Discours 28.08 (4/13) : projet européen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« la gauche française est impuissante non pas en raison du nom des français mais en raison de son incapacité à transformer ce vote en dynamique politique »
- 1:28Fait
« la gauche française parle d'europe dans le vide à grands coups de moi président les traités seront modifiés »
- 2:39Fait
« l'europe se résumera un vaste marché sans régulation sans défense de nos préférences collectives »
- 4:05Promesse
« il faut constituer une nouvelle alliance pionnière entre pays de la zone euro fondée autour d'un parlement propre d'un budget propre d'une fiscalité harmonisée »
- 4:44Fait
« la social démocratie européenne est morte son mariage avec la démocratie chrétienne elle a tourné le dos à ses alliés naturels de gauche et des écologistes »
- 5:29Fait
« la social démocratie européenne glorieuse au temps où elle était à l'architecte de l'intégration européenne cette force politique et sociale est aujourd'hui en voie d'extinction »
- 7:16Fait
« l'alliance des gauches au portugal sous l'égide du premier ministre antonio costa nous montre la voie »
- 8:38Fait
« les règles de dublin sont ineptes les réfugiés sont automatiquement rattaché au pays où il arrive et ce pays se retrouvent seuls responsables de leur sort »
- 9:23Promesse
« il faut accepter et revendiquer de dire que ces règles de dublin sont injustes et inefficaces qu'elles devront être révisés au plus vite »
- 10:48Fait
« le budget européen n'a jamais été aussi ridicule et à chaque exercice budgétaire en fonction des priorités du moment aux coupes dans les priorités du conseil précédent »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
prenons notre politique européenne là encore lui honnêteté suppose de reconnaître que de l'abandon de la réorientation européenne promise par françois hollande jusqu'au dégradant discours de munich de manuel valls qui temps c'est la chancelière allemande sur sa politique trop généreuse à l'égard des réfugiés la france n'a eu aucune initiative décisive pour inverser le processus de désintégration de l'union européenne commençait à athènes avec la mise sous tutelle de la grèce poursuivi sans doute pas achevée avec le vote des britanniques sur la sortie de l'union européenne deux coups hammer l'europe de sa dépolitisation et je juge que nous en sommes partiellement responsable le nous englobe y compris ceux qui sont ici depuis le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen la gauche française est impuissante non pas en raison du nom des français mais en raison de son incapacité à transformer ce vote en dynamique politique les partisans du oui qui dirigeait la france et la dirige toujours depuis ne cesse de porter la croix du vote du peuple français est plutôt que de profiter de la force de ce vote pour obtenir une réorientation notamment sur la question de l'europe sociale et fiscale il s'excuse depuis dix ans du vote des français mais la gauche du non elle n'a pas su non plus tirer les fruits de cette victoire populaire faute d'ambition faute de combattre à la bonne échelle c'est à dire l'europe elle s'est repliée sur des enjeux nationaux faisant ainsi le jeu de ses détracteurs qui affirmait que ce nom et c'est eux était un non à l'europe cela fait trop longtemps objectivement que gauche du nom gauche du oui la gauche française parle d'europe dans le vide à grands coups de moi président les traités seront modifiés - président les marchés n'ont qu'à bien se tenir il y as je veux le dire un côté puéril même un peu exaspérant à penser que l'europe s'agenouillera devant le nouveau président français est que chaque chef d'état attend déjà fébrile aujourd'hui dans son dans sa chancellerie sagement sa feuille de route pour adapter sa politique aux demandes du nouveau locataire de l'elysée ça ne se passera pas comme ça ça ne se passait pas comme ça et fort heureusement c'est à partir de coopération que nous arriverons à reconstruire un projet européen et je le dis en matière d'europe la crédibilité tient moins au volontarisme qu'on affiche cas la méthode que l'on propose pour nouer des alliances bâtir des coopérations qui sont seuls capables d'inverser les rapports de force existant nous ne convaincrons personne et personne parce que personne ne comprend vraiment ce que nous voulons l'europe se résumera un vaste marché sans régulation sans défense de nos préférences collectives c'est exact mais quelles sont ses préférences collectives européenne que voudrions nous défendre la bataille contre le traité transatlantique et tous ses avatars nous a rappelé que les normes européennes environnementales sanitaires judiciaire méritait qu'on les défende et que la différence entre les états unis d'amérique et les états unis d'europe réunis par la démocratie et le