Censure : Marine Le Pen met la pression sur le gouvernement - C à vous : l’intégral - 20/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h15 avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: 5 ans de prison dont 2 ferme requis contre P.Palmade.
Il s'est adressé directement aux victimes: "Je voudrais vous demander pardon au plus profond de moi." - A.-E.Lemoine: On en parle avec J.-M.Décugis.
Mohamed, votre Story? - M.Bouhafsi: Le monde célèbre la Journée internationale des droits de l'enfant. - A.-E.Lemoine: Patrick, votre édito? - P.Cohen: Le gouvernement Barnier menacé de tomber avant la fin de l'année sous l'effet d'une censure qui serait votée par la gauche, toute la gauche, et le RN, qui rend plus explicites ses menaces depuis quelques jours. - A.-E.Lemoine: On en parle avec nos 2 invités, T.Berteloot de "Libération" et C.Sapin du "Point".
Lorrain? - L.Sénéchal: Trump continue de choquer en nommant ministre de l'Education une ancienne catcheuse. - A.-E.Lemoine: Pierre, dans votre OEil? - P.Lescure: "Miyazaki et le héron".
C'est un documentaire sur le dessinateur. - A.-E.Lemoine: Après 20h, D.Tillier nous rejoints.
Elle incarne une institutrice. Elle est dans une société qui ne supporte plus la nuance et le débat. C'est "Iris".
On en parle avec D.Tillier et P.Arbillot.
Vitaa est aussi notre invitée, la chanteuse aux 3 millions d'albums vendus, une Victoire de la musique et 2 NRJ Music Awards. Son album sera sans doute le dernier. On est ravis de recevoir K.Jornet, la star mondiale de l'alpinisme, qui vient de faire un exploit surhumain.
Le dîner est préparé par N.Rouillé, notre cheffe traiteur de Biscornu, la maison de gastronomie inclusive. - B.Chameroy: Hier, je vous ai appelée Rebecca.
Je vous présente mes excuses. Une transition avec le plat du jour, l'exquise excuse. - N.Rouillé: C'est une tarte fine avec de l'oignon de Roscoff confit, du gomasio par-dessus et un jus d'oignon. - A.-E.Lemoine: C'est bien de mettre un tablier quand on n'a aucunement l'intention de mettre la main à la pâte.
Tout de suite, L'Edito de Patrick. Le RN menace ouvertement de voter la censure de la gauche sur le projet de budget, ce qui ferait tomber le gouvernement Barnier. - P.Cohen: C'est parce que le RN avait promis de ne pas censurer M.Barnier que celui-ci a été nommé Premier ministre plutôt que X.Bertrand ou B.Cazeneuve. 2 mois et demi plus tard, c'est parce que le RN n'a rien obtenu, sauf quelques marques de respect, qu'il menace de renvoyer le chef du gouvernement dans ses alpages.
Pour mesurer l'ampleur de la désillusion, il faut se souvenir de la façon dont les dirigeants du RN bombaient le torse début septembre à la nomination de Barnier. Ils se lamentent, aujourd'hui. - J.Bardella: Rien ne peut se faire sans le RN. - M.Le Pen: Nous n'avons pas été entendus ni écoutés.
Monsieur Barnier m'invite lundi prochain à venir le rencontrer. - P.Cohen: M.Le Pen aura lundi son tout premier tête-à-tête avec M.Barnier, l'occasion de poser ses conditions.
Pas de hausses de taxes, aucune amputation du pouvoir d'achat des Français, a-t-elle dit. - A.-E.Lemoine: Les chefs du RN agitent la censure. - P.Cohen: C'est un moyen de détourner l'attention du procès des députés au Parlement européen.
Celui qui a le plus à perdre, c'est le vice-président, L.Aliot. Le RN embourbé dans une rhétorique impossible où les habituels pourfendeurs de la justice se plaignent de sa trop grande sévérité, où les défenseurs des peines planchers se prennent le plafond sur la tête, où les chantres du "tous pourris" se perdent dans l'argutie selon laquelle chacun a son pardon. ...A droit à son pardon.
Les menaces explicites du RN de censurer le gouvernement s'adressent d'abord à son électorat, de plus en plus mécontent du gouvernement Barnier. 61 % des sympathisants se disent favorables à une censure et 51 % des Français. Le même sondage réalisé début octobre donnait 29 % de "oui" chez les électeurs du RN.
Ca fait 32 points gagnés en un mois. 37 % seulement chez les Français. Ce sont les soutiens du RN qui font pencher la balance dans l'opinion ou qui la mettent quasiment à l'équilibre. - A.-E.Lemoine: Le RN est prêt à appuyer sur le bouton. - P.Cohen: Ca ne suffit pas.
L'avenir du gouvernement dépend aussi de la gauche. Il faut que toute la gauche fasse bloc avec les voix de l'extrême droite. Or, certains députés socialistes s'interrogent sur leur participation à ce coup de main donné à ceux qui ne rêvent que du chaos et d'en profiter.
