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interviewEurope 1 — La Grande interview· 25 juin 2026 20 min

La grande interview de Laurence Ferrari avec Gérard Larcher

Audio original de l'émission.

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Présentateur

Europe 1 La grande interview Europe 1 C News Laurence Ferrari Ce matin dans la grande interview C News et sur Europe 1 c'est Gérard Larcher, bonjour à vous Bonjour Laurence Ferrari Merci d'être ce matin avec nous, un mot de la canicule qui accable les français Notre maison brûle, nous regardons ailleurs La phrase de Jacques Chirac en 2002 à Johannesburg Lorsque le sommet de la terre était prémonitoire Les prévisions les plus pessimistes se réalisent Record battu, 40 degrés dans tout le pays Ça va durer ce week-end Est-ce que la France est un pays arriéré En matière de gestion de la chaleur

0:30
Gérard Larcher

Je pense qu'il faut qu'on se dise tous Qu'on est sorti d'un pays au climat tempéré Vous savez ce qu'on apprenait à l'école très tôt Et donc il va falloir s'adapter A l'évolution De ce climat Nous ne sommes pas prêts manifestement Mais nous avons eu aussi Des débats sur réalisme pendant des années En raison des écologistes ?

Oui, électricité Le nucléaire Ce n'était pas que les écologistes qui disaient ça Je me souviens d'un discours du président de la République Réalité aussi sur l'eau Regardez nos débats sur réalistes Alors que nous sommes le pays qui garde le moins d'eau en réserve Par rapport à l'Espagne Mais même par rapport à la Belgique Là vous parlez des méga-bassines et de rétention d'eau Donc, et nos agriculteurs Mais pas simplement nos agriculteurs Nos villes, nos concitoyens Aurent besoin d'eau Et nous laissons l'eau Partir à la mer Donc sur ces sujets On sort de l'idéologie Il faudra un vrai plan Climatisation Il faudra une autre approche de l'urbanisme Ça va prendre beaucoup de temps Mais il faut s'y engager Il faut s'y engager avec détermination Mais en même temps il faudra le financer

1:39
Présentateur

Voilà, alors c'est ce que j'allais vous dire Parce que vous connaissez bien l'état des finances de notre pays Il y a des hôpitaux dans lesquels on met des couvertures de survie Pour empêcher les malades d'avoir trop chaud dans les chambres d'hôpital Même chose pour les écoles C'est un véritable plan d'investissement A ton terme qu'il faut lancer Gérard

1:54
Gérard Larcher

Nous n'avons tiré que partiellement Les conséquences où c'est venu de la canicule 2003 On l'a fait notamment pour les établissements qui reçoivent des personnes âgées Souvenez-vous du débat sur la pièce climatisée Il va falloir qu'on avance Et qu'on avance de manière concrète Et pardonnez-moi la réponse, c'est pas le congé climatique Parce que pour faire de l'argent, il faudra travailler plus Et produire des richesses

2:17
Présentateur

D'accord, parlons maintenant des dysfonctionnements de la justice Parce que c'est une question qui heurte beaucoup les français Après la mort de Liana Qui est un drame national Un rapport a été rendu, vous le savez, d'inspection Et là on assiste à une fronde de plusieurs centaines de magistrats Dans tout le pays, Gérard Larcher Ils veulent réposter après la suspension D'un substitut du procureur d'Auch Qui a été annoncé par le ministre de la justice Ils contestent ces sanctions Ils veulent organiser une journée morte de la justice Le 29 juin Est-ce que c'est la bonne réponse selon vous ?

2:44
Gérard Larcher

En tous les cas, il y a un vrai drame Rosa, Liana Et ce drame, il faut le regarder d'abord Avec un immense respect pour la douleur des familles Et je dois dire que Quand j'entends que la réponse serait une journée justice morte J'avoue que je suis choqué C'est inacceptable ? Oui, pour moi D'abord, qu'est-ce que monte le pré-rapport ?

