"Si l'Ukraine perd, rien n'arrêtera Poutine" estime Christian Cambon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci Christian comon d'avoir accepté notre invitation vous êtes élu du Valdemar membbr du groupe les républicains membres de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées et vous êtes également envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales et justement on va longuement parler de ces sujets d'abord de l'Ukraine Emmanuel Macron qui doit prendre la parole ce soir à 20h dans une interview conjointe sur TF1 et France 2 après deux discours de Gabriel hatal en 24 heur on va y revenir qu'attendez-vous du chef de l'État je pense qu' on est en droit d'attendre un certain nombre de clarifications après des propos qui ont été tenus par le Président de la République et qui ont créé au sein de l'opinion et même en Europe parmi nos alliés une certaine émotion laisser à croire l'idée selon laquelle rien n'était exclu sur l'envoi des troupes sur l'envoi des troupes on tente de comprendre ce qu'a voulu dire le le chef de l'État mais je pense même vous n'avez pas compris au début je dois dire qu'on a tous été un petit peu surpris parce que effectivement les déclarations préalables laiss à laisser penser que nous n'avions jamais ni nos alliés ni nous-mêmes envisager l'envoie de troupe et du reste la réponse des chefs d'États européens des États-Unis du patron de l'OTAN allait dans le même sens alors je pense qu'il faut peut-être que le Président de la République soit très clair sur ce qu'il pense les déclarations du président zéenski ont clarifié aussi le débat il y a 48 he le président ukrainien a dit nous nous ne souhaitons pas que des jeunes Français viennent mourir pour l'Ukraine c'est le rôle c'est la tâche terrible euh des Ukrainiens en revanche ce qu'il a dit et c'est peut-être ça le sens de ce qu'a voulu dire le président de la République c'est que si jamais l'Ukraine était batue si jamais l'Ukraine était batue envahie par la Russie et que la Russie continue sa politique terrible d'expansion notamment vers un pays de l'OTAN là effectivement au titre de la solidarité au sein de l'OTAN article 5 du traité et bien les Français seraient sollicités comme le seraient les les soldats des autres les forces militaires des autres pays membres de l'OTAN je pense que c'est ça par ailleurs le ministre de la Défense a expliqué hier soir un a donné beaucoup de précisions avec des exemples concrets sur le fait que il fallait encourager la la maintenance la formation des des des troupes ukrainiennes la production sur place d'un certain nombre d'équipement militaire l'entretien de ces équipements donc je pense qu'il y a une nécessité de clification car le président de la République s'est adressé certes à Monsieur Poutine mais l'opinion publique a pris ses messages avec beaucoup de beaucoup de gabrielal s'est exprimé deux fois longuement sur le sujet pendant ces dernières 24 heures une fois devant l'Assemblée nationale une fois devant le Sénat il y avait besoin d'une nouvelle expression d'Emmanuel Macron où il y a une volonté chez lui de ne pas laisser ce terrain à Gabriel Atal je pense que il était nécessaire d'abord de respecter les institutions il y avait deux débats un débat à l'Assemblée nationale un débat au Sénat ça c'est les institutions qui le prévoient donc il y avait fatalement de discours et je pense que gabrielatal était chargé de relayer la parole du président de la République avec encore une fois la nécessité de d'éclairer le d'éclairer le sujet parce que on est arrivé maintenant dans une dans une phase du conflit qui est très inquiétante moi je suis aussi assez inquiet de la des méthodes qu'utilise Poutine et vous savez je crois que ça a été dit hier c'est une parole qui est du Premier ministre que que nous reprenons à à notre compte euh tourner le dos à l'Ukraine c'est tourner le dos à nos propres valeurs et je pense que c'est important de le savoir au moment où peut-être l'opinion publique fléchit un peu sur le soutien à l'Ukraine ça veut dire pour vous il a eu les bons mots il a