Emmanuel Macron : "la clé, c'est d'avoir des troupes en Ukraine" |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Revenons sur concrètement les critères, les conditions, le détail de cette proposition puisque c'est quand même l'information du jour euh de ce plan américano européano-ukrainien de cesser le feu euh pour l'Ukraine qui commencerait ce lundi pour 30 jours. Emmanuel Macron a donné une interview au Parisien dans lequel il évoque un élément extrêmement important qui est celui des troupes au sol. Voilà ce qu'il dit.
La clé, c'est d'avoir des troupes en Ukraine. Ça peut-être quelques milliers mais pas quelques centaines de milliers. Voilà.
Bah c'est du Emmanuel Macron. Mais enfin pour pour une fois, on a on a un chiffre. Le débat n'est pas la quantité.
Alors Michel Goya, si c'est pas la quantité, c'est quoi ? Donc c'est l'existence, c'est la présence, c'est l'existence en soi. C'est ça qui est important.
Bien sûr, des centaines de milliers. Mais bien sû évidemment, ça c'était inconcevable. Bon, donc quelques milliers oui c'estàd que déjà la capacité de véritablement de projection maximale des pays européens c'est euh quelques dizaines de milliers le maximum qu'on ait jamais fait c'était en Afghanistan c'était 44000 soldats européens en Afghanistan donc au maximum on pour on aura pas ça sera pas ça c'est le maximum possible certainement donc on aura pas ça mais la question la vraie question c'est pourquoi faire de quoi s'agit-il en fait dans ces ces quelques milliers on aura peut-être on aura des britanniques, on aura des Français Ça c'est c'est à peu près certain.
Puis quelques autres volontaires qui viendront qui enverront des des bataillons. Est-ce qu'il s'agit simplement d'une force d'appui de soutien de conseillers, de techniciens qui viennent aider des des forces ukrainiennes à l'arrière ? Ça c'est une première possibilité.
Est-ce qu'il s'agit et là c'est beaucoup plus sérieux de d'unité de combat ? Est-ce qu'il s'agit de protection du ciel ? Est-ce qu'il s'agit et cetera ?
Et surtout à quel moment quoi ? Euh, ça fait beaucoup fait beaucoup de questions là. Emmanuel Macron mais tout est flou hein.
Attention sur le sujet mais volontairement flou. Oui. Ben parce que ben parce que d'abord il y a quand même une opposition forte de la Russie à cette idée quoi.
C'est Oui. Enfin si si on part par là, on fait strictement rien parce que la Russie s'oppose à tout. Ça dépend mais encore une fois il y a de deux étapes.
Il y a le cesser le feu, il y a la bon si on veut le cesser le feu, le la Russie a a bien expliquer que même s'ils disent qu'il y aura pas de condition, mais en réalité ils ont dit voilà le des troupes étrangères, des troupes de combat européennes sur le le sol ukrainien c'est niet en se battre tant que cette idée sera là quoi. Emmanuel Macron, il dit "Le débat c'est de dire qu'on sera là pour assurer une présence de réassurance en 2e rideau dans les aires ou sur des points stratégiques éloignés de la ligne de front. Surtout, on est là pour signer une solidarité.
D'où la question de savoir si le nombre est vraiment important. Est-ce que mettre je sais pas 3000 3000 européens sur le sol ou 44000 comme en Afghanistan ça change vraiment dire l'impact que ça a sur le pays potentiellement agresseur ? Euh alors c'est ce qu'on appelle des des forces détonateures.
C'est le cas en Estonie par exemple vous avez 300 soldats. Ah ça c'est un nouveau terme. Non c'est c'est Ah non mais pour nous pour nous pour nous Michel Novic donc c'est un nouveau terme qui arrive dans cette guerre donc bataillon détonateur.
De quoi s'agit-il ? C'est concrètement, vous avez 300 soldats qui sont français en Estonie qui font partie d'un bataillon multinational commandé par les Britanniques intégrés dans l'armée estonienne. Ça veut dire quoi concrètement ?
