Gisèle Pelicot se confie dans un livre - C à Vous l’Intégrale - 10/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir.
A la une ce soir, les mots tant attendus de G.Pelicot. - G.Pelicot: J'ai voulu, en ouvrant les portes de ce procès, que la société puisse se saisir des débats qui se sont tenus.
Je n'ai jamais regretté cette décision. - A.-E.Lemoine: Celle qui est devenue une icône mondiale en refusant le huis clos lors du procès de ses violeurs ne s'était exprimée que quelques minutes en dehors de la salle d'audience jusqu'à aujourd'hui.
Elle prend la parole dans un ouvrage disponible mardi prochain, traduit dans 22 langues. Une sortie mondiale à la hauteur de l'écho du procès. - P.Cohen: Le livre sera un événement à ce niveau.
Elle continue, dans la foulée du procès, d'être en pleine lumière, de se raconter entièrement et en toute franchise. - A.-E.Lemoine: G.Pelicot prendra pour la 1re fois la parole à la télévision dans "La Grande Librairie" ce soir, à 21h05.
Bonsoir, A.Trapenard. Vous avez enregistré cette émission spéciale hier.
Merci d'être là ce soir aux côtés de C.Ollivier, grand reporter au magazine "Elle", qui consacre sa une demain à G.Pelicot.
Elle dit qu'elle a décidé d'être heureuse. Emilie, ce soir, le ministre de l'Intérieur s'inquiète de la menace masculiniste. - E.Tran Nguyen: Ce sont ces hommes qui nourrissent une haine envers les femmes.
La menace serait croissante et décomplexée, selon L.Nunez, qui a révélé que des actions violentes avaient été déjouées en France. - A.-E.Lemoine: Une journée en or pour la France. - J.Simon, double championne olympique!
C'est un doublé français, le 8e doublé français dans l'histoire des Jeux olympiques d'hiver. - L.Sénéchal: Le biathlon brille.
L'or pour J.Simon, l'argent pour L.Jeanmonnot et le bronze avec P.Laffont en ski de bosses. - A.-E.Lemoine: Une astronaute source d'inspiration aussi ce soir. - Les femmes peuvent aussi y aller. - J'aimerais tester pour aller dans l'espace. - Je trouve ça un peu exceptionnel d'aller dans l'espace.
Il n'y a pas beaucoup de monde qui peut y aller. - L.Amar: Le départ de S.Adenot est prévu vendredi matin, mais elle fait déjà rêver ces petites filles.
Pourtant, les filières scientifiques sont encore largement masculines. Une école d'ingénieurs essaye d'inverser la tendance. - P.Lescure: Mon OEil restera ouvert devant A.Jolie. - A.-E.Lemoine: A.Jolie est notre invitée après 20h.
Le film "Couture" fait écho au combat contre le cancer du sein de l'actrice. Bertrand est en cuisine aux côtés de V.Blanchet, qui a préparé un plat en hommage à H.Noguerra. - B.Chameroy: Moi aussi.
Ca fait 12 fois que je lui dis. A.Jolie est impatiente de me retrouver.
On a d'autres urgences. Au menu, ce soir? - V.Blanchet: On part au Portugal.
Il fait un peu gris en ce moment sur Paris. Un peu de chaleur dans nos coeurs et nos assiettes...
On part sur un carpaccio d'espadon avec des tomates confites, du poivron confit et de l'huile d'olive du Portugal. - B.Chameroy: Merci.
Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: Merci.
Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. Le livre de G.Pelicot sera comme son procès, un événement planétaire. - P.Cohen: C'est un livre aussi attendu que surprenant. avait-elle lancé lors du procès.
Le titre de l'ouvrage est "Et la joie de vivre". Qui aurait pensé que cette victime hors du commun, qui n'a pris la parole publiquement que 4 minutes, publierait ce livre? Elle raconte le grand amour vécu avec Dominique, de nombreux moments de bonheur qu'elle ne renie pas. "Tout n'a pas été que mensonges".
L'aventure avec Didier, la jalousie de son mari...
C'est une femme à nouveau amoureuse qui se dit très heureuse. Cette irrépressible volonté de bonheur... - A.-E.Lemoine: Malgré les épreuves subies entre les mains de dizaines de prédateurs et la sidération au commissariat en 2020. - P.Cohen: Quand elle ne se reconnaît pas, avant de se rendre à l'évidence.
On perçoit très vite la raison d'être de ce livre. G.Pelicot explique qu'elle a voulu répondre à la question "que faire de toute cette boue?" Aucune autre femme ne se sera aussi autant exposée, donnée à voir au monde entier, la tête haute.
Sa démarche a commencé par le refus du huis clos. Une décision capitale et très politique. Elle s'en explique dans le livre, en même temps que son désir d'apparaître au grand jour avec son nom de famille qu'elle veut que ses petits-enfants portent sans honte.
Tout cela fait d'elle une icône, une héroïne, un personnage universel. - A.-E.Lemoine: Le titre de cet ouvrage peut surprendre, mais c'est une femme solaire que vous avez rencontrée. - A.Trapenard: C'est ce qui est impressionnant.
Ca s'explique par sa vie. L'une des beautés du livre, c'est qu'on apprend à connaître G.Pelicot, à comprendre où elle est et d'où vient cette joie qui l'a sauvée.
