Le RN "courroie de transmission" du pouvoir russe ? Des écrits "mensongers, politisés, malhonnêtes", se défend Philippe Ballard
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Bonjour Philippe Ballard. Bonjour. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire dans le journal du dimanche ce matin fixe des lignes directrices, des directions à cap. La fin du quoi qu'il en coûte, il le confirme, mais pas d'austérité non plus. Est-ce que c'est le bon sillage qui se dessine d'après vous ?
Alors c'est déjà une interview qui survient au lendemain de la notation qui est restée A1 de Standard & Poor's qui a changé de nom en cours de route. Mais avec une perspective négative, il faut bien l'avoir présent à l'esprit. Je pense que les analystes ont quand même regardé le tableau de bord de l'économie française qui est paroluisant déficit budgétaire, 165 milliards d'euros de déficit.
Perspective négative car il y a le doute que les 3% de déficit à la fin du quinquennat soient respectés.
Alors je reprends la démonstration, 165 milliards d'euros de déficit, on va emprunter 270 milliards d'euros sur les marchés financiers. La France, championne d'Europe. La dette laissée lors du premier quinquennat par Emmanuel Macron, c'est 600 milliards d'euros. Un tiers seulement dû à la Covid. On pourrait même rajouter les 165 milliards d'euros de déficit du commerce extérieur. Je pense que les analystes des agences de notation regardent tout ça et c'est pour ça qu'on est dans une perspective négative.
Donc c'est trop et donc on a raison de vouloir tailler dans les dépenses comme l'annonce Bruno Le Maire ?
Mais non mais il ne faut pas le faire. Nous on avait, Marine Le Pen avait un programme extrêmement clair. C'était 68 milliards d'euros d'économies par an. On faisait des économies sur la politique migratoire, à peu près 20 milliards d'euros. On luttait contre la fraude fiscale et sociale. Là, Gabriel Attal, le ministre des Comptes publics, touché par la grâce, nous a présenté deux plans, mais qui sont largement en deçà de ce qu'il faudrait faire. La carte vitale biométrique, par exemple, pour prendre cet exemple, on a compris, c'était oublié. Et même sur le couplage carte vitale, carte nationale d'identité, là il y a de la friture entre le ministre, entre M.
Darmanin, le ministre de l'Intérieur et M. Attal. Contribution au budget de l'Union Européenne. On est contributeur net, c'est 23 milliards d'euros. On ne perçoit que 12, on voulait réduire de 5 milliards d'euros.
Donc les économies annoncées par Bruno Le Maire, vous dites, c'est quand même un bon début. C'est 10 milliards pour cette année et puis beaucoup plus l'année prochaine, même s'il n'annonce pas exactement quelles mesures seraient effectives. Il vous renvoie dos à dos, vous et la NUPES, en disant que vous êtes irresponsable parce que vous n'engrangez, vous ne proposez que des dépenses supplémentaires.
Non, je viens de vous parler du programme de Marine Le Pen qui prévoyait 68 milliards d'euros d'économie.
Sur un quinquennat, ça serait ça, 168 milliards.
Non, reprenez le programme de Marine Le Pen, encore une fois, sur la politique migratoire, sur notre contribution au budget de l'Union Européenne, sur la fraude...
Sans sacrifice pour les Français.
Mais là, il n'y a pas de sacrifice, c'est de l'argent qui... C'est sacrifice, oui, pour la politique migratoire, oui, pour ceux qui veulent rentrer en France parce qu'ils considèrent que c'est open bar. Non, avec nous, ça ne sera pas open bar.
Vous avez vu qu'il y a eu des études de l'OCDE, notamment sur l'immigration, en 2021, en disant qu'elle rapporte plus qu'elle ne coûte à l'État.
Il y en a beaucoup d'autres qui prouvent juste l'inverse. Parce que, hormis l'aspect monétaire, si l'on peut dire, il y a l'aspect sécuritaire aussi qu'il faut prendre en compte. Vous savez, il y a 25% d'étrangers dans les prisons françaises. Et un détenu coûte plus de 110 euros par jour.
La notation de Standard & Poor's, Bruno Le Maire, explique que la réforme des retraites, qui est passée, et il reste encore quelques passes d'armes la semaine prochaine à l'Assemblée, mais prouve bien la capacité de la France à réformer. Il s'en félicite. Il y a ce projet, a priori, d'article 40, employé par la présidente de l'Assemblée nationale, il y a eu de Broun-Pivet, en début de semaine prochaine. Ce qui fait qu'il n'y aurait pas de vote sur ce projet d'amendement pour abroger la réforme. Est-ce que c'est une bonne chose, d'après vous, que les députés ne puissent pas s'exprimer ?