Avec 300 soldats, vous arrêtez pas une division blindée russe. En revanche, vous obligez le les Russes s'ils attaquent à l'Estonie à combattre des Français et donc à tuer des Français et donc de fait entrer en guerre avec les Français. C'est ça que ça veut dire.
Alors, militairement, c'est pas suffisant, mais politiquement, c'est quand même un seuil difficile à à franchir. Donc, il y a une forme de dissuasion déjà par la présence euh des euh des forces. Euh maintenant, voilà, si en plus on est nombreux et si on est costaud, la dissuasion, elle est encore plus forte.
Évidemment, elle est aussi militante. Non, mais est-ce que c'est clair ? Est-ce que là, parce que vous nous dites c'est pas clair la mission, est-ce que là les propos d'Emmanuel Macron sont à votre avis plus clairs sur ce que serait cette mission, cette coalition des des volontaires ou cette troupe au sol où ça reste siamant parce que je veux pas croire que Emmanuel Macron ne soit pas clair de sans le savoir.
Donc il est volontairement pas clair. Euh oui, je pense qu'il est volontairement pas clair parce que on est toujours à des points de bifurcation. On sait pas très bien.
En réalité, il y a plusieurs options, on va dire quandme simplement, il y a plusieurs options possibles. On attend surtout de voir la réaction des Américains et des Russes euh plutôt des Russes d'abord et des Américains aussi en soutien de de ces propositions. Mais pour l'instant, je pense pour ma part que l'hypothèse la plus probable, c'est qu'on ait des forces effectivement mais plutôt en périphérie de l'Ukraine.
L' mil est-ce que c'est ce que vous pensez ? Je pense que c'est c'est vrai que c'est pas clair pour l'instant le contour de ça, mais ce qui est très sûr, c'est ce que ressort aujourd'hui de la déclaration du président Zinski à la suite justement de de de discussion avec les quatre chefs d'état et c'était deux choses. Il a dit que une clé pour la garantie de sécurité de l'Ukraine, ça sera aussi le contingent ou bien la force de réassurance.
Il a dit que ça c'est une des clés pour les garanties de sécurité euh de l'Ukraine. L'autre chose qui était en fait cité en premier, c'était les capacité ukrainienne pour se défendre et ça sur ça, il y avait quand même une une garantie de sécurité. On arrive même pas déjà à mettre en place un cesser le feu.
Imaginez un peu à quel point on est loin de ça. Préparer mais écoutez, il faut tout préparer et après il y aura un cesser le feu. Mais si vous avez le cesser le feu et vous avez pas le tout le le cadre qui est pas préparé, bah vous êtes très bien.
Pourtant c'est précisément ce que veut Emmanuel Macron. Il a dit d'abord on fait cesser le feu, on ne on ne on ne discute absolument pas des conditions et ensuite pour parvenir à la paix, on voit au cas par cas avec toutes les parties prenante ce qu'il est possible de faire. Et c'est ce que président Zelenski propose et c'est ce que les États-Unis proposent et c'est ce que Poutine refuse parce que lui surtout il veut pas avoir en cessé le feu pour pouvoir après discuter enfin dans le tranquillement si on peut dire ça euh de de de question de de de territorial de question de garantie de sécurité.
Ce qui est sûr, c'est que le contingent, la force de réassurance, elle est nécessaire et l'Ukraine le voit comme une clé dans cette architecture de défense qu'elle pourrait avoir. Et ça, si on revient à la à la base, c'est que l'Ukraine, elle est se bat pas que pour elle. L'Ukraine se bat pour l'Europe parce que c'est l'Europe que Poutine menace.
Et si l'Europe elle dit que la sécurité de l'Europe dépend de l'Ukraine, il faut que l'Europe soit impliquée en Ukraine d'une manière très concrète pour assurer que s'il y a cessé le feu qu'il est tenu. S'il y a des garanties de sécurité qui ét donné qu'ils sont là. Et l'Europe devrait être un acteur clé là-dedans et c'est ça le message.
