Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat· 5 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Éric Coquerel : " Quand un gouvernement n'a comme seule réponse la répression, il se plante " - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Comment calmer la colère ? Les cinq chantiers lancés par Sébastien Lecornu sont-ils les bons ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ces mouvements étudiants ? Ça vous rappelle quoi ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous jugez, vous qui avez un regard depuis des années, est-ce que pour vous ces mouvements ont changé de nature ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Mais c'est un mouvement qui a vocation à s'étendre pour vous ?

  • 3:23RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez à cette accusation de l'ultra-gauche ?

  • 4:26RelanceRéponse directe

    C'est aussi une note des renseignements qui parle de fonds lycéens. Qu'est-ce que vous répondez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:34Invité politiqueFait
    « Parcoursup, qui est une vraie boucherie en ce moment, il faut le dire. »
  • 1:37Invité politiqueChiffre
    « Vous avez des centaines de lycéens qui n'ont pas d'affectation. »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « Quand un gouvernement n'a que comme réponse la répression et une version policière de l'histoire, on dirait complotiste aujourd'hui, en disant il y a une main invisible, c'est nous la main invisible qui agitent tout ça, en général, ils se plantent et le mouvement ne fait que se développer. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « Moi, j'appelle Sébastien Lecornu à raison garder et à mesurer ses propos. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « On n'est pas en guerre, que je sache. »
  • 6:21PrésentateurChiffre
    « Là, on parle de plus de 5 000 interpellations en une semaine, 85% de mineurs placés en garde à vue, c'est disproportionné. »
  • 11:23Invité politiqueFait
    « Elle explique que le gouvernement a mis plus d'un milliard de plus dans l'éducation cette année. »
  • 11:43Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 840 millions de moins sur l'éducation, l'enseignement secondaire, l'enseignement et l'enseignement supérieur. »
  • 12:00Invité politiqueChiffre
    « Vous supprimez 1600 enseignants. »
  • 16:43PrésentateurChiffre
    « Sébastien Lecornu, il dit, une loi spéciale, ça coûte 15 milliards. »
  • 20:36Invité politiqueFait
    « À 1260 euros, certains retraités auront une désindexation partielle. »

Temps de parole

  • Éric Coquerel74 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 29 %
  • ?6 %

≈ 23,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur non identifié

L'acte 3 de la mobilisation étudiante annoncée

0:09
Présentateur

demain. Nouvelle journée de mobilisation que les syndicats appellent à rejoindre. Comment calmer la colère ? Les cinq chantiers lancés par Sébastien Lecornu sont-ils les bons ? Pour en parler, nous recevons Éric Coquerel, le député de la France Insoumise de la Seine-Saint-Denis, président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale. Bonjour, merci

0:27
Locuteur

beaucoup

0:27
Présentateur

d'être avec nous Éric Coquerel, interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest-France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auréane, Éric Coquerel, bonjour. Bonjour.

0:35
Locuteur

On

0:36
Présentateur

va commencer évidemment par cette mobilisation lycéenne. Vous avez manifesté, Éric Coquerel, dans votre jeunesse, dès 14 ans, si on en croit votre biographie, contre la loi de Vaquet, après, en 1986. Quel regard vous portez sur ces mouvements étudiants ? Ça vous rappelle quoi ? Des souvenirs de jeunesse

0:51
Locuteur

?

0:52
Éric Coquerel

Pas seulement des souvenirs, parce qu'en fait, je vais devant les lycées actuellement pour

0:56
Locuteur

non

0:57
Éric Coquerel

seulement les soutenir et les écouter surtout, mais aussi faire en sorte que les choses se passent le plus calmement possible quand j'y arrive. Oui, c'est un mouvement qui, en tout cas par son aspect massif, me rappelle par exemple les grands mouvements comme de Vaquet ou le CPE, parce qu'il y a beaucoup de monde... Des fois, il arrive qu'il y

1:15
Locuteur

ait

1:15
Éric Coquerel

des mouvements avec des blocus où les blocus sont minoritaires, mais là, c'est vraiment pas le cas. Vous avez quasiment tout le lycée qui est dehors, les gens qui se mobilisent. Bon, et puis, par contre, je crois que, contrairement aux périodes dont je viens de vous parler, il y

1:29
Locuteur

a

1:29
Éric Coquerel

une plus grande angoisse chez les lycéens de leur avenir. C'est pour ça qu'ils parlent beaucoup de Parcoursup, qui est une vraie boucherie en ce moment, il faut le dire. Vous avez des centaines de lycéens qui n'ont pas d'affectation, qui parlent de leurs conditions concrètes de cours. Donc voilà, ça exprime

1:45
Locuteur

le mal-être

1:46
Éric Coquerel

des jeunes et des lycéens dans une période où les choses ne vont pas pour ce pays.

1:51
Présentateur

Mais est-ce que vous jugez, vous qui avez un regard depuis des années, est-ce que pour vous, ces mouvements ont changé de nature ? Est-ce qu

1:58
Locuteur

'il

1:58
Présentateur

y

1:58
Locuteur

a

1:58
Présentateur

une mutation ? Est-ce qu'aujourd'hui, on est dans une mobilisation classique ou dans une mobilisation qui a une tournure inédite

2:03
Locuteur

? Ce

2:05
Éric Coquerel

qui est différent des mobilisations d'il y a une quarantaine d'années, c'est que ça vient d'abord, mais c'est un lien avec le contexte que je vous explique, ça vient d'abord des villes populaires, des lycées populaires au départ. Parti de Créteil, sur des choses très concrètes, la Seine-Saint-Denis s'est embrayée, ce n

