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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 24 octobre 2026 23 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportSolidarités & famille

"Une femme puissante, ça inquiète", Héloïse d'Ormesson est l'invitée de Parlons Femmes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Quelle femme pour vous incarne le courage sans compromis ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un nom qui a changé votre vie ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que le pouvoir féminin ça fait encore peur vous pensez ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que le patriarcat du coup ça existe ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez un souhait pour les femmes du monde ?

  • 6:29OuverteRéponse directe

    Votre philosophie en quelques mots ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:48Fait
    « une femme puissante, qu'une femme forte, euh oui, ça ça inquiète, euh ça ça peut déstabiliser, ça peut et on peut réprimer ou euh enfoncer ou rabaisser une femme qui euh est trop ouvre trop sa bouche, quoi. »
  • 5:01Fait
    « Ah oui, bien sûr. Ouais. Bien sûr, ça c'est euh je dirais que euh bon, il y a eu des avancées, il y a un progrès bien sûr. »
  • 6:29Fait
    « publier moins pour publier mieux »
  • 7:13Chiffre
    « la maison a 21 ans et que on a jamais augmenté notre production. fix de publier 20 titres et on a jamais dépassé on a peut-être publié 21 certaines années mais c'est pas on a jamais augmenté et et actuellement on on baisse la production on est passé à 15 à 16 cette année »
  • 9:23Fait
    « Demander à Lia d'évaluer de l'IA comme ça a été le cas pour Télissa Aurélien. Bon qui a plagié c'est d' une autre histoire »
  • 10:08Fait
    « les l'IA s'est nourri de toute la littérature mondiale. Ils ont ils ont quand même spoilé les écrivains et ils ont et la machine a ingurgité la quasi-totalité de la littérature mondiale. »
  • 15:40Fait
    « Pourquoi est-ce qu'il y en a qui veulent la protéger ? Pourquoi est-ce qu'il y en a qui a la caresse pour pourquoi il y en a qui a la Grèce ? »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

La Caisse d'épargne île-de-france fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes, Judit Beller. Bonjour les amis, c'est Parlons femmes sur Sud Radio, le rendez-vous qui explore la force de celles qui font la différence. Et oui et oui, Loïse Dormeon dirige depuis plus de 20 ans sa maison d'édition avec une conviction. Donner leur chance à des voix singulières, c'est important et faire découvrir des auteurs venus de tous les horizons. Bienvenue Éloïse. Bonjour. Bonjour. C'est un plaisir de vous recevoir. Roman, essai engagé, littérature étrangère, vos choix reflètent, votre goût pour la liberté, hein, clairement. Par exemple, cette année, vous lancez une collection littéraire LGBT plus que vous avez appelé Queir ardenté, hein. Queir

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ardente, je sais pas comment le dire. Vous pouvez le dire ? Et c'est que ce qui est compliqué, c'est qu'elle aura leir ardent. C'est pas c'est très ardent tout ça [rires] en tout cas. Voilà. Et puis vous nous venez aussi avec un petit livre que vous m'avez envoyé que j'ai lu, que j'ai beaucoup aimé qui s'appelle Les heures sauvages de Marie Petit Cueno qui est un peu sur sur toutes les listes des prix là. C'est une belle rentrée littéraire 100 % féminine que vous faites Eloïse Darmeon. Exactement. 100 % féminine, 100 % engagé, euh 100 % féministe. [rires] Euh oui, ça c'est un un reflet effectivement de ma personnalité de la maison. Toute votre place dans Parlons femmes. Bienvenue. Merci. Sud radio [musique] parlons femmes. Judit B. Eloïse, les questions parl en

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femme. On va commencer par la première tout simplement. Quelle femme pour vous incarne le courage sans compromis ? Ouh ! Je pense que Simon Veille, ouais, un carnet c'est pas très original, mais je pense qu'elle elle incarnait vraiment le courage un peu surtout parce que malheureusement, elle a traversé un nombre d'épreuves terribles, personnelles, historique. Et je trouve que dans face à toutes ces adversités euh et toutes ses difficultés, elle a toujours fait preuve d'une d'une intégrité, d'une hauteur, d'une euh et d'un courage éton absolument, d'une sagesse incroyable et d'une euh d'un engagement. Euh enfin vraiment

