Vote de confiance : les partis politiques réagissent à l’annonce de François Bayrou
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Nous voterons évidemment contre la confiance du gouvernement. L'annonce faite par François Bayrou de solliciter un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre a suscité de nombreuses réactions au sein des différentes formations politiques.
Je voterai contre pour des raisons d'évidence qui sont d'abord l'injustice du plan Bayrou. Comment pouvez-vous imaginer que nous puissions, à un moment où on a le budget le plus injuste qui soit, voter la confiance et rentrer dans une majorité que nous contestons ?
Le parti Les Républicains a de son côté annoncé qu'il soutiendrait le gouvernement.
Nous sommes entrés au gouvernement pour éviter le chaos et l'extrême gauche. Il serait irresponsable de précipiter le pays dans une crise financière majeure. Voter pour la chute du gouvernement, ce serait voter contre les intérêts de la France.
Au sein du parti présidentiel, Gabriel Attal a assuré son soutien total au Premier ministre. Donc de manière unanime et sans ambiguïté, évidemment que nous voterons la confiance au gouvernement le 8 septembre prochain. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, n'a lui pas écarté la possibilité d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Il est certain que lorsqu'il y a un conflit extrêmement important entre le pouvoir législatif et l'exécutif, le général de Gaulle et puis la République avant a imaginé la dissolution pour trancher le nœud gordien. La dissolution coûte cher, coûte cher à la France bien sûr, mais il ne faut pas écarter cette hypothèse.
Enfin, certains ont même appelé à la démission du président Emmanuel Macron. Le sujet, c'est que M. Macron est responsable, il doit s'en aller. Il n'y a qu'une seule possibilité pour sortir de cette impasse politique dans laquelle nous sommes, c'est d'en revenir aux urnes, c'est de se rendre devant le peuple français. Et c'est qu'Emmanuel Macron prononce soit la dissolution de l'Assemblée nationale, soit évidemment qu'il remette sa démission et qu'une nouvelle élection présidentielle puisse permettre aux Français de se choisir un cas pour le pays.
François Bayrou