Sur le papier, ils sont aussi puissants que le RN. Sans les voix des 66 députés socialistes, il n'y a ni censure ni nouvelle crise. - A.-E.Lemoine: Si la censure est votée? - P.Cohen: Il faut un nouveau Premier ministre.
La question du maintien du président de la République sera à nouveau posée. Une présidentielle anticipée serait le seul moyen de retourner aux urnes. La France n'aura pas de budget...
Le budget serait rejeté. Dans les temps impartis par la Constitution, ça ouvre une période très complexe institutionnellement et politiquement. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on peut évaluer les risques réels de cette triple crise, politique, démocratique et institutionnelle? - C.Sapin: S'il n'y a pas de changement dans le budget, dans la copie présentée par le gouvernement de M.Barnier, il y aura censure.
Les voix du RN se porteront sur une motion de censure de la gauche et si la gauche est au complet, le gouvernement tombera. C'est quelque chose qui n'est pas nouveau. Très tôt, M.Le Pen avait posé des conditions à sa bienveillance vis-à-vis du gouvernement Barnier.
Il y avait l'ouverture du dossier de la proportionnelle pour les prochaines législatives, le fait que le RN devait être traité comme les autres. Il y avait aussi un geste sur le pouvoir d'achat. Rien n'a été accordé. - A.-E.Lemoine: Sauf la loi sur l'immigration. - C.Sapin: Elle a été poussée par B.Retailleau, mais il s'est gardé de dire que c'était pour suivre la copie du RN.
Le gouvernement n'a pris aucun compte des propositions du RN sur le budget et n'a poussé aucun de ses amendements, pensant que le RN n'adjoindrait jamais ses voix aux troupes de J.-L.Mélenchon et que pousser le pays dans une crise institutionnelle serait contradictoire avec l'entreprise de dédiabolisation et d'institutionnalisation de M.Le Pen.
Le gouvernement se rend compte qu'il a sous-estimé...
Le RN a déjà voté des motions de censure portées par la gauche, mais ses électeurs sont chaque jour plus nombreux à demander la chute de M.Barnier. - A.-E.Lemoine: Ca donne de la pression...
Ca encourage le RN à mettre la pression sur le gouvernement. - C.Sapin: Exactement.
Si M.Barnier ne tombe pas avant Noël sur le budget, il est parti pour rester jusqu'à 2026 à coups de godilles parlementaires, en ne poussant que des textes consensuels. S'il se maintient, pas de dissolution.
S'il n'y a pas de dissolution, pas de nouvelles élections que réclame M.Le Pen. - A.-E.Lemoine: M.Barnier va faire de la câlinothérapie, va promettre son moment à 20h à M.Le Pen? - T.Berteloot: Sans doute ça et peut-être lui donner un peu d'espace différent de celui dans lequel elle est embourbée en ce moment, le procès des assistants fictifs.
Ca fait aussi une diversion de dire "je suis en difficulté mais il ne faut pas oublier que j'ai un pouvoir, celui d'appuyer sur un bouton". - A.-E.Lemoine: Elle hésite encore aussi parce qu'il s'agit de ne pas effrayer les retraités et les CSP+ qui désapprouvent l'action du gouvernement mais qui auraient peur d'une crise.
Il ne faut pas apparaître comme l'artisan du chaos quand on veut représenter l'ordre. - C.Sapin: Il y a 2 électorats au RN.
Il y a l'électorat historique, les classes populaires, qui veulent la chute du gouvernement Barnier depuis le premier jour. Il y a un nouvel électorat, que le RN tend à séduire, plus âgé, des CSP+, des retraités. C'est pour ça que M.Le Pen n'a pas voté la motion de censure après le discours de politique générale de M.Barnier, mais les choses ont changé.
Elle voit que les CSP+ et les retraités ont été beaucoup pointés dans les efforts qu'il faudra porter pour réduire les déficits. Barnier est beaucoup moins populaire chez ces CSP+ et ces retraités. Si M.Barnier ne tombe pas, en janvier, il y a une loi contre l'immigration et le trafic de stupéfiants.
Si ces 2 lois sont portées par B.Retailleau, elles pourraient rapporter à la droite. - A.-E.Lemoine: M.Le Pen agite une menace de censure alors qu'elle est elle-même menacée d'inéligibilité.
Pas facile de trouver l'équilibre. D'un côté, il y a la quête de respectabilité et de l'autre, les vieux réflexes: attaquer violemment l'institution judiciaire. - T.Berteloot: Depuis les réquisitions de mercredi dernier, M.Le Pen et la plupart des cadres du RN sont allés un peu partout dans les médias pour expliquer ce qu'ils disent depuis le début, qu'il s'agit d'un procès politique intenté contre M.Le Pen pour la faire tomber.
Rarement un candidat ne s'est présenté 4 ans avant une élection. Elle n'avait aucune obligation de le faire. - A.-E.Lemoine: Elle a envoyé un message. - T.Berteloot: Son argument a tenu jusqu'à aujourd'hui.
