Catherine Dumas : « Il faut que l’Europe et la France reprennent la main »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On commence cette émission avec la sénatrice du jour Catherine Duma. Et bonjour Catherine Duma. Alors, le principe de cette émission pour commencer et bien c'est de regarder les unes de la presse régionale.
On en a sélectionné trois avec d'abord une première une, celle du journal L'Union et qui concerne la canicule sous les toits, la fournaise. Deuxème une, le ber républicain et cette question qui est vraiment Laurent Duplomb le sénateur les républicains agriculteur de profession et auteur de cette proposition loi qui réautorise un néonicotinoïde et puis troisème une sélectionnée aujourd'hui la une du journal l'Alsace sur la réforme de l'audiovisuel public qui et bien est examinée aujourd'hui à l'Assemblée nationale qui est d'origine sénatoriale portée par la ministre Rachida Dati. Quelle une choisissez-vous ?
Catherine Duma. Parlons de Laurent Duplom qui est un ami. Parlons de voilà de sa proposition de loi sur l'agriculture.
Oui, tout à fait. Et bien, je crois que le il a entamé un vrai travail. C'est d'abord c'est un agriculteur qui connaît très bien ses sujets, qui les pratique tous les jours, qu'il les défend d'ailleurs ardemment au Sénat.
Il a pardon, il a initié un travail. Je suis désolé. Allez-y hein, prenez prenez le temps de de boire un verre.
Je rappelle juste que cette proposition de loi de Laurent Duplomb, donc elle prévoit notamment de réintroduire un pesticide né néonicotinoïde avant tout avant tout, voilà ma voix revient, avant tout euh c'est lever les contraintes sur le métier d'agriculteur. On a en France un atout extraordinaire, c'est notre géographie, nos exploitations agricoles, tous les pays n'ont pas ça dans une diversité extraordinaire. Il faut les préserver. il y avait un certain nombre d'abus.
Euh on revient avec cette proposition de loi à un peu de modération. Donc il y a un sujet pesticide, bon avec des propositions qui sont faites. Euh il y a le sujet aussi des agences sanitaires qui prenaient un peu trop de place.
Donc je pense que c'est quelque chose qui qui ramène un peu euh de de clarté mais aussi euh de sagesse dans la gestion euh des exploitations agricoles parce que c'est très difficile pour euh pour les agriculteurs. Alors évidemment, c'est très décrié parce que il y a tout un lobby euh autour de l'agriculture qui qui s'est réveillé et qui ne veut pas de cette proposition de loi. Aujourd'hui, on en est à la CMP.
Je ne doute pas qu'un accord puisse être trouvé. Allez, on va parler de des questions internationales. Catherine Duma puisque je le rappelle, vous êtes vice-présidente de la commission des affaires étrangères du Sénat et on va revenir sur la question iranienne après cette guerre Iran Israël.
Alors maintenant, il y a un cessé le feu mais le problème nucléaire iranien demeure. Et puis il a cette déclaration du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique. C'était hier dans une interview à la chaîne américaine CBS et il déclare que l'Iran aura de nouveau dans quelques mois les capacités techniques pour enrichir de l'uranium.
Finalement ces frappes ces frappes américaines ont l'impression qu'elles n'ont servi à rien. Non, je dirais pas ça. Elles ont enfin elles étaient certainement nécessaire.
En tout cas euh je pense pas qu'elle ne servit à rien. Mais c'est vrai qu'il y a un problème qui subsiste euh avec le nucléire nucléaire en Iran. Ce qu'il faut savoir que c'est que les Iraniens ont à la fois la volonté politique par rapport au nucléaires.
Ils ont le savoir-faire, les ingénieurs, ils savent faire et ils ont la matière. On l'a bien vu. Donc euh il y a un réel problème.
Alors après, on nous dit c'est une question de semaines, 2 mois, moi je n'en sais rien évidemment euh peut-être moins d'un an, mais c'est vrai euh qui peuvent reprendre en effet ce programme nucléaire. D'où euh la nécessité euh d'abord d'être très attentif et aussi de faire en sorte que l'ensemble des pays puisse se mettre ensemble pour être très vigilant. Alors, l'Agence internationale de l'énergie atomique évidemment est en veille sur ce sujet.
