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interviewLCI· 16 mars 2023 20 min

Retraites : "Nous continuerons de nous battre pour un référendum d'initiative partagée", F. Roussel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour Fabien Roussel bonjour Adrien merci beaucoup d'être la ce matin vous publiez aujourd'hui un nouvel ouvrage les jours heureux sont devant nous de la présidence qu'elle a la reconstruction de la gauche tout un programme c'est aux éditions Le Cherche média on en parlera dans un instant mais aujourd'hui avant les jours heureux c'est un jour de votre en tout cas c'est l'espoir d'Emmanuel Macron c'est ce que fait savoir son entourage vote à l'assemblée cet aprèm dit sur la réforme des retraites un vote plutôt qu'un 49.3 est-ce que vous saluez cette décision ce souhait du chef de l'État écouter on va quand même pas le remercier de pouvoir voter à l'Assemblée nationale quand même ce serait incroyable c'est la moindre des choses que l'on puisse voter sur une réforme de retraite aussi importante mais le commentaire que j'en fais c'est que à l'issue de cette séquence qui devrait se terminer aujourd'hui et peut-être par un vote contre cette réforme puisque rien n'est fait le Parlement a été bafoué humilié jusqu'à aujourd'hui avec toutes les procédures existantes dans la Constitution permettant de restreindre les débats les champs même un vote à l'Assemblée nationale c'est terrible j'adore dans la Constitution j'annonce que nous au pouvoir et je l'avais écrit dans mon programme nous retirerons ces artifices de la Constitution qui limitent le droit du Parlement le 49-3 n'a plus à figurer dans la Constitution ça c'est la première chose même si le gouvernement se retrouve bloqué il ne peut pas agir vous n'aurez pas de problème pour un gouvernement peut toujours agir mais la seule chose c'est qu'un gouvernement ne peut pas mettre en œuvre une réforme qui est impopulaire et qui est rejeté par la population et ne peut pas l'imposer par la force un parlement à des députés qui sont opposés c'est ça le 49.3 vous êtes député vous-même vous avez été lou législatives en juin dernier donc vous êtes en train de nous dire ce matin moi député je ne suis pas légitime à voter la loi ce qui compte c'est ce que les gens disent dans la rue non non non je dis pas ça je dis que le 49.3 est une guillotine parlementaire et c'est la possibilité pour un gouvernement d'apposer d'imposer un texte de loi contre la vie d'une de députés donc ce 49-3 me prive moi député de voter contre un texte de loi aujourd'hui alors c'est aujourd'hui il pourrait y avoir 5 députés LR hmm ça se joue à ça cinq députés LR sont tristes grâce à leur vote contre pourrait faire tomber ce texte de loi ça va se jouer à 5 ou plus simple ou moins juste pour comprendre ce que vous me dites non non on est pleinement légitime à voter la loi donc s'il y a cet après-midi un vote positif pour le coup même à 5 voix près vous reconnaîtrez la légitimité du vote et du Parlement à votre la loi de toute façon la Constitution étant escalée les institutions étant ce qu'elles sont si un vote il y a un vote le texte est adopté le gouvernement peut le promulguer ce qui ne veut pas dire que le combat ne continue pas et donc nous poursuivrons ce combat ça a été le cas lors du CPE ce contrat les étudiants qui avaient été votés promulgué mais par les mobilisations le gouvernement n'avait jamais signé les décrets d'application et donc nous continuerons de nous battre nous continuerons de nous battre par l'obtention d'un référendum qui si nous arrivons à mettre en place cette procédure si je peux en parler maintenant si vous voulez le référendum d'initiative partagée exactement mettre en place un référendum d'initiative partagée un RIP qui existe aujourd'hui dans notre loi en demandant aux Français il faudra réunir 4 millions 500 000 signatures dans une période de 9 mois un peu plus pas loin de 5 même les liens exactement et bien permet un d'imposer l'obtention d'un référendum mais surtout c'est que pendant cette bataille la loi est suspendue donc vous nous dites ah c'est sûr il y a pas de doute sur le fait que vous irez engagez la procédure de référendum de peaufiner d'affiner de rendre ce rythme le plus acceptable possible pour 185 parlementaires nous sommes en train de réunir les signatures je salue mon collègue Pierre d'arriville est à la manœuvre là-dessus le groupe communiste a beaucoup oeuvré pour rassembler largement ces signes uniquement des signatures de gauche où vous souhaitez que ce soit tout bon politique confondues vous savez obtenir un référendum peu rassembler très largement et bien au-delà de la gauche y compris y compris des parlementaires de droite qui ne sont pas favorables à cette réforme mais qui ne sont pas favorables à celles que la gauche est du rassemblement national mais qui sont pour ah non il y aura pas de signature du rassemblement national dans cette procédure de RIP mais ce qui est important c'est de trouver les voies d'un dialogue apaisé et l'eau