2:24
Locuteur

'est

2:24
Éric Coquerel

pas vraiment étonnant. Ça fait deux ans, par exemple, qu

2:26
Locuteur

'en

2:26
Éric Coquerel

Seine-Saint-Denis, vous avez les enseignants qui ont un mouvement pour demander un plan d'urgence pour la Seine-Saint-Denis. Voilà, ça c'est une différence, c'est-à-dire que les mouvements CPE ou surtout de Vaquais sont d'abord partis des étudiants avant d'essaimer dans les lycées. Voilà, c'est ça la différence. Sinon, en termes

2:43
Locuteur

de… Là, vous pensez qu'il va être

2:44
Présentateur

inverse,

2:44
Locuteur

c

2:44
Présentateur

'est-à-dire que ça part des lycées et ça va essaimer plus

2:46
Locuteur

largement ? Oui, c

2:46
Éric Coquerel

'est ça, et en plus, ça part des villes populaires, des lycées des villes populaires où l'angoisse est plus grande par rapport aux conditions d'études qui sont mauvaises, par rapport souvent aux bâtiments qui sont dans un sale État, par rapport au manque de médecine scolaire, etc.

3:01
Locuteur

Mais c'est

3:01
Présentateur

un mouvement qui a vocation à s'étendre pour vous

3:02
Locuteur

?

3:03
Éric Coquerel

Je pense qu'il va s'étendre, parce que vous savez, là par contre, vous me parlez de mon expérience, alors je peux vous dire une chose, c'est que quand un gouvernement n'a que comme réponse la répression

3:11
Locuteur

et

3:12
Éric Coquerel

une version policière de l'histoire, on dirait complotiste aujourd'hui, en disant il y

3:16
Locuteur

a

3:16
Éric Coquerel

une main invisible, c'est nous la main invisible qui agitent tout ça, en général, ils se plantent et le mouvement ne fait que se développer.

3:23
Présentateur

Ça,

3:24
Locuteur

c

3:24
Présentateur

'est la fameuse phrase de Matignon, elle est fille, elle s'est proxie l'ultra-gauche accusée d'être à l'origine du mouvement. Bon, ça a été beaucoup débattu, évoqué. Qu'est-ce que vous répondez à cette…

3:35
Éric Coquerel

Moi, j'appelle Sébastien Lecornu à raison garder et à mesurer ses propos. C'est la première fois qu'on utilise ce terme, ça fait deux fois en fait,

3:43
Locuteur

il

3:43
Éric Coquerel

l'avait déjà dit une fois, qui est un terme militaire, en plus qui définit plutôt des organisations terroristes, enfin on voit bien qu'il

3:52
Locuteur

y a

3:52
Éric Coquerel

un côté militaire, vis-à-vis d'une opposition. On n'est pas en guerre, que je sache. Voilà, donc je trouve que cette façon de faire qui tend le sujet exactement comme d'ailleurs ils ont fait dès le départ, c'est-à-dire que dès le départ, vous avez le ministre de l'Éducation, avant de parler de plateforme, etc., et le ministre de l'Intérieur qui ont appelé tout de suite à une répression par rapport au blocus. Là, maintenant, il s'adoucit le ministre de l'Éducation, il dit « Ah, mais il y

4:17
Locuteur

a

4:17
Éric Coquerel

les lycéens d'un côté, c'est vrai, et puis il y a quelques casseurs à

4:20
Locuteur

l

4:20
Éric Coquerel

'autre ». Mais au début, ils n'ont pas fait ça, ils ont tout de suite envoyé l'appel

4:24
Locuteur

pour faire en sorte de disperser les blocus.

4:26
Présentateur

C

4:26
Locuteur

'est aussi

4:26
Présentateur

une note des renseignements qui parle

4:28
Locuteur

de fonds

4:30
Éric Coquerel

lycéens. Oui, c'est pas parce

4:32
Locuteur

que c'est une note des

4:34
Présentateur

renseignements. par des éléments d'extrême-gauche, qui viennent notamment d'organisations politiques comme LFI.

4:38
Éric Coquerel

Donc, c'est pas parce que ça vient des renseignements que ça la valide, première réponse. Et la deuxième, c'est que c'est le Premier ministre qui a fait en sorte que ça fuite, puisque c'était une cellule de crise. Donc voilà, ça veut dire qu'il endosse ces propos que, je vous dis, je les trouve irresponsables, parce que ça ne fait que tant de la situation. En plus, outre le fait que c'est calomniateur, parce qu'évidemment, on n

5:00
Locuteur

'a

5:00
Éric Coquerel

rien à voir avec des proxys, premièrement, mais deuxièmement,

5:02
Locuteur

en

5:02
Éric Coquerel

plus, vous savez, les lycéens, quand ils écoutent que c'est LFI qui est à l'origine de tout, ils rigolent. Ils apprécient notre présence, ça les rassure, parce qu'ils ont des adultes qui les soutiennent, mais sinon, ça les fait doucement rire. Donc, tout ça, et en plus de ça, je dis au gouvernement, c'est jamais, quand vous faites ça, en général, vous êtes prêts de perdre.

5:22
Locuteur

Mais est-ce que vous les appelez au calme ? – Je rappelle, Pascua

5:24
Éric Coquerel

était un spécialiste de ça, et bilan, ils ont perdu, sauf qu'entre-temps, et c'est ça que je redoute, il y

5:29
Locuteur

a

5:29
Éric Coquerel

eu la mort de Malik Husekine, parce qu'il ne

5:31
Locuteur

faut

5:31
Éric Coquerel

pas oublier que… – Vous vous redoutez

5:32
Locuteur

qu'il y a un

5:33
Éric Coquerel

mort, cette fois-ci, à nouveau ? – Ah ben, écoutez, on parle beaucoup de la dégradation, des violences, etc., que je réprouve, les feux de les lycées, souvent, c'est des éléments extérieurs. Enfin, ça, c'est du matériel. Pour l'instant, d'un point de vue humain, il y a eu, d'un point de vue humain grave, il y a eu surtout plusieurs jeunes éborgnés, plus des jeunes défigurés, que ce soit à Sevran, que ce soit à Saint-Ouen-le-Monde, Argenté, – Alors, justement,

5:53
Locuteur

vous parliez, vous disiez que le ministre… – Oui, il y a eu aussi des forces

5:55
Présentateur

de l'ordre, du personnel enseignant.