C'est qu'il y a eu des dysfonctionnements Dans la chaîne pénale Manifeste Manifeste Nous aurons le 10 juillet le second rapport Parallèlement, la commission des lois du Sénat A entamé une procédure de commission d'enquête Notamment pour savoir qu'est-ce qui s'est passé Entre les instructions données par la chancellerie Au parquet et la suite Si la seule réponse doit être corporatiste Moi j'appelle vraiment parce que Vous savez, nous sommes un état de droit Dans un état de droit, la confiance dans la justice Est quelque chose d'essentiel Je ne suis pas de ceux qui veulent dire Il faut se défier de la justice Mais aussi qu'il faut que la justice Par son attitude Nous aide à restaurer cette confiance Vous savez C'est le pacte social C'est une rupture du pacte social quasiment Et du principe d'un état de droit Dans le pacte social Je crois profondément Voilà pourquoi les réactions corporatistes Collectives Me semblent en plus indécentes Vis-à-vis des douleurs des femmes

4:07
Présentateur

Et vous saluez le travail du ministre de la justice

4:09
Gérard Larcher

Qui montre au front Oui, ce n'est pas une tâche facile Ce n'est pas une tâche facile Il faut qu'il le conduise En tous les cas, au Sénat Parce que nous devons des comptes aux Françaises et aux Français C'est aussi le rôle du Parlement De faire le contrôle Et sans faiblesse Ni vis-à-vis de l'exécutif Et se poser collectivement la question Ça nous concerne tous Les politiques Les gendarmes Les policiers Les magistrats La protection judiciaire de la jeunesse Tout ceci Et je pense aussi au périscolaire

4:39
Présentateur

Il y a une commission d'enquête d'ailleurs

4:40
Gérard Larcher

Il y a une commission d'enquête de la commission de la culture Que va conduire Agnès Evraine Sur le sujet qui n'est pas simplement parisien Mais le périscolaire Le recrutement des animateurs Le contrôle En fait Il faut qu'on respecte la parole des enfants C'est quelque chose d'essentiel

4:56
Présentateur

Il faut l'entendre à nouveau Mais est-ce que cette commission d'enquête Pourrait aller chercher des responsabilités politiques Notamment dans l'équipe de la mairie passée et actuelle La commission d'enquête

5:05
Gérard Larcher

La commission d'enquête Elle ira au bout Elle le fera De manière transpartisane Mais elle le fera sans faiblesse Il y a quelques commissions d'enquête au Sénat Dont vous avez le souvenir Qui démontrent Qu'on est capable D'aller au bout

5:20
Présentateur

Gérard Larcher Il y a la violence contre les enfants Il y a la violence entre les enfants aussi On a de plus en plus de cas D'exemples Dramatiques de mineurs Qui s'entretuent De mineurs tués On a eu encore un exemple Il y a quelques heures Est-ce qu'il faut lancer Un grand plan Je ne sais pas si c'est sécuritaire Si c'est d'éducation Si c'est parental Qu'est-ce qui dysfonctionne aujourd'hui Pour que nos enfants s'entretuent Et aillent tuer d'autres personnes

5:43
Gérard Larcher

C'est vrai que la réalité de la société Est aujourd'hui violente Vous évoquiez ces cas dramatiques Mais regardez ce qui s'est passé Après un match déroulant en Budapest Entre PSG et Arsenal Est-ce que nous avons eu la réponse de la sanction ?

La réponse est non 890 interpellations Et 3 simplement Des auteurs mis en prison Il faut se poser la question De la pédagogie Il faut se poser la question De la sanction Or nous avons baissé les bras Par rapport à tout ça Quand vous voyez que On leur donne un permis de casser En tous les cas Ce n'est pas un permis de casser On les laisse casser Et ça n'a pas de conséquences Ça n'a pas de sanctions Ça me renvoie J'étais tout jeune étudiant Encore un peu lycéen Il y avait eu Vous vous souvenez La loi anti-casseurs En 1970 François Mitterrand A cru bon de l'abroger Il y a eu un texte A l'Assemblée nationale Qui prévoyait La suspension Des allocations familiales Pour l'absentéisme scolaire Qui est souvent un signal De perte de repères Et puis il y a eu la loi Que proposait Bruno Retailleau 2019 Qui a été sanctionnée Par le Conseil constitutionnel Je crois qu'il faut se poser la question Vraiment très sincèrement Il n'est pas acceptable Que ce soit la collectivité Qui paye les dégâts Alors il y a une responsabilité collective A réaffirmer Ce sera un sujet Pour les temps qui viennent Et je dois vous dire Qu'au Sénat On s'en préoccupera

