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interviewLCI (sur YouTube)· 15 septembre 2025 16 min

"'Arc républicain' : ne nous trompons pas", "Ruptures conventionnelles : oui, il faut agir" et "L...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Place au parti prix. Euh François Route, vous restez à mes côtés, nous rejoint à Blu pour l'international et c'est vous qui commencez route, vous revenez par un débat alors récurrent en ces temps de blocage à l'Assemblée et concernant les deux ailes euh extrêmes, en tout cas géographiquement dans l'assemblée, LFI d'un côté, le RN de l'autre qui fait partie de l'arc républicain. Vous vous dites ne nous trompons pas.

C'est-à-dire en fait, je revenais sur la la phrase de François Hollande qui a dire dans le Figaro, "Je ne mettrai pas de signe égal entre RN et LFI. Je condamne tous les débordements et outrance de cette formation politique et notamment l'utilisation cynique qu'il fait de la tragédie de Gaza et du comportement inadmissible du gouvernement Netaniau avec le risque d'entretenir l'antisémitisme mais je ne le mets pas en équivalence avec le RN qui promeut les discriminations et la préférence nationale. Et il répondait un peu à Nicolas Sarkozy qui dans une interview au Figaro avait dit aussi lui que le RN était dans l'arc républicain.

Première remarque pour écarter, je suis pas sûr qu'on puisse encore décider de qui est républicain ou pas lorsque les électeurs choisissent massivement des partis populistes de gauche ou de droite. Je crois qu'il faut d'abord essayer de comprendre, voyez. Bon, ça c'est première premièrement mais enfin puisque on en est à brandir les anathèmes et à à à décerner des brevets, je vais vous dire, j'ai été choqué qu'on inclut même avec des réserves LFI dans les partis républicains.

Euh si on prend une définition des valeurs fondamentales de la République, on parle démocratie représentative, état de droit, séparation des pouvoirs, respect des minorités, laïcité par exemple. Alors, j'entends qu'on considère que le RN remet en cause ses valeurs lorsqu'il veut contourner le Conseil constitutionnel ou qui remet en cause des traités européens ou qui critique ouvertement la justice. J'entends qu'on considère que le RN remet en cause ses valeurs lorsqu'il veut réserver les prestations sociales au sol français qui veut par là discriminer les habitants de notre pays.

Même si bon les travaillistes anglais par exemple, ils veulent limiter le regroupement familial, les socialistes danois et cetera. Bon, c'est une autre question, c'est pas la République française. Mais alors, du côté de LFI et de Jean-Luc Mélenchon, est-ce que c'est vraiment républicain de critiquer la démocratie représentative et de défendre un système d'élélu révocable ?

Lorsqu'on voit dans ce fonctionnement interne de LFI l'absence totale de débat interne et de démocratie, moi je m'interroge. Est-ce que c'est vraiment républicain lorsque des émeutes secouent le pays en juin 2023 et que il y a des blessés qui a des structures représentant l'État qui sont détruites, qu'on met en danger la vie d'élu parce qu'il y a des attaques à leur domicile et que Jean-Luc Mélenchon ne demande pas l'appel au calme et demande seulement la justice. Est-ce que c'est républicain de dénoncer les actes de la police systématiquement en utilisant l'expression la police tue ?

Est-ce que c'est républicains de tenter d'intimider les préfets ? Ça c'est très récent, je vous pouvez l'écouter. Ça ça date du 22 août dernier.

Il protestait contre les préfets qui portaient plaines contre des élus qui dénonçaient les violences policières. Écoutez, le devoir du préfet de servir et d'obéir à la loi. Et la loi c'est que c'est lui qui seit nous mettrons en prison avant que vous nous y mettiez.

Il parle au préfet. Bon, l'association du corps préfectoral a annoncé de déposer une plainte contre le chef des insoumis. Alors, on sait bien aussi que les LFI sont formés sur des techniques de désordre, de bordellisation entre guillemets.

Louis Boyard, le lycéen l'avait expliqué dans une vidéo qui a fait Florest où il expliquait qu'il fallait euh créer les conditions euh fausses d'une panique générale, je cite. Bon, enfin, sur la laïcité, la défense des signes religieux tentatoires à l'école dans les lieux publics alors que des lois ont été votées, ces clins d'œil incessantement caricaturaux, encourageant le communautarisme. Il y a eu des manifestations, j'en avais parlé ici où il défilaient à côté d'islamistes fichés s comme Imzalen encore récemment qui on le sait sont contre l'égalité homme-femme, contre l'avortement euh bon des lois de la République homophobe évidemment contre le mariage pour tous puisque c'est François Hollande qui en parlé.

