20h A2 du 5 juin 2000 | Révision de la constitution par Jacques Chirac | Archive INA
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[Musique] bonsoir je vous accueille ici en direct devant le palais de l'Élysée dans le parc de l'Élysée car la première actualité de ce 5 juin c'est la décision du président de la République concernant une révision de la constitution à savoir le quinquena nous en parlerons avec le président Chirak dans une quinzaine de minutes en compagnie de Patrick Poardvard de TF1 nous poserons toutes les questions sur les conséquences de ce changement euh voulu par le président de la République et pour cela nous retrouverons dans 15 minutes à 20h15 très précisément après l'actualité que vous nous présentez maintenant béatrice bonsoir Claude bonsoir à tous dans l'actualité de ce lundi les suites de l'enquête après le déraillement du train de nuit Vintimi Calais l'homme présenté d'abord comme témoin puis comme suspect est passé aux aveux et si la section antiterroriste est en charge de l'affaire cet algérien de 32 ans a un passé psychiatrique outre autant d'éléments qui pourraient expliquer son geste michel F il s'était installé à quelques centaines de mètres du lieu où le train Calavintille a déraillé 3h avant l'accident il avait pris une chambre dans cet hôtel le veilleur de nuit l'avait trouvé mal à l'aise il s'était étonné de ses nombreuses allées venus après le déraillement du train le veilleur a prévenu les gendarmes le drôle de client de l'hôtel Campanil Moussa Amoui un Algérien de 32 ans portait encore des traces de rouille et de cambouille sur ses mains lorsqu'on l'a arrêté l'enquête a été confiée à la division nationale antiterroriste pourtant tous les éléments recueillis laissent à penser qu'il s'agit là de l'acte d'un déséquilibré ce suspect a reconnu les faits maintenant il appartient aux enquêteurs de déterminer quels sont ses mobiles on sait qu'il avait des antécédents psychiatriques bon je ne peux rien vous dire de plus moussa Amoui a déclaré qu'il avait agi seul il aurait quitté Paris il y a 4 jours aurait dormi dans des mosquées de la région lyonnaise avant de passer à l'acte pourquoi les enquêteurs ne savent toujours pas depuis ce matin ils entendent son frère qui avait vécu ici avec lui pendant plusieurs mois moussa Amoui avait été victime il y a 10 ans d'un grave accident de la route il en aurait gardé des séquels psychologiques en 1996 il avait effectué un voyage en Syrie voyage qui avait attiré l'attention des services du contre-espionnage la DST moussa Amoui avait alors été fiché c'est pour cela que les services antiterroristes sont saisis aujourd'hui moussa Amoui n'aurait rien à voir affirment les enquêteurs avec le GIA et puis en fin de journée on a appris qu'un Eurostar Paris-Londre avait déraillé près d'Aras dans le pas de Celis selon les premières informations communiquées par la SNCF le train ne s'est pas couché il n'y aurait apparemment aucune victime comme nous l'indique par téléphone le directeur de la protection civile chargé de la cellule de crise à Cala nous l'écoutons pour l'instant aucun blessé n'a été signalé d'après la SNCF et les services qui sont déjà arrivés sur place on nous a signalé aucune victime est-ce qu'il y avait des obstacles sur la voie ou pas al vous imaginez bien que pour l'instant il est trop tôt pour voir se prononcer une enquête sera en cours sera sera déterminante et déclenchée par la SNCF et pour l'instant on en a pas on en on on a pas idée et qu'est-ce qui se passe actuellement où en sont les passagers sont-ils tous descendus du train sont-ils pris en charge qu'est-ce qui va se passer pour Les passagers seront embarqués à bord de ces autobus acheminés sur l'île regroupés à l'île et semble-t-il à cheminer vers la Grande-Bretagne Ultérieurement le propriétaire de la barge sur laquelle s'était massé 36 personnes et qui a chaviré samedi sur Lyon ce restaurateur a été mis en examen pour homicide involontaire et écroué la surcharge de cette embarcation prévue pour h personnes est à l'origine du drame qui a fait trois morts dans l'affaire du sang contaminer ce nouvel épisode judiciaire devant la chambre d'accusation de Paris qui devra déterminer si les 30 personnes encore poursuivies seront jugées en correctionnel ou devant une cour d'assise c'est tout l'enjeu des débats qui vont se poursuivre pendant 5 jours les explications nécessaires de Dominique Verdayan avec Alexandre de la Valle hit clos pour décider du sort des 30 mises en examen du 3è dossier du sang contaminé sep sont poursuivies pour crime empoisonnement ou complicité d'empoisonnement passible de 30 ans de réclusion criminelle ou de la perpétuité en cas de circonstance aggravante 23 autres sont accusées de différents délits omission d'empêcher un crime 5 ans homicile et blessures involontaires 2 ans non assistance à personne en danger 5 ans le troisème procès aurait donc lieu aux assises mais le parquet a une autre lecture il souhaite que tous les faits soient requalifiés en délit donc correctionnalisé les victimes elles parlent toujours d'empoisonnement nous ne voulons pas que des crimes sanitaires de ce type recommencent pour ça la première condition c'est qu'on les ravale pas au rang vulgaire des lits c'est-à-dire que les responsables sachent qu'il risquent les assises de nouveau poursuivi Jacques Rou le docteur Nether Jean-Pierre Alain et Michel Garetta ont déjà été condamnés en 92 et 93 leurs avocats plaident l'autorité de la chose jugée je voudrais souligner que tant le juge d'instruction que le parquet dans cette deuxième procédure reconnaissent que ce sont les mêmes faits et a dit qu'il n'y a pas de fait nouveaux j'ajoute que le juge d'instruction n'a même pas cherché le fait nouveau peut-on doit-on rejuger Michel Garetta aux assises ou incorrectionnel les magistrats devraient se donner plusieurs semaines de réflexion un procès n'est pas envisageable avant 2002 dans une ambiance tendue premier jour du procès en appel de la Bécotard qui avait été condamné à 4 ans de prison dont 18 mois fermes pour homicide des blessures involontaires à sa demande donc la Bécotard est jugée pour la mort en juillet 98 de quatre scout et de ce plaisancier qui avait tenté de leur porter secours au large de Perc et puis ce soir on apprend que la cour d'appel de Rennes indique qu'elle rendra son arrêt 6 juillet prochain l'affaire God ou la piste portugaise avec l'arrivée sur l'île de Maire d'une équipe de gendarmes bretons chargé d'enquêter sur les éventuels mouvements d'un compte bancaire qui appartient à ce médecin disparu avec ses deux enfants sur un voilier en septembre dernier sur place Valérie Hermit Guillaume Fautra c'est le troisème voyage sur une île étrangère pour les gendarmes bretons chargés de l'enquête God l'une de leurs missions à Madire rencontrer Eduardo Marcelo Silva il est ici le patron de la branche offshore de la banif Banco oui le docteur Godard a bien un compte chez lui depuis 1997 pour les non résidents nous ne prélevons aucune taxe nous ne déclarons rien au fisque s'ils vivent à l'étranger c'est à eux de le faire s'ils le veulent bien sûr le docteur Godard qui ne payait plus ses différentes taxes en France avait donc mis de l'argent en lieu sûr à MADER l'espoir des gendarmes que ce compte bancaire portugais puisse parler en clair si des transactions avaient été effectuées ces derniers mois retrouver la