5:56
Locuteur

–

5:57
Éric Coquerel

Oui, je parle en termes de blessures graves, pour le moment, c'est-à-dire de blessures où votre vie durant, vous avez perdu un œil, pour l'instant, c'est du côté lycéen. C'est pour ça que je comparais avec Malik Husekine, parce que quand vous avez ce genre de blessures, et elles ont eu lieu au moment de la réforme de Vaquet,

6:14
Présentateur

vous ne savez jamais où ça s'arrête. – Juste une précision, vous disiez, le ministre semble s'adoucir, vous parlez du ministre de l'Éducation nationale, est-ce que c'est le cas du ministre de l'Intérieur ? Là, on parle de plus de 5 000 interpellations en une semaine, 85% de mineurs placés en garde à vue, c'est disproportionné, ou est-ce que les débordements survenus en fin de semaine justifient ça ? – Il

6:31
Locuteur

faut

6:32
Éric Coquerel

vous rendre compte que je crois avoir entendu que c'était un nombre supérieur au pic culmement des arrestations en mai 68, qui a été autrement plus violent vis-à-vis des forces de l'ordre, laissez-moi vous le dire. Donc bien sûr que je pense que c'est disproportionné, en plus, Darmanin a donné des consignes déjà, il a dit qu'en gros, il devait y

6:50
Locuteur

avoir

6:50
Éric Coquerel

des poursuites pénales dures qui suivent.

6:53
Locuteur

Alors,

6:53
Éric Coquerel

il y a des poursuites pénales, c'est-à-dire qu'un môme, il se retrouve en garde à vue, et pour parfois rien, parfois franchement des pécadilles,

7:01
Locuteur

j

7:01
Éric Coquerel

'en ai vu, il se retrouve poursuivi devant la justice. Donc vous voyez bien qu'il y a l'utilisation d'une instrumentalisation, de la répression, et après, de la justice, on verra ce que fait la justice ensuite, qui est là pour intimider

7:13
Présentateur

les lycéens. – Pour intimider les lycéens, il y a aussi une vraie difficulté à faire le tri entre les casseurs, parce qu

7:19
Locuteur

'il

7:19
Présentateur

y en a, et les lycéens qui manifestent légitimement, pacifiquement. Manifestement,

7:23
Locuteur

il

7:23
Présentateur

y a une difficulté de la police à gérer

7:26
Locuteur

ce contexte-là. – Oui, vous avez une difficulté, mais vous avez

7:28
Éric Coquerel

une façon de gérer les choses. Je vous donne un petit exemple. L'autre jour, j'étais devant Paul-Éloard, le lycée dont on parle beaucoup, à Saint-Denis. Tout d'un coup, tout se passait bien. C'est-à-dire que vous avez eu plusieurs centaines de lycéens qui parlaient, ce que j'espère qu'après, on va parler de leurs revendications, parce que là, on parle que d'un aspect répressif. Qu'est-ce qui se passe ? Tout d'un coup, on voit un mouvement de foule. La police a cherché un lycéen au milieu de ses camarades. On l'accusait d'avoir été un des auteurs du casse de la grille qui avait eu lieu trois jours avant. Est-ce que vous croyez vraiment que c'était nécessaire de le faire à ce moment-là ?

Qu'est-ce qui se passe ? Les lycéens ne savent pas pourquoi on arrête à des leurs. Il y a des mécanismes de solidarité. Et on a eu toutes les pètes du monde, avec Bali Bagayoko, à remettre, je veux dire, à s'interposer. Donc, il y a une façon de faire. Et cette façon de faire, je vous le dis, c'est d'abord, avant d'entendre les revendications des lycéennes,

8:12
Locuteur

je

8:12
Éric Coquerel

dis les lycéennes parce que c'est souvent elles qui sont à la pointe en termes de revendications, et des lycéens, c'est d'abord de répondre par la répression. Ça, ce n

8:20
Locuteur

'est

8:20
Éric Coquerel

pas une bonne manière de faire. Et d'ailleurs, ça continue avec la loi Casseur-Peyer.

8:24
Présentateur

– Dont le gouvernement avance l'examen qui sera examiné au Sénat ce mois-ci. Pour vous,

8:28
Locuteur

ce

8:28
Présentateur

n

8:29
Locuteur

'est

8:29
Présentateur

pas une bonne loi, la loi Casseur-Peyer

8:29
Locuteur

? –

8:29
Présentateur

Non,

8:30
Éric Coquerel

enfin, vous rigolez. Je me demande même si ça sera constitutionnel. Parce que vous savez que le code pédale dit que nul n'est responsable pénalement que de son propre fait. Et là, ça va inventer l'idée, contrairement à une loi qui existe déjà, que désormais, quand vous ferez partie d'un attroupement, vous pouvez être susceptible, donc il

8:45
Locuteur

y a

8:45
Éric Coquerel

une présomption de culpabilité, de vous retrouver dans cette situation. Voilà, donc c'est ça la première réponse que M. Lecornu fait. Il a fait une lettre hier.

