Grande distribution : Audition de Marion Libersac (Coopérative U)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Très bien. Et bien, nous allons poursuivre nos auditions avec donc madame Marion Libersac, directrice de l'offre produits de grande consommation de coopérative U, responsable des achats pour les marques nationales et de la marque U sein de la coopérative. Euh donc madame, on vous remercie de votre présence. vous êtes accompagné.
Donc on vous laissera nous présenter vos vos collaborateurs. Néanmoins, dans un premier temps, en tout cas euh seul vous-même prendrez la parole parce que dans on a un timing un petit peu serré. Voilà.
Euh donc je vous rappelle que euh les commissions d'enquête sont tenues d'un certain nombre de règles et un certain nombre de règles dont notamment la prestation euh de serment avant d'être entendu. Donc je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquê passible de peine prévue aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Donc je vous invite à à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite après avoir allumé votre micro.
Parfait. Et donc en disant je le jure. Je le jure.
Merci. Alors si vos collègues sont amenés à prendre la parole, je leur demanderai également de prêter serment. Je le jure.
Merci. Très bien. Euh par ailleurs, madame euh est-ce que vous avez d'éventuels liens d'intérêt euh à nous à nous déclarer ?
Non. Très bien. Merci beaucoup.
Euh donc nous attendons, je pense que vous avez suivi un peu les les précédents travaux de cette commission d'enquête. Donc nous attendons de votre part peut-être des éclairages sur à la fois le déroulement actuel des des négociations commerciale euh et des éléments aussi dans la construction du prix. Euh et enfin pour aller pour aller vite euh des éclairages aussi sur la manière dont les dernières lois égalim ont pu euh modifier ces négociations commerciales en positif ou en moins positif, vous nous le direz.
Et comment est-ce que au quotidien vous vous efforcez euh d'atteindre cet objectif hein de meilleure rémunération de l'ensemble en fait des des acteurs et des maillons de la chaîne. Donc je veux me propose de vous laisser la parole sans plus tarder pour un maximum de 8 9 minutes madame si vous le voulez bien parce qu'ensuite on a un certain nombre de questions d'abord par madame la rapporteur et ensuite par les membres de la commission d'enquête donc ce qui rend aussi ces ces auditions plus dynamiques. Donc voilà, je vous laisse la parole pour 8 minutes d'intervention.
Je vous remercie madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs. Merci de votre intérêt dans notre activité que je vais essayer de vous présenter en quelques mots. Alors à vous toute chose, je vous précise que la transparence n'est pas une contrainte pour nous.
C'est une nécessité pour établir la confiance dans une chaîne alimentaire souvent perçue à tort ou à raison comme opaque et injuste. Nous avons reçu votre liste de questions hier soir. Nous y répondrons bien sûr avec plaisir de manière exhaustive.
Aujourd'hui, l'audition étant filmée et publique, si nos réponses impliquaient de transmettre des informations sensibles, nous pourrons y répondre soit à h clos ou ultérieurement de manière confidentielle par écrit. Donc quelques éléments de présentation d'ordre général pour vous décrire notre environnement de travail. Donc je m'occupe des produits de grande transformation chez coopérative U.
Il s'agit en fait de toutes les références avec bar. Cela englobe les produits alimentaires mais aussi d'entretien, de droguerie, de parfumerie ou d'hygiène qu'ils soit de marque nationale ou de la marque U, notre marque de distributeur. Cela représente environ 60 % du chiffre d'affaires de nos magasins et je suis venue accompagné de Damian Jelhats Marque nationale dans mon équipe.
Alors, mon rôle depuis avril 2024 au sein du comité direction de coopérative U et de définir la stratégie d'offre et d'achat, de piloter la performance, de manager le département et de m'assurer du bon déroulé, des relations fournisseurs et des négociations pour le compte de la coopérative. Donc cette fonction est évidemment très importante chez un distributeur qui reste avant tout un commerçant car la place du produit est essentielle. Je précise que cette fonction n'englobe pas tous les approvisionnements régionaux ou locaux faits en direct par les magasins qui sont complètement libres dans leurs assortiments.
C'est une partie non négligeable car ce lien avec les producteurs locaux, industriels et agricoles est très important chez eu. Je veux croire que notre efficacité repose sur une organisation humaine. Contrairement aux idées reçues sur les armées d'acheteurs, nos équipes achat sont volontairement restreintes.
Ce sont des équipes stables, mixtes portées par des collaborateurs qui se projettent plutôt dans la durée car souvent très attachés au voleurs de la coopérative. Cette stabilité est une force car elle permet de construire des relations de confiance historique avec nos fournisseurs loin des caricatures de négociation brutales et éphémères. Nos acheteurs connaissent les filières, les contraintes des PME et cherchent l'équilibre.
Alors, pour comprendre notre position dans ces débats, il faut d'abord comprendre qui nous sommes. Coopérative U groupement de 1200 commerçants indépendants. Ce sont des entrepreneurs ancrés dans leur territoire, propriétaires de leur magasins.
Ils vivent au quotidien les mêmes réalités que leurs clients et leurs fournisseurs locaux. Cette structure coopérative basée sur le principe un homme une voix définit notre vision de la négociation. Nous ne cherchons pas à maximiser un profit mais à garantir la pérenité d'un écosystème local.
Aujourd'hui, cette proximité nous donne une lecture directe et préoccupante de la situation de nos clients. Nous voyons des pouvoirs d'achat fébril marqué par des arbitrages de plus en plus difficiles. Le client aujourd'hui a changé, il est plus attentif, plus volatile et il a dû par nécessité réduire ses volumes ou se tourner vers des produits d'entrée de gamme.
Aider nos clients à mieux consommer ne s'arrête pas au prix. Depuis de nombreuses années, Coopérative UG dans une démarche continue d'amélioration nutritionnelle de ces produits. Nous avons été les premiers à supprimer massivement les substances controversées comme l'île de palme ou certains additifs et nous travaillons sans cesse pour réduire le sel, le sucre et le gras.
Notre objectif est clair, conduire le consommateur vers une alimentation plus saine sans que cela ne devienne un luxe. En utilisant le nutriscore de nos produits de marque U, nous prouvons que la grande consommation peut rimer avec santé publique tout en rendant accessible au budgets les plus serrés. Mais au-delà de la santé, le mieux consommé chez U c'est avant tout le choix d'une médine France. considère que la souveraineté alimentaire de notre prix passe en partie par nos rayons.
C'est pourquoi 100 % de notre lait, de notre bœuf, de notre porc, de notre dinde, de notre poulet à Marqueus sont d'origine France. Nous ne contentons pas de l'afficher, nous le construisons. Près de 80 % de nos produits à marque propre sont fabriqués par des PME et TPE françaises. 70 % des produits alimentaires à la marque U dans lequel une matière première agricole pèse plus de 50 % de leur composition sont exclusivement français.