marché tenez dans le haut niveau de protection sociale et de services publics des européens mais jusqu'à quand depuis l'élargissement un pire encore depuis la crise de 2009 les politicos terry taire ses préférences fondent comme neige au soleil et la question nous sommes légitimes avait posé si ses préférences collectives sont celles des peuples ses préférences sont elles celles des élites européennes alors à cette situation je vois deux remèdes possibles le premier c'est de basculer sur une europe plus resserrée mais ce n'est pas à nous de dire la liste des admissibles une liste resserrée avec tous les pays qui veulent des standards sociaux élevés les pays qui veulent que leurs finances publiques soient assainies grâce au recouvrement de l'impôt notamment des multinationales qui échappe les pays qui ont soif de régulation des marchés financiers il faut constituer une nouvelle alliance pionnière entre pays de la zone euro fondée autour d'un parlement propre d'un budget propre d'une fiscalité harmonisée d'une gouvernance spécifique de frontières économiques qui régule les échanges et protège nos intérêts fondamentaux ces fameuses préférences collectives et pour avancer dans cette voie l'europe a besoin d'un second romaine il faut faire émerger des options politiques européennes si l'on veut sauver l'europe il faut la politiser je le disais d'urgence nous avons besoin d'une fondation démocratique de l'union européenne qui permette aux conflits politiques de jaillir et de structurer les débats entre citoyens européens sur les politiques européennes comme les institutions européennes il faut des alliances nouvelles pourquoi parce que la social démocratie européenne est morte son mariage avec la démocratie chrétienne elle a tourné le dos à ses alliés naturels de gauche et des écologistes consacré de l'aveu même de ses dirigeants comme gestionnaire la plus efficace du capitalisme la social démocratie européenne n'a jamais pu ni même voulu ces dernières années ce qui n'était pas le cas auparavant enrayer le mouvement de dérégulation des marchés financiers de financiarisation de l'économie européenne et d'appauvrissement des états partout en europe la social démocratie n'est plus à dossier à la base ouvrière qui lui conférait sa légitimité politique et démocratique et sans ancrage populaire donc désarmée elle a perdu sa fonction et son utilité l'honnêteté commande donc de reconnaître que la social démocratie européenne glorieuse au temps où elle était à l'architecte de l'intégration européenne cette force politique et sociale est aujourd'hui en voie d'extinction l'épisode d'ailleurs le plus emblématique et le plus récent et le plus honteux de cela et la position de ce grand parti de ceux le ps ce qui a été un grand parti sur la question des réfugiés le pse a cédé acquis aux égoïsmes des partis nationaux qui n'avait pas le courage de s'affranchir des peurs de leurs opinions et le nord de l'europe s'est trouvée ou à berlin dans les mots d'une chancelière conservatrice que nous combattons par ailleurs sur les questions économiques et sociales mais qui dans ses mots et dans la politique d'accueil des réfugiés qu'elle a proposé à l'europe a été fidèle au projet politique européen émancipateur et généreux alors alors si la social démocratie européenne c'est un vive la gauche européenne vive la gauche européenne et je vous lis n est pas plus dit réconciliables que la gauche française l'échec de syriza en grèce avait dans son bras de fer avec l'europe et celui d'abord de son isolement au coeur d'une gauche européenne fragmenté échec aussi en espagne où la gauche pourtant majoritaires dans les urnes n'a pas été hélas capable de trouver le compromis qui lui aurait permis de gouverner mais nous arrêtons pas à ces échecs avançons l'alliance des gauches au portugal sous l'égide du premier ministre antonio costa nous montre la voie est ce ce processus qu'il faudra poursuivre par l'identification des convergences entre nous entre toutes ces forces qui vise l'approfondissement démocratie le progrès social dans la construction européenne et non le retour illusoire aux souverainetés nationales je m'y attèle ray je me intérêts durant cette campagne présidentielle et dès la campagne des primaires j'irai à la rencontre de ces hommes et ces femmes en allemagne dans l'europe méditerranéenne dans l'europe scandinaves les jérémy corps been même si son pays a voté la sortie de l'union européenne les six prace les iglesias les costa les sanchez les corps bean et ses succès celle qui peuvent bâtir ses coopération à partir desquels construire des alliances nouvelles alors certes il ne s'agit pas d'attendre le lendemain de l'élection présidentielle pour mener les batailles européennes mais au lendemain de l'élection présidentielle notre agenda doit être prêt nos