Mais attendez là toute la soirée, on s'est parlé de sanction potentielle contre la Russie. On s'est parlé de réarmement potentiel de la part des Américains de l'Ukraine. Est-ce que si en effet Arien du Chen le cesser le feu n'est pas accepté, les les occidentaux pourraient aller jusque là jusqu'à mettre tout ça en place et que finalement la Russie n'aurait pas plus à perdre qu'à gagner ?
Est-ce qu'elle le sait ? Est-ce que ça peut guider son choix dans les prochaines heures ? Quand vous prenez ce que disait Trump, alors même pendant sa campagne de paril de sanction, alors il a utilisé le terme de cripling par exemple, donc vraiment de d'essayer de d'étouffer l'économie russe ou de livrer au maximum des armes à l'Ukraine.
C'éit des gens comme Mike Pompeo qui l'avait dit. On peut imaginer que cette soit remise sur la table dans les prochaines semaines que si les Russes accélèrent pas le calendrier des négociations, que les Américains continuent ce qu'ils ont fait encore aujourd'hui, c'est-à-dire de faire des livraisons, d'autoriser l'Allemagne plutôt à livrer à l'Ukraine des missiles de patriote et attaqu pour taper dans la profondeur les attaques messes du territoire russe. s'agissant des Européens.
Nous avec tous les paquets de sanction qu'on a livré, on a moins de marges de manœuvre mais on a par exemple la question des avoirs russe gelé sur le sol européen 200 milliards quand même où là aussi par exemple on a des leviers pour agir et mettre la pression. Mais quid de ces fameuses armes américaines, est-ce que Trump pourrait décider que demain face à ce refus russe, il réarme fortement l'Ukraine ? Jusque-là, ça semblait pas vraiment être dans les plans de Donald Trump, mais s'il y est contraint parce qu'il est vexé que Trump que Poutine n'est pas accepté, est-ce qu'il peut aller jusque là selon vous ?
Mais il a commencer à le faire déjà en réautorisant des ventes à l'Ukraine que l'Ukraine puisse acheter des des armes américaines et donc en autorisant comme le cas de l'Allemagne des pays européens à livrer des armes quand même sensibles, les attaques MS ou les missiles de patriotes et les pièces détachées de F16 également aussi absolument. Bah les F voilà c'est ce que l'administration Biden n'avait jamais faite par ses estimés que le F16 décrit comme un Game Changer est un peu escalatoire et on peut imaginer que Trump le fasse. N'oublions jamais que Trump comme rappelé dans le bureau Val face à Zelenski c'est lui qui a le qui a livré des missiles javelin aux Ukrainiens là où pour citer Trump lui-même Obama n'avait que livrer des draps aux Ukrainiens.
Sylvie Barn. Alors, est-ce que ce qu'il y a de nouveau dans cette proposition d'aujourd'hui européenne, c'est le fait finalement que les les Européens ont gagné leur place à la table des négociations ? C'est ce qu'il souhaitait depuis un certain temps.
Finalement, on a l'impression que les États-Unis laissent faire mais reste silencieux. Que veut dire ce silence ? Ben justement, c'est la question qu'on peut se poser.
Euh, je crois que ils ne sont pas prêts encore à forcer euh Vladimir Poutine. Donc, il laisse euh les Américains, il laissent les Européens euh se mettre en avant avec euh un accord tacite, mais je pense qu'ils n'ont pas encore pris leur décision en fonction. Moi, j'évite d'employer ce terme en relation internationale et au niveau de raison, c'est beaucoup plus c'est une question de responsabilité ou d'analyse des des forces en présence.
Donc, je crois qu'il attend et que il prendra une décision à ce moment-là, mais je pense pas qu'il soit prêt à une décision radicale encore. H mais donc reparlons de quand même cet employ cet envoyé spécial de Donald Trump Steve Witkov qui est donc son partenaire de golf, son ami depuis toujours qui a été reçu quatre fois quatre fois par Vladimir Poutine et plutôt très bien reçu et dont on dit qu'il serait prêt de revenir dans quelques jours à peine à Moscou Galager avec une proposition un certain nombre de propositions claires qui serait acceptable par Moscou. Bah ça va être intéressant d'autant que là il y a un petit scandale qui qui pour les réseaux.