Euh bon euh selon le point d'ailleurs, Alfi cherche à interdire l'apparution d'un livre relatant les relations entre certains élusfi et la mouvance islamiste. Ce livre, je le cite, s'appelle Les complices du mal d'Amar Suleiman, un journaliste franco-syrien. Enfin euh comme le dit François Hollande, on peut reprocher à Lfi, je cite, son utilisation cynique de la tragédie de Gaza qui peut conduire à l'antisémitisme.

Là-dessus, les exemples sont innombrables. Alors, est-ce qu'on peut vraiment considérer que toutes ces choses-là sont pas son sont sont pas hostiles à notre pacte républicain ? Si je voulais caricaturer et résumer, d'une certaine façon, critiquer la justice, c'est mal.

Critiquer la police, ça passe. Inspirer ou récupérer les gilets jaunes, c'est mal. Récupérer le 10 septembre, ça passe.

Euh, être raciste ou en tout cas avoir des propos qui peuvent conduire à une ambiguïté sur les discriminations racistes, c'est mal. Avoir des propos qui peuvent conduire à l'ambiguïté sur des propos antisémites, ça passe. Vous voyez ce que je veux dire ?

Moi, je vais vous dire, bon, je parle pas des positions ambigues, aiutambigu du RN que de LFI sur l'Ukraine, sur Zelinski, sur Poutine, je passe. Alors, je comprends que certains à gauche et du mal à accepter que leur ce parti là soit devenu infréquentable. Je sais je sais que certains se disent "Méléchon, il disparaîtra un jour de la scène, ça arrivera un jour et les électeurs vont venir vers nous et puis il y a les élections législatives anticipées peut-être une dissolution des municipales et cetera." Alors moi je vais vous dire hier la semaine dernière l'ancien président Sarkozi on a parlé ici a autorisé en quelque sorte les électeurs à voter RN si un duel se présentait entre RN eti à une élection.

Hier François Hollande a en quelque sorte autorisé les électeurs PS à voter à la fille en cas de duel avec le RN puisque c'est ça. Moi je vais vous dire comme éditorialiste, je refuse les deux. Bonsoir.

Écoutez non. Votre plédoyer est impitoyable. On on n'y peut rien rajouter.

Euh on ne peut attribuer cette position de Hollande qu'à des calculs, même pas politiques, mais politiciens hein, c'est que les socialistes au moins une part dépendent encore des voix lesfi. Je note qu'il n'y a qu'un homme de gauche, un seul qui s'est exprimé absolument sans nuance sur la question, qui a dit non à Lfi, c'est Gluxman. Rapha Gluxman absolum. les autres bah Manuel Valsocier depuis toujours.

Bien sûr. Oui, pardon, je le comptais plus dans les hommes de gauche mais vous vous me reprenez à juste titre. Oui.

Bon et pareil non pas mieux. Bon tout à fait d'accord. C'est ce qu'on entend par arc républicain qui fait tout le débat.

Alors est-ce qu'on parle d'une notion juridique ? Est-ce qu'on parle d'une notion politique d'une notion politique notion d'idé politicienne ? Oui, en plus, moi je pense qu'il faudrait pas rentrer dans cette dans voyez, je pense qu'il faudrait même pas rentrer là-dedans.

Je dis franchement, mais une fois qu'on rentre là-dedans, bah si on définit l'arc républicain, on prend quelques critères, on les regarde. François, votre parti prix économique, on découvre dans un document laissé par François Baou après coup que il y avait bien d'autres pistes pour faire des économies, en particulier sur les ruptures conventionnelles et vous vous dites "Oui, il faut agir sur ce sujet-là." Oui, c'est le journal des Échos qui nous apprend ça.

C'était effectivement dans les cartons et ça semble être regardé avec intérêt par l'actuel gouvernement. De quoi s'agit-il ? Ces rupture conventionnelle, c'est un dispositif qui permet à un employeur et un salarié de se séparer à l'amiable, c'est-à-dire sans avoir recours au laborieux, coûteux, incertain processus juridique du du licenciement.

C'est un accord individuel entre le salarié et l'entreprise. Il est très avantageux pour les deux parties. Euh le salarié touche des indemnités au moins égale à celle du licenciement.

Indemité chômage et et bien sûr il a le droit aux indemnités chômages, c'est-à-dire qu'il s'inscrit à Pôle Emploi exactement comme s'il était licencié. En fonction du nombre de mois qu'il a travaillé, il profite des indemnités. Et puis l'employeur de son côté, il est justement dispensé de ces procédures assez lourdes et et puis de l'alléa qui accompagne toujours le licenciement puisque il y a le le le tribunal des prudomes qui est assez imprévisible.

