Intervention de Sébastien Chenu à l'Assemblée nationale sur les fichés S (28/09/2017)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiqueFait
« Un étranger qui, en France, est identifié comme un danger potentiel pour notre pays, à travers ce fichage, eh bien, il doit être sorti de notre pays. »
- 0:24Invité politiqueFait
« C'est un principe sain, c'est un principe républicain, c'est un principe de précaution. »
- 1:09Invité politiqueFait
« le danger qui m'interpelle le plus, c'est la multiplication de la radicalisation d'un certain nombre de populations. Donc, nous avons ce phénomène qui est exponentiel. »
- 1:17Invité politiqueFait
« Et de l'autre côté, nous avons donc des étrangers fichés S, qui, eux, sont identifiés et qu'on laisse sur le territoire, alors même que la situation s'aggrave. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Vous allez aller dire demain à vos électeurs, mes chers collègues, non, nous avons voté contre le fait d'expulser des étrangers qui sont susceptibles de poser des bombes dans notre pays. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci, Madame la Présidente. Le débat a eu lieu, mais il n'est pas clôturé. Je crois qu'on devrait faire reposer quand même notre réflexion sur de saints principes. Un étranger qui, en France, est identifié comme un danger potentiel pour notre pays, à travers ce fichage, eh bien, il doit être sorti de notre pays. C'est un principe sain, c'est un principe républicain, c'est un principe de précaution. Nous ne pouvons pas transiger sur ce genre de principe, ou alors, cela veut dire que nous refusons de voir la réalité en face. Parce que pourquoi ? Des professionnels travaillent pour identifier ces gens, pour mener des enquêtes, pour en arriver à ce type de résultat.
Et nous, derrière, les législateurs, nous pourrions dire, et c'est le message que vous allez envoyer, mais finalement, le travail que vous faites n'a pas de sens, parce qu'au bout du compte, nous arrêtons le chemin à ce niveau. Je crois que notre réflexion doit aller plus loin. Et puis, moi, je suis dans une région, dans un département, où le sous-préfet me disait encore il y a quelques temps, le danger qui m'interpelle le plus, c'est la multiplication de la radicalisation d'un certain nombre de populations. Donc, nous avons ce phénomène qui est exponentiel.
Et de l'autre côté, nous avons donc des étrangers fichés S, qui, eux, sont identifiés et qu'on laisse sur le territoire, alors même que la situation s'aggrave. Pourquoi ? Je n'arrive pas à comprendre cette logique. Et puis, comment défendre cela, sincèrement, devant les Français ? Vous allez aller dire demain à vos électeurs, mes chers collègues, non, nous avons voté contre le fait d'expulser des étrangers qui sont susceptibles de poser des bombes dans notre pays. Vous allez pouvoir tenir ce discours devant des jeunes, devant des familles, devant des gens qui ont peur lorsqu'ils sortent, etc. Vous allez pouvoir dire non, nous n'avons pas voulu aller plus loin, nous avons laissé cela.
Je crois que ce n'est pas tenable. Vous n'avez pas pris la mesure, et c'est quasiment philosophique, la mesure du combat qui est le nôtre. Nous ne sommes pas là pour nous faire plaisir, nous ne sommes pas là pour nous donner des arguments, pour faire de la surenchère. Nous sommes là pour être concrets, pour essayer de trouver des solutions face à cette menace. Et vous n'en avez pas pris la mesure. Et puis, certains, on le voit, trouvent toujours de bonnes raisons, on peut toujours raisonner par l'absurde, etc., pour défendre des fichiers S. Enfin, on n'est pas là pour défendre des étrangers fichés S.
On est là pour défendre les Français, la France, tous autant que nous sommes, ces hommes et ces femmes qui nous ont élus, la nation française. On n'est pas là pour défendre autre chose que cela. Et j'entends chez mes collègues de la France Insoumise qu'on est là pour défendre autre chose que les Français. Eh bien, ce n'est pas le cas. Alors, je ne sais pas ce qu'il faut de plus, mais Madame la Ministre, vous avez dit, le temps de l'action est venu. Eh bien, nous l'attendons. Merci, Monsieur Chenu. Sous-titrage Société Radio-Canada
Sébastien Chenu