Xavier Dupont de Ligonnès est-il toujours vivant ?
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« Le 21 avril 2011, à Nantes, les corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sont découverts sous la terrasse de la maison familiale. »
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« Le père, Xavier Dupont de Ligonnès, lui disparaît sans laisser de traces et devient l'homme le plus recherché de France. »
- 0:40InvitéFait
« L'autopsie révèle qu'ils ont été drogués et abattus par balle deux semaines plus tôt. »
- 0:58InvitéFait
« Le lendemain, on retrouvera sa voiture abandonnée sur le parking de cet hôtel de Roquebrune sur Argence dans le Var. »
- 1:31InvitéFait
« Xavier Dupont de Ligonnès aurait tout mis en scène et serait toujours vivant. »
- 2:26InvitéFait
« Dupont de Ligonnès est un membre actif d'un site internet catholique où il revient sans cesse sous différents pseudos, 47 malgré plusieurs bannissements. »
- 3:30InvitéFait
« Un téléphone coupé entre 1h du matin et midi. »
- 4:56PrésentateurFait
« « On va partir aux États-Unis. C'est imminent. On attend juste la confirmation. » »
- 7:41InvitéFait
« Un fichier appelé ma Catherine.doc. C'est son ancienne maîtresse. Il lui réclame de l'argent. Il se dit ruiné au fond du trou avec les huissiers aux fesses. »
- 7:49InvitéFait
« Il évoque même l'idée, je cite, de foutre le feu à la maison après avoir donné un somnifère à chacun. »
- 8:02InvitéFait
« Il règle certains achats avec une carte bleue, d'autres avec de l'espèce. 30 euros qu'il a retiré à un distributeur. »
- 9:42InvitéFait
« Dans une lettre adressée à son ami Michel Rétif le 8 avril 2011, il écrit « Je penserais bien à toi là-bas, pas le droit de te dire où, mais tu y es passé avec moi en 1990 ». »
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« Michel et Xavier, ils étaient comme deux frères. »
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Mais où est-ce qu'ils étaient en 1990 tous les deux ? Je sais où ils étaient. Ils étaient où
? Je
ne
peux
pas vous le dire,
mais
je sais où ils sont. Pourquoi
? Parce
que je vais aller voir précisément là où ils étaient.
C'est une affaire criminelle qui passionne les Français depuis 15 ans. Le 21 avril 2011, à Nantes, les corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sont découverts sous la terrasse de la maison familiale. Le père, Xavier Dupont de Ligonnès, lui disparaît sans laisser de traces et devient l'homme le plus recherché de France. Cette découverte macabre à Nantes, c'est l'information qui terrifie autant qu'elle intrigue. Que s'est-il précisément passé dans cette maison de Nantes où cinq corps, une mère et ses quatre enfants ont été découverts hier ? L'autopsie révèle qu'ils ont été drogués et abattus par balle deux semaines plus tôt. Seul le père est introuvable.
L'homme semble avoir tout orchestré. C'est la dernière image que l'on ait de Xavier Dupont de Ligonnès.
L
'homme retire de l'argent à un distributeur automatique. Le lendemain,
on
retrouvera sa voiture abandonnée sur le parking de cet hôtel de Roquebrune sur Argence dans le Var. Xavier Dupont de Ligonnès est-il mort ou vivant
?
À ce jour, le mystère reste entier. Bonsoir Gilles Gallou. Bonsoir. Vous êtes l'ancien cyber-enquêteur de la police judiciaire. Vous avez participé en 2011 à la traque numérique de Xavier Dupont de Ligonnès. Aujourd'hui à la retraite, vous publiez Xavier Dupont de Ligonnès, un flic au cœur de l'affaire aux éditions Max Milot. Vous êtes le premier policier impliqué dans l'enquête à prendre la plume pour raconter de l'intérieur cette affaire hors normes et partager votre conviction. Xavier Dupont de Ligonnès aurait tout mis en scène et serait toujours vivant. On va revenir sur ces révélations.