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c'est c'est c'est quelqu'un qui me euh je pense que c'est quelqu'un qui nous oblige. H euh Simon Veille et son souvenir nous oblige, ça c'est sûr. Euh est-ce qu'il y a un nom qui a changé votre vie ? Éloïse Dormeçon. [soupir] Vous aimez pas qu'on vous dise non ? J'aime beaucoup dire non. Non, c'est vous qui [rires] le dites en fait. Alors, c'est peut-être que vous un jour vous avez dit non à quelque chose ou pas. Réfléchissez pas trop, hein. Non, je ne réfléchis pas trop mais c'est effectivement je suis plutôt enfin je quand j'étais enfant, j'étais relativement rebelle. Je me suis beaucoup moins euh et effectivement [raclement de gorge]

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je pensais que pour m'affirmer euh je je m'assis à dire non. Hm. C'est important de dire non pour une femme de toute façon. Alors, il se trouve qu' à l'époque, moi je n'avais pas du tout conscience parce que là je remonte à l'enfance ou à la très jeune adolescence et heureusement, je n'ai jamais eu à dire non le fameux nom de consentement. Euh mais je pense que bon, j'ai bénéficié de circonstances extrêmement à la fois privilégié et favorable parce que on peut mais par ailleurs, je crois que j'avais un tempérament quand même relativement trempé. et euh que j'avais pas parce que

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je pense que très souvent euh les femmes à qui il a peu arrivé euh d'être violenté et euh et agressé euh alors tout dépend des circonstances bien sûr, mais on leur avait pas appris à dire non. Je crois que c'est aujourd'hui on apprend on apprend aux petite fille maintenant mais à ma génération on pas ça commençait un tout petit peu mais c'était quand même pas du tout et donc moi naturellement je je c'était quelque chose qui enfin moi tout ce qui avec un papa qui disait oui beaucoup [rires] ben un papa qui était très très complice effectivement c'était c'était pas du tout un papa sévère c'était un papa absolument adorable

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Monsieur votre pap je rappelle que c'est gendarme quand même père était gendarme mais par ailleurs en effet je crois que mon j'ai j'ai eu très tôt une une conscience de mon intégrité et de d'un certain nombre de choses sur lequelles je ne transigeais pas. Vous avez pas dévié de votre route d'ailleurs depuis l'enfance finalement du tout. Pas tant que ça. Non [rires] mais mais bon mon chéri me dit que je suis toujours une adolescence. Bah ça c'est plutôt bien. C'est un compliment. Euh est-ce que le pouvoir féminin ça fait encore peur vous pensez Loïmeson ? Oui oui oui oui. Vous en tant que dirigeante par exemple ? Alors, je dirais pas que que c'est ça me concerne, mais je je je vois régulièrement qu'une femme puissante, qu'une femme forte

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euh oui, ça ça inquiète, euh ça ça peut déstabiliser, ça peut et on peut réprimer ou euh enfoncer ou rabaisser une femme qui euh est trop ouvre trop sa bouche, quoi. Ouais, peut-être, peut-être. Est-ce que le patriarcat du coup ça existe ? Ah oui, bien sûr. Ouais. Bien sûr, ça c'est euh je dirais que euh bon, il y a eu des avancées, il y a un progrès bien sûr. Euh il y a aussi une manière de d'habiller les choses, de les de les de les déguiser un petit peu plus, d'être c'est plus feutré mais ça existe toujours. H hm. Est-ce que vous avez un souhait pour les femmes du monde ? Éloise d'ormeson.

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[soupir] Bon, ça c'est pas pour les femmes, c'est pour l'humanité. C'est c'est que c'est que le dialogue Oui. Oui, bien sûr. Et dialogue et dialogue. Je je trouve que parce que la paix euh évidemment on aspire tous à la paix mais ça passe par l'échange. Je pense que elle est difficile à maintenir dans certaines circonstances mais en revanche il faut toujours s'efforcer de discuter, de dialoguer, de s'entendre. Et je pense que c'est ce dont on notre société souffre beaucoup aujourd'hui, c'est qu'on ne s'écoute plus et on se parle on s'écoute plus. Ouais. Ouais, on s plus. Éloï d'ormeson, ça fait 20 ans que vous avez monté cette maison d'édition très

