L'édito de Laurence Ferrari du lundi 30 juin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Drôle de pays dans lequel on ferme les écoles en raison de la canicule et dans lequelle les parents se retrouvent avec les enfants sur les bras du jour au lendemain sans solution de garde parce qu'il fait trop chon. Rappel rappelons que la pire canicule de l'histoire récente date de 1947 avec un pic de 40,7° atteint à Paris et que l'été 1911 a vu près de 40000 personnes mourir dont la plupart des nourrissons lors d'un épisode de chaleur qui a duré plus de 2 mois et demi sans oublier bien sûr l'écatombe de l'été 2003 qui a enregistré près de 15000 décès essentiellement là des personnes âgées. Concernant les élèves, c'est vrai qu'à l'époque les murs des écoles étaient en pierre et non pas un préfabriqué. comme aujourd'hui que les fenêtres s'ouvraient et qu'il y avait des volets en bois et que chacun savait faire ce qu'il fallait faire pour tenter de garder les maisons au frais, ce qui est bien sûr impossible quand on habite dans une barre HLM de 300 logements.
Les épisodes de canicules ont existé de tout temps au fil de l'histoire, entraînant des pénuries d'eau et des épidémies mortelles, mais aujourd'hui, il s'accélère de façon indiscutable dans une société qui a désappris tous les gestes essentiels du bon sens. C'est bien là le problème. Nous étouffons car nous ne savons plus gérer ces épisodes climatiques extrêmes alors que nos agriculteurs se meurent.
Nous sommes devenus un peuple de citadin qui n'a plus comme horizon que le bitume et le béton surchauffé. On va en débattre aujourd'hui dans Punch Line.
Marina Ferrari