Soutenir le made in France, c'est garantir que la valeur créée en rayon retourne directement vers les usines et les fermes. Je pourrais vous citer d'autres démarches comme celle des produits bleu blancur. Nous avons été la première enseigne à y croire et encore aujourd'hui, nous sommes celles qui propose la gamme la plus étendue à nos propres marques.
Alors cette idée de commerçant de cette identité de commerçants de proximité nous place aussi au cœur d'un paradoxe économique que cette commission a déjà soulevé, celui des marges et de leur équilibre. On nous interroge souvent sur les marges plus élevées pratiquées sur des produits frais, notamment les fruits et légumes par rapport aux produits industriels. Je veux être clair devant vous, cette différence n'est pas le signe d'un profit caché mais le reflet de coût opérationnel radicalement différent.
Il est vrai néanmoins que notre rentabilité globale sur les produits de grande consommation s'érode particulièrement sur les produits de multinational. Notre marge nette reste stable et fragile autour de 2 % ce qui fait la distribution non pas un moteur de l'inflation mais un véritable amortisseur pour le pouvoir d'achat. C'est précisément pour protéger ce pouvoir d'achat face aux géants mondiaux de l'agroindustrie que nous participons à des alliances à l'achat.
Il ne s'agit pas, comme j'ai pu l'entendre dans d'autres doubler rondes d'une stratégie d'évasion législative. Nos contrats restent français et soumis à égalim. Nous respectons la date butoire, l'encadrement des promos et la sanctuarisation de la MPA.
Mais face à des multinationales dont le chiffre d'affaires dépasse parfois le budget de certains États, nous n'avons d'autre choix que de masifier nos achats pour exister. Nous le faisons avec une éthique stricte. Ces négociations européennes peut-être de main international ne concernent que moins de 5 % de nos fournisseurs exclusivement les plus grands groupes mondiaux et ne concernne en aucun cas les TPE, PME ou des coopératives agricoles.
Pour coopérative U, les alliances sont un bouclier pour le consommateur, jamais une arme contre notre contre nos producteurs. Cette volonté de protéger le monde agricole nous amène au bilan des lois égalimes. Ces lois ont amélioré les choses, mais nous partageons votre constat.
Le russellement promis n'est peut-être pas encore assez une réalité tangible pour tous les agriculteurs. Pourquoi ? Parce que nous ne représentons que 40 % environ des dépouchés agricoles français.
N'oubliez pas l'export et la restauration hors domicile et aussi parce que le système reste bloqué au stade de la transformation industrielle. Aujourd'hui, quand nous acceptons des hausses de prix de la part des industriels, nous n'avons aucune visibilité malheureusement sur la part qui revient réellement au producteur. C'est pour briser cette opacité que nous agissons par la preuve avec notre propre filière.
Grâce à nos contrats tripartites sur notre marque une, nous engageons directement 7000 producteurs dans une relation transparente où les prix sont indexés sur les cours de production. Pour conclure, je dirais que le modèle coopératif que nous représentons est une voie d'équilibre. Nous sommes favorables à une transparence accrue et au renforcement de la de l'observatoire des marges car nous n'avons rien à cacher.
Nous sommes prêts à aller plus loin pour que la valeur soit mieux répartie avec plus de de transparence et que l'on valorise enfin ceux qui ceux qui comme nos associés U font le choix du local et du temps long à la condition que cette exigence de clarté s'applique à tous les étages de la filière. Je vous remercie. Merci beaucoup madame d'avoir tenu le temps.
Donc on va laisser la parole à madame la rapporteur. Bonjour et merci. Alors pour commencer, j'aimerais vous entendre sur les centrales de service dont on a peu parlé dans le propoliminaire.
Pouvez-vous nous dire donc ce qu'il en est de ces centrales de service sachant que nous avons entendu lors des différentes tables rondes qu'elles étaient des instruments de reconstitution des marges arrières voire d'une taxation injustifiée prélevée sur le chiffre d'affaires des industriels. OK. Alors, j'ai essayé d'être concise.
Les centrales de service qui est important c'est de revenir à la genèse de leur création. De mon point de vue, les centrales de service elles existent depuis les années 90. Donc effectivement, c'est assez vieux et à l'origine, elles ont été créées, on va dire, au moment où la grande distribution était en plein fleuron et donc en développement, on va dire international. et elles ont été créées parce qu'il y avait aussi une demande du côté des industriels de pouvoir d'une certaine façon bénéficier de cette implantation internationale pour pouvoir à un moment donné augmenter le niveau de diffusion des produits, pouvoir mener aussi des promotions dans tous les pays et et ainsi finalement développer le chiffre d'affaires.
Au fur et à mesure du temps, les choses ont changé parce que le paysage de la distribution aussi ont changé. Et aujourd'hui, les alliances de service, c'est non pas un distributeur avec finalement une vision internationale, mais plutôt plusieurs distributeurs qui sont parfois dans des pays différents. Et donc l'objectif de cette alliance, c'est de pouvoir proposer aux fournisseurs internationaux une visibilité plus approfondie sur les consommateurs de tous ces pays qui finalement donnent une vision un petit peu globale.
Et à ce titre, on propose bah plutôt des contreparties qui sont autour de la data de ces consommateurs, mais il ont toujours la même vocation, c'est comment aller optimiser et développer le chiffre d'affaires des industriels avec une vision européenne. Donc pour vous, les centrales de service, ça se limite à la data où il y a d'autres services qui sont vendus. Alors aujourd'hui, moi je peux parler pour la centrale de service dans laquelle coopérative est tout à fait pour pour votre entreprise.
Ouais. pour notre entreprise, c'est essentiellement des datas que l'on commercialise dans cette centrale de service. D'accord.
Je vous remercie. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment financièrement ça fonctionne ? C'est-à-dire que la centrale de service négocie les services mais qui vous sont payés à vous directement.
Comment ça se passe ? Qui sont payés à la centrale ? Il y a une un système de facturation qui existe entre la centrale de service et les fournisseurs et puis après un reversement qui se fait vers la maison Maire.
D'accord. Donc c'est un reversement qui se fait annuellement ou qui se fait par contrat ? Il peut y avoir alors effectivement s'il y a des conditions contractuelles où il y a des échéances qui peuvent s'installer dans l'année avec un accomte d'après.
D'accord. Alors, votre centrale de service, celle qui vous concerne he directement euh est une est une entreprise qui a un lien quel est le lien statutaire entre les différentes entités ? Alors, déjà, on a créé donc une alliance qui s'appelle Concordis au sein de laquelle on va retrouver trois partenaires qui sont RTG, donc un coopérateur allemand, Carrefour Europe et puis coopérative U.
Et cette alliance, elle va mandater deux commissionnaires. Donc Eureka Trading d'un côté pour la partie prestation achat et euh CWT partners pour la partie services internationaux. D'accord.
