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interviewEmmanuel Macron (sur YouTube)· 10 juin 2025 149 minAutoproduit

Urgence océan : un sommet pour tout changer. Nos échanges en direct sur France 2.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

organisé sur les océans. Nous sommes au cœur de ce sommet. À quelques mètres seulement de là où tout se passe, où défilent depuis 2 jours les chefs d'état du monde entier, là devant nous et devant la Méditerranée, ces océans qu'on connaît si peu, qu'on connaît si mal, qui sont si nécessaires à notre survie mais qui sont en danger.

Et c'est parce que ce qui se joue ici à Nice est crucial pour nos enfants et nos petits-enfants, qu'il tenait à être là pour en parler ce soir. Le président de la République, Emmanuel Macron, sera notre invité. dans quelques instants et je le dis ici avec force, les abys ne sont pas à vendre et pas plus que le Groenland n'est à prendre, pas plus que l'Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre, pas plus que les licences de pêche des pays en développement ne sont à donner, pas plus que les données scientifiques ou la sécurité des populations littorales ne sont à sacrifier.

Ça c'était Emmanuel Macron hier ici à Nice devant les chefs d'état du monde entier et nous on a beaucoup de questions à lui poser ce soir. La France est le deuxième plus grand domaine maritime du monde. Alors que fait notre pays pour protéger les océans ?

Le président de la République est-il à la hauteur ? S'il incarne la résistance face à Donald Trump sur certains sujets, il est aussi critiqué par les scientifiques et les associations sur beaucoup d'autres. Aucune question interdite ce soir Léa.

On va aborder tous les sujets sans tabou. Oui, aucune question interdite et sans tabou avec nos quatre grands témoins de la soirée. Bonsoir à vous.

Bonsoir Thomas Pesquet. Merci d'être avec nous. Notre héros français, vous avez tenu à être là ce soir parce que vous avez vu à l'œil nu depuis l'espace, depuis la station spatiale internationale, vous avez vu les océans avec leur beauté et avec leur fragilité et depuis vous avez été bouleversé et vous avez décidé de vous engager pour les océans.

Merci d'être là. et vous avez, je le sais, des questions à poser au président de la République. Il va y répondre dans quelques instants.

Merci bien. Bonsoir Marie- Joséprec. Merci infiniment d'être avec nous sur ce plateau.

Vous êtes l'une des plus grandes athlètes françaises de l'histoire. On se souvient tous du moment où vous avez allumé la vasque olympique avec Teddy Riner dans le jardin des Tuileries l'été dernier pour les Jo. Marie-José, si vous êtes là ce soir, c'est parce que l'an dernier à la même époque, vous avez traversé l'Atlantique pour ramener la flamme olympique en Guadeloupe sur un catamaran.

Et cette traversée de de l'océan vous a transformé. Ça a été un choc pour vous. Vous allez nous expliquer pourquoi.

Également à côté de vous Marie Jo Laurent Balesta. C'est l'un des plus grands explorateurs du monde entier. Vous êtes biologiste, vous êtes photographe.

Vos photos ont été primées dans le monde entier et vous avez passé 24 heures avec 700 requins. 24 heures avec 700 requins. Les images sont époustoufflantes.

On va les montrer tout à l'heure. Et vous êtes capable, je le dis au public et à ceux qui nous regardent, de nous faire pleurer avec un mou. On verra si vous arriverez à émouvoir le président de la République.

Et puis une femme extraordinaire, Léa, une femme qu'on adore, l'une des plus grandes scientifiques du monde, glaciologue, elle travaille au Svalbard, c'est tout proche du pôle Nord. C'est elle qui a amené Tom Cruise au pôle Nord pour qu'il constate de lui-même la fonte des glaces. Bonsoir Iy Svestre, merci infiniment d'être avec nous ce soir.

On a plein de questions pour vous. Et j'ajoute enfin qu'il y aura tout à l'heure le grand défenseur des baleines, le capitaine Paul Watson, qui a passé 4 mois en prison au Groenland, qui sera là et qui rencontrera également le président de la République, Emmanuel Macron, qui discute, qui négocie, qui bataille au plus haut niveau avec les chefs d'état du monde entier depuis 2 jours pour tenter de mieux protéger les océans. Que peut-il nous annoncer de concret ce soir ?

Pourra-t-il résister à Donald Trump qui a lui boycotté ce sommet ? On accueille tout de suite le président de la République, Emmanuel Macron. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] Bonsoir monsieur le président.

Installez-vous, je vous en prie. Bienvenue. Bonsoir monsieur le président et merci d'avoir accepté notre invitation ce soir.

Je crois qu'une telle émission en prime time autour d'un événement historique sur les océans, c'est du c'est une première, c'est du jamais vu. Vous répondrez aux questions de nos quatre témoins. Ils attendent des réponses claires, vous le savez, et nous aussi.

Mais avant cela, pas ne pas vous interroger sur ce qui s'est passé aujourd'hui. La France est choquée et enillée ce soir après la mort ce matin à nos gens en Haute Marne d'une assistante d'éducation de 31 ans, mère d'un petit garçon. Euh le suspect est un élève de l'établissement qui aurait tué de plusieurs coups de couteau lors d'un contrôle de sac devant le collège en présence de la gendarmerie.

Votre réaction, monsieur le président, à ce nouvel acte de violence inoui commis par un mineur de 14 ans. Merci d'abord, merci de m'inviter sur votre plateau et d'organiser en effet une telle une telle émission inédite dans ce moment si important. C'est d'abord l'émotion, l'émotion que qui traverse tout le pays.

Nous pensons à Mélanie, à sa famille, à ses collègues et je sais que c'est une émotion qui touche tout particulièrement évidemment nos enseignants et toute la communauté éducative du pays et nous sommes là. Ensuite, c'est évidemment la réaction immédiate. Le Premier ministre en a parlé ce soir.

On ne découvre pas cette violence et on a d'ailleurs pas attendu. Et ce qui est arrivé ce matin, je parle avec la réserve qui convient, mais c'est fait au moment justement d'un contrôle, c'est qu'on a multiplié les contrôles parce qu'on a vu une véritable épidémie en effet de d'armes blanches aujourd'hui qu'on trouve chez les enfants, les adolescents et qui sont une menace pour eux et pour leurs enseignants et pour tout à chacun. Et la réaction doit être très claire.

On va intensifier les contrôles mais surtout renforcer les interdictions. C'est pas possible qu'un enfant, qu'un adolescent une arme blanche ou dans la rue ou à l'école. C'est la responsabilité des parents.

C'est la responsabilité des vendeurs. Mais ça veut dire qu'on va durcir les règles. Ça veut dire qu'on va mettre des sanctions massives financières, des interdictions.

On ne pourra plus vendre ces armes blanches. On ne pourra plus, un jeune de 15 ans ne pourra plus acheter un couteau sur internet. C'est plus possible.

Et c'est exactement cela qu'on va faire. Le Premier ministre l'a annoncé ce soir et c'est d'ailleurs ce que le Premier ministre avec le ministre de l'intérieur et la ministre de l'éducation nationale avait préparé ces derniers mois. Euh plusieurs parlementaires étaient engagés dans ces travaux.

Madame la députée Naimam Moutchou avait proposé d'ailleurs des choses allant en ce sens et donc le gouvernement était en train de le préparer parce que ça n'est pas malheureusement un acte isolé. On a de plus en plus d'attaques ou de tentatives d'attaque. Donc ça c'est la réponse, si je puis dire immédiate, mais de manière plus large, on voit tous que nous nous vivons dans une société de plus en plus violente et cette violence touche nos enfants et nos adolescents.

Ils sont de plus en plus jeunes. On pense on pense au jeune Elias aussi tué il y a quelques temps, j'ai vu la famille il y a quelques jours à la sortie de son club de foot euh avec des mineurs qui avaient des machettes en plein Paris. Comment c'est possible monsieur le président de la République ?

C'est possible parce que c'est la société dans laquelle nous vivons, pas qu'en France à peu près partout dans le monde et nous avions vu aussi les horreurs qui sont communises partout mais nous nous ne voulons pas de ça en France. Mais comment vous l'expliquez l'explosion de de cette violence ? Il y a pas qu'un facteur et qu'on commence à l'expliquer, on donne le sentiment qu'on la justifie.

C'est pour ça que je commence par dire zéro tolérance, on doit pas accepter que ça existe. On en est là. Et donc il faut en effet maintenant réagir très fort, très ferme vis-à-vis des familles, de ces jeunes et de tous ceux qui vendent et les mettre face à cette interdiction.

Ça c'est ce que le gouvernement va mettre en place. Ensuite, comment on en est là ? Moi, j'ai quelques explications qui sont maintenant documentées, en tout cas, qui ont été consolidé là aussi par des observateurs des chercheurs.

D'abord, l'explosion des familles. Nous vivons dans des sociétés où depuis 20 ans, les familles ont explosé. Et souvent chez ces jeunes qui sont très violents, c'est des familles qui ont explosé.

C'est souvent des mamans seules dans 90 % des cas qui élèvent les enfants qui peuvent être débordés. C'est très dur d'élever un enfant et un ados. Et donc moi, j'incrimine personne.

Mais c'est une réalité de notre société. On n'a pas fait assez attention à ça. Alors, on a essayé de faire des choses ces dernières années, d'accompagner mieux les mamans de quand souvent les pensions alimentaires sont pas payé, mais ça n'est pas suffisant.

Faut être beaucoup plus dans le soutien. C'est pas l'école qui peut prendre ce relais. La deuxième chose, je vais vous le dire, ce sont les réseaux sociaux.

Et ça, on le sait. Il y a une commission écran qui m'a rendu ses travaux. Il y a maintenant des travaux qui ont été faits par les plus grands scientifiques américains.

Je pense à je à monsieur Hate qui a qui a rendu ce ce travail qui s'appelle Génération perdue. En fait, on vit avec la génération qui ça a commencé hier, c'était en 2015, qui de manière native est sur Instagram, sur X, sur TikTok, il y a pas de réseau qui échappe à et on peut rien faire et on peut rien faire. Je suis maintenant c'est du niveau européen mais on va se on a lancé la mobilisation.

Moi, je porte l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Et on peut le faire parce que toutes ces plateformes ont la possibilité par la reconnaissance faciale ou des des identifiants de vérifier l'âge. Tous nos jeunes, ils sont sur ce qu'on appelle pronote pour rentrer, vous le savez si vous êtes parents d'élèves pour les carnets.

Donc on sait avec prenot avoir un numéro d'identifiant et dire est-ce que tu as plus de 15 ans ou moins de 15 ans ? On sait faire de la reconnaissance faciale et je vais vous dire c'est exactement ce qu'on a fait avec la régulation européenne pour réguler les sites pédopornographiques, pardon pornographique tout court pour faire justement une vérification de la majorité. Ils sont d'ailleurs en ce moment en train de raller pour la France parce qu'on l'applique et donc on doit interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce qu'en vérité et vous allez le faire quand ?

Et ben je vais vous dire c'est simple, je nous donne quelques mois pour arriver à faire la mobilisation européenne sinon sinon je négocierai avec les Européens pour que nous on commence à le faire en France. On peut pas attendre. Euh il y a 4 jours dans la presse régionale, monsieur le président, vous vous reprochiez à certains, je vous cite, de brainwasher sur les faits d'hiver, de faire du lavage de cerveau sur les faits d'hiver.

Aujourd'hui, avec ce meurtre horrible, ils peuvent vous reprocher d'être en décalage avec la réalité, d'être dans le déni vis-à-vis de la de l'insécurité. Marine- Le Pen parle de déconnexion. Oui, parce que Marine Le Pen est malhonnête et sans pudeur.

Sans pudeur parce que quand il arrive ce qui s'est passé aujourd'hui, on ne commande pas. On est dans l'accompagnement, on est dans la l'affection et dans l'action. Et après, comme toujours, on sort les propos de leur contexte.

Qu'est-ce que j'ai dit ? On m'interroger sur justement notre sujet du jour, l'écologie. J'ai dit "Ce qui est formidable, c'est que il y a des moments d'indignation puis après ça sort complètement du débat public, complètement." Et ce que je dis, c'est ce que notre société vit, c'est la tyrannie du fait d'hivers.

Je parle pas du tout des drames quand ils arrivent comme ça, mais enfin on a pendant 15 jours eu un débat national sur les puces de lit. Là, ça c'est des fait 15 jours d'un seul coup les punaises de lit. Merci de me corriger ch merci beaucoup.

Oui, mais c'est un fléo pour beaucoup de gens. C'est un FL pour beaucoup de gens auquel on s auquel on s'est attaqué mais avec beaucoup de désinformations qui étaient fait brainw mais je dis simplement qu'il y a des gens qui regardent la télévision et qui aujourd'hui ou les réseaux sociaux sont dans une société de l'information qui passe d'un fait d'hivers à l'autre et donc ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir de la considération pour les personnes qui vivent cela, accompagner les familles ce que je fais depuis 8 ans de là où je suis qu'il ne faut pas réagir de manière intraitable quand on parle d'insécurité depuis le premier jour je suis mobilisé sur l'insécurité avec les gouvernements successifs et qu'il s'agisse de la lutte contre le terrorisme où on a mis en place une politique inédite, qu'il s'agisse de la lutte contre les narcotrafic on est encore en train de le faire de la sécurité du quotidien sans coup férir et sans jamais arrêter on a agi on a créé des moyens on a répondu mais on ne peut pas vivre dans une société où on passe d'un fait d'hiver à l'autre qui brainwash bah certains de vos collègues faut bien le dire parce que et certaines de des mouvements politiques qui considèrent que c'est bon pour eux d'être tout le làdans et qui disent au fond vous faites jamais rien. Et donc il rendent ils finissent par rendre les gens fous parce que les gens le sentiment de vivre dans un monde d'un fit vers l'autre et en effet on passe des punaises de l'île le matin à un drame qui s'est passé la journée donc c'est la faute c'est la faute des journalistes c'est la faute des chaînes d'info.

C'est je dis tous que on devrait avoir une forme de discipline collective qui est évidemment de commenter l'actualité mais aussi de parler comme on le fait ce soir des sujets de fond. C'est-à-dire que oui, il faut être au côté, il faut être au côté de celles et ceux qui sont des victimes. Oui, il faut répondre de manière intraitable, mais il faut s'attaquer aux causes profondes.

En tout cas, si on veut une société qui avance. Et donc, je disais cela à vos collègues et j'assume totalement, on ne peut pas avoir un débat public et en particulier un débat politique qui devient en quelque sorte du suivisme de l'actualité. Parce qu'à chaque malheureusement, mais d'ailleurs ça a toujours été le cas, à chaque minute de la vie de la nation, il y a un drame.

Allez simplement il y a 20 ans, il y avait pas les réseaux sociaux, il y avait pas les chaînes permanentes, il y avait pas une forme justement de mouvement permanent. Mais si on fait ça, on devient tous on vit dans une société de la violence et on ne se pose jamais pour en Non mais on ne se pose jamais c'est pas c'est pas le sujet ce soir et on vous a inviter sur les océans mais on pourrait vous dire on ne vit pas c'est pas la les chaînes d'info et les réseaux sociaux vous-même vous avez parlé de décivilisation au processus de décivilisation parce que nous devons est violent la société est violente c'est pourquoi ce qu'on a dit un instant sur les réseaux sociaux sur ça ce sont des réponses et je pense que notre débat public doit beaucoup plus se poser sur comment on traite la racine. Comment on arrive à justement traiter ce problème d'une société où tant et tant de famille explose et on a des enfants qui sont livré à eux-mêmes, des adolescents livrés à eux-mêmes ?

Comment on pose de manière apaisée mais exigeante le débat qui consiste à dire nos enfants, nos adolescents, on ne peut pas les mettre devant des écrans avant 4 ans, on ne peut pas les mettre devant les réseaux sociaux avant 15 ans. Interdiction donc comment comment on avance justement pour comprendre ce qui se passe et permettre de le limiter ? Comme ça que je vois le débat public dans une démocratie moderne et donc comment on parle d'économie de manière constructive et d'écologie de manière constructive.

Et on y va. Il était impossible pour nous de ne pas commencer en vousant réci pour merci à cet égard de me permettre de dire mon émotion, ma solidarité pour euh en effet Mélanie et sa famille et tous ses collègues de dire que le gouvernement est à la tâche et qu'on fera tout pour évidemment apporter des réponses concrètes et que surtout nous sommes mobilisés pour apporter une réponse en profondeur. Mais surtout je ne veux pas céder aux manipulations qui ont eu lieu ces dernières heures et merci de m'avoir permis de rétablir les choses.

Et maintenant les océans. Oui et on commence monsieur le président avec une lettre. Une lettre que nous envoie l'une des personnalités préférées des Français.

C'est la lettre de Sophie Marceau pour les océans qu'elle vous adresse à vous monsieur le président et qu'elle nous adresse à nous tous. Vu d'ici, tout est bleu, presque parfait. Notre planète Terre est une planète mer.

L'océan est partout. Il nous protège. Il nous permet de respirer.

Il régule notre climat. Il nous nourrit, nous soigne, nous émerveille. Mais nous lui en demandons toujours plus.

Plus de pêche, plus d'exploitation et donc plus de pollution. Nos plus grandes espèces sont menacées. L'océan s'épuise.

Réceptacle silencieux de nos excès. Il brûle. Mais ce n'est pas seulement la vie marine qui est en jeu.

Si l'océan meurt, nous mourrons avec lui. Aujourd'hui, nous pouvons faire date, nous lever et livrer ensemble l'un des plus grands combats de l'histoire de l'humanité. Les dirigeants du monde entier se réunissent et peuvent encore tout changer.

Mais nous pouvons tous agir. Écoutons ceux qui se battent pour protéger et réguler. À leur côté, chacune et chacun d'entre nous a un rôle à jouer.

Nous sommes la génération qui peut choisir entre l'abîme ou l'espoir. semble maintenant faisant ce choix pour l'océan, pour l'humanité. Merci Sophie Marceau pour cette lettre et je voudrais que vous regardiez cette photo, monsieur le président.

C'est vous, normalement, elle va s'afficher. C'est vous. Vous aviez quel âge ?

Par contre, il va falloir prendre le micro. Ouais, je sais pas une 10 12 ans. Ouais, parce qu'on parle beaucoup de de chiffres et de sciences quand on parle des des océans, mais c'est aussi des émotions les océans.

Est-ce que vous vous souvenez de la première fois que vous avez mis un masque et que vous avez plongé la tête sous la surface ? Ah très bien ? Oui.

Qu'est-ce que vous avez ressenti ? C'était où ? C'était dans ma dans ma mer chez moi, si je puis dire.

C'est-à-dire en Betsum. Ouais. Et qui est un endroit magnifique pas loin du Marcaner qui est un superbe espace protégé plutôt pour les oiseaux.

Alors, c'est une mer où il y a beaucoup de passages et beaucoup de maré plus qu'en Méditerranée. Donc, c'est pas les mers où on voit le plus de poissons, je vais pas vous mentir, quand on plonge, j'ai découvert ça plus tard quand je suis venu en Méditerranée, mais c'est un c'est des moments magnifiques parce que c'est la peur d'abord quand on est enfant et puis après c'est découverte de quelque chose d'organique. On a tous vécu ça.

Et moi, c'est le souvenir des marées, des pêches à la crevette et de cette eau si salée. Vous tous autour de la table, en un mot l'océan pour vous Thomas Pesquet. Un motie Joere.

Alors moi je dirai pêche avec la famille. Pêche avec la famille. Laurent Balesta.

Les plus grands mystères ID Sévestre la vie tout simplement. Monsieur le président on a appelé cette émission urgence océan un sommet pour tout changer à un moment où le monde est plus fracturé que jamais. On dit souvent que c'est le sommet de la dernière chance mais là est-ce que c'est vraiment ça ?

Beaucoup de gens ont le sentiment que ce genre de rassemblement avec des chefs d'état c'est beaucoup de blabla. peu d'action. Est-ce que ce qui se joue ici à Nice aujourd'hui, c'est vraiment historique ?

Oui, c'est vraiment historique et et donc merci de l'avoir ainsi bien posé. Bah c'est historique parce que le le petit film et la lettre de Sophie Marceau le disait très bien. Nos océans, c'est les c'est les trois/4 de la de la planète, mais c'est surtout en fait ce qui nous fait en effet vivre, c'est la vie avec son mystère parce que c'est d'abord ce qui contribue à produire notre oxygène.

Voilà, la moitié, c'est un réservoir de biodiversité extraordinaire et en fait encore inconnu parce que dans ces fameux grands fonds marins, on y reviendra mais il y a une biodiversité qu'on connaît pas. C'est ce qui attrape, capture à peu près un/art des émissions de CO2 qu'on produit chaque jour. Donc c'est quelque chose qui qui nous aide à à respirer et qui ralentit le réchauffement.

Et puis c'est un régulateur extraordinaire de chaleur parce que on parle de réchauffement des impacts mais 90 % de la chaleur qui sort de de la planète, elle est absorbée par les océans. Et donc rien que pour ça, avec ces quelques chiffres, on comprend que nos océans, c'est ce qui nous permet de vivre et c'est la vie. Donc on a énormément besoin d'eux et comme ça a été dit, ils sont menacés parce qu'il y a pourquoi ? parce que il y a de la surpêche, c'est-à-dire cette fameuse pêche illicite, non mesurée, non traçable avec vraiment une pêche qui s'est industrialisé.