7:18
Présentateur

Et concernant la délinquance Des mineurs Gérard Larcher Il faut revoir L'ordonnance de 45 Il faut la revoir entièrement

7:24
Gérard Larcher

L'ordonnance de 45 Vous savez Elle était basée En opposant en quelque sorte Le répressif A l'éducatif Il faut les deux Et il faut les deux Et il faut sortir Du sentiment Que l'ordonnance de 45 Aurait une valeur Quasi constitutionnelle Même Gabriel Attal Sur sa proposition de loi S'est vu retoquer Je le rappelle Donc il faut vraiment Poser la question Les mineurs De 2026 Ne sont pas les mineurs De 45

7:53
Présentateur

Est-ce que sur le budget Et c'est vraiment Une des questions Qui va vous occuper Au Sénat Dans les prochains mois L'étude du prochain Budget de la France Il faut mettre le paquet Sur la justice Par rapport aux autres Pays européens Nous sommes sous-dotés Largement sous-dotés Même si le budget A augmenté Je regarde

8:07
Gérard Larcher

Le pré-rapport C'est pas une affaire De moyens On est d'accord Ça ne veut pas dire Qu'il ne faut pas Nous avons une loi De programmation Pour la justice Il faut la mettre en oeuvre Dans la préparation budgétaire Qui est la nôtre Pour quand même Avoir en tête Où nous en sommes En termes de déficit En termes Ah oui On est un état en faillite Même pas l'année On est un état en faillite Mais bien sûr Nous allons avoir Une réunion bientôt J'allais dire Pour faire le point Et vous savez bien Qu'il va nous falloir En plus des 6 milliards annoncés Il va falloir sans doute 6 milliards de plus Au Sénat Nous ferons des propositions Nous allons travailler d'ailleurs Sur ce sujet Avec nos rapporteurs généraux Et nous ferons des propositions Au gouvernement Non pas des propositions chiffrées Mais de principe Naturellement il faut préserver Justice Sécurité Défense Défense C'est les 3 réaliens Mais il faudra se poser la question Sur un certain nombre De dépenses publiques Est-ce qu'on peut continuer A avoir un budget social Qui s'en va vers Dans le domaine de la santé Vers les 24 milliards Mais pas couper Il va falloir se poser La question de l'organisation On ne peut plus rester Dans cette situation Est-ce que Nos auditeurs Et les téléspectateurs Mesurent Que la charge de la dette L'an prochain Ça va être plus 10 milliards Plus 10 milliards On est à 60 Et qu'en 2030 Ce sera 100 milliards On parlait beaucoup Des enfants Mais quel Quel point on met sur eux Pour demain Si on n'a pas le courage De retrouver un certain nombre D'équilibre budgétaire Ce ne sera pas facile Ça va être un enjeu majeur Pour la présidentielle Il faut que les français Regardent en face Les réalités De notre pays Donc acceptent Que les dépenses de santé

9:56
Présentateur

Arrêtent d'exploser

9:57
Gérard Larcher

Mais je ne parle pas Uniquement des dépenses de santé Je les prends comme exemple C'est un problème d'organisation Et je suis en même temps inquiet Dans cette période de calicule Pour la situation dans les hôpitaux Bien évidemment

10:06
Présentateur

Bien sûr Il y a aussi le sujet De la dépense de santé On l'a dit Et des taxes Vous avez dit Pas question De revoir le festival Des taxes et des impôts Comme lors du dernier budget

10:19
Gérard Larcher

Oui Nous sommes déjà La médaille d'or En matière De prélèvement Obligatoire Nous voyons bien Que nos entreprises Sont en état de souffrance Actuellement Nous voyons le chômage remonter Nous voyons les rentrées Notamment Qui viennent de l'activité économique Baisser Il faut se dire Que Notre responsabilité C'est de permettre A ce pays De produire De travailler De dégager Les moyens de l'investissement Or nous voyons bien Il y a la crise internationale Il y a la géopolitique Mais nous sommes Dans un déficit D'investissement Qui se voit Partout Dans le territoire Nous l'évoquions hier Avec le président Des départements de France C'est une réalité Vraiment perceptible Dans la plupart Des territoires