référendum peut le permettre et nous pouvons être opposés sur la réforme à mettre en oeuvre mais vouloir un référendum et le mettre en débat parmi la population parmi les ouvriers les salariés du public les les les cadres enfin l'ensemble des professions il vous faudra en effet 185 parlementaires près de 5 millions de signatures de français et le tout dans un délai de neuf mois et pendant ces 9 mois la réforme est suspendue donc déposer ce RIB dans les qui viennent avant que la loi ne soit promulguée c'est suspendre un la réforme dans les nommés comme vous dites faut que ce soit avant la promulgation de la loi il y a d'autres mesures que vous pouvez prendre il y a l'émotion alors cet après-midi à l'Assemblée il y a la possibilité de présenter une motion de rejet pour que le texte soit écarté directement il y a la motion de censure aussi surtout ces textes-là vous disiez à l'instant non sur le rip il y aura pas de signature du rassemblement national mais surtout ces textes-là est-ce que vous êtes prêt à voter avec le rassemblement national parce que pour atteindre la majorité la gauche seul ne suffit pas mais il y a différentes procédures on va pas rentrer dans le détail c'est de la technique parlementaire mais pour vous répondre Adrien qu'il va y avoir au début de la séance à 15h une motion de rejet qui va être déposée par nos collègues du groupe lyode qui est un groupe rassemblant des députés centristes udi parmi lesquels beaucoup vont ou s'abstenir ou voter contre cette réforme parce qu'ils entendent ce qui se passe dans leur territoire et salut parce qu'ils sont courageux de le faire ils vont rentrer chez eux à clamer comme des héros par les salariés qui sont en grève bravo ils sont courageux ils vont déposer une motion de censure une motion de rejet et là je peux vous le dire nous voterons cette motion de rejet déposée par le groupe liotte nous nous associons à cette motion de rejet parce que voter cette notion de rejet met fin au débat le texte retourne en commission et donc c'est quelques jours de plus grappiller sur le temps à partir les fameux 50 jours imposés par la Constitution par l'article 44-1 les 47 47 1 44 c'était pour avoir votre négociation a voulu restreindre le mais ça veut dire vous disiez les centristes vous avez raison c'est les centrises pour certains y compris venus de la droite qui ont une histoire politique à droite ça veut dire qu'aujourd'hui droite-gauche même combat il y a plus de clivage politique qui compte sais pas même combat je dialogue avec mes collègues sont tristes udient dans le Nord dans mon arrondissement du Valenciennois ils entendent c'est tout simplement qu'ils entendent ce qui se dit dans leur territoire ils ont des comités de circonscription il réunissent des comités de circonscription avec qui il travaille et il consulte ses comités de circonscription qui leur disent ah non non surtout madame nouveauté pas ce texte tout le monde est contre ici ça va mal se passer enfin on va avoir des retours mauvais donc ils entendent leurs électeurs mais mais heureusement qu'ils ont cette approche là et et et et c'est la garantie pour eux d'ailleurs de continuer à pouvoir être élu demain mais quoi qu'il arrive vous rappeliez vous le soulignez vous-même à l'instant peut-être que cette loi va passer ou être rejeté à quelques voix près cet après-midi il y a une clé qui se trouve du côté des députés les républicains pour beaucoup d'entre eux ils ont fait campagne ils ont porté la parole d'une candidate à la présidentielle qui défendait une réforme des retraites et même à 65 ans voire au-delà vous leur dites en fait aujourd'hui renoncer à votre parole oubliez cette constance en politique mais vont être inconstant en politique d'abord la droite a toujours souhaité défendu une réforme des retraites libérales allongeant l'âge de départ des Français en retraite mais cette réforme qui est là n'est pas la leur c'est celle du président de la République et d'ailleurs ils ont bagarré pour la transformer c'est le président des sénateurs d'autres ne disent pas ça et c'est pas ce qu'ils ont défendu dans leur propagande électorale c'est la raison pour laquelle je leur dis à à ses députés issus des républicains mais enfin mais faites-vous respecter enfin vous êtes les porteurs d'eau du gouvernement de Monsieur Macron vous êtes leur béquille leur supplétif mais faites-vous respecter mais quel est votre légitimité demain en tant que partie de droite vous voulez présenter un candidat à la présidentielle en 2027 mais pourquoi vous êtes vous travaillez pour Monsieur Macron vous faites voter la réforme centrale de son quinquennat et vous pensez que derrière vous pouvez exister avoir une parole forte mais faites-vous respecter faites-vous entendre justement vous n'êtes pas d'accord avec cette réforme vous trouvez qu'elle ne va pas assez loin ou qu'elle ne elle n'a pas assez de contenu social j'y mets des guillemets mais opposez-vous à cette réforme et que vous avez la vôtre celle que vous à la tête du parti communiste