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particulière, fondée sur l'éclectisme. Vous travaillez vraiment votre particularité, c'est important. Euh votre philosophie en quelques mots, c'est publier moins pour publier mieux quoi. Oui, ça a été très tôt euh ça y Aujourd'hui c'est très aujourd'hui c'est très couru. C'estàd que à peu près toutes l'édition françaises euh a repris ce ce slogan et pense que pour publier mieux, il faut publier moins qu' disent merci. Non parce que [rires] parce que je pense qu'on était quand même pas les seuls à Mais ce qui est vrai, c'est que la maison a 21 ans et que on a jamais augmenté notre production. fix de publier 20 titres et on a jamais dépassé on a peut-être publié 21 certaines années mais c'est pas on a jamais augmenté et et actuellement on on baisse la production on est passé à 15 à 16 cette

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année est-ce que les livres se consomment moins oui parce qu'il y a moins enfin un certain type de livres moi je parle de de livres de littérature. Il a y a il y a des genres qui prospèrent et qui marchent très bien et donc ce sont aussi des livres. Mais dans ce là le genre littéraire, c'est quoi la littérature pour vous et le Oui, ça c'est une vaste question. Non, juste en quoi vous quand quand vous recevez un manuscrit, qu'est-ce qui vous fait dire tiens ça c'est un vrai c'est de la vraie littérature ? Alors, d'abord, il y a une voix, je pense qu'il y a il y a un souffle, il y a un il y a une un rythme de la phrase et il est difficile à caractériser parce que quelque fois le rythme, il est sacadayé, quelquefois il est au contraire très étiré et enfin bon bref,

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les rythmes sont très différents mais il y a un rythme euh et une voix. Et puis euh alors après le un livre peut être un excellent livre littéraire parce qu'il est irritant, parce qu'il est abrasif euh mais parce qu'il est charmant ou séduisant ou enfin ça vraiment les ça peut être tous les types d'émotions quoi. moment ça provoque une émotion aussi en fait du moment que ça provoque une émotion et que le fond et la forme se rejoignent quand même et qui est et qui est vraiment une écriture et définir ce que c'est qu'une écriture, c'est très difficile mais il est vrai que euh il faut être quand même assez surpris et

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que le que encore une fois la cadence des mots et des verbes vous étonne, vous subjugue, vous fascine. Et ça c'est ça le propre de l'écrivant. Non, ça c'est le propre de l'écrivant. Ça ça peut pas être l'intelligence artificielle et le je Oui, je pense que pour l'instant ça ne peut pas être je ne sais pas si à priori vous ferez pas avoir. Écoutez, je ne sais pas, je sais je je ne sais pas. Je je en tout cas moi je me je me refuse à à me replier derrière une machine pour évaluer un texte. Ça fait peur hein quand même. Demander à Lia d'évaluer de l'IA comme ça a été le cas pour Télissa Aurélien. Bon qui a plagié c'est d' une autre histoire he mais on parle vraiment de l' je suis d'accord je

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suis d'accord particulier. Moi je je ne comprends pas comment on peut demander à des écrivains de on peut leur refuser ou leur intimer de ne pas utiliser l'a et par ailleurs que l'éditeur ou le critique vérifie via ça ça n'a pour moi c'est c'est un déséquilibre qui est impossible. Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, je ne je ne pense pas qu'un algorithme je ne pense pas qu'un pourcentage soit une vérité et soit un puiss une vérité absolue indiscutable quoi. Voilà. Euh et c'est pas certificat j'ai passé un texte que j'avais écrit et il m'a sorti 70 30. Alors j'avais 30 % di dans un texte que j'avais écrit à 100 %. Donc je me suis dit qu'effectivement ça fonctionnait pas. Mais vous voyez pour l'instant et même combien même enfin je sais pas je te

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reconnais. C'est ça en fait. Alors bon, ça c'est maintenant il y a des c'est des algorithmes et puis surtout les l'IA s'est nourri de toute la littérature mondiale. Ils ont ils ont quand même spoilé les écrivains et ils ont et la machine a ingurgité la quasi-totalité de la littérature mondiale. Effectivement aujour'h est capable d'écrire des textes qui sont quand même assez euh enfin qui peuvent être assez beau et littéraire d'une certaine façon, mais il y a des signes qui ne trompent des certaines répétitions ou certaines Mais moi moi j'ai quand même envie de de rester euh que ça reste quelque chose d'un peu artisanal