Et moi j'ai par longuement tout à l'heure, mais j'ai rappelé les chiffres, un poisson sur 5 qu'on mange aujourd'hui sur la planète, il vient de cette pêche illégale non mesurée, non tracée, la fameuse pêche INns parce que notre océan comme pour tout, mais c'est en quelque sorte là où les fleuves arrivent. Donc il est victime de toutes les pollutions terrestres et donc il est en train d'étouffer par le plastique. Et en Méditerranée, c'est plus encore plus grave qu'ailleurs parce qu'il y a tout le plastique qui arrive qu'on voit, qu'on retrouve.

J'étais avec des explorateurs qui me parlaient de de plonger qu'ils avaient fait à 4000 m. C'est Je leur dit qu'est-ce que vous avez vu ? J'ai croisé alors ils sont moins chanceux que Laurent dans ces photos qui sont magnifiques.

Mais vous aussi vous l'avez d'ailleurs vu dans vos expéditions et vous me l'avez dit. J'ai croisé tel poisson et des plastiques. On va vous montrer des photos et les microplastiques, ceux qu'on ne voit pas sont encore pire parce que c'est ceux qui étouffent longement.

Mais ensuite, juste pour que vous compreniez l'enjeu et qu'on dise que c'est bien la dernière chance, il y a des espèces qui sont en train de disparaître. Il y a donc cette cet océan qui a déjà les conséquences du réchauffement climatique parce que sa température monte. Ça veut dire que on a des tas d'endroits du globe où nos récifes coraliens sont en train de disparaître.

Ils blanchissent tous mais on sait que ils peuvent pas résister à des montées de température trop importantes. Et il y a des récifs coraliens qui déjà disparaissent. On a nos glaciers et l'épaule qui sont en train de fondre.

Et aujourd'hui, vousz avant de vous retrouver, j'étais avec des dirigeants qui sont venus du bout du monde pour ce sommet. Ce sont des dirigeants de pays tout valou par exemple si on pense à cette île qui vous disent les yeux dans les yeux en 2050 nous n'existerons plus. Voilà, on disparaît.

Et donc si on pense pas que c'est la dernière chance quand on voit tout ça et que c'est un combat vital, donc c'est le combat de tous les combats, c'est-à-dire c'est le climat, la biodiversité, l'eau, l'alimentation et la santé. Et ben écoutez, on va revenir sur tous ces points et donc pardon. Oui.

Non, dernière chance, vous le dites, sommet important et c'est pour ça qu'on est là et que vous êtes là également et qu'ils sont là également parce que oui, il y a une mobilisation et une vraie prise de conscience mais il y a un grand absent. Regardez-le, il est là, vous le connaissez bien, Donald Trump. Euh le il a la tête de la première puissance maritime du monde.

Est-ce qu'on peut faire sans lui ? Quand Donald Trump ne vient pas à votre sommet, quand il boycotte, est-ce que ça sert à quelque chose de faire un sommet ? Ah mais résolument parce que je vous rassure, si j'avais attendu depuis 8 ans, parce que j'ai déjà travaillé avec Donald Trump, si j'avais attendu qu'il soit là pour qu'on fasse des sommets sur le climat, on aurait pas beaucoup avancé.

Or, on a beaucoup avancé sur ces sujets ces dernières années, dont l'océan. Moi je les françaises et les Français peuvent être fiers et toutes les équipes. Moi, j'ai une immense gratitude pour les les bénévoles, les associations, nos scientifiques, les dizaines de milliers de participants pour les équipes du Quédoré et du ministère de de l'écologie et de l'environnement qui se sont mobilisés, qui ont fait un travail formidable pour que Nice se tienne.

Et je veux en profiter pour remercier le maire de Nice, l'ensemble de ces services, la métropole, la région et l'État. Non mais c'est très important parce que c'est un moment de fierté. On est là devant, c'est important.

C'est un moment mais il faut des des annonces concrètes. Oui. B j'y viens tout de suite.

Mais d'abord, je veux vous dire que première chose, attendez monsieur le président sur Donald Trump vous avez annoncé que dans 5 jours dimanche je crois vous irez au Grenland qui est un territoire que Donald Trump veut annexer. Est-ce que c'est un message est-ce que c'est un message direct que vous lui envoyez Oui, bien sûr. C'est un ter c'est un territoire du Danemark et ça participe aussi d'un bien commun de l'humanité parce que au Groenland, c'est déjà justement la région artique.

On veut faire comme dans l'Antarctique, c'est-à-dire trouver des traités internationaux qui vont réguler. On veut protéger, on veut que les scientifiques fassent leur travail et on veut pas que ce soit un terrain de confrontation. Donc vous y allez pour lui dire "Tu l'auras pas le Groenland." J'y vais pour être en solidarité avec le premier ministre de Grenland qui d'ailleurs est avec nous pendant cette conférence avec la première ministre du Danemark parce que c'est un territoire danois et pour dire on est là et on veut on est prêt à se réinvestir pour pas qu'il y ait de la prédation et pour pas qu'il y ait de menace mais je veux être claque que Donald Trump est l'ennemi de la science et l'ennemi des océans pour vous vous savez moi je travaille au quotidien avec Donald Trump quand on parle de proche orient quand on parle d'Ukraine et autres donc je suis pas là pour invectiver mes collègues mais sur le scientif je ne partage pas son approche de la science du tout mais laissez-moi juste dire ce qui est en jeu en en enjeu là et avant d'arriver à la science la conférence les États-Unis d'Amérique c'est la première puissance maritime.

La France, c'est la deuxè deè on avait ici le Brésil de Loua qui est venu, toutes les îles pacifiques, l'Afrique, le Pérou, l'Argentine et cetera. Quand on a 92 % des droits de vote dans la copropriété, c'est pas celui qui a 8 % des droits de vote qui peut bloquer les travaux. Bah, c'est ça la conférence d'aujourd'hui.

Il y a quelqu'un qui a 8 %, il a 8 %. Ouais. 92 % était là.

Ça nous bloque pas. Et vous savez pourquoi ça nous bloque pas ? Le meilleur exemple, c'est ce qui était au cœur de cette mobilisation de ce qu'on a fait, le fameux traité international sur la protection de la haute mer.

Ah là, vous allez très vite parce qu'on va l'aborder, on vaer chacun des c'est le meilleur exemple parce que ça montre qu'on la haute le traité sur la haute mer mais je vais vous dire donc un ça bloque pas parce que oui, on peut créer du droit international contraignant, on peut sauver de la recherche, on peut avancer sans les États-Unis d'Amérique parce que parfois on crée du droit qui va s'imposer aux États-Unis. C'est ça la beauté du droit international mais surtout on fait bouger tous les autres. Il y a jamais eu dans l'histoire de l'humanité une telle mobilisation pour les océans.

Une cinquantaine de chefs d'état et de gouvernement, plus de 100 pays qui se sont mobilisés pour prendre des décisions très concrètes. Et on va voir alors on peut parler de la science maintenant. On y revient.

On va parler de la science. Non, la science on peut dire un mot et notamment sur les scientifiques parce qu'il y avait près de 2000 scientifiques qui étaient ici à Nice aujourd'hui. Les scientifiques qui sont malmenés aux États-Unis, vous le savez, on leur coupe les budgets de la de la recherche, on les censure, on les vire.

Euh, il y a même des scientifiques américains qui voulaient venir ici pour ce sommet de Nice. Ils ont été interdits. Donald Trump leur a interdit de venir, les agences fédérales.

Euh, qu'est-ce que vous dites à ces scientifiques américains aujourd'hui qui sont malmenés ? Venez chez nous, venez en Europe, venez en France. Bon, vous allez gagner moins d'argent mais venez quand même.

Choose France for Science, on l'a lancé il y a plusieurs semaines. Non, mais c'est ça la réalité. Et j'avais pris la même initiative après l'annonce d'une sortie des accords de Paris en 2017 avec pardon encore de l'anglais 6isme mais make me our planè Great Again et on a des centaines de chercheurs qui sont venus rejoindre des programmes français.

Beaucoup sont encore là et ils nous ont rendu plus forts et on permet de continuer la recherche. Il y en a des scientifiques qui sont là depuis 3 mois qui Donald Trump qui il y en a combien qui sont venus ? Il y en a plusieurs dizaines qui fait grâ qui vient en France et d'ailleurs on a européanisé ce programme.

C'est pour ça que avec la présidente du de la Commission européenne, on était à la Sorbonne il y a quelques semaines pour lancer un grand programme d'attractivité européen. Je suis venu il y a 2 jours de Monaco à Nice sur le Talasa qui est un des bateaux de recherche de l'IFremè. J'étais avec trois chercheurs qui ont déjà fait le voyage des États-Unis chez nous.

Mais ce qui est dramatique, c'est que ce sont parmi les meilleurs chercheurs au monde. C'estàdire, c'était des chercheurs qui travaillaient dans la NOA, cette agence extraordinaire américaine, l'un à Colombia et ils ont déjà pris leur programme. Voilà, on voit ce bateau formidable de l'IFremè et ils viennent avec nos chercheurs simplement.

Qu'est-ce qu'on fait ? PESK, Thomas Pesqu, vous qui travaillez. Pardon, monsieur le président.

Et on met des moyens simplement pour vous dire hein, on a on veut attirer des cherch des jeunes postdoc, des jeunes futurs profs qui ont pas encore ce qu'on appelle la tenure aux États-Unis et puis des stars. Et là, on a mis en place des chaires d'excellence. C'est c'est une réforme que la France a faite ces dernières années.

On met des financements d'ailleurs publics et privés. Et l'Europe a annoncé hier dans le plan océan, la présidente de la commission a dit que sur la recherche, elle allait mettre 300 millions d'euros en plus de ce qu'on a déjà. Thomas, Pesque vous qui travaillez évidemment avec la NASA, avec les Américains, qu'est-ce que vous dites ce soir ?

Non, mais moi ce que je vois c'est que d'abord je vais rappeler ce qui s'est passé la semaine dernière où les scientifiques sont réunis, ont eu des conclusions très claires qui ont été portées à la à la connaissance de la sphère politique. C'est là où il y a de la science, la suivre et là où il y en a pas, avoir beaucoup d'humilité et en faire. Euh et c'est vrai que c'est ça le le premier step de la connaissance des des océans.

Laurent le dira mieux que moi, c'est qu'il y a très peu de budgets qui sont euh qui sont qui sont dédiés à ça. Et la question que j'ai envie de poser, monsieur le président, je peux vous poser, c'est que on est un pays magnifique avec une grande ZDE, mais on est un petit pays euh zone économique exclusive dont on parlait tout à l'heure pour le territoire, mais on est un petit pays à l'échelle du globe face à des géants économiques comme les États-Unis ou comme la Chine. Comment quel levier on a ?

Comment on peut arriver à entraîner les autres avec nous dans ces visions ? comment on peut faire valoir ça au niveau de de l'Europe et puis engager la masse critique de gens qui sont nécessaires pour que ces accords et ben deviennent des réalités internationales. Alors, on parle là diplomatie puis après je dirai un mot sur la recherche.

En fait, la France, elle peut le faire avec plusieurs éléments. D'abord sa puissance diplomatique. On a notre réseau, un des plus grands au monde.

On est membre permanent du conseil de sécurité. On a une capacité d'entraînement et on l'a grâce et avec nos territoires ultramarins. Parce que si la France a une grande, c'est une puissance maritime avec cette grande zone économique exclusive, c'est par nos outre mères, nos antis, notre Guyane, la Réunion et Mayotte et encore plus le Pacifique parce que la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie Walis et Futuna, c'est un géant maritime.

Vous savez, pour ceux qui nous écoutent, c'est simple. Vous prenez une carte, la Polynésie française, c'est à peu près la carte de l'Europe et c'est beaucoup d'eau. Donc c'est ça qui fait qu'on est très fort.

Et donc derrière, c'est notre capacité d'entraînement. Avant de vous rejoindre, j'ai passé la journée à animer le 6e forum, le 6e sommet Pacifique France et on avait tous les états de la région qui viennent avec nous. la Micronésie, Touvalou que j'évoquéis tout à l'heure tout à l'heure, la Papoisie Nouvelle- Guinée, Samoa et cetera.

Tout ça, ce sont autant de votes d'autant de pays qui nous suivent diplomatiquement. Les pays d'Afrique qu'on a mobilisé hier par un sommet Afrique-Oan, non mais c'est très important les Caraïbes et on a organisé les choses avec justement Caricom. Donc c'est notre puissance diplomatique parce que comme je le disais, c'est vraiment c'est comme un rassemblement d'immeubles.

Faut avoir le maximum de droits de propriété même si le plus gros appartement qui est au sommet de l'immeuble veut pas faire les travaux. Si vous avez tous les autres, vous pouvez faire les travaux. Bah, c'est ce qu'on fait, c'est ce qui fait qu'on avance.

Votre bilan on va longuement on va longuement on va longuement parler des océans. On peut revenir sur la science ou vous on va on va y revenir tout à l'heure sur la science. C'est très important et je veux qu'on revienne sur science espace.

On va y revenir dans un second temps. On a prévu de parler de tous les sujets qui concernent les océans. Mais avant, on voudrait réécouter deux personnes et revoir deux moments qui ont marqué les esprits dans la lutte contre le dérèglement climatique.

D'abord en 2002, il y a 23 ans, Jacques Chirac disait cela. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

Prenons garde que le 21e siècle ne devienne pas pour les générations futures celui d'un crime de l'humanité contre la vie. Et vous, monsieur le président, en 2017, quelques mois après votre élection, voilà ce que vous disiez. Sur le climat, il n'y a pas de plan B car il n'y a pas de planète B.

Alors oui, nous continuerons. Il y a beaucoup de gens monsieur le président qui ont été séduits à l'époque par cette formule Make Our Planet Great Again qui attendaiit beaucoup de vous sur la question environnementale et qui ont été déçus par les décisions que vous avez prises, les reculs que vous avez fait notamment sur la question du glyphosate. Vous aviez promis de l'interdire, ça n'a pas été fait, le plan vélo qui a été abandonné, les énergies renouvelables ou les objectifs de la France n'ont pas été atteints.

Qu'est-ce que vous répondez aux gens qui sont déçus par votre bilan sur la question environnementale ? Vous leur dites "J'ai pas de leçon à recevoir sur l'écologie comme vous l'avez déclaré il y a quelques jours dans la presse r quand même on s'est beaucoup beaucoup bougé. On a mobilisé très fortement et je vois pas beaucoup de pays d'Europe qui ont fait mieux que nous ni même aujourd'hui dans le monde qui ont autant avancé et sur chacun de ces points un on a sorti plus de 90 % des pesticides les plus dangereux." Plus de 90 %.

Pas le glyphosate ? Non. Mais pourquoi ?

Parce que le glyphosate, on a demandé un rapport scientifique et vous demandez aux agriculteurs qui font de la conservation de sol, ils vous disent "J'ai besoin de glyphosate pour la garder." Oui, mais les scientifiques disent qu'il faut l'interdire. Non mais pardon, c'est pas vrai sur ces sur ces catégories parce qu'en le retournant on fait beaucoup plus de dommage.

Ensuite, on a et c'est toujours le conflit qu'il y a et là-dessus, moi j'assume totalement ce rôle qui est le mien parce que je ne suis ni un scientifique, ni un lanceur d'alerte, ni un industriel ou un agriculteur, mais de là où je suis, je dois faire avancer notre pays et si possible notre continent à la lumière de la science en écoutant ceux qui nous alertent mais en respectant tous ceux qui vivent et qui ont besoin qu'on les accompagne dans le changement. Et donc le glyphosate, j'ai dit je veux qu'on en sorte et on en est pas sorti. Mais pardon, c'est facile de dire ça ce soir.

On est c'est sympa mais laissez-moi répondre. Ah ben je vous laisse répondre parce que il y a pas un pays au monde qui s'est embêté comme nous sur les océans. Si on veut commencer par le glyphosate et pas parler des océans et dire on fait on est nul, on peut y aller.

Mais moi je veux répondre. Donc moi, nous on s'est mobilisé, on a sorti des pesticides 95 % ce qui fait qu'aujourd'hui nos agriculteurs en France ils nous en veulent et ils disent "Vous avez avancer beaucoup plus vite que les Belges, que les Italiens, que les Espagnols, ce qui fait que on va aujourd'hui acheter les tomates et les fraises chez les voisins parce que eux, ils continuent de le faire avec des pesticides que vous avez interdit." Et c'est vrai, me donnez pas de leçon, on l'a fait.

Et on a du coup demandé à nos agriculteurs plus d'efforts pas l'autre bout du monde chez nos voisins. Après le glyphosate, pourquoi on n pas sorti dans certains cas ? Parce qu'on avait pas de substitut.

Et donc j'ai à chaque fois dit on peut pas laisser les gens sans solution. Non, on vous pose la question parce que ce weekend dans la presse régionale, vous êtes vous-même revenu sur votre bilan écolog. Mais donc si vous voulez revenir sur ce que j'ai dit ce weekend pour pas qu'on parle, je vous le fais.

On va parler bien entendu. Quand vous dites donc je dis j'ai pas de leçon de recevoir parce que un certains détricotent. Vous dites certains détricotent.

Alors ça c'est ce que j'adore le plus, c'est les journalistes qui pendant 8 ans ont dit il n'a pas de bilan écologique et qui maintenant dit détricote son bilan écologique. Non, c'est vous qui le dites. Non mais je je constate qu' le débat public donc je dis c'est quand même gonflé.

C'est donc on a fait des trucs. Donc j'y vais point par point parce que vous m'avez balancé trois trucs. Donc je vais y répondre sur les pesticides.

Vous avez réagi notamment sur les les national ces derniers jours, ces dernières semaines sur la suc trois choses importantes. C'est pour vous demander ce que vous dites aux gens déçus. Il y en a des et ben je leur dis vous avez pas de quoi être déçu parce qu'on a fait un sacré boulot ensemble.

Donc un les pesticides plus de 90 % des pesticides les plus dangereux on les a éliminés. On a demandé à nos agriculteurs des changements que aucun secteur économique n'a subi et que aucun aucune agriculture du reste de l'Europe n'a porté. Le glyphosate, on l'a énormément réduit et on continuera de le faire à chaque fois qu'on a une solution alternative.

Mais on ne peut pas laisser nos agriculteurs sans solution parce que sinon qu'est-ce qu'on fait ? Juste pour qu'on comprenne. Ça veut dire que en fait on le on leur fait mettre la clé sous la porte, on les met dans la détresse économique et nous nous allons manger des choses qui sont produites avec du glyphosate chez les voisins.

Il y a des agriculteurs qui font sans glyphosate mais c'est vrai qu'il y en a mais il y en a qui ne peuvent pas le faire. C'est pour ça que je dis partout on peut on le fait. Je suis pour l'agroécologie mais vous savez comme moi qu'il y a des et il y a des secteurs où on peut sortir du glyphosate.

On l'a fait dans la vigne dans la vitiv viniculture mais il y a des secteurs où on peut pas sortir du glyphosate tout de suite. Donc on essaie de le réduire mais on a pas fait. Donc c'est pas vrai que c'est une trahison.

Simplement là aussi à la lumière de la science en accompagnant mais on essaie à chaque fois d'éviter de réduire de compenser et d'accompagner. Votre deuxième exemple plan vélo. On a fait un plan vélo massif en particulier en sortie de Covid.

Aucun gouvernement dans notre histoire et je pense très peu de gouvernements en Europe n'ont autant accompagné nos mères pour construire des pistes cyclables et avancer. Et je vais vous dire, on a un bilan et vous pouvez être fier. Et donc tous ceux qui ont entendu en 2017 ce que je disais, je leur dis, vous avez eu raison d'y croire et pas simplement d'y croire.

On l'a fait. On entend votre fierté devant. Pas une fierté.

On entend d'ailleurs, on sent on vous sent assez mais je dis on bouge mais on ne peut le faire que si on le fait à la lumière de la science en respectant chacun. Monsieur le président et et après vraiment on va aller sur les océans parce que je je veux avoir un chiffre pour vous dire ça et pour remettre aussi la mairie au milieu du village. 2017 je dis ça 2019 il y a ce fameux procès sur l'inaction climatique qui vous avez été condamné ?

Non la France a été condamnée pour quelle période quelle période ? 138, je suis élu en mai 2017. J'ai sur cette période d'inaction climatique, j'ai pu prendre aucune décision.

À l'époque où on est condamné, évidemment, on n'est pas sur notre chemin. On réduisait nos émissions de CO2 d' 1 % par an. Et bien sur la période 2018-2022, on a doublé, on est passé à - 2 % et donc on a doublé notre notre baisse d'émission de CO2 par an sur la période.

Donc on est revenu sur la ligne. Non mais c'est très important parce que si vous êtes pas sur les faits, on peut débattre. Donc on est sur les faits.

Je continue sur 2022 2024, on a fait plus que doubler. On est passé à - 4,5 % d'émission de CO2 par an. Ce qui veut dire que notre pays entre le moment où je m'exprimais là et le moment où je suis là, il a multiplié par 4 la baisse de ces émissions de CO2.

Monsieur le président, ça vient pas tout seul. Et donc ça c'est de l'action climatique que nous avons tous fait. Ils ont envie de vous parler comme vous m'avez en disant mais parce que vous avez vous vous êtes exprimé il y a 2 jours sur des choses quand même très importantes.