Mais avant ça, votre mission au début de l'affaire en tant qu'enquêteur, c'est de retracer la route de Xavier Dupont de Ligonnès, de reconstituer son activité numérique
? Oui,
c'est ça. En 2011, je n
'ai
pas été saisi tout de suite de l'enquête puisque moi, j'ai été saisi une semaine après la découverte des corps. Donc les corps ont été découverts le 21 avril 2011. Et moi, j'étais de permanence à Nanterre, à l'office central cybercrime. Il s'est trouvé que mes collègues de Nantes ont dû être embêtés pour décortiquer tous ces sites catholiques sur lesquels Xavier Dupont de Ligonnès postait.
Et
donc, moi, j'étais permanencier et c'est moi qui ai dû m'y coller, si je peux utiliser ce terme-là, puisque ce n'était vraiment pas un cadeau,
de
lire tous ces messages et essayer de découvrir si Xavier Dupont de Ligonnès allait reposter un message puisqu'il avait posté un message le 8 avril
dans
la semaine qui a suivi les meurtres présumés.
Alors ça, c'est le premier élément qui
vous intrigue. On
va l'expliquer à nos téléspectateurs, nos téléspectatrices. Dupont de Ligonnès est un membre actif d'un site internet catholique où il revient sans cesse sous différents pseudos, 47 malgré plusieurs bannissements. Il s'y connecte presque chaque jour, parfois de façon très furtive. Chaque connexion vous donne l'impression de vous rapprocher, mais sans jamais avoir la possibilité de le rattraper, qu'il avait une longueur d'avance.
Alors il a toujours eu une longueur d'avance, mais finalement, ce sont ces connexions qui sont devenues suspectes puisqu'il a posté un message le 8 avril.
Et
on a supposé,
de
par ces connexions qui étaient infimes chaque soir, qu'il pouvait attendre une réponse. Donc aurait-il eu un complice ? En tout cas, nous, on s'est très souvent focalisés sur ce message et sur toutes ces connexions pour voir si quelqu'un répondait.
Et vous identifiez un déplacement intrigant de Xavier Dupont de Ligonnès la nuit du 30 au 31 mars à Saint-Nazaire, à plusieurs centaines de kilomètres de Nantes, là où il vivait. Et surtout, un téléphone coupé entre 1h du matin et midi. Donc selon vous, ce n'est pas un simple détour, mais un moment clé dans la préparation de la fuite de Xavier Dupont de Ligonnès ?
Alors
ce n
'est
pas à des centaines de kilomètres, justement. C'est ça qui est intriguant, c'est que je suis retourné sur le terrain, j'ai refait tous les parcours de Xavier Dupont de Ligonnès dans cette semaine qui précède les crimes. Et j'ai découvert justement que Xavier Dupont de Ligonnès avait réservé une nuit d'hôtel à Saint-Nazaire, à une cinquantaine de kilomètres de chez lui. Il se trouve que cette journée-là, justement, il est rentré à Nantes.
Donc
pourquoi réserver une chambre d'hôtel si on rentre dans la ville où on habite ? Mais qu
'est
-ce qu'il a fait ? C'était une fausse piste ? Alors je vous explique, puisque finalement, quand on retrace les itinéraires, on suit Xavier Dupont de Ligonnès et ce soir-là, il va au stand de tir avec son ami Emmanuel Tonner.
Ils
passent la soirée ensemble, ils le déposent chez lui vers une heure du matin et c'est le moment précis où il coupe son téléphone. Et quand un individu coupe son téléphone, c'est parce qu'il n
'a
pas envie qu'on sache où il est.
Et
donc qu'est-ce que font les enquêteurs de ces cas-là ?
C
'est quand est-ce que le téléphone va ressurgir sur les réseaux ? Et il va ressurgir que le lendemain,
vers
12h, au milieu de la Bretagne, à Locke-Malo, chez ses amis garagistes.
Il a fait quoi alors pendant cette nuit
?
