance avec Emmanuel Macron au moment où le gouvernement est au plus bas et que en fait ce qui se joue c'est la relève à Emmanuel Macron fallait la pré-emmanuel Macron donc je crois pas qu'il veuille réussir cette alliance par contre ce qui dit c'est union nationale et donc en faisant cette proposition il essaye de d'émerger un peu au-dessus du marigot de toutes ces petites histoires et moi je voilà c'est mon interprétation c'est que il essaie de se pousser du col pendant ce temps la Marine Le Pen en grand je popularité en hausse selon le baromètre Ipsos du magazine Le Point regardez ces chiffres 37% de la vie favorable une hausse de deux points je crois que c'est par rapport au mois de mai que la comparaison était faite et sur les avis défavorables c'est assez intéressant de voir aussi que ces avis défavorbes sont en baisse de trois points Nathalie Moret c'est peut-être la la grande la grande affaire des quatre prochaines années parce qu'il y a cet après-midi on discutait à la rédaction de de Public Sénat de sens public et on se disait mais Emmanuel Macron on a l'impression qu'il est à un an de la fin de son mandat il y a ce climat un peu un peu particulier et donc l'un des enjeux de du second quinquennat d'Emmanuel Macron c'est de ne pas finir comme Barack Obama c'est à dire avec un successeur populiste je pensais que ça peut être ça peut être un petit objectif à la rédaction publique c'est là mais on je la partage aussi c'est un impression qu'on est dans un moment de flottement souvenez-vous quand il a été élu rééluia un an on a eu un espèce de flottement comme ça jusqu'à la création le gouvernement la formation du gouvernement borne et c'était complètement lunaire on s'était il y avait il y avait pas de texte de loi il y avait on était dans un espèce d'entre-deux j'ai le sentiment que depuis 15 jours c'est-à-dire vraiment depuis encore une fois ce moment de sidération qui qui est comme ça enfin qui a filé dans toute la société on vit ce moment là est-ce qu'on va avoir un remaniement ou pas est-ce que il va parler ou pas est-ce que ça va reprendre ou pas ces émeutes on est comme ça dans un moment il faut absolument qu'ils reprennent la main donc moi je l'engage à reparler très très vite et c'est effectivement un moment particulier et il faut c'est à lui c'est en tant que maître des horloges c'est-à-dire c'est lui qui fait qui donne le tempo de la politique française doit reprendre le récit et pour l'instant on n'a pas adressé on va parler d'Elisabeth borne qui a rencontré les partenaires sociaux aujourd'hui pour conclure ce débat mais je voudrais quand même vous entendre sur sur Marine Le Pen Thierry Bedel parce que cette petite musique d'une marine Le Pen favorite de la présidentielle on est à 4 ans de l'échéance et est-ce que c'est une planche d'appel comme on dit en athlétisme ou est-ce que ça peut devenir un boulet aussi à force d'être la favorite que tout le monde sort dans toutes les conversations éternellement enfin j'en suis pas sûr ce qui me dites plutôt plan je l'appelle que vous voulez mais vu par qui vous dit savez mais vu par qui est-ce que le fait de continuer débats après débat de dire la séquence profite à Marine Le Pen elle grimpe dans les sondages parce que finalement ça va lui servir de tapis rouge jusqu'à ce qui est bien plus important que de le dire c'est de regarder exactement en effet la structure de l'opinion et de voir qui la soutient et tout ça on le sait depuis longtemps ça fait de nombreuses années c'est une grande partie des catégories populaires des jeunes aussi il faut le dire qui soutiennent Marine Le Pen et il y a une croissance plus ça c'est entretenu par une stratégie suivie par le groupe rassemblement national qui a une stratégie de ils veulent des diaboliser et vous répondez pas à ma question est-ce que le fait d'être le favori éternel ça peut finalement des des jouets les pronostics les favoris 80 avant sont jamais les présidents on n'en sait rien pour l'instant on peut améliore son image auprès d'un public auprès de nombreux Français oui mais le rassemblement national se fracasse toujours dans les élections sur son programme c'était le cas sur l'image quand c'était Jean-Marie Le Pen sur Marine Le Pen c'est sur son programme qu'elle se fracasse à chaque fois ça a été le cas en 2017 ou d'ailleurs dans son débat avec Emmanuel Macron avait montré le vrai signe de faiblesse ça a été le cas aussi d'une certaine façon en 2022 où son programme n'a pas convaincu au-delà de sa personne est là pour l'instant en terme de programme le rassemblement national ne fait rien donc alcoolis son image un mot de réponse peut-être Catherine rapidement et on parle pour autant que le programme soit important dans le dans le cadre du rassemblement national je suis pas complètement sûr et ce qui est important l'indicateur que l'on observe le plus c'est il faut leur donner leur chance dans les enquêtes etc parce que on a tout essayé et c'est ça et ça ce pourcentage il augmente régulièrement allez et moi j'ajoute en terme d'inquiétude c'est qu'en fait