Quand vous dites et quand vous dites à votre propre gouvernement et à votre parlement, vous êtes en train de détricoter mon propre bilan, je leur dis, vous avez tous tort. Alors, je leur disais pas eux, je leur disais aussi à l'extrême gauche qui était la première à dire, il y a rien dans votre loi après le la convention citoyenne qui est revenue elle-même et qui a voté des textes qui supprimait ce qui sortait de la convention. Mais vous avez vous avez aussi engé vous avez aussi engueulé votre gouvernement, monsieur le président, dans dans dans la presse et du coup, on se demande qui dirige le pays.

Est-ce que c'est vous ? C'est c'est c'est François Bairou et c'est le gouvernement qui font des choses. Le président là où il est.

Et est-ce que c'est un aveu d'impuissance de dire ça ? Non, écoutez, je constate simplement que quand j'avais une majorité qui pouvait passer des textes où on me faisait beaucoup de reproches, on a fait plein de choses. Et là, je dis à tous attention parce qu'on a montré en 8 ans qu'on pouvait créer des emplois, qu'on pouvait baisser le chômage, qu'on pourrait qu'on pouvait réindustrialiser le pays en baissant les émissions de CO2.

On a baissé le chômage de deux points, on a créé 2200000 emplois et on a multiplié par 4 nos baisses d'émission de CO2. Donc c'est simple, aucun renoncement sur l'économie et l'attractivité, aucun renoncement sur l'écologie. Faut juste continuer à être constant.

Mais c'est un chemin difficile parce que ça fait jamais plaisir aux gens de changer les habitudes. Et donc simplement faut c'est c'est ça mon travail, c'est ça le nôtre. C'est de dire on s'appuie sur la science, on écoute ceux qui sont en pointe qui sont activistes et on doit engager tout le monde.

Et donc il faut engager les agriculteurs, les industriels, les pêcheurs parce qu'on fait pas sans eux. Et donc c'est jamais autant que voudrait les plus activistes. Ça doit toujours être basé sur la science mais ça doit nous mettre sur un chemin de transition.

C'est ce qu'on a fait sur le climat, ce qu'on a fait sur les dites donc, c'est votre faute he si on arrive aux mainant on prend notre part de responsabilité mais maintenant on y va sur les poulectivement vous dire que est dans un pay de responsabilité prenez on est dans un pays qui se bouge qui a avancé qui a beaucoup fait mais on doit pas relâcher. C'était ça mon coup de gueule on doit rien relâcher de l'effort. On pourrait en parler pendant des heures mais ce soir le sujet ce sont les océans.

On va revenir dans le détail sur les enjeux cruciaux de ce sommet avec vous monsieur le président. Mais d'abord cet océan qu'on connaît si peu, si mal, Thomas Pesquet, Laurent Balesta, vous l'avez exploré vous depuis l'espace, depuis le ciel. Euh on se souvient de vos images prises depuis la station spatiale internationale et vous Laurent Balesta, vous avez exploré les fonds marins et vous nous avez ramené des clichés extraordinaires pour documenter, pour informer.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué, le plus marqué Thomas Pesquet ? Ben moi, je le disais un petit peu au début, c'était c'est un peu cette immensité de l'océan. Alors, j'enfonce des portes ouvertes, mais on a la mer derrière nous.

Quand on la vit depuis l'espace, on voit vraiment que les cartes ne font pas justice, qu'elle est au centre du débat quelque part et qu'on a beau être terrien, on est quand même tous massés sur les côtes et on est massivement impacté par l'océan. Et ça, il suffit de mettre le nez à la à la à la fenêtre d'une station spatiale internationale, c'est pas si facile. Mais quand on le fait, on se rend compte que bah l'océan, c'est quelque chose qu'on peut qu'on peut pas éviter, qu'il est là et que de voir que entre 1 et 3 % des budgets de recherche de recherche dans le monde sont dédiés à l'océan, ça apparaît très peu égard à cette à cette surface et aux impacts sur notre vie de On connaît mieux l'espace aujourd'hui que les océans.

On Elon Musk qui va aller sur Mars aujourd'hui, on on ne connaît pas, on met pas assez de budget sur les océans. Laurent, qu'est-ce que vous attendez du président de la République ? Est-ce qu'on va assez vite ?

Qu'est-ce que j'attends du président de la République ? On est un jury, un juré. Voilà.

Moi, je croyais que j'étais témoin. Mais non, enfin vous voyez, vous m'avez demandé un mot tout à l'heure. J'ai dit les grands mystères mais c'est autant si vous m'aviez dit deux mots, c'était les les plus grands mystères et les plus grands sacages.

Que les choses soient claires, il il y a il y a il y a il y a on oublie cette comparaison qui est pourtant tellement évidente si on gérait la terre comme on gère la mer, mais ce serait enfin ça ne tiendrait pas. Imaginez si euh pour ramasser des champignons, on y allait avec des pelles mécaniques. Si on garait nos voitures n'importe où, dans n'importe quelle forêt sans se si il prenait à quelqu'un de couper des arbres, il coupe des arbres.

Passe dans les mers. Bien sûr, bien sûr. Et et malheureusement, on en viendra pour parler des air marines protégées.

C'est pas tout à fait non plus ce qu'on attend des air marines protégées. Donc il y a cette ce grand écart entre cette biodiversité qui est mise à mal tous les jours et à la fois cette biodiversité que l'on ne connaît pas. une espèce qui disparaît toutes les 20 minutes, un poisson qui est décrit tous les deux jours.

Voyez ce paradoxe, un tout petit effort de recherche et et on est tout de suite récompensé d'une biodiversité qui est pas juste là pour être là, mais qui tôt ou tard nous est utile et qui de toute façon fait partie d'un tout nécessaire. C'est c'est cette chose étrange qui est la biodiversité à la fois complètement hétérogène, tellement dissemblable les uns des autres et en même temps essentiel, indispensable les uns aux autres. ID Sevestre sur cette question.

Aujourd'hui, on a vraiment besoin d'être aligné, je pense, par rapport à à tous ces discours qui sont faits ici. Je crois qu'on on l'entend beaucoup ici à Nice. Moi, je viens de passer 10 jours dans le palais des expositions ici dans la zone verte accessible au grand public et on sent vraiment un élan populaire sur ce sujet.

J'entends tous les jours qu'on parle des air marines protégées, qu'on parle aussi des coupes budgétaires qui sont fait sur la recherche et sur le climat. Donc ce que l'on souhaite c'est que on passe des mots à l'action et qu'on soit pleinement aligné avec toutes ces paroles puissantes qu'on entend ici. Les air marine protégé.

Monsieur le président, vous allez l'entendre toute la soirée parce que c'est là où vous êtes attendu au tournant. Les ONG ne sont pas contents, vous le savez. On va y venir dans un instant, je tiens à le dire parce que vous avez pris des engagements.

Ils disent que c'est pas assez. Mais si vous le voulez bien, il y a vous l'avez esquissé, l'un des plus grands fléaux de l'océan, c'est le plastique. Le plastique qui étouffe littéralement euh nos océans.

Euh j'aimerais qu'on regarde ce chiffre là. 95 % des déchets qui flottent en Méditerranée là derrière nous, 95 % des déchets qui flottent en Méditerranée viennent du plastique. Pourquoi on n'arrive pas à endiguer cette immense pollution du plastique ?

Vous allez répondre mais d'abord on regarde ça. On l'appelle le 7e continent en plein pacifique un vortex de plastique grand comme six fois la France. Bienvenue dans l'océan déchet que l'humanité a créé à force de tout y jeter.

Chaque année, 10 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans l'océan, l'équivalent d'un camion poubelle. Chaque minute sous l'eau, le plastique se niche partout, vraiment partout. À ce rythme-là, il y aura plus de plastique que de poisson d'ici 30 ans.

Le pire, 90 % de cette pollution est invisible et vient notamment d'ici. À chaque machine, nos vêtements en polyestère ou en nylon libèrent des milliers de fibres. Des microplastiques trop petits pour être filtrés qui finissent dans les rivières et donc dans l'océan.

Le fléo ne vient donc pas que des bouteilles à la dérive, il est aussi cousu dans nos vêtements. Monsieur le président, ça risque pas de s'améliorer cette question de la pollution plastique parce que regardez cette cette image, c'est une annonce du compte officiel de la Maison Blanche. C'était en février dernier.

Les pailles en plastique étaient interdites au sein de l'administration américaine et bien elles sont à nouveau autorisées. Je cite "Nous allons revenir aux pailles en plastique." C'est grave cette décision de de Donald Trump, monsieur ou c'est une c'est une mauvaise décision pour le climat et pour les mères, je vous le confirme.

Il a même déclaré, je ne crois pas que le plastique affecte beaucoup les requins puisqu'il se fraye à un chemin dans l'océan. Bon non mais j'en reparlerai avec le président Trump parce que j'ai une conversation régulière sur tous les sujets. Le plastique, ça a été très bien dit, c'est un fléau.

C'est les trois/4 en fait de la pollution plastique dans les dans les dans les mers et les océans. C'est en fait tout ce qui vient de la terre et qui qui arrive là par les fleuves, par les décharges. Et donc on a pris nous des des vraies mesures he ces dernières années.

Là je veux vous le dire, la France s'est bougé et on a été en avance de phase. On a été les premiers à bouger sur le plastique à usage unique pour en sortir pour interdire nous justement les pailles, les cotoniges qui sont fait en plastique. Toujours même logique parce qu'en fait on avait des solutions de substitution.

Donc là on a obligé les industriels à sortir. On a passé les lois pour le faire et on a fait bouger l'Europe. Ils veulent vous ils veulent vous interpeller cette déclar moi je voudrais juste dire que cette déclaration de Donald Trump c'est ce qui se passe quand la sphère politique est pas éclairée par les faits scientifiques parce qu'évidemment que le plastique ça va affecter les requins au bout du compte.

Enfin, c'est c'est pas Laurent qui va me contredire, je pense. Mais mais ça affectera même les planquetons sous votre contrôle. Oui.

Oui. Mais pour parler de faits scientifique, la fondation Tara a a fait un travail extraordinaire sur les les plastiques, évaluer la quantité de plastique dans les fleuves en Europe. La conclusion, évidemment, on s'y attendait.

On pourrait dire c'est catastrophique. C'est la la grande majorité euh euh alors non dans la grande majorité du plastique présent dans les fleuves, c'est ce plastique qui n'a c'est même pas du plastique un seul usage, c'est du plastique qui n'a pas encore été utilisé, c'est-à-dire ce qu'on appelle les larmes de sirène. Voilà, c'est-à-dire ce plastique matière première qui se retrouve là tout simplement pourquoi ?

Et c'est la fondation Tara qui le dit, c'est pas moi. Le ce plastique est tout simplement mal emballé dans le transport. Pourquoi ?

Et c'est là qu'ils ont une très bonne idée Tara parce que le plastique aujourd'hui après tout ce qu'on voit, comment on ne le considère pas encore comme une matière dangereuse officielle ? Si on fait ça, ça oblige les transports, ça oblige plein de choses et on réduit la part majoritaire du plastique dans les rivières puisque si c'est matière dangereuse, c'est transport réglementé et il y a plus ça. C'est à qui ça monsieur le président de considérer le plastique comme une matière dangereuse ?

Ce qu'on juste pour dire le plastique d'abord s'est produit avec des énergies fossiles. C'est tout à fait vrai. Et le grand problème du plastique c'est que ça n'est pas biodégradable.

Et donc tout ce qu'il faut faire c'est réduire la production de plastique, substituer partout on l'utilise par d'autres matières et ensuite l'enlever, réparer, recycler partout où on l'utilise. C'est ça la chaîne. Bon nous on veut attaquer sur les trois points.

Qu'est-ce qu'on fait un peu dans cette logique ? Nous, on a mis des et ça c'est depuis 2020, on a passé des lois pour obliger les producteurs pour créer une responsabilité à afficher. Et donc on a enlevé les suremballages.

On est sorti des là où il y avait des emballages plastiques par exemple sur les fruits ou les légumes au détail, on l'a sorti. Tout ça simplement c'est des chaînes qu'on réorganise. Donc c'est ce qu'on est en train de faire progressivement.

Faut mobiliser tout le monde parce que ça marche pas si la France le fait tout seul. Donc nous on est vraiment en pointe là-dessus. C'estàdire qu'on a enlevé le plastique à usage unique, on a enlevé donc dans les les pailles, on a enlevé, je vous disais, les cotoniches, donc partout où il y avait des des éléments de substitution.

On est en train de continuer à travailler pour le faire. On a supprimé les suremballages, on a européanisé ses règles. Et donc maintenant, ce qu'on veut faire, c'est mobiliser la communauté internationale.

Et aujourd'hui à Nice, la ministre a tenu une mobilisation importante où 90 pays sont venus sur ce sujet. pour aller un peu dans le sens de ce que dit Laurent parce qu'en fait l'hypocrisie du débat elle est que beaucoup de pays nous disent "Ouais, ouais, on va arrêter sur le plastique, on va faire du recyclage." Recyclage, c'est important mais c'est pas l'alpha et l'oméga.

Ce qu'il faut faire c'est qu'il faut sortir du tout plastique parce que c'est une société en fait du tout jetable. Et donc mais sur sur le recyclage, attendez, je réponds parce que si on vient au recyclage tout de suite, en vrai, le recyclage, c'est un peu déjà trop tard. Il a raison parce que le plastique partout on l'utilise euh mal et même il y a il y a d'abord un plastique qu'on ne peut pas recycler et donc ça c'est ce qu'on retrouve et malgré tout par les comportements c'est celui qu'on retrouve dans nos décharges c'est ce qu'on retrouve dans nos dans nos fleuves nos rivières et Tara qui fait un travail formidable comme SOS océan l'ont très bien documenté et donc on doit emmener la communauté internationale pour réduire massivement l'utilisation du plastique.

Et donc en fait il faut emmener sur la base de la science secteur par secteur secteur par secteur à une transition pour dire partout où on a un substitut au plastique il faut bouger. Et en effet, alors moi je là aussi je préfère que ce soit les scientifiques qui qui fassent l'annonce que Laurence a dit qui que Laurent pardon a dit mais qui qui dis c'est une matière qui est dangereuse parce que ça après des je parle bien des les larmes de sirène. C'est cette matière première ça c'est ça serait une décision mais en fait je suis pas un technocrate mais ça me paraît simple c'est l'arme de sirène considéré comme matière dangereuse du coup leur transport devient réglementé et tout à coup disparaît instantanément c'est dans ce sens-là qu'on veut alleron veut emmener tout le monde.

Et donc là, on a mobilisé 90 pays aujourd'hui, donc ce qui est beaucoup, qui sont prêts à s'engager justement sur partout où il y a des substitutions à la production par plastique, on le fait. Partout où on peut réduire, on le fait. Et le recyclage, on s'y engage tous.

Et donc non, mais c'est important. Donc moi, je suis favorable ce qu' dit Laurence qui est là-dessus une évaluation scientifique et qu'on engage tout tout le monde européen et autres. Et derrière ce qui est très important, c'est surtout que on engage les secteurs les uns après les autres.

On a beaucoup parlé de la pardon de cet anglicisme de la fast fashion, mais ce qui est vrai, c'est que les vêtements, la mode, c'est un grand pourvoyeur de plastique. On a et je veux saluer le secteur de la mode parce que les grands la France est en pointe. On s'est engagé depuis 2019, c'est la France qui a mis en place cette coalition d'acteurs pour qu'on réduise justement l'utilisation du plastique.

On va venir sur cette question de la fashion la fashion. On a quand même commencé à bouger. Il faut aller maintenant beaucoup plus loin.

Je m'écoute si vous le voulez bien Marie Jo Perrec. Marie, vous votre engagement et c'est pour ça que vous êtes là ici ce soir, c'est parce que quand vous amenez la flamme olympique il y a un an dans dans les Antilles et bien vous voyez de vos yeux et vous nous avez dit "J'ai été totalement bouleversé par ce que j'ai vu en traversant en bateau l'Atlantique." Qu'est-ce que vous avez vu ?

Alors bonsoir à tous. Ben oui, forcément pour moi de de découvrir ça en étant hlienne, j'ai grandi en Guadeloupe, on a eu en fait l'habitude de voir du plastique dans la mangrove. D'ailleurs, depuis quelques années, en fait, il y a des associations qui euh qui ont pris ça à bras le corps en se disant "On emmène euh les enfants, on emmène les écoles en fait nettoyer cette mangrove." Mais en traversant l'Atlantique euh pendant une petite semaine, on a été vraiment choqué de voir autant autant de de plastiques, autant de de déchets en fait dans euh dans dans l'océan.

Et euh euh je pense que lorsqu'on est parent euh et qu'on découvre cela, on se dit "Mais nous aussi on doit faire quelque chose." Euh donc il y a beaucoup de gens autour de moi qui me disent "Mais en fait tu n'as rien à faire là, c'est pas ça ne t'intéresse pas" mais je pense que ça nous intéresse tous et on doit tous y aller. On doit tous écouter.

Euh et c'est pour ça que je suis là, je suis pas une spécialiste de rien du tout. Non, mais votre voix porte Marie José. Mais mais euh je viens écouter, j'essaie de comprendre pour ensuite mettre des choses en place.

Et ce qu'il y a de de super aujourd'hui, c'est que nos enfants, moi j'ai un fils qui a 15 ans, nos enfants tous les jours, ils nous interpellent parce que à l'école, ils sont euh éduqués dans cette directionlà. Donc ils nous reprennent en nous disant "Mais ce que tu fais là, c'est pas bien. Euh il faut faire comme ça." Finalement euh tout à l'heure, on a parlé euh en fait d'accompagner euh nos enfants sur d'autres sujets, mais là ce sont nos enfants qui nous prennent pratiquement la main pour nous accompagner et et je pense que il y a aucun parent euh qui doit dire non en fait aux enfants leur disant "Ben, il faut qu'on vous laisse une planète euh bien." Donc euh et ça doit parler à énormément de gens qui nous qui nous regardent ce soir.

Vous, vous avez trouvé du du plastique. Euh on va voir euh on va voir cette image assez folle. Vous avez trouvé du plastique notamment au pôle Nord.

Vous avez voulu nous montrer euh cette photo. Elle illustre à elle seule hein le le drame qui se joue. Euh on voit deux petits ourses polaires qui jouent avec du plastique.

La photo a été prise en septembre 2023. Vous la connaissiez, monsieur le président, cette image. Qu'est-ce qu'elle raconte de la folie de notre époque ?

Malheureusement oui. Euh et elle raconte bah elle raconte simplement qu'on est une planète et et que c'est ça dont il faut avoir conscience. C'est-à-dire quand je disais il y a pas de planète B, on est une planète et donc on est interdépendant.

Et c'est ça qui justifie une solidarité, une mobilisation internationale et et un moment de se mettre tous ensemble venant du du bout du monde scientifique, activiste, jeune ou moins jeune et chef d'état de gouvernement parce qu'en fait ce plastique il vient peut-être de l'autre bout du monde mais il est arrivé là et il est pas bon pour eux et il va créer des effets terribles. Mais vous savez quand on parle de plastique le plus terrible et moi j'ai appris ça aussi de Tara et de SOS océan, c'est celui qu'on voit pas le microplastique qu'on a en mer c'estàd tout ce qui reste même quand on a tout enlevé et ce qui est très lié au problème des larmes de plastique évoqué tout à l'heure Laurent il est pire parce que lui il va tuer les planctons, il va tuer toute la possibilité même du vie va étouffer la vie marine et c'est ce qu'on retrouve aujourd'hui même au pôle nord vous avez trouvé du plastique la banquise àidé se il y a de la banquise il y a il y a du plastique dans tous les écosystèmes Maintenant dans l'Aric, il y a même des microplastiques dans l'air qui sont transportés par les courants atmosphériques. Et c'est terrible parce qu'on a une biodiversité là-bas qu'on voit sur ces images extrêmement fragiles.

Mais on a aussi 7 millions d'habitants dans l'Arctique qui chassent, qui pêchent et qui subissent cette pollution de plein fois. Et aujourd'hui, on peut plus fermer les yeux là-dessus. Même des environnements aussi précieux que l'Arctique et l'Antarctique sont terriblement affectés par cette pollution.

Monsieur le président, vous parliez à l'instant de la fast fashion parce que peut-être que ceux qui nous regardent ce soir et il nous écoutent ne savent pas que en fait beaucoup de plastique on le trouve dans nos vêtements, dans les vêtements synthétiques. Dans les vêtements synthétiques, il y a ce qu'on appelle elles sont faites de fibres synthétiques. Et la fibre synthétique Hugo, c'est du plastique.

Et c'est ce qu'on voyait dans le sujet. C'est-à-dire que nos vêtements, à chaque fois qu'on les lave dans la machine à laver, il y a des bouts de plastique qui sortent de ces vêtements synthétiques, qui partent dans les eaux usées, qui partent dans les rivières et qui déboulent dans les mers. Et dans les océans, on a posé d'ailleurs sur france.tv euh une question, les cinq petits gestes dont on vous parlait.

On n' pas posé "Est-ce que vous êtes prêt à acheter moins de vêtements en fibrthétique ?" Et bien, ils sont une grande majorité ceux qui ont cliqué à dire "Oui, je suis prêt à acheter moins de vêtements synthétiques." Regardez, 95 % ont dit "Oui." Sauf que là, Hugo, il y a un vrai paradoxe.