Le ministère public a rappelé que ces réquisitions pouvaient être suivies ou non par les juges et que les condamnations sont un peu relatives. Elle va garder son poste de députée du Pas-de-Calais jusqu'à la fin s'il n'y a pas de dissolution. La seule chose, si les juges appliquent cette peine d'inéligibilité au moins de 5 ans, car elle peut aller jusqu'à 10 ans, c'est qu'elle ne pourra pas se présenter à la présidentielle. - A.-E.Lemoine: Ils n'avaient pas vu venir la mesure d'exécution provisoire. - C.Sapin: M.Le Pen et son entourage se préparaient à une peine d'inéligibilité.
On dit qu'ils ont utilisé des fonds du Parlement européen pour le parti. Cependant, ce à quoi elle ne croyait pas, c'est cette mesure d'exécution provisoire qui a pour effet direct de l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2027. Une simple peine d'inéligibilité ne le fait pas.
Il y a des délais de recours. Cette réquisition du parquet a fait changer à 180 degrés la stratégie de M.Le Pen.
Elle avait 2 façons d'appréhender ce procès. La 1re, c'était de faire une défense normale, venir à l'audience, se défendre par le biais de ses avocats. Elle a dit: "Je respecte et j'ai confiance en la justice de mon pays." Il y avait le 2e choix qu'elle adopte depuis ces réquisitions du parquet, qui est de faire le procès médiatique du procès.
C'est pointer une justice partiale, des juges politiques qui veulent l'empêcher de se présenter à la présidentielle. C'est une stratégie qui va à l'encontre totale de son entreprise d'institutionnalisation et de dédiabolisation depuis des années. - A.-E.Lemoine: Les avocats du RN n'ont pas anticipé ça.
Quand on regarde les dossiers de politiques en justice poursuivis pour détournements de fonds, l'exécution provisoire est demandée à chaque fois et prononcée par les juges. - T.Berteloot: Elle est cette fois extrêmement motivée par le ministère public.
L'instruction a duré 9 ans, en partie à cause des recours, 45 recours faits par le parti et les cadres, les avocats, avec parfois des recours contre des décisions qui avaient été déjà rendues pour d'autres. Il y avait un comportement dilatoire, a considéré le parquet. Ils avaient énormément de temps pour se préparer.
Ils ont découvert quasiment le 1er ou le 2e jour que la prévention s'établissait de 2004 au 31 décembre 2016. Ca intégrait la loi Sapin 2 avec cette peine d'exécution provisoire. C'est voté par les députés et décidé par un tribunal qui juge au nom du peuple.
Pas l'exécution provisoire. - A.-E.Lemoine: Ces réquisitions ont renforcé le soutien des sympathisants RN pour M.Le Pen ou L.Aliot.
C'est ce qu'a constaté dimanche France 2 à Perpignan, ville dirigée par le vice-président du RN. - C'est 11 millions de personnes en France. C'est scandaleux!
Il y aura des répercussions. - Pour cet électeur, si M.Le Pen a fait une bêtise, elle doit réparer, mais ça n'ébranle pas du tout sa confiance. - Elle dit que c'est la mort du parti. - Pas du tout.
Les gens ne changeront pas d'avis. Il y a monsieur Bardella, derrière. C'est son bras droit. - Pour vous, ce serait aussi bien? - Bien sûr. - A.-E.Lemoine: J.Bardella serait l'alternative naturelle si M.Le Pen devenait inéligible.
C'est presque dans cette optique qu'elle l'a choisi? - C.Sapin: Exactement.
J'en ai acquis la conviction il y a quelques semaines quand j'ai fait un entretien avec M.Le Pen dans "Le Point". On parlait du procès qui arrivait et de la possible condamnation.
Il y a cette phrase qui m'a marqué: "La 1re responsabilité d'un chef est de pallier sa disparition et de faire en sorte que la structure qu'il dirige survive à sa disparition, à sa mort, quelle qu'elle soit." Ca éclaire d'une lumière nouvelle l'ascension de J.Bardella.
C'est un militant inconnu de tous. En 2019, il est tête de liste aux européennes. En 2020, vice-président du parti et en 2022, président élu. - P.Cohen: Il adhère en 2012. - C.Sapin: Dans la tête de M.Le Pen, le fait d'être la seule incarnation...
Condamner M.Le Pen revenait à décapiter le RN. Maintenant, il y a J.Bardella à sa tête, ça ne fait que renforcer un réflexe populiste qui installerait directement J.Bardella en plan B. -T.Berteloot: Il y a un changement dans l'idée qu'il a le rôle du dauphin.
Jusqu'à présent, il était fait pour permettre l'ascension du chef et rien de plus. D'ailleurs, J.-M.Le Pen avait cette phrase très connue: "Le dauphin est fait pour s'échouer." Il y a un changement dans cette idée de créer ce binôme parfait que le RN s'est trouvé avec M.Le Pen qui représente l'ancienne garde, le nom Le Pen, et J.Bardella, qui ne connaît pas l'histoire du parti, qui ne savait pas que J.-M.Le Pen était antisémite.
Tous les 2 sont à peu près complémentaires. Maintenant, je ne sais pas si J.Bardella a les épaules pour aller plus loin.