8:54
Locuteur

–

8:54
Présentateur

Juste, pardon, on le précise, la loi Casseur-Peyer, ce n

8:56
Locuteur

'est

8:56
Présentateur

pas une loi en réponse initialement à

8:57
Locuteur

ces violences lycéennes. C'est une loi qui a été présentée, le Conseil des ministres,

9:01
Présentateur

sur les violences en marge des

9:03
Locuteur

maîtres du PSG. – Sauf

9:03
Éric Coquerel

que là, il

9:03
Locuteur

y

9:03
Éric Coquerel

a dans son tweet M. Lecornu, qui répond soi-disant au mouvement lycéen et qui établit un certain nombre de choses, juste d'ailleurs, qui parle de problèmes d'aménagement. –

9:12
Locuteur

Vous

9:12
Éric Coquerel

parlez

9:12
Locuteur

de la

9:12
Éric Coquerel

lettre ? –

9:13
Locuteur

Ce

9:13
Éric Coquerel

n

9:13
Locuteur

'est

9:13
Éric Coquerel

pas un tweet, c'est une lettre.

9:14
Locuteur

–

9:14
Éric Coquerel

C'est une lettre

9:14
Locuteur

à ses ministres.

9:15
Éric Coquerel

– Mais il y a un tweet qui l'accompagne. Et dans la lettre, vous

9:18
Locuteur

avez cinq chantiers. – Vous avez

9:19
Éric Coquerel

cinq chantiers. Alors, que ne les a-t-il pas fait avant ? Et deuxièmement, le tweet explique, comme mesure concrète, la première mesure concrète, c'est cette loi Casseur-Peyer, et ça a bien bien comme réponse. Alors, que ne répond-il pas ? Pourquoi, dans sa lettre, par exemple, il analyse le fait qu'il y

9:35
Locuteur

a

9:35
Éric Coquerel

un problème avec Parcoursup ?

9:38
Locuteur

–

9:38
Éric Coquerel

Bon, mais ça, il le renvoie au présidentiel. Il analyse le fait

9:42
Locuteur

qu'il y a des problèmes d'enseignement, etc. – Il parle quand même d'une

9:43
Présentateur

amélioration,

9:44
Locuteur

il demande d'une amélioration,

9:45
Présentateur

une transparence de Parcoursup.

9:46
Éric Coquerel

– Bien sûr, oui, mais d'accord. Donc, l'urgence, c'est de laisser tranquille Parcoursup, mais c'est de faire une loi Casseur-Peyer. Vous voyez bien qu'il y a des réponses décalées qui ne correspondent pas à la situation.

9:55
Locuteur

–

9:55
Éric Coquerel

C'est que par

9:56
Locuteur

Parcoursup, le choix, il va

9:57
Présentateur

se faire à la fin de l'année scolaire.

9:58
Éric Coquerel

– Non, on pourrait faire une loi d'abrogation de Parcoursup, et la changer, parce que Parcoursup ne fonctionne…

10:03
Locuteur

–

10:03
Éric Coquerel

Alors, déjà, discriminé, sélectionné, mais en plus, là, ça ne fonctionne plus du tout, parce que, je vous dis, il y a des milliers de lycéens dans Parcoursup,

10:11
Présentateur

en France, qui se retrouvent sur le carreau. – Ça fait partie des revendications des lycéens. –

10:16
Locuteur

Alors,

10:16
Présentateur

vous, vous voulez une abrogation de Parcoursup, c'est-à

10:18
Locuteur

-dire

10:18
Présentateur

on supprime complètement le Parcoursup,

10:20
Locuteur

ou on le remplace par autre chose ou pas ? – Oui,

10:24
Éric Coquerel

c'est de faire en sorte qu'on

10:25
Locuteur

garantisse à quelqu'un

10:27
Éric Coquerel

qui a le baccalauréat de pouvoir continuer ses études, point. Le bac, ça ouvre la possibilité de… Donc, ce n

10:34
Locuteur

'est

10:34
Éric Coquerel

pas comme Parcoursup qui détermine qu'à un moment donné, vous n'avez pas le droit d'aller à tel endroit, et qu'en plus de ça, vous avez même des chances d'aller nulle part. Donc, ça, excusez-moi, ça,

10:42
Locuteur

c

10:42
Éric Coquerel

'est ni à faire, etc. On demande aussi, par exemple, la abrogation de la loi 2019, dit Blanquer, qui est une loi qui a été catastrophique pour l'aménagement des emplois du temps. Ils n'arrêtent pas d'en parler, les lycéens. Écoutez les liens, ils parlent sans arrêt de ça. Pourquoi ? Parce que la loi Blanquer a enlevé les séries, a mis des spécialisations hyper compliquées. Si vous ajoutez des profs qui manquent, vous avez des emplois du temps où ils se retrouvent parfois à des heures, maintenant sans téléphone. Je dis ça parce que ça se rajoute, dans ce qu'ils disent, à… –

11:11
Locuteur

Avec des emplois du temps.

11:12
Éric Coquerel

– Et enfin, ils demandent, j'allais dire, un, qu'il y ait des moyens, davantage d'enseignants, davantage d'enseignants remplaçants, etc. Et là, je reviens à la lettre, parce que la lettre, elle ment. Elle explique que le gouvernement a mis plus d'un milliard de plus dans l'éducation

11:29
Locuteur

cette année. – Un milliard de budget. – Bien,

11:31
Éric Coquerel

c'est un mensonge. Parce que pour comparer un budget avec l'année précédente,

11:35
Locuteur

il

11:35
Éric Coquerel

faut

11:36
Locuteur

inclure

11:37
Éric Coquerel

l'inflation, qui

11:38
Locuteur

est

11:38
Éric Coquerel

de plus de 2%. Et si vous incluez l'inflation, je vous donne les chiffres, comme ça n

11:42
Locuteur

'a

11:42
Éric Coquerel

pas été beaucoup donné, vous avez 840 millions de moins sur l'éducation, l'enseignement secondaire, l'enseignement et l'enseignement

11:50
Locuteur

supérieur.