Alors est-ce que Xavier Dupont de Ligonnès a dormi chez lui ou est-ce qu'il a dormi à l'hôtel ? Je ne sais pas. En tout cas, c'était une chambre qui a été réservée pour 4 personnes. Alors est-ce que cette chambre a été réservée pour 4 personnes parce qu'il n'y avait pas d'autres chambres disponibles ou pas ? En tout
cas,
moi, je n
'ai
pas la réponse. Je ne sais pas qui a dormi dans cette chambre. Toujours est-il que le lendemain, quand son téléphone ressurgit sur les réseaux, en fin de journée,
il
rentre chez lui. Et pour la première fois, dans toute la chronologie de l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès, il annonce à une amie proche, une ancienne amie de Versailles, « On va partir aux États-Unis. C'est imminent. On attend juste la confirmation. » Cette confirmation est super importante puisqu'on va l'avoir plus tard.
Et dans tous ces messages que vous scannez, en quelque sorte, vous apercevez qu'il a téléchargé tout un tas de photos de souvenirs, qu'il a demandé à plusieurs de ses proches de façon assez urgente de lui demander d'envoyer des photos de souvenirs. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Exactement. Ça, c'est quelque chose que je n'avais pas capté à l'époque. Parce qu'en 2011, nous, à l'office cyber, moi, finalement, j'étais chargé de l'enquête uniquement numérique. C'est aujourd'hui, je suis à la retraite, donc en pouvant dézoomer sur l'enquête et
en
lisant tout ce que j'ai pu lire dessus, que j'ai compris que... Excusez-moi, j'ai perdu le fil de
votre question. Donc, il avait demandé
à tout un tas de ses proches
de lui donner des
photos souvenirs qui remontaient au tout début des années 80, au fin des années 70,
les années 39 notamment. J'ai interrogé des
dizaines de personnes de l'entourage de Xavier et sans que je leur demande, toutes les personnes me disaient « C'est bizarre, Xavier m
'a
demandé des photos.
»
C'est amusant, vous l'appelez Xavier. Oui. Vous voulez que je vous explique pourquoi ? Quand j'ai écrit mon livre,
c
'était « Un coup Xavier, un coup Xavier Dupont-des-Ligonès, un coup tatatata » et à force, ça faisait des répétitions et je me suis dit « mince
».
Et je vais vous expliquer quelque chose. Moi, j'ai longtemps travaillé au Quai des Orphèves auprès de collègues qui travaillaient à la brigade criminelle. Et j'adorais leur élégance qui disait « Quand on emmène un homme en prison pour 30 ans, on se met en costume cravate.
»
Et moi, je trouve qu
'il y a
une sorte de respect, même si Ligonès est un criminel éventuellement, il s'arrête un homme et donc je l'appelle Xavier pas « XDL » ou « XDDL ».
Bon, mais ces photos souvenirs, c'était pour quoi ? Pour faire un album ? C'est bizarre pour quelqu'un
qui… C'est une très
bonne question. Pourquoi un homme qui partirait se suicider se constituerait-il un album photo
?
Alors, moi, j'ai eu une réponse
parce
que moi, j'ai eu accès à tous ces serveurs et donc j'ai observé seconde par seconde, minute par minute, ce qu'il faisait. Ça,
c
'est un truc formidable puisque quand vous avez accès à ces données informatiques, vous pouvez le suivre à la seconde.
Et
donc, j'ai pu déterminer
qu
'il supprimait l'ensemble de ces données personnelles parce qu'à l'époque, on n'avait pas ce qu'on a aujourd'hui, des Google Drive ou des OneDrive ou tout ce que vous voulez. Mais lui,
il
maîtrisait déjà tout ça à
l
'époque. Donc, lui, à l'époque, il stockait déjà toutes ces données personnelles
sur
ses serveurs web. Je termine, excusez-moi. Et donc, j'arrive à déterminer qu'il télécharge 47 photos d'une femme qu'il a beaucoup aimée.
Mais
par contre, il supprime tout. Donc, c
'est
la première fois où j'ai capté que Xavier, il se constitue un album photo et je me suis dit qu
'il
a dû se créer un cloud.
Oui.