J'ai compris qu'elle ne peut pas toujours très bien faire son travail mais euh il est essentiel en tout cas euh que tous les pays puissent vraiment avoir une très grande vigilance parce qu'en fait l'Iran est un pays qui a annoncé qu'ils se servirait de la bombe en tout cas qu'il voulait détruire un autre pays. Donc ça, on ne peut pas le laisser faire. Donc il y a quand même une grande vigilance encore.
Sur ce point euh le ministre de l'intérieur et président du parti Républicain Bruno Rotaillot a estimé hier que Donald Trump avait eu raison de frapper l'Iran. C'est quand même une nette dissonnance, un net désaccord avec la position française de la diplomatie d'Emmanuel Macron qui est de dire queil n'y a pas de solution militaire à ce problème iranien. Alors euh infin, il n'y a peut-être pas de solution militaire et c'est vrai qu'Emmanuel Macron, le ministre des affaires étrangères pr une solution politique et diplomatique bien entendu, mais je pense que les deux sont nécessaires au moment où les États-Unis l'ont fait, malheureusement c'était nécessaire.
Et donc, vous croyez à ce retour à la table des négociations de l'Iran qui est demandé par les Européens, par Emmanuel Macron qui sont peu entendus pour l'instant. Je pense en effet qu'il faut revenir à la table des négociations. Faut juste se dire que l'Iran dont on pensait après ces frappes que elle allait, je dirais capituler, pas du tout.
En fait, elle a plié mais elle a pas rompu. Enfin bon, voilà. Donc elle est affaiblie.
Il y a aussi les infiltrations Mossades. Donc on voit bien que c'est un pays affaibli d'ailleurs qui resserrt les taux autour de sa population, ce qui est assez dramatique aussi qui pose d'autres problèmes. Après il faut revenir aux négociations.
Moi, je dirais que l'Europe dans cette période n'a pas été très présente. Elle a eu du mal à faire entendre sa voix face à Donald Trump qui parle très fort. Donc il faut peut-être reprendre la main.
Je sais que le ministre des affaires étrangères entend faire valoir les accords de Vienne pour voir si par ces accords on peut accord sur le nucléaire iranien de 2015. Voilà, qui d'ailleurs prendront fin en 2025, voir comment on peut les réutiliser pour quelque part avoir des sanctions si nécessaires contre l'Iran. Donc oui, il faut que l'Europe et la France reprennent la main.
On va dire un mot des deux otages français qui sont toujours détenus à Teran, Cécile Collè et Jacques Paris. Il y a beaucoup d'inquiétudes concernant leur état de santé. On va écouter la sœur de Jacques Paris et l'avocate des familles des otages qui ont tenu une conférence de presse vendredi dernier.
Bah nous du côté du des familles, on appuie deux demandes. Un, comme on l'a dit, c'est d'avoir une preuve de vie et de que bah les négociations diplomatiques puissent enfin aboutir là pour une libération immédiate sous forme d'exfiltration humanitaire d'urgence puisqu'on est face à un cas d'urgence vitale. autrement dit de remise pure et simple aux autorités françaises, quelle que soit la façon euh dont les autorités euh iraniennes s'y prennent.
Encore une fois, euh on parle d'extradition judiciaire si elle est possible, on parle de remise pure et simple. On a bien compris que de toute façon les autorités iraniennes s'extraitent de tout cadre juridique. Catherine Dumain, on a l'impression que le qued d'orsais, la diplomatie française est impuissante pour ne serait-ce qu'avoir des informations, des preuves de vie de nos otages en Iran.
Ouais, c'est très difficile. Ça fait 3 ans que ça dure. Au Sénat et la Commission, on s'est euh beaucoup inquiété de de ce sujet.
On a reçu les familles également euh il y a quelques temps. Euh c'est vrai que c'est difficile d'avoir un dialogue avec l'Iran. Euh il y a pas de protection consulaire.
On on a plus de nouvelles des otages. Il y a eu ce bombardement de la prison des vines. On ne sait pas si les otages sont encore dans cette prison ou pas. bombardement qui aurait fait 71 morts selon les Iranens.