En fait, l'inspection du travail regarde bien les ruptures conventionnelles mais elle fait ce qu'on appelle un accord tacite. Si on a pas de nouvell dans les 15 jours, l'affaire est réputée acceptée. Accord gagnant gagnant qui explique l'extraordinaire succès de cette affaire.

Il y a aujourd'hui près de 45000 ruptures conventionnelles par mois, par mois, par mois, c'est-à-dire plus de 500000 par an, c'est en croissance continue. On va voir la courbe depuis sa création en 2008. Le problème évidemment c'est que si les deux parties gagnent, c'est parce qu'elles s'entendent sur le dos d'un troisème laron, hein, qui on devine lequel ? la collectivité à qui on demande de régler la facture.

L'assurance chômage paye donc les indemnités. Les ruptures conventionnelles représentent un/4 des versements de de Pôle Emploi aujourd'hui. Donc c'est considérable et c'est ça que le gouvernement à juste titre déplore.

Il projette donc de taxer davantage les indemnités. Aujourd'hui, elles sont taxées à 30 %, elles seraient taxées à 40 %. Bon, c'est une augmentation modeste.

C'est d'autant plus judicieux que ce dispositif est quand même largement détourné. Côté salarié, ben ça peut être aussi une démission déguisée pour des raisons qui n'ur absolument rien à voir. Conjoint qui qui qui déménage, qui est obligé de déménager et puis on le suit.

Du coup, ben on s'entend avec son employeur pour quitter l'entreprise sans dommage ou bien euh un congé parental qu'on veut prolonger ou encore je sais pas un stage de Macramé. Enfin, il tout toutes toutes les possibilités sont envisageables pour l'entreprise. Ça peut être aussi un moyen litigieux et commode de se débarrasser d'un salarié dont on ne veut plus ou bien on l'a vu aussi de de se débarrasser d'un salarié proche de la retraite et on veut pas payer les indemnités qui qui lui sont liées.

Alors ça partait peut-être d'un bon sentiment. Oui, absolument. Et au final, le dispositif prend une telle ampleur comme toujours David parce que alors faudrait-il le supprimer ? les entreprises y tiennent Mordicus parce que justement c'est une espèce de façon dérivée hein de de se séparer sans avoir ce risque là.

Les salariés aussi y tiennent mais c'est c'était à l'origine une invention du patronat. C'est Laurence Paris à l'époque patronne du MEDF qui l'avait inventé sous présidence Sarkozy en disant voilà c'est une forme de flexibilité à la française. Quand on dit à la française en général on fait payer l'État et ça résume d'ailleurs bien notre réglementation.

On a d'un côté un régime standard qui est tellement complexe et coûteux qu'on est obligé de prévoir des procédures, je dirais d'exception rapide mais coûteuse à la charge de la collectivité largement détourné, vous l'avez dit, de leur objet premier. Ben c'est ça aussi l'état social à la française. Abnous, votre parti prix international, vous revenez sur la manif géante de Londres contre l'immigration mais aussi pour la liberté d'expression. et vous dites la liberté d'expression n'est pas d'extrême droite.

Que voulez-vous dire ? Bah, je suis colère. Je veux dire qu'on a évidemment que l'extrême droite qui manifeste contre l'immigration.

J'allais dire c'est a un classique de 40 dernières années parce qu'on n' pas écouté euh la la l'insécurité culturelle de bah du petit peuple hein, disons-le concrètement. Mais en a tendance à oublier que Tommy Robinson, l'organisateur, euh pour lui euh cette marche était une célébration de la liberté d'expression et le début d'une révolution culturelle. Et là, ça m'a fait ça m'a fait titre parce que comme euh les libéraux, j'ai vraiment globalement les libéraux et pas seulement la gauche, ont abandonner le drapeau, les hymnes nationaux, euh le patriotisme à l'extrême droite de peur de faire le jeu justement de l'extrême droite comme si aimer son pays équivalent à être contre quelqu'un alors qu'on peut aimer son pays sans être contre qui que ce soit.

C'est la différence entre le patriotisme et le nationalisme. Là, depuis la la années 2000, je vois un glissement de la liberté d'expression qui est quand même un acquis des des délibéraux depuis la glorieuse révolution anglaise du 17e siècle. Un espèce d'abandon comme ça suicidaire à l'extrême droite.

Et pourtant, Jidy Vens, le vice-président américain, nous avait prévenu quelque part en février dernier à Munich. On le réécoute. [Musique] Et c'était quoi la réaction des libéraux à ce moment-là ?