Ils sont prêts à acheter moins de synthétique. Sauf que sauf que euh le petit paradoxe, c'est que la marque pour laquelle les Français ont le plus dépensé l'année dernière, monsieur le président, est-ce que vous vous savez quelle marque c'est ? Chin.

Chin, c'est la marque chinoisein, qui est un géant de la fast et 82 % des vêtements vendus par Chin sont fabriqués en fibbr synthétique, donc en plastique. Pourquoi on laisse ces produits entrer euh en France alors qu'on a'urait pas le droit de les fabriquer chez nous parce qu'ils ne respectent aucune de nos réglementations ? Pourquoi on les met en concurrence avec les industriels français qui eux respectent la loi ?

Alors, d'abord, ce que vous venez de dire, le le paradoxe que vous venez de poser, je le partage à 100 %. C'est mon combat toutes ces dernières années. C'est ce qu'on appelle la clause miroir.

C'est dire au fond nous on bouge, on met tous nos gens à la pointe et on se laisse concurrencer par des gens et des industriels qui respectent pas les mêmes règles. Mais c'est ce qu'on demande à nos agriculteurs, à nos industriels de faire et là sur la mode. Et comment on fait alors pour en fait on fait ?

C'est très dur de réguler parce que c'est une plateforme numérique, ça vient du bout du monde, c'est la mondialisation, c'est le c'est l'air digitale dans laquelle on vit. Il y a quelques éléments qu'on peut faire. un les parlementaires viennent de se mobiliser, ils en félicitent, c'est quand même mettre un coup de frein et dire on interdit la pub, on met de la pression et derrière aussi comme on est en train de le faire, on rend les gens conscients parce qu'en fait ce paradoxe que vous décrivez entre le citoyen et le consommateur, c'est juste que les gens savent pas et ils font pas le lien entre tout ça.

Ce monde est complexe. La deuxième chose, c'est que moi je suis pour taxer les plateformes. C'est-à-dire qu'en fait on doit, comme c'est de la concurrence un peu déloyale, bah on peut tirer des revenus fiscaux dans des moments où on en a besoin de ces plateforme de ces centres de dépôt.

Ça vous allez le faire taxer Chine. Moi je suis je suis favorable parce que ça ça répare une distorsion de concurrence. Simplement, on a ce coordonné en européen.

C'est ce quoi on est en train de travailler. Le gouvernement là aussi a fait des propositions à regarder parce que c'est des dépôts qui génèrent beaucoup de flux avec des vraies des vraies divergences. Simplement, c'est aussi le comportement de nous tous.

Il y a pas là on cite une marque mais regardez comment nos comportements à tous se sont transformés ces dernières années. Vous achetez de plus en plus d'alimentation de livres sur des plateformes où ils font parfois venir vos livres, votre alimentation du bout du monde quand vous aviez votre libraire à côté de chez vous, quand vous aviez donc il faut aussi qu'on accepte. Non mais en fait qu'est-ce si on veut qu'on resynchronise les choses, faut juste dire on va un peu ralentir en fait.

Il faut ralentir et il faut ralentir dans tous les sens du terme. Ça va un peu avec mon appel sur le fait d'hiver permanent. Faut ralentir et essayer de comprendre ce monde.

On a envie, on comprend maintenant que ce plastique qu'on consomme chaque jour, que ce monde où on fait venir notre livre du bout du monde où ce qu'on mange du bout du monde, c'est un peu fou. et on veut que ça change. Mais on peut faire changer les choses, on est tous des consommateurs.

Bah, changeons de geste. Allons dans le libraire de coin. Peut-être qu'il mettra allez 3 4 jours de plus à avoir le livre qu'on voulait.

C'est grave en fait. C'est pas si grave. Allons acheter des produits qui sont faits par nos agriculteurs près de chez nous plutôt que tout de suite de vouloir des produits hors de toute saison.

Mais vous savez ce qu'on dira ? C'est trop cher. Non mais pardon, c'est pas vrai.

Non, c'est pas vrai. Oui. Non, je parle pas de agriculteur, je parle de film.

Non, mais c'est pas vrai. Je vais vous dire pourquoi là aussi on freine. Qu'est-ce qui s'est passé en 15 ans ?

On a augmenté notre consommation de vêtements de 45 %. Nous tous les mêmes plus 45 % d'achat. acheter moins de vêtements, c'est ça que vous dites.

On Je pense que si on peut acheter un peu moins de vêtements, tous les utiliser davantage, regarder pour avoir moins de fib, c'est des comportements responsables. En disant ça, je sais toujours l'argument qui sera, c'est c'est pas le rôle président de la République d'aller nous expliquer comment on doit vivre. Et c'est vrai, c'est pour ça qu'il faut pas qu'on devienne collectivement fou en disant tout de suite on va passer des normes.

Mais les consommateurs on ont on joue. Voilà, c'est un peu je prends le en fait, je me mets dans la roue de de Marieot ou dans la foulée si je puis dire, j'aurais du mal pour pour dire non mais on a tous notre rôle à jouer. C'est juste Mais les politiques aussi, monsieur le président, on leur rôle à jouer.

Justement et justement qu'est-ce que vous dites à cet homme que vous connaissez bien qui a été l'un de vos proches ? Il a même été votre ministre de l'intérieur Christophe Castaner et aujourd'hui aujourd'hui il travaille pour Chine. Il est conseiller stratégique en France de la marque chinoise.

Il y a rien qui qui vous gêne. C'est un peu nul ce que vous faites. C'est un peu nul je vous le dis par rapport au débat.

C'est une question légitime. Il a été ministre de l'intérieur, il travaille aujourd'hui. C'est vrai ?

Mais d'accord mais il a été ministre de l'intérieur il y a x années. C'est un homme maintenant libre. Il a donné beaucoup de son temps, de son énergie à la chose publique.

Oui. Non parce qu'il est en même temps président du Grand Port de Marseille. Donc il était avec moi pour aider à électrifier et décarboner le grand port de Marseille.

Sur Chine, vous en avez pas parlé avec ? J'en ai pas parlé parce que c'est sa vie, c'est pas la mienne et c'est pas parce qu'il est il est Chine que ça changera quelque chose au chemin public. Ah bah quand même, vous êtes en train de dire qu'il faut lutter contre Chine et contre la face et il y a nos anciens fidèles qui travaillent pour eux.

Non mais en vrai si vous voulez mettre des gens en pilorie ce que vous êtes en train de faire en fait si vous passez son image à l'écan on pose la question je trouve ça juste nul par rapport c'est un ancien ministre d'État il travaille désormais pour la fashion c'est légitime de poser la question on a une haute autorité de la transparence de la vie publique qui est déjà par rapport à tous les pays du monde qui fait que tous les ministres tous les parlementaires tous les mairres tous ceux qui servent la République c'est très compliqué de retrouver une vie normale pour eux dans leur secteur d'activité et après pour beaucoup d'entre eux c'est très dur de trouver un pens qu'il a pas eu le choix de qu'il Non mais j'ai pas eu la discussion avec lui mais je suis pas là pour le juger lui et donc j'ai pas envie de rentrer dans ce débat un peu stigmatisant et un peu personnel. J'ai je trouve que les débats méritent mieux que ça si vous me permettez. Et voilà j'aime pas ces méthodes.

Vous dites il faut Ah c'est légitime comme question pardon. Mais vos questions c'est légitime mes réponses se sont tout autant. Donc moi je dis le débat voilà on est tous on est 68 millions de consommateurs c'est plus efficace de tous changer de comportement.

Et donc voilà, je dis juste il y a pas de fatalité avec ça pour finir notre discussion sur le plastique et et la consommation. En 20 ans, on a doublé notre consommation de plastique, nous tous sur la planète. Si on fait rien, dans les 20 à 30 ans qui viennent, on va tripler la consommation de plastique.

Et donc la France est à la pointe de la mobilisation. Donc parce que je veux pas que tout ça le rôle qu'on joue tous. Grâce à des taras, à des explorateurs, à nos scientifiques, on est tous en train de jouer notre rôle pour justement mobiliser et on est à la pointe simplement les dernières négociations ont à chopé à Buzane, ça a échoué.

Donc là, on a une rendez-vous en août, la ministre Anaginach sera pour justement essayer de mobiliser tout le monde mais on doit produire moins de plastique, on doit le remplacer par d'autres choses et on doit ensuite le recycler. C'est clé. Monsieur le président, moi je je veux pas être celui qui qui fait les comptes à la fin de la journée, mais on voit bien que on parle du retrait des États-Unis de des océans, il va falloir compenser un peu leur présence.

On en a parlé dans le spatial, c'est vrai aussi le même retrait s'effectue, on n'est pas là, on n'est pas là pour parler de ça, mais il y a des défis qui va falloir auquel il va falloir faire face, ça va coûter de l'argent et puis on voit bien qu'à la fin de la journée, la réalité du monde, elle est elle est économique et que quand on commence à détricoter cette pelote là, soit ça coûte cher à la puissance publique, soit on touche les gens au portefeuille. Et comment on fait ? Alors, c'est peut-être pas vrai pour la phase fashion, mais ça peut être vrai dans d'autres cas.

Comment on fait pour garder l'adhésion des gens quand ils sont touchés au portefeuille ? Comment on fait pour avec les limites planétaires et les limites budgétaires qu'on a arriver à tout faire en même temps ? On voit bien que les plastiques sont imposés pas parce qu'on est fou mais parce que c'était ce qu'il y avait de plus pratique et de moins cher.

Donc aujourd'hui, ça va forcément être moins pratique et plus cher. Donc comment on va faire pour que les gens acceptent de faire cet effort financier que ce soit à travers le la puissance publique ou directement ? Alors qu'on voit bien que c'est aussi un problème dans les dans les temps où on vit, on narrive pas à boucler un budget.

Alors ce que Thomas a dit, il a parfaitement raison, c'est tout le défi qui est le et c'était un peu le sens de ma réponse au début, c'est-à-dire ça sera jamais parfait et il y aura toujours par rapport aux gens et c'est normal qui sont dans leur rôle d'activistes, ce qu'ils appelleront des retraits ou des renoncements simplement parce que il faut essayer de tenir un cap qui est imparfait. C'est le monde dans lequel on vit, mais on doit inverser la dynamique pendant des au fond, il y a eu le temps de l'interpellation 2002, Jacques Chirac, la planète brûle. Puis après, on a interpellé mais on n pas fait grand-chose.

Ensuite, on a commencé à faire des accords 2015, des accords de Paris. Là, on est dans le temps où simplement maintenant ces dernières années, on rentre dans le dur, faut changer les choses. Moi, je pense que la seule méthode, c'est celle qui repose sur la science.

C'est celle qui engage tous les acteurs, tous et qui les met autour de la table avec les mêmes contraintes et qui permet de trouver des solutions et de compenser et donc d'essayer d'éviter, de réduire ou de compenser quand on peut pas et d'engager les gens. Et donc ce qui veut dire qu'on passera jamais de 100 à zéro. Mais en faisant ça, on peut créer un modèle économique et il existe.

Je vais vous donner un exemple tout simple avec les véhicules parce que je disais qu'on a baissé nos émission de CO2. Il y a 7 ans, quand j'ai été élu, on produisait aucune batterie électrique en France et on produisait pas de véhicule électrique non plus vraiment. On commençait la Zoé mais c'était des tout petits volumes et les batteries venaient de l'autre bout du monde.

C'était encore très polluant. Au moment où je vous parle parce qu'on s'est mobilisé qu'on a créé un modèle économique. On a des gigas factory qui produisent plus de batteries électriques en utilisera.

On reproduit des véhicules électriques qui créent des emplois. La R5 par exemple a doué et on est en train de créer les chaînes pour que le lithium soit trouvé au plus près et que tous les intrants ne polluent pas. Mais en effet, il faut créer un modèle.

Pour créer ce modèle, qu'est-ce qu'il faut faire ? Faut que ce qui pollue soit ou interdit ou taxé. En tout cas, qui a un signal prix.

Et en fait, on peut pas interdire quand il y a pas de substitution. C'est tout le débat qu'on a sur les pesticides, sur les plastiques, sur tout ce qui est du CO2. Et ensuite, faut qu'on accompagne par de l'investissement public ou par de l'incitation privée pour changer de modèle économique.

C'est ça une transition. Ça va prendre des années. Mais donc on a commencé à progresser.

Le grand danger du moment, c'est quoi ? c'est que un il y a un peu un relâchement parce que il y a une démobilisation américaine et donc c'est pour ça que Nice vraiment est un succès. Je vous le dis, vous les Français peuvent être fiers parce que c'est un moment où on remobilise de manière inédite la communauté internationale autour du climat et de la biodiversité et des océans au moment où tout le monde était en train de filer.

Justement justement, monsieur le président, on va passer au prochain thème parce qu'on a beaucoup de choses encore à voir avec vous. Mais ce qui est très important, voilà, faut remobiliser tout le monde mais c'est ça une transition. Simplement après faut être cohérent, il faut de la transparence.

Mais au fond, faut le faire avec la science comme guide, les activistes comme aiguillons, nos compatriotes, tous nos tous les citoyens du monde comme des acteurs à nos côtés, les industriels, les pêcheurs, les agriculteurs, tous les acteurs économiques en les engageant dans un modèle industriel et les gouvernements en étant responsable et en acceptant parfois de prendre les des mesures impopulaires et en engageant les pêcheurs justement, on va en parler. On a vu que le plastique c'était un enjeu vital pour l'océan mais il y en a beaucoup d'autres. Lé oui, on a ce chiffre, la surpêche, les aires marines protégées, c'est le sujet que tout le monde attend ici.

C'est le sujet dont vous le disait très bien Savas, dont on a le plus entendu parler. C'est celui aussi sur lequel vous êtes le plus critiqué. C'est celui où vous êtes le plus critiqué.

Alors, on a ce chiffre à vous donner. Emmanuel Macron. Entre 7 et 10 millions de tonnes de poissons sont capturés accidentellement dans le monde chaque année.

C'est les chiffres de la Commission européenne. Accidentellement, ça veut dire que ils sont pêchés, tués, qui sont pas consommés et qui sont rejetés. Entre 7 et 10 millions de tonnes de poissons tués accidentellement, capturés accidentellement chaque année.

C'est colossal. La surpêche, c'est un désastre pour la planète. Comment en sommes-nous arrivés à une situation aussi incontrôlable ?

On regarde et vous répondez. Ce sont des images volées que vous n'auriez jamais dû voir. Capté au cœur d'un chalutier de fond, une pêche sauvage, un carnage.

Pour un poisson recherché, cinq sont rejetés à la mer, morts ou presque. On appelle cela le catch, les prises accessoires. Chaque minute dans le monde, 13 tonnes de poissons sont pêchés pour rien.

L'océan se vide à très grande vitesse, trop grande vitesse. Un problème écologique, un problème économique. 800 millions de personnes dans le monde dépendent de la pêche.

Les petits pêcheurs payent le prix fort face aux requins industriels. Leur prix explose, on empêche moins. Et du coup, c'est un impact direct sur le les étales.

Nous mangeons neuf plus de poissons qu'en 1950. Conséquence, on surproduit le thon, le saumon parfois nourri par de la farine de poisson pillé à l'autre bout du monde. C'est le poisson qui se mort la queue.

Il va falloir se calmer un peu sur les sushis. Il va falloir se calmer sur le sushi, monsieur le président. Je ne sais pas si vous servez des sushis pass.

C'est à moi comme ça. Non, je sais pas. Vous vous est-ce que vous vous êtes calmé sur les poissons en général ?

Vous savez combien il faut manger de poisson par semaine maximum si on veut respecter les règles ? Bah d'abord ça dépend qui où et comment mais et lesquels parce qu'en fait on a des des catégories de poissons. Ce que ce que recommandent les scientifiques, c'est 8 kg par an et par personne.

Ça veut dire à peu près manger une fois seulement une fois maximum par semaine du poisson. Si on vous parle des poissons, si on vous parle de la de la surpêche, c'est parce que ce mot un ratio à l'échelle de la planète. Je dis ça parce que faut faire faut faire attention dans notre pays où il y a eu beaucoup de débats sur les régimes alimentaires.

Les les problèmes de surconsommation, ça peut exister parfois en France mais ils existent dans beaucoup de pays. Certains ont été évoqués, je veux pas ici les stigmatiser. Non mais on mange beaucoup plus de force moyen deudess de la moyenne mais on n'est pas les pays qui sont les les Vous avez réduit vous avez réduit.

J'essaie d'avoir un régime équilibré. C'est ce qu'on doit tous savoir. Voilà c'est tout.

Alors, on parle des aires marines protégées. C'est le mot, c'est l'expression qui revient le plus ici quand on se balade à Nice depuis 3 jours. C'est quoi des aires marines protégé, Hugo ?

Une airmarine protégée en fait, c'est une zone où on régule les activités humaines comme la pêche, soit en la limitant, soit en l'interdisant carrément pour laisser les poissons tranquille. Alors aujourd'hui, en France, les aires marines protégées officiellement c'est 33 % de nos océans, 33 % de notre surface maritime. Mais selon les scientifiques, en fait, c'est un peu une coquille vide puisqu'il y aurait seulement 1,6 % des eaux françaises qui sont vraiment protégées.

Protégé notamment de la pêche industrielle. On a des images complètement dingues à vous montrer, monsieur le président. des images inédites qui n'avaient jamais été vu.

Pour la première fois, le célèbre documentariste anglais David Attenborot, je sais pas si vous le connaissez, et bien pour la première fois, il a réussi à filmer ce qu'il se passe au fond des océans quand un chalutier industriel entre en action. Regardez, c'est effrayant à la surface. Impossible de savoir ce qu'il se trame.

Tout ça est resté secret jusqu'à maintenant. Un chalutier industriel ratisse le plancher océanique à l'aide d'une chaîne ou d'une barre en métal, capturant dans son filet tout ce qui se trouve sur son passage. Il se ferait un chemin brutal au fond de la mer, détruisant presque tout sur sa lancée.

Tout ça dans l'unique but de pêcher une seule espèce de poisson. [Musique] Tout ce qui ne les intéresse pas est balancé. Plus des tr quarts de la pêche d'un chalutier peuvent être jetés. [Musique] Il est difficile d'imaginer pire en terme de gaspillage. [Musique] Ça, monsieur le président, ça s'appelle du chalutage de fond. et c'est autorisé dans la plupart des aires marines soi-disant protégées françaises.

Tous les scientifiques ici, toutes les ONG ne vous demande quasiment que ça. Ils vous disent il faut arrêter, il faut interdire ou là voyez, il faut interdire le chalutage de fond partout. La Commission européenne le recommande.

La Grèce et la Suède s'engagent à l'interdire dans totalement dans leurs aires marines protégées. Même le Royaume-Uni a déclaré là récemment qu'il va interdire dans 50 % de ces aires marines protégées et nous rien ou presque. Pourquoi ?

Alors ces images, elles sont faites où et par quel navire ? Elles sont elles sont faites en Méditerranée euh par un navire euh dont on n' pas l'identification précise, mais elles sont faites en Méditerranée. Alors peut-être je voudrais remettre les choses dans leur contexte.

Les aires marines protégées, on ne parle que ce qui est dans nos zones économiques exclusives. C'est-à-dire que ça n'est à ce stade que dans un/ers des océans. C'est là où on peut le faire.

Il y a 4 ans à peine, on recevait à Marseille un sommet mondial de pour la nature luen parce que c'est eux les scientifiques qui établissent ces règles de protection. Et c'est la France qui a lancé la mobilisation pour les air marines protégées. Je dis juste ça parce qu'il y a 4 ans, il y avait pas de mobilisation internationale pour créer ces aires marines protégées et pour les rendre impératives.

Mais pourquoi si elles sont protégé ? Pourquoi il y a ça Mais parce que c'est pas Mais pardon parce que ça c'est pas un bateau. Je pense à nous et c'est pas fait dans une aere marine protégée française.

Alors alors ça c'est des pratiques qui se passent dans les aires marines protégé française avec des bateaux tout à fait similair. Je vais parler je vais parler de notre et comment ça existe. Mais je veux juste dire ce que fait la France où on en est et les enjeux.

Ça existe en France. Monsieur le prés marines protégées, on parle de choses que les gouvernements peuvent faire mais c'est qu'un tiers des océans. Quand on parle des aires marines protégées et de ces 30 % qu'on vise pour 2030 sans la mobilisation de la France et ce qu'on a lancé à l'UCN, il y aurait rien eu.

On a fait cette mobilisation, on a convaincu et c'est pour ça aussi une façon de vous répondre quand vous quand vous dites il y a pas les États-Unis. Bah ils étaient pas là. Malgré tout, on a su créé par cette mobilisation une dynamique qui à la cope de Kunming Montréal s'est imposée et est devenue une norme internationale 30 % 2030.

Maintenant, quels sont les vrais chiffres français ? La France, elle a le de la deuxième zone économique exclusive au monde grâce à la Polynésie et nos outres mers. On était en protection à 33 %.

Quand on a une air marine protégée, c'est pas une protection du donc ces pratiques sont pas forcément interdites par nos règles. Faut être en ce qu'on appelle en protection forte ou stricte. Donc on respecte notre engagement de 30 % d'air marine protégées.

C'est tout à fait respecté par les règles. Et donc nous, on a dit aux autres 30 %. Nous, on faisait 33 % avec ce sommet.

