Je suis sioniste, pro-Palestine et anti-Netanyahu
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
C'est la première fois dans ma vie politique, il a fallu que ça vienne de Jean-Luc Mélenchon, que quelqu'un a dit « Gage, il parle comme ça, pas parce qu'il est socialiste, pas parce qu'il est de gauche, il parle comme ça parce qu'il est juif. » Et ça, cette essentialisation dans le débat politique, c'est le contraire de ce dont on a besoin dans ce pays. C'est le contraire de ce que j'ai appris pendant 20 ans avec lui. Dans ce moment-là, j'aurais tellement aimé que Jean-Luc dise « ce qui se passe là-bas est une horreur.
» Nous, notre responsabilité de républicains, c'est de faire en sorte que les juifs et les musulmans, ou les juifs ou les arabes, ils ne se regardent pas en chien de faïence, en considérant qu'ici, dans les quartiers de Massy ou d'ailleurs, ils sont les dépositaires de ce qui est en train de se passer là-bas. Et moi, je n'ai pas de leçons à recevoir. Moi, je suis un sioniste pro-palestinien. J'essaye d'incarner par mon combat le combat pour la solution à deux États. Il y en a qui vous dirait que c'est antinomique. Ben non, c'est le antinomique. Ben non, sioniste, c'est le droit à l'existence de l'État d'Israël. Et pro-palestinien, c'est le droit à la reconnaissance d'un État palestinien.
Donc une solution à deux États. C'est évidemment une solution à deux États. Et moi, c'est mon combat et pas de ce moment-là. Moi, en 2009, quand il y a la première guerre à Gaza, je vais à Gaza.
Jérôme Guedj