envoyé le bon message Gabriel hatal hier devant les sénateurs je pense que son discours était était cohérent et était important et était utile et les précisions qu'a donné le ministre des Armées l'était tout autant et d'où parce que vous dites le soutien des Français à l'Ukraine peut fléchir Gabriel hatal est-ce que du coup il a eu raison selon vous de faire porter le débat hier en grande partie sur les conséquences de cette guerre pour les Français dans leur vie quotidienne tout à fait tout à fait parce que je pense que on peut perdre le fil de ce qui est en train de se passer or si l'Ukraine perdait je l'ai dit bien évidemment c'est un combat de de valeur avec une une volonté de la part du président russe d'affaiblir les démocraties occidentales mais au-delà de ça les Français doivent sa voir qu'il y aurait des conséquences économiques terribles à la défaite de l'Ukraine je pense en matière économique je pense en matière de coût de l'énergie je pense en matière d'immigration on aurait une immigration peut-être de millions d'Ukrainiens qui fuiraient les conditions que la Russie réimposerait à l'Ukraine donc je crois que il faut prendre conscience de ça bien évidemment on préférerait dire mon Dieu tout ça est loin ça ne nous concerne pas ça nous concerne véritablement et je pense que dans cette alliance nouvelle Russie Chine Iran ils sont en train de manœuvrer en ce moment même dans le golfe Persique on voit bien que les les régimes dictatoriauxx et autocratiques ont l'intention de livrer un véritable combat de déstabilisation contre nos valeurs contre nos pays et donc nous devons réagir et aider l'Ukraine car si l'Ukraine perd et bien rien n'arrêtera Poutine rien n'arrêtera Poutine regardez comment vont se passer des élections en Russie demain regardez ce qui s'est passé pour les opposants qu'on a arrêté ou assassiné je crois qu'il faut vraiment prendre la mesure du danger qui nous guettete alors justement on va continuer à en parler d' notre manière d'aider l'Ukraine puisqueaprès les députés les sénateurs ont donc largement adopté hier soir l'accord stratégique sur l'Ukraine signé mi-février entre Paris et kiief que contient précisément cet accord on voit ça avec Marion [Musique] dalpèche bonjour Marion bonjour Orian bonjour monsieur le sur bonjour et Marion vous allez donc nous parler de cet accord stratégique que contient-il précisément bien cet accord conclu pour une durée de 10 ans et signé par Emmanuel Macron et volodimir Zelenski il y a un mois à Paris il contient trois volets le plus important bien sûr c'est un soutien militaire à l'Ukraine et plus particulièrement dans le domaine de l'artillerie et de la défense aérienne écoutez les détails apportés par le Premier ministre hier devant les sénateurs par votre vote nous vous demandons d'affirmer que la France est un partenaire militaire fiable de l'Ukraine un partenaire capable de créer l'initiative je pense notamment à la livraison de char léger un partenaire capable de livrer des capacités qui font la différence sur le terrain je pense notamment à nos canon César ou au au missile de longue portée scalp vous l'aurez compris la France s'engage à livrer davantage d'armes à l'Ukraine pas uniquement issu de stocks français des entreprises françaises produiront ses armes sur le sol ukrainien Paris s'engage à fournir 3 milliards d'euros d'aide militaire supplémentaire cette année contre 2,1 milliard d'euros en 2 22 monsieur le sénateur produire des pièces détachées peut-être même des munitions directement sur le sol ukrainien est-ce que vous y êtes favorable oui on estit on est favorable effectivement à raccourcir le les délais entre la production et l'utilisation de ces armes et je pense que effectivement ça c'est un un service que nous pouvons une aide concrète que nous pouvons offrir alors malheureusement du reste nous ne pouvons pas le faire à partir de nos stocks puisque 20 ans des 25 d'érintement de nos forces armées en France fait que nos stocks sont quand même très minces puisque vous savez que mes collègues et le président de la commission d'affaires