Consultations à Matignon: Les réactions de Marine Le Pen et de Jordan Bardella
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Écoutez, nous avons rappelé sans surprise au Premier ministre que le pays et la démocratie française vivent un moment très important et que les Français aujourd'hui sont en attente d'une rupture. Nous l' pris au mot en lui exprimant quels étaient les points de rupture que nous attendions aujourd'hui à la fois dans le cadre du budget mais aussi plus largement sur la politique migratoire, la politique sécuritaire, les attentes de nos compatriotes en matière de pouvoir d'achat. et nous lui avons indiqué de manière très claire ce que nous disons sur vos antennes et ce que nous disons au pays depuis plusieurs jours, à savoir que euh les Français sont en attente aujourd'hui de changement profond euh et que il doit maintenant rompre avec la politique d'Emmanuel Macron telle qu'elle est menée depuis depuis 8 ans et qu'il a applaudi année après année.
Écoute ou est-ce qu'au contraire vous dites comme Olivier Fort ? Bah, écoutez, nous on juge monsieur le cornu à à ce qu'il va faire euh à ce qu'il va annoncer et nous lui avons dit que contrairement aux autres, on disait ce qu'on allait faire et qu'on faisait ce qu'on disait. Euh par conséquent, il n'y a pas de jugement a priori sur sa personne et peu importe qui était à la tête du gouvernement, la question maintenant c'est pour faire quoi ?
Il y a des attentes très fortes aujourd'hui dans le pays et si il poursuit la politique qui est menée jusqu'à présent, alors il tomba. Donc il a écouté nos arguments. Euh la réception était républicaine.
Euh et nous avons été extrêmement fermes sur les attentes des Français. Il existe un chemin pour ne que monsieur Lec ne soit pas censuré. Est-ce qu'il existe un chemin pour que monsieur Lec ne soit pas censuré ou est-ce que vous ne croyez pas au miracle pour reprendre une expression que vous avez un chemin avec une pancarte marqué Rassemblement national dessus ?
Non. Euh il existe toujours un chemin. Euh encore une fois Sébastien Lecnu a pris la responsabilité lors de sa première prise de parole d'évoquer la rupture à lui de prouver qu'il est véritablement dans une rupture.
Une rupture avec qui ? Évidemment une rupture avec la politique macroniste, à tout le moins une rupture avec les axes qui étaient ceux sur le plan budgétaire de ces deux prédécesseurs qui ont été remerciés. Voyez donc on va attendre le le budget et lorsque nous aurons le budget, nous effectuerons comme d'habitude d'ailleurs un contrebudget.
Nous sommes en général euh les seuls à le faire et nous verrons si véritablement euh il existe des avancé pour les Français parce que c'est ça notre objectif hein, c'est que la pression fiscale sur les Français euh ne ne s'aggrave pas, c'est que l'injustice fiscale ne s'aggrave pas, c'est que un certain nombre de dossiers extrêmement urgents soient traités, notamment le dossier de l'énergie puisque vous savez que la PPE reste toujours en suspend et pour de bonnes raisons. Il y a le sujet de nos nos outresem et notamment de Mayotte où il y a un problème très essentiel à la suite de chido d'accès à l'eau notamment, pas qu'à Mayotte mais à Mayotte vraiment plus que partout ailleurs et puis le sujet de la sécurité où on nous attendons un changement d'orientation pour que les Français cessent d'avoir en permanence euh peur euh peur du lendemain sur le plan budgétaire et social. et et peur physiquement compte tenu de l'aggravation de la situation sécuritaire dans notre pays.
La gauche refuse qu'on reparle d'immigration ces prochains mois. Est-ce que il faut en reparler selon vous ? Écoutez, il est totalement grotesque de la part de la gauche de refuser de parler d'un sujet aussi essentiel, aussi important que l'immigration.
Je rappelle à la gauche que ces électeurs, une très grande partie de ces électeurs souhaitent que l'on parle d'immigration. Voilà. Parce qu'aujourd'hui l'immigration, chacun le conçoit, y compris les électeurs de gauche, être hors contrôle, totalement dérégulé, qu'on ne maîtrise plus rien et que tout cela, bien sûr euh tout le monde le comprend a des conséquences aussi sur le plan budgétaire.
Sébastien Lec en parlera selon vous. J'espère bien qu'il en parlera parce que si c'est pour avoir un premier ministre qui joue l'autruche et qui se met la tête dans le sable pour ne pas attaquer à un des sujets qui est essentiel aujourd'hui en France et perçu comme essentiel par quasi l'intégralité des Français. Bah ce serait pour le coup ce serait pas une rupture là ce serait vraiment une belle continuité.