Vous doutez bien, je vais vous dire que c'est une mauvaise chose, quand même. Alors, pour revenir un petit peu en arrière, ça c'est grâce... Alors, ça s'est passé en Commission des Affaires Sociales. On ne va pas ennuyer les auditeurs et les téléspectateurs avec ça, mais c'est pour qu'ils comprennent bien. Il y a LR, les Républicains, qui sont venus en soutien des macronistes. Ça s'est passé comme ça. Comme quoi LR est bien la béquille des macronistes, malgré les belles déclarations. Moi, je relisais les déclarations d'Éric Ciotti au mois de novembre, lors de la campagne interne pour la présidence des LR.
Nous ne serons jamais, nous sommes dans l'opposition, nous ne serons jamais une force d'appoint pour les macronistes. Bon, démonstration, en effet, que c'est complètement faux. Et puis maintenant, vous le soulignez, les Français n'ont pas pu se prononcer par référendum sur cette réforme des retraites, qui, sondage élabre cette semaine, est encore largement rejeté par 70% des Français. Et les parlementaires, visiblement, parce que Mme Broun-Pivet va revenir effectivement le 8 juin dans l'hémicycle, en nous disant, article 40, ça crée une nouvelle dépense pour l'État, donc stop, on arrête là, donc on est votre accord.
Mais vous n'avez pas l'impression que la séquence est derrière nous, vous dites que les Français ne veulent pas de cette réforme des retraites, mais dans les sondages, Emmanuel Macron reprend des couleurs.
Quand on est au fond de la piscine, on ne peut remonter un petit peu, oui. D'accord. Et Marine Le Pen est la première opposante, si vous voulez.
Vous continuez de dire, qu'on soit clair, que si vous arrivez au pouvoir, vous revenez sur les 64 ans, vous redescendez à 62 ans. Alors que, par exemple, on a dit que cette réforme est une réforme nécessaire pour l'équilibre des finances publiques.
Non, non, mais je renvoie au programme présidentiel. C'est très simple, je vais vous le résumer en 30 secondes. Pour ceux qui ont travaillé entre 17 et 20 ans, retraite à 62 ans, on revient à l'âge légal à 62 ans, et jamais plus de 42 annuités de cotisation. Parce que cette réforme, encore une fois, elle est injuste et inefficace, d'un point de vue comptable. On pourra peut-être y revenir, puisqu'on parlait gros sous il y a quelques instants.
L'un des artisans à la manœuvre pour mener cette réforme des retraites, c'est le ministre du Travail, Olivier Dussopt, qui sera jugé en novembre prochain pour des soupçons de favoritisme. Cette affaire de marché public dans les années 2000, quand il était député et maire d'Anonais, en Ardèche, il garde la confiance d'Elisabeth Borne, c'est ce qu'a fait savoir Matignon. Quelle est votre position là-dessus ? Présomption d'innocence à tout prix d'abord ?
Absolument. Nous, on respecte les institutions. Présomption d'innocence. Il y a un procès, on verra ce qui sort de ce procès. Mais je rajouterais quand même un petit peu... Alors, je rajouterais un petit commentaire. Dans ce gouvernement, il y a quand même entre le garde des Sceaux, par exemple, qui est mis en examen, voilà, vous avez un ministre qui va avoir droit à un procès. Bon, voilà, les Français jugeront, mais présomption d'innocence, absolument, oui.
Marine Le Pen, qui serait présidente, un ministre qui serait amené à être jugé, ou une ministre resterait en poste ? Il faudra poser la question à Marine Le Pen, mais je pense que c'est plutôt la voie qui se dessinerait, oui. Philippe Ballard, député Rassemblement national de l'Oise, on poursuit cette discussion dans un très court instant. Le temps de rappeler l'essentiel de l'actualité en ce dimanche. Le Fil Info, Sophie Echène.
Trois personnes ont été mises en examen hier soir après la fusillade qui a fait un mort et un blessé vendredi à Nantua, dans Lens. Le tireur présumé pour assassinat, il est en détention provisoire. Les deux autres personnes, dont sa mère, sont poursuivies pour complicité. Au moins 15 morts et près de 500 arrestations au Sénégal, où le calme semble revenir progressivement après deux jours de violents affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants. Ces derniers protestent contre la condamnation à deux ans de prison d'Ousmane Sonko, principal opposant et concurrent du président Macky Sall.