ça sa composition sociale la composition sociologique de son électorat devient national c'est-à-dire que ce n'est pas simplement les catégories populaires on a les classes moyennes voir les classes supérieures qui commencent à sombre généal locaux c'est-à-dire aussi en terme de catégories sociales c'est à dire qu'on trouve rassemblement national progression dans toutes les catégories de la société et ça pour moi c'est très important et très inquiétant au-delà de la question du programme en effet c'est l'un des événements aussi importants de cette journée politique et sociale la rencontre entre Elisabeth borne et les partenaires sociaux c'est à Matignon que ça s'est passé deux heures pour lancer les bases d'un nouveau pacte de la vie au travail alors je vous propose d'entendre deux réactions syndicales quand même assez contrasté on va dire d'abord la secrétaire général de la CGT Sophie Binet elle nous ramène au 100 jours la réunion d'aujourd'hui marque l'échec concernant des 100 jours annoncés par le Président de la République et donc ce que nous avons engagé aujourd'hui le 12 juillet c'est une reprise en main qui marque le début des quatre prochaines années nous prenons la main et donc nous imposerons désormais dorénavant nos ordres du jour nos méthodes et nos contenus l'Inter syndical se retrouvera fin août pour débattre de la situation sociale et des modalités de la rentrée sociale autre réaction autre tonalité la secrétaire général de la CFDT Marylise Léon donc une réunion utile qui nous permet enfin de d'avoir quelques actes posés on a un gouvernement et un président de la République a beaucoup souhaité qu'il y a beaucoup parlé sur les enjeux de changement de méthode donc là on a eu quelques éléments de réponse donc c'était important qu'on est des actes les actes posés c'est que il y aura bien l'ouverture du négociation ou de plusieurs négociations ça reste encore à définir à la rentrée sur les enjeux du travail Catherine tricot je rebondis sur ce que Sophie minet disait la CGT qui veut dicter le calendrier après tout pourquoi pas pourquoi pas laisser la main en partenaire sociale on a vu par exemple sur la le partage de la valeur au travail qu'ils avaient réussi à aboutir à un compromis qui va être pris quasiment tel quel par législateur pourquoi la République sociale c'est ça donc en effet pourquoi pas mais surtout elle peut le dire parce qu'il y a une inter syndicale qui est assez soudée c'est ça que moi je retiens aussi dans son intervention c'est qu'elle dit on va se revoir et elle parle au nom de l'Inter syndicale donc on n'a pas il y a pas eu la fin d'inters syndicale il y a évidemment à l'intérieur syndicale et on l'entend bien dans les deux extraits que vous avez passé des personnalités des tempéraments et des positions qui sont pas homogènes la CGT ne pas devenue la CFDT et réciproquement mais on a une intercer syndicale qui a l'intention de rester unis et de marquer le tempo et de faire de mettre sur le devant de la scène ses propres sujets donc je pense que c'est assez intéressant Nathalie Moret quand Elisabeth borne convoque finalement cette réunion à Matignon est-ce qu'on y voit un signe qu'elle est confortée à son poste parce que c'est pas facile d'être Premier ministre ou première ministre parce que c'est une espèce de montagne russe permanente on y va les rumeurs de remaniement avec ou sans Isabelle borne je suis la chef du gouvernement je suis première ministre et je travaille c'est ça qu'elle fait juste avant la réunion avec les partenaires sociaux elle a réuni les principaux ministres qui étaient en charge de la transition énergétique pour faire le donc on voit bien que sur un texte important qui a été voté au Parlement européen sur tous les dossiers elle est là elle travaille et elle montre qu'elle est la manœuvre effectivement pour elle c'est une façon de faire pression en disant je suis là et j'entends bien rester elle pour reprendre son expression on avait consacré une chronique et il y a deux jours là-dessus et ils avaient de bornes des livres je délivre une auditels c'est pas la meilleure expression politique mais alors donc ça c'est son côté techno efficace est-ce qu'elle en oublie de faire de la politique d'après vous ou pas du tout oui c'est des livres un anglicisme voilà non je crois qu'en effet elle fait le boulot voilà tout à fait sans trop enfin bien entendu on se pose toujours des questions qu'on met à ce poste là mais je crois que bon elle a une grande force c'est-à-dire qui pourrait la remplacer voilà je crois que c'est ça sa force indépendamment de de l'intérêt qu'elle porte à l'action qu'elle mène je crois qu'elle est véritablement impliquée dans les actions qu'elle a force et la difficulté d'Emmanuel Macron de faire émerger les poids lourds si je compte aussi pas parce qu'elle est irremplaçable oui parce qu'il y a personne pour la remplacer donc quand il y a pas de cap politique autant avoir une techno allez on termine là-dessus merci à tous d'avoir participé à ce débat je vous dis à bientôt sur public
Emmanuel Macron