11:51
Éric Coquerel

Vous avez 643 millions de moins sur l'enseignement, l'éducation. Mais sachez que là-dedans, la plus grosse baisse, c'est les collèges et les lycées. Vous

12:00
Locuteur

avez

12:00
Éric Coquerel

557 millions, vous supprimez 1600 enseignants. Donc, ils font exactement l'inverse de ce qu

12:05
Locuteur

'on dit. – Vous

12:05
Éric Coquerel

êtes

12:06
Locuteur

en train de nous dire qu'à Euroconstant, le budget baisse.

12:08
Éric Coquerel

– Bien sûr, ils baissent à Euroconstant, ça c'est clair, c'est les chiffres. Regardez, j'ai mis hier un tableau, là aussi sur X,

12:16
Locuteur

je

12:16
Éric Coquerel

suis désolé de renvoyer à X, mais qui le dit, donc vous avez un tableau très clair, ils ont même supprimé des enseignants. Donc déjà, par exemple, au lieu de faire la loi casseur-payeur, il ferait mieux de faire un plan d'urgence

12:28
Locuteur

pour les écoles. – Mais pardon, il explique par la

12:30
Présentateur

démographie, le gouvernement l'explique par la démographie, il y

12:32
Locuteur

a

12:32
Présentateur

moins d'élèves, donc il y

12:33
Locuteur

a

12:33
Présentateur

besoin

12:33
Locuteur

de… – C'est une réalité, il y a moins

12:34
Éric Coquerel

d'élèves, donc on devrait en profiter pour qu

12:35
Locuteur

'il

12:35
Éric Coquerel

y

12:35
Locuteur

ait

12:35
Éric Coquerel

moins d'élèves par classe. Et dans le secondaire, contrairement à ce que dit le ministre de

12:40
Locuteur

l

12:40
Éric Coquerel

'Intérieur, c'est qu'on n'est pas dans la bonne moyenne, justement on est au-dessus de la moyenne de l'OCDE, largement, et de pays qui nous entourent.

12:46
Locuteur

– Les suppressions sont en sorte

12:47
Présentateur

de réduire les effectifs.

12:49
Locuteur

–

12:49
Présentateur

Les suppressions, les réductions d'effectifs, elles ne concernent pas les lycées, c'est plutôt les écoles. – Non, c'est les lycées et les collèges. – Les collèges, la moyenne, je crois qu'il l'a mis lui-même, c'est plus de 30 élèves par classe en

12:59
Locuteur

vie.

12:59
Présentateur

– Non mais sur les suppressions de postes d'enseignants dans le prochain budget en fait.

13:03
Locuteur

– C'est

13:03
Présentateur

de 100 dans le secondaire, sur 1600. – Juste un dernier mot, parce qu

13:06
Locuteur

'on

13:06
Présentateur

va parler du budget, Éric Coquerel avec Stéphane Le Temphile, qu'est-ce que vous répondez à Bruno Retailleau qui suggère une interdition de LFI, parti

13:12
Éric Coquerel

sceptiqueux

13:13
Locuteur

? –

13:13
Éric Coquerel

Écoutez, il donne un argument de plus pour qu'il ne soit surtout pas président de la République, parce que là on serait carrément en dictature, avec ce genre de propos. Donc il veut interdire une opposition, enfin où est-on

13:23
Locuteur

?

13:23
Éric Coquerel

Ça doit être les résultats de Bolsonaro, de Trump, ou de l'AFD qui doivent l'influencer.

13:29
Locuteur

–

13:29
Éric Coquerel

Et par contre,

13:30
Locuteur

la

13:30
Présentateur

suppression, juste très vite, la suppression temporaire des réseaux sociaux, ce qui a été proposé par Nicolas Isner en cas d'émeute,

13:36
Locuteur

parce

13:36
Présentateur

que ça fait

13:37
Locuteur

partie… – C'est le président de la

13:37
Présentateur

métropole d'Aix-Marseille,

13:39
Locuteur

c'est sûr de supprimer temporairement

13:40
Éric Coquerel

les réseaux sociaux. – Franchement, la solution qui consiste à faire qu'un des moyens de communication les plus importants, c'est un peu comme si on avait empêché au môme dans le passé d'aller sur le télé, de téléphoner ou autre chose, c'est pas comme ça, il faut réguler les réseaux sociaux, ça c'est sûr, mais les interdire, je veux dire ça, tout ça, tout ça est une manière

14:01
Locuteur

de plus… – Blocage temporaire des réseaux sociaux. – De casser le thermomètre

14:03
Éric Coquerel

au

14:03
Locuteur

lieu

14:03
Éric Coquerel

de…

14:04
Locuteur

– C'est ce qu'il demande, le

14:04
Présentateur

blocage temporaire des réseaux sociaux.

14:05
Locuteur

–

14:05
Éric Coquerel

C'est pas tout à fait une interdiction.

14:07
Locuteur

–

14:07
Éric Coquerel

Enfin oui, non. – C'est toujours une réponse qui n'est pas une réponse de fond. Quand on les écoute, qu'on les reçoive, qu'on leur laisse faire des assemblées générales dans les lycées, parce que là, le Premier ministre parle de dialogue, c'est pas vrai, moi j'en ai pas vu des dialogues, on a écrit au recteur, il y

14:20
Locuteur

a

14:20
Éric Coquerel

des lycéens de Paul et Loire qui ont écrit au recteur pour le voir, il n'a toujours pas répondu. Donc qu'on les laisse exprimer leurs revendications, ils sont en train de s'organiser.