Je sais pas si vous connaissez Christof du collectif BN4 ou qui a fait une étude absolument fascinante comme toutes leurs études où ils ont remarqué que contrairement à ce qui est normalement protocolairement obligatoire pour un émissaire américain particulièrement quand il se rend au Krémelin, il s'est présenté à Vladimir Poutine à Chakov son conseiller en matière de politique étrangère et et Dimitrievon du fond souverain russe seul et il y avait une personne qui était présente à la table une jeune femme. Ah, voulait dire le le scandale de la traductrice. Oui, oui, oui, oui, oui.
Racontez-nous ça. Et bah et donc Godsev qui grâce à du renseignement en source ouvertes et de l'intelligence artificielle découvre et c'est disponible sur voilà sur internet que cette personne est très vraisemblablement un agent du renseignement russe alors que Witkov semble penser que c'est l'interprète mise à disposition par sa propre ambassade, l'ambassade des États-Unis. Donc euh ça sent quand même un mélange d'amateurisme et d'improvisation débridée euh qui qui qui complique largement davantage la crédibilité de Witkov dans ce processus. crédibilité qui est quand même déjà bien entamée au vu des résultats ou l'absence de résultat jusqu'ici dans je précise parce que vous parler de de traduction et de de de VO voilà de de langue originale que vous avez lorsque vous êtes allé à Moscou pour la dernière fois Anne il y a quelques semaines pour interviewer Dripeskov voulu lui parler en langue russe.
Pourquoi justement pour pour que la question du traducteur ne se pose pas parce que effectivement il était possible que que je je on m'a on m'a proposé effectivement un traducteur si j'avais dit oui c'est le traducteur quand le traducteur n'est pas le la personne qui vient avec vous n'est pas de votre côté effectivement c'est compliqué donc puisque je parle russe j'ai préféré parler sans traducteur pensez-vous que j'ai eu raison parce que ça me fait penser à mon expérience de traducteur d'interprète au niveau j'avais c'est capital le rôle traducteur. Oui, c'est capital mais en même temps c'est une déperdition de sens. Donc c'est-à-dire c'est ça parce qu'on ne peut pas traduire mot à mot.
Donc il y a toujours des phrases qui sont extrêmement importantes mais qui viennent souvent du traducteur. Par exemple, regardez, je connais bien le traducteur officiel de Michel Gorbachov, Pavel Palashenko qui est excellent. Son traducteur en quelle langue ?
Euh en anglais. Anglais. en anglais tout simplement parce que si Gorbachov avait été compris bah il était compris grâce à son traducteur.
C'est tout un art finalement la traduction donc mais ça peut être aussi une sorte de moteurisme comme disait Galagerre parce que aujourd'hui on sort des circuits de la tradition diplomatique que nous avons bien connu avec vous madame l'ambassadeur. Il y a le rôle de plus en plus importante des gens comme Kiril Dimitriev comme Steve Vitkovi traducteur voilà qui qui tombe un peu du ciel et pour des raisons transactionnelles qui ne sont pas forcément l'origine de la diplomatie peuvent justement se mettre en valeur. Mais vous Sylvie Berman, quand vous étiez en poste à l'ambassade à Moscou en tant qu'ambassadeur, vous utilisiez bien sûr une traductrice.
Alors il y a des traductrices extraordinaire. Oui, quand c'est effectivement euh celle à qui euh qui nous pensons donc ses travaill des traductrices simultanées donc de français en russe et oui le fait ou simultané ou consécutif, ça dépend des cas, ça dépend bon au my ça pouvait être en russe et puis mais vous arriviez pour avec votre traductrice ? Non mais toujours le président de la République aussi le ministre des affaires étrangères avait sa sa traductrice et Cheevainement a été reçu comme envoyé spécial.