qui avait toujours été contre cette réforme vous votiez contre cet après-midi c'est l'incarnation de la cohérence on vous donne le point les républicains ils ont défendu l'inverse est-ce que vous croyez pas que ça contribue à la prise de distance de certains Français avec la politique de se dire on a des élus qui nous disent tous les son contraire un jour il défend la retraite à 65 ans le lendemain ils vont voter avec les communistes contre la retraite à 64 ans avec les communistes puisque si les bulletins sont mélangés dans l'urne le contenu que l'on donne à chaque bulletin à une autre saveur il faut l'entendre et le reconnaître quand même mais ce qui va détourner les Français de la politique fortement et ça c'est ma crainte pour demain c'est si cette réforme est adoptée y compris avec quelques voix je remets pas en cause sa légitimité il va y avoir une fracture profonde entre les Français et les responsables politiques parce que cette réforme est majoritairement rejetée et malgré tout elle est imposée vous croyez vous aussi comme Laurent Berger l'a dit comme certains leaders de gauche le disent marine Tondelier sur splato il y a quelques temps qui finit c'est le rassemblement national qui sort gagnant de cette séquence là mais non mais faut arrêter de dire ça c'est pas vrai d'ailleurs aujourd'hui ceux qui sortent gagnants ceux qui sortent gagnants ce sont les responsables syndicaux c'est l'Inter syndical monsieur Martinez monsieur berger et les autres les organisations de jeunesse qui ont organisé avec dignité des mobilisations fortes apaiser solidaire généreuse les paysans que j'ai vu hier à Versailles ils sortent grandit les forces de gauche ont participé à ces rassemblements nous avons organisé des meetings nous avons bataillé à l'Assemblée nationale et au Sénat aussi avec fort avec des excès que nous n'avons pas partager pour certains mais au final en particulier aussi au final l'alternative le changement de société le changement de gouvernement nous allons l'incarner c'est mon souhait c'est de pouvoir proposer aux Français un changement de société revenir à la retraite à 60 ans garantir des départs anticipés pour les carrières pénibles ou long vous ne croyez pas risqueren je pense au contraire que les responsables syndicaux comme les responsables de gauche nous sortons renforcés renforcés auprès de l'opinion car nous avons été avec eux avec eux le Front national le rassemblement national n'a pas défendu d'amendement pendant cette réforme de retraite ils ont été absents au Parlement ils sont absents des manifestations Madame Le Pen n'a pas de moi c'est dur contre les syndicats à chaque fois qu'elle trouve sac à Jean le pays elle veut sans prendre à notre modèle social pire pire elle elle je ne sais même pas comment elle finance la sécurité sociale puisque son discours c'est de supprimer les cotisations sur les salaires elle augmente les salaires en supprimant les cotisations mais les cotisations c'est la base de la Sécu et donc ce sera quoi demain c'est une assurance privée la capitalisation donc on va mettre un modèle libéral vous même vous vous proposez une retraite à 60 ans on est très loin d'être capable de financer aujourd'hui une retraite 60 ans dans le livre que qui est publié aujourd'hui je parle beaucoup de cette réforme des retraites je parle d'ailleurs j'annonce déjà ce qui va se passer avec Monsieur Macron je raconte que je l'ai rencontré dans on s'est parlé dans l'entre-deux tours après je raconte le risque de fracture démocratique importantes je montre aussi que nous avons des propositions pour financer une réforme de traite pour financer le progrès social la justice sociale monsieur Adrien jeune nous sommes riches la France est extrêmement riche nous avons un PIB qui a été multiplié par 4 en 40 ans c'est trichesse c'est la note la richesse de la France ce sont les hommes et les femmes qui les produits c'est d'abord une richesse humaine ces richesses nous voulons tout simplement reprendre la main dessus et les mettre au service du progrès social au service du développement humain il faudra malgré tout faire des choix entre la transition écologique l'école la santé tout cela doit aller de paires investir dans l'école et la santé c'est garantir à nos enfants d'avoir les meilleurs formations de pouvoir demain travailler à la transition écologique investir dans la santé c'est avoir des hommes et des femmes en bonne santé pour pouvoir participer à la vie du pays à son redressement enfin tout ça va ensemble la question s'est reprendre la main sur les richesses que nous produisons et nous en avons beaucoup et nous voulons les mettre au service du développement humain et du défi climatique on a des propositions on sort avec les syndicats renforcés de cette séquence le président de la République fait planer la menace d'une dissolution de l'Assemblée nationale son entourage disait hier soir tous les schémas institutionnels sont possibles est-ce que vous souhaitez une dissolution d'assemblée nationale un j'y crois pas