14:27
Locuteur

–

14:27
Éric Coquerel

La plateforme

14:28
Locuteur

de concertation… – À leur

14:29
Éric Coquerel

besoin,

14:30
Présentateur

comment ? – La plateforme de concertation, ils peuvent l'utiliser ? Vous les encouragez à

14:33
Locuteur

l'utiliser ? –

14:33
Présentateur

Une mur au vert aussi. Non mais c'est pas sérieux, c'est pas sérieux

14:36
Locuteur

ça. –

14:37
Présentateur

Voilà, on passe au budget

14:37
Locuteur

? – Allez,

14:38
Présentateur

on passe au budget. – Bon, soyons très directs, l'Assemblée nationale entame l'examen du budget. Est-ce qu'on aura un budget à la fin de l'année, avant la fin de l'année, cette année ?

14:46
Éric Coquerel

– Alors ce que je crois, c'est que soit ils trouveront une opposition complice pour ne pas les censurer après un 49-3, ils y iront par 49-3.

14:55
Locuteur

–

14:55
Présentateur

C'est quoi une opposition complice

14:56
Locuteur

? – Je

14:56
Éric Coquerel

ne

14:57
Locuteur

sais

14:57
Éric Coquerel

pas, manifestement, pour l'instant, ils ciblent plutôt l'ERN, on verra bien. Donc soit ils se trouvent complices, ça veut dire que vous ne censurez pas le gouvernement, donc vous laissez passer un budget qui ne peut pas être adopté parce que le gouvernement est une minorité à l'Assemblée.

15:10
Locuteur

–

15:10
Éric Coquerel

Comme le Parti

15:10
Locuteur

socialiste en début d'année. – Voilà, deux fois le Parti

15:12
Éric Coquerel

socialiste, là, ils ont l'air de plus de se diriger vers l'ERN, mais comme avec le Parti socialiste, on peut toujours être surpris, je ne sais pas. Soit il y aura ça, soit, je vous le dis à l'avance, je suis à peu près certain qu'il y

15:23
Locuteur

aura

15:23
Éric Coquerel

des ordonnances au bout de 60

15:24
Locuteur

jours. – Ça, c'est ce que demande

15:25
Éric Coquerel

Bruno Retailleau. – Oui, et je pense que j'ai cru comprendre, alors, non, ce

15:29
Locuteur

n

15:29
Éric Coquerel

'est pas que j'ai compris, Sébastien Lecornu, pour l'instant, ne veut pas. C'est-à-dire que je pense qu'il ne veut pas être censuré. Pour qu'on comprenne,

15:35
Locuteur

c

15:35
Éric Coquerel

'est que quand vous avez les ordonnances, le budget passe, enfin, vous avez toutes les chances derrière d'être censuré. – Oui, mais on a un budget,

15:42
Locuteur

en

15:42
Éric Coquerel

fait, c

15:42
Locuteur

'est

15:42
Éric Coquerel

ça la différence. – Donc, je

15:45
Locuteur

comprends pour lui que ça

15:45
Éric Coquerel

soit un problème, mais je pense qu'ils iront par ordonnance et qu'ils essaieront de faire passer en force un budget qui, une fois de plus, je le rappelle, ne sera pas voté à l'Assemblée, ne sera même pas soumis au vote, et en plus, c

15:56
Locuteur

'est

15:56
Éric Coquerel

minoritaire,

15:57
Présentateur

ce qui est quand même un problème. –

15:58
Locuteur

Alors,

15:58
Présentateur

en plus, il faut préciser, si c'est un budget adopté par ordonnance, tous les amendements qui ont été négociés, discutés pendant les 70 jours, ils tombent tout en ballot. On revient à la copie qui a été présentée ce jeudi en Conseil des

16:08
Locuteur

ministres.

16:08
Présentateur

– C

16:08
Éric Coquerel

'est pour ça que moi, j'avais proposé une solution, mais ils n

16:10
Locuteur

'en

16:10
Éric Coquerel

ont pas voulu, c'est bien dommage, qui était une solution de compromis, qui était de dire, on fait une vraie loi spéciale, c'est-à-dire la loi spéciale, vous savez que quand vous la votez, tous les crédits de l'année précédente sont remis sur la table. Et après, vous avez des décrets d'application qui décident de l'appliquer de manière plus ou moins restrictive, ça fait deux ans qu'ils l'appliquent de manière restrictive, pour faire pression sur l'Assemblée, pour qu'ensuite, elles votent le budget. Mais là, ils auraient pu ne pas le faire. On aurait même pu l'accompagner de ce qu'on appelle des mesures fiscales, des lois spéciales de recettes, par exemple, pour indexer l'impôt sur le revenu.

– Pourquoi

16:40
Locuteur

ça ne coûte

16:40
Présentateur

pas 15 milliards ? Parce que Sébastien Lecornu,

16:42
Locuteur

il

16:42
Présentateur

dit, une loi spéciale,

16:43
Locuteur

ça coûte 15 milliards. – Non, ça, ce n'est

16:44
Éric Coquerel

pas vrai. Ça, ce n

16:44
Locuteur

'est

16:44
Éric Coquerel

pas vrai, ils n'ont jamais été capables de le prouver. Ça, c'est des chiffres qu'ils ont mis sur la table au début de l'année dernière, à chaque fois qu'ils ont mis

16:51
Locuteur

une

16:51
Éric Coquerel

loi spéciale, ils n'ont pas été capables de le trouver. Ça leur a plutôt même économisé de l'argent, parce que comme ils ont eu une vision restrictive de la loi spéciale, pendant le premier trimestre, tous les crédits n'ont pas été débloqués. Donc tout ça,

17:03
Locuteur

ce

17:03
Éric Coquerel

n

17:03
Locuteur

'est

17:03
Éric Coquerel

pas vrai. Mais bon, ils ne veulent pas, je pense qu'ils auraient été un compromis par le haut, qui aurait permis une certaine visibilité en attendant les présidentielles, où là, les choix auraient été faits, ils n'ont pas voulu, donc ils ont décidé de passer

17:14
Présentateur

en force un très mauvais budget. – Soyons clairs, on est dans un contexte, avec la présidentielle au printemps, s'il n'y

17:20
Locuteur

a

17:20
Présentateur

pas de budget voté, négocié, avant la fin de l'année, il n'y aura pas de deuxième service en début d'année.