Alors, il faut savoir que c'est quand même une prison sur plusieurs hectares, c'est quelque chose d'assez énorme. Euh mais on n' pas de nouvelles. Euh et je comprends que les familles se mobilisent et il faut qu'on les aide.
C'est une pression alors là pour le coup tout à fait diplomatique avec l'Iran mais qui a beaucoup de mal à entendre ce qu'on lui dit hein et dans le contexte actuel c'est très compliqué mais il faut vraiment qu'on fasse le maximum pour obtenir la libération de ces deux personnes qui n'ont rien à faire dans des joles iraniennes bien sûr Catherine Dumain on va parler de la politique nationale avec cette motion de censure des députés socialistes qui sera examiné demain à l'Assemblée nationale. À l'issue de ce qu'on conclave sur la réforme des retraites, qu'est-ce que c'est ? Le début de la fin pour François Baou.
Écoutez, on a un premier ministre qui est en surcis, un premier ministre qui est assis sur une majorité qui n'existe pas, un premier ministre qui joue la montre, on le voit qui essaie vous les aler vous n'êtes plus dans la majorité. Attendez, je n'ai pas dit ça. Je vous parle du premier ministre qui joue la montre.
Et moi ce qui me gêne le plus c'est qu'un premier ministre qui détourne le regard de tous les dossiers importants. On va parler des retraites, on parlera d'autres sujets, il détourne et regarde des sujets importants. Euh donc c'est un vrai problème.
Alors nous les LR nous évidemment on participe au gouvernement. Mais pourquoi on l'a fait participer au gouvernement ? tout simplement parce qu'il y avait un chaos financier, une crise budgétaire, de très gros sujets pour la France et il nous a semblé indispensable de ne pas rester au bord de la route mais de pouvoir apporter ce qu'on sait faire aux Français.
En revanche, on restera au gouvernement d'abord tant qu'on est utile pour la France, mais en revanche, ça n'a rien à voir avec le sort du premier ministre lui-même qui est énormément fragilisé. En vous écoutant, vous dites François Baou détourne le regard de sujet essentiel. Finalement, il mérite sa censure.
Ah, écoutez, on va voir d'abord s'il y a censure. Il est dans les mains de madame Le Pen qui fera la censure quand ça l'arrangera. Donc, voyez où on en est.
Euh donc je sais pas s'il mérite mais en tout cas, on est très déçu par sa façon de gouverner la France. Tout à fait. C'est une manière de gagner du temps, d'être un petit peu dans l'immobilisme.
Oui. Alors, il est complètement dans l'immobilisme. Je sais qu'il aime pas qu'on dise ça, mais c'est franchement la réalité.
Quand on est parlementaire, on s'en aperçoit. Quels sont les textes importants qu'il a voulu porter ? Aucun.
Euh aucun n'aboutit sur le sujet des retraites, il est dans un déni total. On voit que son conclave, comme il dit, conclave qui part en fumée d'ailleurs hein, bon je vais pas faire un jeu de mot enfin c'est quand même le cas. son conclave n'aboutit sur pas grand-chose et il nous dit "C'est une grande avancée." Euh franchement, il y a un petit problème.
Donc euh dans le déni Oui. Alors, justement sur ce conclave euh sur la réforme des retraites, cette négociation qui a duré des mois entre certains syndicats et le patronat. Certes, il n'y a pas eu de fumée blanche, pas d'accord global entre les partenaires sociaux, mais quand même des points de de convergence sur la hausse des pensions de retraite pour les maires de famille qui ont eu des carrières hachées, la baisse de l'âge de départ sans décôtes à 66 ans et demi, également des accords sur une meilleure prise en compte de la pénibilité.
Pour vous, euh ce ne sont ce n'est pas suffisant. Alors, ce sont des points importants, c'est évident, mais ce n'est pas l'ensemble du sujet et ça n'apporte pas de solution au problème des retraites. Il faut savoir que euh compte tenu de l'évolution de la la démographie, on aura on a de plus en plus de retraités par rapport au nombre d'actifs.
Donc, on a un vrai sujet. Quelles sont ces solutions ? Il n'y en a pas.
