Maud Bregeon précise que la formule d'Emmanuel Macron sur l'affaire Lyhanna "s'adressait aux politiques"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Est-ce que la guerre est terminée ce matin entre l'Iran et les Etats-Unis ?
- 0:37RelanceRéponse directe
Mais c'est un accord de paix ou c'est un cessez-le-feu qui sera signé vendredi ?
- 1:05OuverteRéponse partielle
On va y venir au pouvoir d'achat, mais quand même Donald Trump, ça fait 40 fois qu'il nous annonce un accord de paix.
- 1:13OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous y croyez ou est-ce qu'il en fume tout le monde, Donald Trump ?
- 1:51FerméeRéponse partielle
Est-ce que la France a reçu une copie de ce projet d'accord ou pas ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Chez nous, est-ce qu'on peut espérer voir les prix de l'essence baisser vraiment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« je salue l'accord qui a été conclu cette nuit. »
- 0:32Invité politiqueFait
« Vous connaissez les conditions françaises et notamment la réouverture inconditionnelle du détroit d'Hormuz. »
- 1:00Invité politiqueFait
« absolument essentielle pour le commerce international et pour, pardonnez-moi, le pouvoir d'achat des Français qui nous écoutent en ce moment même. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Si cet accord est mis en place, que le détroit d'Hormuz réouvre dans les plus brefs délais, alors on observera une baisse du cours du Brent et donc du prix du baril. »
- 2:25Invité politiquePromesse
« Moi, je dis quelque chose de clair ce matin. Les prix à la pompe devront refléter les baisses des cours du Brent. »
- 2:33Invité politiquePromesse
« Les baisses devront être aussi rapides que les hausses l'ont été. »
- 2:48Invité politiqueChiffre
« Les versements seront effectués cette semaine à 700 000 Français qui ont effectué cette demande et qui remplissent les conditions de cette aide gros rouleurs. »
- 3:00Invité politiquePromesse
« Et les aides, bien évidemment, annoncées il y a un mois maintenant et qui courent, je pense notamment pour les secteurs d'activité les plus en difficulté jusqu'au mois d'août, seront maintenues. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Le gouvernement est favorable à une réponse intégrale. »
- 6:08Invité politiqueFait
« Nous avions nous-mêmes présenté un projet de loi sur la protection d'enfance. »
- 6:16Invité politiqueFait
« C'est une première forme de réponse. »
- 6:21Invité politiquePromesse
« Et nous avons annoncé une hausse du budget de la justice l'année prochaine. »
- 7:16Invité politiqueFait
« À titre personnel, en tout cas, j'estime que c'est évidemment une réponse nécessaire. »
- 7:53Invité politiqueFait
« C'est une décision qui a été prise par la préfecture de police du fait des troubles potentiels à l'ordre public. »
- 9:37Invité politiqueFait
« Oui, c'est le cas. Et ce texte sera présenté courant juillet. »
- 9:48Invité politiqueFait
« Ce n'est pas aux contribuables de payer les casses de quelques-uns. »
- 10:03Invité politiqueFait
« si vous êtes assujetti aux aides sociales, alors ces aides sociales doivent pouvoir contribuer, évidemment, au remboursement et au dédommagement de la société. »
Temps de parole
- Maud Bregeon72 %
- Présentateur28 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Thomas Soto, RTL Matin. Elle est la porte-parole du gouvernement et la ministre déléguée en charge de l'énergie. Maude Bréjon est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Maude Bréjon. Bonjour à tous. Est-ce que la guerre est terminée ce matin entre l'Iran et les Etats-Unis ?
En tout cas, on a des raisons d'être optimistes et comme l'a fait le Président de la République, je salue l'accord qui a été conclu cette nuit. Le souhait de la France, c'est évidemment que les négociations qui doivent se poursuivre se poursuivent le plus rapidement possible et que cet accord soit mis en œuvre, là encore, le plus rapidement possible. Vous connaissez les conditions françaises et notamment la réouverture inconditionnelle du détroit d'Hormuz.