Avec ce qu'on a annoncé, on passe à 78 %. C'est-à-dire ce sont des zones où on a des protections, il y a des pratiques qui sont interdites où il y a une surveillance. juste pour que et c'est les choix qui ont été faits en particulier par la Polynésie dans ce sommet.

Ensuite, pour interdire de telles pratiques, faut passer à des protections plus forte. Là, c'est tout le critère autour des 10 % de protection forte. C'est ça notre enjeu.

Avant sommet, la France était à 4 % de protection forte. Elle va passer après à 14 %. Et donc nous respectons nos obligations internationales d'air marine protégée et de protection forte.

Et ce que disent les pardon ce que disent les scientifiques monsieur le président c'est que vous pouvez pas dire que ce sont des aires marines protégées fortement tant que vous autorisez ce type de pratique. Ça n'a pas de sens. Il y a un consensus scientifique là-dessus.

Je vais citer juste un chercheur qui est un des plus grands éminents spécialistes des ressources marines, Daniel Poli, qui dit, je le cite, quand des gens prétendent que tel air est protégé mais qu'il y a du chalutage dedans, c'est tellement absurde que je ne sais pas quoi dire. Mais en fait les les trois/4 de ce que tout à fait raison, il y a des tas d'endroits où c'est déjà pas possible. faut les interdire là où c'est possible et c'est tout le travail qu'on a fait.

Et donc là, qu'est-ce qu'on a annoncé dans ce sommet ? Parce que on a avancé grâce aux scientifiques. J'ai vu les scientifique sur justement le chalutage de fond et les aires marines protégées.

On a concerté et juste je fais deux pas de recul pour expliquer ce que c'est la pêche française et par rapport à tout ça parce que sinon on est en train de tout confondre. La France 13000 pêcheurs environ 13 14000. Quand on parle de notre flotille, les 3/4 de notre flottille, des bateaux de pêche, ils font moins de 12 m.

Donc c'est pas du tout les monstres qu'on vient de voir hein, les 3/4 bien sûr. Ça ça concerne peu de bateaux par rapport au nombre total de bateaux justement raison de plus pour les interdire. Non mais je dis juste que font les pêcheurs français parce qu'après on a l'impression quand on parle des eaux françaises, on parle des pêcheurs français.

Très souvent dans nos eaux, ce sont des pêcheurs étrangers qui viennent pêcher. Donc c'est juste parce que c'est très important pour que tout le monde comprenne. Ça on peut pas l'empêcher.

Si je c'est très compliqué donc faut que vous me laissiez répondre étape par étape. J'ai dit qu'est-ce que c'est les air marines protégé ? C'est où ?

J'ai dit nous France on fait juridiquement notre boulot. On va protéger 78 % de nos eau en protection une et 14 % en protection forte et on sera au-dessus de 10 % en protection stricte scientifiquement. Est-ce que dans ces 14 % ce sera interdit ?

C'est pour que les gens comprennent que ce soit clair ? Il y a des tas d'endroits où ça donne patience mais la ministre a donné la carte où c'est où ce sera strictement interdit parce qu'en fait dans ces cas alors justement il y a des associations qui disent que cette carte c'est des zones qui sont déjà interdites pas de nouvelles zones alors super dans ces cas-là fallait les valoriser en fait la complexité de la chose mais si vous me laissez 2 secondes j'essaie de vous expliquer bien et j'essaie de revenir à la pêche française. c'est 14 % dans toutes les zones dans toutes les zonescon dans toute la zone économique exclusive de la France, ce sera 14 % de protection forte et au-dessus de 10 % de protection stricte, ce qui est encore plus fort.

Il y a pas de chalutage de fond par exemple en Polynésie aujourd'hui. On n pas de bateau, on a' pas de chalu, c'est déjà interdit. Donc ça n'a là, c'est un débat qui n'a pas de sens.

Donc là, je peux vous dire c'est le cas. Là où se concentre de débat, c'est dans les zones dans les eaux dites métropolitaines, c'est-à-dire ici en particulier ici dans la Méditerranée. Donc là, les ravages du chalutage de fond dramatique.

Il y a d'autres c'est le cas, mais en Méditerranée, en Méditerranée pour donner les enjeux, il y a 40 chalu français. 40 il y a 400 ou 500 chalu italiens, 400 ou 500 chalu espagnols qui font de la du chalutage de fond. Donc juste notre pêche, elle est très très loin d'être la pêche la plus agressive.

Pourquoi ? Parce queen fait elle s'est moins industrialisé que les autres. Elle a beaucoup moins de bateaux comme tel.

Qu'est-ce qu'on a fait ? On a concerté nos pêcheurs. Et là où dans nos zones métropolitaines, on était à 0,1 % de protection forte, on est passé à 4 %.

Et donc dans tout c'est pas beaucoup 4 % mais non pardon. Notre objectif dans toutes nos eaux c'est 10 %. Mais vous vous comprenez pas que c'est là le problème c'est dans la zone métropolitaine.

On est sympa tous ensemble autour d'un plateau. Vous avez des gens qui vivent de cette pêche. Vous mangez de la coquille Saint-Jacques, vous mangez de la sol.

Non mais c'est ça la réalité hein. Parce que moi, j'écoute mes pêcheurs aussi. Vous mangez de la coquille Saint-Jacques, vous mangez de la sol, vous mangez de la langoustine.

Aujourd'hui, vous pouvez parfois pour certaines espèces les pécher au casier, mais c'est à des prix qui on peut bien les pêcher, on peut les manger, bien les pêcher. A des prix qui ne sont pas abordables. Oui, mais il ne s'agit pas, il ne s'agit pas d'interdire qu'on le dise au non.

Je suis pour les n pas pour interdire la pêche, on est pour interdire cette méthode de pêche qui fait pour que progressivement on évolue. Mais il faut que vous m'aidiez. C'est-à-dire que je suis en train de vous dire la France, elle est bonne élève.

Elle est bonne élève parce qu'elle a beaucoup moins de chalu de fond que les copains. Elle en fait beaucoup moins en Méditerranée. La France attends, je vais juste au fond parce que c'est on a plein de pêcheurs qui nous écoutent, faut les respecter et on a plein de gens qui veulent que ça bouge.

Un, on est bons élèves, on a une pêche qui est beaucoup moins prédatrice que les autres. Nous, on a un seul bateau de pêche industrielle l'émeraude. Le reste, c'est une pêche au 3/4, c'est moins de 12 m.

Le reste, c'est entre 12 et 25 m. C'est pas des bateaux comme ça. Ensuite, on a beaucoup moins de chalu de fond que les autres.

Ensuite, on est aux avant-gardes de la protection en air marine protégée, en protection forte, en protection stricte. Simplement là où on a des pêcheurs et c'est une toute petite minorité qui vont encore faire du chalutage de fond là-dessus. Qu'est-ce qu'on fait ?

Bah là, on les a convaincu qu'il faut bouger. Au moment où je vous parle, on a des pêcheurs qui sont en train de bloquer tout à Bonifacio à cause de ça. Donc ça leur impact, ça impacte leur vie.

C'est des familles qu'on change. C'est ce que disait, c'est ce que disait Thomas. Donc moi, je suis obligé de les conduire.

Donc on a fait une carte, il y a des endroits où ce sera interdit et donc valorisez-le et progressivement on va accompagner les autres pêcheurs pour le faire. Mon problème, c'est les bateaux non français qui viennent pêcher sur nos eau. ID Sévestre ID Sévestre Laurent Balest. vraiment très important de saluer ces premiers pas qui sont faits dans la bonne direction, mais je pense qu'il faut aussi réaliser, je me sens un peu la responsabilité de porter la voix des ONG, du grand public, je croise tous les jours dans ce fameux palais des expositions qui trouvent ça sidérant.

Une air marine protégée, c'est une ère dans laquelle les méthodes de pêche destructrices sont interdites. Point final, c'est vraiment cette définition là. Et aujourd'hui, je pense que c'est vraiment très important et vous l'avez fait, vous l'avez esquissé de rappeler ce qu'on en gagne en fait de protéger ces écosystèmes là.

Pour nos pêcheurs artisanaux, bah c'est super bénéfique en fait. On sait qu'il y a beaucoup de pêcheurs qui réclament justement des aires marines vraiment protégées. On va peut-être changer l'acronyme une fois qu'on arrivera à enlever ce chalutage de fond, mais vraiment aujourd'hui cette pression, elle est là.

Qu'est-ce qu'on peut répondre aux ONG, aux grands publics qui ne sont pas satisfaits clairement de ces annonces ? En vrai, d'abord, je pense qu'il faut bien leur expliquer ce que c'est. Vous l'avez dit, d'abord, on passait d'un on passait d'une situation où dans nos zones économiques exclusives, il y avait aucune règle.

Donc, c'était le Far Wouest dans nos zones économiques exclusives, hormis nos intérêts et cetera. Mais sur le plan écologique, il y avait aucun suivi. Bon, il y avait des gens qui étaient en avance de phase, par exemple, nos territoires ultramarin parce qu'ils avaient vu, ils avaient créé déjà ces aires éducatives en Polynésie.

Les pêcheurs avaient créé des zones de conservation parce qu'ils savent les eux les premiers que si ils protégeaient pas, ça se régénérait pas. Or l'océan est un trésor pour ça. Quand vous protégez, quand vous arrêtez de pécher, les espèces reviennent et se recréent.

Et donc c'est un trésor et et c'est ce qu'on a fait d'ailleurs dans nos territoires. C'est ce qu'on fait avec des tas de pays. J'étais avec Palo ce matin, une espèce allait s'effondrer.

En 5 ans et ça va très vite. Elle est en train de elle se régénérités de plonger. Oui, il y a une vraie résilience de l'océan.

C'est c'est important et je voudrais juste que les gens qui nous regardent Oui, mais les gens qui nous regardent, je veux juste leur dire que ce sujetl et on a été interpellé par les ONG et par les lanceurs d'alerte qui nous disent s'il vous plaît monsieur le président on est obligé de vous dire 4 % ça veut dire que dans 96 % on ne protège pas et que les images que les images qu'on a vu qui sont atroces parce que moi j'ai appris parce que moi je suis peut-être la plus néophite autour de ce plateau qu'en fait ce qui se passe c'est qu'on pêche tout on ratisse tout dans les fonds marins et ensuite on balance à la mer toutes les espèces vivantes d'abord pas toutes les techniques de pêche parce que vous avez beaucoup de techniques de pêche qui se font très différemment non mais le chalutage oui mais il faut pas stigmatiser mais je veux dire un truc vous êtes contente d'acheter votre poisson de l'acheter à un prix abordable on va on va parler en fin d' les 3/4 des criers elles sont alimentées par ce qui vient aussi du chalutage donc simplement faut améliorer les pratiques pour ça qu'est-ce qu'il faut faire faut accompagner nos pêcheurs. Alors d'abord là, on parle d'une pêche plutôt métropolitaine. C'est beaucoup moins vrai dans nos outremèes qui ont d'autres techniques.

Mais qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on a fait ? Par exemple, on avait ce sujet des poissons qui étaient pris et qui étaient rejetés ou parfois qui étaient blessés grâce d'ailleurs à Tara, grâce à des associations et autres, des systèmes de de capteurs de de sondes, pardon, pas de capteur mais de sondes qui envoient des des signaux pour prévenir les CAC. On en équipe nos maintenant nos filets de chalu et on a accompagné nos pêcheurs pour qu'ils arrêtent de prendre des dauphins dans leur chalu parce que c'était un des fléaux qu'on avait. sur cette question, ce qui a fonctionné, c'est que la Commission européenne vous a ordonné, vous a demandé de fermer des zones de pêche.

C'est ça qui a permis d'être différentes. Il y a il y a des zones de pêche, il y a toutes les pratiques qui ont été interdites parfois pour régénérer. Ça sont nos pratiques.

Pardon, pas que pour nous parce que je voudrais clarifier un point sur qui pêche dans nos eaux et ça c'est une grande confusion du débat depuis tout à l'heure. Mais juste un point, c'est c'est les ONG et certains pêcheurs qui nous ont permis, moi je parle pas d'interdiction, mais d'améliorer les techniques et de dire on met en place un système qui permet de prévenir les CTAC et qui fait qu'on se prend plus les on prend plus les dauphins dans nos filets ça. Allez-y.

Monsieur le président, moi je passe ma vie d'un ces air marines protégé. Les très stricts, c'est presque rien. Les air marines protégées, c'est le le titre officiel.

En la réalité c'est ça devrait être air marine observé, air marine administrée. Ce qui est magnifique là-dedans, ça veut dire que il y a un personnel qualifié, compétent, convaincu, mais souvent impuissant parce que ils sont là pour constater des choses. Il ce que je veux dire, ce qui est génial, c'est que les structures sont là.

Les 33 % le le personnel humain compétent, convaincu, capable de faire le boulot, il est en place. Mais le chaluti en fait là ce soir on devrait être en train de parler de ce qui se passe dans les 70 % parce que les 30 % le chalutier de fond ce n'est plus possible en réalité ce n'est plus possible même dans les 70 % mais là on n'est pas à une dictature. Il faut effectivement il faut que trouver des transitions ça prendra du temps.

Mais dans ces 30 % le chalutier ne devrait plus exister et ensuite 1/3 de ces 30 % donc 10 % devrait être en réserve absolue. C'està dire non seulement pas de pêche mais même moi privilégié plongeur même moi j'y vais pas rien et alors on pourrait se dire mais alors ça sert plus à rien ou à personne mais en fait ça sert parce que ça c'est la pouponnière dont le débordement nourrit tout le monde. Il y a l'exemple extraordinaire de des quelques réserves intégrales qui existent aujourd'hui.

On prend la réserve de Serbert Buls à Perpignan qui existe depuis les années 70. On a les images pendant que vous parlez, on les voit. 650 hectares de réserve normale.

Évidemment que le chalutier est interdit dans l'ensemble de cette réserve 650 hectares, mais la pêche petit métier est autorisée. La pêche récréative est autorisée avec un permis, la plongée récréative est autorisée. Voilà.

Mais tout ça se fait autour d'un cœur intégral qui fait 65 hectares, c'est rien du tout, mais qui tous les jours déborde et nourrit ses pêcheurs. La la preuve que c'est pas un débat antipêcheur, c'est que à Banuls, les pêcheurs veulent aujourd'hui tripler la zone et rajouter deux cœurs de réserve intégrale. C'est les évidemment les autorités de la réserve mais bien sûr parce qu' il pêche en périphérie et que l'effet le plus important d'une réserve c'est pas que ce soit merveilleux, c'est que c'est une pouponnière, ça déborde et ça nourrit ça nourrit les pêcheurs et puis nous qui mangeons ces poissons là.

Mais cette technique du chalutier, ce n'est plus tenable. C'était peut-être tenable à une époque où il y avait un chalutier qui passait, mais la quantité est trop grande. Si quand il y a une une tempête tropicale, par exemple, une tempête tropicale sur une île quelconque, Mayotte par exemple, ça dévaste tout, ça arrache des toits, ça détruit des des arbres et cetera.

Bon et puis on s'en remet, la nature s'en remet, on reconstruit la maison. Mais si la tempête tropicale, c'est tous les jours, on s'en remet pas. Le chalutier de fond où que ce soit d'ailleurs, c'est ça tous les jours.

Voilà. Donc moi je ce que je trouve de positif quand même c'est que il y a eu cet effort. Il y a les 33 %.

Ça veut dire que toute la structure administrative elle existe. Il y a plus qu'à faire les règles. Il y a plus qu'à faire les 70 %.

Non juste parce que c'est très important ce que dit l'abord je partage totalement qu'on s'entende bien. Je suis totalement d'accord. C'est établi scientifiquement.

Mais c'est un peu la même chose que ce qu'on dit depuis tout à l'heure. Un il faut qu'on accompagne les gens qui vivent de cette pratique faut qu'on accompagne aussi les consommateurs. Parce que qu'est-ce que vont me dire les pêcheurs si on interdit du jour au lendemain ?

Ils vont dire bah les gens vont importer leur coquille Saint-Jacques des Britanniques ou des Danois qui continueront à le faire parce que la coquille Saint-Jacques si vous la pêchez pas avec le chalutage de fond, elle est 10 à 15 fois plus chère. Donc ça veut dire que vous pouvez plus la manger. Enfin beaucoup de ménage dans notre pays.

La seule pareil. Et donc ce qu'il faut bien se et et dans nos eaux faut bien que vous compreniez peut-être qu'une coquille Saint-Jacques ça se mange à Noël et c'est tout. Il y a déjà beaucoup de ménages qui peuvent pas se permettre d'acheter d'acord.

Mais ce que je suis en train de vous dire, c'est que personne a envie aujourd'hui un de dire que on tue les tr/4 descriers françaises parce que c'est ça, c'est les tris/4 des volumes des crié française et qu'on fait que des tas de produits qu'on mange tous les jours ne sont plus consommables à des prix abordables. Et quand je dis abordables pour beaucoup de gens, ils le sont déjà pas comme vous l'avez dit. Donc c'est la même chose que ce qu'on dit tout à l'heure.

Faut que vous compreniez d'où je parle. C'est une transition mais sans la mobilisation de la France, il y a 4 ans, on parlait même pas d'air marine protégé. Et donc moi, j'aime bien votre approche.

C'est c'est exactement ça. Avant, c'était le Far West. On a dit on surveille.

Mais aujourd'hui, nous en France on est passé à 78 %. Le choix qu' a fait la Polynésie est énorme et le gouvernement s'engage pour les aider à mettre en place des structures pour surveiller ces aires. Donc on surveille.

Ensuite, on a 14 % où là on va être en protection forte. Donc on va vraiment interdire beaucoup de pêche, toutes les zones économiques exclusives, donc y compris des zones où il y a déjà pas de chalutage de fond. Et ici pour la zone, on sera de toute façon, on est passé, on multiplie dans nos zones métropolitaines qui sont les plus sensibles, on multiplie par 40.

C'est-à-dire qu'on était à 01, on passe à 4, on multiplie par 40. C'est un pas de géant. Et notre problème, je vous le dis, mais ça c'est normal, c'est l'Europe, c'est que dans nos eau, les pêcheurs les plus industrialisés, les plus prédateurs, ce ne sont pas les pêcheurs fontiers.

Parce qu'on a une politique commune de pêche. Non, ça c'est dans nos zones exclusives. Comme il y a une politique commune de pêche, vous avez des pêcheurs, vous avez des pêcheurs irlandais irlandais, danois, allemands, espagnol.

Pourquoi on les empêche pas de venir dans nos eaux territoriales ? Chalutiers industriel étrangers qui viennent piller notamment les eaux dans la manche du nord. C'est l'Europe.

Ça veut dire quoi ? C'est que l'Europe c'est un instrument d'impuissance sur cette question. Simplement, c'est un instrument de coopération.

C'est le libre échange. Là, c'est pas de la coopération, ils viennent piller chez nous nos ressources. C'est pour ça que comme vous avez dit tout à l'heure, parce que vous avez cité les copains, quand la Commission européenne nous suit sur la protection, ça va tout changer.

Ça veut dire qu'elle va imposer à des pêcheurs non français les mêmes règles qu'on impose aux autres et ce qui est pas fait aujourd'hui. Et donc, elle va être aidé à harmoniser vers le haut la commission. Et après, les Britanniques ne vous trompons pas, ne vous trompez pas.

Ils ont dit "On va concerter, c'est-à-dire qu'ils vont commencer le boulot." Oui. Mais puis il s'engagent sur 50 %.

Et ben concerter d'abord nous on a concerté et on a obtenu l'accord sur cette ces fameuses protections et on a multipli il nous reste encore deux ou trois sujets et c'est très important c'est bien qu'on puisse dans une émission parce que là on est en train de parler d'un tiers de nos océans. Alors justement la haute mer la haute mer parce que je sais que vous voulez en parler et je voudrais juste dire aux téléspectateurs qui nous regardent voilà c'est très important qu'on aille sur des sujets de fond qu'on aille sur des sujets qui sont parfois techniques mais qui veulent dire énormément et ça sert à rien de faire un sommet sur les océans. On n'explique pas au grand public ce qu'ils mangent aujourd'hui dans leurs assiettes, ce qui se passe aujourd'hui dans les fourmars marins et ce qu'on essaie de faire.

Alors là, on a parlé des aires marines protégées françaises. Maintenant, on va partir un peu plus loin parce que 60 % de l'océan, c'est la Haute mer. La haute mer, c'est-à-dire c'est une zone qui n'appartient à aucun pays.

C'est une zone aujourd'hui qui est une zone de non droit. C'est une zone qui est le Phare Ouest. Tout le monde peut faire ce qu'il veut.

Et il y en a un, on y revient mais il y en a un qui est le champion du pillage de la Haute mer. On va le nommer C'est la Chine, Hugo. Oui, c'est la Chine.

Un poisson sur 6 qu'on mange sur la planète a été pêché par un navire chinois. Ça, monsieur le président, c'est un des dossiers sur lesquels vous vous mobilisez le plus. Protéger la haute mer.

Il y a un traité qui s'appelle le BBNG. C'est un peu technique, mais ce traité, il est en cours de négociation et il faut, je crois, 60 pays qui ratifient ce traité pour entrer en vigueur. Est-ce qu'on va y arriver à la barre des 60 pays ?

Oui, d'abord c'est Merci. C'est très important parce que tout ce qu'on évoque depuis tout à l'heure, c'est au fond sur un/ers de nos nomes océans, c'est-à-dire nos zones économiques exclusives. On faisait déjà beaucoup de choses, on régulait, on défendait, on protégeait, on valorisait.