Elle s'est elle-même appelée "le petit soldat du bonheur". Ce n'est pas la femme qui pleure, qui se morfond. Elle impose la joie.
C'est à chaque page du livre. - A.-E.Lemoine: Une femme qui impose aussi la franchise.
Ca vous a surprise, C.Ollivier? - C.Ollivier: Oui.
Elle a ce côté solaire, effectivement, et elle est très généreuse. Elle est parfois désarmante, à quel point elle dit les choses. Elle met tout sur la table...
Des choses lui ont été reprochées au procès. On lui a demandé pourquoi elle ne pleurait pas plus, pourquoi elle n'accablait pas plus son ex-mari. Ce livre permet de le comprendre.
Elle a eu une vie très difficile. Sa vie a été semée de drames, de deuils. Elle dit que son couple avec D.Pelicot, c'était un pacte contre le malheur.
Enfin, elle allait être heureuse, avoir des enfants. Ces 50 ans qu'elle a passés avec lui, elle n'arrive pas à tout mettre à la poubelle. Elle dit que sinon, c'est la mort qui gagne. - A.Trapenard: Elle dit: "On voulait se sauver mutuellement." De quoi ont-ils eu besoin d'être sauvés?
Elle dit: "Si jamais je ne m'accroche pas à mes beaux souvenirs et à ma joie, je meurs." - C.Ollivier: Avant d'être son bourreau, il a été sa planche de salut.
C'est toute la contradiction. C'est ce qui fait qu'elle ne veut pas non plus occulter un certain visage qu'il a eu à un certain moment de sa vie. - A.-E.Lemoine: Elle a été aussi sa planche de salut. - A.Trapenard: C'est ce qui est impressionnant dans de livre.
Lorsqu'elle apprend, le 2 novembre 2020...
La première pensée qu'elle a, c'est pour lui. Ca dit quelque chose d'elle. - A.-E.Lemoine: Quelle pensée elle a pour lui? - A.Trapenard: Elle pense à lui.
Ce qui m'a frappé dans le livre, je ne sais pas si c'est votre cas...
C'est une question que tout le monde se pose: comment elle ne s'en est pas rendu compte? C'est une question qu'on lui reproche encore aujourd'hui. Elle répond dans l'interview et le livre.
Elle dit que c'est très confortable de penser qu'elle s'en était rendu compte et qu'elle a dissimulé. G.Pelicot est allée voir des médecins.
Les médecins n'ont pas vu. Pourquoi ils n'ont pas vu? Parce que c'était impensable...
Des neurologues lui ont dit qu'elle avait un début d'Alzheimer. - A.-E.Lemoine: On ne pouvait pas expliquer ses pertes de mémoire. - A.Trapenard: On ne pense pas aux violences sexistes et sexuelles. - C.Ollivier: Surtout pour une femme de cet âge, de 73 ans, qui est accompagnée de son mari.
Elle dit aussi dans notre interview dans "Elle"...
Elle répond à ceux qui se demandent pourquoi elle ne s'en est pas rendu compte. "S'ils avaient vu les vidéos des viols, ils ne diraient pas ça." Il y a une vidéo où elle est allongée, elle a les bras en croix.
Elle est inconsciente. Ce qui nous a stupéfaites, avec O.de Lamberterie, c'est les rêves qu'elle faisait la nuit.
Elle raconte qu'elle faisait ce cauchemar de 2 hommes qui rentraient dans sa chambre avec une arme. Elle se cachait sous le lit et voyait leurs pieds. Elle dit: "C'est terrible.
A chaque fois que j'ai été violée, il y avait 2 hommes dans la chambre." Est-ce que c'est son inconscient qui essayait de la prévenir de quelque chose? - A.Trapenard: A bien des égards, le livre, c'est de chercher les indices qui lui auraient échappé.
Elle enquête sur elle-même. Elle raconte une anecdote hallucinante. Un jour, elle a un vêtement jaune qui est un peu taché.
Elle se demande ce que c'est. Elle demande à Dominique s'il ne serait pas en train de la droguer. Il éclate en sanglots.
Elle se dit que ce n'est pas ça. - A.-E.Lemoine: Sur la découverte, lorsque le policier lui montre ces photos d'elle lors des viols subis...
Elle ne se reconnaît pas. Elle pense que c'est un photomontage. Quel est son 1er réflexe lorsqu'elle rentre chez elle? - C.Ollivier: Elle passe l'aspirateur.
On lui demande, pendant l'interview: "Vous avez pris ce TGV en pleine figure et vous passez l'aspirateur?" Elle explique qu'elle est en sidération. Elle dit qu'elle avait besoin de faire le ménage dans sa tête.
Ils ont fait une perquisition parce qu'ils cherchaient les médicaments pour la droguer. Elle range...
Elle dit qu'elle avait besoin de faire le ménage dans sa tête. Comme une automate...
Elle est dans le déni, à ce moment-là. Elle pense que c'est un complot, qu'on lui a menti. Il y a ce déni...
C'est une histoire sidérante. - A.-E.Lemoine: C'est au printemps 2024, lorsque ses avocats obtiennent la totalité du dossier d'instruction, le détail de 10 ans de viols...