Euh on était euh quatre bien sûr, il y avait une traductrice de euh de l'ambassade. Donc c'est extrêmement important le rôle du traducteur pour vérifier parce que euh sinon euh le traducteur a toute puissance si euh l'autre ne parle pas russe. Alors justement, sachez puisqu'on parle de traducteur que nous avons actuellement un traducteur ou une traductrice derrière en régie qui attend tout comme nous d'ailleurs la prise de parole de Vladimir Poutine qu'on attend dans les prochaines minutes.
La salle de presse au Kremelin est déjà prête. On a vu tous les journalistes s'installer tout à l'heure. Depuis combien d'heures attendent-ils ?
Selon nos informations. C'est depuis 16h heure française vous pouvez imaginer. Mais effectivement euh ça devrait arriver quand même au bout d'un moment Donald Trump, beaucoup de de chefs d'État euh font attendre.
Mais il finira bien par arriver. Oui, mais je pense que que va-t-il dire ? Ça par contre, je ne peux pas vous le dire hein.
C'est c'est la grande tradition de Poutine parce qu'il se fait attendre et comme ça il enfin remonte un peu la valeur de ce qu'il va pouvoir dire. Et après bon, nous ici on s'attend qu'il va pouvoir dire des choses qu'on qu'on voudrait entendre. par exemple ses réactions à ce qui s'est passé à Kif avec la déclaration un peu ultimatum ukrainoe européenne et et américain vers la Russie.
Mais ce qui était aussi dit par Peskov par son porte-parole, c'est que il y aura pas de question de journaliste. Alors on est juste là pour Lou Mila, vous par exemple, qu'aimeriez-vous que Vladimir Poutine dise ? Qu'accepteriez-vous qu'il disent sur ce plateau ?
Que croiriez-vous dans des paroles de Vladimir Poutine ? Moi je je crois rien de ce qui ce qu'il dit et quoi qu'il dise quoi qu'il disent, je crois je crois pas et euh je pense c'est encore l'expérience qui parle parce que tout ce qu'il a dit, je vais pas envahir l'Ukraine, je vais pas faire ça, je vais pas faire ce ce ça et lui il le fait. Alors euh moi j'ai aucune j'ai aucune confiance dans c dans sa parole et tout ce qu'il va dire c'est pour encore racheter du temps.
Alors et quelle serait la moins mauvaise des hypothèses concernant ce qu'il pourrait annoncer ce soir ? Quel serait selon vous ce qui irait dans le plus ce qui irait le plus dans le sens d'une paix en Ukraine ? Ce qui irait le plus dans le sens de ce que veulent les Européens et les Américains ?
Est-ce qu'il y a quelque chose malgré tout que vous espérez plus qu'une autre ? Je pense que pour Poutine, il pourrait juste ne pas se prononcer sur cette question parce qu'il n'aime pas être oculé. C'est ce qu'il est aujourd'hui.
Parce que les Européens en mettant le ultimatum de cesser le feu le 12 euh mai, c'est-à-dire lundi euh mettent euh la Russie si dans une situation très inconfortable. S'ils refusent laisser le feu, il montr qu'ils sont pas sérieux face aux États-Unis de s'engager dans une démarche de la paix ou du cesser le feu. Et ça ça peut nuire cette négociation qui sont en train de mener sur le plan économique et qui sont plutôt chers à la Russie.
Maintenant moi je pense que ce qui était déjà dit et évoqué sur ce plateau, il pourrait dire "Oui, bien sûr, on est bien sûr toujours pour la paix." Et Poutine lui-même il a il a dit et répété, "On est là pour instaurer la paix mais sauf que ça sera à à condition de la Russie. et les conditions de la Russie n'ont pas changé depuis 3 ans.
Je vous rappelle que et reste les mêmes. Les conditions n'ont pas bougé de Yota. C'est pour ça qu'on peut pas croire à quoi qu'ils disent vraiment parce que ils veulent toujours démilitariser l'Ukraine.