Une nouvelle mobilisation prévue contre les chantiers de Megabassine, ces grandes réserves d'eau dédiées à l'agriculture. Le collectif Bassine non merci et les soulèvements de la terre appellent à un convoi de l'eau reliant Sainte-Solines dans les Deux-Sèvres à Paris. Ce sera entre les 18 et 27 août. Et puis en rugby, Perpignan peut souffler. Les Catalans restent dans le top 14 la saison prochaine, après leur victoire en barrage contre Grenoble hier, 33 à 19. France Info.
Le 8.30 France Info. Benjamin Sportouche, Jules Dequisse. Et avec Philippe Ballard, donc député Rassemblement National de l'Oise. Philippe Ballard, la commission d'enquête sur les ingérences étrangères, votre parti l'avait demandé, il l'a même présidé, pour tenter d'écarter les soupçons récurrents qui pèsent sur la relation de votre parti et le Rassemblement National avec la Russie, notamment à cause d'un prêt contracté auprès d'une banque russe en 2014, et la commission a conclu en fait que vous étiez clairement sous influence russe et que vous en étiez, je cite même, une courroie de transmission. C'est un peu l'arroseur arrosé, non ?
Non. Alors, c'est Mme Le Grip, qui était rapporteur, M. le Grip, qui a conduit les débats et tout le monde a souligné la bonne tenue de la présidence de Jean-Philippe Tanguy. Par contre, Mme Le Grip, qui était députée LR, qui est maintenant députée Renaissance, dans ses écrits, c'est tout simplement mensonger, politisé, oui, malhonnête, oui, oui, oui, tout à fait, non, mais il faut le dire parce qu'en lisant, parce que ça a fuité dans notamment Mediapart, alors qu'il devait s'écouler cinq jours ouvrés avant la publication entre le vote et la publication. Bon, bref, c'est de l'histoire ancienne maintenant. Mais qu'est-ce que vous avez appris en fait en lisant ?
Qu'est-ce que vous avez appris en lisant ce qui a fuité ?
Alors, nous, rien n'a appris. Rien n'a appris. En l'occurrence, il y a des réponses. Vous, vous dites, les conclusions sont malhonnêtes. Je vous propose d'écouter ce que vous répond le député Renaissance Pierre-Alexandre Anglade qui était à votre place ici même à la même heure hier qui participait à cette commission d'enquête parlementaire.
C'est le Rassemblement National qui demande une commission d'enquête, qui décide de la présider et qui, une fois que les conclusions ne lui conviennent pas, décide de la dédire. Mais ce n'est pas le Rassemblement National qui décide de ce que celles et ceux qui ont été auditionnés disent devant cette commission d'enquête. Pendant près de six mois, c'est plus d'une quarantaine d'auditions qui ont été menées avec des responsables du renseignement, avec des experts, avec des responsables politiques. Et tout cela conclut à ce qu'il y ait un lien de relation entre le Rassemblement National et le pouvoir de Vladimir Koutin. Voilà ce que vous répondez les députés qui ont participé.
Il y a des faits. Il y a du travail, il y a des faits.
Alors, il parle des experts. Moi, très rapidement, je vais vous citer trois experts. La DGSI qui dit il n'y a aucun parti en France qui est sous la coupe d'un parti étranger. Trac fin. Aucun virement n'a été repéré d'un pays étranger, donc pas la Russie, vers la France et donc vers un parti politique. Le PNF, c'est le parquet national financier. Sur 708 dossiers, un seul concerne la Russie. Il n'y a pas de lien avec le Rassemblement National. Il y a tout ce qu'il veut. Ça, c'est concret. Après, le reste, oui. Il y a du concret en face.
Vous me demandiez qu'est-ce qu'on a appris. Voilà ce que disent ces députés qui ont mené ce travail. Beaucoup de déplacements, par exemple, d'eurodéputés en Russie. Quatre déplacements de Marine Le Pen à Moscou entre 2013 et 2017, le dernier, juste avant le premier tour. Là, il y a eu les conditions de l'octroi de ce prêt avec les conséquences qui ont pu en découler d'après les personnes membres de cette commission. Donc, ils disent qu'il y a beaucoup d'éléments quand même. Il y a des faits qui prouvent cette proximité sans parler des déclarations de Marine Le Pen sur la Crimée.