trace du docteur Godard s'il est vivant serait enfin possible mais sur le pas de la porte le directeur de la banque nous a simplement lancé pour monsieur Godard désolé mais l'examen de son compte n'apportera pas grand-chose selon nos informations le compte d'Ivard dans cette banque n'aurait pas été touché depuis la disparition du médecin français mais avant de rentrer les gendarmes devront s'assurer que le docteur ne possédait pas d'autres comptes à Mader mader petit paradis fiscal pour étranger au chapitre social la reprise des négociations dans un climat plutôt difficile le projet proposé par le patronate de ce contrat d'aide au retour à l'emploi le CAR continue de cristalliser l'opposition de la CGT de forces ouvrières et d'un certain nombre d'associations l'accord n'est pas encore en vue un dernier point avec Nathalie Moisan et Bernie Meriot comme pour montrer que les réactions de leurs associations ont pesé sur les réflexions du weekend la CGT affiche d'entrée l'emblème de son comité chômeur dans tous les esprits aussi la lettre des ministres Martin Aubry et Laurent Fabius demandant aux partenaires sociaux de ne pas créer un système pour les chômeurs à deux vitesses du coup la partie n'est plus gagnée pour le patronat la CGTFO et la CFTC refusent que son contrat d'aide au retour à l'emploi soit obligatoire le patronat n'a pas négocié il a joué une logique qui était c'était apprendre ou à laisser nous souhaitons que véritablement on entre dans cette négociation et que il y ait une véritable négociation sociale qui ne soit pas une négociation commerciale on est surtout satisfait de voir qu'on n'est pas les seuls à combattre un projet qui sélectionne encore plus de chômeurs qui qui déstructure totalement l'assurance chômage telle qu'on la connaît qui permet y compris au MEDF de faire un holdup sur les cotisations des salariés qui ne lui appartiennent pas le contrat d'aide au retour à l'emploi qui prévoit un bilan de compétence une formation ou des offres d'emploi devra-t-il s'appliquer à tous les chômeurs devront-ils accepter n'importe quel travail l'allocation cessera-t-elle d'être dégressive autant de questions toujours en suspend une nouvelle nuit de négociation commence il n'est pas sûr qu'elle aboutisse immédiatement à un accord l'actualité internationale avec d'abord cette information qui ne parvient à l'instant la cour d'appel de Santiago a levé tout à l'heure l'immunité parlementaire d'Augusto Pinochet mais il reste encore son immunité de président il est très très peu probable qu'elle sera levée en Espagne après l'assassinat d'un conseiller municipal d'une balle en pleine tête hier la consternation de tout un pays une nouvelle fois dans de nombreuses villes de l'Espagne les Espagnols sont descendus dans la rue pour dire leur indignation face à cette vague de violence depuis la rupture de la trêve de l'Ecre dernier le chef du gouvernement José Maria Asnard s'est rendu au Pays-Basque pour présenter ses condoléance à la famille Pedrosa et devait assister aux obsèques de cet homme âgé de 57 ans marié et père de deux filles à présent une page médicale avec en France la première grève d'un cœur artificiel définitif il aura fallu de nombreuses années faites de tentatives périlleuses pour qu'enfin une équipe de la salle pétrière réussisse à implanter ce cœur muni de batterie et destiné à fonctionner de façon autonome mir le maçon François Granier pas de visite pour l'instant le patient âgé de 70 ans a été opéré ce matin dans sa poitrine bat désormais cette machine dont la singularité outre son faible poids et qu'elle est conçue pour être implantée définitivement dans le thorax avec les générations antérieures de cœurs artificiels la difficulté était de les alimenter durablement en électricité désormais un simple chargeur de batterie suffit voyez c'est un chargeur de partie qui est un peu plus ronde que un téléphone mobile que les gens portent en ceinture et qui le mettent sur leur batterie qui est intracorporelle et comme une sorte de micro-ondes ça permet de le charger vous allez à travers la peau sans que la peau soit perforée cet homme un allemand avait été le premier l'automne dernier à bénéficier de ce nouveau cœur en titane dont l'électronique interne permet en outre d'adapter la vitesse des battements aux besoins du patient c'est une équipe allemande donc qui a réalisé la première mondiale le développement aujourd'hui en France de cette technique prometteuse est destinée aux insuffisants cardiaques pour lesquels aucune greffe n'est envisageable roland Garos la pluie a joué les troubles faites sur le central et a interrompu par maman cet après-midi les 8e de finale qui opposait Cédric Piolin au russes Marat Safin un match très disputé qui s'est terminé il y a quelques instants par la victoire du Russe en 47 christel Bertrand Alain Poirier c'est un match à double entrée à double tranchant aussi marad Safin prend l'ascendant sur Pioline dès le début de la rencontre le russe parvient à diriger les échanges puis à conclure en finesse piolin a du mal à mettre en place sa stratégie jouer le revers du russe et amortir la balle dès que possible le français a un peu tendu perd la première manche 64 je première manche M Pioline s'accroche et réussit à hausser son niveau de jeu il fait moins de faute il est plus rapide et remporte le deuxème 7 6 mais la pluie arrête Pioline sur sa lanc et au milieu du 3e set le rideau se referme la deuxième entrée a lieu 2h20 plus tard l'interruption a fait du bien à Marade Safine il est plus véloce plus incisif et ça juge la 3è manche 63 la 4e manche est à double tranchant pioline passe à côté de quatre balles de 7 mais c'est Safine qui remporte le match à 20 ans le Russe accède au quart de finale pour la première fois de sa carrière son prochain match à un petit air de finale Marat Safine rencontre Magnus Norman le numéro 1 mondial venons-en maintenant à l'événement politique qui domine ce début de semaine dans quelques instants en direct de l'Élysée Jacques Chirac devrait annoncer cela ne fait plus aucun doute son intention de réformer la dur la durée du mandat présidentiel il répondra aux questions de Claude Serillon et de Patrick Poivre d'Harvor tout de suite après nous aurons dans cette édition un peu plus longue qu'elle accoutumé les premières réaction de Valérie Giscardestin de Charles Pasquais ou encore de François Hollande mais d'abord pour plus de clarté retour sur ce long cheminement qui a partagé la classe politique entre ceux qui souhaitaaient l'adoption du Quinquena et les autres autrement dit les présidents successifs de la 5e République qui le voulaient ou l'ont soigneusement évité arnaud Boutet depuis 27 ans les présidents de la République évoquent le quinquena mais la réforme n'a jamais vu le jour la première tentative remonte à 1973 j'ai pensé que il fallait consulter le pays un peu plus souvent et j'ai pensé que une durée de 5 ans était bonne à l'époque la plupart des réactions politiques semblent favorables au Quinquena mais au moment du vote à l'Assemblée nationale l'opposition socialiste fait capoter le projet de George Pompitou ce n'est qu'après son passage à l'Élysé que Valérie Giscardestin se prononce en faveur de la réduction du mandat présidentiel de 1974 à 1981 il refuse d'engager la réforme le quinquena figurait au programme des campagnes présidentielles de François Mitteran en 1965 et 