On a vu aux dernières législatives que le poste de Premier ministre était un costume très grand. Ils avaient soi-disant un plan Matignon préparé depuis un an, ce qui n'était pas du tout le cas. Le voir faire une course à l'Elysée, avec de grands déplacements... - A.-E.Lemoine: Il y a eu un élément de réponse lundi sur BFM. - E.Tran Nguyen: Il a fait une gaffe.
Il affirme qu'une personne condamnée ne peut être candidate à une élection nationale. - J.Bardella: Ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire est pour moi une règle numéro 1 quand on souhaite être parlementaire de la République. - Et si M.Le Pen est condamnée? - J.Bardella: Avec des si...
Il y a un appel. - Si M.Le Pen est condamnée, même s'il n'y a pas d'inéligibilité ou d'exécution provisoire, il n'y a pas de candidature possible pour elle. - J.Bardella: Si au début de l'année, les juges décident de condamner...
Peu importe la condamnation. Il y aura un appel. - S'il y a condamnation, il n'y a pas de candidature et ça vaut pour tout le monde. - J.Bardella: Evidemment, mais M.Le Pen est innocente. - E.Tran Nguyen: Invité à réagir ce matin sur RTL sur cette séquence, M.Le Pen a loué la relation de confiance qu'elle avait avec J.Bardella, mais ça tombe mal dans le contexte actuel. - T.Berteloot: On peut parler de bourde. - P.Cohen: On est sûrs?
Ou alors, un machiavélisme très poussé. - T.Berteloot: Il a l'air assez pris de court et étonné de ses propres déclarations. - P.Cohen: C'est un bon acteur. - C.Sapin: Il n'a à mon sens ni l'envie ni l'intérêt de "tuer la mère".
Il perdrait 100 % des cadres et 80 % des électeurs, d'autant plus que à qui sait attendre, tout vient à point. - A.-E.Lemoine: C'est fou, ce qui s'est passé sur ce plateau. - T.Berteloot: Déjà, J.Bardella semble ignorer que M.Le Pen a des lignes sur son casier judiciaire.
Elle a été condamnée en 2011, L.Aliot aussi. W.de Saint-Just, conseiller régional, a été condamné en 2021.
On se souvient de cette candidate investie alors qu'elle avait, en 1995, fait une prise d'otages. Là, ils sont revenus sur les déclarations de J.Bardella.
J.-P.Tanguy disait: "Il faut voir aussi quel est le type de condamnation." - P.Cohen: Bardella a dit que moins de 2 ans ferme, ce n'était pas grave. - A.-E.Lemoine: Il y a une grille, maintenant. - P.Cohen: Les mains propres, mais pas... - T.Berteloot: J.-P.Tanguy a dit que s'il y avait une condamnation de M.Le Pen, ce serait une condamnation factice parce que c'est un procès politique.
On n'accepte pas au RN cette décision judiciaire, quand bien même elle serait sur le casier judiciaire de M.Le Pen. - A.-E.Lemoine: Une dernière question sur le contexte.
M.Le Pen est très inquiète de la santé de son père hospitalisé depuis quelques jours. Ca joue aussi dans le contexte personnel? - C.Sapin: Ce qui est certain, c'est qu'elle ne se souviendra pas de ce mois de novembre comme le meilleur mois de sa vie.
C'est un contexte très compliqué, personnel, politique. - A.-E.Lemoine: C.Sapin, je rappelle votre dernier livre, "Les Moissons de la colère".
T.Berteloot, vous avez signé "La Machine à gagner: révélations sur le RN en marche vers l'Elysée". Restez avec nous pour la Story de M.Bouhafsi. - C'est là que la violence s'exprime vraiment, dans cet espace de quelques mètres carrés d'où personne ne ressort indemne.
Contrairement aux apparences, l'endroit le plus violent n'est pas toujours celui qu'on imagine. Malheureusement, c'est dans des chambres comme celle-ci que chaque jour, des enfants sont victimes d'atroces violences. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une statistique qui fait froid dans le dos.
En France, 1 enfant meurt tous les 5 jours sous les coups de ses parents. Nous avons pu assister exceptionnellement à une journée au sein de L'Enfant bleu, qui lutte contre les violences faites aux enfants. Les écoutants de l'association reçoivent en moyenne 50 appels par jour. - Bonjour.
Je suis Maryse de l'association L'Enfant bleu. ... - Qu'est-ce qui s'est passé après cette scène? - M.Bouhafsi: L'Enfant bleu reçoit environ 8000 appels par an.
Plus de 35 000 victimes ont été aidées depuis la création de l'association. C'est ici que les premiers cris de détresse sont adressés. Là, c'est une mère d'une famille d'accueil inquiète qui appelle. - Je vous écoute. - M.Bouhafsi: Les écoutants sont aussi là pour suivre les familles des victimes.
Plus de 1500 victimes et leur fratrie sont accompagnées administrativement et psychologiquement chaque année. 1 Français sur 4 déclare avoir été victime de violences graves durant l'enfance. Il faut offrir des solutions rapidement. - On a des appels, pour la plupart du temps des victimes de maltraitance, de violences sexuelles, physiques ou psychiques.