Ça veut dire que vous excluez a priori une censure juste après la déclaration de politique générale de Sébastien le cornu ? Nous verrons, c'est pas parce que vous savez, on n pas on on a ce contrebudget de toute façon il est utile. Ça permet de voir quels sont les axes la différence qui existe entre les axes que nous prenons et les axes qui peuvent potentiellement être proposés.
Mais vous pourriez censurer juste après la déclaration de Mais nous verrons ce que nous ferons. Madame Le Pen, est-ce que vous l'avez trouvé flou ? Est-ce que vous voyez une grosse différence avec François Baï sur ses intentions ?
En tout cas, pour l'instant ces intentions restent des intentions et moi je suis trop expérimenté pour m'en contenter. Donc je vais attendre de juger sur pièce. La gauche réclame un geste de justice fiscale taxé davantage les plus hautes fortunes, les plus hauts patrimoines.
Dans quelle mesure est-ce que cela constitue une ligne rouge ou un go justement pour vous ? Vous n'ignorez pas parce que je crois que vous m'avez suivi dans la présidentielle, il me semble que j'ai fait la proposition de la création d'un impôt sur la fortune financière, mais la différence des propositions qui sont faites par la gauche, nous préservons dans cette proposition d'abord la résidence principale ou ou unique. Nous préservons les biens professionnels et nous nous préservons les investissements dans les PME et les ETI.
Donc vous voyez que euh c'est une énorme différence avec ce qui est proposé par la gauche mais dont je vois que déjà ils sont presque tenté de la modier. Est-ce que vous avez parlé de demain des mouvements sociaux qui attendent les Français ? Euh non pas particulièrement pour le coup je crois que ça relève du ministre de l'intérieur des missionnaires sur l'immigration.
Madame Le Pen, est-ce que vous appelez à voter la la pétition pour un référendum sur l'immigration ? Mais moi, je n'appelle pas à voter, enfin, j'appelle à les gens sont libres de voter la pétition, mais il y a 11 millions de gens déjà qui en quelque sorte par un moyen extrêmement direct ont fait savoir qui considérait que euh l'immigration telle que elle existe aujourd'hui en France n'est plus soutenable. Ce sont ceux qui ont voté pour le Rassemblement national.
Voilà. Donc tout ce qui va dans le sens euh de la défense d'un référendum sur le sujet de l'immigration, je ne peux évidemment que m'en réjouir puisque vous le savez, nous-mêmes proposons depuis longtemps un référendum et même un référendum constitutionnel sur l'immigration car nous considérons que c'est un des seuls moyens de véritablement reprendre la maîtrise du contrôle de cette immigration. Donc tout ce qui va dans ce sens va dans le bon sens.
Est-ce que comme les économistes, vous êtes aujourd'hui en sortant de ce rendez-vous avec le premier ministre convaincu que rien ne pourra éviter la censure ? Nous verrons bien. Nous jugerons sur pièces.
Je crois que euh c'est la qualité que nous avons, c'est que nous n'avons pas une approche dogmatique. Nous savons pertinemment que il devrait y avoir une dissolution. Voilà. parce que nous sommes sommes toutes les derniers à défendre la 5e République.
Euh la l'extrême gauche veut la 6e. Euh Emmanuel Macron euh a mis en place la 4e, a remis en place la 4e. Nous sommes les seuls à défendre la 5e.
Dans la 5e, quand on est confronté à une crise telle que celle que nous vivons, et bien il y a une seule solution, c'est de revenir aux urnes. Nous maintenons que il est nécessaire de revenir aux urnes par l'intermédiaire d'une dissolution ou par l'intermédiaire d'une démission du président de la République s' tentait que celui-ci veuille se hisser à la hauteur du général de Gaulle. Mais j'en doute.
Rupture ou censure ? On est plus près de la rupture. La censure ce soir c'est le premier ministre qui le dira.
Ce soir on est nulle part. Ce soir on est nulle part. Nous attendons encore une fois des annonces, des décisions.
Nous attendons un budget pour pouvoir juger si véritablement il y a une rupture ou pas. Et comme l'a rappelé Jordane, s'il y a pas de rupture, il y aura censure. Mais au sortir de de ces 2 heures de réunion, est-ce que vous pensez pouvoir avoir confiance en Sébastien Lecendu quand vous lui réclamez cette rupture ?
Je ne vois pas bien pourquoi nous aurions confiance dans quelqu'un qui est ministre depuis 8 ans d'Emmanuel Macron, qui est très proche d'Emmanuel Macron et qui a donc non seulement participé mais soutenu l'intégralité des politiques qui ont mis le pays dans la situation que nous connaissons. M.
Jordan Bardella