1981 mais celui qui va rester 14 ans au pouvoir n'a pas tenu cet engagement et ce n'est qu'à la fin de son second mandat qu'il envisage le changement réduire le mandat présidentiel me paraît tout à fait raisonnable en soi bon il reste à savoir lequel et saisir l'opportunité en juillet 1999 Jacques Chirac lui ne veut pas du quinquena et bien j'estime que ce serait une erreur que ce qu'on nous propose aujourd'hui ce quinquena sous la sous une forme ou sous une autre serait une erreur et donc je ne l'approuverai pas 10 mois plus tard le débat rebondit valéri Giscardestin dépose une proposition de loi à l'Assemblée nationale le Premier ministre saisit la balobon et presse le président de la République jacques Chirac est désormais favorable au quinquena il devrait ce soir proposer de tourner la page d'une longue histoire celle du Septena instaurée en 1873 et nous allons retrouver dans quelques secondes en direct de l'Élysée le président de la République qui devrait donc annoncer son ralliment au Quinquena je lecler que peut-on attendre de cette intervention qui devrait durer entre 20 et 30 minutes apparemment écoutez pas de surprise sur l'annonce il y aura bien le quinquena après 127 ans de Septena en revanche le président de la République nous donnera les explications de sa conversion à ce qu'incena puisqu'on l'a vu il n'y était pas favorable il y a encore 1 an et puis il donnera également des indications sur la procédure c'est qu'il y a deux voies possibles soit le congrès soit le référendum et donc il ne devrait donner la réponse tout de suite l'Élysée en direct bonsoir à tous monsieur le président bonsoir bonsoir nous sommes en direct de l'Élysée pour parler d'une révision possible de la constitution il y a un peu moins d'un an nous étions avec Patrick Poard et Élise Lu dans ce jardin de l'Élysée vous aviez dit à propos du Quinquena que c'était une erreur alors avez-vous changé d'avis le la durée du mandat présidentiel pour des raisons historiques et très anciennes puisque il a été cette durée été fixée en 1873 non c'est ça et de 7 ans il est certain que c'est un délai long et probablement trop long compte tenu des exigences modernes de la démocratie et donc le problème est de savoir si l'on peut réduire la durée du mandat présidentiel ce à quoi je n'ai jamais naturellement été hostile car c'est une décision qui s'impose aujourd'hui sans mettre en cause nos institutions ça c'est le vrai débat sans changer la nature de notre constitution qui a fait ses preuves et qui est une bonne constitution alors j'ai beaucoup réfléchi j'ai écouté les uns et les autres j'ai surtout observé la position prise par le gouvernement et j'en ai conclu que on pouvait aujourd'hui raccourcir le délai de du mandat présidentiel passé de 7 ans à 5 ans sans arrière-pensée et sans changer nos institutions mais la position du che et à partir de là je deviens naturellement favorable la position du chef du gouvernement Jospin n'a pas changé il a toujours été pour pourquoi vous vous changez aujourd'hui et vous estimez que c'est le bon moment vous savez le la 5e République nous a apporté la stabilité nous a donné des institutions c'est le général de Grôle qui les a arrêté fixé avec Michel Debré avec ses collaborateurs de l'époque et elles ont eu ces institutions pour grand mérite de rendre à notre pays la stabilité politique naturellement la plupart des Français sont aujourd'hui trop jeunes pour se souvenir de la 4e République à forcerie de la 3e mais il faut savoir qu'elles étaient marquées ces Républiques par une instabilité qui était je dirais ridicule c'est-à-dire que nous changions de gouvernement tous les ans et c'était au détriment naturellement de la dignité et de l'efficacité de la France le général de G nous a apporté des institutions qui nous ont donné la stabilité donc ayant fait leur preuve il convient de ne pas les mettre en cause et il est vrai que il y a une espèce de tentation permanente chez les hommes politiques français qui consiste à vouloir attacher leur nom à une grande réforme constitutionnelle en général ils le disent avant et puis une fois qu'ils sont dans la Heureusement d'ailleurs heureusement Heureusement chaque fois qu'ils en parlent il n'exécute pas moi je crois que aujourd'hui notre problème c'est d'avoir des institutions qui assurent la stabilité en tant que président de la République je suis en quelque sorte le gardien le garant de ces institutions et du bon fonctionnement des pouvoirs public donc je ne veux rien faire et je n'ai jamais rien voulu faire qui puisse les mettre en cause il se trouve qu'aujourd'hui il y a une une situation compte tenu de la position prise par le gouvernement la mienne après toutes les consultations auquelles je me suis livré depuis 2 mois qui permet d'envisager une modification constitutionnelle qui ne porte que sur la durée et sur rien d'autre du mandat présidentiel à ce qu'on appelle un quinquena sec si vous voulez c'est-à-dire qu'on passe de 7 ans à 5 ans ce qui est une durée normale conforme à ce que l'on trouve un peu partout dans tous les pays démocratiques et qui à partir du moment où il n'y a pas d'autres mesures d'amendement et qui pourrai nous tirer vers un régime d'assemblée ou au contraire vers un régime présidentiel alors il n'y a plus d'inconvénient Donc pas de limitation à deux mandats pas de limitation à deux mandats vous savez comme le propose monsieur Juscard Des je ne vois pas au nom de quoi on pourrait dire au français à qui l'on a confié le soin par le suffrage universel direct délire leur président de la République je ne vois pas au nom de quoi on devrait ensuite brider leur choix en leur disant vous avez le droit de l'éliéire une fois mais pas deux au nom de quel principe démocratique peut-on obliger les Français à limiter leur capacité de choix mais monsieur le président je crois que le président Pompidou avait dit 14 ans c'est long le président Mitteran avait dit 14 ans c'est long là si ça fait trois mandats ça fera 15 ans ça fera encore plus long ça en fait trois ou ou qu 20 ans oui avec le sept si on en fait trois ça ferait 21 ans donc vous vous en référez à la fagcité des Français veulent plus de vous je crois que les français et je vous remercie de m'interroger parce que ça me permet au-delà même de vos personnes de leur parler je crois que les Français doivent comprendre que dans la démocratie moderne c'est à eux d'assumer les décisions essentielles là il s'agit d'une décision importante qui ne touche pas je le répète à une constitution qui a fait ses preuves il en est parfait dans la vie naturellement mais enfin elle a fait ses preuves il leur appartient de dire si oui ou non il préfèrent un mandat qui dure 5 ans seulement donc ça veut dire ça voulez leur demander une fois que les assemblées auront été saisies du projet de loi euh vous allez leur demander par voie référendaire de se prononcer vous enfin les Français doivent connaître la procédure je sais bien que c'est pas un sujet qui quotidiennement les harcèle la durée du mandat présidentiel et qu'ils ont d'autres soucis qu'ils sont plus préoccupés des problèmes liés à la sécurité à l'emploi et à la formation de leurs enfants et cetera il n'en reste pas moins que ces problèmes peuvent être bien ou maltraités selon que les institutions donnent à la France les moyens d'être bien gouverné ou non donc je pense que s'agissant d'un problème