Présidentielle 2027 : "Gabriel Attal a tout intérêt à participer à une primaire" (Luc Gras)
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organiser une primaire à droite ? Est-ce encore possible ? Écoutez ce qu'on pense Valérie PCR.
Elle était ce matin l'invité de France info, candidate malheureuse en 2022. La présidente de la région de France avait elle-même participé à la dernière primaire à droite. Écoutez, j'étais favorable à la primaire parce que ça me permettait de à que chacun exprime ses points de vue.
Mais une primaire pour être réussie, il faut deux conditions. Il faut d'abord que tout le monde accepte d'y participer et il faut qu'elle ait lieu suffisamment tôt pour permettre de recoller les morceaux. Et croyez-moi, j'ai énormément souffert en 2022 du fait que la primaire se soit tenue en décembre et qu'on ait eu finalement 3 mois de campagne avec tout le monde qui arrivait pas à qui tirait à U et à DIIA.
Donc le sujet c'est que à mon avis aucune de ces deux conditions aujourd'hui n'est réunie parce que les candidats n'en veulent pas une bonne partie et puis parce que il est trop tard aujourd'hui pour l'organiser de manière de manière sereine. Arian Amad, vous êtes toujours connecté avec nous, experte en communication euh politique. On vient d'entendre Valérie PCress, les conditions ne sont plus réunies, il est trop tard et puis il faut des candidats d'accord pour y participer à une primaire.
Ça veut dire que quoi ? Le candidat à droite va être choisi, comme on le disait avant le journal, par les sondages. Bah écoutez, c'est sûr que là ça s mal parti pour une primaire de la droite et du centre.
Je vais je vais juste reprendre un élément qui a déjà été évoqué mais qui semble absolument prépondérant, c'est que Édouard Philippe n'a aucun intérêt à faire cette primaire et que une primaire de droite et du centre aujourd'hui sans Édouard Philippe n'a pas de sens. Donc pour moi, pour moi euh il y a effectivement très peu de chance que celle-ci soit organisée. Ensuite, moi j'aimerais juste attirer l'attention sur une chose, il y avait parlé du périmètre.
Ce qui est intéressant aussi aujourd'hui, c'est de voir ce qu'est la droite, la droite et le centre parce que derrière cette primaire, derrière les candidats potentiels à cette primaire, il y a aussi la question de la marque de droite et du centre parce qu'aujourd'hui, on a une marque au Rassemblement national très claire. On a une marque, on va dire euh LR compatible avec le RN très clair et sur l'aspect central ou de centre droit, on a une marque qui reste encore à définir. Et donc je pense que peut-être ce qui est intéressant pour nous, c'est de se dire aujourd'hui de demander au Français qui est pour vous de droite, qui est pour vous de centre droit, qu'attendez-vous d'un homme d'un d'un présidentiel de centre-Doi parce que pour l'instant ces questionsl sont absolument pas tranchées.
Ariana m'a dit "Vous restez avec nous puisqueeffectivement on disait s'il n'y a pas de primaire, ce sont les sondages, les électeurs qui vont devoir trancher dans le match à tal face à Édouard Philippe. Je vous propose d'écouter Gabriel Atal sur cette question. Faut-il une primaire à droite ?
Vous savez, on n'est pas des photocopies avec Édouard Philippe. Si on était des photocopies, je serais dans une réunion politique quelque part. Moi, je suis au milieu des Français.
Il y a que là que je me sens bien. Vous êtes au milieu des Français, ils viennent vous parler. Certains sont d'accord avec vous, vous encouragent, d'autres viennent vous interpeller.
Parfois il y en a qui sont en colère et moi je connais que ça. Voilà, pour moi la politique c'est ça. Ensuite on a des vraies différences et cette campagne nous permettra à la fois de le montrer, de montrer aussi sur certains points là où on peut se retrouver.
Il faut une vraie campagne et ensuite il faudra un vrai rassemblement. Lucra, une vraie campagne et ensuite un vrai rassemblement, c'est une machine à perdre de me montrer d'abord ces divergences. Moi je souris parce que c'est vraiment de la politique à dessous là.
Vous avez vu indirectement il dit moi je suis sur le terrain et en gros Édouard Philippe il est dans les coloques. Donc ça c'est vraiment de la politique. Mais en tout cas à tal on aime ou on aime pas mais sur le terrain ça c'est c'est quand même pour dire des choses.
Moi je suis très étonné de l'intervention de Vari Pécrè parce que un c'est grâce au primaire sinon elle avait aucune chance qu'elle a été la candidate certes malheureuse mais elle a été la candidate de de la droite précédemment et deuxièmement c'est elle est supposée être une chirakienne. Or Chirac a fait un retour en fanfare à partir de l'année 95 pour finalement dépasser Baladure. Et ces deux arguments ne tiennent pas.