C'est après la lecture épouvantable du dossier qu'elle refuse le huis clos. Elle explique que si elle avait eu 20 ans de moins, elle n'aurait peut-être pas osé. - A.Trapenard: Elle dit que si elle n'avait pas levé le huis clos, les avocats de la défense l'auraient massacrée.
Au départ, un huis clos était prévu. Le chapitre commence et elle dit: "Et puis, j'ai changé d'avis." C'est la raison pour laquelle, nous, dans "La Grande Librairie", on a décidé d'inviter 4 chercheuses qui travaillent sur ces questions depuis longtemps et qui vont montrer la dimension historique, anthropologique de cette histoire qui nous concerne tous et qui nous engage. - A.-E.Lemoine: Elle ne voulait pas être seule face à ses bourreaux. - C.Ollivier: Elle voulait ouvrir les portes du procès pour convier toute la société à venir voir...
Ce qu'on sait lorsqu'on travaille sur les violences sexuelles, mais que le grand public a découvert, c'est que tous ces hommes étaient banals, normaux. La plupart du temps, le violeur n'est pas l'inconnu dans le parking avec un couteau. C'est vos frères, votre père, le prof, l'électricien...
C'est ça qu'on a découvert. Elle a sans doute été un peu sous l'influence de sa fille, Caroline, qui avait commencé un travail en fondant cette association contre la soumission chimique. - A.-E.Lemoine: Pendant le procès, elle corrige le président de la cour qui parle de scènes de sexe et pas de viols. - A.Trapenard: Je vais laisser répondre Cécile, qui y était. - C.Ollivier: Ils sont dans leur rôle, les avocats de la défense.
Ils voulaient faire respecter la présomption d'innocence. Tant que quelqu'un n'a pas été condamné, ils disaient qu'on ne pouvait pas appeler cela des scènes de viol. Ils appellent ça des scènes de sexe.
Evidemment, quand on nous diffusait les vidéos des viols, qui étaient abjectes, c'était impossible de considérer ça comme des scènes de sexe. - P.Lescure: Un procès lors duquel résonnaient chaque jour des applaudissements quand G.Pelicot arrivait ou repartait. ...
G.Pelicot raconte dans le livre qu'un jour, elle a consolé une jeune fille qui était venue vers elle pour lui dire qu'elle craignait pour elle-même de ne pas avoir le courage un jour si elle devait y faire face. - C.Ollivier: On voyait souvent au procès toutes les femmes qui venaient la voir et qui fondaient en larmes en la touchant, qui lui apportaient des bouquets de fleurs.
Elles se voyaient en elle. Elle n'aime pas qu'on dise qu'elle est une icône. C'est une dame normale qui s'est retrouvée dans cette situation extraordinaire où elle a été prise à son corps défendant pour une icône.
Mais ce n'est pas un terme qu'elle apprécie. - A.Trapenard: Une icône malgré elle, reconnue dans le monde entier.
On a pensé à elle pour le prix Nobel de la paix. Son nom est scandé partout. Il y a des affiches d'elle, des portraits, des mots dans la rue.
Dans l'émission, elle dit que son geste est un geste féministe. Lever le huis clos est un geste féministe. - A.-E.Lemoine: Même si elle parle d'un féminisme qu'elle connaît mal.
Elle n'est pas radicale. - A.Trapenard: Elle le dit dans le livre. - C.Ollivier: "J'ai l'âge de mes artères." - A.Trapenard: Elle dit qu'elle a peur de blesser certaines féministes.
Elle s'adresse à tout le monde, aux hommes y compris. - P.Cohen: Une anecdote m'a renversé.
Pendant le procès, au restaurant, elle est reconnue par un type qui lui fait une remarque de sympathie. Elle se demande si c'est l'un de ses violeurs. - C.Ollivier: Au restaurant, elle va payer son repas.
Le serveur lui dit que le monsieur là-bas lui a payé le repas. Elle y va pour le remercier. On lui dit qu'il habite à 4 km de Mazan.
Elle se dit qu'il était peut-être dans ses violeurs. Surtout qu'après, il a renvoyé 100 euros pour elle à ses avocats. Elle s'est demandé pourquoi il avait fait ça. - A.-E.Lemoine: Pourtant, elle arrive à faire à nouveau confiance à un homme.
Elle est amoureuse. - A.Trapenard: Elle fait confiance à l'audiovisuel public.
C'est important de le dire. Elle est amoureuse de Jean-Loup. - P.Cohen: Cette erreur d'aiguillage est fascinante... - A.-E.Lemoine: Elle parle aux hommes.
Elle a accepté de répondre aux questions des hommes. Vous, Augustin, et dimanche, L.Delahousse.
C'est un geste fort de ne pas répondre qu'à des femmes pour montrer que ça ne concerne pas que les femmes. - A.Trapenard: La plupart des entretiens à l'étranger ont été réalisés par des femmes. - C.Ollivier: Elle dit d'ailleurs dans "Elle": "Il ne faut pas désespérer.
J'ai 73 ans. Malgré ce qui m'est arrivé, je suis tombée amoureuse." - P.Cohen: Il y a aussi dans le livre des nouvelles de sa relation plus que compliquée avec sa fille, Caroline, qui était venue dire ici à quel point elle n'avait pas compris le silence de sa mère pendant le procès à propos des photos laissant entendre qu'il s'était passé quelque chose. - Je n'ai pas compris son silence.