Est-ce qu'il y a une phrase qui dit ce prêt a été octroyé parce que Marine Le Pen, le Rassemblement National, s'est aligné sur les positions de Moscou ? Non. Il n'y a rien du tout. Il n'y a rien. Ça fait pchit et vous faisiez référence. Alors, ça va être très rapide. Je vous cite parce que c'est sorti dans Mediapart. Mais c'est bien d'être agressif parce qu'en fait, c'est un sujet complexe. Voilà, c'est dans Mediapart. Au cours de son audition, la chercheuse Cécile Vessier a évoqué l'enquête d'un média d'investigation russe.
Celle-ci démontrerait que des communicants politiques proches du pouvoir russe exerçaient une influence sur les députés des parlements de plusieurs pays de l'Union Européenne pour qu'ils reconnaissent leur attachement de la Crimée et promeuvent la levée des sanctions. Les élus proposant des résolutions pro-russes avaient reversé des dizaines de milliers d'euros avec une rémunération supplémentaire en cas d'adoption de ces résolutions, l'enquête ne mentionne pas la France.
Mais quand ça fait pchit, non mais comme aurait dit un ancien président de la République, tout ça, ça fait pchit, il va y avoir un effet boumangue parce que ce qui est bien quand même avec cette commission d'enquête parlementaire, c'est que là maintenant, on a des pièces. On parlait des experts, on a mené des auditions. Je pense que Jean-Philippe Tanguy va la semaine prochaine reparler de cette commission d'enquête parlementaire. Il veut poursuivre la grippe en justice d'ailleurs. Oui, il y aura des suites parce que c'est vraiment c'est quelque chose
de mensonger et malhonnête. Voilà, tout simplement. Mais les propos de Marine Le Pen sur la Crimée, c'est aussi ce qui a fait beaucoup réagir. Le fait qu'elle ait légitimé le référendum de la Crimée, des personnes en Crimée qui auraient voté librement, ça lui était beaucoup reproché.
Il n'y a rien de nouveau. Marine Le Pen, elle l'a redit devant la commission d'enquête parlementaire, oui, on considère, au vu de l'histoire, la Crimée a été russe pendant 200 ans, ukrainienne pendant 60 ans. Bon, on ne va pas refaire l'histoire. C'est que la guerre a commencé. C'est Khrouchev qui... Non mais attendez, il faut quand même différencier. Oui, on ne va pas refaire l'histoire de la Crimée, du Donbass, etc. Mais voilà, on a toujours eu cette position. Ce n'est pas pour ça qu'on a eu... Alors, entre parenthèses, il faut aller jusqu'au bout des choses pour que les auditeurs aient été les spectateurs comprennent.
De toute façon, on a compris qu'on ne vous mettra pas d'accord sur les conclusions
de cette commission d'enquête parlementaire.
C'est le moins qu'on puisse dire quand c'est mensonger, on n'est pas d'accord. Il n'y a aucune banque française qui n'a voulu prêter de l'argent au Rassemblement National. Emmanuel Macron, vous vous en souvenez, en 2017, disait on va faire une grande banque de la démocratie. Vous la réclamez. C'était d'ailleurs une condition pour François Bayrou, de se rallier à Léus, une grande banque de la démocratie. Vous la réclamez. Et les commissions de comptes de campagne affirment que le taux pratiqué, 6%, franchement, ce n'est pas un prix d'amis.
Philippe Ballard, le président ukrainien Zelensky, estime désormais que son armée est prête pour une contre-offensive. Est-ce que vous espérez une victoire des Ukrainiens ?
Mais on a toujours été clair, il y a un pays qui est agressé, c'est l'Ukraine. Il y a un pays agresseur, c'est la Russie. Ce qui serait bien, c'est quand même qu'Emmanuel Macron, pendant 6 mois, a présidé l'Union Européenne. Il aurait pu organiser une grande conférence de paix à Paris ou dans une autre ville française pour commencer à faire en sorte qu'on sorte de ce conflit. Vous pensez que c'est possible
une conférence de paix aujourd'hui ? Ça permettrait d'aboutir à la plaie ?
Qui tente rien, n'a rien. Je veux dire, au point où on en est. Il y a la guerre en Europe avec une puissance qui a le nucléaire au bout des doigts.
Ça lui a été reproché, Emmanuel Macron, de continuer à parler au président Poutine.
Qu'est-ce qu'on va faire ? On va délocaliser la Russie dans le Pacifique Sud. La Russie, elle est là. Vladimir Poutine n'est pas éternelle.
Donc, il y aura une suite. Autant la préparer tout de suite. Une dernière question sur l'Ukraine, simple, si la contre-offensive ukrainienne va jusqu'en Crimée, par exemple, et que les forces ukrainiennes tentent de reprendre la Crimée.