important qui touche au président de la République élu au suffrage universel direct par les Français et les Français et donc au lien qui existe entre eux il me semble qu'il est légitime de demander au français de se prononcer et de plus je suis favorable dans le cadre de l'évolution de notre démocratie nous en reparlerons peut-être ultérieurement Mais je crois qu'il faut promouvoir les moyens d'une démocratie qui s'adapte à notre temps et qui soit par conséquent plus moderne moins politisé qui demande davantage aux Français leurs sentiments sur les choses et qui bien entendu acceptent le sentiment des Français comme une sorte d'obligation est-ce qu'on peut dire que ça sera un choix chirc jospin commun par le projet de loi sur ce sujet particulier euh ce n'est pas le cas surtout naturellement nous sommes en période de cohabitation mais sur ce sujet particulier le premier ministre et moi-même nous partageons le même sentiment vous en avez souvent parlé nous en avons parlé naturellement et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle euh c'est même la raison essentielle pour laquelle euh j'ai accepté cette réforme je le répète mon souci depuis toujours j'avais naturellement été favorable à la proposition de monsieur Pompidou il y a 1973 n'est-ce pas 27 ans parce que j'étais sûr que lui ne voulait pas changer les institutions par la suite j'ai toujours été un peu euh j'ai toujours un peu craint les arrières-pensées vous avez évolué vous avez changé d'avis j'ai pas changé d'avis euh je crois pas qu'on puisse dire ça suspecter ceux qui voulaient réduire le Septénat à 5 ans y compris chez vos prédécesseurs y compris chez mes prédécesseurs d'être tenté par une modification de la Constitution et notamment pour un certain nombre d'entre eux tentés par un régime présidentiel de type américain et qui à mon avis ne peut pas convenir à la France qui serait très dangereux Et c'est parce que j'ai acquis la conviction aujourd'hui que nous étions dans un moment privilégié où le premier ministre et moi-même avions la même vision des choses et étions d'accord pour limiter la modification de nos institutions au raccourcissement de 7 ans à 5 ans du mandat présidentiel et rien d'autre je me suis dit alors l'occasion ne doit pas être manquée il faut le faire maintenant parce qu'on aurait pu penser que vous agissez un peu vous décidez un peu sous la contrainte c'est-à-dire une sorte de pression médiatique un engouement subi comme a dir Bombard et puis que la proposition de loi de Valérie Juscardestin vous a un peu piqué au vif je monsieur Seigneur je crois pas qu'on puisse dire ça ça fait un certain temps que je réfléchis à ce problème ça fait un certain temps vous le savez que j'ai engagé depuis 2 mois déjà toute une série de consultations pour m'assurer d'abord avec les principaux constitutionnalistes ensuite avec les principaux responsables politiques de toutes horizons naturellement de toute appartenance pour m'assurer que il y avait un un créneau privilégié où tout le monde pouvait accepter qu'on ne touche pas à notre constitution et qu'on et qu'on se contente de l'adapter sur ce point précis la réduction à 5 ans du mandat présidentiel par ailleurs souhaitable et c'est quelque chose qui peut ne pas se représenter d'où la décision que j'ai prise de profiter de cette occasion c'est un moment privilégié et puis peut-être que vous vouliez attendre les 5 ans qui empêcher certains de dire bah qui se l'applique à soi-même et qui le démissionne et qui immédiatement le quinquena rentre oui ça c'est vous savez ceux qui auraient pu penser ou dire cela et qui l'ont fait d'ailleurs qui l'ont suggéré oui y compris Valérie Juscardestin oui ça c'était un peu polémique n pas de rétroactivité de la loi ayant été élu pour 7 ans personne ne pouvait sérieusement me contester ce mandat que m'avait donné le peuple français et pourtant pardon monsieur le président mais il me semble que vous aviez fait cette remarque à propos de François Mitterrand vous aviez dit je crois que c'est chez nos confrères de TF1 que ça serait bien moralement qu'il se l'appliquait à lui-même comment je n'ai pas le souvenir de cela et je n'ai jamais pensé que monsieur Mitteran ferait cette réforme et je ne crois pas qu'il voulait en réalité engager un processus qui aurait conduit à une remise en cause forte des institutions et d'ailleurs finalement la commission d'experts qu'il avait vous vous en souvenez oui et et qui a fait quelques proposition n'a pas eu de suite monsieur Mitérand avait d'ailleurs lui songé à un mandat de 6 ans vous y avez jamais songé non je trouve que à partir du moment je ne dis pas que ce n'était pas une solution il y a le Sepenat non renouvelable aussi c'était une deuxième proposition oui mais le fait de dire au français vous avez le droit et le devoir d'élire votre président de la République mais quels que soient les services qu'il a pu rendre vous n'avez pas le droit de le réélire c'est un système je comprends qu'il s'applique dans certains pays d'Amérique du Sud qui ont été obligés de passer des régimes militaires à des régimes démocratiques et qui ont dû prendre des précautions enfin nous ne sommes pas dans cette situation au nom de quoi je le répète au nom de quel principe démocratique dire aux français "Vous avez le droit d'élire votre président mais pas de le réélire." hein h je dire je c'est un c'est une espèce de de méfiance à l'égard des Français les Français sont souverains la classe politique doit bien savoir qu'elle n'est que déléguée les Français sont souvents alors justement les Français ont envie de savoir puisque la classe politique va d'abord s'occuper de votre projet c'est un projet qui va être je l'imagine examiné au prochain conseil des ministres qui va passer ensuite à l'Assemblée puis au Sénat et donc après peut-être consultation des Français vous avez choisi de votre point de vue plutôt cette voix là plutôt que la celle du Congrès à quel moment ça pourrait se passer à peu près est-ce qu'il faut que ça soit bouclé très rapidement avant la fin de l'automne je voudrais faire d'abord une réflexion il faut toujours respecter nos institutions la procédure quelle est-elle la proposition que le premier ministre m'a faite et que j'ai accepté va maintenant être approuvé par le conseil des ministres et débattu à l'Assemblée et au Sénat il faut que ces deux assemblées votent un texte unique le même texte pas d'amendement alors moi je souhaite qu'il n'y ait pas d'amendement le premier ministre non plus à votre connaissance je le pense il faut savoir que s'il devait y avoir des amendements il y aura probablement des amendements mais qui seront probablement rejetés s'il devait y avoir un texte qui soit amendé en fin de de procédure parlementaire là vous dites non je serai je sais vous arrêtez tout j'arrêterai les choses oui parce que je le répète je ne veux pas de d'initiative qui soit susceptible de changer nos institutions et de mettre en cause ce qu'elles nous ont donné de plus précieux c'est-à-dire la stabilité et ce texte il existe déjà puisqu'il a été voté dans les mêmes termes par les deux assemblées en 73 pour lorsque ce lorsque ce texte aura été voté dans les mêmes termes et la procédure prévoit qu'il va directement au référendum mais que le président de la République peut interrompre cette procédure et passer au congrès c'est-à-dire les deux assemblées réunies à