La flambée des prix du carburant touche durement les Français·es - Hervé Saulignac
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La flambée des prix du carburant est d'un niveau sans précédent. Elle touche des personnes modestes, des salariés, des artisans, des commerçants, des agriculteurs, des pêcheurs, des professionnels de la route, bref des secteurs qui n'avaient pas besoin de cette crise. Elle touche de plein fouet les territoires dépendants de la voiture, ses campagnes, ses zones de montagne où se déplacer est bientôt devenu un luxe.
Elle atteint les familles entières et j'en connais qui ne mettent plus dans le cadit ce qu'elles sont obligées de mettre dans le réservoir. Les prix au litres ont atteint des niveaux délirants. Il faut donc agir vite et agir fort.
Nombre de pays européens l'ont fait et la France, elle elle s'interroge, elle fait des tweets, monsieur le Premier ministre, comme celui que vous avez produit hier et qui nous révèle assez clairement que vous n'êtes pas pressé d'agir. Monsieur le Premier ministre, les Français ne vous tiennent pas pour responsable des événements qui secouent le monde et ne vous reproche pas cet envolé des prix. En revanche, il vous reproche de ne pas vous y opposer.
Rien ne serait pire que de laisser s'installer l'idée qu'un gouvernement tire profit de la crise sur le dos de son peuple et c'est l'idée qui est en train de s'installer dans le pays. Alors cesser de tergiverser dans des discussions avec les raffineurs ou dans des concili avec les distributeurs. Le temps presse.
Rendez au moins la partie de TVA qui varie en fonction des cours et que vous encaissez pendant cette crise. Toute l'Europe prend des mesures en ce sens. Le gouvernement espagnol décidé en une nuit de baisser la TVA de 21 à 10 %.
La Suède et l'Italie ont réduit immédiatement leur fiscalité. Le Portugal a pris des mesures d'urgence. L'Allemagne va adopter une taxe sur les surprofits.
La Grèce subventionne les achats de carburant pour les familles en difficulté. Et nous, monsieur le Premier ministre et la France. Rien depuis 25 jours que la guerre a commencé.
Alors, monsieur le Premier ministre, au nom de mon groupe et pour les Français, je vous demande d'agir sans plus attendre. Jamais l'État ne s'est enrichi sur le dos d'une crise. Jamais le l'État ne s'est enrichi lors de choc pétrolier.
Vous savez bien que ça a un impact sur la croissance, que ça a un impact sur les volumes vendus, que ça a un impact sur les consommations et qui fin c'est toujours très mauvais, très mauvais pour les finances publiques. Vous prenez l'exemple de l'Italie qui a en effet fait une remise à la pompe. Mais comment l'Italie finance cette mesure ?
Comment l'Italie finance cette remise à la pompe ? L'Italie fait des annulations de crédit sur la sécurité, sur la santé et sur les services publics, sur les transport. Est-ce que c'est ce que l'on souhaite pour la France ?
Je crois que non. Donc la bonne réponse, c'est ce que nous faisons d'abord à l'échelle internationale. C'est l'initiative du président de la République pour libérer dès que ce sera possible la circulation dans le D3 d'Ormouse.
Et ensuite, c'est l'accompagnement des secteurs qui font face à des difficultés de trésorerie, mais certainement pas des propositions démagogiques qui à la fin seront payées par le contribuable.
Hervé Saulignac