étrangères la le rappelit hier nous produisons 20000 obus c'est-àdire 20000 obus par an c'est ce qui a été un petit peu plus de 20000 obus par an c'est ce qui a été tiré avanttiier dans ce conflit donc si vous voulez on n'est pas à la hauteur de no stocks puisque de toute façon nous avions des stocks de temps de paix et non pas des temps de guerre maintenant le les circonstances sont différentes etci on veut aider l'Ukraine faut pas simplement faire des déclarations il faut passer à l'action effectivement la production sur place l'entretien sur place peut être compréhensible et si c'est ça le sens des propos du président de la République nous pouvons aller dans ce sens-là ce qui ne collerait pas c'est évidemment l'envoi de troupes armées pour se battre concrètement mais est-ce que là on est rentré dans une économie de guerre au niveau de la production personnellement je ne pense pas une économie de guerre si on se réfère à l'histoire si on regarde ce qui est ce qui était l'économie de guerre dans les deux dernières grandes guerres euh les les images du reste que l'on voit parfois à la télévision montrent ce que ce quétait une économie de guerre c'estàdire que de véritables industries civiles étaient transformé en industries militaire les les hommes étaient au front les femmes produisaient les obus construisaient des chars à l'époque et cetera nous ne sommes pas encore là mais je pense que nous devons être très attentifs notamment dans nos relations avec les les industriels de la défense pour leur demander ce qui n'est pas facile d'accroître les les rythmes de production car vous vous savez que nous avons des difficultés importantes nous n'avons pas de poudre nous les vous savez on a vécu pendant toutes ces années dans une espèce d'insouciance en se disant après la chute du mur de Berlin tout va bien la paix embrassant nous Folleville et puis on a laissé tomber des pans entiers de filière d'armement fabriquons pas plus nous ne fabriquons plus de poudre si vous voulez faire un hob il faut qu'il y a de la poudre est-ce que là on les reprend en main notamment la poudre on les reprend en main enfin on les reprend en main avec difficulté on en achète j'ai appris du reste de manière stupéfaite qu'on acheté en Australie enfin vous voyez le le le le le lien si on n'a pas de poudre si on n pas de cellulose enfin si on n pas les matières pour fabriquer les obus ça ne se fait pas d'un claquement de doigt alors les industriels que nous voyons et qui sont venus dire devant la commission combien ils souhaitaent être opérationnel mais il faut le temps de construire de de de de de mettre en œuvre ces filières de production et ça crée ça crée des tensions alors nous ne sommes pas non plus la France n'est pas les le seul pays à aider l'Ukraine mais je pense que l'Europe s consid blement affaibli tout au long de ces dernières années et il faut véritablement prendre conscience surtout si une mauvaise surprise attender aux élections américaines de novembre il va falloir que l'Europe prenne son sort en main hein et s'organise à la fois pour la production et sa propre défense pour ne pas être se trouver dans la situation où nous sommes trouvés dans d'autres périodes plus tristes de notre histoire et on va parler de la défense européenne mais d'abord les suite de l'accord Marion parce que il y a aussi un soutien politique oui Orian Paris soutiendra pleinement l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et son entrée dans l'Union européenne pour cela Kiev demande un soutien technique afin de mettre en œuvre des réformes nationale concernant la lutte antiorruption la modernisation de l'État de l'appareil de l'État et la décentralisation enfin 3oè volet de cet accord l'aide civile à l'Ukraine la France indique qu'elle participera à la reconstruction de l'Ukraine après la guerre remise en état des hôpitaux des centrales énergiques des infrastructures ferroviaires et aérienne et cela devrait être financé par la Russie le pays agresseur de fait les actifs souverains russes relevant de la juridiction de la France resteront