On prend l'échange téléphonique. Une réunion est organisée ensuite avec les professionnels, juristes et psychologues. Ca nous permet de restituer ce qui nous a été donné.
Quand on doit répondre à quelqu'un qu'il n'y a pas de solution parce qu'il y a prescription, parce que les faits ne sont pas assez concluants, ce qui est difficile, c'est de revenir vers la personne et de savoir qu'on va la décevoir, que ce ne sera pas la réponse qu'elle attend. Les professionnels peuvent très bien dire: "Si tu ne te sens pas de répondre, on peut prendre l'appel." - M.Bouhafsi: La direction de L'Enfant bleu a vu le nombre d'appels exploser après la vague MeToo, suscitant la stupéfaction mais aussi le soulagement de voir que la parole des enfants se libère. - La tendance, très clairement, depuis 2019-2020, c'est une augmentation nette des appels.
Entre 2019 et 2021, plus 50 % d'appels. Il y a un mouvement de libération de la parole. Ca veut dire pour nous, être présents pour répondre et accompagner ces victimes. - M.Bouhafsi: cette année, L'Enfant bleu a fait appel à la star du MMA, C.Doumbé. 50 % des enfants victimes de violences le sont au sein de leur propre foyer.
Il veut prévenir et briser le silence. - C.Doumbé: Je veux informer les gens.
J'ai une certaine notoriété. Le fait de mettre ma tête va marquer les esprits. La plupart des enfants qui ont subi de la maltraitance enfant deviennent eux-mêmes auteurs de violences envers les enfants.
C'est un engrenage qu'il faut étouffer dans l'oeuf. Ca passe par la prévention dans les écoles, auprès des parents, pour qu'ils éduquent leurs enfants. - M.Bouhafsi: Si vous êtes victime de violences sexuelles, physiques, psychologiques ou témoin, contactez L'Enfant bleu. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on peut soutenir l'association? - M.Bouhafsi: En faisant des dons sur Internet.
Plusieurs personnalités sont parrain de l'association. C'est défiscalisé à hauteur de 66 %. - P.Lescure: "Ouest-France" a décidé de quitter le réseau social X, ex-Twitter, qui appartient à E.Musk.
Le quotidien britannique "The Guardian" a également décidé de quitter X. Ce matin, F.-X.Lefranc, s'est expliqué sur sa décision. *-Le positionnement politique d'E.Musk, un homme puissant et riche, qui a fait le choix de la dérégulation totale sur son réseau, fait que ça devient un outil extrêmement dangereux, qui diffuse beaucoup de fausses informations, mais surtout, qui détruit les personnes.
C'est un espace sur lequel on se fait insulter, harceler. On doit se battre pour l'information vraie, juste, pour la dignité des personnes. C'est le combat qu'on mène.
On défend la démocratie humaniste. On ne peut pas accepter une telle zone de non-droit. - P.Lescure: Mes confrères, vous êtes tous les 2 sur X.
Vous continuez à publier, comme moi. Est-ce que vous vous posez la question de savoir si vous restez ou si vous allez migrer vers d'autres réseaux sociaux? - T.Berteloot: Je m'interroge.
A "Libération", on s'interroge. Beaucoup de journalistes ont commencé à migrer sur Bluesky. Depuis quelques mois, on a vu, par un algorithme différent, une montée de la violence, des commentaires.
On est tous les 2 en charge du suivi du RN. On est habitués à ça. Peut-être que pour des gens qui ne le sont pas, ils ont vu un basculement fort.
Il ne faut pas se leurrer, E.Musk était déjà sur Twitter avant de rentrer au gouvernement de Trump. - C.Sapin: De ce que j'en ai vu personnellement, les outrances et la violence sont antérieures à E.Musk sur son réseau social.
Si la stratégie est de quitter le terrain, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure stratégie. Au contraire, il faut continuer de s'y investir, mettre des contenus de qualité. C'est comme ça qu'on gagne la partie. - P.Cohen: La violence était là avant E.Musk.
Les algorithmes poussent la violence et la désinformation. - C.Sapin: Pour des comptes professionnels, c'est notre boulot, de croiser les informations et de les vérifier. - P.Cohen: Mais quand on va sur X, c'est sélectionné pour vous, vous avez une vague de violence et de désinformation. - P.Lescure: Il a 44 millions de followers.
Il justifie les nominations de Trump. Ce n'est pas fini. On écrit dans un journal, un média où le propriétaire affiche la couleur. - A.-E.Lemoine: Merci.
Merci d'être venus sur le plateau de "C à vous". "J'aurai ce bébé sur la conscience toute ma vie." Les mots de P.Palmade.
Aujourd'hui, P.Palmade était jugé à Melun. Dans la voiture qu'il a percutée, une jeune femme enceinte, dont la grossesse n'a pas pu aller à son terme.
Le comédien a fait face aujourd'hui à ses victimes. Il a écouté leur récit, leurs souffrances et leurs traumatismes, avant d'être appelé à la barre. Lui qui était arrivé par une porte dérobée avant de faire son entrée dans la salle d'audience. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-M.Décugis, grand reporter au service politique pour police justice pour "Le Parisien".
