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interviewJordan Bardella· 12 juin 2026 3 min

2026 06 11 Facecam JB Lyhanna verti court H265 HD 9 16

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il existe des drames qui dépassent les faits d'hiver. Des drames qui saisissent un pays au cœur parce qu'il touche à ce que nous avons de plus précieux, l'innocence d'un enfant et la promesse de protection que toute nation doit offrir au plus vulnérables. Liana avait 11 ans.

Le 29 mai 2026, cette jeune collégienne de Florence dans le Gers disparaissait après avoir croisé la route d'un prédateur sexuel. Depuis plusieurs jours, la France toute entière partage la douleur indiscible de ses proches, de sa famille, de son village. Mais avec le temps du recueillement vient désormais celui des questionnements, des responsabilités et des grands choix politiques.

Et ces questions sont, je le crois, d'une gravité particulière. Ce drame n'est pas seulement l'affaire d'un monstre. Il est aussi celui d'un état qui une fois encore n'a pas été capable de protéger.

Chaque jour, les Français le constatent avec colère. Les drames se répètent et les mêmes défaillances reviennent dans l'affaire Lola, dans l'affaire philippine, comme aujourd'hui dans l'affaire Liana, ce sont les mêmes renoncements, les mêmes lenteurs, les mêmes aveuglements qui finissent par produire l'irréparable. Quand des individus dangereux sont connus des autorités mais restent libres de nuire.

Quand des plaintes pour violence sexuelles restent sans réponse pendant des mois. Quand l'impunité devient la règle et la protection de l'innocent l'exception, alors c'est tout un système qui doit être remis en cause. Nous refusons que dans notre pays, des parents puissent avoir le sentiment que l'État ne protège plus leurs enfants.

La première mission de l'État est pourtant simple. Protéger les siens, protéger les innocents, protéger les gens honnêtes, protéger les enfants face aux prédateurs. Cette exigence impose une rupture profonde avec des décennies de laxisme pénal et d'impuissance administrative.

Il faudra évidemment établir toutes les responsabilités dans l'affaire Liana et sanctionner ceux qui de bas en haut ont failli à leur mission. dans l'attente dans n'importe quelle démocratie digne de ce nom, le chef de l'administration, à savoir le ministre de la justice aurait symboliquement par sens de l'honneur dû adresser sa démission au président de la République. Mais au-delà des responsabilités individuelles, c'est toute notre politique pénale qui doit être refondée.

Pendant trop longtemps, notre justice a davantage pensé à la réinsertion du criminel plutôt qu'à la protection de la victime. Cet équilibre doit être inversé et la priorité absolue doit redevenir la sécurité des Français. Nous devons cette réforme à Liana.

Nous la devons à toutes les familles brisées par la violence et nous la devons à tous les Français qui désirent vivre dans un pays où les enfants seront protégés, où les criminels seront enfin punis et où l'État assumera enfin pleinement ce pourquoi les Français le payent. M.