Ils veulent toujours avoir un gouvernement un peu fantoche à l'Ukraine, c'est-à-dire quelqu'un qui va être plus maniable de de la part du Crèmelin. Et ils veulent toujours pas de de que l'Ukraine a sa sa culture, son identité. En tout cas euh on l'a beaucoup dit ce soir, ce que veut Vladimir Poutine, c'est imposer ses conditions pour un cesser le feu.
Pourtant, ce que dit Emmanuel Macron, c'est que il n'est pas question de faire un cesser le feu justement au cas par cas, à avec euh de la dentelle, avec des conditions prises ça et là. Ce que veut Emmanuel Macron et l'ensemble des Européens, c'est un cesser le feu unique, encore une fois sans conditions. Et ensuite seulement, discuterons-nous des conditions dans lesquelles la paix sera potentiellement appliquée en Ukraine.
Écoutez, tout ce qui viendra troubler le jeu en mettant des conditions, c'est en quelque sorte une manœuvre dilatoire pour ne pas vouloir la paix. Et donc, nous sommes très clairs, nous considérons que à partir de lundi, c'est en effet un cesser le feu sans condition préalable qui est imposé. Ensuite, toutes les conditions d'une paix durable seront discutées et c'est exactement ce qui structurera la discussion pour une paix durable.
On va pas donner de la visibilité sur ce qu'on fera demain qui dépend d'abord de la première réponse qui est celle que la Russie doit apporter au CC le feu et ensuite on construira ce qui est efficace et peut-être que le plus efficace n'est pas ce qu'on est en train de se dire là. Donc je pense qu'il faut faire les choses en séquence. Galager dans ce qu'on entend c'était effectivement le plan de l'Ukraine dès le départ de dire on va faire un cesser le feu pour voir que tout le monde est de bonne volonté et ensuite on va négocier pour savoir comment la paix peut s'organiser.
Là c'est pas la paix dont on discute, c'est bien d'incu. Donc en fait rien ne s'y oppose sur le papier. Peut-être que Vladimir Poutine, comme vous aimez à le penser, pourrait dire oui.
Ben, il veut pas euh dire oui, mais en l'occurrence là, il est au pied du mur, donc il faut qu'il formule encore une fois une réponse qui ne soit euh euh ni une acceptation euh ni un refus trop explicite. qu'il faut qu'il produisent du langage pour quelque part noyer le poisson parce que la vérité c'est que la l'Ukraine a dit oui au CC le feu sans condition et pendant 30 jours dès le 18 mars à Jedda en en Arabie Saoudite lorsque les Américains ont pratiqué cette diplomatie de la navette où il voyaient les Russes d'un côté et les Ukrainiens d'un d'un autre côté. Mais effectivement, ça met Vladimir Poutine et qui déteste l'homme et qui aime être acculé.
Oui, personne ne peut dire qu'il aime être personne. Donc il faut qu'il essae si vous voulez de reprendre la main. Ça va pas être évident.
Moi, j'imagine qu'en ce moment le Kremelin, l'administration autour de Vladimir Poutine essae d'entretenir des canaux très actifs avec les Américains pour essayer de mieux mesurer, voilà le degré de soutien américain, ce qu'il y a concrètement dans ce soutien afin de d'être dans un calcul un peu plus précis du doigt mouillé, c'est-à-dire dans sa ces deux colonnes coût bénéfice où est-ce ce qui se situe précisément, c'est quel est le sérieux, quel est le degré de la menace, quelle est la crébilité de la menace et qu'est-ce qu'il a lui de ce côté ? C'est intéressant pendant que je suis en train de répondre, on voit les images d'hier, voilà, 29 pays à son côté, à ses côtés, pardon. Qu'est-ce que ça pèse militairement, économiquement, des démographiquement, géopolitiquement et qu'est-ce qu'il a en face de lui concrètement ?