11:06
Présentateur

Gérard Larcher Vous êtes le président Du Sénat Votre candidat C'est Bruno Retailleau Evidemment le chef De votre famille politique Il insiste Sur tout ce que vous Venez d'évoquer Est-ce qu'il est à même De fédérer Cette espèce de bloc central Où il y a à la fois Édouard Philippe Où il y a Xavier Bertrand Où il y a Nicolas Dupont-Aignan Gabriel Attal Qui va l'emporter Au finish Et est-ce que le risque ultime N'est pas qu'il n'y ait Personne de ce bloc central Au second tour

11:28
Gérard Larcher

Écoutez D'abord il a fait Un excellent lancement De campagne Au Parc Loral Samedi dernier Et on était autour de lui De Michel Barnier A Valérie Pécresse A François Baroin Philippe Juvin Bien sûr moi-même Et il avait plus de 100 parlementaires Maintenant On a trois candidats J'allais dire issus De ce que vous appeliez Il y a un instant Le bloc central

11:51
Présentateur

Mais vous n'en avez qu'un Vous personnellement

11:52
Gérard Larcher

Moi je soutiens Bruno Retailleau Jusqu'à quand ? Mais pas jusqu'à quand Je soutiens Bruno Retailleau Il va présenter Son projet aux français Les deux autres candidats Ils présenteront Et puis à la fin de l'année Comme ils ont Ils ont le sens Des responsabilités Nous savons qu'il faudra Je l'ai dit Un seul candidat Au printemps prochain Devant les français Parce que je ne me réseaux pas A voir les deux extrêmes Être présent au deuxième tour

12:19
Présentateur

Donc ça veut dire Qu'un des candidats Qu'aura fait campagne Levé des fonds Mener sa campagne Va devoir arrêter au mois de janvier Si les fondages lui sont défavorables

12:26
Gérard Larcher

Il s'agit de la France Il ne s'agit pas des comptes de campagne Il s'agit de l'intérêt de la France Et personnellement Dans l'intérêt de la France Je pense que Les familles du centre et de la droite Devront se retrouver

12:39
Présentateur

Le centre et de la droite Qui n'ira pas jusqu'à l'union des droites

12:42
Gérard Larcher

Non, parce que Nous n'avons pas le même projet Et je crois qu'il faut de la clarification politique Avec la gauche Et avec l'extrême droite Je pense que

12:51
Présentateur

Vous appelez l'extrême droite

12:52
Gérard Larcher

Oui, oui, que je continue à l'appeler Pour vous Je considère qu'elle est dans la République Parce qu'ils ont des élus Mais je ne suis pas en accord Et leur projet n'est pas le mien

13:02
Présentateur

D'accord Mais entre Choisir au second tour Entre RN et LFI Vous faites quoi vous ?

13:07
Gérard Larcher

Eh bien moi je ferai tout Pour que ça ne soit pas ce choix là

13:10
Présentateur

J'étais sûre que vous me répondriez ça Mais il y a un moment Comme vous dites Il faut prendre ses responsabilités

13:14
Gérard Larcher

Oui, mais je verrai le moment venu Mais mon combat Vous prenez le risque de voir passer Jean-Luc Mélenchon Mon combat C'est que le centre et la droite Soient présents en deuxième tour Et l'emportent C'est tout le sens de mon engagement Donc vous ne voulez pas choisir aujourd'hui C'est mon engagement J'ai choisi de soutenir Bruno Retailleau Je soutiendrai Celui qui Représentera ses familles Et Je pense qu'on pourra l'emporter

13:36
Présentateur

Mais la France insoumise Est pour vous Un véritable danger Oui parce que Si vous voulez

13:42
Gérard Larcher

Sur quel plan exactement ? La France insoumise Son appel Au communautarisme A l'antisémitisme Y compris Dans ses dernières manifestations Pour moi Est sorti de la république Est sorti des valeurs de la république Pas sorti de la république Ils ont des élus Mais sorti des valeurs de la république Telles que je les imagine Donc mon combat est total

14:06
Présentateur

Et vous n'êtes pas candidat Ça vous donne une vraie liberté

14:09
Gérard Larcher

Je ne suis que candidat Si mes collègues me font confiance A la présidence du Sénat

14:15
Présentateur

Avec une séquence d'élections sénatoriales Qui redémarre dès le 27 septembre Et donc vos collègues Pour partie Entrent en campagne C'est ça ?