Et il n'y a pas de lien entre euh il n'y a pas de lien euh je sais pas moi, vous ne détenez pas des parts dans SWT par exemple, c'est bien des entreprises qui sont totalement distinctes. Tout à fait. D'accord.
Donc s'il y a bien une refacturation et pardon un reversement et uniquement un reversement, il n'y a pas après des bénéfices qui seraient redistribués et dont vous seriez d'accord. Très bien. Donc la partie service rentre bien dans votre dans votre chiffre d'affaires en réalité puisque ce reversement est bien reversé à la coopérative vue et donc euh ça participe au bilan l'argent revient dans la coopérative.
C'est ça. Ça participe au bilan. D'accord.
Alors après la coopérative, ce qu'il faut savoir, c'est qu'elle a pas de bénéfices engrangé euh où que ce soit puisque c'est une coopérative. Donc en réalité euh c'est un argent qui circule, qui peut aller soit à destination des prix, soit dans la transformation de la coopérative, qu'elle soit informatique, énergétique ou euh également logistique. Donc euh donc ça ça peut se traduire au niveau des prix, ce que vous venez de dire.
Oui, bien sûr. D'accord. Et en fait même l'amélioration qu'on a dans toutes les transformations logistiques, elles ont un but, c'est à un moment donné améliorer aussi euh la rentabilité pour que les associés puissent davantage investir dans les prix.
Donc ça va intervenir sur du cignotage, des bons de fidélité, des choses comme ça directement. Ça peut intervenir directement dans les prix consommateurs également. D'accord.
Merci. Alors donc il y a effectivement ces services, il y a d'autres services qui sont des services logistiques que vous pouvez rendre. Ceux-là sont sont négociés comment ?
Euh alors pardon, les services logistiques non pas que vous pouvez rendre mais que les fournisseurs peuvent vous rendre avec des livraisons spécifiques, avec euh des palettes mises en mis en place qui font en fait votre j'allais dire quasiment quelquefois votre travail euh et qui sont envoyés dans chacun de vos magasins. Comment ça se passe toute cette partie logistique qui est négociée ? Est-ce qu'elle est là aussi financée par les fournisseurs ?
Alors euh en fait peut-être que du coup ça peut être intéressant qu'on se qu'on se plonge dans finalement la construction d'un prix. Euh peut-être que je vais répondre à votre question traverson. Oui, peut-être pas.
Moi ma question c'est tout tout ce qui concerne les préparations de commande par exemple que vous allez demander à vos fournisseurs dont on pourrait penser que ça vous revient que le fournisseur vous fournisse l'intégralité de la de la commande. Or là vous allez lui demander de faire les préparations de commande par magasin pour pouvoir les envoyer dans chaque magasin. Est-ce que déjà ça par exemple c'est une pratique que vous est-ce que c'est une chose que vous pratiquez ?
Ça c'est la première question. La deuxième question, c'est est-ce que par exemple vous allez imposer des emballages spécifiques ? Est-ce que vous allez imposer telle ou telle marque de palette, telle ou telle marque telle ou telle marque de cagette pour les fruits et légumes et cetera qui vont aller créer euh des coûts supplémentaires à vos fournisseurs sans pour autant que cela ne se voit dans leur prix dans le prix de vente.
OK. Alors pour moi, il y a il y a deux choses dans ce que vous venez de dire. Donc, il y a un premier pan euh plus sur, on va dire, l'optimisation euh des camions qui fait que dans certains cas, notamment le liquide, pendant les la saison été, euh on a des fournisseurs qui livrent directement les magasins euh pour éviter finalement de passer par entrepôt.
Finalement, c'est une démarche aussi bien RSE que pour le fournisseur ou le magasin, tout le monde s'y retrouve dans l'équation. Après, sur les demandes spécifiques, j'en ai pas en tête. sur les produits de grande transformation, enfin sur le PGC, peut-être que sur la partie frais métier, mais que je connais un petit peu moins, je sais qu'il y a des sujets où on essaie de tester des conditionnements qui sont aussi plusisseux sur de la marée, remplacer du polystyrène par des caisses en plastique qui soient réutilisable, mais c'est plus dans une démarche finalement de trajectoire RSE.
Je pourrais pas vous en dire plus. En tout cas, j'ai pas j'ai pas d'autres exemples en tête. Je vous remercie.
Alors, je veux bien que nous reprenions la construction des prix puisque vous le proposiez. Donc, est-ce que vous pouvez nous détailler comment sont répartis les prix et les marches sur la Et ben je vais laisser la parole à mon directeur achat. Merci.
Pardon. Pour un prix, on parle d'un tarif général du fournisseur qui est transmis et qui est identique pour toutes les enseignes de la grande distribution. Derrière, on a un premier niveau de remise que l'on appelle les conditions générales de vente.
C'est des remises qui sont octroyées par les fournisseurs directement. Euh et ça reprend d'ailleurs la question précédente parce qu'on peut avoir à l'intérieur de ça les remises logistiques que nous octroient les fournisseurs justement pour avoir la livraison d'un seul entrepôt puis après nous on prépare les commandes sur sur entrepôt. Donc ça c'est directement dans les dans les CGV.
Et ensuite on va rentrer sur la deuxième partie. Donc là on est au prix net. C'est la première la première cascade, on va dire, de remise.
La deuxième, ça va être les conditions particulières de vente qui font appel derrière à de la négociation euh sur lesquelles on a un équilibre entre des contreparties qui peuvent être une diffusion d'assortiment, qui peut être du partage de plan merche, qui peut être de la centralisation de commande. Et dans ce cas-là, on a des conditions particulières de vente qui sont transmises par enfin qui sont négociées avec nos industriels. Et donc là, on arrive au prix au tarif de net et ensuite on a tout ce qui est ristourn de plan d'affaires qui sont une nouvelle fois un élément qui est négocié entre nos industriels et les équipes les équipes de Ringis.
Je vous remercie. Si aujourd'hui un produit est vendu sans, comment se décompose son prix ? puisqu'en fait là je parle du prix du prix consommateur.
Si vous avez un produit qui est vendu 100, quelle est la part de la quelle est la part de des achats de l'achat du dans un prix de vente ? Oui. Dans un prix de vente final. sur la base du prix de vente finale, ça va être difficile de donner une règle générale puisque globalement nous on fait des recommandations au réseau de prix de vente.
Maintenant, on a des associés indépendants qui qui ont la liberté de fixer les prix dans leur points de vente en fonction bah de leur zone de chalandise et de la concurrence. Et et sur vos recommandations, est-ce que vous êtes en capacité de dire X% c'est ça revient au fournisseur ? X% c'est de la masse salariale, X% c'est de la logistique.