17:26
Locuteur

– Je ne crois pas qu'ils

17:27
Éric Coquerel

iront jusqu'à là, c'est

17:28
Locuteur

pour

17:28
Éric Coquerel

ça que je vous dis qu'à mon avis, ils

17:30
Locuteur

feront les ordonnances,

17:31
Éric Coquerel

mais je voudrais revenir quand même sur le fond, c'est un budget catastrophique, en mettant les choses au

17:35
Locuteur

point. –

17:35
Éric Coquerel

Mais juste, pardon,

17:36
Présentateur

déjà sur

17:36
Éric Coquerel

le cadrage…

17:37
Locuteur

– C'est dommage

17:37
Éric Coquerel

que vous n'oubliez pas m'entendre sur le… –

17:38
Présentateur

Non mais c'est justement, mais non mais on va en parler, sur le cadrage, avant de parler du contenu, est formatif de 43 milliards, c'est ce que dit Sébastien Lecornu, si on ajoute les mesures déjà engagées,

17:47
Locuteur

ça

17:47
Présentateur

fait 54 milliards, déjà, est-ce que vous dites, oui, il faut 54 milliards d'économies, il faut qu'on trouve 54 milliards d'économies

17:53
Éric Coquerel

? – Ben non, je ne dis pas ça, non,

17:55
Locuteur

je

17:55
Éric Coquerel

ne

17:55
Locuteur

dis

17:55
Éric Coquerel

pas ça, ça dépend… –

17:56
Locuteur

Donc ce n'est pas uniquement sur la méthode que vous n

17:58
Présentateur

'êtes pas d'accord, c'est aussi

17:59
Locuteur

sur le besoin d'économie.

18:01
Éric Coquerel

– Parce que la question n'est pas, alors ce n

18:03
Locuteur

'est

18:03
Éric Coquerel

pas 54, c'est 43, c'est 43 en 2027, mais la question n'est pas, est-ce qu'il faut faire des économies ? C'est comment fait-on des économies et qu'est-ce qu

18:11
Locuteur

'il

18:11
Éric Coquerel

y

18:11
Locuteur

a

18:11
Éric Coquerel

dedans ? Bon, eux, ils choisissent maintenant, depuis plusieurs années, de dire que pour faire en sorte que les déficits n'explosent pas, vous jouez sur les dépenses sociales, les dépenses de l'État, les dépenses des collectivités. Et vous ne touchez quasiment pas, contrairement à ce qu

18:25
Locuteur

'ils

18:25
Éric Coquerel

peuvent dire, les cadeaux fiscaux qui ont été faits aux ultra-riches, qui fait que vous pouvez regarder toutes les statistiques, il y

18:33
Locuteur

a

18:33
Éric Coquerel

des excellents chiffres, qui fait qu'en gros, le capital, pour aller vite, parce que c'est comme ça que ça se traduit en termes de dividendes, n'a eu de cesse de baisser dans le prélèvement obligatoire, c'est-à-dire que les recettes ont baissé et ce qui a baissé, c'est l'imposition sur le capital, pour aller vite, de manière vraiment très importante. Donc, faute d'aller récupérer cet argent, ils choisissent d'aller baisser les dépenses sociales et d'attaquer quasiment tous les Français. Parce que, contrairement à ce qu

18:57
Locuteur

'ils

18:57
Éric Coquerel

disent, à part ces ultra-riches,

18:59
Locuteur

je

18:59
Éric Coquerel

ne connais pas de Français qui ne va pas être impacté par ce budget, soit en termes d'imposition, par exemple les retraités, soit en termes de revenus, par exemple le point d'indice des fonctionnaires, etc. Donc, tous les Français vont être attaqués. Et qu'est-ce qui se passe quand les Français sont attaqués comme ça ? Eh bien, il y a ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, qui depuis deux ans est en chute libre dans ce pays, ce qui est une catastrophe, parce que ça, déjà pour les gens, parce que ça veut dire que certains doivent faire attention sur absolument tout quand ce n

19:27
Locuteur

'est

19:27
Éric Coquerel

pas carrément se priver, eh bien, ce pouvoir d'achat qui baisse, c

19:30
Locuteur

'est

19:30
Éric Coquerel

la consommation intérieure qui baisse. Quand la consommation intérieure baisse, la croissance baisse. Et quand la croissance baisse, vous avez moins de rentrées fiscales, moins de cotisations, et vous avez un effet d'irrécessif sur l'économie. Voilà ce qu'ils mettent en place et qui recommencent cette année. Et donc, à la fin du fin, non seulement économiquement, ça va mal, non seulement pour les gens, ça va mal, mais refigurez-vous même les déficits, qui est leur objectif premier, ils se trompent,

19:52
Locuteur

–

19:52
Éric Coquerel

Pardon, mais

19:52
Locuteur

quelle est la solution

19:53
Présentateur

quand on a une

19:54
Locuteur

dette qui atteint

19:55
Présentateur

120% du PIB, des taux d'emprunt qui frôlent les 5%, on fait quoi ?