Le délibéré sera donné dès ce soir. P.Palmade sera fixé dès ce soir. 5 ans de prison dont 2 ferme ont été requis.
Il risque jusqu'à 14 ans de prison. La réquisition n'est pas aussi sévère qu'on aurait pu le penser? - J.-M.Décugis: Elle est dans la continuité des réquisitions du procureur dans cette affaire.
Il avait demandé la détention provisoire lors du défèrement. On l'avait mis en liberté sous bracelet électronique. Il avait fait un référé de détention quand le juge l'avait remis en liberté après qu'il a été mis sous écrou à l'hôpital.
Là, il demande une peine de 2 ans ferme. C'est quand même sévère par rapport aux coupables moyens dans des cas similaires, qui est à peu près de 9 mois ferme. Il est au-dessus de la moyenne dans des cas similaires. - A.-E.Lemoine: P.Palmade était présent à l'audience.
Dès qu'il en a eu l'occasion, il a demandé l'autorisation de se tourner vers ses victimes, assises au premier rang, pour leur demander pardon, se disant accablé, terrassé d'avoir causé autant de souffrance. Il sait que des excuses ne suffiront pas, il a semblé sincère à la barre. - J.-M.Décugis: Je crois qu'il est sincère, c'est l'impression qu'il donne depuis le début.
Il n'a jamais cherché à nier sa culpabilité. Il a reconnu tout de suite sa faute. Après, demander des excuses, c'est normal.
Mais je le trouve assez bon dans sa défense. Après, que les victimes ne lui pardonnent pas, il faut comprendre pourquoi. Quand on sait que leur vie est très meurtrie.
Il y a tout ce débat sur cet enfant né ou pas avant l'accouchement. Les experts ont été formels là-dessus. L'enfant était viable, mais il était mort avant l'accouchement.
On sait que le foetus n'est pas reconnu comme une personnalité juridique. Il est normal qu'il soit poursuivi pour des blessures involontaires. La jurisprudence est constante. - A.-E.Lemoine: Il n'est pas jugé pour homicide volontaire, mais il a expliqué à la barre: "J'ai tué un bébé.
Le mot qui me vient...
Je suis un meurtrier. Je suis responsable de la mort d'un enfant. Pour moi, c'est un bébé.
Je l'aurais toujours sur la conscience." Quelle peut être la portée de ses déclarations? - J.-M.Décugis: Il a été piégé par ses déclarations.
Oui, c'est la conscience, la morale. L'avocat a été très offensif. Il lui a demandé s'il était prêt à accepter d'être jugé pour homicide involontaire, il a dit non.
Il y a un décalage entre sa conscience et le fait qu'il accepte d'être jugé pour homicide involontaire. - P.Cohen: Ce n'est pas à un prévenu de juger sa qualification. - J.-M.Décugis: On lui a demandé. - P.Cohen: Vous aviez déjà vu ça? - J.-M.Décugis: Non, mais c'est assez courant.
Ca peut arriver. Je ne l'ai jamais vu en correctionnelle, comme ça. C'est assez rare. - A.-E.Lemoine: Le président aurait pu décider... - J.-M.Décugis: Il aurait pu décider de faire un supplément d'information.
Il ne l'a pas fait. C'est un signe qu'il considère qu'il doit être poursuivi pour des blessures involontaires. La loi est claire.
C'est ainsi. Après, on peut dire, comme le dit l'avocat, que la jurisprudence doit être réinterrogée, que la société a évolué, qu'il y a de plus en plus de drames routiers...
Cette audience a eu le mérite de créer un débat. Depuis le début de cette enquête, il y a un débat. On a beaucoup dit "trop de médiatisation, des accidents comme ça, ça arrive régulièrement".
C'est vrai, mais là, ça touche une personnalité sous l'emprise de la drogue. Ca permet de poser des questions et de faire évoluer le droit. - E.Tran Nguyen: C'est un procès très médiatisé.
Il est aussi suivi par des proches des victimes d'homicides routiers. C'est le cas de Margarita. - Mon fils a été tué le 2 février 2018.
Il n'a pas été condamné, le meurtrier. Le meurtrier de mon fils est libre comme l'air. - Qu'est-ce que vous espérez de ce procès? - Qu'il aille en prison, comme toutes les personnes qui tuent des gens innocents.
Ils conduisent sous stupéfiants, sous alcool, sans permis et ils font des accidents. Ils tuent des gens. Vous trouvez ça normal que, tous les jours, j'aille au cimetière, apporter des fleurs à mon fils, apporter de la lumière à mon fils, alors que ces gens, ces meurtriers routiers, ont toujours zéro condamnation. - E.Tran Nguyen: Elle insiste sur "meurtrier".
Elle voudrait que la qualification soit "homicide routier" et non homicide involontaire. Ca changerait quoi? - J.-M.Décugis: Les peines encourues seraient les mêmes.
