Jérôme Guedj sur la mort de Jean-Marie #LePen au micro de Jean-Jacques Bourdin #politique #sudradio
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
— Ceux qui ont dansé pour fêter la mort de Jean-Marie Le Pen sont les mêmes que ceux qui ont dansé le 7 octobre. C'est Marion Maréchal qui dit cela. Vous êtes d'accord ou pas ?
— Je vais pas commenter les déclarations de Marion Maréchal Le Pen, mais j'ai déjà eu l'occasion de le dire. J'étais un adversaire résolu. Jean-Marie Le Pen était un ennemi politique. C'était un raciste. C'était un antisémite. C'était un tortionnaire pendant la guerre d'Algérie. C'est quelqu'un qui a introduit de la brutalisation dans le débat politique. Et donc, je m'intéresse à combattre ses héritiers et ses idées. Mais quand un homme meurt, je me réjouis jamais du décès d'un homme. Et encore plus, je suis toujours inquiet par ces mouvements de liesse collective, de foule collective, que chacun dans son fort intérieur se dise « Il est mort, c'est ainsi ».
Mais le fait de le fêter collectivement, je trouve que ça dit quelque chose de la nature humaine qui ne me plaît pas. Voilà. Donc, j'ai combattu Jean-Marie Le Pen. C'était un ennemi politique. Aucun regret sur les combats qu'on a menés face à lui. Mais voilà. La hauteur d'âme nécessaire qui consiste à ne pas se féliciter de la mort d'un homme, je pense que ça nous rend humains de pouvoir agir ainsi. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Jérôme Guedj