immobilisés jusqu'à ce que Moscou ait payé les dommages monsieur les sénateurs devaient se prononcer hier sur cet accord déplorez-vous qu'il n'y ait pas eu d'unanimité dans votre groupe non je pense que d'abord notre groupe s'est prononcé de manière euh globalement très collective il y a eu quelques prises de position individuelles bon votes contre quand même il y a eu C votes contes je crois et quatre abstentions enfin bon c'est quelque chose tout à fait raisonnable et normal on n'est pas un parti qui marche mais vous comprenez les sénateurs de votre groupe qui ont voté contre cet accord écoutez en l'occurrence non puisque moi j'ai é misis un un vote favorable je pense que la prévention de nos sénateur visait effectivement à dénoncer ce qu'il considérait comme une manœuvre du président de la République à à l'avant-veille des élections européennes en disant le président de la République force les partis à à à se positionner né pour essayer de créer un noyau central qui l'aide à franchir l'obstacle des élections européennes donc il y avait cette prévention là et vous êtes là-dessus Bruno retillo il a parlé d'un mélange déplacé entre la politique étrangère et la politique inée oui je pense que ça peut ça peut enfin les propos du président de la République ce soir seront très intéressant sur ce sujet je pense qu'il faut pas qu'il y ait de confusion il faut qu'il y ait une mobilisation de la France pour aider l'Ukraine mais il faut pas que ce soit une petite manœuvre de politique intérieure sur la thématique comme ça la formation politique pilotée par le président la République va remonter dans les sondages des Européens je crois que ce sont un peu ça pour vous chez monsz Emmanuel Macron écoutez je vais pas faire de procès d'intention je dis qu'il faudrait surtout pas qu' est ça et puis il y a aussi d'autres le le président retaillot l'a bien souligné il ne faut pas que cet accord entérine des facto le principe de l'entrée de de l'Ukraine dans l'Union européenne et au sein de l'OTAN ce sont des sujets qui sont très compliqués moi vous savez je je dirige la délégation française à l'OTAN je serai en Estonie dans quelques jours pour rencontrer nos collèges des différents pays de l'OTAN il faut regarder ces choseslà avec beaucoup de circonspection d'abord parce que l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne créerait des véritables tensions notamment vis-à-vis de nos agriculteurs est-ce que c'est franchement le moment alors je pense qu'on peut laisser des espérance mais on a laissé des espérances d'entrer dans dans l'Union européenne à de nombreux pays d'eope centrale qui toquent et qui ne qui toquent à la porte et qui attendent eux aussi leur tour donc je crois qu'il faut être très attentif à cela ne pas précipiter les choses il faut ouvrir des espirs des espoirs mais personnellement moi je ne sais pas si faire entrer l'Ukraine au sein de l'OTAN soit la meilleure solution pour sortir de de ce conflit je pense que ce sont des problèmes qui sont très différents il faut pas les amalgamer il faut aider l'Ukraine à sortir victorieux de cette guerre car il faut pas que la Russie la gagne car si elle la gagne d'autres pays seront menacés je pense à la Moldavie où je vais me me rendre prochainement je pense aux pays baltes qui ont les les les craintes que vous vous savez et mais il faut véritablement que les choses ne soient pas mélangées pour que les Français comprennent de quoi il s'agit et quels sont les dangés que nous avez dit tout à l'heure rien n'arrête Vladimir Poutine il peut aller jusqu'où pour vous Vladimir Poutine vous savez il y a une phrase terrible que Poutine prononce cette fameuse conférence de Munich il y a ça des années il dit la Russie n'a n'a pas de frontière la Russie ne reconnaît pas de frontière donc elle peut aller n'importe où je pense que parmi les menaces qui pèsent il y a bien évidemment la Moldavie la Moldavie qui nous soucie beaucoup il y a cette agitation régulière que les minorités russes font peser je pense à la à la Transnistrie au sein de la Moldavie mais la Géorgie est aussi en