Donc moi je pense que l'urgence c'est que le Parlement se ressaisisse de ce dossier qui a des implications financières énormes, je viens de le dire, des implications sociales également et qu'on réinstore un dialogue mais que ça passe par le parlement parce qu'apparemment il y a que nous qui savons faire. Ça veut dire que vous demandez finalement un peu comme les socialistes un vrai texte sur les retraites, un projet de loi sur les retraites. Oui, je demande qu'on retravaille sur ce texte pas seulement dans le budget de la sécurité.
On a perdu beaucoup de temps avec ce qu'on conclave et on aboutit à pas grand-chose donc il faut reprendre la main. Oui, un vrai texte, un vrai débat au Parlement sur les retraites notamment pour parler de la retraite par capitalisation. C'est ça que la droite souhaite.
Alors, mais ça peut être une des piste. C'est évident que ça ne sera pas la solution mais c'est évident qu'on peut pas faire abstraction de la retraite par capitalisation. Oui, il faudra l'envisager pour une part.
Et est-ce qu'il faut rouvrir le débat sur l'âge de départ, l'âge légal de départ la retraite à 64 ans ? C'est un sujet de toute façon dont il faudra reparler. Tout le monde le sait et tous les pays autour nous le savent et le font pour l'augmenter.
Alors, il il faudra voir comment on peut faire évoluer. Oui. D'une façon ou d'une autre.
Car les Français les Français souhaitent le baisser à 6. J'ai bien compris. Mais il y a ce que les Français souhaitent et encore pas tous parce que quand même des gens qui comprennent le sujet.
Il y a l'évolution de la vie, l'évolution de la durée de vie aussi qu'il faut prendre en compte. Donc je pense qu'il faut surtout tout remettre sur la table à plat et reprendre quelque chose de sérieux. Alors, on va parler de l'actualité parlementaire et de ce bras de fer entre le Sénal et le gouvernement sur la réforme du scrutin des élections municipal à Paris, Lyon et Marseille.
On accueille notre journaliste parlementaire Yan Fellé. [Musique] Bonjour Yann. Bonjour Alexandre.
Bonjour madame la bonjour. Alors tout d'abord Yan, est-ce que vous pouvez nous rappeler l'objectif de ce texte de cette réforme du scrutin des municipales dans ces trois grandes villes ? Oui, les villes de Paris, Lyon, Marseille ont un fonctionnement à part, un mode d'élection à part depuis 40 ans, elles sont découpées en arrondissement ou en secteur qui sont chacune doté d'une mairie.
Les élections municipales s'y font sur la base de ses arrondissements et non pas sur la base de la commune dans son entièreté comme partout ailleurs. Mais ce mode de scrutin est critiqué, il poserait une question démocratique puisqu'il est théoriquement possible pour un maire d'être élu avec une minorité de voix d'habitants remportant les arrondissements les plus pleés. Ce cas s'est présenté en 1983 à Marseille.
C'était l'élection de Gaston de Fer. Le texte prévoit donc deux scrutins séparés pour que les électeurs puissent choisir directement le maire de leur commune. Et le problème c'est que les députés sont pour cette réforme mais les sénateurs sont contre.
Exactement avec un désaccord entre parlementaires d'un d'un même parti. Regardez les résultats du scrutin en première lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat. Vous les voyez apparaître.
Les députés LR ont voté pour sauf un. Les sénateurs LR ont voté contre à 129 d'entre eux. La CMP s'est donc réunie, commission mixe paritaire, moins d'une demi-heure de discussion pour acter d'un désaccord.
Elle a été donc non conclusive. La procédure normale dans ce cas-là, la suite du parcours législatif, c'est un nouvel examen dans les deux chambres. Le problème c'est que le premier ministre vous avait dit devant les sénateurs qu'il y avait que s'il n'y avait pas d'accord et bien il n'y aurait pas de loi et pourtant le gouvernement a décider de renvoyer le texte au pas les bourbons pour une nouvelle lecture.
Écoutez ce qu'on a dit le ministre des relations avec le Parlement face à la colère des sénateurs. C'était lors des questions au gouvernement mercredi dernier. Alors, j'entends évidemment vos préventions légitimes et qui ont été relayées par le président du Sénat aujourd'hui encore sur ce que serait un dernier mot donné à l'Assemblée nationale.