Alors sur cette partie alors non parce qu'en fait sur la partie prix d'achat qui est défini une fois qu'on s qu'on a négocié nos remises, finalement tout la totalité du prix d'achat revient aux industriales. sur cette et après sur la la marche commerciale qui est qui est réalisée. Encore une fois, elle est dépendante des coûts que l'on peut avoir ou du moins que l'associé peut avoir sur son point de vente et qui définit finalement un équilibre économique pour la pérennité de son point de vente et ses investissements.
J'entends bien. Donc vous n'êtes pas en mesure de nous de pouvoir découper le prix dans ces différentes catégories. Les autres sont en mesure de le faire.
Ça n'étonne un peu. Peut-être que ma question sur les différentes parties entre ce qui est lié à la masse masse salariale et coût de fonctionnement. Oui.
De manière consolidée. Oui. Une question qu'il faudra poser demain à Dominique Chelcher et qui au travers de la vision magasin pouvoir pourra vous répondre plus précisément sur comment ils construisent leur marge.
C'est c'est peut-être ça la D'accord. Vous vous n'êtes pas en capacité de le dire. D'accord.
Très bien. Alors, la question suivante va poser sur la sur les négociations de prix. Nous savons qu'elles sont traversées par de grandes tensions.
Alors, du fait des exigences des distributeurs sur les prix, mais aussi c'est grandement lié aux méthodes de négociation. Quel est votre sentiment à cet égard ? Est-ce que vous voyez des différences entre les différentes différents produits ?
Est-ce que les produits de grande consommation euh ont les mêmes types de négociations que les fruits et légumes par exemple ? Euh est-ce que et j'ai encore une autre question sur la charte que vous avez signé il y a peu de temps avec la FCD. Est-ce que vous trouvez que cette charte a finalement, j'allais dire détendu les négociations cette année ? où est-ce que vous trouvez qu'il y a un impact sur les négociations et la pression qu'elle représente pour les fournisseur ?
Alors, je vais pas pouvoir vous parler des fruits et légumes. Euh donc euh au sein euh du PGC, je dirais euh bah il y a plusieurs typologies de négociation, hein. Il y a effectivement euh les négociations avec les les PME, TPE euh sur lequel on s'est engagé euh via la charte à effectivement trouver un accord avec elle avant le le 15 janvier.
C'est déjà quelque chose que la coopérative faisait de toute façon. Donc en réalité cette charte, elle est venue tamponner, quelque chose qui était déjà dans les modalités de fonctionnement de l'enseigne. Euh on a toujours eu des négociation assez euh transparente, rapide et apaisée avec les PME avec une ambition, c'était de se trouver assez rapidement pour pouvoir leur ouvrir finalement tous les plans d'affaires et qu'on puisse avoir des choix avant finalement qu'on rentre dans des négociations avec les multinationales.
Voilà. Après, est-ce qu'il y a plus de tension dans les négociations avec les multinationales ? De toute façon, on gère des enjeux de part et d'autre qui sont très important.
Donc, par définition, ça met une pression dans les échanges parce que les enjeux sont importants. Après, ça veut pas dire que dans la nature des échanges, ils sont pas faits avec respect et puis et puis calme. Euh est-ce que euh effectivement la mise en place des galim a attendu davantage des discussions ?
Euh moi je trouve que ça a mis finalement peut-être davantage de de clarté euh en fait pas de clarté mais on va dire que sur toute la partie matière première on s'est beaucoup plus posé de questions et qu'en réalité maintenant on travaille des approches notamment sur les sur les fabricants de frais LS en ayant toute cette toute cette vision d'évolution de matière. Voilà. Merci.
La coopérative U que vous représentez affirme qu'elle achète à peu près 80 % de fruits et légumes français. Est-ce que déjà vous me confirmez ce chiffre ? Est-ce que vous pouvez me dire quelle est l'évolution de ce chiffre ces dernières années ?
Quel est votre objectif en la matière ? Quelle proportion de ces fruits et légumes est issu de la filière bio ? Enfin, quelle est votre politique également votre politique d'achat sur ces fruits et légumes français ?
Alors, sur les fruits et légumes, je je vous invite plutôt à poser les questions à Dominique Chelse demain parce que c'est pas dans mon dans mon périmètre. En revanche, je peux vous répondre sur le PGC euh FLS. Alors, pourquoi ce n'est pas dans votre périmètre ?
Euh parce que du coup, je suis directrice des produits de grande consommation uniquement. D'accord. Très bien.
Pardon, je pensais vous étiez directrice des achats et donc ça couvrait les différents non des achats marque nationale mais sur les produits de grande consommation et de marque distributeur également. Donc les fruits et légumes, qui a en charge les achats fruits et légumes ? Bah les achats fruits et légumes, ils sont également dans l'activité du réseau et on a un directeur frais métier qui gère cette activité-là.
D'accord. D'accord. que nous pourrons peut-être auditionner puisqueen fait j' peut-être que demain ils pourront vous répondre aussi.
Je pense que très bien. Alors euh qu'est-ce qui distingue spécifiquement euh votre enseigne ? Il semble que vous ayez un peu enfin que vous ayez à la fois des méthodes et cetera une manière de faire qui qui vous mettent que vous ayez le vent en poue.
J'allais dire pourquoi vous avez cette réputation en terme voilà en terme j'allais dire de de différence concurrentielle. Qu'est-ce qui fait que vous ayez cela ? Alors, je pense qu'il y a une bon, c'est vrai qu'il y a d'autres indépendants.
Si je parle de coopérative U, il y a 1200 entrepreneurs qui sont très implantés dans les dans les territoires et qui travaillent énormément avec les PME et les TPE locales puisqu'on a 20 % du chiffre d'affaires qui est fait en direct, ce qui est assez important. On a une part de marché locale qui est très importante par rapport à la part de marché de référence de l'enseigne. D'accord.
Voilà. Donc je pense que ça c'est dans l'ADN du groupe depuis toujours et qu'en réalité voilà d'année en année ça s'est transmis et qui fait qu'on a des conviction très fortte dans toutes les orientations qu'on peut prendre aussi au travers de la marque de distributeur puisqu'on a déjà ce que je vous disais dans les propos liminaires, 80 % de notre marque de distributeur qui est fabriquée par des PME et des TPE françaises et on a une trajectoire de pouvoir au maximum convertir nos produits vers des produits en matière première agricole française et a aussi remonter des filières. Merci.
Merci beaucoup madame la rapporteur. Moi, j'ai deux trois petites questions subsidiaires. D'abord madame, sans rentrer peut-être dans des considérations trop personnelles, mais votre parcours vous a amené à travailler pour différentes enseignes et c'est vrai qu'on a pu entendre dans un certain nombre de de d'auditions des interrogations sur le fait que les la connaissance hein de la construction du prix chez les uns et les autres.