19:59
Locuteur

– C

19:59
Éric Coquerel

'est vrai,

20:00
Locuteur

mais

20:00
Éric Coquerel

ça,

20:00
Locuteur

c

20:00
Éric Coquerel

'est pas… Vous avez remarqué que ce n

20:02
Locuteur

'est

20:02
Éric Coquerel

pas la faute des oppositions, ça. D'accord ? Bon,

20:04
Locuteur

c

20:04
Éric Coquerel

'est… Alors, il y a un fait international, et je pense que la politique, vraiment, l'aggrave. La solution, c'est peut-être déjà d'aller faire en sorte que vous ne… Comment dire ? Vous n'ayez pas, justement, sur l'économie, d'un effet récessif. Donc, quand le pouvoir d'achat baisse, vous vous débrouillez pour prendre des mesures qui fassent que le pouvoir d'achat arrête de baisser. Donc, il faut plutôt miser sur une augmentation des salaires, il faut plutôt arrêter de baisser les minima sociaux, parce que ça a

20:30
Locuteur

l

20:30
Éric Coquerel

'effet dont je viens de vous parler, de s'attaquer aux revenus des retraités qui ne sont pas les privilégiés de ce pays. Maintenant, à 1260 euros, certains retraités auront une désindexation partielle. C'est les privilégiés à 1260 euros ? Ou même à 2034 pour une désindexation tonnelle ? Vous voyez bien que ça, ça ne tient pas la route. Par contre, je vous le dis, on l'affichera quand on va publier notre programme présidentiel, on récupère assez facilement

20:53
Locuteur

100

20:54
Éric Coquerel

milliards d'euros en allant revenir sur les cadeaux fiscaux qui ont été faits par M. Macron, aux plus riches, par exemple, supprimant la flat tax et le bouclier du capital, mettons un ISF climatique, mettons la taxe Zuckman et attaquons aussi des niches, réformons des niches qui sont souvent des trappes à optimisation. On récupère facilement, je vous assure, 100 milliards d'euros et ça, déjà, un, ça peut un peu réduire les déficits, mais ça peut aussi répondre aux besoins sociaux des Français, par exemple, dans l'éducation.

21:23
Présentateur

Un dernier mot, Stéphane

21:24
Locuteur

? Moi,

21:25
Présentateur

je voulais juste savoir sur les retraites, par exemple, il y a consensus, vous dénoncez le gel des retraites, mais vous n'êtes pas les seuls, le Rassemblement national aussi, le Parti socialiste aussi. Est-ce qu'il y

21:38
Locuteur

a

21:38
Présentateur

des points particuliers au cours de la discussion budgétaire où toutes les oppositions au gouvernement pourraient se mettre d'accord pour proposer

21:46
Locuteur

des amendements

21:47
Présentateur

ensemble ?

21:47
Locuteur

Je pense,

21:48
Éric Coquerel

et vous

21:48
Locuteur

savez, vous n'investissez pas dans

21:49
Éric Coquerel

ces cas-là

21:50
Locuteur

? Non,

21:51
Éric Coquerel

je le dis parce qu'on nous dit depuis deux ans, c'est le Parlement qui fait le budget. Eh bien, quand vous avez des mesures un peu

21:58
Locuteur

fortes qui,

21:59
Éric Coquerel

soit, suppriment des articles du budget, soit, par exemple, on ajoute, l'an dernier, on avait ajouté une taxe sur les multinationales qui est rapportée de 20 milliards, eh bien, il passe par 49,3 et supprime tout.

22:09
Locuteur

Autrement

22:10
Éric Coquerel

dit, vous avez une espèce de faribole qui laisse penser que c'est un gouvernement ouvert à la discussion et que, finalement, seules les oppositions qui ne seraient pas d

22:20
Locuteur

'accord avec ce budget bloqueraient.

22:21
Présentateur

Un compromis a été trouvé. L'année dernière, un compromis a été trouvé. Pour

22:23
Éric Coquerel

des Pécades

22:24
Locuteur

sur la réforme des retraites. Je vous rappelle. Expension

22:26
Présentateur

de la réforme des retraites,

22:27
Locuteur

c'est

22:27
Présentateur

ce que c

22:27
Locuteur

'est

22:27
Présentateur

qu'il

22:27
Locuteur

a

22:27
Présentateur

dit.

22:28
Éric Coquerel

Écoutez, ce que j'observe, c'est qu'elle n'est que suspendue et qu'en échange de l'avoir suspendue pour la première fois, l'Assemblée nationale, du coup, on a voté le principe alors qu

22:38
Locuteur

'il

22:38
Éric Coquerel

y avait une majorité pour l'abroger.

22:39
Locuteur

Donc,

22:39
Éric Coquerel

je ne

22:39
Locuteur

suis

22:39
Éric Coquerel

pas

22:39
Locuteur

sûr. L'an dernier, il y avait eu

22:40
Présentateur

un consensus sur la sécurité sociale, sur la partie sécurité sociale. C'est possible aussi cette année ? Alors, il

22:44
Locuteur

n

22:44
Présentateur

'y a pas de consensus.

22:45
Éric Coquerel

Il n

22:46
Locuteur

'y a

22:46
Éric Coquerel

pas de consensus.

22:46
Locuteur

Elle

22:46
Éric Coquerel

a été passée. Mais

22:47
Locuteur

dedans,

22:48
Éric Coquerel

je vous fais remarquer qu'il y avait des mesures qui ont permis ce consensus, comme vous dites, qui ensuite, dans l'année, ont été annulées par des annulations de crédit. Parce que ça, en plus de ça, ils votent des budgets et dès le mois de février-mars, ils annoncent des annulations de crédit qui montrent que tout ça ne tient pas la route.

23:04
Locuteur

Merci,

23:05
Présentateur

Eric Coquerel.