Mais nous n'en sommes pas là parce que si on applique les institutions, lorsqu'une CMP n'est pas conclusive, les deux chambres sont saisies chacune pour nouvelles lectures. Le souhait du gouvernement compte tenu de ce que je viens de dire, c'est de tout faire pour qu'un compromis soit envisagé. Ce serait problématique pour vous, madame la sénatrice, ce cas de figure, une poursuite de la navette parlementaire.
Alors, d'abord, je voudrais revenir sur vos propos et vous avez bien dressé le tableau mais je voudrais quand même apporter quelques précisions. On parle d'un texte pas préparé, très mal préparé, qui ne parle que du mode de scrutin, pas de la gouvernance. Ce qui est quand même ce qui intéresse les citoyens et au cas particulier pour ce qui me concerne les Parisiens, c'est quand même comment ils sont comment Paris est géré.
Euh on parle d'un texte qui concerne trois grandes villes qui n'ont plus rien à voir entre elles. Donc il faut aujourd'hui avoir des textes dissociés par rapport à ces grandes villes qui ne demandent pas la même chose. Euh après, on en effet un premier ministre qui euh dans l'hémissique du Sénat euh nous dit que si le Sénat ne veut pas de ce texte, il ne passera pas outre.
Donc dont aujourd'hui, on arrive après une CMP non conclusive. En effet, vous avez dit d'une demi-heure, mais oui, en fait, personne n'était d'accord et surtout personne du côté assemblée euh qui qui souhaite ce texte n'a pris la parole lors de la CMP. Personne leur a interdit de parler.
Au contraire, on leur a même demandé de parler, personne ne l'a fait. Bon, après, vous dites les députés et les sénateurs ont voté complètement différemment en ce qui concerne les LR. Vous avez tout à fait raison.
Alors, Quid, pourquoi ça s'est passé comme ça ? au Sénat qui est la chambre des territoires d'ailleurs dans lequel ce texte aurait dû passer en premier. Ça semblait quand même la moindre des choses.
Au Sénat, les sénateurs de l'ensemble des trois grandes villes, à part une ou deux exceptions, sont contre ce texte. Bon, pour des raisons bien précises, mais surtout encore une fois parce qu'il ne traite aucun des problèmes à l'Assemblée nationale, les députés LR, en effet, à notre grande surprise et je dirais presque un peu contre leur gré parfois pour certains d'entre eux, ont voté pour ce texte. Tout ceci se passait dans le cadre d'un moment un peu compliqué pour les Républicains qui était la présidence, l'élection à la présidence des républicains qui est venu courtcircuiter cette affaire-là.
Donc c'est Laurent Vqué qui a fait un accord avec Rachid Anati qui défon ce texte. Oui, tout le monde le sait. Euh et les députés ont voté euh souvent comme je vous le dis contre leur gré.
Bon ça s'est passé comme ça. Aujourd'hui on en est où ? Euh la CMP donc non conclusive.
Le premier ministre qui avait donné sa parole. Je n'arrive pas à penser que le premier ministre de la France revienne sur sa parole donné devant le président du Sénat les sénateurs justement. Et ben justement, on va écouter la réponse du premier ministre François Barrou pour qui il n'y a pas de problème avec cette réforme.
Le parlement va le le parlement dans ces deux chambres va s'exprimer et il y a rien de plus simple. On n'est pas obligé d'être d'accord sur tout. Mais je vous en prie.
Avec François Verou, tout est simple. C'est comme pour le conclave, tout va bien. Avec PLM, tout est simple.
Non, tout n'est pas simple. il a donné sa parole, on entend qu'il la respecte. Ceci dit, ce que je voudrais ajouter, c'est un, contrairement à ce que vous avez dit, euh ce n'est pas pour que les les électeurs élissent directement leur maire.
Dans toutes les communes de France, aucun électeur n'élit son maire. C'est le conseil municipal. C'était pareil à Paris, Lyon, Marseille.