14:22
Gérard Larcher

La moitié du Sénat est renouvelée C'est très important A partir du corps des élus locaux Et le corps des élus locaux Ça exprime souvent Ce que pensent les citoyens Ils viennent d'être élus Ou réélus L'élection sénatoriale C'est une prise de pouls Avec le territoire C'est la prise de pouls du territoire C'est donc une élection Éminemment politique Éminemment importante Qui va permettre A la moitié des sénateurs D'être renouvelés Et je dois dire Qu'on voit le rôle du Sénat Aujourd'hui Alors qu'il n'y a pas de majorité A l'Assemblée nationale C'est la seule institution stable On a une responsabilité Notamment pour les mois qui viennent

14:58
Présentateur

Jean-Alard J'ai une question Qui concerne la liberté d'expression Qui est si chère à notre pays Hier dans le Chigaro Maxime Saada Qui est notre patron Le patron du Canal Plus S'est ému de cette mise en demeure De l'ARCOM Envers CNews Il estime que voilà C'est une brèche Dans le paysage audiovisuel français Et que évidemment L'ARCOM Inscrit parmi les torts de la chaîne La mise en cause répétée De l'action de l'exécutif Ainsi donc On pourrait sanctionner une chaîne Parce qu'elle dirait du mal Du pouvoir en place Est-ce que ça vous semble conforme A ce qu'est la démocratie Et la liberté d'expression Dans la démocratie ?

15:31
Gérard Larcher

L'ARCOM Est une autorité indépendante L'indépendance Nécessite une exigence L'impartialité L'ARCOM C'est un régulateur Pas un censeur Donc Voilà comment je vois les choses Je souhaite par exemple Que l'ARCOM Là on parle de censure Oui En tous les cas Je pose la question Elle régulateur Oui Censeur non Et j'aimerais bien Que l'ARCOM Regarde du côté de Terra Nova aussi Quand on regarde les messages Qui sont passés

15:59
Présentateur

Donc il y a des œillères En fonction des médias

16:02
Gérard Larcher

Non je pense qu'ils sont En train de le regarder Mais je le rappelle

16:04
Présentateur

Mais on sait aussi Que l'ARCOM

16:06
Gérard Larcher

Tout ça vient d'une décision Agir sur une décision Du conseil de l'État Du conseil d'État Il va falloir se poser Un certain nombre de questions Sur le conseil d'État ? Pas sur le conseil d'État Réformer le conseil d'État ? Mais se poser la question Sur la liberté d'expression Et sur la technique de régulation

16:21
Présentateur

Maxime Saadant envisage le fait Qu'on veuille fermer ces news Comme on a fermé ces 8 Et est-ce qu'il y a un problème démocratique ? Est-ce que vous le voyez Ce problème démocratique ?

16:30
Gérard Larcher

Écoutez moi A priori je fais confiance A l'autorité indépendante Et vous êtes un second personnage de l'État

16:35
Présentateur

Je le rappelle

16:35
Gérard Larcher

Oui je fais confiance A l'autorité indépendante Je rappelle que sa mission C'est d'être régulateur Et naturellement Je tiendrai le moment venu Avec le président de l'ARCOM Pas simplement sur ce sujet là Mais sur d'autres L'indépendance Il doit l'assumer Mais j'ai quand même un droit Par rapport à l'indépendance De demander des explications

16:55
Présentateur

Et la liberté d'expression Evidemment A le droit de vivre dans ce pays

16:58
Gérard Larcher

Elle est consubstantielle A la démocratie

17:00
Présentateur

Très bien Il y a une fonds L'autorité de mise au pas De l'audiovisuel français Selon vous Qui émanerait des plus hautes Des plus hautes régions De notre pays Il y a une volonté De fermer cette chaîne