Mais en 5 ans, on a créé ce mécanisme. Bon, maintenant, on observe mieux à l'international et c'estes protections fortes. Mais les 3/4, pardon, les 2/ tiers en fait 65 % des mers et océans, c'est cette fameuse haute mer, c'est-à-dire ce qui est pas dans les zones économiques exclusives.

Et là, c'était le Phar West. Ça fait 15 ans qu'on essayait de négocier un traité pour dire on faut qu'on mette des règles. C'est-à-dire faut qu'on puisse avoir c'est c'est très simple lutter contre la pêche illicite et non traçable la fameuse pêche INN que vous parfois dont vous entendez parler pouvoir créer des aires protégées dans cette haute mer sous surveillance internationale et dire c'est un bien commun.

Enfin des règles en septembre 2023 parce qu'on s'est mobilisé en fait c'est simple 2022 on dit avec le Costa Rica, allez on va organiser une mobilisation pour nos océans et on décide d'organiser le sommet de Nice 2022. En septembre 2023 parce qu'on s'est mobilisé très fortement à plusieurs, on obtient un accord sur ce traité sur la haute mer. On débloque une négociation, travail de la diplomatie extraordinaire avec tous qui était bloqué depuis des décennies et les Chinois ont signé et donc ils ont accepté parce qu'il y a eu une pression parce que eux-mêmes ont compris comme ils ont signé à Paris et et c'est pour ça que de là où je suis, je peux peux pas être aussi vocal que vous l'êtes parce que ce que vous dites est vrai, les chiffres que vous dites sont vrais mais mon travail c'est d'engager la Chine parce qu'en fait on peut pas régler la question du climat sans la Chine qui un/ des émissions.

Elle a signé mais elle n'a pas ratifé. Attendez, j'y viens. Mais parce que on a pas besoin forcément de eux pour ça, mais on a besoin de les engager.

Ils vont peut-être le faire. Ils ont signé et moi je La Chine a quand même ces dernières années bougé sur le climat. Elle fait un/ tiers des émissions mais elle a bougé.

Elle est venue vers nous et avec ses efforts, on change tout et elle est en train de bouger sur les océans. Ça c'est septembre 23. Une fois que c'est signé, c'est pas forcément appliqué, je le dis pour tous ceux qui nous écoutent parce qu'un traité pour qui s'applique, il faut qu'il soit ratifié.

C'est-à-dire faut que les parlements nationaux et dit on est prêt à le faire parce que ça va être contraignant les parlements ou les peuples. Et pour que ce s'applique à toute la planète, il faut qu'au moins 60 pays et ratifiés. On est à combien ?

Alors là, on les aura les 60. C'est bon, on a réussi. Mais pour vous pour vous dire juste l'exploit, on les a, on les a.

On a aujourd'hui, je vais laissez-moi, je vais venir mais je je dis juste l'exploit. Vous faites durer le suspense là. Est-ce qu'on der le dernier traité qu'on avait fait, c'était 82, la convention de Montégobé.

Ce traité, on pouvait dire super, on l'a signé, il ne s'est appliqué qu'en 94 parce qu'il a fallu 12 ans pour ratifier. Et ben là, on l'aura fait en 2 années. Vous avez les 60 pays qui ont ratifié à l'heure où on parle.

Aujourd'hui, j'ai plus de 60 pays qui sont engagés à ratifier avant septembre et j'ai 51 pays qui ont ratifié à l'heure où on parle et qui ont déposé leur signature. Donc, il nous en manque neuf si j'ai bien compris. Donc en vrai, on les a déjà sécurisé parce que ils sont déjà comme Loula qui l'a fait en tribune.

Ça veut dire que on a 65 pays environ qui ont qui auront ratifié et déposé pour l'Assemblée générale des Nations- Unies et je pense même largement au-delà qui auront ratifié et déposé avant la fin de l'année. Septembre ce traité pour rentrer en vigueur monsieur le président parce que ça voyez sur les AMP on a été dur parce que vous avez été un peu inj mais avec la France. Oui, parce que en fait on est à la pointe de l'engagement parce que c'est pas au niveau mais sur le traité sur la haute mer si vous obtenez les ratifications là pour le coup c'est personne n'engage nos pêcheurs comme nous je le dis hein donc on va continuer mais après sur la sur la sur BBJ pour être clair enfin sur ce traité de protection de la haute mer on l'a annoncé avec le secrétaire général des Nations- Unies hier oui on peut dire aujourd'hui que c'est le succès de Nice et du plan d'action il rentrera en vigueur le 1er janvier 2026 pourquoi parce qu'en fait on a une soixantaine de pays qui ont ou ratifié où ou ratifié et déposé leur instruments de ratification à l'ONU et que on pourra avoir tous ces instruments déposé pardon d'être technique mais à l'assemblée générale ce qui permet d'avoir le délai technique qu'il fera rentrer en vigueur au 1er janvier.

En tout cas c'est une bonne nouvel ce qui veut dire que à partir du 1er janvier grâce à tout ce travail et au sommet de Nice, la Haute mer ne sera plus le Far West. Une image pour conclure sur ce sujet de la haute mer. Monsieur le président, une image visible depuis l'espace puisque la surpêche est visible depuis l'espace.

Thomas Pesquet, vous en avez été témoin. Regardez cette photo que vous avez prise depuis la station spatiale internationale. C'est en Asie du Sud-Est dans le golfe de Thaïlande.

Les points verts que l'on voit, ce sont les lumières émises par les bateaux chinois qui pêchent le calamar. Thomas Pesqu, est-ce que vous saviez en prenant cette photo qu'elle illustrait le drame de la surpêche ? Non, je le savais pas et d'ailleurs ça m'a pris un petit moment pour le découvrir parce que quand tombe quand on tombe là-dessus dans ces clichés, on se demande un petit peu de de quoi on a pris la photo parce que c'était clairement pas des villes, ça avait l'air clairement d'être en mer mais ce cette flotte de point vert et c'est mon collègue Aki qui est japonais plus familier parce que c'est en Asie encore une fois on donne pas de pays mais on peut donner la zone géographique qui m'a expliqué en fait que c'était le la manifestation de la surpêche avec des grands projecteurs verts qui attirent les calamars et qui ramassent tout ça.

C'est sidérant quand même he tous ces points verts. C'est la surpêche, c'est des pêcheurs qui prennent qui prennent et l'océan se vide de plus en plus. Il faut espérer qu'on en voit moins dans les dans les années à venir, dans les missions à venir.

Et c'est ça ce qu'on doit engager. On a fait signer, c'est un des acquis aussi de du chemin vers Nice. Euh justement l'alimentation internationale, la FAO qui est le l'organisation qui structure la multilatéralisme sur ce sujet et l'Organisation mondiale du commerce ont avancé pour nous faire signer des accords qui permettent de tracer et de créer les mécanismes pour lutter contre cette surpêche et c'est cette pêche qui est illégale et non traçable.

Et c'est tout ce chemin qu'on va faire. Donc là en fait à Nice en fait Nice aux océan que Paris a été pour le climat. On a créé enfin un cadre international qui va permettre de réguler les choses avec des recul.

On sait qu'on pas tout pour vous c'est la COP de Paris l'équivalent de ce qui s'est passé là. Non mais c'est en fait la France continue ce ce rôle d'être aux avant-postes et de créer un cadre international qui permet de créer des règles contraignantes et des instruments de mesure. Alors sur la surpêche et sur le chalutage de fond, vous n'avez pas encore complètement fait votre MU à regard des ONG.

En revanche, il y a un sujet où vous avez changé d'avis, un sujet, juste pour être clair, c'est toujours c'est important de dire d'où on parle. Moi, je ne suis pas une ONG. Ouais.

Et donc je fonde mes décisions sur la science, j'écoute les ONG, on a besoin d'elles. Mais je dois engager un changement, une transition. Donc je peux pas leur leur dire on arrive à faire 100 %.

Donc c'est pas j'ai pas besoin de faire une mu. Moi, je suis convaincu mais j'ai besoin de convaincre et d'apporter des solutions. Un sujet où vous n'étiez pas convaincu et vous avez changé d'avis.

Ce sujet, c'est en bon français le deep sea mining, c'est-à-dire l'exploitation minière des fonds marins. Écoutez-nous parce que alors là, c'est encore un sujet passionnant qu'on ne connaît pas bien. Qu'est-ce que c'est le Deepa Mining ?

En fait, le le Deepa Mining, c'est pour fabriquer ça, nos téléphones, nos ordinateurs, on a besoin de minerais. Et ces minerais, il y en a de gros stocks dans les abisses. Ce sont les fonds marins situés à plusieurs milliers de de mètres de profondeur.

Ça prend cette forme là. Alors, je vais sortir une petite relique, monsieur le président, et je vais devoir mettre un gant. La, est-ce que tu peux me tenir le micro 2 secondes ?

Je mets un gant. Je vais vous expliquer pourquoi. Parce qu'en fait, ça c'est un nodule qui nous a été gentiment emprêté par l'IFEMER et les chercheurs m'ont dit il faut mettre un gant parce que les poussières de ce nodule sont radioactives.

Donc si on se gratte ensuite l'œil ou la bouche, on peut ingérer des particules radioactives. Donc voilà la forme que ça prend. les métaux.

Merci beaucoup Léa. les métaux qui sont situés en grande profondeur. Dans ce nodule, il y a plusieurs métaux précieux.

Il y a du fer, du manganise, mais aussi du cobalt, du cuivre, du nickel qui sont utilisés pour fabriquer nos équipements électroniques. Sauf que pour récupérer ces nodules dans les abiss, il faut creuser le fond de la mer, ce qui va détruire des écosystèmes très fragiles qu'on connaît encore très mal et qui sont indispensables à la régulation du climat et donc à la vie sur terre. Alors, vous vous opposez, Emmanuel Macron, à cette exploitation minière des fonds marins comme une soixantaine d'autres pays, même si vous n'êtes pas tous d'accord.

Donald Trump, lui, vient de prendre une décision dramatique pour beaucoup de gens qui le juge dramatique. On vous explique tout en une minute chrono et on vous écoute. À plusieurs kilomètres de profondeur, les abys abritent des trésors insoupçonnés.

Cobalt, nickel. Terres rares, des métaux cruciaux pour nos smartphones, batteries ou voitures électriques. Évidemment, la question divise d'un côté la course aux ressources pour sortir du tout pétrole.

De l'autre, les scientifiques et on ONG tirent la sonnette d'alarme. On ne détruit pas ce qu'on a même pas encore découvert car ce qu'il redoute, c'est ça. Des bulldoers raclant sans relâche des écosystèmes fragiles pour quelques tonnes de métaux en plus.

Le Deep Sea Mining, un nouveau Far West. Le revenu que l'on peut tirer par kilomètre carré exploité peut atteindre 10 à 15 milliards de dollars. À ce jour, aucune exploitation commerciale n'a démarré.

Certains pays dont la France appellent à un moratoire, d'autres sont sur le point de basculer. Fin 2024, la Norvège recule inextrémiste sous la pression de pétitions massives. Mais pour convaincre le prochain, il en faudra beaucoup.

Plus beaucoup plusillons, [Applaudissements] fourons, allons chercher tout ce qu'on peut avoir, tous les trésors. C'est la philosophie, la mentalité de Donald Trump. Allons chercher les richesses là où elles sont.

Lui, il dit, il estime que l'exploitation minière des fonds marins va créer 100000 emplois aux États-Unis et ramener 300 milliards de revenus sur 10 ans. Il a tort d'y aller. D'abord, nos économies, elles sont fondées sur l'extraction en général et c'est ça qu'il faut qu'on change, c'est la le cœur partout et pour tout, les hydrocarbures, les extractions.

Donc, d'où l'importance d'ailleurs des économies circulaires de se en quelque sorte désensibiliser de ça. Mais là, oui, il a complètement tort. Ils ont complètement tort en fait.

Pourquoi ? Parce qu'on ne sait rien. Et c'est ça qui est fou.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que les grands fonds marins, c'est d'abord immense dans nos océans. C'est des surfaces absolument colossales. Sont des profondeurs habissales au sens propre du terme.

Ce sont les abisses et que on ne les connaît pas et qu'on ne les comprend pas tout à fait. et nous serions totalement fou de dire on va aller forer et exploiter des choses qu'on ne connaît pas d'abord parce qu'on sait pas si c'est dangereux ou pas. Je vous le dis en toute sincérité.

Ensuite on sait pas du tout si c'est rentable ou pas. Là je prends même l'argument économique parce que c'est hyper compliqué d'aller forer si profondément. Faut des instruments, des techniques folles.

Mais c'est une vraie folie en terme climatique et de biodivers Donald Trump. Après j'ai beaucoup de sujets de discussion en ce moment sur ce sujet par exemple mais on est en désaccord sur ce sujet. des milliards.

Non, mais c'est en fait c'est pas vrai. Il y a pas de modèle économique. En plus, personne n'a jamais réussi à créer un modèle économique là-dessus.

Il y en a sur beaucoup de forages et d'ailleurs même les forages d'hydrocarbure fossil, tous ceux qui se font dans des eaux assez profondes sont rarement productifs et rentables parce que c'est très coûteux. Mais je veux même pas rentrer dans un débat qui est économique là-dessus. C'est tout ce qu'on se dit depuis le début.

Quand on ne comprend pas quelque chose, on doit d'abord le connaître. Et donc un la science, pas l'obscurantisme. Et donc qu'est-ce qu'on doit faire dans nos abistes, dans nos grands fonds marins ?

On doit explorer et on doit connaître. Parce que en tout cas, on a deux choses qu'on a commencé à stabiliser, c'est des trésors de biodiversité. Il y a à coup sûr des espèces qu'on n pas encore enregistré, c'est sûr.

Il y a des espèces qu'on peut peut-être régénérer. C'est des trésors pour la biologie. On l'a peu dit depuis tout à l'heure, mais la génétique est extraordinaire dans nos eaux.

Je dis ça devant lui qui m'a fait la leçon l'autre jour sur la limule qui permet de Il y a pas c'est quoi la limule ? Pardon. Bah alors en fait je pas répété mal la leçon qui m'a fait la limule.

Je sais pas s'il y a la photo, mais la limule c'est une créature qui fait partie de la biodiversité d'aujourd'hui mais qui nous vient de la nuit des temps, qui a pas évolué depuis 400 millions d'années qui ressemble à une espèce de de de de c'est c'est plus proche du du scolopendre et du scorpion que du homar et de la langouste même si ça vit sous la mer. C'est une voilà mais surtout surtout ce qui est fascinant c'est de voir à quel point cet animal nous vient d'une autre époque paraît primitif archaïque et en même temps possède en lui une molécule unique dans tout le règne animal qui est nécessaire à la à la commercialisation de tous nos vaccins. Alors s'il y a un un magnifique paradoxe entre l'archaïsme et le côté qui semble servir à rien et l'aspect indispensable de cet animal aujourd'hui.

Et donc et donc dans les grands fonds, il y a des espèces qu'on va trouver c'est sûr qui aideront les avancées médicales. Et enfin, il y a, on le sait, des puits de carbone et sans doute des puits de carbone irrécupérables. Et c'est un peu comme nos forêts primaires, comme nos mangroves, mais puissance 10.

C'est-à-dire que au fond de ces de ces abisses, si on va forêt, on va libérer du carbone qui est capturé. Il y a une fo et en faisant ça, on est totalement fou parce que ce carbone irrécupérable, c'est un carbone, faut comprendre, puissance 10, c'est-à-dire que peut-être qu'on va libérer 10 fois plus de carbone que nous on en on en aimait dans l'année. Voilà, vous êtes un avocat contre le deepa mining.

Il y a une femme qui vous a fait changer d'avis parce que il y a quelques années, vous disiez bah pourquoi pas un peu comme Trump Thomas, je sais que vous voulez en parler mais on va l'accueillir cette femme elle s jamais petit que j'allais lancer des opérations sur le deepsy mining. J'ai dit tant que j'ai pas la science et jusqu'au bout les choses, c'est dur de mobiliser. En tout cas, elle vous a elle a contribué avec d'autres activistes, parfois vous les écoutez, à vous faire changer d'avis.

Elle s'appelle Anne Sophirou et on l'accueille tout de suite sur le plateau. [Applaudissements] [Musique] Anne Sophie Rou, bonsoir. Vous êtes lanceuse d'alerte.

Installez-vous, je vous en prie. Je précise que vous êtes également assistante parlementaire d'Hervé Berville, mais vous êtes surtout une des premières à nous avoir alerté sur ce danger de l'exploitation minière des fonds marins. On a suivi de près votre combat avec Camille Étienne notamment.

Vous avez grâce à une énorme mobilisation fait plier un état la Norvège et vous avez réussi à faire changer d'avis Emmanuel Macron. Comment vous avez fait ? Euh ben merci déjà de me recevoir.

Euh bah concrètement, je pense que la première chose qu'on a qu'on a essayé de faire euh c'était déjà d'alerter sur le sujet. Et en fait, moi quand j'ai pris conscience de euh la naissance de cette nouvelle industrie, concrètement c'est une toute nouvelle industrie qui n'a pas encore démarré, le premier sentiment que j'ai eu, c'était vraiment un sentiment d'injustice de me dire que là on a une poignée d'industriels miniers qui vont probablement détruire le patrimoine commun de l'humanité sans que personne ne soit vraiment au courant. Et du coup, c'est pour ça que j'ai voilà contacté Camille pour d'abord essayer d'alerter, de vulgariser les rapports scientifiques, d'expliquer au grand public ce qui se passait pour voilà essayer de générer une prise de de position de la part de la France.

On a commencé à travailler aussi avec des parlementaires qui ont été hyper importants, qui ont déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale et cetera. Et pourquoi c'est le combat de votre vie ? Pourquoi vous dites "Je suis prêt à m'opposer à tout faire pour que Donald Trump ne le fasse pas" même physiquement ? dites physiquement après je oui oui je vais pas faire un combat de MMA non plus contre lui mais en fait je pense que c'est le combat de ma vie concrètement parce que pour une fois on arrive à temp c'est-à-dire que c'est une toute nouvelle industrie qui pourrait démarrer dans les prochains mois les prochaines années et ça concrètement ça n'arrive pas tous les cas de matin en fait de pouvoir empêcher le démarrage d'une toute nouvelle industrie ou au moins de pouvoir le réguler en général les industries elles se lancent et ensuite bah on répare un petit peu les potaux cassées en terme de de santé de santé pardon de de d'environnement et cetera.

Et là en fait concrètement on peut euh réfléchir avant d'agir en fait ça et ça ça arrive pas tous les quat matins. Monsieur le président, comment on arrête Donald Trump ? Comment on l'empêche d'aller forer les grands fonds marins pour extraire ses ses métaux ?

Non, d'abord bah en créant des règles internationales, là on en est au début, il les respecte pas. Non mais c'est alors c'est pas vrai parce qu'il ne respecte pas parfois des choses auxquelles il n'a pas adhéré mais on peut créer des des règles qui sont opposables et en particulier sur la haute mer la lune la lune monsieur le président la la question s'est posée au début de la conquête spatiale. C'est pour ça que moi je ça ça me fait réagir je suis pas un expert mais mais je vois le parallèle qui peut y avoir entre l'exploitation du fond des océans, l'exploitation des astres de la lune des astéroïdes.

On est arrivé à se donner alors parce que c'était très visible, j'espère qu'on aura la même visibilité ici à Nice, mais on est arrivé à se donner des outils législatifs qui font qu'aujourd'hui c'est interdit d'exploiter les ressources de la Lune, ce qui est pas le cas pour les autres astres. Donc le problème se pose pas encore mais va se poser à un moment. C'est exactement le même combat mais on peut parfois y arriver.

Comment on crée les règles pour que ce soit un bien commun ? J'ai annoncé ce la position de la France qui était un moratoire donc ferme sur toutes toute active des grands fonds marins et on était on a été très loin le premier grand pays qu' l'a fait. Je dois dire que ça a été, j'ai pas eu le choix parce que j'ai été interpellé en direct par Sylvia Earl et je lui dois je lui dois énormément et grande elle-même plongeuse scientifique, c'est une une conscience et un modèle et c'est après son interpellation au moment de son interprétation interpellation qu'on l'a décidé avec Fidi, Palao, des premiers états qui étaient très engagés parce que eux voyaient le risque et et ce qu'on est en train de se dire, c'est pas une théorie et vous avez parfaitement raison, c'est qu'alors queon est réussi dans la zone pacifique, on fait ce travail, on aide des États de la région qui sont évidemment tout petit à dire on va faire de l'exploration pour comprendre, on vous partagera l'information.

On en a d'autres qui sont démarchés par des grands industriels, je citerai pas de nom et d'autres grands pays qui font la compétition dans le Pacifique et certains ont déjà signé des accords pour permettre cette exploitation. Il y a des industriels français qui ont signé des accords ? Non, sur pas sur pas sur cela et c'est pas la France qui est engagée sur cela.

Je vais stigmatiser aucun des autres grands pays. Mais ce qui est important de comprendre, c'est que là on a ce moratoire, on a élargi le club. Qu'est-ce que maintenant on veut faire ?