Jusqu'à présent, quel que soit le mode de scrutin, ça sera pareil. Ça sera le pour Paris, le conseil de Paris qui votera pour le maire de Paris. Euh, ceci dit, aujourd'hui où on en est, on va voir ce qui se passe.
Le gouvernement souhaite de renvoyer le texte, ce qui ne fait jamais d'ailleurs depuis un certain nombre d'années dans ce dans ce genre de cas. Euh moi, ce que je dis juste, c'est que attention attention, ce texte est tellement mal fait qu'il y a d'énormes risques d'inconstitutionnalité. Il y a aussi la question de la cacophonie dans le bloc gouvernemental, le socle commun.
Écoutez ce qu'on disait votre collègue Francis Spiner et lui très opposé à la réforme également. Il a accouché d'une loi qui est une loi qui est ni faite ni affaire. Les centristes ne peuvent pas nous demander d'être solidaire à chaque fois et ne pas l'être et que ça ne sera pas sans conséquence.
C'est-à-dire et bien il n'y aura plus en ce qui concerne un certain nombre de sénateurs de soutien au textes des centristes lorsque nous estimons qu'ils ne sont pas bons. C'est une rupture de la solidarité de la majorité sénatoriale. Est-ce que vous allez aussi loin que votre collègue ?
Ça remet en cause la stabilité du SOC. Je le dirais peut-être différemment mais ceci dit soulève un vrai problème. Au Sénal groupe centriste qui ne comporte pas de sénateur impacté dans aucune des trois villes.
Donc je dirais quelque part ça nécessite un peu de recul notamment et bien à voter pour ce texte. Donc c'est vrai que ça pose un vrai sujet et qu'on aimerait bien en connaître d'ailleurs les raisons. Oui.
Des petites tensions en ce moment entre la au sein de la majorité de droite et du centre du Sénat. Merci beaucoup Yann pour ces explications et ces questions. On va continuer à parler des municipales à Paris puisqu'on va retrouver nos partenaires du journal du Grand Paris avec Jacques Paquier.
Bonjour Jacques. Bonjour. Vous êtes directeur de la rédaction du Grand Paris et on parle de ces de cette campagne municipale à Paris avec un moment important aujourd'hui puisque c'est le jour de la primaire du Parti socialiste pour ces municipales à Paris.
Oui. Euh tout à fait. Euh madame Duma, j'aurais voulu euh savoir comment vous voyez vous le le calendrier.
Donc vous êtes élu de Paris, vous êtes membre du groupe Union Capitale euh et euh certains s'impatientent à droite en disant "Bon, la la campagne est bien partie à gauche depuis que Anne Hidalgo a a annoncé qu'elle ne se représenterait pas. Comment vous voyez vous-même la le déroulement un peu à venir de la de la de la campagne à droite ? Est-ce que vous soutenez Rachidati qui demeure la candidate naturelle pour certains et un peu moins pour d'autres ?
Oui. Bonjour monsieur Paquet. Euh alors le calendrier, bon on vient de parler de la CMP, on va voir ce qui se passe très rapidement avec ce texte, cette proposition de loi et comme je l'ai dit, il y a des recours qui seront faits si jamais ça devait aboutir.
Il y a des recours qui seront faits par plusieurs groupes au Sénat. Donc ça c'est une chose. Après il y a ce qui concerne les la gauche euh ils ont aujourd'hui euh quelque part un moment fort pour eux puisque euh on devrait connaître euh le départage entre les deux candidats parisiens, savoir lequel sera euh finalement le candidat socialiste.
Euh on voit bien que d'ailleurs la gauche parisienne est affaiblie. Euh je pense qu'après un certain nombre d'années d'une gestion qui a été quand même très compliquée, la gauche parisienne sort affaiblie de cette gestion. En revanche, au profit de qui ?
Au profit euh des verts des verrs parisiens et éventuellement d'ailleurs de Léfi. Euh la sociologie de Paris a aussi beaucoup évolué, hein, euh ces dernières années et évidemment on le retrouve là. le calendrier.