Donc voilà, est-ce que vous avez des commentaires à nous faire par rapport à à ce passage ou enfin en tout cas finalement à cette transparence des informations entre les différentes enseignes. Je veux pas parler de d'entente ou quoi que ce soit mais enfin bon voilà, il y a une certaine perméabilité des infos entre les enseignes et dans un contexte où il n'y en a plus que quelques-unes, ça ça pose voilà quelques questions. Je voudrais savoir si le choix de privilégier le made in France vous a conduit à revoir les peréquations des marches entre les entre les rayons.
Voilà. Et puis je vous les poser toutes puis comme ça après je laisserai mes collègues. Vous nous avez dit que 5 % de vos euh fournisseurs c'est c'est bien ça sont en centrale d'achat.
Voilà. Euh ça représente quoi en fait 5 % de nouveau fournisseur ? combien de fournisseurs et est-ce que ce sont les mêmes qui sont la centrale de service ?
Est-ce que on retrouve exactement les mêmes entreprises ? Euh et enfin vous parlez pas du tout des dispositifs égalisme SRP + 10 option 3, enfin ou voilà. Est-ce que ça vous pose enfin comme est-ce que ça vous pose problème ?
Euh voilà quel commentaires vous avez à faire sur ces dispositifs qui ont un peu d'antériorité maintenant ? Voilà. Alors, je vais essayer de pas de pas en oublier.
Alors, la première, effectivement euh on est dans un milieu distributeur qui est assez petit, que ça soit du côté euh fournisseur d'ailleurs ou distributeur. Et donc, ce qui est vrai du côté des distributeurs est aussi vrai du côté des industriels. Euh, pour mon cas personnel, la le dernier poste que j'ai occupé au sein de ma précédente enseigne était plus un poste de commerce et de marketing dans lequel je n'avais absolument pas accès aux lignes de prix achat.
J'y suis resté 4 ans avant d'intégrer la coopérative. Donc on a aussi mis en place des systèmes de clauses de non concurrence pour éviter justement qu'il y ait des mouvements. Voilà donc les clauses de non concurrence nous emmène à pas pouvoir travailler sur notre secteur d'achat quand c'est une clause de non concurrence rattachée à l'achat pendant au moins 1 an.
Voilà donc c'est des choses qu'on met en place pour nos collaborateurs pour éviter d'avoir ce genre de de considération. Ça c'est le premier point. Il y avait une question sur le médine France.
Alors, c'est ça qui est très intéressant dans notre politique commerciale sur le MEDIN France, c'est qu'on part du principe que le Mine France euh c'est quelque chose qu'on doit proposer à nos consommateurs mais euh sur des produits de consommation courante. Donc je vous donne un exemple qui est très très frais mais qui est quand même assez emblématique. On a notre émental au rayon Fré qui est une des principales ref du rayon Fré qui est en émental français et qui a pris ni plus ni moins la place de l'ancienmental qui pouvait avoir des des un approvisionnement qui était qui était mélangé.
Donc en réalité la démarche que l'on a elle est elle est comme ça, c'est comment on peut au fur et à mesure monter sur de la matière première française agricole sur nos produits standard. Euh c'est 5 % d'achat, ça fait combien de fournisseurs ? Alors 5 % de nos fournisseurs, donc c'était sur un total fournisseur, c'est-à-dire que dedans, j'englobais à la fois les fournisseurs qu'on traitent au régional, au national et du coup sur Concordis, ça fait exactement 42 fournisseurs et c'est des fournisseurs que vous retrouvez dans la centrale de service.
Bien sûr, pas de problème. Et puis la dernière question, c'était juste votre regard sur SRP + 10 et euh et option 3. Oui.
Alors bon effectivement sur l'option 3, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, le côté positif c'est que ça a mis le sujet de la MPA sur la table et donc ça c'est bien parce qu'on doit se préoccuper de la matière première agricole et voilà la difficulté qu'on a c'est ben l'opacité de la façon dont dont c'est construit finalement parce que dans le taux qu'on nous remet on sait pas trop ce qu'il y a dedans et je dirais que pour les matières premières enfin les produits avec la matière première brute bah là pour le coup c'est très simple parce qu'on a qu'une matière en revanche surtout tous les produits qui sont transformés. Honnêtement, l'exercice est complexe. D'autant plus que on peut aussi se retrouver avec des matières premières qui sont pas du tout françaises, avec des produits à court.
Euh et là pour le coup, bon, on y voit un petit peu moins d'intérêt par rapport aux revenus des agriculteurs. Donc voilà, il y a peut-être un manque de transparence et aussi se dire que sur certaines catégories de produits, on y voit pas trop de trop de sens sur le SRP + 10. Euh bah on y voit plutôt euh une façon de limiter euh une guerre des prix sur des produits qui sont euh qui sont déjà archi bataillé. laisser la parole à nos collègues.
Donc d'abord madame Bellim, ensuite il y aura Eveline et puis Éveline Renaud Carabédion et Jean-Claude Tissau. On va les prendre toutes si vous le voulez bien et puis comme ça. Merci madame la présidente, madame la rapporteur.
Madame, il est vrai que U est relativement présent dans nos territoires ultramarins et et la première question, ça aurait été de savoir si vous disposez de données spécifiques concernant justement nos territoires et et si vous en avez, les questions vont se préciser un peu plus dans vos négociations avec les industriels, comment est-ce que vous intégrez la question des prix dans les territoires ultramarins, souvent plus élevés à la consommation ? Quelle part des écarts de prix observés dans nos territoires relèvent selon vous des coûts objectifs et quel part de choix commerciaux ? Vous parliez à l'instant par exemple de remise logistique, donc ça fait tilt à la sénatrice ultramarine que je suis.
Et puis finalement, les conditions tarifaire obtenu par votre groupement permettent-elles selon vous une répercussion équitable pour les consommateurs ultramarins ? Et enfin, une dernière question. Seriez-vous favorable à une plus grande transparence des marges entre industriels et distributeurs, y compris pour les outresemes ?
Alors effectivement, eu est présent euh dans les DromCom le système de fonctionnement qu'on a avec les magasins et c'est exactement le même que les magasins en métropole, c'est-à-dire qu'on leur sessionne au même prix. Donc en réalité, il y a pas de différence. Après viennent s'ajouter effectivement tous les frais de transport et je pense que c'est ça qui contribue à faire en sorte que le produit à l'arrivée soit effectivement beaucoup plus cher.
On ne passe pas par des grossistes locaux qui rajouteraient encore un intermédiaire dans l'équation et qui viendrait générer davantage d'inflation. Euh après, moi la seule chose que je peux vous dire en plus parce qu'après je vais pas savoir vous répondre plus que ça, euh c'est qu'on pense aussi euh qu'on pourrait faire davantage de promotion notamment sur des produits de marque nationale, mais que euh la loi Lurel nous bloque un peu là-dessus et donc du coup euh on se retrouve à pas pouvoir animer euh les produits de la même façon qu'en métropole. Renault carabédien.