On veut créer des règles contraignantes qui vont empêcher cela. Et dans le même temps, il faut qu'on lance ces explorations pour le montrer parce qu'on sera d'autant plus fort pour tenir une interdiction qu'on va connaître, qu'on va comprendre et que peut-être on va valoriser intelligemment. Je veux dire par là que si on fait de l'exploration scientifique et qu'on trouve des espèces, des bactéries qui sont valorisables par la biologie, on a des débouchés ce faisant qui existé par exemple.

Exactement. Mais ça n'est pas cette prédation qui est complètement folle sur des domaines et dans des territoires qui sont un des biens communs et deux qu'on ne connaît pas. C'est c'est exactement, je voudrais un peu enfoncer le clou là-dessus, je l'ai dit au début, mais c'est exactement ce que disent les scientifiques, tous les scientifiques réunis en congrès la semaine dernière disent à peu près une seule chose.

Ils disent "Quand la science existe, il faut l'écouter et quand elle n'existe pas, il faut être humble." Ils utilisent, ils utilisent ce mot, il faut être humble. On sait pas à quoi on va se confronter et donc on crée la science, on va faire de la recherche.

Ce serait fou sur terre de se dire "On a aucune idée de ce qu'il y a dans cette forêt mais on va la raser histoire de ça n'a aucun sens." ce qu'on a malheureusement fait avec nos forêts primaires parfois mais juste pour par rapport à nos discussions depuis tout à l'heure qu'on comprenne bien là les scientifiques nous ont alerté on est quelques gouvernements à prendre une décision là on doit faire deux choses continuer la pression et c'est là où le le rôle des activistes est essentiel c'est de faire la pression y compris sur des gouvernements qui avaient pas signé pour dire pour créer un mouvement d'opinion parce que des gens se retournent regardent le travail des scientifiques, voi que d'autres états s'engagent et et bougent et renoncent à des projets Et on a une chance et ce qui ce que vous avez dit est très juste et très important pour qu'on comprenne par rapport à tous nos débats. Il y a pas encore de business là-dessus.

Il y a pas de secteur économique. Donc on n'est pas dans une situation comparable avec nos agriculteurs, nos pêcheurs, nos économies qui parfois il y a ces effets de bord. Là, c'est pas vrai.

C'est des gens qui veulent créer une activité dont on sait déjà qu'elle va être prédatrice et mauvaise. Ils ont pas commencé à gagner de l'argent. Bah faut leur dire, elle a gagné de l'argent ailleurs en vrai.

Anne Sophir, vous comptez mobiliser, vous arrivez ailleurs. Vous arrivez à mobiliser sur ce sujet-là ? Vous ça marche ce que vous faites sur les réseaux sociaux ?

Les jeunes, ils sont en train de s'opposer. Vous pensez y arriver à vous opposer à Donald Trump ? C'est ça l'histoire.

Ben déjà concrètement en fait ce qui ce qui ce qu'il y a derrière c'est toute une coalition de personnes, d'experts, d'expertes, de diplomates, de de chefs d'état, de gouvernement et cetera. Donc c'est vraiment un effort qui est très très collectif, qui se fait sur tous les continents et donc c'est pas uniquement ce qu'on voit sur les réseaux sociaux en fait, la mobilisation contre l'exploitation minière des fonds marins. Euh et donc on a d'abord les alertes euh des scientifiques, ensuite on a des parlementaires qui rédigent des propositions de loi et ensuite on doit aussi tenir euh ces ces positions dans les négociations.

Et c'est pour ça qu'à mon sens euh les activistes et les gouvernements sur ce sujet-là sont hyper complémentaires parce que d'un côté les activistes arrivent à mettre sur la table un sujet à mettre la lumière sur un sujet pour que les gouvernements s'en saisissent et ensuite les gouvernements bah portent tiennent la barre en fait dans les négociations. ID Svestre, vous vouliez réagir sur ce sujet ? Oui, je voulais tout simplement dire à quel point je suis admirative de ce que tu fais Annees Sophie avec toute ton équipe.

En fait, ce qu'elle nous offre ces femme extraordinaire avec toutes leurs équipes, c'est une possibilité d'action. En fait, face à ces sujets, on se sent souvent mais ultra impuissant. Et en fait, en en sensibilisant, en éduquant, basé sur la science, en nous offrant une voix, on voit que vous arrivez à changer le monde.

Et ben ça c'est extraordinaire. C'est exactement ce dont on a besoin. Allez, il y a du positif ce soir aussi.

Monsieur le président, on va accueillir maintenant le petitfils de quelqu'un que vous connaissez très bien qui pour qui parle de vous qui a déjà dit qui parle de vous comme d'un fils. Le Cassie Craoni, chef du peuple Caapo en Amazonnie. Il a pas pu venir à Nice pour le sommet mais il nous a envoyé un message pour vous.

C'est son petitfils, son petitfils, son successeur qui est venu vous le remettre. On accueille tout de suite le classique Tao Metou Tiré, le petitfils de Raoni qui est avec nous. Bonsoir, bienvenue. [Applaudissements] Merci infiniment d'être avec nous.

Euh asseyez-vous, je vous en prie. On le disait, vous êtes venu porter la parole de votre grand-père au sommet de Nice pour les océans et il avait un un message pour vous, monsieur le président de la République. On l'écoute.

Mon cher ami Emmanuel Macron, je vous envoie ce message pour que vous disiez aux autres chefs d'État de protéger les océans. Je ne veux pas d'exploitation de pétrole dans l'embouchure des rivières ou au fond des océans. Aidez-moi à arrêter ces projets.

J'ai passé le même message à Loula et je tenais à vous le passer également. Je connais ce projet de forage dans le delta de l'Amazon et j'ai demandé à Loula de l'empêcher. Maintenant, je vous le demande également et je vous demande de veiller sur les rivières.

Comme vous le savez, beaucoup de personnes vivent sur leur rivage et elles seront très impactées. C'est tout ce que je souhaitais vous dire pour l'instant. Dès que j'irai mieux, je voyagerai à nouveau dans votre pays pour que nous puissions discuter de notre travail.

Mes salutations les plus chaleureuses. À très bientôt. Il vous demande de l'aider, vous entendez ?

Il vous demande de l'aider à sauver les rivières d'Amazonnie, d'empêcher les forages pétroliers en Amazonnie. Il vous demande de parler à Loula qui était là, qui était à Nice, que vous avez reçu aussi à Paris. Vous lui en avez parlé.

Vous voulez parler des rivières et des forages pétroliers en Amazonnie ? Merci beaucoup d'abord merci d'être là et je salue le Cassic Raoni et j'espère qu'il va mieux parce que je sais qu'il a eu une pneumonie qui l' empêché de voyager mais c'est un homme extraordinaire. J'ai été le voir chez lui dans sa forêt avec Loula et et c'est un homme à qui on doit à qui on doit beaucoup.

Vous allez l'aider avec Loula. Alors nous on on l'a fait pour chez nous. Euh justement cela aussi ce moratoire sur les nouvelles explorations exploitations fossiles.

Et après, j'age ce dialogue avec tous les pays. C'est un dialogue qui est délicat parce qu'en fait faut jamais donner le sentiment quand on est un chef d'état étranger et surtout du nord vers le sud qu'on donne des leçons. Mais j'ai essayé de les les convaincre.

Donc j'en reparlerai encore à Loula à l'occasion de la COPE de Bem où j'irai. Mais je pense qu'il y a d'autres projets alternatifs qui permettent de créer des emplois et de la valeur. En tout cas, je pense c'est pas un bon projet pour le climat.

Il y a pas de doute. Loua a fait beaucoup. Faut voir d'où on vient et je prends ses contraintes.

Il a fait beaucoup pour arrêter la déforestation qui avait été lancée par son prédécesseur. Il est dans un pays qui a aussi des obligations. C'est une grande puissance amazonienne.

La France l' aussi par la Guyane. Et donc il doit réussir à à avoir du développement et se battre pour le climat. Donc moi, j'ai pris pour pour moi-même, si je puis dire, notre pays a pris pour lui-même une interdiction de ses projets.

Je pense que ce serait bien qu'il le fasse, mais c'est pas à moi de lui donner des leçons. Et donc, j'ai aussi beaucoup de respect pour tous ces pays pour qu'il puisse y avoir un dialogue nord-sud pour qu'on leur si on les inciter à ce qu'ils abandonnent ces projets et leur permettre d'avoir d'autres façons de créer de la croissance chez eux parce qu'ils en ont besoin et que nous sommes toutes quand on regarde nos modèles économiques, on a créé de la croissance chez nous avec beaucoup de d'hydrocarbure. On n'est pas très légitime pour leur donner des donc pas d'arrogance.

Voilà, nous on l'a fait pour nous en Guyane en particulier mais je pense que ce serait mieux qu'il évite mais vous savez il a parlé des rivières. Je fais juste une petite parenthèse parce que la présence de Marie me fait aussi penser à ça. On parle des mers des océans.

Nos Antilles sont touchées par un fléau qui est les sargasses. H il faut se représenter. C'est vraiment un fléau.

C'est terrible. sont des algues qui arrivent qui mais qui bloquent les ports, qui empêchent les les qui qui bloquent tout, qui empêchent de se baigner, qui ont une odeur terrible anti martinique, on est complètement bloqué. C'est absolument terrible ce qui se passe, ce que vivent nos populations.

Les sargasses, ce sont les enfants du dérèglement climatique et de la pollution du fleuve. C'est la pollution du fleuve Amazonie et les dérèglements des des courants qui amènent cette sargasse qui a des effets terribles aux Antilles française mais j'en parlais aussi avec tous les collègues des Caraïbes que j'ai vu ces derniers jours. Et donc il a raison si on prend pas soin des fleuves, on a la sargas aux Antilles et donc là on va apporter des réponses.

Mais la cause elle est dans la maltraitance qu'on fait sur le fleuve Amazon. Donc il faut le faire pour les peuples d'Amazonnie, nos peuples indigènes, nos populations, nos habitants, mais il faut le faire aussi parce que ça a des effets indirects absolument partout. Ta mouctiré euh on on va vous entendre, vous êtes venu spécialement pour porter ce message.

Qu'est-ce que vous avez envie de dire aujourd'hui au chef d'état réunis ici à Nice et à Emmanuel Macron ? Allez-y, il fonctionne. C'est bon.

Bonne note, présidente. Bonsoir, monsieur le président. Je m'appelle je suis un chef de mon peuple et depuis toujours, je suis mon grand-père le but est de continuer avec son travail.

Avant le peuple autochtones occupait de littoral. Les Portugais sont arrivés, ils nous ont expulsé et aujourd'hui nous habitons dans les forêts, dans le centre du territoire brasilien. Cette situation nous inquiète.

Nous avons peur de perdre notre territoire et donc je vous demande de l'aide. aider des peuples qui habitent dans les îles, dans les océans puisqu'ils veulent conserver leur manière de vivre, leur culture traditionnelle et c'est pour ça que je vous demande de les aider. Je suis là aujourd'hui pour pouvoir lancer un projet avec l'ONG Planet Amazon un projet qui permettra de préparer les jeunes européens et les jeunes de mon peuple pour qu'il puisse faire face au changement climatique.

Pour ça, monsieur le président que je suis là aujourd'hui pour vous demander du soutien du soutien technique financier aussi pour que nous puissions faire notre travail pour que nous puissions contribuer avec nos savoir-faire savoir-faire ancestr c'est ma demande demande que je tao tao on a on a entendu on a entendu votre message peut-être si le président veut veut répondre à vot répond Monsieur le président, merci. Merci beaucoup d'abord d'avoir fait ce long voyage et de porter la voix du Cassique et de et aussi de tous les peuples autochtones en Amazonnie. Comme comme vous le savez, nous avons ces dernières années aidé le Cassique et sa fondation.

Il y a eu des années qui ont été très dures quand le président Bolsonaro menacé la réserve où est le Cassique avec les les ses peuples autochtones et menacé de de faire de la déforestation. Et donc on a aidé la fondation avec des financements mais on a aussi convaincu et le premier voyage première rencontre que j'ai eu avec le président Loula a été pour plaider la cause du Cassique et il a d'ailleurs reprotégé la réserve et bloqué une loi qui était qui avançait au Sénat et qui allait remettre en cause la réserve et les protections. Et en fait on voit bien c'est toute l'attention de l'agrobiness et des industries extractives à l'égard de ces peuples indigènes et autochtones.

Donc oui, on sera là pour continuer d'aider comme on l'a toujours fait ces dernières années la fondation à porter cette voie. Mais je veux dire au-delà de ça que c'est exactement ce qu'on essaie de faire en Guyane française avec nos peuples autochtones. C'est ce qu'on veut faire dans tous nos territoires ultramarins et ce qu'on veut faire avec tous les pays qu'on engage.

Parce qu'il faut avoir beaucoup d'humilité sur ces combats. Ça c'est nous avec Loua et le Cassi. Faut avoir beaucoup d'humilité parce qu'en vrai ces peuples autochtones savaient beaucoup mieux gérer la nature que nous et ils avaient créé des système et une connaissance de ces espèces qui étaient en fait qui étaient des systèmes d'équilibre et derrière notre phase notre modernité est arrivé avec aussi ses avantages.

On a créé de la richesse, de la connaissance, on a permis de sortir beaucoup de gens de la pauvreté, on a créé du savoir et cetera, mais on a déséquilibré parfois nos modèles. C'est ça ce qu'on est en train de vivre. Et en fait les engager, c'est une part de la solution parce que très souvent on retrouve des synergies entre ce que les scientifiques nous disent et les connaissance que les peuples autochtones et indigènes ont.

Et moi, je le vois très bien par exemple en Pacifique, mais on le voit très bien aussi en Amazonnie avec ce qu'on a fait sur les forêts ou en Afrique, c'est qu'il y a des connaissances des espèces, des cultures, il y a une connaissance des pratiques qui sont compatibles avec la régénérescence et qu'il s'agisse d'ailleurs des pêches durables ou qui s'agissent de l'exploitation forestière durable. On est en train de réapprendre de de ces peuples pour recalibrer, si je puis dire, nos modèles. Monsieur le président, merci beaucoup.

Merci d'avoir donc oui, on sera là pour la fondation. Vous avez votre réponse et et embrasser pour nous le classique et merci d'avoir fait ce long voyage. Merci beaucoup.

Merci d'avoir été avec nous ce soir et embrasser le classique comme vous dites. Merci Tao. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. Il y a encore une autre. Merci.

Vous restez avec nous. Il y a quelqu'un d'autre ? Oui.

Avant de recevoir avant de recevoir nos prochains invités, monsieur le président, on tenait à avoir avec nous ce soir un homme qui incarne le combat pour les océans, le combat pour les baleines. La science, il a passé. On va en parler.

On va en parler avant de partir. Promis, vous allez vous allez pouvoir en parler. Mais on va accueillir quand même cette personne qui est très importante et que vous connaissez qui a passé 5 mois de sa vie en prison au Groenland.

Vous vous êtes mobilisé pour sa libération au nom de la France. Il a été libéré le 17 décembre dernier après 149 jours de détention. On accueille le capitaine Paul Watson. [Applaudissements] Bonsoir capitaine.

Bonsoir capitaine. Bienvenue. Installez-vous.

Bonsoir. Vous connaissez Emmanuel Macron ? Paul Watson ?

Vous connaissez cet homme ? Le micro. Le micro micro.

Il faut prendre le micro Paul. Oui oui ma oui on s'est rencontré. Oui.

Qu'est-ce qu'il représente Emmanuel Macron Paul Watson pour vous à vos yeux ? Monsieur le président. Monsieur le président qu'est-ce que représente le capitaine pour vous ?

Ah bah une figure forte de la mobilisation de l'activisme et de de femmes et d'hommes qui savent prendre des dispositions parfois très risquées y compris pour eux-mêmes pour pour mener un combat qu'il considèrent comme essentiel. Et donc il fait partie de ceux qui se sont mobilisés en effet pour que certaines pratiques de pêchear arrêtent. Et je pense qu'on peut dire que nos en particulier nos baleine ils doivent beaucoup et on voit les images d'ailleurs avec les la le grand risque qui va avec les interceptions et donc c'est pour ça on l'a fait dans le plein respect diplomatique et je suis très heureux qu'il soit libre de ses mouvements et avec sa famille.

La France a pardon la France on connaît pas les coulisses de sa libération. La France a œuvré. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui ?

Il y a d'abord beaucoup, il a beaucoup d'amis. On a d'abord son ONG a toujours pratiqué en France. Il y a une tradition où parfois des pays ont interdit de son ONG.

On parle de Sheperd France de si Shepard, elle a toujours été autorisée en France. Ensuite, quand il a été emprisonné, ce qui est un contentieux, lancé par le Japon, une demande de coopération qui a été faite et qui impliqué des territoires danois pour des faits qui remontaient à plusieurs années, des interceptions qui étaient musclées comme ça. Il y a d'abord des activistes qui se sont mobilisés.

Enfin, faut de dire que vous en avez été et qui ont activé dans les coulisses. Et nous, on a fait un travail mais qui est c'est ce qui est parfois dur dans ces plateaux comme ça, qui est d'autant plus efficace qu'il faut pas trop l'expliquer parce que faut que ce soit accepté par les Danois, par les Japonais, faut pas les blesser, il faut garder le secret diplomatique. Oui, parce qu'il faut que ce soit efficace.

Enfin, moi je pr c'est là aussi chacun on est dans notre rôle et c'est très bien comme ça les journalistes, les activistes. Moi, j'ai fait le travail diplomatique en coulisse pour expliquer dire qu'en tout cas en France il y aurait pas à la fois de provocation qui soit faite mais qu'on considérait que c'était normal et il y a eu tout un travail qui a permis qu'il retrouve la liberté. Je suis très heureux pour lui et parce que je pense que c'est aussi une voix qui a permis de prendre conscience de beaucoup de choses.

Paul Watson, qu'est-ce que vous avez à dire au président de la République ce soir ? Est-ce que la France fait assez pour les océans selon vous ? Et bien tout d'abord, je tiens à remercier le président pour son courage politique d'avoir osé s'élever pour moi.

Le Japon proférait beaucoup de menaces et il souhaitait vraiment me faire extrader au Japon et grâce à vous, ça n'est pas arrivé. Qu'est-ce que vous attendez de la France sur la protection des océans ? Est-ce que notre pays en fait assez selon vous ?

La France a un héritage incroyable de conservation des océans commençant par Jul Verne, Jacques Coustau, Jacques Fabre et aussi en matière de pédagogie, la France a fait un travail incroyable et je crois que la France a le potentiel de prendre un rôle de leader dans la protection des océans. Tout ce qu'il faut, c'est de la passion, de l'imagination, du courage et je crois que vous êtes capable de tout cela. Oui.

Qu'est-ce que vous répondez Emmanuel Macron ? Il il dit qu'on n'a pas encore pris leadership. Si je traduis en vérité le leadership faut le prendre à 8 milliards.

Enfin c'est c'est qu'il faut que tout le monde s'engage et c'est une œuvre commune parce que c'est un bien commun. Donc voilà. Donc moi je suis très fier de ce que les équipes ont fait pour que ni soit ce succès, qu'on mobilise et qu'on soit en train d'essayer de faire bouger tout le monde mais tout le monde a le leadership de de sa part.

Moi, je veux remercier Paul Watson pour son combat et et ce qu'il a permis de créer les pratiques qu'il veut changer. Et je veux lui dire simplement et merci de faire référence à cette grande école française en effet à la fois de la science mais aussi de l'exploration et de la vulgarisation et les combats de Jul Verne qui sont aussi ceux de du capitaine Coustau qui sont ceux aussi d'Albert 1er de Monaco qui a créé musée océanographique et des grandes missions qu'on retrouve d'ailleurs chez des Thomas Pesqué qui a avec les grandes missions spatiales donner une conscience à la terre. C'est en effet ce que fait la France et ce qu'elle continue à faire par ces grandes missions et en particulier aussi les missions scientifiques et d'exploration qu'on a lancé lors de ce sommet et parce que c'est inséparable science, exploration et aventure et vulgarisation, c'est-à-dire diffusion au grand public, prise de conscience que vous faites admirablement aussi avec vos clichés parce que c'est ça qui nous permet de changer les choses.

Monsieur le président, Paul Watson demande l'asile politique en France pour être protégé d'une éventuelle future arrestation. Est-ce que vous avez décidé de lui accordé ? D'abord, je pense qu' je vei dire qu'il est en France, il est en sécurité et et nous y veillons.

Ensuite, j'ai toujours cette vigilance. Le président de la République n'est pas celui qui accorde l'asile, mais je pense que compte tenu de la situation dans laquelle il est, s'il le demande à l'office qui le donne parce que c'est un office indépendant et c'est normal et mieux comme ça, je pense qu'il a toutes les règles pour il respecte les règles pour l'obtenir. Vous le demandez ?

Vous le demandez l'asile ? Oui, je demande l'asile. Mais donc donc on va s'arranger pour que lui et sa famille puissent demander à l'ofpra qui est cet office français pour protection des réfugiés l'asile.

Il y a une femme qui a tenu à vous adresser un message, Paul Watson. C'est une icône française que vous connaissez bien puisque c'est vous qui l'avez aidé il y a des années à se sensibiliser aux baleines au bébé Fox. C'est Brigitte Bardau qui nous a écrit ce matin parce qu'elle savait qu'on faisait cette émission.