17:09
Gérard Larcher

Je ne crois pas Je vois Je vois les tensions Y compris entre les parlementaires Sur ce sujet Je pense qu'il faut Raison garder Et rappeler Qu'une autorité indépendante Elle a une exigence C'est l'impartialité

17:23
Présentateur

Et que les français Ont le droit de regarder Toutes les chaînes

17:26
Gérard Larcher

En toutes les parties Dans leur diversité Dans leur diversité A la condition naturellement Qu'on reste à l'intérieur Des valeurs de la république Absolument

17:32
Présentateur

Et dans les règles De la loi

17:34
Gérard Larcher

On est en train de dire Bien sûr Et à l'intérieur Des valeurs de la république

17:36
Présentateur

Dernière question Gérard Laché Vous croyez à cette petite Musique de la dissolution Qu'on entend Le président Peut-être Vaudrait dissoudre Avant l'élection présidentielle Je crois qu'il faut être raisonnable

17:45
Gérard Larcher

Je crois qu'il faut être raisonnable On a un souvenir D'il y a deux ans Qui me semble suffisamment éclairant Qui a déstabilisé Encore un peu plus Notre pays Donc si le président de la république Venait à me téléphoner J'espère qu'il sera

18:01
Présentateur

Ce qu'il n'a pas fait la dernière fois

18:02
Gérard Larcher

Si si il l'a fait Mais une minute trente J'espère que ce serait Une minute trente avant l'annonce Mais allez Soyons raisonnables Toutes les institutions Tous ceux qui l'incarnent Doivent être raisonnables Je sens mon pays Tellement fragile Tellement parfois effaré On évoquait le drame de Liana Ou de Rosa Par rapport à cet effarement Nous avons besoin D'essayer de retrouver avec eux La confiance La vérité Une forme de solidité Et non pas des rumeurs Des pulsions J'allais dire La raison C'est Boissy d'Anglas Qui disait ça En créant le conseil des anciens Vous savez Ce qu'est devenu le Sénat Il faut Des lieux de raison Et non pas des lieux de pulsions

18:43
Présentateur

Une dernière question Gérard Larchien On a parlé de la justice Le 7 juillet prochain Nous serons fixés Sur la décision de la justice Concernant Marine Le Pen Vous seriez choqué Si elle était rendue inéligible

18:53
Gérard Larcher

Écoutez J'ai dit tout à l'heure Qu'il fallait avoir confiance Dans la justice J'ai dit qu'il ne fallait pas Que la justice Se transforme en corporatisme On va attendre La décision de justice Et nous en tirerons les conclusions

19:05
Présentateur

Et ça changerait La phase de l'élection présidentielle Comment vous ?

19:08
Gérard Larcher

Il y a une procédure Elle est en cours Est-ce que ça Naturellement Le changement De candidat Dans une famille politique Nous en savons quelque chose Dans notre famille J'ai quand même des souvenirs De parfois Une justice Qui a été assez rapide Vous parlez de François Fillon

19:26
Présentateur

Voilà

19:26
Gérard Larcher

Donc on se donne le temps On regarde Et on verra le 8 juillet au matin

19:30
Présentateur

Et peut-être mettre de l'ordre Dans votre famille politique Pour éviter qu'on assiste Au retour de la droite La plus bête du monde Gérard Larcher

19:36
Gérard Larcher

Écoutez Je disais tout à l'heure Qu'au parc floral Autour de Bruno Retailleau Il y avait un vrai rassemblement Et ce vrai rassemblement Va faire que Bruno Retailleau Présentera son projet aux français On verra leur réaction Et puis ensuite Il nous faudra que L'ensemble des familles politiques À l'hiver L'hiver venu Voilà Et la bise sera peut-être revenue Mais une bise portante Merci beaucoup Vers le printemps

20:00
Présentateur

Gérard Larcher D'être venu ce matin Sur CNews et sur Europe 1 Merci Laurence Ferrari Merci Gérard Larcher Merci Laurence Ferrari

20:06
Gérard Larcher

Dans un instant

20:07
Présentateur

Sur Europe 1 Vos signatures du jeudi Charlotte Dornelas Notamment Et votre club culture Europe 1

20:12
Gérard Larcher

A tout de suite