Tous les experts militaires qu'on peut entendre nous disent que là, ça n'ira pas jusque-là. Ce serait une erreur que l'Ukraine essaye
de reprendre la Crimée ?
Je pense que tous les experts militaires qui ne sont pas forcément, qui ne sont pas à l'Assemblée nationale, et même les Etats-Unis, je pense qu'ils diront à Zelensky, stop. Et on leur envoie davantage d'avions aux Ukrainiens ? Ah non, sûrement pas. Non, mais vous voulez, on est pour tout ce qui peut des gilets pare-balles, du matériel médical. Non, mais vous vous rendez compte ? C'est ce que réclame le président ukrainien. Oui, mais ce n'est pas parce qu'il leur réclame qu'on doit lui donner. Ce n'est pas parce qu'il leur réclame
qu'on doit lui donner. C'est déjà acté. Donc, c'est une erreur. Non, mais quoi des avions français ? Ah ben, c'est prévu que des pilotes ukrainiens soient formés sur des avions français.
Oui, mais c'est différent que des pilotes soient formés sur des avions, mais avoir des avions, alors pilotés par des Ukrainiens mais qui combattent, et on s'arrête à la frontière, enfin, on va jusqu'où vous rentrez ? Non, mais franchement, il y a un moment... La France n'aurait pas dû faire ça. Moi, je suis étonné. Il y a des députés écologistes. C'était plutôt, moi, à mon époque, Pissanlov, c'était le Larzac. Là, ils sont pour aller défourailler dans le Donbass et les Russes. Mais, attendez, on est en Europe. Potentiellement, ça peut se transformer en conflit généralisé.
Enfin, il faut savoir raison garder, quand même. Mais donc, vous dites, c'est une erreur que la France forme des pilotes sur ses avions de combat en vue de leur livrer. C'est une erreur ?
Non, mais on ne les livrera pas. La ligne rouge, c'est ça. On n'a pas à livrer d'avions français
pour l'armée ukrainienne, très clairement. Si on les forme, c'est en vue qu'ils puissent piloter ces appareils. Dernier sujet, parce qu'il nous reste un petit peu de temps.
Oui, on revient en France avec Didier Raoult. Vous avez certainement vu ça dans la presse. L'Agence nationale de sécurité du médicament annonce qu'elle s'apprête à saisir la justice concernant un essai de Didier Raoult sur le traitement du Covid par l'hydroxychloroquine auprès de 30 000 patients qui n'en étaient pas informés. Une quinzaine de sociétés servantes y voient le plus grand essai thérapeutique sauvage connu à ce jour. Alors, Didier Raoult s'en défend. Vous vous le défendez ou il s'est transformé en docteur Folamour ? Est-ce qu'il a dépassé les bords ?
On va laisser la procédure aller à son terme. Vous vous souvenez qu'Emmanuel Macron a rencontré le professeur Raoult à Marseille ? Il s'est fait photographier, filmé. On se souvient aussi que Marine Le Pen s'était déprononcée en faveur de la présécription de l'Eurotin. C'était une période où on tâtonnait. Moi, j'étais à Marseille à l'époque et il y avait quelque chose. Oui, il y avait des centons et il y avait des chauffeurs de taxi. Tout le monde s'est trompé. Sur plusieurs points. On marchait. On avançait. On tâtonnait. Sauf que le centon
dans la crèche de Marine Le Pen c'est en décembre 2021 donc c'est quand même beaucoup plus tard.
Oui, mais encore une fois le professeur Raoult Emmanuel Macron est allé le voir il s'est fait photographier avec lui. Il a dit je vais le voir je vais discuter je vais voir ce qu'il a à me dire. Donc là, il va trop loin. Là, avec l'enquête qui vient d'être ouverte et puis la procédure on va voir les conclusions. Nous, on n'aime pas qu'on a les gens avant que la procédure
aille à son terme. On va voir ce que ça donne. Mais en tout cas cette enquête la publication de cette enquête a été retirée. C'était une pré-publication pas validée par les pères et elle a donc déjà été retirée par l'IHU de Marseille. Merci beaucoup. Merci. Je voudrais souhaiter une bonne fête aux mamans parce que c'est la fête des mères aujourd'hui. Vous savez les mamans c'est quand même
un des piliers de la nation.
Merci beaucoup. Philippe Ballard député rassemblement de l'Oise invité du 830 France Info.
Philippe Ballard