L'édito de Laurence Ferrari du mercredi 24 septembre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur C News et sur Europe. Ce n'est plus une épidémie, c'est une déferlente.
Les attaques au couteau sont devenues une menace quotidienne, que ce soit dans la rue ou à l'école. Aujourd'hui, c'est à nouveau une enseignante qui a été lardée de coups de couteau au beau milieu d'un cours, à la fois au visage et au coup, par un élève de 14 ans. À 14 ans, on n'est plus un enfant, hélas.
L'assaillant de ce matin souffre de troubles mentaux. Il est lui-même hospitalisé dans un état grave et il risque plutôt de finir dans un établissement psychiatrique que dans une prison car il est nécessaire de le soigner. J'ai une pensée ce soir pour cette professeur qui a vu son dernier jour arriver et qui a dû penser à Samuel Patti ou à Dominique Bernard.
Mais au-delà de ce cas particulier, on ne peut qu'être alerté par l'état de délabrement moral de notre société où l'autorité a disparu, que ce soit tout en haut ou tout en bas de l'échelle sociale où plus rien n'est interdit, ni de poignarder sa prof dans une crise délirante, ni de rouler sur un policier ou de le rouer de coup. De toute façon, la réponse pénale, on l'a vu encore récemment, est tardive et donc assez peu d'uasive. Pas de solution miracle à cette violence qui devient un fléo sociétal pour reconstruire les dig et les barrières.
Il nous faudra des années, des générations et un état fort qui n'aura pas peur de son
Marina Ferrari