Je suis fière de ce qu'elle a fait, de ce qu'elle porte. La difficulté, c'est que cette histoire aura quand même eu raison de notre famille. Ma mère se reconstruit comme elle peut.
Elle avance comme elle peut. Ma maman a traversé le procès avec le soutien plein et entier de ses avocats. Elle a souhaité le vivre seule.
Ca se respecte. - P.Cohen: Dans le livre, elle annonce que les contacts ont repris. - A.Trapenard: Ce qui est impressionnant avec G.Pelicot, c'est qu'elle répond sur tout.
Elle n'a pas peur de parler, de répondre de façon extrêmement articulée, vivante, joyeuse. Elle répond sur toutes les questions et elle répond sur sa relation avec Caroline avec beaucoup d'amour et en expliquant quand même l'enfer dans lequel se trouve sa fille. Il n'y a pas de réponse.
Il n'y a qu'une suspicion. - C.Ollivier: Pour condamner quelqu'un, la justice a besoin de preuves.
Ils avaient d'énormes soupçons sur D.Pelicot. Ces photos ont été retrouvées.
Mais il n'y a pas de preuves. Il n'y a pas eu de prélèvements sur les cheveux de Caroline pour savoir si elle avait été droguée. Il y en a eu sur les cheveux des compagnes de tous les accusés.
Elle reste dans le questionnement. G.Pelicot dit qu'elle a l'intention d'aller voir D.Pelicot en prison pour essayer d'avoir des réponses sur Caroline. - A.-E.Lemoine: Elle ne l'a jamais vu en tête-à-tête depuis ce fameux mois de novembre 2020? - C.Ollivier: Elle dit qu'elle veut aller le voir pour savoir comment il a pu lui faire ça, pourquoi il n'a jamais eu pitié d'elle, comment il pouvait la regarder dans les yeux le matin au petit-déjeuner.
Elle veut des réponses. Elle veut savoir s'il a fait quelque chose à Caroline. On lui a demandé si elle pensait qu'il allait lui répondre.
Elle a dit: "Il me le doit." - A.-E.Lemoine: Un entretien à découvrir demain dans "Elle" et une émission spéciale ce soir dans "La Grande Librairie".
L'interview sera suivie d'un débat avec notamment l'historienne M.Perrot. Le public a assisté à cet entretien. - A.Trapenard: Oui.
Le public a été médusé, soufflé par le courage, la présence de G.Pelicot. - A.-E.Lemoine: Elle a été applaudie à son arrivée. - A.Trapenard: Elle incarne quelque chose de très fort.
Il y avait des adolescentes dans le public. Les voir hocher la tête...
Ca dit quelque chose. - E.Tran Nguyen: Hier, à l'Assemblée nationale, L.Nunez a annoncé prendre très au sérieux la montée des mouvements masculinistes en France.
Ce sont ces jeunes hommes misogynes radicaux qui ont la haine des femmes. Le ministre a évoqué la mouvance incel. Les célibataires involontaires. - L.Nunez: La mouvance incel se développe dans notre pays.
Il y a eu des actions violentes qui ont pu conduire à des actions terroristes. Cette mouvance est suivie par les services de renseignements français. Evidemment que les dispositifs applicables en matière de terroristes seront appliqués, notamment pour le déréférencement de ces sites. - E.Tran Nguyen: En 2021, à Liverpool, une adolescente de 12 ans est poignardée par un adolescent de 14 ans suite à une dispute sur Snapchat.
Un autre fait divers a inspiré la série "Adolescence". En France, certaines actions semblent avoir été déjouées. En juin, un jeune homme de 18 ans a été arrêté alors qu'il consultait de manière compulsive des sites masculinistes et qu'il voulait passer à l'action.
Cette violence, on la retrouve d'abord sur les réseaux sociaux. ... - Mâle alpha un jour, mâle alpha toujours. - E.Tran Nguyen: Le ministre de l'Intérieur dénonce une violence décomplexée. 39 % des hommes pensent que le féminisme menace leur place.
C'est un des derniers chiffres du rapport du Conseil à l'égalité. Beaucoup de réactions de téléspectateurs...
Beaucoup de soulagement que le sujet soit enfin pris au sérieux et beaucoup d'inquiétudes, notamment de la part de cette femme. ...
Il était temps de prendre au sérieux ces menaces. Est-ce que le ministre a raison d'appliquer les mêmes dispositifs que pour le terrorisme? - C.Ollivier: C'est vrai que c'est quelque chose que les services de renseignements surveillent de près.
On voit ces discours de haine qui infusent dans la société, qui peuvent conduire à des actions violentes. En 2024 à Bordeaux, un jeune homme a été arrêté. Il projetait une action violente contre des femmes.
On avait fait, il y a un an, dans "Elle", un article sur un jeune homme arrêté à Antibes, signalé par le FBI à la police française parce qu'il administrait un site sur Discord où le grand jeu, c'était d'attirer des jeunes femmes, de gagner leur confiance, jusqu'à leur demander des photos dénudées et de leur faire du chantage. Ils les appelaient à se mutiler, à boire de l'eau de javel, voire à se suicider. Il avait dit lors du procès qu'il était masculiniste.