émissaires envoyés aux quatre coins de l'europe pour convaincre et négocier ce basculement des priorités de l'union je voudrais dire comme pour entrer sur ce point un peu plus dans le détail ce que je ne ferai pas sur tous les sujets dès ce jour mais je voudrais dire quelles sont ses priorités qu'il faut pouvoir mettre en oeuvre en europe parce que si nous ne bougeons pas ce cadre là bon nombre des avancées que nous souhaitons dans le cadre national risquent d'être neutralisés voir vaines c'est donc d'abord le cas de l'agenda social européen porté au parlement notamment par le rapport de guillaume balas et je me réjouis du soutien qu'ils m'apportent sur l'harmonisation sociale qui vient de commencer ce parcours au parlement ce rapport et ses propositions d'ores et déjà la commission européenne s'y prépare et pourtant rien ne se passe et comme le raconte alexis tsipras ce navré comment est il possible que quand le gouvernement suédois intervient la table du conseil pour demander l'examen en urgence d'un agenda social aucun des chefs de file france comprise de la social démocratie ne le soutienne deuxième priorité la question migratoire pardon d'assister mais dans déplaise à manuel valls qui a indiqué devant les sociaux-démocrates du parlement européen que la france refuseraient de les changer les règles de dublin sont ineptes les réfugiés sont automatiquement rattaché au pays où il arrive et ce pays se retrouvent seuls responsables de leur sort ainsi laisse-t-on la géographie décider de la politique aujourd'hui il faut accepter et revendiquer de dire que ces règles de dublin sont injustes et inefficaces qu'elles devront être révisés au plus vite pour reconstruire la solidarité qui manque tant dans le projet européen troisième priorité l'agenda fiscale là aussi il ya des avancées possibles on a déjà une assiette commune de l'impôt sur les sociétés merci qui d'ailleurs pas monsieur juncker mais merci antoine dès le court celui qui est devant les tribunaux parce qu'il a révélé l affaire luc félix pyat implique directement le premier ministre luxembourgeois doivent lui président de la commission européenne d'ailleurs aujourd'hui garant de l'intérêt général européen merci antoine delcourt et tous ces lanceurs dallaire donc aujourd'hui on voit que les révélations qu'ils font se font à leur détriment mais dans l'intérêt général donc nous avons une assiette commune il faudra demain un taux commun parce que son taux commun de l'impôt sur les bénéfices des sociétés c'est la continuité ou la continuation pardon de la concurrence fiscale et il n'est plus concevable de voir les grandes multinationales échapper à l'impôt car nous avons besoin d'un budget européen nourri par l'impôt et de budgets nationaux nourri par l'impôt quatrième priorité c'est la dernière celle du budget vous avez écouté les déclarations des chefs de gouvernement en italie la semaine dernière plan pour la jeunesse défense commune nouveau plan d'investissement d'accord avec quel argent le budget européen n'a jamais été aussi ridicule et à chaque exercice budgétaire en fonction des priorités du moment aux coupes dans les priorités du conseil précédent la réalité c'est que le budget européen est en déficit cumulé aujourd'hui de plus de 20 milliards il doit sans doute dépassé le fameux critères des 3% alors parlons-en de ces 3 % car à l'agenda des priorités politiques il y à aussi l'abandon des politiques autoritaires pourtant je vais vous dire je ne crois pas qu'il suffise de dire à bâle et 3% pour que cette ineptie économique disparaissent du paysage la vraie question à mon sens c'est aussi dire quels sont les bons critères de convergence entre nos économies et nos sociétés quels sont les critères de convergence de la gauche jusqu'à présent les seules deux critères de convergence qui ont été élaborées leçon pour réduire les marges de manoeuvre de la puissance publique mais que voulons-nous nous les critères de convergence sociale et critères de convergence fiscale bancaire ar oui si le critère du déficit public doit être évidemment et impérativement rediscuter a fortiori parce que son application est inversement proportionnelle au poids politique à la taille des états je le dis le coeur du débat européen ça n'est pas que la question des 3% le coeur du problème ça ne peut être en aucun cas que le curseur le coeur du problème c'est la boussole pas la jauge qu'elle boussole mais aussi et surtout quel citoyen partis et forces politiques européennes voulons nous embarquer avec nous voulons vous nous voir présent à nos côtés dans la direction où nous aurons choisi voilà ce que chaque candidat à l'élection présidentielle devra dire au delà des traditionnels un taux quant à sion deux candidats très musclé pendant leur campagne est devenu soudain très chétif une fois élu
Benoît Hamon