Il y
a
quelque chose que vous découvrez. Un document de Xavier Dupont de Liconesse qu'il pensait avoir effacé. Un fichier appelé ma Catherine.doc. C'est son ancienne maîtresse. Il lui réclame de l'argent. Il se dit ruiné au fond du trou avec les huissiers aux fesses. Il évoque même l'idée, je cite, de foutre le feu à la maison après avoir donné un somnifère à chacun. Là, vous vous dites, c
'est
ce que vous expliquez dans le livre, qu'il semble créer l'alibi d'un suicide parce qu
'on
va le retrouver le 15 avril 2011 à Roquebrune-sur-Argence dans le Var. Les caméras d'un hôtel captent ce qui serait la dernière apparition de Xavier Dupont de Liconesse à 10h20. Il règle certains achats avec une carte bleue, d'autres avec de l'espèce. 30 euros qu'il a retiré à un distributeur. Et là, juste à côté de ce distributeur, on retrouve sa voiture et sa trace à l'hôtel. En clair, il a voulu laisser des traces de lui.
Je vais vous expliquer comment. Aujourd'hui, en 2026, j'analyse ça. Pour moi, j'ai travaillé à l'époque sur la cavale et Roquebrune-sur-Argence ne faisait pas partie de la cavale au début.
On
ne savait pas qu'il était passé à Roquebrune-sur-Argence. Et finalement, qui est-ce qui nous donne la piste de Roquebrune-sur-Argence ? C'est Xavier Dupont-Duconesse lui-même.
Il
vous a emmené là-bas. Il a emmené les enquêteurs là
-bas. En allant au distributeur avec sa carte,
c
'est lui qui nous dit je suis là. Sinon,
on
n'aurait jamais su.
Et
après, on ne sait toujours pas où est l'hôtel. Alors pourquoi est-ce que Xavier Dupont-Duconesse retourne garer sa voiture sur l'hôtel qu'il a quitté le matin même ? Parce qu'il fallait qu'on le trouve, cet hôtel. Parce que si nous, on trouve la voiture, on dit ah mais oui,
il
y a un hôtel devant la voiture. Et qu'est-ce qu'il y avait dans l'hôtel ? Toutes ces vidéos qu'on a pu exploiter. Donc pour moi, cette scène du 14 et du 15 avril, c'est une mise en scène. Et
pour dans
quel but, pardon ?
Dans quel but ?
De
nous faire découvrir cette lettre, ma Catherine. Parce que c'est dans la soirée du 14 au 15,
qu
'il
y a
un message qui part de l'hôtel et qui va chez son ami Christian en lui disant je t'ai donné tous les sites, mais attention, t
'as
un truc que t'aurais pas dû voir. Et son copain, évidemment, il lui suscite l'interrogation. Son copain va voir et il trouve cette lettre à la Catherine et c'est la première lettre qu'on va trouver. Et finalement, qu'est-ce qu'elle explique la lettre ? Elle explique finalement pourquoi
ça s'est arrivé.
La grande révélation de ce livre, Gilles Gallou, c'est que vous argumentez la piste de la fuite aux Etats-Unis. Dans une lettre adressée à son ami Michel Rétif le 8 avril 2011, il écrit « Je penserais bien à toi là-bas, pas le droit de te dire où, mais tu y es passé avec moi en 1990 ». Donc il laisse un petit indice. Pour vous, cet indice renvoie clairement à une destination américaine entre le Texas et la côte Est. Michel Rétif, qui est le meilleur ami de Xavier Dupont-de-Ligonnès, est décédé d'un cancer. Il serait parti avec des secrets de sa relation avec Xavier Dupont-de-Ligonnès ?
J'ignore, j'ai rencontré plusieurs fois Michel Rétif, mais
pour
moi, Michel et Xavier, ils étaient comme deux frères.
Avec un fichier aussi, avec une photo, avec une certaine Mindy, une femme. Je te reverrai bientôt là-bas.
–
Oui, alors il faut se remettre dans le contexte. Si Xavier Dupont-de-Ligonnès est bien l'auteur des faits, il est présumé innocent. Quelques jours après, enfin le 8 avril, il adresse une lettre à son ami Mimi.