Sis ça qui est en train de se jouer dans ce moment me semble-t-il. Alors oui, c'est en train de se jouer. Ce qui est en train de se jouer, c'est effectivement le fait on peut revenir colonnel Goya sur la situation militaire.
Est-ce que aujourd'hui à l'heure où nous parlons l'avantage un certain avantage militaire se trouve du côté russe ? Ce qui permettrait à Vladimir Poutine justement de gagner du temps ce qu'il est en train de faire ou est-ce que c'est une illusion de dire ce que je viens de dire ? Ben concrètement sur le terrain, les forces russes continuent à progresser.
Le rapport de force est plutôt à leur avantage ben progresse de manière minimale. C'est-à-dire que gagner du temps, oui, mais pour avoir suffisamment de temps pour avoir un objectif stratégique important, il faut compter en mois au moins au moins en mois. Euh donc ça paraît illusoire quand même malgré tout d'imaginer que dans quelques mois, on sera toujours dans la même situation.
Mais il y a encore des volontaires en Russie assez pour continuer à faire cette guerre. Euh oui, en tout cas c'est ce que prétend la Russie. Mais la Russie est sous tension incontestablement comme Ukraine.
Mais encore une fois, on continue à se battre parce que on a l'espoir que ça sert à quelque chose. Si les Russes étaient totalement stoppées sur le terrain, peut-être que effectivement là dans ce cà Vladimir Poutine consentirait à arrêter les combats en disant "Bon, de toute façon, ça sert à rien, quitte à les reprendre plus tard." Euh mais là pour le coup, il a il peut avoir le sentiment que il est toujours en train de gagner.
Donc bon ben ça sert à rien de s'arrêter pour l'instant. Alexandre Valnik. Bah, les objectifs de cette guerre n'ont pas changé pour Poutine.
Ça a été confirmé d'ailleurs le 9 mai sur la place rouge quand il il a une fois de plus établi ce parallèle entre la Grande Guerre patriotique lorsque l'Union soviétique avait combattu et battu les nazis et en disant que les nazis aujourd'hui ce sont des Ukrainiens et que la Russie a presque le devoir sacré de de combattre et de battre les nazis. Donc ça veut dire qu' une démarche jusqu'au bouthiste, c'est-à-dire rien n'a changé du point de vue de ces objectifs finaux. Donc les objectifs finaux, c'est pas des territoires mais c'est Kief ou Kief et c'est aussi euh enfin Kief, il est pas capable de prendre Kief.
Enfin, ça fait 3 ans qu'il a pas pris KEF. Les objectifs, c'est pas forcément la réalité des choses. C'est-à-dire ce sont les ambitions de Poutine.
Il ne peut pas renoncer face réalité. Évidemment, il se heurte à la réalité, mais il y a aussi la réalité de son propre peuple auquel il s'adresse à en à en à en à en faisant vibrer cette fibre patriotique donc la guerre, vous savez euh je disais que il avait signé un contrat euh avec la guerre Poutine, le contrat d'assurance, pas vie mais de survie finalement. C'est-à-dire ce contrat de survie.
Tant que la guerre continue, son régime existe. Mais euh si il a la guerre euh cesse, donc il y aura peut-être un point d'interrogation sur la fiabilité du régime de Poutine. Viberman.
Oui. L'avantage des autocrates par rapport à des dirigeants euh démocrates, c'est que ils peuvent décider ce que quand est la victoire. Donc un jour, il peut décréter la victoire quel que soit le résultat.
Mais voulait dire qu'il se fiche de son opinion publique. Mais oui, il se fiche de son opinion publique. Il y a pas d'opinion publique structurée en Russie.
Donc si un jour il décide qu'il a assez gagné, c'est ce qu'il dira. Et euh d'autre part alors pour la possibilité de gagner, si on s'en réfère à l'institut pour l'étude de la guerre, c'est normalement il faudrait 83 ans à la Russie à ce rythme pour pour gagner l'ensemble de l'Ukraine pour aller jusqu'à Kief et même au-delà pour gagner l'ensemble 83 ans. 83 Oui, mais ce qui est aussi important c'est que Poutine il a mis tout son économie sur dans l'économie de guerre.