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et et de de me fier à mon instinct. Et puis on parle à l'auteur aussi, on se rend bien compte et c'est pas du tout je quand je dis on parle à l'auteur, c'est pas parce qu'il s'exprime bien puis a y a des auteurs qui sont c'est comme il est habité par son texte ou il est habité par son texte, on l'interroge sur son texte et on voit la manière dont il répond. Euh sil flotte quand on lui parle de son texte, on se dit qu'il y a peut-être un problème qu'il a peut-être pas assez travaillé. [rires] Quelle époque épique ma chère d'ou. Alors on va on va parler dans un instant parce qu'il y a une petite coupure là de heur sauvage qui est paru le 20 août le livre de Marie Petit Queno que j'ai lu qui est incisif très intéressant. Restez avec nous sur Sud Radio. C'est Parlons

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femmes. Parlons femmes. Donne la parole à celles qui agissent et qui défendent leur liberté. Oui, vous êtes en compagnie de l'éditrice qui est éise de liberté. Du coup, Eloïse Dormeon. À tout de suite. La Caisse départne [musique] île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente [musique] Sud Radio Parlons femmes. Juditth Beller sur Sud Radio, on donne la parole à celles qui osent. Parlons femmes, c'est votre moment de vérité au féminin. Parlons vrai aujourd'hui avec Éloïse Dormeçon qui est fondatrice des fondatrice des éditions du même nom. Alors, on a commencé juste avant la coupure. Euh Ello Loïse a parlé de heure sauvage, hein, ce petit livre de de Marie Petit Queno. D'ailleurs, ça lui va bien petit livre parce que c'est un petit livre, c'est très incisif. C'est

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euh un livre qui raconte la performance aussi fascinante que dérangeante hein de l'artiste Marina Abramovic. Pour ceux qui connaissent pas, ça tourne sur les réseaux d'ailleurs, il y a encore des images aujourd'hui hein. Ça ça traîne jusqu'à aujourd'hui. On est très imprégné de de performance. Alors, d'une part, d'une part Marina Abramovic continue euh est une artiste une grande artiste performeuse euh qui est une des chantres du de l'art corporel. Euh il y a des expositions encore aujourd'hui. Je crois qu'il y en avait une à Venise. Et puis je pense que le en France le le livre de Marie Petit Queno qui remet enfin qui se coule dans une des performances de Marina Borbovic a aussi remis Marina Borbovic au goût du jour. jour et c'est pour ça qu'on voit passer

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alors c'est une performance qu'elle a fait à Napl en 1974 pendant 6h. Elle avait 27 ans. Elle s'est tenue immobile allongée dans une quarantaine de spectateurs. Ils avaient 72 objets à leur disposition. Il y en il y avait des inoffensifs he il y avait une plume, un miroir, des choses comme ça. Et puis il y avait des trucs assez dangereux he des lames jusqu'à un pistolet carrément. La seule règle c'était que le publicit ce qu'il voulait du corps de l'artiste qui s'engageait à pas réagir. Donc elle s'est fait torturer en fait. C'est comme ça que ça a fini. Grosso modo, c'est une exploration troublante cette cette met frçons quand je vous en parle parce que c'est vraiment la nature humaine dans sa dans ce qu' a de pire en fait dans cette volonté de domination sans aucune

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responsabilité individuelle en fait. C'est-à-dire que Marina Abramovic et et à sa suite Marie Petit examine en fait l'âme humaine et nos pulsion. Et nos pulsions si on est en si on est complètement libre et si on laisse le temps parce que 6h c'est très long et c'estes 40 personnes nous sommes aussi dans les années 70 à Naple. l'habitude pas vu donc il sait absolument pas à quoi il va être exposé et il est complètement désarsonné. Alors, d'abord le public va s'ennuyer mais progressivement ben évidemment va va se se révéler se révéler ce qu'est la nature hum,

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c'estàdire les gens qui agissent en meut, ceux qui restent euh qui restent libre et à l'écart euh ceux qui agressent, ceux qui s'interposent. Et ce qui est fascinant dans ce livre et je pense que la force du livre bon d'abord, il y a une écriture, vous l'avez vous l'avez lu, elle a elle a réussi. C'est c'est c'est quelque chose qui est assez limpide et très direct. Euh mais il y a un vrai rythme et il y a un sens du silence aussi, ce qui est ce qui est tout à fait paradoxal par rapport à au mots parce qu'on se dit que écrire ce c'est plutôt des mots et du son mais en fait ça peut aussi être un vrai silence dans son écriture. On est dans un hclos en fait clot psychologique quoi. on est dans un H clou psychologique et on se