Et
c'est une lettre très intime. Et moi, j'ai toujours pensé qu'il y a du vrai et du faux dans ces lettres. Et je ne pense pas qu'à ce moment-là, il manque complètement dans la lettre. Donc mon travail a été de discerner le vrai du faux. Et quand Xavier lui dit, mon petit Mimi,
c
'est là-bas qu'on était tous les deux en 90, en novembre 90, et en plus il a le culot de dire indice à creuser, mon idée à cette époque-là,
c
'est de dire, enfin maintenant, c'est de dire, mais où est-ce qu'ils étaient en 1990 tous les deux ? Je sais où ils étaient. – Ils étaient où
? – Je
ne
peux
pas vous le dire,
mais
je sais où ils sont.
–
Pourquoi ?
–
Parce que je vais aller voir précisément là où ils étaient.
– C
'est-à-dire que vous allez partir dans un prochain
temps ? – Dans les semaines qui viennent. – Vous êtes
suivi d
'ailleurs
par une
caméra de télévision, vous êtes suivi
par une caméra de Canal+, pour un documentaire. Vous vous apprêtez donc à partir aux États-Unis pour tenter de retrouver la trace de Xavier Dupont-de-Ligonesse.
–
En fait, pour tout vous dire, j'aurais déjà dû revenir, mais il
y
a eu un contre-temps,
et
le livre était sorti avec les informations que j'allais chercher.
– Juste, pour confirmer, pour vous, Xavier Dupont-de-Ligonesse n'est pas mort
? –
Je ne peux pas affirmer, moi je n'affirme rien. – Il ne s
'est
pas suicidé à l'époque ?
–
Moi, je ne pense pas qu
'il
se soit si suicidé à Rebrune-sur-Argence, puisque rien ne le démontre, et s'il s'était suicidé, je pense que depuis 15 ans, on aurait retrouvé son corps.
– Alors, vous êtes aussi allé à Nice, où vous avez retrouvé un restaurateur, qu'il affirme avoir reconnu autour du 20 au 20 avril 2011. Vous explorez d'abord une piste maritime, avant de faire le lien avec l'aéroport de Nice, où il avait souvent pris un Nice-New York. Je suis obligé de vous poser cette dernière question, Gilles Gallou. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui critiquent aujourd'hui votre livre, qui peuvent dire aussi, c'était il
y
a 15 ans ? Aujourd'hui, cet ancien enquêteur, même si vous faites partie de la police judiciaire, il faut le rappeler que vous êtes le premier à avoir enquêté dessus, eh bien il veut surfer sur le business Xavier Dupont-de-Ligonesse.
–
Ça me fait rire, parce que moi, je n
'ai
jamais écrit mon livre pour surfer sur un business quelconque. Moi, à la base,
je
ne voulais plus entendre jamais parler de l'affaire Ligonesse. L'affaire, elle m'est revenue au hasard d'un livre de Romain Portelas, dont le titre était « Comment j'ai retrouvé Xavier Dupont-de-Ligonesse
?
» et le titre m'avait interpellé. Je dis « Comment j'ai pu passer à côté d'une info pareille, puisque aujourd'hui, j'habite à l'étranger ?
»
Et finalement, moi, à l'époque, j'avais un carton à la maison avec tous les livres de l'époque que je n'avais pas lus, et je les ai lus, et je suis replongé comme ça dans l'affaire. Et c'est mon épouse qui, elle, voulait écrire un livre sur l'histoire qui nous était arrivée familiale par rapport à cette affaire, qui a commencé à écrire. Et puis au fur et à mesure, c'est moi qui a poursuivi le livre, mais il n'y a aucune
idée
de faire du fric avec cette affaire, pas du tout.
–
Et vous terminez par cette phrase
«
See you later
». –
Oui, je pense que c'est un clin d'œil.
C
'est-à-dire qu'il y
a
un double sens, puisque c'est moi qui m'adresse à Xavier.
À
bientôt.