C'est le backlash. Au fur et à mesure que le féminisme progresse dans la société, certains voient leur place menacée et sont prêts à aller jusqu'à la violence. - A.Trapenard: C'est le retour du bâton à chaque avancée féministe, en l'occurrence.
On est sous la menace du retour du bâton. J'ai interrogé M.Perrot.
Elle a pu répondre à ces menaces qui pèsent aussi sur les avancées qu'incarne G.Pelicot. - A.-E.Lemoine: Ce sera juste après l'entretien avec G.Pelicot.
C'est l'heure de la Story de L.Amar. - L.Amar: C'est l'histoire d'un modèle, S.Adenot.
Elle sera la 2e Française à effectuer un vol dans l'espace. Elle est déjà une source d'inspiration pour beaucoup de jeunes filles. Le décollage vers la Station spatiale internationale est prévu au plus tôt vendredi à 11h15.
Il a déjà été décalé 2 fois à cause des vents violents annoncés sur les côtes de Floride. Partir un vendredi 13, il ne faut pas être superstitieuse. Tout est prêt, nous dit-elle. ... - L.Amar: Elle restera 8 mois dans l'espace.
Elle sera la 84e femme de l'histoire à faire ce long voyage. 84 femmes contre plus de 560 hommes. C'était C.Haigneré qui l'a inspirée.
Pourra-t-elle servir de modèle à des jeunes filles? C'est ce qu'espère E.Macron.
Voilà ce qu'il a posté ce matin. Déjà, la semaine dernière, il avait posté cette vidéo sur une chanson de Beyoncé. ... - L.Amar: Justement, en ce moment même, à la Cité des Sciences, à Paris, une exposition est consacrée à l'espace.
On y était à la recherche de futurs astronautes. - Ce n'est pas que les hommes qui peuvent y aller. Il y a aussi les femmes. - J'aimerais bien tester pour aller dans l'espace.
Je verrais d'autres planètes, les étoiles, voir le Soleil de plus près. - Je trouve ça exceptionnel d'aller dans l'espace. - Dans les sciences, j'aime bien faire des expériences, apprendre de nouvelles choses. - Découvrir ce qu'il peut y avoir autour de nous. - Ce que j'aime, c'est les mathématiques.
J'aime bien faire des calculs. - L.Amar: D'ici quelques années, peut-être que ces jeunes filles voudront se lancer dans des études d'ingénieur, comme S.Adenot.
Mais la filière est encore très largement masculine. 70 % des étudiants en école d'ingé sont des hommes. Un établissement privé en région parisienne a décidé de réserver des places aux femmes.
Un concours spécial, tout aussi sélectif et exigeant. C'est pour faire entrer chaque année 100 bachelières et lutter contre les stéréotypes de genre. - Le stéréotype, c'est que les filles ne seraient pas bonnes en maths, pas faites pour les études scientifiques.
Au moment du concours, quand bien même les capacités sont là, ce jour-là, la performance peut être moindre. J'insiste sur le "peut". Le vrai changement, c'est que quand vous avez le concours classique, vous avez le QCM.
Quand vous vous trompez, on vous enlève des points. Les jeunes filles y sont moins bien préparées. Il y a également un entretien individuel qu'il n'y a pas sur le concours. - L.Amar: Cette école, à sa création, il y a 100 ans, était réservée aux femmes.
L'ouverture à la mixité dans les années 90 a tout chamboulé. Il y a eu plus de garçons que de filles. C'est pour ça que la direction a décidé d'instaurer des quotas et un concours adapté, qui a pleinement convaincu les étudiantes rencontrées.
Avec le concours normal, vous pensez que vous ne seriez pas là? - Oui. Pourquoi il n'y a pas plus de femmes dans les écoles d'ingénieurs?
Je dois faire partie du stéréotype. Je ne veux pas me mettre dans des cases. - Est-ce qu'on vous a déjà dit que vous aviez piqué la place de quelqu'un? - Je suis quelqu'un qui se vexe très facilement.
Pendant une semaine, je ne lui ai plus parlé. - Ma tante m'a dit que les maths étaient difficiles. "Pourquoi tu as choisi ça lorsque tu n'es pas forte?" - L.Amar: Le directeur de l'école espère que le dispositif va s'étendre partout en France. - A.-E.Lemoine: Merci.
Une nouvelle secousse avec la publication des dossiers Epstein. C'est la diplomatie française qui tremble. Un haut fonctionnaire cité dans les documents rendus publics par l'administration américaine...
C'est F.Aidan, qui est cité dans le dossier Epstein. Des révélations prises très au sérieux par le chef de la diplomatie française, J.-N.Barrot. - J.-N.Barrot: Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai été effaré.
J'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place: saisie du procureur de la République, lancer une enquête administrative pour concourir au travail de la justice, ainsi qu'une procédure discrétionnaire le concernant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Arfi.
Mediapart a épluché les 200 occurrences qui concernent F.Aidan dans le dossier Epstein. On vient d'entendre la sidération, l'effarement du ministre des Affaires étrangères français.
Ces mails publiés montrent une réelle proximité entre le diplomate français et J.Epstein? - F.Arfi: Oui.