Versailles et qui alors doivent voter au 35e et donc ça peut parfaitement je connais un certain nombre d'hommes politiques qui disent il vaudrait mieux ça irait plus vite aller directement au congrès je ne veux pas me prononcer aujourd'hui définitivement je veux pas préjuger de ma position par égard pour le parlement par respect du parlement je le dire je dirai ce que je veux et ce que je décide après le débat mais je ne veux pas non plus euh avoir une sorte de langue de bois ma préférence va naturellement au référendum je pense qu'il s'agit là d'un problème qui touche au lien entre le président de la République et les Français alors le référendum donc c'est aux Français de décider ils décideront ce qu'ils voudront ce qu'ils décideront sera bien décidé mais c'est à eux de se prononcer mais par le passé les référendums il y en a une douzaine je crois depuis la fin de la deuxième guerre ont eu des fortunes diverses y compris de participation donc si ce référendum a lieu mettons en septembre ou en octobre et qu'il était ricrac vous en tireriez quelles conséquences vous savez il y a en France là encore une contradiction dans notre démocratie il y en a beaucoup il y a beaucoup mais les Français adorent la politique et le droit peut-être un peu trop et chacun a conscience du fait que le référendum est une bonne manière de gouverner quand il s'agit de quelque chose d'important l'idée d'interroger les Français est une idée tout à fait démocratique et raisonnable et il faudrait pouvoir le faire le plus souvent possible pas sur n'importe quoi mais dès que cela touche à quelque chose d'important il serait légitime que les Français puissent dire "Nous voulons ceci ou nous voulons cela" ça fait longtemps que ça pas eu lieu d'ailleurs j'y ai toujours été pour ma part très favorable mais nous avons une habitude et qui est de considérer que le référendum s'inscrit dans une dans un contexte politique d'affrontement et que par conséquent en réalité ce que vont ce n'est pas ce que vont répondre les Français qui est important mais c'est ce qu'ils peuvent imaginer alors ils sont contre le gouvernement ou contre le président peu importe le résultat en déformant ainsi le référendum et bien les hommes politiques s'en méfi et on ne fait pas de référendum et moi ce que je voudrais c'est qu'on prenne l'habitude de considérer qu'un référendum sauf des cas particuliers il peut y avoir et il y a eu dans le passé des situations où le président de la République considérant que l' que le que les intérêts fondamentaux du pays étaient en cause a mis en cause sa propre responsabilité en interrogeant les Français ga c'est une sorte de plébicide que je ne conteste pas qui peut parfaitement s'expliquer mais qui est rarissime mais il ne faut pas faire de tous les référendum ni des ni des plébiscites ni des actes politiques qui n'ont rien à voir avec la question qui est posée donc si les Français vous disent non vous disent pas ça pour vous-même mais vous n'enz pas pour gouvernement ni pour personne soyons simples nous sommes dans une démocratie qui doit être moderne et qui ne doit pas euh assumer tout le passé alors nous posons une question au français ils y répondent ils répondent oui c'est très bien ils répondent non c'est très bien en partant du principe que le peuple est souv est souv aux urnes et qu'il donne l'impression de saintérie suisse qui est une démocratie qui marche bien avec les votations ils font ils appellent ça des votations ce sont des référendums bon souvent les référendums ont un taux de participation très important très souvent ils en ont un trait faible mais c'est un méthode démocratique de gouvernement qui est appliqué normalement alors monsieur prenons cette habitude monsieur le président vous évoquez la modernisation de notre société donc est-ce que vous envisager d'autres modifications je pense sur la durée des mandats est-ce que tous les mandats y compris ce sénateur doivent être amenés à 5 ans est-ce que vous envisagez la suppression du droit de dissolution est-ce qu'il y a d'autres modifications dans la constitution et dans l'organisation politique g propos même qu'on supprime le poste de premier ministre oui oui oui on peut aussi et qu'on rentre dans la cinéma publique voilà je vous ai dit monsieur Seron que si je n'avais pas voulu pendant longtemps et qu'on touche au Septenaat au mandat de 7 ans ce n'était pas parce que je ne voulais pas qu'on raccourcisse le mandat ça j'ai toujours été favorable depuis 1973 je l'ai dit très clairement à l'époque mais parce que je ne voulais pas qu'on change la Constitution et donc je le répète je suis hostile à toute mesure par exemple celle que vous avez évoqué concernant le droit de dissolution l'existence d'un premier ministre qui pourrait nous conduire ou la suppression de l'article 493 qui pourrait nous conduire soit à un régime d'assemblée nous avons connu ça sous la 3e République et la 4e avec tous les dégâts que ça a fait l'instabilité soit un régime de type présidentiel genre américain qui à mes yeux conduirait automatiquement au blocage de nos institutions et probablement à l'aventure pour les mandats pour les mandat un autre problème qu'il y est un vous êtes favorable plutôt à la réduction de tous les mandats écoutez une chose à la fois une chose à la fois pour le moment on parle de la réduction qui me paraît conforme aux exigences de la démocratie moderne du mandat du président de la République pour le reste nous verrons nous ferons des débats là aussi mais essayons de les dédramatiser alors pour l'instant on va les dépolitiser et interrogeons les Français chaque fois que la chose est possible alors normalement on devrait aboutir à une coïncidence des différents mandes en tout cas des des deux mandats principaux celui du président de la République celui des députés est-ce que ça vous paraît une bonne chose qu'au fond il y ait moins de chance ou moins de risque de cohabitation oui la cohabitation n'est pas un n'est pas un système normal je dirais ni même probablement souhaitable de gestion des affaires publiques encore que après 3 ans au fond et vous et le premier ministre vous êtes plutôt en haut des sondages donc oui en je crois pas qu'on puisse se référer à des sondages oui c'est une indication quand même oui oui enf les ont l'air de bien aimer ça j'ai j'ai une expérience Oui qui me qui m'a toujours rendu un peu euh sceptique à l'égard des sondages surtout ceux qui sont fait très longtemps avant des échéances politiques je crois que euh ce que l'on peut dire c'est que les Français rej pas la cohabitation mais que ce n'est pas le meilleur des systèmes mais à partir du moment où les Français l'ont voulu c'est bien ce qui s'est passé il y a eu dissolution on a interrogé les Français j'ai pris la décision d'interroger les Français parce que j'avais le sentiment qu'il y avait un problème et qu'il y avait une espèce de de déconnexion entre les Français et les pouvoirs publics j'ai donc décidé de les interroger et ils ont répondu et ils ont répondu en quelque sorte non et par conséquent ils ont voulu la cohabitation et donc elle doit être assumée c'est d'ailleurs pour ça que j'ai voulu une cohabitation qui soit constructive c'est-à-dire une cohabitation qui ne soit pas conflictuelle de façon là c'est le cas d'ailleurs c'est le cas donc les deux mandats de 5 ans dont parlé Patrick ça veut dire que il y aura moins de