H c'est tout dépend de l'effort de guerre que Poutine a tout intérêt de continuer parce que ça fait vivre les menages malheureusement ça fait aussi mourir beaucoup ou peut-être pas malheureusement mais bon c'est quand même quelque chose qui est là c'est la réalité il y avait un excellent documentaire diffusé justement sur par je pense c'était pardon le reportage de Jérôme Garot qui qui montrait à quel point hier soir justement à quel point la société euh russe est militarisée, à quel point les jeunes générations se préparent à la guerre. C'est une raison d'être que Poutine a pu redonner pour pour certains et c'est le seul projet national qu'il a pu proposer à son peuple depuis ses 20 ans au pouvoir. Il faut quand même se dire que effectivement euh la guerre c'est la le le en survie de Poutine.
Il y a un changement des élites en Russie effectivement une héroïation de ceux qui reviennent de la guerre. Oui. Et alors renoncer à la guerre, à l'économie de guerre, c'est pas demain qui vont pouvoir vraiment juste stopper les chaînes de production euh de de différents euh euh équipements militaires parce que c'est ça qui fait aussi nourrir euh l'économie, les 50 % euh enfin on dit que c'est entre 6 6 % des PIB qui vient en fait de justement de tout ce qui est industrie militaro enfin le complex militar industriel.
Alors ici et les dépenses qui qui y vont 30 % du budget du budget précisons euh qu'on attend toujours alors euh qu'il est c'est-à-dire à min 31 bientôt 32 sur LCI une prise de parole à Vladimir Poutine 1h30 à Moscou. Exactement. Vad Poutine qui va donc s'exprimer.
On ne sait pas exactement s'il va s'exprimer concernant le cesser le feu proposé par les Américains et les Européens ou absolument pas. Mais Galager, peut-on imaginer vous qui êtes américain comme si ça vous rendait plus légitime à rentrer dans la tête de Poutine de Trump ? On va quand même essayer.
Mais imagine, peut-on imaginer que demain dimanche donc enfin aujourd'hui dimanche d'anche peut-on imaginer que Trump prenne la parole pour lui aussi enfoncer encore un petit peu plus le clou concernant ce cesser le feu de manière à peut-être motiver un petit peu plus Vladimir Poutine d'accepter ce cesser le feu. Je pense que Donald Trump et et on l'a déjà dit attend de voir ce que Vladimir Poutine va dire. Je pense également que dans ce sensl plutôt.
Ouais. Alors, je pense qu'il y a également des canaux actifs en ce moment. Je pense que Russes et Américains sont en train de de parler.
Il y a peut-être Witkov, son copain de golf qui euh est en train d'essayer de de discuter avec Vladimir Poutine afin qu'il y ait des explications qui soient fournies de part et d'autres. Donc on n'est pas complètement dans l'attente côté américain. Il y a quand même des émissaires qui tirent de trois ficelles.
Ah ! J'ai aucun doute sur le fait qu'effectivement là il y a il y a il y a du dialogue. Il y a il y a des téléphones qui doivent chauffer en ce moment vu le le moment ou pas vu la manière dont laation là.
Je rappelle que Mike WS a perdu son job à cause de ça. Donc l'ancien conseiller de la sécurité nationale. Mais non plus sérieusement.
Oui oui, moi je je pense que Donald Trump va va enfin c'est pas un paris très risqué de ma part parce qu'il parle tout le temps va s'exprimer. En revanche, s'il tarde à le faire, c'est parce que voilà, il a décidé qu'il allait attendre que Vladimir Poutine s'exprime avant lui de le faire à à son tour. Ça ça me paraît relativement évident parce qu'il y a quand même de nombreuses heures qui sont passées depuis ce moment désormais historique qui s'est déroulé cet après-midi à à Kiv avec ses chefs d'état et de gouvernement européen.
No.
Emmanuel Macron