Mais c'est un accord de paix ou c'est un cessez-le-feu qui sera signé vendredi, normalement, entre les Etats-Unis et l'Iran ?
Ce qui nous est présenté, c'est un accord de paix. Un accord de paix qui doit, je le redis, embarquer la question libanaise et permettre cette réouverture inconditionnelle le plus rapidement possible du détroit d'Hormuz, absolument essentielle pour le commerce international et pour, pardonnez-moi, le pouvoir d'achat des Français qui nous écoutent en ce moment même.
On va y venir au pouvoir d'achat, mais quand même, Donald Trump, ça fait 40 fois qu'il nous annonce un accord de paix. Là, la différence, c'est que les Iraniens disent, oui, on est prêts à signer quelque chose. Trump a dit, il y a moins de trois jours, l'Iran vient d'accepter de ne jamais se doter de l'arme nucléaire. Est-ce que vous y croyez ou est-ce qu'il en fume tout le monde, Donald Trump ?
Mais la question n'est pas, est-ce que j'y crois ou est-ce que je n'y crois pas ? C'est important de savoir si c'est dans le texte. Et il y a, pardonnez-moi, il y a un texte qui, de toute évidence, doit être instruit et des négociations qui doivent se poursuivre et elles se poursuivront, de toute évidence, dans les prochains jours. La question du nucléaire iranien fera évidemment partie de ces discussions. Là encore, vous avez vu la déclaration française. Nous continuerons, nous, dans le rôle qui est le nôtre, à jouer notre rôle.
Est-ce que la France a reçu une copie de ce projet d'accord ou pas ? Est-ce qu'on est au courant ?
Moi, je n'ai pas davantage d'informations à vous donner là-dessus ce matin. Je vous redis ce qui est la position française.
Chez nous, est-ce qu'on peut espérer voir les prix de l'essence baisser vraiment ? Qu'est-ce que vous dites aux distributeurs, aux pétroliers ce matin ?
Si cet accord est mis en place, que le détroit d'Hormuz réouvre dans les plus brefs délais, alors on observera une baisse du cours du Brent et donc du prix du baril. On commence à l'observer effectivement ce matin et c'est une très bonne chose. Moi, je dis quelque chose de clair ce matin. Les prix à la pompe devront refléter les baisses des cours du Brent.
C'est-à-dire baisser significativement ?
Les baisses devront être aussi rapides que les hausses l'ont été.
A propos d'essence, le gouvernement a promis 100 euros d'aide aux gros rouleurs et aux travailleurs modestes. Le problème, c'est que ceux qui l'ont demandé n'ont toujours rien reçu. Quand vont-ils recevoir ces 100 euros ? Pourquoi ça traîne ? Cette semaine.
Les versements seront effectués cette semaine à 700 000 Français qui ont effectué cette demande et qui remplissent les conditions de cette aide gros rouleurs. Et les aides, bien évidemment, annoncées il y a un mois maintenant et qui courent, je pense notamment pour les secteurs d'activité les plus en difficulté jusqu'au mois d'août, seront maintenues.
Elles seront éventuellement prolongées ou la question ne se pose pas aujourd'hui ?
Encore, nous voulons être optimistes sur la réouverture de ce détroit et sur un retour des prix à la normale. Ce qui se passe depuis quelques heures peut être une très bonne nouvelle pour les Français. Vous savez qu'il y a beaucoup de vos auditeurs qui vont partir en vacances, qui vont prendre leur voiture, qui vont aller faire leur plein à plusieurs reprises. si cette réouverture se confirme et que donc vos auditeurs, les Français, voient une baisse significative des prix à la normale. Pour les départs en vacances, vous souhaitez que ça baisse vraiment ? C'est une très bonne chose pour eux.