Le le message c'est vive Paul Watson comme ça c'est très clair et elle voulait marquer votre son soutien pour vous. Monsieur le président Brigitte Bardau, elle vous ménage pas, c'est le moins qu'on puisse dire sur la question du bien-être animal. Elle vous demande notamment d'interdire la chasse à cours qui est une pratique de chasse particulièrement cruelle ou encore l'abattage rituel sans étourdissement qui est encore aujourd'hui légal en France.

Vous échangez avec Brigitte Bardau. On on a échangé à certains moments. La plus pris l'habitude maintenant de faire des interpellations par voix de presque de manière directe.

Mais sur le fond non mais sur le fond là aussi c'est pareil, on fait bouger les choses. On a fait bouger beaucoup de choses sur le bien-être animal ces dernières années, y compris en interdisant certaines chasses. La chasse à la glue qui était pratiquée pas loin d'ici.

Après, c'est pareil, on emmène les gens qui pratiquent ses chasses, on regarde aussi l'impact et elle a pas tort sur l'objectif final. Maintenant, il faut aussi qu'on proportionne les choses, enfin qu'on arrive à à engager les gens. Après, on a fait sur le bien-être animal beaucoup de choses qu'elle demandait.

Elle a ce rôle, ce qui est clé pour, par exemple sur le broyage des poussins qui était quelque chose de terrible où on a fait avec la recherche avec l'Allemagne, la recherche pour le sexage des œufs, pardon de rentrer dans la technique mais c'est toujours pareil. On a su innover pour que on puisse arrêter de broyer des dizaines de millions de poussins chaque année pour en sélectionner le sexe. On l'a fait par sélection naturelle.

On l'a fait pareil. On a amélioré le bien-être animal sur les ports. On le fait dans nos élevages, on continue ce combat.

Il y a quelque chose qui choque beaucoup beaucoup de français, c'est l'abattage sans étourdissement pour la viande à la cacher qui est aussi abominable et qui est encore autorisé aujourd'hui. Pourquoi vous interdisez pas ? Alors, c'est tout un débat qui là aussi, il faut être très respectueux avec les religions et avec les les représentants des religions.

La religion passe avant le bien-être des animaux. Non, rien en fait. Vivre en société poser le débat tel qu'il est, essayer de le comprendre et partager et respecter les contraintes de tous.

Et si on fait ça, ce qu'on fait depuis tout à l'heure, comment on doit le faire sur tous les sujets ? C'est tout à fait vrai que d'un point de vue de bien-être animal, c'est absolument pas d'abattre un animal vivant ou à peine étourdit n'est pas une bonne technique. Néanmoins, il y a des progrès qui ont été faits et il y a tout un travail qui est en train d'être fait avec le ministère de l'agriculture et le ministère de l'intérieur parce que le culte en particulier, nos compatriotes qui sont de confion confession musulmanes ou juives euh ont des critères qui sont défendus par les responsables religieux.

Il y a un chemin et moi je pense, on est en train de le construire qu'il y a quelque chose qui permet de répondre aux critères de bien-être animal, d'améliorer les choses et de répondre à leurs critères religieux. Un mot, je je dis ça pour essayer d' en transparence de refléter le débat. Mon souhait, si vous m'interrogez comme c'est qu'on puisse trouver une solution qui permette en effet d'arrêter ça d'optimiser oui mais d'optimiser partout le bien-être animal.

Partout je vois de l'élevage intensif où les animaux sont très mal traités. partout. Les conditions d'abattage sont des conditions indignon bien sûr.

Donc je partage cet objectif. J'essaie d'embarquer tout le monde, chacun avec ses contraintes et on a fait beaucoup de progrès. On continuera en une minute.

Mais comme on vous a ce soir, c'est vrai que vous racontez tellement bien la vie des baleines. Vraiment très rapidement. Pourquoi racontez-nous quand vous avez croisé, vous étiez tout jeune, que vous avez croisé le regard d'une baleine pour la première fois.

Pourquoi ça a changé votre vie ? Pourquoi vous avez compris que ce serait l'histoire de votre vie ? C'est il y a exactement 50 ans ce mois-ci que j'ai une rencontre avec un cachalot mourant qui aurait pu moter la vie, qui a choisi de ne pas le faire.

Et quand j'ai regardé dans l'œil de cette baleine quand elle a coulé sous l'eau et qu'elle a disparu, ça m'a changé la vie. Cette baleine m'avait épargné. J'allais faire tout ce que je pouvais le reste de ma vie pour protéger les baleines dans la mesure de mes possibilités. la façon dont je souhaite travailler avec le gouvernement français pour trouver des solutions.

Nous avons des solutions pour pas mal de choses. Nous avons une solution pour les orques en captivité. Tout ce qu'il faut c'est un permis.

Une fois qu'on aura le permis, on pourra faire quelque chose en ce sens. Et il faut aussi trouver d'autres solutions, des solutions alternatives au plastique. Il faut faire cela.

Il faut trouver une nouvelle économie qui cadre avec l'écologie, qui se mêle à l'écologie parce qu'on ne peut pas continuer de détruire la ville dans l'océan. On ne peut on peut trouver une meilleure façon de faire les choses et comme je l'ai dit tout ce qu'il faut c'est de la passion, du courage et de l'imagination. Merci.

Merci Paul Watson d'avoir été avec nous. Il a parfaitement raison sur le résumé. Je veux d'ailleurs dire que les deux orques qui fait référence, on va trouver une solution.

Il parle des pardon pour que les téléspectateurs comprennent, on parle des orques de Marinel, le parc qui est juste à côté d'ici qui a fermé. Ce qui me permet de dire des orques qui pour l'instant sont toujours dans les bassins vides. Ce qui me permet quand même de valoriser là aussi c'est du bilan écologique.

C'était un des grands combats porté d'ailleurs par Brigitte Bardaux et beaucoup d'autres qui étaient qu'on ferme ses par qu'on l'a fait et donc sur le bien-être animal on a fait beaucoup de choses mais on a souvent tendance cette expression en France on dit gâteau avalé n'a plus de saveur. C'est dire une fois que c'est fait c'était terrible tant que ça existait on l'a fait maintenant bah c'est comme si vous l'aviez rien fait mais on l'a fait et donc sur les orqu on va trouver la solution avec vous et la ministre va travailler avec vous je vous promets. Merci Paul Watson d'avoir été avec nous.

Merci Anne Sopirou et merci à vous d'avoir été tous les trois avec nous ce soir. On va vous laisser repartir pour conclure cette première partie avec le président de la République. Merci infiniment.

Et il nous reste deux questions. Merci Paul Watson d'avoir été avec nous. Il nous reste deux questions avant de vous laisser repartir, de vous laisser partir et de continuer de parler des océans ce soir parce que toute la soirée le service public se mobilise pour parler au maximum.

On recevra d'autres invités qui nous parlent comme Paul Watson des du yeux des yeux des du cachalo. Mais avant de vous laisser partir, d'abord au tout début de l'émission pour ceux qui nous qui débarquent là, vous avez voulu répondre à Thomas Pesquet sur la science et vous avez dit je pars pas avant d'avoir répondu mais depuis le début de l'émission à chaque fois vous nous dites on reparle quand de la science ? Donc allez-y.

Euh la science, votre réponse à Thomas Pesquet parce que la science est mise à mal aujourd'hui aux États-Unis mais pas que. Ben Thomas, il dit le vivre le fond quotidien. Tout ce qu'on dit depuis tout à l'heure ne vaut que parce que la science l'a éclairé, le met en place et le travail qu'on fait en particulier l'ICEN euh l'IPS euh le JC qui sont nos notre communauté scientifique internationale indépendante libre, c'est fondamental parce que c'est en fait notre feuille de route.

Et après on dit "J'y arrive, j'y arrive pas." Après, on se fait féliciter ou engueuler. Mais déjà c'est la feuille de route objective.

Donc on a besoin pour faire tout ça d'avoir une science libre et indépendante. Aujourd'hui, on doit tous se remobiliser parce que la première économie du monde remet en cause des financements. Ces financements partout, vous parlez des Américains, des Américains remettent en cause leur financement sur le climat, sur l'espace, sur la recherche libre.

Et donc qu'est-ce qu'on est en train de faire ? D'abord nous en France, on doit faire plus encore pour la recherche. Ces quatre dernières années, on a augmenté en plus de ce qu'on avait de 6 milliards le budget.

On va encore l'augmenter. Je vais vraiment tout faire et veiller avec le gouvernement pour que on passe et là on va mobiliser l'Europe autour de cette recherche océanographique et et pour l'épaule aussi la cryosphère parce que tout ça se tient. Donc là, on doit remobiliser la communauté internationale d'abord pour dire on doit aider tous les chercheurs qui se font renvoyer à trouver un laboratoire de recherche en France, en Europe, en tout cas dans un endroit du monde.

Deux, on doit protéger les bases de données qu'ils avaient parce que c'est des bases de données, c'est un bien mondial. 3, il faut conserver des grandes missions. Et donc à l'occasion de ce sommet qui a été la plus grande rencontre de notre histoire de scientifiques, 2000 scientifiques, plus de 2000 ce que je dis de la planète se sont mobilisés pour donner leur leur ligne.

Qu'est-ce qu'ils nous ont dit ? Qu'est-ce qu'ils nous ont demandé ? Qu'est-ce qu'on fait ?

On va relancer des grandes missions d'exploration justement des grands fonds marins pour aller explorer les fonds mais aussi toute la colonne d'eau. Et c'est toute cette mission Neptune qui en fait qu'on va financer avec l'Europe mais qui va mobiliser l'IFREMER et tous les grands pays de tradition et de recherche océanographique et qui va nous permettre de lancer ces grands bateaux ces ces ces justement ces explorateurs et ses scientifiques d'aller faire des carottes glaciaires ou du sol et d'analyser la colonne d'eau. Deuxième chose, non, juste parce que je voulais faire le lien.

La deuxième chose, c'est la recherche spatiale parce qu'en fait, on connaît très bien, on connaît mieux nos océans par l'espace et il y a des programmes qui sont en train d'être arrêtés et donc on mobilise, c'est là Corser et d'autres programmes, on va remobiliser des programmes pour lancer en européen avec d'autres partenaires, on espère avoir l'un des et d'autres pour avoir des missions d'observation par l'espace, par nos satellites, par des missions spécifiques de nos océans. parce que c'est par l'espace qu'on voit le mieux, ça a été montré par les photos, des évolutions, des évolutions de température aussi, des évolutions de phénomènes en temps réel et donc on va aussi avoir des missions spatiales qui vont nous permettre d'avancer. Et c'est et c'est déjà le c'est déjà le cas, c'est vraiment de l'espace, alors je suis pas là pour parler d'espace mais c'est de l'espace qu'on observe la montée des eaux, la salinité, la température, les gaz à effet de ser on n pas une on n pas une flotte de navire tous les 100 m dans le Pacifique.

Ce serait formidable mais c'est pas possible. Par contre, on a des on a des satellites qui font ça. Mais mais par contre, ce que je vois moi dans le dans le discours scientifique, c'est qu'on a de plus en plus de résistance.

Malheureusement, pas que pas qu'à l'étranger, en France aussi, les gens nous disent à quoi ça sert tout ça ? Ils ont du mal à se motiver. On nous on nous on nous parle de problèmes qui sont beaucoup plus concrets et pourtant c'est important.

Pourtant, c'est important parce que pour faire changer les gens, il faut les faire rêver. Pour les faire rêver, il faut les emmener avec nous. On on est avec des problèmes qui se passent à des échelles temporelles qui nous dépassent à des échelles géographiques qui nous dépassent et il faut les incarner.

La figure du commandant Coustau, ce que fait Laurent euh et et tout ça c'est qu'on va faire dans la deuxème partie de l'émission extrêmement important. Il faut c'est fondamental d'arriver à incarner ces missions et d'emmener les gens avec nous, de leur expliquer, de leur montrer une situe pour que ça les touche et que ça reste pas quelque chose d'abstrait qui se passe très loin. La mer c'est très loin, c'est très vaste, il faut arriver à à le mettre à l'échelle humaine.

Évidemment que je suis d'accord. même si je suis un peu juge parti, mais le le l'exploration c'est pas la part romantique de la science, c'est la base. Et ça c'est vraiment un peu oublié ces ces dernières années avec le big data, avec tout ça, on a l'impression qu'on peut faire de la science sans aller voir.

C'est pas possible. Non, mais la raison c'est c'est les défrichurs et donc il y a on peut faire beaucoup plus et beaucoup plus vite sur des données mais faut des gens pour aller mesurer les données et il faut aller collecter les données quand on a d'abord découvert. Et donc c'est pour ça que cette mission Neptune qu'on lance qui est vraiment un des succès de ce sommet où on mobilise des financements européens où nous on va mettre de l'argent, c'est au fond de se dire nous notre obsession c'est pas Mars, c'est déjà de comprendre la planète qu'on a chez nous et en effet d'envoyer ces missions d'exploration. et vous l'avez dit et on a les meilleurs scientifiques, les meilleurs explorateurs pour le faire et ça n'est pas accessoire, c'est fondamental parce qu'on va peut-être trouver la molécule qui va sauver de telle ou telle maladie, l'avancer et la percer et le combat pour les océans et jumeau du combat pour l'espace.

Je serai dans quelques jours au Bourger pour annoncer une nouvelle stratégie spatiale et je veux rassurer Thomas, on va pas lâcher les choses. Et et j'ai un point que je veux vraiment sur lequel je veux insister, c'est que pour que vous compreniez ce que ça nous permet de faire, ça permet de comprendre et de découvrir des lieux qu'on ne connaît pas exploration, d'analyser des colonnes d'eau, c'està-dire ce qu'on a sous nos pieds qu'on a jamais analysé. Mais ce que ça va nous permettre de faire, c'est de modéliser aussi les changements en temps réel.

Une chose qu'on invente dans de ce sommet, c'est Mercator international. Ça va être une organisation internationale. Elle sera basée à Toulouse parce qu'elle est nourrie de beaucoup de données spatiales.

C'est le jumeau numérique des océans. Pour que vous compreniez, pour la première fois, et ça c'est vraiment un acquis de nos scientifiques génial, les océans seront modélisés en temps réel partout grâce aux observations océanographiques et spatiales. Et ce jumeau numérique qui va permettre de voir en temps réel les risques de montée des eaux, les les problèmes d'acidification, peut-être parfois les problèmes liés à notre transport maritime et donc de prendre de la décision en temps réel basée sur la science. veut parler monsieur le président.

Allez le mot de la fin. Je voudrais célébrer une bonne nouvelle. On parle de la montée des eaux.

Il y a quelques jours, vous êtes venu nous voir au pavillon de la Cryosphère avec la directrice générale de l'UNESCO et le président du Talgikistan pour lancer quelque chose de monumental qui est la décennie d'action des sciences de la cryosphère. C'est une longue phrase mais on va avoir 10 ans pour mieux comprendre ce qui se passe sur ces régions de neige et de glace et de mieux anticiper notamment cette hausse du niveau des mers qui peut nous toucher jusqu'ici à Nice. Évidemment, c'est un autre continent mais c'est moi j'ai découvert ça aussi mais les deux pôles et les glaces no glaciers c'est en soi une planète et c'est en effet un une mobilisation essentielle.

On a monté le 11 novembre de l'année précédente en 2023 le premier one polar summit. On a mobilisé tout le monde, vous étiez là et c'était on a appris des choses extraordinaires mais en fait les gouvernements sont mis devant les scientifiques, les explorateurs pour apprendre. On a mobilisé.

Le fruit de ce que vous nous avez appris, ça a été cette mobilisation avec le Tjikistan pour lancer avoir une résolution des Nations- Unies pour lancer cette décennie de la science et de l'action. Et donc c'est pour vous dire qu'à chaque fois qu'on mobilise, c'est exactement la même méthode et on va le faire. Et nous, on s'est donné comme objectif de protéger d'ici dans la décennie nos glaciers et de mobiliser pour nos pôles.

Et ce qu'on a réussi à faire pour l'Antarctique, faut le faire pour l'Arctique. Pour ça que je vais au Grenland dans quelques jours. Ça doit être un espace commun protégé où les scientifiques peuvent opérer librement.

Merci monsieur le président. Avant de vous libérer, Marie José, est-ce que le président vous a convaincu ce soir ? [Rires] Alors question, vous appuyz vous appuyez sur quel bouton ?

Ça c'est pas très sympa comme question. Recaler ou pas ? Ah non, écoutez, moi je comme je l'ai dit, je suis venue pour écouter, pour comprendre et puis euh je pense que derrière derrière la télé en fait, on a tous les téléspectateurs qui regardent, qui écoutent, qui essayent de comprendre.

Moi, je suis dans cette position là et c'est vrai qu'on on a en tout cas ce soir, j'ai beaucoup appris euh et je suis convaincu. Voilà. Elle est convaincue.

Merci à tous les cas de vous rester avec nous, monsieur le président. Merci. Le sommet de Nice, c'était la plus grande conférence jamais organisée sur les océans.

C'était ici à Nice. Vous continuez les sommets internationaux. Vous serez au Grenland dans quelques jours et le prochain le prochain sommet, votre prochain grand rendez-vous international, c'est à New York la semaine prochaine pour un autre sujet d'actualité dont on parle tous les jours, la guerre au Prochrient.

Euh vous y serez pour une conférence sur la situation israélo-palestinienne. Vous avez laissé entendre que vous pourriez y euh reconnaître l'État palestinien, l'état de Palestine. Est-ce que vous allez le faire ou pas la semaine prochaine ?

Nous y travaillons et en tout cas nous sommes en train de mobiliser largement pour avoir d'autres pays qui viennent avec nous pour aussi obtenir la libération des otages, un cesser le feu, la réouverture humanitaire à Gaza qui est la nécessité du moment absolu mais c'est surtout porter un travail diplomatique qui est dire cesser le feu, libération des otages, démitarisation du Hamas. Mais la solution à tout cela dans la durée, elle est politique. C'est la reconnaissance d'un État de Palestine vivant dans le respect, la reconnaissance d'un État d'Israël, reconnaissant sa sécurité et avec une architecture de sécurité par Donc vous n'avez pas changé d'avis et vous allez le faire la semaine prochaine et donc on va avancer tous ensemble.

Je vais pas déflorer le 18 juin mais on avance tous ensemble. En tout cas, moi je veux vous remercier pour cet échange et je veux vraiment remercier les passionnés que vous êtes et vous dire que d'abord, moi j'ai beaucoup appris de chacune et chacun d'entre vous qui d'abord vous qui êtes là ce soir, c'est vrai, et de de nos scientifiques, de nos ONG, de nos de tous ceux qui se mobilisent ces dernières années. Donc j'ai essayé d'améliorer notre action commune et de nous engager.

Et c'est pour ça que quand je parlais au début de cette tyrannie du fait d'hiver, on a fait l'inverse ce soir. On n' pas brain was. Non, parce qu'en vrai, on a on a vraiment essayé de réfléchir ensemble et de se dire il y a quelque chose qui nous choque.

C'est lié à quoi ? Quelle est la cause ? Comment le comprendre ?

Et comment on peut changer ce comportement ? Et d'avoir l'humilité de dire c'est quelque chose qu'on avait pas vu avant. Parfois l'humilité de dire, on pourra pas le changer tout de suite et d'essayer de manière sincère et respectueuse de faire changer ces pratiques et d'engager bah nos compatriotes ou d'autres qui peuvent s'améliorer avec nous.

Et il y a que comme ça qu'on peut bouger. C'est ça une transition. Mais ça ne peut pas se faire s'il y a pas la science et la vérité, s'il y a pas l'enthousiasme de tous et toutes et une mobilisation collective.

Ni c'est un formidable succès parce qu'on a mobilisé la terre entière dans tous les domaines et qu'il y a eu une coalition des villes des territoires qui a été pilotée par le maire de Nice et la maire de la Nouvelle- Orléand parce qu'il y a eu les scientifiques, les ONG, les étudiants, les bénévoles et les chefs d'État de gouvernement. Et donc je vais vous remercier ce soir et permettez-moi d'avant avant de filer un mot pour remercier encore une fois euh vraiment toutes nos équipes qui ont été à la manœuvre pour négocier, les équipes diplomatiques, les équipes de de l'environnement et de l'écologie et remercier évidemment la ville de Nice, les services de l'État, les services de la ville et de la région ser là Christian Estros sur le plateau d' habitants et les habitants de Nice parce que je vous remercie infiniment, c'est toujours une contrainte d'accueillir la terre entière. Merci de nous avoir accueilli dans ce cette magnifique ville.

Le soleil s'est couché, la lune semble pleine et la mer est derrière nous. C'était magnifique. Merci beaucoup monsieur le président.

Merci d'avoir été avec nous. Vive les océans et merci à tous. Merci.

On avait dit 1 heure, vous êtes resté plus de 2h30. Merci. On vous laisse repartir.

Merci infiniment. Et on continue. Restez avec nous.

On continue. Restez avec nous pour cette grande soirée événement en direct sur France 2 parce qu'on va continuer Léa à parler des combats à mener pour l'océan. On a des histoires extraordinaires à vous raconter.

Thomas Besquet, Marie-Joseprec, Laurent Balesta et Heidi Sévestre. Vous restez avec nous. On va vous entendre à nouveau et nous rejoignent alors que le président de la République quitte le plateau.

François Sarano, Isabelle Lutsier, Alexon de Rugie et Titoan Bernicot qui ar qui arrivent tout de suite. Merci bien. Merci monsieur le président.

Merci à vous. Merci. Merci.