J.Epstein, on découvre, à la faveur de l'épluchage patient, lent, contextualisé, vérifié de ces millions de documents rendus partiellement publics par le ministère de la Justice des Etats-Unis qu'il était le prédateur sexuel et le criminel sexuel qu'on connaissait, un prédateur et criminel financier, mais aussi un prédateur et un criminel social. Il a infiltré tous les milieux possibles: économique, politique, culturel, mais aussi diplomatique pour s'acheter une sorte de complaisance.
Les gens qui pouvaient tomber entre ses mains lui offraient une sorte de barrage à l'abri duquel il pouvait continuer ses crimes et, comme un cercle vicieux qui ne s'arrête jamais, une montagne de Ponzi de l'horreur. On trouve dans cette histoire une proximité, un agent diplomatique français qui était à l'ONU, à New York. - A.-E.Lemoine: Il rendait quels genres de services? - F.Arfi: C'est très variable.
C'est une intensité de la relation entre ce diplomate français, qui travaillait pour un diplomate un peu légendaire... - A.-E.Lemoine: L'architecte des accords de... - F.Arfi: Un homme qui a mené des négociations secrètes qui ont amené aux accords d'Oslo.
Ca pouvait aller de transmettre des informations, envoyer des relevés d'identité bancaire, s'occuper de cadeaux divers et variés. Mais dans la masse de documents, il faut savoir hiérarchiser. Ce qui est important par rapport à cette histoire et qu'on a découvert, c'est que ce diplomate français dont on parle avait été visé en 2013 par le FBI pour des faits de consultation de fichiers pédopornographiques.
Il a été convoqué par l'ONU, qui a été alertée par le FBI. L'ambassadeur français en place à l'ONU à l'époque, G.Araud, l'a dit publiquement: "J'ai lu le rapport.
Les faits étaient là. J'ai décidé de le renvoyer." Sauf qu'il n'y a eu aucune espèce de conséquences d'un point de vue pénal.
La justice n'a pas été saisie. Il n'y a pas eu de procédure disciplinaire. On a appris ce soir que, par la voix de son avocate, le diplomate français dit qu'il n'y a jamais eu de consultation de sites pédopornographiques. - A.-E.Lemoine: Il nie l'ensemble des faits évoqués.
Il affirme n'avoir jamais consulté de contenus pédopornographiques et rappelle que le FBI a déjà enquêté sans poursuite et que les investigations menées en France ont abouti aux mêmes conclusions. - F.Arfi: C'est là qu'il y a une guerre de récit qui va se construire.
On a d'un côté G.Araud, qui confirme à l'AFP et donne des éléments très précis...
Demain, nous publierons un article dans Mediapart sur l'attitude du Quai d'Orsay qui, pendant 12 ans, n'a pas réagi à ça. - A.-E.Lemoine: Ni saisine de la justice, ni sanction, ni stratégie. - F.Arfi: J'ai eu le ministre des Affaires étrangères de l'époque, L.Fabius.
Il dit aussi qu'il y avait une consultation, mais comme il n'y avait pas de passage à l'acte, ils n'ont pas saisi la justice. Sauf que la consultation était un délit, en 2013. C'est l'année où ce type de délit présumé passe de 2 ans à 5 ans.
F.Aidan est présumé innocent. Il va pouvoir se défendre.
Mais à partir des mêmes éléments, les gens ne racontent pas la même histoire. - A.-E.Lemoine: 12 ans après, le Quai d'Orsay saisit la justice.
Mais c'est 12 ans que F.Aidan a mis à profit pour enrichir son CV. - F.Arfi: Il quitte New York, exfiltré.
Ca a été raconté dans un livre de V.Jauvert, du "Nouvel Obs". Il sort le livre "La face cachée du Quai d'Orsay".
Il raconte, sans donner le nom du diplomate, qu'il y a eu une affaire de pédocriminalité étouffée par le Quai d'Orsay. Quand le livre sort, il y a une directrice de la banque Edmond de Rothschild, où travaille le diplomate, qui envoie les informations du livre à J.Epstein.
J.Epstein les renvoie au diplomate français. Alors qu'il n'est pas cité!
Ca veut dire que J.Epstein sait de quoi on parle dans ce livre, qui est pourtant anonyme. Quand on sait que J.Epstein...
Il y a toujours un danger entre confondre la causalité et la corrélation...
J.Epstein est l'un des grands pédocriminels de la planète. Son fantôme fait trembler la terre.
Ca ne peut que faire susciter un certain nombre de troubles. C'est l'une des raisons pour laquelle...
On verra ce que dira l'enquête. Le Quai d'Orsay se réveille aujourd'hui avec le ministre informé par les enquêtes de presse. Il a décidé de non seulement saisir la justice mais aussi d'ouvrir des enquêtes internes. - A.-E.Lemoine: Dernièrement, il était en poste chez Engie, - F.Arfi: A la direction des relations internationales.
Ca pose des questions...
Il est présumé innocent. J.Epstein...
C'est très fort, dans les mails, que le diplomate français était son obligé. Il était entre ses mains. J.Epstein fait des mails très courts, "fais ci, fais ça".