Je souhaite que les prix, encore une fois, des cours du baril se traduisent par des baisses aussi rapidement que les hausses qui ont été observées il y a quelques mois.
Il y aura des contrôles sur les prix ?
Nous maintenons évidemment un dialogue constant avec l'ensemble des distributeurs. C'est normal, derrière c'est le pouvoir d'achat des Français, donc personne ne peut profiter de cette crise.
On évoquait Donald Trump, le président américain qui va participer au G7 à Evian, en Haute-Savoie, cette semaine. Il va être aussi reçu en grande pompe à Versailles, au château de Versailles. Est-ce qu'on n'en fait pas un peu trop avec Donald Trump ?
C'est un dîner de travail, parce qu'il y a des questions absolument cruciales dont le président de la République et le président américain notamment doivent discuter. La question du Moyen-Orient, bien sûr, on vient d'en parler. La question de l'Ukraine, on en parle moins, mais c'est absolument crucial pour nous.
Mais Maude Bréjon, tout ça, ce sont des sujets fondamentaux, mais on peut en parler à l'Elysée, on peut en parler à Evian. Trump, il piétine tout, il ne respecte rien ni personne. Il se moque d'Emmanuel Macron, de la France, de l'Europe, et on le reçoit comme le roi sur la vie.
Vous pouvez porter les jugements moraux que vous souhaitez. Le fait est que nous devons discuter avec les Etats-Unis d'un certain nombre de sujets qui sont encore une fois majeurs. Majeurs pour le quotidien des Français, majeurs pour notre sécurité lorsqu'on pense à l'Ukraine, majeurs pour nos valeurs aussi. Et je pourrais parler lentement d'accords multilatéraux qui seront discutés lors de ce sujet.
La flatterie, c'est une façon d'essayer de l'amadouer, de l'attendrir un peu ?
C'est vous qui qualifiez cela de flatterie. Là encore, je crois que c'est dans l'intérêt de la France. C'est dans l'intérêt des Français qui nous écoutent. C'est dans l'intérêt de leur pouvoir d'achat. C'est dans l'intérêt de leur sécurité que ces discussions puissent se faire dans les meilleures conditions et qu'on trouve des solutions. C'est ça le rôle du Président de la République. Le rôle du Président de la République, je terminerai là-dessus, c'est de protéger les Français. Quand il a ce type de discussion avec le Président Trump, il contribue à protéger les Français.
Maud Bréjon, il y aura ce soir encore des mobilisations devant les palais de justice de tout le pays à l'appel des associations qui réclament une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. C'est-à-dire une loi qui organise à la fois la prévention, la création d'une juridiction spécialisée pour ce type d'affaires, une accélération des procédures, la prise en charge meilleure des victimes. Est-ce que le gouvernement est favorable à ce principe de loi intégrale ?
Le gouvernement est favorable à une réponse intégrale. Et cette réponse qui devra se baser sur les conclusions des rapports qui seront remis le 22 juin pourra t'être d'ordre législatif. Nous avions nous-mêmes présenté un projet de loi sur la protection d'enfance. Nous avons annoncé, amendé ce projet de loi, consolidé ce projet de loi. C'est une première forme de réponse. Ces réponses, elles pourront être aussi budgétaires. Et nous avons annoncé une hausse du budget de la justice l'année prochaine. De combien on sait déjà ou pas ? Ce sera, encore une fois, détaillé dans les discussions parlementaires. Mais comme depuis 9 ans, le budget de la justice augmentera l'année prochaine.
Et enfin, il y a une question... Pardon, qu'on comprenne bien. Ce ne sera pas forcément la loi intégrale que réclament les associations. Mais dans le projet de loi sur la protection des enfants, il y aura davantage de choses que ce qui était prévu initialement ?
Nous ne sommes opposés à rien par principe. Il faut que nous réussissions à améliorer ensemble la situation. Si les réponses doivent être législatives, elles le seront. Si elles doivent être d'ordre budgétaire, elles le seront. Mais elles doivent aussi être culturelles. La question de la place de la parole des enfants, notamment, ne peut être éludée et ne se résout pas uniquement par voie législative.