Symboliquement, on parlerait d'homicide et non de blessures involontaires. Pour les victimes, c'est symbolique. Les peines seraient exactement les mêmes.
Ce texte a été voté au Sénat, au Parlement. C'est la dissolution de l'Assemblée qui a fait que ça n'a pas été possible. - P.Cohen: L'avocat des parties civiles était là il y a 2 jours.
Il a dit que ça ne changerait rien à ses yeux. - A.-E.Lemoine: Il a fait un récit sans fard aujourd'hui, des 3 jours qui ont précédé l'accident.
Il a mis 2 jours à émerger. Il ne se souvient de rien, ni de l'accident ni de ce sauvetage. Il raconte comment il a vécu 3 jours de chemsex à Paris puis dans sa maison. "On est comme des zombies, affamés..." Il a expliqué que, pour tenir le coup, pour éviter de s'endormir, il a sniffer quelques lignes de cocaïne juste avant de prendre la voiture.
C'est au-delà d'un homme dangereux qui a pris le volant, ce jour-là. - J.-M.Décugis: C'est aussi tout ce qu'il a pris avant.
Il a fait 8 injections de 3-MMC. 30 minutes avant, il s'était injecté cette drogue de synthèse après avoir pris de la cocaïne pour essayer de rester éveillé. Il le dit, c'est 3 nuits sans sommeil.
Il était complètement inconscient. La drogue l'empêchait d'avoir cette prise de conscience, d'après lui. Depuis des années, il ne cachait plus son addiction.
Il a essayé de faire des cures, il n'y est pas arrivé. - A.-E.Lemoine: Là, c'est le cas? - J.-M.Décugis: Visiblement, des analyses montrent qu'il est sobre.
Il les a produites au tribunal. A part cette rechute en boîte de nuit à Bordeaux, qui avait fait beaucoup de bruit...
On voyait une vidéo où il s'amusait, il dansait...
Ca avait été mis sur les réseaux sociaux. Ca avait choqué les victimes. Il s'est expliqué.
La juge l'avait entendu là-dessus. Elle avait été très ferme et sévère avec lui. Il avait expliqué qu'il était dans une situation de craving, qu'il avait une envie irréversible de se droguer.
Même si on a envie d'arrêter, il y a toujours des moments où on se retrouve dans une situation favorable, où on va plonger. C'est ce qu'il a raconté. Là, depuis plusieurs mois, il est totalement sobre.
Tout le débat était là. Il est à la fois dans le repentir, et à la fois, il y a cette question de la réhabilitation. C'est quelqu'un qui est malade.
La toxicomanie, c'est une maladie. Il le dit. D'abord, la drogue était un médicament pour se désinhiber par rapport à son homosexualité.
Puis, c'est devenu un poison. Aujourd'hui, les gens qui connaissent bien la toxicomanie pensent que c'est une maladie illégale. C'est une maladie. - A.-E.Lemoine: Merci.
Je signale votre dernier ouvrage...
Restez avec nous. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
Le mouvement des agriculteurs se durcit. - L.Sénéchal: Des actions aujourd'hui dans le Sud-Ouest, surtout à l'appel de la Coordination rurale, reconnaissables à leurs bonnets jaunes.
Les membres de ce syndicat agricole et des agriculteurs ont déversé du lisier à côté de Bordeaux, à Pessac. Le maire ne commande plus de foie gras pour des événements municipaux. Les agriculteurs décrivent une grande angoisse. - J'ai vraiment peur.
J'ai peur de ne plus avoir envie de faire ce métier. Je suis encore jeune. Je vois chez mon père, mon patron, partout, c'est très compliqué.
Il y en a qui étaient dans le orange, maintenant, on est tous dans le rouge. - L.Sénéchal: Même mode d'action à Agen.
C'est le noyau dur de la Coordination rurale. Le syndicat a déposé des déchets devant la préfecture, en plus des panneaux d'entrée de villes déboulonnés. Les 2 co-dirigeants du syndicat ont exigés de pouvoir parler au téléphone avec la ministre de l'Agriculture, avant d'être expulsés de la préfecture par la police. - La réponse qu'a le gouvernement pour le monde agricole: "On vous sort comme des chiens." - On n'a pas de réponse, ce soir.
On n'aura pas de réponse. On ne nous a pas répondu en début d'année. Ca veut dire que vous pouvez crever. - L.Sénéchal: Quelques heures plus tard, ces mêmes représentants ont insisté pour avoir M.Barnier, le Premier ministre, au téléphone.
Le Premier ministre a été ministre de l'Agriculture il y a une quinzaine d'années. ... - L.Sénéchal: Malgré ce coup de fil, la Coordination rurale entend bloquer 3 centrales d'achats en région Nouvelle-Aquitaine.
Une première a été occupée par 20 agriculteurs. Ces actions radicales, voire violentes parfois, sont inacceptables, pour la ministre A.Genevard. - A.Genevard: Je le dis aux membres de la Coordination rurale qui, dans 6 départements, se sont livrés à des actes de dégradations.
Ca n'est pas raisonnable. Ca ne sert pas la cause agricole. - L.Sénéchal: Nous sommes en pleine période électorale.