Merci madame présidente. Moi je m'adresse au directeur des achats et j'aimerais bien vous vous êtes en charge de la politique d'achat et des négociations avec les différents fournisseurs. Donc vous avez une compréhension totale des éléments constitutifs de la marge globale marchandise.
Quand je parle marge globale marchandise, je parle de la marge avant, prix d'achat moins prix de vente. de la marge arrière avec les éléments constitutifs, les remises volumes, les remises quantitatives, les coopérations commerciales, les remise logistique et autres, ainsi que l'ensemble des revenus complémentaires qui sont facturés directement ou indirectement par les centrales de services aux différents fournisseurs. Je voulais euh que vous me disiez si vous pouvez nous communiquer le pourcentage de votre chiffre dans de votre chiffre d'affaires global de votre département achat de la décomposition de la marge brute entre ces trois éléments, la marge avant, la marge arrière et les avenants, les revenus complémentaires qui sont facturés.
Je je parle euh de de marge globale marchandise, hein. Je parle pas du résultat net euh en bas du bilan, hein. Donc des marges.
Ensuite, je vais revenir sur une question qui a été posée par euh la rapporteur. J'ai toujours pas compris parce que ça change un petit peu de ce que nous a dit nos précédents intervenants. Je je veux revenir sur les centrales de service.
La commande, elle est passée à la centrale de service, mais le service la prestation qui correspond au coût qui est facturé, il est payé au distributeur qui est celui qui réalise la prestation. L'argent va chez le distributeur et et non pas dans la structure de service. Alors, on va vous laisser répondre puis il y aura encore deux autres questions après.
Alors, sur la marge, on va on va pouvoir vous donner des des éléments effectivement de façon confidentielle. Je vais pas pouvoir répondre ici dans le détail. Après, c'est de ce que je comprends de la question, c'est de savoir quel est l'équilibre entre finalement tout ce qui est sur facture, tout ce qui est en en arrière et tout ce qui est service de coopération commercial.
C'est en pourcentage en pourcentage bien sûr en indice. Écoutez, on regardera pour pouvoir répondre au travers de de notre tour sous quinzaines sur les autres questions et sur les services. La centrale de service.
Non, moi je voulais revenir mais euh sur les centrales de service donc sur le les modalités de facturation, c'est ça votre Oui. C'est de savoir la la la commande, elle est passée à la centrale de service. La la commande qui est faite, elle est passée à la centrale de service.
Mais la prestation, elle est réalisée par le distributeur et qui est payé au titre de la demande du fournisseur qui et qui réalise le service, le travail de la centrale de service par rapport au distributeur, par rapport au fournisseurs. Ouais. Ouais.
OK. Donc déjà, on est dans la prestation de service. C'est donc la fourniture de data.
Donc ça, la fourniture de data, c'est nous qui réalisons l'envoi de la data. Vous distributeurs. Super.
Oui, voilà. Nous distributeurs. Ouais.
Nous, le distributeur donc coopérative U, euh on réalise la prestation euh qui est ensuite facturée euh au fournisseur par euh la centrale de service qui ensuite nous reverse euh le montant de ce qui est facturé. Prestation. Voilà, ce qui n'est pas le même modèle que précédemment, je le dis pour ma collègue puisqueeffectivement nous avons eu vu un autre modèle précédemment et donc d'où son étonnement.
Enfin, c'est toujours le distributeur qui est payé au final. Ça rentre pas dans le système. Alors, on va poursuivre les questions.
Marie-Lise Ousseau. Si euh j'ai vu que 2025 avait été une année exceptionnelle euh pour la coopérative U. Vous avez augmenté votre chiffre d'affaires de 5 % et d'après ce que j'ai lu, vous l'attribuez euh bah au développement des nouveaux points de vente mais aussi à votre proximité.
Je me posais la question de savoir puisque vous vous avez dit que dans vos magasins, vous contractualisiez beaucoup avec les producteurs locaux, euh est-ce que vous allez répercuter une partie de cette augmentation des bénéfices sur les producteurs justement pour encore améliorer votre image ? Merci. Dernière question de Jean-Claude Tissau.
Oui, c'est à toi. En fait, c'est un complément de réponse. Vous avez commencé à répondre mais le le bénéfice entre guillemets de la centrale de service, est-ce que ça rentre après dans le calcul des péréquations entre les produits bruts, les produits est-ce que ça rentre dans un un chiffre d'affaires global et après ça vous permet de de lisser un alors j'ose pas dire un bénéfice mais vous comprenez le sens de ma de ma question.
Je suis un je suis peut-être un peu brouillon mais ou [rires] alors pour répondre il y a peut-être une troisième non vous laisser répondre madame si on a alors sur la question des des chiffres qu'on a communiqué en fin d'année c'est on a communiqué le le chiffre d'affaires qui est effectivement très bon parce que on s'est développé donc qui est très bon grâce au développement qui est aussi bon en constant mais avec une variation qui est pas la même ce qui veut pas forcément dire à l'arrivée une évolution du résultat net du magasin. Voilà. Donc je pense que c'est deux chiffres qu'il faut qu'il faut regarder.
Pour le coup, je n'ai pas la vision agglomérée des résultats nets de tous les magasins de coopérative U. C'est une question je pense qu'il faudra poser à Dominique Schelcher demain. Et voilà. et sur la partie euh de de des services du coup rendus, euh tout ce montant, c'est ce que je disais tout à l'heure, il est en grande partie utilisé pour la transformation informatique, énergétique et logistique de la coopérative U.
Et lorsqu'il est pas utilisé à destination de la transformation, il redescend dans les prix puisque la coopérative ne stock absolument aucun bénéfice au niveau amont. ciblé ce bénéfice là est donc bien ciblé. Enfin en fait, moi c'est ma question c'est ça.
C'est-à-dire que c'est finalement un autre métier à côté de de la distribution quoi. C'est un service qui vous est que vous facturez au distributeur. J'ai bien compris.
Et ce service ce ce service là, il il rentre pas dans dans le pot commun pour pouvoir justement rémunérer mieux euh les producteurs. Mais c'était la question de Marie les Ousseau. Donc c'est c'està-dire est-ce que les résultats issus des centrales de service sont réinvestis enfin en fait c'est pouvez nous dire de plus madame là-dessus ?
Ouais. T tous les industriels qui sont dans ces enfin qui achètent ces euh ces services, ce sont souvent des multinationales qui sont pas forcément rattachés aux productions agricoles françaises et locales. Donc je sais pas si c'était ça le une des questions.
Non, en fait, je pense que la question sous-jacente qu'on essaie de comprendre, c'est comment l'activité finalement des centrales de services peuvent peut venir interférer à la fois sur les prix. et puis que collègues éventuellement aussi sur le la la rémunération des producteurs. Enfin, comment vous le comment ça se traduit ?