Le premier tous d'accord par définition s'il y avait une primaire, ils seraient tous d'accord. Et le second argument, trop tard, on voit bien que Valérie PCR en gros pour faire simple tous ceux qui sont favorables à Édouard Philippe qui est en tête à peu près dans les sondages sont contre la primaire et tous ceux qui sont pas Édouard Philippe sont plutôt pour la primaire. Faire de la politique comme ça en fonction opportuniste, ça ne marche jamais.
Donc c'est très très inquiétant pour la droite qu'il se positionne en en fonctionnement en fonction du quotidien. Il me semble que euh la droite devrait quand même regarder à gauche, c'est que à gauche, ils ont créé les conditions, qu'on le veuille ou non, d'une forme de dynamique de la gauche de gouvernement. C'est-à-dire qu'avec la primaire à gauche va sortir un candidat.
Alors, c'est pas signe qui va gagner mais en tout cas ça va permettre de sortir un candidat qui au moins lui unira tout ce qui est à gauche chauffer lesfi. Si la droite arrive de manière désordonnée par rapport à cela, bon courage. On va on va y venir dans quelques instants justement sur la gauche.
Mais pour rester sur la droite, oui Martin différence, c'est qu'à gauche, s'il n'y avait pas eu de primaire, il y aurait plusieurs candidats. Là, la primaire de la droite et du centre aurait un intérêt si on avait un doute sur le fait que les autres ne se rejoignent pas à la fin. Là, il y a aucun doute.
Il y a aucun doute qu'à la fin, si Édouard Philippe est à 19 dans les sondages, que Gabriel Atal et Bruno Rotaillo seront derrière lui. Et quand quelle sera la date à laquelle on pourra parce que sont très prux sont tombés d'accord mais il y a un moment déjà parce qu'ils étaient aussi tombés d'accord sur le fait qu'il n'y ait pas de primaire. Enf en tout cas que ça se fasse de façon par les sondages et lors d'un un fameux dîner où Gabriel Atal et Édouard Philippe s'étaient mis d'accord là-dessus.
Euh, ils avaient évoqué la date de février. Je ne crois absolument pas qu'ils attendent le février pour ça. Sauf que Atal a tout intérêt à faire des primaires.
Mais oui, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. C'est ceux qui sont les challengers qui ont plutôt intérêt à cette exposition. La difficulté, c'est sur même sur les propres termes.
C'est pas la primaire de la droite et du centre ce qui est proposé. C'est la la primaire du centre et du centre. Ces gens ne sont pas de droite.
Enfin, je veux dire, il y a il y a un candidat, mais non, il est pas de droite. C'est c'est un c'est un jupiste. Bruno Rotaillot est un homme de droite mais Bruno Rotaillot, il a dit pour l'instant moi je veux pas entendre parler de la primaire.
Je tradition bonapartiste par principe mais aujourd'hui il est candidat et il est président du parti officiellement de droite LR et il dit je suis j'ai été le candidat, il a les moyens pour le faire, il a la légitimité pour le faire. C'est un parti qui n'a pas la tradition normalement de faire de désigner autrement que par acclamation son patron. C'est une nouvelle culture qui s'est émis et d'ailleurs à chaque fois les candidats historiques, ceux qui avaient été ancien présidents, ceux qui avaient été ancien premier ministre s'y sont cassés les dents et ça a produit à chaque fois un désastre.
Donc euh je veux dire c'est c'est la c'est François Fillon euh euh François Fillon après c'est madame PCress, c'est pas c'est pas forcément un plus pour l'électorat de droite qui est pas vraiment habitué à ça. Il est il est dans cette tradition où le chef est élu par acclamation. C'est pas dans la tradition 5e République non plus.
Non et même pas dans la tradition 5e République. Et en plus vous avez un problème de terme, c'est que ces gens n'ont pas les mêmes sociologies électorales. Je la sociologie électorale de monsieur Atal et celle de monsieur Rota essayer de me trouver me trouver des points communs.
Oui, mais là on est dans quelque chose de nouveau où ils ont le même rejet. D'accord. Voilà.
Non mais c'est vrai c'est là on est dans une configuration complètement. Pensez 30 secondes que les Cateaux de l'Ouest vont voter pour monsieur Atal qui propose la GPA. Non, mais le fait que Bruno Rotaillot soit plus candidat au premier tour changera peut-être quelque chose dans la dynamique soit Gabriel, soit d'Edouard.
Valérie Pécresse