En 2019, la Coordination rurale a obtenu 3 départements. Tout ce qui est en vert, c'est la l'alliance de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. - Dès jeudi, à l'initiative des départements, nous serons à nouveau sur le terrain avec les Jeunes Agriculteurs pour dénoncer les entraves à l'agriculture, tout ce qui contraint notre activité. - L.Sénéchal: Ce sera sans doute comme ça jusqu'aux élections, fin janvier 2025.
Dans les Pyrénées-Orientales, le blocage de l'A9 a été levé par la Coordination rurale. - A.-E.Lemoine: Demain, la moitié de la France sera en vigilance orange. - L.Sénéchal: Une pente qui va de la Bretagne jusqu'à l'Alsace.
Soyez prudents sur les routes. La neige se rapproche. Elle est tombée ces dernières heures en Belgique.
En Normandie, c'était cet après-midi, avec du grésil proche de former des flocons. Demain, la Basse-Normandie sera blanche. Jusqu'à 10 cm attendus.
C'est déjà le cas dans les Hautes-Alpes, à 1600 m d'altitude. C'est pour nous préparer à un climat déréglé, un monde très chaud que ce camion sillonne la France. A l'intérieur, un monde à plus de 50 degrés.
Une série d'expériences physiques. - Malheureusement, la chaleur va arriver de plus en plus fort. A quelle intensité?
On ne sait pas, mais ça va arriver. Cette conscience, tout le monde l'a. On ne bascule pas dans l'acte pour éviter ça.
Il faut ressentir une émotion physique pour prendre la décision de changer. Cette décision d'action va passer par une émotion sensorielle qu'on ressent. C'est ce qu'on fait vivre ici.
Quand on a vécu 30 minutes ici, c'est rare que les gens me disent que ce sera chouette de vivre sous 50 degrés. - L.Sénéchal: Ce monsieur a conçu le camion.
Il est connu pour des expériences scientifiques. 50 degrés, ce sera possible sous nos latitudes en 2050. Pour nos corps, tout va devenir plus dur.
Marcher, faire du vélo, même des exercices... - 4 km/h, c'est la vitesse de marche quand on est détendu dans la rue.
Là, on va faire ça pendant 10 minutes. - On sent que ça chauffe. Vous enlevez votre veste? - Oui.
On va faire le parcours sans toucher. Au début, on fait très attention. Petit à petit, on va commencer à être plus nerveux.
On va avoir du mal à se concentrer. On va toucher plus souvent. - L.Sénéchal: Ca peut même devenir dangereux.
Pas seulement pour nous. La caméra de "C à vous" a aussi souffert. ... - L.Sénéchal: Rassurez-vous, la caméra n'est pas morte.
Un petit tour dans le froid et c'est reparti. - C'est pour montrer toutes les difficultés potentielles pour vous, les objets, pour les caméras...
Tout est remis en cause, dans un monde à 50 degrés. Il faut prendre conscience de 2 choses. On peut encore éviter ça.
Si on ne fait rien, on aura ça pendant 6 à 8 semaines par an. Si on réduit notre impact, ce sera 2 à 3 jours par an. Il faut se poser la question de ce que seront nos sociétés dans ces conditions.
Il faut s'y préparer. - L.Sénéchal: Après ce genre d'expérience, les visiteurs sont sensibilisés au calcul de leur empreinte carbone.
Ce camion prend la direction de Lille. - A.-E.Lemoine: Un camion électrique? - L.Sénéchal: Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: Trump continue de choquer en annonçant son futur gouvernement. - L.Sénéchal: Il a nommé la cofondatrice de la plus grande ligue de catch au monde.
La voici dans ses oeuvres. ... - L.Sénéchal: C'est celle du dessous, Babeth.
Elle aura pour mission de fracasser l'éducation nationale américaine, de laisser aux Etats les mains libres. Les plus conservateurs, comme l'Oklahoma, ont déjà introduit la Bible parmi les manuels scolaires. C'est ça, le futur des Etats-Unis sous D.Trump.
Son mari et partenaire en affaires est accusé d'agressions sexuelles. McMahon est une fidèle de Trump. - Une catcheuse à l'éducation et un chirurgien star des plateaux télé à l'assurance maladie.
C'est le Dr Oz. Il a pour mission de "réduire le gaspillage à la fraude au sein de l'agence gouvernementale". C'est lui qui a fait la pub de l'hydroxychloroquine.
Il sera sous la responsabilité du vaccino et covido-sceptique R.Kennedy Jr. Le président Trump était hier avec E.Musk, qui est en charge des coupes budgétaires drastiques.
Ils ont assisté au lancement de la plus grosse fusée jamais construite. Lancement réussi à moitié. Ca s'est reposé dans l'océan.
Ce n'est pas un échec, d'après E.Musk. - A.-E.Lemoine: Des nouvelles du monde de l'animation. - L.Sénéchal: La disparition à 83 ans de B.Després.
La dessinatrice et co-créatrice de "TomTom et Nana". "TomTom et Nana" figurait dans le premier
Marine Le Pen