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rend compte que oui ben que que il y a une part une part d'entre nous de nous pardon qui est toujours qui va peut-être toujours choisir la violence plutôt que la concorde qui va profaner la bonté, profaner la beauté. Et c'est assez c'est assez euh dérangeant en effet de s'imaginer que c'est quand même un peu une tendance quoi. Lourde. Ça raisonne beaucoup évidemment en ce moment. C'est-à-dire que les effets de meut on voit bien ce que ça donne et on voit à quel point il est difficile de s'interposer et difficile de s'opposer. Oui. Parce que c'est dangereux en plus. Difficile de dire non aussi.

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Euh et euh et la question qu'on se pose c'est pourquoi est-ce qu'il y en a qui veulent la protéger ? Pourquoi est-ce qu'il y en a qui a la caresse pour pourquoi il y en a qui a la Grèce ? Enfin, on en fait ça vient de de l'inconscient très très profond, de choses qui sont passées dans l'enfance de c'est toute la démarche du livre. C'est parce que le la part de fiction de Marie Petic parce que cette performance et le protocole que vous venez de décrire, on le connaissait ou se met dans la tête des spectateurs voilà mais en revanche elle on ne sait pas qui était qui étaient ces 40 personnes et elle s'est imaginé qui qui sont et quel d'où il venaient, pourquoi et et c'est un sujet très particulier c'est c'est un essai pratiquement hein sur sur mais vous vous vibrez et vous êtes

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plongé et vous êtes plongé dans Et surtout je pense qu'il n'y a pas un seul lecteur qui qui ne se dit pas à un moment ou un autre qu'est-ce que j'aurais fait ? Et le et la vérité c'est qu'on ne sait pas ce qu'on aurait fait. C'est-à-dire que si on se dit moi je me serais interposé puisqueeffectivement il certains spectateurs vont se permettre de l'agresser et de la enfin on et on frôle même le drame hein et elle elle s elle y était préparée. L'artiste était préparé. Euh en plus elle bouge pas quoi. Elle bouge pas et elle parce qu'elle a elle a expliqué qu'elle s'en remettait complètement à au spectateur qu'elle était qu'elle prenait toute la responsabilité de ce qui se passerait dans cette salle. Et cette dissociation de la douleur, c'est très intéressant aussi chez les femmes, hein. C'est

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usuel, j'ai envie de dire. Bah évidemment, la question qu'on se pose aussi, c'est est-ce que si l'artiste avait été un homme, est-ce que ça se serait passé de cette façon ? Non. Puis a priori, il aurait il aurait crié. Lui, il aurait eu mal. il aurait eu mal et puis euh et puis elle a dit que elle était convaincue que s'il y avait pas eu les femmes d'un certain nombre d'hommes présent euh elle se serait fait violer. Hm. Alors, je voudrais aussi vous parler du vous vous le 8 octobre, vous avez publié La pensée piétinée pourquoi le fascisme écrase la culture de Lévier Manonis. Ça aussi c'est un vrai choix hein. Ce traducteur esséiste, il analyse en fait ses attaques perpétuelles contre le monde culturel et puis c'est cette manipulation du langage aujourd'hui qui

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qui défie qui met en danger notre vie démocratique. Euh j'ai envie de revenir encore à l'actualité he désolé Elloïse mais c'est vrai que ça raisonne forcément tout à fait en ce moment avec l'utilisation qu'on fait des réseaux avec ce que les médias choisissent de présenter. on est aussi responsable nous de ce qu'on montre au public et ça pose des vraies questions justement sur le fait que quand la culture est attaquée, finalement c'est tout un pays qui est attaqué bien sûr et la démocratie est attaquée. C'estàd que si on on vit dans une époque d'immédiaté et de formule de phrases choc, de phrases de slogans, mais il n'y a plus on se donne pas le temps du raisonnement et encore une fois ce sont ce sont des invectives

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mais il y a pas d'échange et je pense que on peut être fondamentalement opposé mais quand on dialogue il en ressort toujours quelque chose. De toute façon, moi si je dialogue avec quelqu'un qui est un adversaire, qui est quelqu'un que je l'art du débat quoi, c'est l'art du débat et surtout moi ça me nourrit même je ne dis même pas que je n'arriverai à convaincre. Il n'y a pas c'est pas c'est pas toujours enfin on a quand même envie, on essae mais ce qui ce qui est nourrissant c'est d'entendre les gens. Je ne sais pas mais ce qui est nourrissant c'est d'entendre les arguments. C'est vrai. Et de réfléchir à la manière de de changer de place par contre. Voilà, de réaborder la question différemment parce que on vous a opposé et puis vous dit ben oui, ben là peut-être qu'il faudrait