risque ou moins de chance et vous pensez que l'élection se fera le même jour il y aura une coïncidence de date aussi non je ne crois pas il y a des dates qui sont prévues et le débat d'aujourd'hui ne porte pas sur le calendrier le débat d'aujourd'hui porte sur la durée du mandat ne mélangeons pas tout euh en revanche il est vrai que le kakena comme on dit c'est-à-dire le mandat de 5 ans je dirais tente à limiter les risques de cohabitation à les limiter pas à empêcher la cohabitation mais à limiter les chances ou les risques de cohabitation et de ce point de vue c'est pas mauvais les Américains par exemple eux votent le même jour et pour leur présidents et pour leurs parlementaires américains sont les amé les Américains sont les Américains nous nous sommes les Français avec notre culture ancienne beaucoup plus ancienne que la leure nos habitudes politiques et ma fois je ne vois pas aujourd'hui de raison je le répète de modifier nos habitudes et nos institutions on on va se retrouver en 2002 dans une situation un peu particulière où en mars il va y avoir des élections législatives et ensuite présidentielle c'est un ça vous paraît pas utile de les regrouper ou de les inter changer on peut ouvrir ce débat si on veut l'ouvrir mais si vous êtes pour la prééminence de la présidentielle ou tous les débats que l'on veut et on trouvera des arguments pour des arguments contre ce que je ne veux pas c'est qu'on prenne des décisions attives je me suis toujours efforcé sur ces sujets de prendre le temps de la réflexion et de ne pas de ne pas céder aux pulsions politiques ou politiciennes mais sur ce problème là votre réflexion est engagée et bien si la réflexion veut se développer elle se développera je dis simplement que ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui que veut dire le sujet pour lequel on s'adresse au français et que par conséquent il n'est pas d'actualité je voudrais dire aussi que vous savez il faut faire attention quand on change les dates parce qu'on est rapidement suspecté de manipulation et parfois parfois ce n'est pas faux oh ben ça peut arriver quand même est-ce qu'il y a eu un facteur personnel sur Je voudrais dire un mot de plus euh vous disiez monsieur tout à l'heure et est-ce qu'il y a d'autres choses qui doivent changer alors vous aviez évoqué les mandats ou les institutions sur les institutions je vous ai dit non sur les mandats je vous ai dit c'est un débat euh qui est n'est pas celui d'aujourd'hui mais qu'il peut mais qui peut-être engagé euh je souhaite que dans pour cela ce soit le plus possible les Français qui décident mais il y a d'autres choses qui peuvent changer nous sommes dans un état démocratique est indiscutable mais je crois que nous devrions progresser plus rapidement vers une démocratie des citoyens et notre pays n'est pas assez démocratique ou plus exactement ces méthodes démocratiques ne sont pas assez adaptées euh au problème d'aujourd'hui ça veut dire quoi concrètement alors concrètement et j'ai donné un exemple avec le référendum en disant on serait bien inspiré élargir le champ du référendum il faut Oui j'ai à mon initiative il y a déjà eu vous le savez une réforme de la Constitution pour élargir le champ du référendum malheureusement je dois dire qu'il y a eu de la part du Parlement des réserves qui font qu'on a pas été aussi loin que je l'aurais inspéré peu importe il y a d'autres sujets qui sont plus importants c'est d'abord la démocratie locale vous savez maintenant avec internet avec les techniques modernes de communication les choses sont différentes de ce qu'elles étaient il y a 10 ou 15 ans ou 20 ans on ne peut plus imaginer sérieusement que tout puisse être dirigé du sommet de l'État et ensuite appliqué de façon uniforme à l'ensemble du pays donc je faudrait encore plus de décentralisation donc il faut plus de démocratie locale ce qui veut dire oui plus de décentralisation et le droit à l'expérimentation dont on voit bien que dans bien des régions il pourrait utilement être mis en œuvre et plus généralement tout ce qui pourrait permettre aux énergies individuelles locales de s'exprimer certes à l'intérieur d'un cadre général celui garanti par l'État cela va de soi qui garantit les grands équilibres qui garantit la cohésion sociale la cohésion nationale mais une beaucoup plus grande liberté locale on référ locau faire un homme locaux mais ça veut dire aussi la proportionnelle que vous élargiez un petit peu pe importe ce sont toutes les méthodes je ne vais pas ce soir naturellement les développer ici j'ai d'ailleurs eu l'occasion de le faire depuis 2 ans où j'ai beaucoup réfléchi à ces questions et où je me suis exprimé notamment à Renn il y a pas très longtemps il y a un an ce sont toutes les méthodes qui permettent la libération des énergies locales et individuelles et donc qui suppose une beaucoup plus grande liberté d'action donnée aux responsables aux acteurs et aux citoyens vous avez le sentiment que par exemple les assemblées régionales ou départementales ne sont pas assez réceptives justement ces énergies elles ne sont pas elles n'ont pas assez de pouvoir elles n'ont pas assez de capacité euh d'aider ou d'encourager ces énergies et la libération de ces énergies il faut accroîre ce qu'avait fait monsieur De Fer il faut accroître oui sans aucun doute monsieur Deffer a fait une grande réforme que personne aujourd'hui ne conteste et qui a été le premier pas vers une décentralisation qui a été importante et poursuivie d'ailleurs au fil par tous les gouvernements à la suite il faut maintenant aller plus loin dans la démocratie locale et il y a un deuxième élément et qui est celui de la démocratie sociale nous voyons bien là encore notamment quand on regarde ce qui se passe chez nos principaux voisins ceux qui sont je dirais les plus proches de nous sur le plan de la société bon les Allemands les les Italiens les Hollandais mais bon nous voyons que les progrès sociaux et les réformes sociales sont faites pour l'essentiel par un accord entre les différentes organisations représentatives du patronat et des syndicats et on pourrait y ajouter d'ailleurs le mouvement associatif qui a un rôle croissant dans l'évolution de la société d'aujourd'hui donc euh il y a là une un effort important à faire pour avoir une plus grande démocratie sociale là encore on ne peut pas faire en sorte que ce soit les bureaux parisiens qui décident de tout c'était très bien il monsieur le président vous avez des pistes à nous indiquer c'estàd est-ce que vous pensez qu'il faut que les ministères délocalisent des budgets que ça Je crois je crois surtout qu'il faut que l'on donne à euh une beaucoup plus grande liberté il faut d'abord que les organisations patronales et syndicales elles ont commencé à s'orienter sur ce chemin qui est celui de la modernité en train de faire aujourd'h par exemple oui qui est celui de la modernité et aussi de l'intérêt à la fois des travailleurs et des entreprises mais il faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin il leur appartient ensemble de régler toutes sortes de problèmes je prends un exemple on nous parle à juste titre de la situation défavorisée des femmes qui travaillent dans les entreprises et qui à travailler égal ne touche pas le même salaire tout le monde le sait bien voilà un champ d'application considérable pour des accords on ne le règlera pas ça par la loi je