Ca raconte quelque chose qui va intéresser des justices en dehors de la France. Y compris dans la relation d'intérêt et la relation financière, le diplomate français apparaît dans les mails. - E.Tran Nguyen: Vous parlez de la Norvège.
Ils vont créer une commission d'enquête en ce moment, avec le nom d'E.Joly évoqué pour présider cette commission. C'est une figure historique de la lutte anticorruption.
C'est aussi une histoire de corruption et de réseaux d'influence. Est-ce qu'il faudrait créer une commission d'enquête sur les ramifications en France? La présidente de l'Assemblée nationale se dit défavorable. - F.Arfi: Je ne sais pas.
Ce que je pense en la matière est très intéressant. Il y a partout du parlementarisme, qui s'empare des questions majeures de notre société. Je ne peux y voir que du positif.
Dans l'affaire Cahuzac, pendant l'instruction judiciaire...
On ne peut pas enquêter sur les mêmes faits. On peut enquêter sur des angles différents. C'est intéressant.
Ca doit nous réveiller collectivement, institutionnellement, sur ce que nous raconte, au-delà des faits et des personnes, le phénomène Epstein. Un homme qui tient une partie de la planète entre ses mains...
Je ne dis pas "les élites", mais des puissants, des membres de l'élite. - P.Cohen: A condition de ne pas confondre ce qui relève du trafic d'influence et ce qui relève des crimes sexuels.
On est dans ce mélange assez flou, où on met dans un même sac et dans des mêmes listes, qui sont celles déversées par la justice américaine, des gens qui n'ont pas les mêmes types de choses à se reprocher. - F.Arfi: Je ne mets personne dans le même sac ni dans la même liste.
Le propre du journalisme, pour faire parade aux pulsions conspirationnistes qu'on peut avoir, c'est de raconter les faits. Ce n'est pas parce qu'on est dans les mails, qu'on a eu des relations avec J.Epstein qu'on est complice de pédocriminalité avec lui.
Mais ce que racontent les documents quand même, c'est que le véhicule de la corruption par le pouvoir, l'argent, les privilèges est un moyen pour J.Epstein de continuer ses crimes sexuels et sa pédocriminalité. De son point de vue à lui, il y a une intrication entre les 2.
Le criminel sexuel et le criminel financier forment un tout, un homme kompromat, un homme compromission qui tient une partie de la planète entre ses mains. - A.-E.Lemoine: Merci.
Je rappelle votre ouvrage, "La Troisième Vie". Tout de suite, le 5/5. M.Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet. - L.Sénéchal: C'était tout à l'heure, la fin de son procès en appel.
Les avocats généraux ont requis 4 ans de prison, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. La défense de M.Le Pen a plaidé tout à l'heure la relaxe.
Elle a confirmé que la décision du 7 juillet sera bien déterminante pour l'Elysée, qu'il y ait ou non ensuite un recours en cassation. - Il est totalement irréaliste, comme j'ai pu l'entendre, de penser que parce qu'il y aurait un arrêt de la Cour de cassation selon le résultat de la cour d'appel en janvier, l'élection présidentielle serait sauvée pour ma cliente...
Ca n'a aucun sens. Une élection présidentielle, c'est un an de campagne. Il faut, me semble-t-il, être déjà très au fait de qui pourra être candidat. - L.Sénéchal: L'avocat de M.Le Pen a salué la bonne tenue des débats dans ce procès en appel, contrairement à la première instance.
C'est aussi le cas de l'avocat du Parlement européen. - Ce procès s'est déroulé dans de bonnes conditions. Le contradictoire a été respecté.
Chacun a pu s'expliquer pleinement. Chaque prévenu a été entendu très longuement par la présidente de la cour d'appel. Elle a pris soin d'aborder les choses de façon complète et équilibrée. - L.Sénéchal: Je crois qu'il y a quelque chose qui vous agace.
On se focalise sur l'inéligibilité et on oublie la gravité des faits. - F.Arfi: Il y a une partie du débat public qui consiste à savoir... "Si elle a 18 mois d'inéligibilité, elle pourra se présenter.
Si c'est 2 ans, ce sera non..." Comme si le fait d'avoir été condamnée pour détournement de fonds publics ne suffit pas à questionner la place de l'éthique dans une campagne présidentielle, pour conquérir la magistrature suprême.
Je trouve ça fascinant comme ces débats-là viennent occulter la vérité factuelle. "Elle ne va pas se présenter, car d'un point de vue de calendrier, c'est un peu court." Elle est présumée innocente, mais si elle est de nouveau condamnée en première instance, on peut peut-être se poser la question qu'elle ne se présente pas car elle est condamnée. - P.Cohen: Je suis d'accord.
Dans les débats des derniers mois, on a concédé l'idée que faire campagne avec un bracelet à la cheville, ça peut être compliqué. - F.Arfi: Et qu'on peut faire des meetings plutôt l'après-midi que le soir. - A.-E.Lemoine: Des jeunes femmes se confient en ligne sur leur dépression. - L.Sénéchal: C'est un tabou...
Ces jeunes femmes sont de plus en plus nombreuses à parler de leur prise d'antidépresseurs. - Avant, j'avais tout le temps l'impression que tout était toujours négatif. Je suis plus rationnelle. ... - L.Sénéchal: C'est une tendance née aux Etats-Unis, avec des mots-clés comme "Prozac girl".