grande difficulté et les pays baltes sont sont t même menacés vous savez si la Finlande qui a 1350 km de frontière directe avec la Russie Finlande qui était un pays neutre s'il en était depuis tant d'années à brusquement et d'un seul coup d'un seul choisi de rejoindre le camp de l'an c'est parce que véritablement le danger est prignant le danger est ressenti par par ces pays et je pense effectivement que Poutine veut livrer un combat c'est un combat de valeur c'est c'est le refus de la démocratie c'est le refus des libertés quand vous avez un opposant vous le foutez en tôle et et le cas échant vous le tuez s'il est trop s'il est trop bruillant voilà des sujets si vous voulez qui nous interpelle et c'est pour ça que les le le combat des valeurs de l'Ukraine c'est aussi notre combat LAL a dit hier que la Russie comptait sur la lacitude des alliés de l'Ukraine vous l'avez rappelé il y a une échéance en novembre aux États-Unis où Donald Trump pourrait être à nouveau élu président est-ce que pour vous il pourrait stopper l'aide des États-Unis à l'Ukraine alors c'est une crainte elle est réelle personnellement je ne la crois pas je ne la crois pas parce que les États-Unis auraient trop à perdre vous savez derrière d'abord il y a la puissance économique il y a la puissance militaire si brusquement les États-Unis se détournent de l'OTAN et bien tous les pays européens qui achète massivement des armes c'est du reste un des sujets un des problèmes de la défense européenne c'est que 8 pays sur 10 par exemple ont acheté des des F16 et des F35 au lieu d'acheter des rafales bon si les Américains stoppent toute l'aide en Europe je pense que il y aura des prises de conscience notamment sur toute cette industrie d'armement qui inonde l'Europe de ces matériels et puis je pense que sur le plan de la philosophie il ne pourront pas de la sorte abandonner l'Europe je pense que l'Europe est moins leur priorité que ne l' la la confrontation avec la Chine mais ils ne pourront pas laisser monsieur Poutine continuer à créer le désordre car ce désordre se répandra de pays en pays et on aura un petit peu partout beaucoup d'instabilité ce qui est très mauvais pour l'état du monde et pour la paix vous croyez à la mise en place d'une vraie défense européenne et de manière assez rapide écoutez j'y crois j'y crois en tant que ancien président de la commission des affaires étrangères et de la défense j'ai vécu j'ai j'ai été en relation avec tous nos homologues je le crois mais pas par pas j'allais dire pas par le haut avec des déclarations sur la thématique l'armée européenne et ce je crois qu'il faut la construire comme cette coopération idéale que nous conduisons que nous menons avec la Grèce qui nous a acheté des rafales avec nos amis belges pour lequel il y a une coopération en matière de de blindé léger de l'armmétaire c'est c'est comme ça que les choses ont avancé mais il faut que il faut peut-être effectivement que la menace pèse pour faire sortir les Européens de cette espèce de torpeur moi quand je suis à cette assemblée parlementaire de l'OTAN hors les États-Unis jusqu'à présent toute discussion et toute intervention y compris des Français sur ce sujets était un peu illusoire je pense que le ton va changer merci Marion à tout à l'heure merci je vous parlerai des élections européennes mode d'emploi ce sera à suivre évidemment dans le club on va voir l'actualité dans votre département Christian Cambon on retrouve Cécile Dubois bonjour Cécile merci beaucoup d'être avec nous rédactrice en chef du média en ligne 94 citoyens Cécile vous vouliez revenir avec Christian Cambon sur le vote sur la constitutionnalisation de l'IVG oui bonjour Merci beaucoup de l'invitation bonjour oui à l'instar de de tous les parlementaires du valdemarne vous avez voté en faveur de l'inscription de l'IVG dans la Constitution fin février 2024 vous aviez voté contre ce texte avec y compris avec l'amendement bas en février 2023 lors de la première lecture et donc je voulais savoir qu'est-ce qui avait motivé euh cette évolution écoutez il y a eu des votes qui sont