crois entendre le Jacques Chirac de 95 fracture sociale oui naturellement oui vous avez de la même façon vous avez de la même façon un un le problème de la nécessité aujourd'hui d'avoir une euh un une éducation tout au long de la vie une formation tout au long de la vie ça aussi ça ne se fera pas sans que ce soit les et je sans que ce soi les organisations syndicales patronales qui le mettent au point bref démocratie locale et démocratie sociale mais je voudrais une dernière phrase sur un autre problème nous avons une exigence démocratique et cette exigence démocratique aujourd'hui ne pourra pas avoir toute sa valeur sans une exigence éthique pendant longtemps les progrès notamment scientifiques techniques ont été longs et donc on avait le temps de s'habituer de dire bah ça c'est bien ça c'est pas bien aujourd'hui ça va terriblement vite on a les OGM on a le clonage on a et plus ça va plus ça va vite et par conséquent nous sommes entrés dans un siècle où il doit y avoir une règle morale pas seulement pour éviter les dérives que l'on peut connaître ici ou là mais pour savoir ce que l'on peut faire ou ne pas faire compte tenu de l'accélération considérable des progrès de la séance et des technologies monsieur le président ça c'est c'est capital une dernière question à à vous poser qui va nous ramener au sujet de ce soir quand vous vous êtes dit bon finalement je choisis le quinquena est-ce que vous vous êtes dit non je me suis pas dit finalement je choisis le quinquena quand même pendant longtemps vous var ce poivre d'arvard ne me ne caricaturez pas finalement je propose je n'ai pas dit finalement j'ai choisi le quinquena j'ai dit le quinquena qui est en soi une bonne réforme prise seule se trouve aujourd'hui dans une solution dans un moment où il peut être fait sans risque moi mon problème et ma fonction m'oblige à éviter toute aventure institutionnelle ce que vous vous êtes dit personnellement bon dans 2 ans je vais avoir 69 ans ce sera plus facile de proposer aux gens de se faire réunir pour 5 ans est-ce que ça a fait partie de votre cadre de réflexion pour 5 ans plutôt que pour 7 ans je veux dire j'ai lu ça ici ou là ça vous a fait sourire et je me suis dit vraiment euh ces réflexions euh sont curieuses parce que j'ai tout de même une certaine expérience si tel avait été le cas je m'en serais aperçu depuis longtemps mon âge n'est pas variable ma date de naissance est là c'est ce qu'elle est elle change tout le temps elle ne change pas oui alors je m'en seraiis aperçu il y a longtemps donc je trouve que cette réflexion et que je répète j'ai lu je peux la comprendre mais elle ne m'a pas elle ne m'a pas effleuré l'esprit pour une raison simple je le répète c'est que si ça avait dû être le cas il y a longtemps que ça se serait fait et par conséquent j'aurais engagé le processus depuis longtemps là je répète je pense qu'il y a une bonne occasion de faire une réforme moderne utile et sans risque rapide et ça vous rapide et rapide donc euh en principe avant la fin septembre c'est possible je le souhaite je sais que c'est également le souhait du premier ministre et nous sommes tous les deux favorables à quelque chose qui soit rapide et ça vous donne davantage envie de vous représenter vous pouvez nous le dire maintenant ça serait très fort de vous dire une chose puisque vous voulez absolument que je vous dise quelque chose ou parce que non c'est la dernière question dernière question on va rendre peine parce qu'on a déjà largement dépassé il y a dans euh la vie et notamment dans la vie politique un temps pour tout un temps pour tout je vous le fais pas dire il y a le temps de l'élection qui viendra sans aucun doute ça c'est sûr vous y pensez et il y a le temps de l'action l'action naturellement pour un élu au service des Français et dans l'état actuel des choses je suis dans le temps de l'action et non pas dans le temps de l'élection ah ben c'était notre dernière question merci devoir monsieur Merci monsieur Paard ainsi donc se termine cet entretien au cours duquel Jacques Chirac a expliqué la façon dont il envisageait d'instaurer le quinquena en France nous aurons dans les minutes qui viennent les réactions de Charles Pasquis qui a décidé d'engager la bataille contre le quinquen contre le référendum nous entendrons également François Hollande pour le Parti socialiste mais tout de suite rejoignez en direct de Clermontferrand Valérie Giscard Destin bonsoir Valérie Giscard Destin ce soir vous devez être un homme heureux ou du moins satisfait vous avez un sentiment de victoire ou de responsabilité puisque'au fond vous avez été un peu l'initiateur de cette réforme à venir voilà c'est vous qui le dites n'est-ce pas je suis heureux que le président de la République ait décidé de soutenir la réforme du quinquena lorsque le 10 mai dernier donc ce n'est pas très loin c'est il y a moins d'un mois j'ai relancé ce débat qui était en sommeil par un article dans un journal du soir intitulé Enfin le quinquena et par le dépôt d'une proposition de loi constitutionnelle ramenant de 7 ans à 5 ans la durée du mandat présidentiel certains ont pensé que c'était une initiative un peu sacrilège et puis moins d'un mois plus tard avec le soutien du président de la République et le soutien du premier ministre cette réforme va aboutir j'en suis heureux parce que c'est une réforme de modernité et après tout ce qu'il y a à dire sur elle le mandat de 7 ans c'était un tunnel et de x 7 ans un tunnel dont on ne voyait pas la fin 5 ans c'est un délai moderne appliqué par la plupart des pays européens ou des pays modernes dans le monde la France rejoint la modernité alors peut-être un mot quand même concernant votre rôle vous êtes très modeste monsieur Giscard Destin mais aujourd'hui même un ministre du gouvernement Jospin parlait pour ce quinquena d'une coproduction Lionel Jaspin Jacques Chirac et vous-même rendant grâce à votre habilité ces termes se se justifient selon vous écoutez je n'entrerai pas dans ces querelles d'attribution l'essentiel c'est que la réforme se fasse le 10 mai dernier personne n'en parlait j'ai lancé cette réforme pourquoi va-t-elle aboutir c'est parce que les Français l'ont soutenu ce sont les sondages de l'opinion publique qui ont engagé le milieu politique dans cette direction et c'est aussi le soutien du parlement mais vous connaissez aussi la la fragilité ou la le peu de fiabilité des des sondages en tout cas ça nous le verrons dans un deuxième temps vous étiez en tout cas favorable comme certains certains autres à une limitation du quinquena à deux mandats sur ce point vous n'êtes pas suivi alors je voudrais justement vous dire une chose très courte là-dessus j'ai ouvert un site internet la semaine dernière j'ai eu beaucoup de réponses et d'interrogations il en a eu plusieurs milliers ça donne une tendance sur la question faut-il que le mandat soit de 5 ans 70 % de gens disent oui sur la question : "Faut-il limiter euh le mandat présidentiel à deux mandats successifs 76 % des Français 18 il y a donc encore plus de français pour dire il faut limiter le mandat présidentiel à deux mandats successifs que pour ramener la durée de 7 ans à 5 ans." Et enfin ils disent "Voulez-vous que cette réforme aboutisse avant 2002 ?" Il y a 83 % qui le demandent oui dans ce que le président de la République a dit tout à l'heure il y a une phrase très importante il a dit "Les