Pour ce qui concerne en tout cas les Républicains, le nouveau président des Républicains, Bruno Retaillot, entendre une décision avec la commission nationale d'investiture dans laquelle je fais pas je suis, on m'a reconduite dans cette commission euh certainement fin septembre, début octobre, enfin peut-être courant octobre au plus tard puisque de toute façon on va rentrer en période électorale, les comptes de campagne vont commencer à fonctionner donc on peut pas attendre. Donc le calendrier me semble-t-il c'est celui-ci et Rachida Adati a de fortes chances d'être la candidate DLR à Paris. Alors je sais pas de qui Rachida Dati sera la candidate d'ailleurs parce que j'avais compris que elle avait le soutien et qu'elle était poussée par un certain nombre de personnes de Renaissance.
De combien de personnes s'agit-il ? Que font les autres ? On lit, moi je lis dans la presse que certains sont à la recherche aussi d'autres candidats.
Donc on voit bien que ce n'est pas simple. Donc il faut que ça devienne plus clair. Après ce que feront les LR et bien encore une fois c'est la commission d'investiture du parti qui le décidera avec le président du parti.
Donc à vous entendre la candidature de Rachidati pour la droite et le bloc central à Paris n'est pas évidente. Mais il y a déjà un autre candidat Francis Spiner euh et puis il y en aura peut-être républicain il y en aura peut-être d'autres moi j'en sais rien. Euh après tout il faut qu'il y ait une offre donc on va voir.
Mais en tout cas je pense que s'il a un mot qu'on peut pas employer par rapport au municipal à Paris c'est le mot évident. Rien n'est évident. Ça pourrait être un bon candidat Francis Spiner pour la droite à Paris.
Écoutez, on verra. Après, on n'est pas encore dans la discussion. Il faut qu'après euh les gens qui sont candidats aussi des projets, des propositions, hein.
Euh il faut que ils sachent rassembler aussi. Donc euh tout ça, on ne l'a encore pas trop vu. Donc euh j'espère que d'ici début octobre, on aura l'occasion d'en reparler et que les choses s'éclairciront.
Mais vous personnellement, est-ce que vous avez déjà votre candidat pour Paris ? Non, moi je souhaite que la droite, j'ai beaucoup œuvré pour ça, j'ai été 5 ans euh auprès de Rachid Adati pour gérer le groupe. Euh j'ai beaucoup fait le travail d'opposition avec tous mes collègues du Conseil de Paris.
Euh je souhaite vraiment que la droite euh puisse revenir à la gestion de cette ville qui est franchement mal gérée, qui est abîmée et il y a beaucoup à faire pour les Parisiens et les Parisiens sont demandeurs. Jacques, il nous reste une minute. Vous souhaitiez poser une question notamment sur le Grand Paris.
Oui, absolument. Il y a beaucoup de maires à gauche parmi les socialistes. Plusieurs sont partisans d'une d'un maire du Grand Paris ou tout au moins d'une campagne qui soit à l'échelon du Grand Paris avec tous les candidats du PS par exemple dans les communes du Grand Paris qui fassent qui portent une même une même plateforme de proposition concernant la métropole.
Est-ce que vous aussi vous estimez que le Grand Paris doit être renforcé comme instance de gouvernance en Île-de-France ? C'est compliqué en quelques secondes. En revanche, ce que j'estime, c'est que il faudra forcément avoir une réflexion sur euh comment euh les différents échelons euh sont organisés au niveau de Paris, qui fait quoi.
Euh je pense que c'est absolument nécessaire aujourd'hui et que ça fera aussi partie du du job, je dirais, du prochain maire de Paris. Et merci, merci beaucoup Jacques Paquier, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. On va regarder justement la une du Grand Paris qui est consacrée au plan de relance régional sur le logement présenté à Valérie Lettard, donc la ministre du logement.
Merci Catherine Duma d'avoir été notre sénatrice du jour. Votre interview est à retrouver en podcast et puis dans 20 minutes, ce sera l'heure du club des territoires. On parlera de la réforme de l'audiovisuel public.
Le débat commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Un débat sous haute tension sur un texte qui est, on le rappelle, d'origine sénatoriale. Catherine Duma.
Vous laissez votre place à notre invité politique du jour. Aujourd'hui, c'est Julien Audoule. [Musique]
Catherine Dumas