intervenus dans un contexte bien différent précédemment je crois que euh moi au départ je n'étais pas convaincu de la nécessité de faire inscrire ce droit au sein même de la Constitution et je pense que ce sont euh les menaces qui ne cessent euh de fleurir dans un certain nombre de pays et qui montrent qu'effectivement ce droit absolument essentiel euh des femmes le le le le respect de leur corps le respect de leur identité le respect des choix de vie qu'elles font doit effectivement être réassurer ce que la Constitution maintenant son inscription dans la Constitution permet pour c'est un droit qui était menacé même en France je ne pense pas qu'il était véritablement menacé en France c'est la vérité je pense c'était la position du président du Sénat et c'était un fait néanmoins quand on voit ce qui se passe dans d'autres pays compris des pays qui ne sont pas si lointains cette affaire aînée vous le savez de la remise en C cause par des États américains du droit d'avortement mais on sait ce qui s'est passé en Pologne on sait ce qui s'est passé dans d'autres pays donc je pense que les les femmes ont le droit et nous avons tous le devoir de leur assurer la maîtrise de leur corps la maîtrise de leur destin la maîtrise de ses choix familiaux qu'elles peuvent faire vous savez moi j'été maire et c'est peut-être ça aussi qui m'a fait réfléchir j'étais maire pendant 28 ans de la charmante commune de saint-maaurice dans le valde Marne et bien j'ai été confronté à de si nombreuses reprises à des tragédi à des véritables problématiques que se posaient des femmes qui ne souhaitaient pas une grossesse et je pense que ce choix méritait d'être clarifié je rappelle que le vote de Versailles de la semaine dernière n'était pas l'introduction de l'IVG en France puisque ça nous le devons à Simone veille mais que ainsi les choses sont très claires et plus personne ne reviendra sur ce sujet en France en tous les cas vous avez eu des pressions pour ce vote ou pas j'ai eu des discussion avec tous mes entourages parce que bon les hommes sont parfois un peu malhabiles y compris dans l'expression sur ces sujets et donc oui il y a eu des échanges on en a parlé avec un certain nombre de collègues aussi très important nous avons des sénatrices femmes qui sont qui sont médecins qui nous parlent de cette réalité et puis il y a aussi ces statistiques terribles hein où on voit effectivement dans d'autres pays des avortements clandestins qui mènent à la mort et qui mènne à des destructions psychologiques et des dommage terrible et bien ça nous ne voulons plus ça pour les femmes françaises et je pense que ce choix qui a de reste été massif au demeurant hein ce choix va dans le bon sens Cécile vous aviez une autre question sur un autre dossier qui touche à la vie quotidienne des riverins de l'aéroport d'Orly oui tout à fait oui donc il y a actuellement une une demande des élus à augmenter le couvre-feu d'une demi-heure pour avoir 7h de répi entre 23h et et 6h du matin c'est d'ailleurs une demande que vous soutenez euh puisque vous avez co-écrit un courrier avec les avec les élus pour pour réclamer cette augmentation du couvre-feu et alors en même temps on a des inquiétudes qui s'élèvent suite au départ aux annonces de départ d'Air France de l'aéroport d'Orly et et ça pose un peu le le problème de la conciliation entre la tranquillité des riverins d'une part et la nécessité aussi de conserver le le pôle d'Orly attractif du point de vue économique et donc la question c'est comment comment on fait pour pour concilier la tranquillité des riverins et l'attractivité économique de cet aéroport mais écoutez je crois justement que la mesure que nous proposons autour du maire de Villen leoi Didier Gonzalez d'un certain nombre de collègues dont ma collègue marie-cole centu nouvelle sénatrice du valde mararne je pense que la solution que nous proposons va véritablement dans le bon sens en quoi consiste-t-elle elle consiste à élargir de 30 minutes la durée du couvre-feu de telle sorte que de 11h à 6h du matin les gens puissent dormir ce qui est quand même la moindre