du tout j'y crois pas du tout parce que le gouvernement a plus sa peur a plus à perdre excusez-moi et à mon avis enfin j'ai pas à mon avis les représentants de Monsieur Macron qui voteraient cette réforme des retraites s'il y avait dissolution demain c'est excite dehors ils seront pas 2 je vais vous dire moi je mon souhait aujourd'hui mon objectif est joué c'est aujourd'hui c'est que dans les heures qui viennent cette réforme des retraites soit battus et je regarde les choses étape par étape si la réforme des retraites est battue cet après-midi on verra bien ce que décide le président de la République et s'il décide d'une dissolution j'y crois pas ben on se mettra dedans et puis on se battra et on va montrer que la gauche représente une alternative tous ensemble je me battrai pour qui est l'union de la grue et vous ne demandez pas cette dissolution mais c'est parce que c'est pas l'actualité c'est et si demain et si là cet après-midi les députés LR contre leurs électeurs votent cette réforme des retraites le combat continue et nous aurons je le souhaite neuf mois pour obtenir un référendum par une pétition que nous souhaitons mettre en œuvre il y a aussi la rue hier c'était la huitième journée d'action avec une mobilisation qui était en netbaisse par rapport à mardi dernier je vous donne les chiffres 480 000 manifestants en France d'après le ministère de l'Intérieur un million 7 tu te rends compte mais je vais les écouter je vais les écouter pour savoir comment comment ils entendent poursuivre leur mouvement dans cette situation comprenez que la réquisition c'est pas contre les éboueurs ou contre leurs grèves c'est pour éviter des risques sanitaires la prolifération de rationale les nuisances la première chose à faire c'est de retirer cette réforme des retraites c'est de garantir à ses éboueurs qu'ils conserve leurs droits qu'ils conserve leurs droits voilà qu'il conserve le droit de partir à la retraite plutôt que d'autres salariés car ils exercent un métier pénible il respire des saloperies toute la journée ils ont les poumons pourris ils doivent ils méritent ils ont besoin d'une retraite anticipée cette retraite qu'on leur garantisse à eux et à tous les métiers pénibles de pouvoir partir beaucoup plus tôt en tout cas pas plus tard et ils arrêteront leur mouvement oui enfin sauf que vous disiez vous-même à l'instant il nous faut neuf mois pour faire le rip on va pas passer neuf mois sans ramasser les nouvelles mais enfin on va prendre chaque étape là quand elles arrivent si cet après-midi la retraite est battue voilà je le dis au député LR qui hésitent si il ne vote pas cette réforme des retraites demain il y a plus de grève des éboueurs il y a plus de grève des éboueurs voilà donc c'est aussi ça la décision ça peut s'arrêter cet après-midi je voudrais vous entendre rapidement sur quelques autres actualités hier c'est un peu passé inaperçu mais il y avait un autre vote l'assemblée parce qu'on discute du nucléaire en ce moment à l'Assemblée et le gouvernement a été battu pour le coup sur un souhait de fusionner deux instances l'autorité de sortie nucléaire et l'Institut de radioprotection de sortie nucléaire en gros c'est tout ce qui fait le contrôle de notre filière aujourd'hui est-ce que vous êtes vous de la vie qu'on ne peut pas avoir une sécurité une sûreté nucléaire renforcée c'est ce que dit le gouvernement c'est très important c'est très important j'étais dans l'hémicycle je siégé hier jusque au delà 23 heures donc séance de nuit et je suis très attaché à ce texte suivi par mon parce que je veux que l'on implant des usines dans notre pays et elle ne tourneront qu'avec cette électricité là qui en plus est décarbonée parce que je veux fournir à tous les Français l'électricité la moins chère de France d'Europe et ça c'est possible aujourd'hui et d'ailleurs il faut s'attaquer à l'inflation l'inflation qui frappe les ménages en ayant que fait aussi le gouvernement de faire le gouvernement on est en plein trimestre anti-inflation dans les supermarchés on a une inflation inférieure il y a des pays d'Europe ils annoncent une inflation à 18% dans les mois qui viennent et ils s'attaquent l'inflation sur certains produits Fabien Roussel moi je continue ma campagne je suis en campagne encore tous les lundis je suis dans dans une ville de France pour parler avec les Français l'inflation l'inflation est au cœur des préoccupations des Français c'est inacceptable ce qui se passe en ce moment j'ai rencontré le Secours populaire français qui me faisait un campagne mais c'est pas un meeting donc on va devoir s'arrêter l'inflation et véritablement un fléau et il faut aussi attaquer avec des mesures fortes baisser la TVA La TVA 0 % vous souhaitez pas la dissolution mais vous êtes effectivement prêt pour la campagne en tout cas merci Fabien Roussel je rappelle votre ouvrage qui paraît aujourd'hui les jours heureux sont devant nous belle promesse puisqu'elle est entendue merci d'avoir été

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