Deux points très concrets. Est-ce que le gouvernement souhaite que la perpétuité réelle devienne la règle pour les criminels qui s'en prennent aux enfants ? Ça fera partie du débat.
Il n'y a pas de position tranchée. À titre personnel, en tout cas, j'estime que c'est évidemment une réponse nécessaire.
Et l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis contre les mineurs, comme le demande votre collègue du gouvernement, Aurore Berger ?
Nous avons, encore une fois, amendé le projet de loi du gouvernement sur la protection de l'enfance avec l'imprescriptibilité pour les crimes syriels commis sur les mineurs.
Je voudrais qu'on revienne un instant sur les manifestations devant les palais de justice et sur celles qui ont été interdites lundi dernier devant le ministère de la Justice, Place Vendôme. Pardonnez-moi, mais une semaine après, on ne comprend toujours pas les raisons de cette interdiction.
C'est une décision qui a été prise par la préfecture de police du fait des troubles potentiels à l'ordre public.
Vous y croyez ? Au moment de la mort de Quentin de Roque, l'ultra-droite a pu parader dans les rues de Lyon avec autorisation préfectorale. Et là, les défenseurs des femmes et des enfants violés seraient plus dangereux ?
Je comprends les colères. Je comprends la tristesse. Je partage cette colère. Je partage cette tristesse. Je n'ai aucune raison de remettre en cause le travail de la préfecture de police et des agents qui travaillent en son sein. Aucune raison. Je sais que les forces de l'ordre font un travail absolument remarquable et que la justice, dans son ensemble, fait évidemment du mieux qu'elle peut. La question qui se pose aujourd'hui, c'est comment est-ce qu'on améliore la situation.
À propos de la mort de Liana, on ne répond pas à un drame par des cris, a dit Emmanuel Macron, comme s'il interdisait à des parents ou à tous ceux qui sont touchés par ce drame de hurler leur douleur. Est-ce que vous comprenez que cette formule, on ne répond pas à un drame par des cris, est plus choquée ?
Je crois que cette formule s'adressait davantage aux responsables politiques. J'étais présente au Conseil des ministres lorsque le président... Oui, c'est vous qui avez rapporté les propositions. On a parlé, bien sûr. Et il a dit une chose simple. Il a dit que face à cette situation, qui est de toute évidence complexe, il faut d'une part attendre les conclusions du rapport et sur cette base, travailler de manière sérieuse, méthodique, sans éluder aucun sujet, mais sans tomber dans des attitudes qui pourraient être politiciennes. C'était ça son message.
Dernière question, Baud Bréjean. Un papier dans Le Parisien nous apprend ce matin qu'après les incidents qui ont suivi la finale de la Ligue des champions de foot, le gouvernement sera en train de préparer un texte, une loi sur les casseurs payeurs. Est-ce que c'est le cas ?
Oui, c'est le cas. Et ce texte sera présenté courant juillet. En Conseil des ministres, le Conseil d'État sera saisi dans les jours à venir. Il met en moyenne un mois pour répondre. L'objectif, c'est simple. Ce n'est pas aux contribuables de payer les casses de quelques-uns.
Donc il y aura l'idée du prélèvement sur les aides sociales reçues par un major ou les parents d'un mineur, ça sera dans le texte ?
Vous cassez, vous payez. Et si vous êtes assujetti aux aides sociales, alors ces aides sociales doivent pouvoir contribuer, évidemment, au remboursement et au dédommagement de la société. Ce n'est pas aux Français qui ont déjà du mal à terminer les fins de mois et qui, pour l'immense majorité d'entre eux, ne causent aucun trouble de payer pour une minorité qui casse et qui dérange la société les soirs de match.
Merci beaucoup. Bonne très journée.
Maud Bregeon