des choses vous savez je crois qu'il y a une évolution générale qui va dans ce sens il y a des directives européennes qui qui sortent et si vous voyez les mêmes controverses sur l'aéroport de Tokyo et de Francfort tout va dans le même sens comment peut-on faire c'est très simple il s'agit de demander aux compagnies aériennes de modifier leurs horaires de telle sorte que leurs avions circule plus pendant les temps de journée que le soir ou la nuit euh c'est pas un effort considérable quel que soit les protestations que celles-ci font valoir par ailleurs vous l'avez dit Air France est en train de quitter l'aéroport d'Orly et malheureusement cet aéroport va devenir l'aéroport des lowcost c'est-à-dire de toutes les compagnies qui pour 50 € vous vendent des billets pour aller au loin et qui sont prêts pour tenir ce marché à supporter des des des amendes très importantes donc il faut que l'État frappe un coup très fort en disant voilà à partir de 23h les gens ont le droit de dormir mais mon dieu pour ceux qui nous écoute est-ce que c'est pas un droit légitime à partir de 23h de pouvoir dormir un peu sachant que parfois dès 6h les les les les parfois je veux dire tous les jours les vols reprennent donc c'est un c'est un droit légitime que je soutiens c'est raisonnable les compagnies doivent faire un effort parce que sans ça moi je sens que les élus locaux et les populations sont au bord de l'explosion et voilà voilà ce qui nous nous revient et cet aéroport existait il est en plein milieu urbain et en plus maintenant le fait que les nouveaux moteurs d'avion permett aux avions de voler plus haut fait que le bruit se répand sur beaucoup plus de communes et beaucoup plus de quartiers alors soyons raisonnablees et dormons il paraît que c'est très bon pour la santé merci Cécile Dubois merci beaucoup d'avoir été avec nous aide-nous aussi pour la prison de Noiseau parce que nous ne voulons pas non plus de la préson de Noiseau c'est l'autre gros dossier que nous suivons ah ben on en reparlera une prochaine fois avec Cécile Dubois merci beaucoup merci d'avoir été avec nous Cécile Dubois un dernier mot sur une actualité qui concerne chciance poau mardi une centaine d'É ud ont occupé un amphithéâtre de Science Po dans le cadre d'une mobilisation prop palestinienne une étudiante juive a été empêchée d'y accéder la phrase ne l'a laisser pas entrer c'est une sioniste aurait été prononcée même si elle est contestée par les organisateurs des propos inqualifiables et parfaitement intolérables c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier Gabriel hatal s'est rendu à sciencep il a saisi la justice est-ce que l'exécutif a bien réagi écoutez l'exécutif a totalement réagi moi j'ai la chance d'être un ancien élève de cette belle institution de sciences pour Paris et très sincèrement ce que je vois depuis des années dans ces instituts de Sciences Po me sidère et me scandalise Science Po c'était justement un lieu de confrontation des idées moi vous savez au temps de la guerre du Vietnam il y avait des affrontements mais des affrontements respectueux où les gens échangeaient des idées sous l'autorité de grands professeur qui savaient dispenser cette volonté de dialogue là on est en train d'être contaminé par ce qui se passe dans les universités américaine hein où effectivement il y a des grouuscules d'intolérance et je pense que le gouvernement a tout à fa à fait raison de se saisir immédiatement de cette affaire du reste le choix des directeurs est absolument invr ça fait trois démissions enfin un directeur qui a été assassiné deux autres qui ont démissionné pour des raisons qui sont pas très glorieuses alors qu'une bonne fois l'état prennent les choses en main et mettent à la tête de cette institution que je respecte et qui m'a beaucoup aidé dans ma vie qui mettent enfin des gens qui soient capables de mettre de l'ordre et du respect des idées toutes les idées doivent s'échanger car si on les échange pas Science Po il restera plus que le Sénat pour les échanger merci con merci beaucoup d'avoir été notre invité
Christian Cambon