Parce que là, on comprend qu'il y a une marge de manœuvre nouvelle et en développement puisqu'on a pas parlé globalement de l'activité des centrales de service mais il nous semble qu'elle se développe. Mais on questionnera on posera la question au responsable des centrales de service. Donc on peut on peut considérer que derrière il y a une il y a une masse financière plus importante.
Donc en fait où elle passe ? La question qu'on se pose par c'est où elle passe ? Ben dans la dans le plan de transformation l'entreprise c'est encore différent de ce que vous nous avez dit parce que vous nous avez dit qu'elle revenait sur les prix tout à l'heure en partie quand elle est pas utilisée intégralement dans le plan de transformation de l'entreprise.
Hm. Très bien. Alors madame la rapporteur avait encore une ou deux questions.
Moi j'ai encore quelques questions puisqu'on a un petit peu de temps. Est-ce qu'il y a des pratiques de négociation que d'autres utilisent et que vous refusez d'appliquer pour lesquels vous donnez des consignes ? Non.
À coopérative U, on ne fait pas ça. Et qu'est-ce qu'il pourrait y avoir derrière ça ? Alors moi je vais parler des consignes effectivement qu'on passe au qu'on donne aux équipes achat.
Euh la première consigne c'est effectivement de respecter la loi et on est très légaliste. Donc effectivement ça reste quand même le socle de toutes les discussions qu'on peut avoir dans le cadre de nos négociations. Et après, on le disait tout à l'heure, on enfin nous notre volonté c'est de promouvoir l'apaisement dans les discussions et d'être plutôt sur de la création de valeur.
Donc on on négocie dans cette démarche là. Après, on l'a déjà dit précédemment, les enjeux de part et d'autres étant importants, il peut y avoir des moments effectivement de tension ou ou de pression, mais on essaie toujours de d'être constructif dans la façon de résoudre ces éléments-là pour se projeter. Et c'est ce qui fait aussi la dynamique de l'enseigne, c'est qu'on arrive à avoir ses équilibres.
Alors, est-ce qu'il y a des pratiques de négociation que d'autres utilisent et que vous vous refusez d'utiliser ? Peut-être. Pourriez-vous préciser la question ?
Non, mais je je la la question enfin elle est claire, enfin je ne sais pas. Je pense que tout le monde l'a l'a comprise. Euh est-ce que oui est-ce que vous faites revenir euh vous faites venir vos fournisseurs à 3h du matin dans un rendez-vous tardif ?
Est-ce que vous les faites revenir euh 25 fois avant de déterminer euh de déterminer le prix final ? Est-ce que tout à coup, alors bon, vous vous occupez pas de fruits et légumes, mais est-ce que pour les fruits et légumes, vous arrêtez pendant 5 jours de passer commande et au 6e jour, vous dites "On vous rachète votre stock à moins 70 %." Est-ce que enfin voilà, est-ce qu'il y a des pratiques d'achat ?
Je peux toutes vous les citer, beaucoup nous ont été cités. Donc je peux là je peux vous les jeux beaucoup de mauvaise pratique. Je alors on oublie les fruits les fruits et légumes.
On interrogera votre directeur fruits et légumes mais il y a beaucoup de mauvaises pratiques oui lesquelles vous vous refusez par exemple voilà l'évolution de des pénalités logistiques des 5 dernières années chez vous. Alors, l'évolution des pénalités logistiques, elle l'a beaucoup diminué suite à l'application dont le sujet était plutôt financier. Elle s'est réduit effectivement significativement depuis l'application de la loi des crosailles.
Et par rapport à ça, nous on y voit quand même un effet collatéral, c'est que le fait qu'il y ait moins de pression financière sur ce sujet-là, on a eu beaucoup de dégradation des taux de service sur la partie gros fournisseur, grand fournisseur qui déséquilibre quand même la chaîne d'approvisionnement de nos magasins. Donc moins de pression financière, moins de voilà comment ça se voit à ce Ah, ça se voit tuux. Mais alors là, moi je comprends plus parce que pour le coup, si vous avez une prestation dégradée, vous appliquez une pénalité.
Alors il y a qui serait justifier au regard de la le la loi telle qu'elle a été écrite nous demande de justifier le préjudice subi au niveau du point de vente au cas par cas pour pouvoir du coup pouvoir effectivement défendre le sujet de la pénalité auprès de de nos industriels et nous avons un an pour le faire. Donc parfois, il peut y avoir, on va dire un petit peu de de de gain de temps qui nous amène effectivement à pas pouvoir être sur ces sujets-là. Après, nous ce qu'on recherche, c'est avant tout surtout d'être bien libre et moi dans un monde meilleur, je souhaiterais qu'il n'y ait pas de pénalité logistique puisque l'objectif qu'on a, c'est de pouvoir améliorer le taux de service des magasins pour éviter d'avoir un niveau de stock trop important dans les entrepôts et un taux de disponibilité linéaire au rendez-vous.
Donc en réalité, c'est ça qu'on recherche et c'est vrai que depuis la crise Covid puis ensuite la crise en Ukraine et cetera, on a énormément perdu sur ce taux de service et on narrive pas de nouveau, on était enfin voilà, c'est un peu technique mais on a perdu quatre points de dégradation de taux de service qui est quand même un peu en Bien. Alors, sur les pratiques de négociation. Alors, sur les pratiques de négociation, euh vous vous comme vous le savez, on a une date butoire.
Euh donc cette date butoire fait que euh sur les derniers jours, on peut avoir des rendez-vous euh qui peuvent finir effectivement euh tard. C'est pas notre volonté. Euh si on pouvait finir euh 3 jours avant la date butoire, on le ferait.
Euh malheureusement euh cette date butoire amène aussi parfois euh côté industriel un moyen de pression euh puisque globalement les sanctions sont plutôt euh porté par euh enfin en tout cas subis par les les distributeurs. Euh il y a un un déséquilibre par rapport à ça et qui fait que dans certains cas on nous amène euh au plus tard jusqu'à la date butoire. Donc ça c'est pour répondre au sujet de rendez-vous tardifs.
Mais encore une fois euh toutes mes équipes euh ont aussi euh la volonté de pouvoir rentrer chez eux plus tôt. Euh mais c'est voilà c'est euh c'est c'est pas voilà c'est c'est on va dire que c'est induit par euh c'est induit par euh par la négociation et par le fait qu'on doive trouver un accord à la date butoire. Ce que vous dit là, ce que vous dites sur les rendez-vous tardifs, c'est que vous les subissiez, vous les subissez bien plus que vous ne les utilisez pour faire pression sur vos fournisseurs.
On ne les utilise pas, on clairement. Notre volonté, c'est pas de de pousser le les rendez-vous tardifs. Alors, j'ai une j'ai une autre question.
Que pensez-vous du modèle des déstockers ? On voit apparaître aujourd'hui des déstockeurs qui sur le marché et on s'étonne de voir en fait que ces stockers et un nombre de un type de produit assez semblable au vôtre à des prix nettement moins chers puisque sans doute leurs pratiques d'achat sont différentes. Quelles sont-elles ?