Français décideront ce qu'ils voudront mais pour qu'ils puissent décider ce qu'ils veulent il faut leur permettre de s'exprimer il faut leur permettre de s'exprimer sur le quinquena et sur la limitation à deux du nombre successifs puisque c'est leur demande et cela veut dire que dans la procédure à suivre on imagine très bien un article 1er ramenant la durée de 7 ans à 5 ans les gens voteront pour ou contre et un article 2 limitant deux mandats successifs les mandats du président de l'instant ce n'est pas le souhait de de Jacques Chirac en tout cas une dernière question monsieur Giscard Destin vous plaidez parfaitement bien pour le quinquena et on a envie de vous demander pour quelle raison vous l'avez peut-être oublié pendant que vous étiez vous-même au pouvoir oui alors ça c'est très intéressant ça permet d'alimenter les politi des polémiques à titre quasi poste pour une raison simple c'est que la partie la plus gauliste ma majorité m'en empêchait c'est ça la vérité c'est une vérité qu'on a retrouvé qu'on retrouve jusqu'à présent j'avais été élu en 1974 avec la même majorité parlementaire que le président Pompidou qui n'a pas pu faire aboutir la réforme et j'ai gardé cette même majorité jusqu'en 1978 donc je ne pouvais pas faire aboutir la réforme et après 78 je ne voulais pas faire de du quinquena une affaire personnelle pour gagner l'élection de 81 j'ai donc dit je laisserai les institutions dans l'État et je voudrais répondre sur ce point parce qu'il a été un peu dit tout à l'heure qu'il y avait un doute sur l'attachement des prédécesseurs du président actuel aux institutions de la 5e République j'ai été un partisan sans défaillance des institutions de la 5e République et quand le général de Gaulle en 1962 a décidé l'élection au suffrage universel le gouvernement Pompilou a été renversé par mes amis mais moi j'ai pris position pour le général de Gaulle et pour l'élection suprage universel donc j'étais qualifié le 10 mai dernier pour proposer de ramener le mandat de 7 ans à 5 ans merci monsieur Giscard Desin d'avoir répondu en direct à nos questions un un gouliste convaincu Charles Pasquois j'espère que vous êtes en direct avec nous de Nanterre vous vous présentez comme l'apôtre du nom au Quinquena vous l'avez dit répété y compris d'ailleurs au président de la République vous n'avez pas été convaincu par Jacques Chirac ce soir non je n'ai pas été convaincu j'ai d'ailleurs trouvé que le président de la République n'était pas convaincant probablement parce que lui-même n'est pas tout à fait persuadé bien fonder de cette réforme voulez dire j'ai entendu un certain nombre d'arguments à la fois ce soir et dans les jours qui ont précédé mais il me paraît qu'on a oublié l'essentiel les institutions de la 5e République sont un tout tel qu'elles avaient été conçues par le général Deugul le mandat de 7 ans s'accompagner dans l'esprit du général d'ogul et dans la pratique institutionnelle qu'il a développé du retour régulier devant les Français par la voix du référendum alors monsieur Pascois vous dites deux choses là vous dites deux choses très importantes d'abord vous laissez entendre que peut-être on aurait pu faire pression sur Jacques Chirac qui n'est quand même pas homme sur lequel on fait pression et par ailleurs vous avez le sentiment semble-t-il de dire qu'il n'est plus le gauliste que vous imaginez alors moi je ne porte pas moi je ne porte pas ce genre d'appréciation personnelle je regarde les choses telles qu'elles sont on nous présente le quena comme quelque chose qui permet une meilleure respiration une meilleure consultation des Français je rappelle simplement que dans les institutions telles qu'elles étaient pratiquées par le général de Gaulle le retour devant les Français était régulier en 10 ans nous avons eu cinq référendums et deux dissolutions et lorsque j'entends un certain nombre de personnalités éminentes nous expliquer que maintenant grâce au quinquena on reviendra plus souvent devant les Français je dis que rien ne les empêchait de le faire du temps de monsieur Giscard Destin lorsque monsieur Giscard Destin était président de la République il n'y a eu aucun référendum le président de la République actuelle qui a rappelé lui-même tout à l'heure qu'il avait élargi la possibilité de consulter les Français par la voix du référendum ce qui est vrai mais il ne les a pas consulté non plus merci les institutions sont un tout et je crois que les Français doivent se rendre compte qu'en réalité la réduction du mandat à 5 ans est un changement beaucoup plus important qu'il n'y paraît et en réalité les seuls qui dans cette affaire sont logiques ce sont ce qu'ils disent ce sont ceux qui disent il faut aller vers le régime présidentiel merci monsieur pour le reste tous les tous les arguments qui ont été présentés aucun d'entre eux n'est convaincant mais nous aurons l'occasion d'y revenir certainement et ben un peu plus tard sur notre antenne dans l'émission d'Alet Chabo je voudrais merci monsieur Pascois je voudrais me retourner vers Gérard Leclerc doit-on retenir dans l'essentiel de de ce long entretien du président de la République sur le qu d'abord donc ce sera bien le quinquena deux raisons avancées par le chef de l'État le le Septena c'est un délai trop long par rapport aux exigences modernes de la démocratie et puis Jacques Chirac a voulu profiter d'un moment privilégié un accord avec le Premier ministre pour un simple raccourcissement du mandat sans mettre en péril a-t-il dit les institutions la stabilité de la 5e République et si d'ailleurs il y avait des amendements qui risquaient de modifier la Constitution j'arrêterai tout a dit le chef de l'État ce sera un quinquena sec c'est-à-dire sans limitation du nombre de mandats contrairement à ce que demandait et ce qui a encore demandé tout à l'heure Valérie Giscardestin la procédure la préférence de Jacques Chiraak va au référendum les Français sont souverains a-t-il dit un référendum qui ne doit pas être un plébiscite autrement dit si le nom l'emportait il n'y aurait pas d'autres conséquences que le rejet du quinquena enfin Jacques Cherc est hostile à toute autre modification des institutions la suppression du premier ministre le droit le droit de dissolution on irait vers un régime d'assemblée ou un régime présidentiel à l'américaine qui ne correspond pas à ce que veulent les Français ce serait l'aventure en tout cas le débat n'est sans doute pas cl on vient de l'entendre valéis Cardestin maintient la volonté limitée à deux mandats et puis Charles Pasquois on l'a bien compris prendra la tête du combat contre le quinqual merci Gérard Lecler et le débat va se poursuivre dans quelques instants puisqu'il aura lieu Charlotte Chabot et Alain Duamel qui ont une émission spéciale pour ou contre le quinquena vous y retrouverez bien sûr François Hollande Charles Pasquis monsieur Jiscard Destin et bien d'autres donc mot croisé tout de suite après ce journal c'est donc la fin de cette édition dans quelques instants la météo de Nathalie Riway puis mot croisé je vous le disais 22h40 la vie à l'endroit thème la famille dans tous ces états 050 dernier journal Tierulier demain 7h50 dans les quatre vérités Gérard Morin recevra Daniel Vaillant le ministre chargé des relations avec le parlement à 13h Carole Gessler Rachide arabe à 20h vous retrouverez Claude Seran excellente fin de soirée sur France [Musique]