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que je reformule ou que je me je prenne une un autre angle, que je que je modifie un tout petit peu ma position et ça fait progresser même soi-même intellectuellement. C'est très intéressant votre positionnement parce que vous n'avez aucune peur de cette bêtisation dont on parle actuellement. C'est que vous continuez à vous élever et à nous proposer des textes qui nous élèvent en fait hein et d'oronis mais si on enfin je pense que c'est la moi je veux je veux continuer votre mission quoi. Oui, je veux continuer à y croire et puis je je je pense que euh c'est vrai que ça ouvre que que livre c'est plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. C'est quand même un objet

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absolument magique. Euh c'est comme le cerveau. un livre, c'est infini. Il y a il y a aussi ce que ce que lecteur va y mettre et il y a cet échange enfin c'est c'est vraiment très très riche et ça je je oui pour moi c'est c'est euh c'est une mission, c'est une c'est une croisade, c'est c'est je et je pense que grâce grâce à la lecture et grâce à ces textes euh on peut peut-être un peut-être un tout petit peu préserver euh je sais pas une certaine sérénité ou un ou des espaces de respiration dont on

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a vraiment besoin. Des espace de respiration, de beauté, de euh de on parle de temps calme. Je pense qu'un livre c'est un temps calme dont dont dont on a tous besoin. Bien sûr. Qu'est-ce qui dirait votre père Jeançon aujourd'hui avec tout ce qui se passe ? Ça, je peux bah vous le connaissez bien quand même. Je alors aujourd'hui, je ne sais pas mais je je que que au au début des gilets jaunes, je je pense que ce qu'il aurait ce qui manque c'est euh c'est des voix euh de personnalités qui ont de qui sont de l'empathie. On a besoin d'avoir un Rousseau ou un Voltaire, quoi. Oui. Ou ou de dire "Oui, on entend la

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détresse." Oui. Alors là, les lycéens, c'est pas de la détresse. Euh les gilets jaunes, c'était de la détresse et du et et de la de de la pauvreté et du euh les lycéens, c'est différent. Mais euh le le c'est ce cri des lycéens, il est tout à fait euh légitime. Le problème, c'est que je pense que avant que ça ne ça ne dégénère et que euh on entre dans la phase de violence absolue et de barbarie, euh il faut d'abord dire voilà, il faut tout de suite dire "Oui, on entend, oui, on comprend. Oui. euh discutons et et et [rires]

22:07

là je trouve que alors bon dans les derniers événements, j'ai c'est un peu c'est c'est on peut on peut m'imaginer que je suis une totale je sais pas utopiste et et et rêveuse quand je dis quand je dis ça, mais sur les gilets jaunes, ça je suis absolument convaincu qu'on ne les a au début pas du tout écouté et qu'on les a méprisé et que on a attisé le la enfin On a sur cette détresse sur cette détresse on a on a fait monter la colère et Loï Dormeon va déjà se quitter hein mais c'était charmant cette émission est très intéressant. Heur sauvage euh ça s'est imposé déjà comme un des titres marqués he de cette rentrée littéraire, vous le disiez. Euh [grognement] récompensé déjà par le prix transfuge et sur la liste de Allez-y, faites-vous

22:52

[rires] plaisir parce qu'il y aur il y a plein de prix dans la liste sur la liste du prix féminin, le prix Renaudo, le prix de Flore et le grand prix du roman de l'accadémie française. On prix pour que vous les ayez au moins tous. En tout cas, c'est déjà [rires] une très belle jubilation. Bravo ! Merci. Merci à vous Judit. Merci d'avoir écouté Parlons femmes sur Sud Radio. Rendez-vous samedi à 13h30 pour une nouvelle édition et puis demain à 19h pour cette excellent vous le savez. Merci à Marie qui enregistre pour vous aujourd'hui et moi je vous embrasse. Bye bye. Sud Radio Parlons femmes. [musique] Juditth Beller avec la Caisse d'épargne île-de-France fier de soutenir toutes les femmes.