Cette espèce de chose qui m'exaspère, l'indignation. Ah bah tout le monde était indigné. Mais c'était quand même là une occasion merveilleuse pour tous les libéraux de gauche comme de droite de dire non mais ça suffit, on se réapproprie ce qui nous appartient qui est la liberté d'expression.

Parce que c'était quoi la liberté d'expression jusqu'à l'orée des années 2000 ? C'était une volonté de dire, de libérer toutes les paroles que ce soit de toutes les classes sociales, des écrivains, des artistes, mais vraiment de tous contre l'immobilisme des institutions. Quelque part, c'était blasphémé joyeusement contre tout ce qui immobilise, tout ce qui est le paraître pour tout d'un coup être.

C'était une célébration de l'individualisme. Et qu'est-ce qui s'est passé dans les années ? Ça a commencé dans la fin des années 90 mais au moins des années 2000 justement.

C'est là qui a apparu le fameux Tommy Robinson qui était tout jeune et qui venait des oliganes et un certain Gertvilders qui a fini au Pays-Bas par gagner les élections l'année dernière et qui eux ont commencé des types d'extrême droite alors que c'était pas leur truc pardon mais à se présenter comme les chantres de la liberté d'expression c'estàdire contre le ce qu'ils appelaient le politiquement correct ce qui correspond à l'arrivée du politiquement correct qui est cette idée de la fin des aspérités la fin de la nuance la fin des ambiguités et où on est dans une espèce de recherche de pureté. Alors c'est une pureté impossible contre une transgression qui est forcément malsine parce qu'elle pourrait mettre des mauvaises idées dans la tête des gens. Et c'est ce politiquement correct de la du début des années 90 qui a commencé à se à muter à se transformer en en royaume duistan et où moi j'aimerais quand même comprendre comment il une demiseonde des libéraux de gauche en particulier ont pu imaginer que le fait de censurer et de prendre les citoyens pour des abrutis finis qui étaient si influençables que le titre d'un bouquin pouvait les faire passer pour fasciste et après on s'étonne que ce truc est pas fonctionné que ce soit devenu cette chose monstrueuse qui a eu comme réaction le contrevoquisme de Trump qui est revenu en plus au pouvoir.

Et qu'est-ce que ça veut dire ce c d'abandon de la liberté d'expression ? Un des premiers signes, c'est la fin du débat. Et la fin du débat pour le coup c'est mais mais vraiment là il faut mais tirer la sonnette d'alarme c'est la fin des démocraties libérales et c'est justement ce que pointe très finement l'écrivain Emma Becker dont j'aime autant le tempérament que la littérature dans une tribune Figaro qui est paru ce vendredi intitulée j'aimais beaucoup Charlie KK où elle écrit cette joie du débat rondement mené où l'on accepte de se laisser convaincre si les arguments sont bons et manifestement devenus depuis quelques années un de droitard.

Oui, parce que lui il disait cœur euh venez me convaincre me convaincre des bâton et il arrivait avec ça de de ça n'empêche que certains de ses propos pour nous français. Ah mais moi je suis d'accord en rien et ce que dit maquelle en décord en rien mais si c'est ce que l'on devient parce qu'on est abassourdi qu'il n'y ait plus pour toute réponse à des désaccords qu'une balle dans le cou alors petite suis-je de droite et peut-être n'en ai-je même pas honte. C'est ça la réalité de la chose, c'est que débattre, c'est déjà accepter de monter au front et d'accepter d'être contredit, c'est de prendre du plaisir à être contredit parce qu'on a préparé d'autres arguments et que c'est que ça l'échange et qu'à la fin, comme elle le disait encore euh hier dans une intervention médiatique, c'est que et ben on n'est pas d'accord mais qu'à la fin on est capable de se serrer la main.

Et est-ce que j'ai le temps de passer un son ou c'est trop tard ? Parce que pour une fois, j'allais être d'accord avec Bern Sanders qui est quand même le parangon de la gauche et qui a été le seul à gauche à non seulement déplorer la mort de Charlie K parce qu'il est pas normal que qui que ce soit de droite non mais lui en disant c'était un type intelligent, c'était un type qui allait physiquement au débat qui n'avait pas peur de la contradiction et que si on refuse le débat c'est la fin de la démocratie et c'est la fin de la liberté et pour une fois je suis d'accord entièrement avec Bern Senders. Merci à vous trois pour ces parties prix.

"'Arc républicain' : ne nous trompons pas", "Ruptures conventionnelles : oui, il faut agir" et "L... — François Bayrou · Pourquijevote