On les interrogera mais enfin quelles sont-elles ? Et pourquoi vous ne répliquez pas ces pratiques d'achat ? Bah souvent les déstockers effectivement sont plutôt des déstockers étrangers qui sont pas du tout soumis aux mêmes règles de négociation que les nôtres et qui fait qu'effectivement on se on se bat pas à Armé Gal.
Donc c'est une vraie une vraie difficulté pour nous parce qu'on a une grosse évasion des consommateurs notamment des rayons DPH vers ce type d'entreprise et on n' pas malheureusement d'action possible dans nos magasins. Voilà, notamment depuis bah des croosailles sur la partie encadrement des promotions au niveau du DPH où avant on avait une réponse à apporter à nos consommateurs et aujourd'hui on en a malheureusement plus au niveau du prix la même façon que les déstockers. Et est-ce que vous savez quelles sont les pratiques d'achat des déstockers qui font qu'ils ont des prix aussi bas ?
Honnêtement, je les connais pas mais je pense que c'est plutôt des achats spot en réalité. Voilà. Bien, j'ai encore une question.
Il y a le temps. Alors, vous avez évoqué la liberté de prix des de vos adhérents à un moment donné. Est-ce qu'elle est totale ?
Elle est encadrée ? Quand cette liberté de fixation des prix, en fait la centrale va faire une préconisation de prix en fonction de la zone de chalise et de la zone de concurrence du magasin. Et ensuite l'associer euh pratique le prix qu'il souhaite dans la capacité du SRP + 10 bien évidemment, mais c'est à lui qui appartient le positionnement définitif.
OK. Entièrement. Oui, entièrement.
D'accord. Alors, on va redonner la parole à madame Bellim pour une dernière question. Moi, je voulais juste vous demander, vous avez beaucoup parlé des produits locaux, enfin de la justement de la liberté des des commerçants indépendants de choisir un peu leur approvisionnement.
Quelle est aujourd'hui la part des produits locaux dans si vous avez un chiffre un peu global dans l'approvisionnement de de vos magasins et est-ce que est-ce que vous avez pour objectif de de la faire croître et quels sont vos vos objectifs chiffrés ? Alors, je pense qu'on vous communiquera les chiffres précis parce que moi ce que je vais avoir, c'est la part de chiffres d'affaires réalisé par les acteurs locaux et qui doit en grande partie être fait sur du chiffre enfin sur des acteurs locaux, mais je j'en ai pas la garantie donc je vous le dirai plus tard. Et sinon, on a effectivement comme vocation de pouvoir faire la faire croître le le plus possible parce que c'est une volonté de la coopérative de pouvoir avoir une différence dans son magasin qui est portée par son terroir.
Voilà. Juste la petite question complémentaire parce qu'on remarque qu'il y a beaucoup de de territoires, on parlait nous tout à l'heure en aparté des de départements qui ont des stratégies avec des produits Bretagne. Voilà.
Euh et ça c'est c'est ce sont des des des stratégies commerciales dans lesquelles vous avez envie de vous investir en tant que distributeur. Je pense qu'elle est déjà faite en région et en magasin énormément. Donc euh oui, on a la volonté et on a la volonté de l'inscrire euh dans le temps.
Très bien. Merci. Donc madame Bellim, à vous de la parole.
Merci madame la présidente. J'aimerais revenir très rapidement sur ce que vous disiez tout à l'heure concernant votre souhait de faire davantage de promotion dans les outresemes et le fait que vous étiez bloqué par la loi Lurel. En quoi vous êtes bloqué par la loi Lurel ?
Première question et puis je je souhaiterais rebondir à ce que disait la rapporteur et la présidente. Finalement, avez-vous pu enfin faites-vous finalement une analyse concernant la part qui relève de cette liberté que vous donnez donc aux indépendants sur les prix en outre mer sur le prix final. Est-ce que vous avez cette analyse là ?
Parce que je vais pas soulever à nouveau la problématique de Vichè, mais c'est vrai que nous nous questionnons sur toute la chaîne de valeur depuis nos territoires et c'est vrai que ce que vous soulevez là est important. Je ne suis jamais encore arrivée à ce point de détail déjà. Alors, excusez-moi, on va donner la parole à notre collègue Bro.
C'est la dernière question en 2 minutes vraiment chers collègues pour laisser quelques minutes de réponse. Merci madame présidente. Une question claire parce que HyperU ou passer pour des gens relativement sympas et faisant travailler les locaux dans un hyper de mon territoire où j'ai été 30 ans maire, ils ont une boîte de sushi 250 salariés à 60 m de chez eux.
Ils ne le font pas travailler. Par contre, les 250 salariés vont à l'IPU certainement acheter leur matériaux, leur leurs produits. Je trouve ça dramatique.
Donc, il y a une philosophie actuellement chezU qui change un peu quand même. Ne pas faire travailler un fournisseur situé à 500 m, je trouve que c'est regrettable. Direz ce que vous en pensez.
Voilà donc plus un témoignage. On vous laisse conclure en 4 5 minutes. Merci mesdames monsieur.
Alors malheureusement j'ai pas d'études en tête là sur l'application des prix. Après, on reste un groupement d'indépendants. Donc l'associé, il est effectivement indépendant sur son pricing.
Et sur la loi, je vous parlais de du fait qu'on puisse mettre des mécanismes consommateurs sur les produits de grandes marques euh où en fait bah on n' pas la possibilité de le faire s'il ne signe pas les contrats de mandat qui sont afférents à ces produits-là et rien ne les y oblige en réalité. Voilà. Madame Bellim peut-être et donc voilà, est-ce que vous pouvez préciser des choses ou globalement quand on négocie des mécaniques promotionnelles comme vous voyez dans tous les magasins, c'est finalement le le l'industriel qui nous mandate pour pouvoir faire cette promotion en magasin aujourd'hui dans leur condition général de vente, ils excluent le périmètre Dromcom de la politique promotionnelle et donc ce qui nous empêche aujourd'hui de pouvoir diffuser ces promotions jusque dans les territoires ultramarins.
Bon, je vous propose qu'on on revienne sur le sujet en aparté. Merci beaucoup madame monsieur. Je je suis désolée, je suis obligé de clore parce qu'on a encore une audition derrière.
Voilà, donc vraiment merci beaucoup et puis n'hésitez pas à nous transmettre des compléments par écrit notamment, vous l'avez compris par rapport au flux financier relatif à la centrale de service et à la manière dont ces flux sont retranscrits, voilà sur les à la fois peut-être les magasins, en tout cas comment vous mais et les réponses aux questionnaires qui ont dû vous être adressé hier. Donc nous sommes bien conscients des des délais. Merci 1000 fois en tout cas pour ces réponses précises.
Merci à vous.
Anne-catherine Loisier