Ce sont des jeunes qui parlent de leurs problèmes de santé mentale. Il y a eu une augmentation des prescriptions de psychotropes. Ca progresse énormément.
Les anxiolytiques, comme le Valium, plus 20 à 35 %, selon les dosages. Les antidépresseurs, plus 123 %. 9 millions de boîtes de Prozac ont été vendues en France en 2024.
Ce sont des médicaments qui aident mais qui doivent être prescrits par des médecins. Il est indispensable d'en encadrer la prise, explique cette psychiatre. - Ce sont des produits qui sont dispensés par des personnes spécifiquement formées pour des symptômes qui peuvent apparaître chez le sujet très jeune, très, très jeune.
Un médicament n'a pas forcément le même effet chez l'un ou chez l'autre, en fonction de l'âge ou des antécédents. C'est ce qu'il y a d'un peu surprenant dans ce qui peut se transmettre, soit dans les réseaux sociaux, soit de manière orale entre copains et copines. - L.Sénéchal: La France se démarque de ses voisins dans la prescription des anxiolytiques.
On les prescrit beaucoup plus que nos voisins. "Ils sont le paracétamol de l'angoisse", dit un médecin dans le journal. - A.-E.Lemoine: A Cuba, une dramatique crise de l'énergie a été déclenchée par D.Trump. - L.Sénéchal: Il a menacé de surtaxe tous les pays qui vendraient du pétrole à l'île.
Le Mexique, le 2e fournisseur, est en train de négocier... ... - L.Sénéchal: Les plus fortunés se tournent vers les panneaux solaires.
C'est très cher. 7000 dollars pour s'équiper. C'est une somme colossale, à Cuba.
Ca a des conséquences sur le tourisme. 3 compagnies aériennes canadiennes, dont Air Canada, ont suspendu leurs vols vers Cuba. Air France fait des escales avant d'arriver à Cuba pour remplir les avions. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, l'enquête pour retrouver la mère d'une star de la télé progresse. - L.Sénéchal: La maman de l'équivalent de la M.Lauqué américaine.
Sa maman a 85 ans. Elle a été enlevée dans la nuit du 31 janvier au 1er février. Les autorités ont montré les images de la caméra de surveillance.
On voit cet homme. Il ramasse des plantes pour cacher la caméra. Sur CNN, un expert explique que même masqué, avec le développement de l'IA, on peut exploiter ce genre de vidéos pour essayer d'identifier l'auteur. ... - L.Sénéchal: Même D.Trump a passé en revue les images.
C'est tout le pays qui vit au rythme de ce fait divers. Quelqu'un a été arrêté puis relâché quelques heures plus tard. Il répond juste après aux questions des journalistes. ... - L.Sénéchal: Regardez l'émotion, tous les matins, dans l'émission de Savannah Guthrie. ... - L.Sénéchal: C'est une course contre la montre.
La mère est cardiaque. - A.-E.Lemoine: Moisson de médailles pour la France aux JO. - L.Sénéchal: On brille dans le biathlon.
Deux médailles d'un coup: l'or pour J.Simon et l'argent pour L.Jeanmonnot. - La Française est faite d'un autre métal.
L'or pour J.Simon. Double championne olympique.
La voilà, la performance. J.Simon a réussi un exploit colossal.
C'est surtout un doublé français, le 8e doublé français dans l'histoire des JO d'hiver. - Bravo, Lou! - Une en or, une en argent.
Les Françaises ont répondu présent, et de quelle manière! - L.Sénéchal: P.Laffont termine en bronze dans le ski de bosses.
En attendant ce soir, 22h40, G.Cizeron et L.Fournier Beaudry en patinage artistique.
Ils ont déjà gagné, selon Madonna. Elle leur donne l'or. Elle le dit sur ses réseaux sociaux.
Elle a adoré leur programme sur... - P.Cohen: La sienne... - L.Sénéchal: Ils ont choisi "Vogue".
Cet Américain a été très ému par sa qualification pour le programme libre. Il a dédié cette qualification à ses 2 parents, d'anciens patineurs russes qui sont morts il y a un an dans le crash de leur avion. ... - L.Sénéchal: On suivra le Français, A.Siao Him Fa, 3e en attendant le programme libre.
Des nouvelles de L.Vonn. L'Américaine de 41 ans, opérée pour la 3e fois.
Elle a mis cette photo tout à l'heure. ...
C'est ce qu'elle a écrit. Le Norvégien...
Son ex a écrit un SMS au plus grand quotidien norvégien. Elle a dit: "C'est difficile de pardonner." C'était le Norvégien médaillé de bronze au biathlon.
Il a dit qu'il aurait voulu avoir l'or pour se consoler, parce qu'il a trompé sa femme il y a 3 mois. Elle a dit que c'était difficile de pardonner. - A.-E.Lemoine: Ca n'a pas fonctionné.
L'honnêteté devrait payer. Merci beaucoup. Merci, Lorrain.
F.Arfi, C.Ollivier...
G.Pelicot à la une de "Elle". Après "C à vous", "La Grande Librairie".
Dans un instant, A.Jolie. - A.Trapenard: On va regarder.
Marine Le Pen