Crise agricole : la solution à Bruxelles ?
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et avec nous pour ce club Benjamin Morel bonjour Benjamin merci d'être là et Pascal Tournier bonjour Pascal merci d'être avec nous rédactrice en chef adjointe de l'ebdomadaire la vie on va évidemment parler avec vous de la crise agricole les blocages se poursuivent et Gabriel hatal promet de nouvelles annonces dans les prochains jours va-t-il réussir à éteindre la colère vous nous le direz Audrey Gabriel Atal hier il a réservé au sénateur ses annonces sur la décentralisation oui et il leur a parlé avec des mots qui leur font plaisir il a aussi salué le travail de certains sénateurs sur la décentralisation notamment on verra tout ça dans quelques instants d'abord de l'actualité dans nos régions et on parle beaucoup de l'Union européenne ces derniers temps pointé du doigt notamment dans la crise des agriculteurs on va en parler dans quelques instants mais l'Union européenne ce sont aussi des apports souvent méconnus et du concret Audrey et pour nous le montrer vous vous êtes rendu à Nice oui dans les Alpes Maritimes et j'ai voulu vous montrer dans notre quotidien dans la vie de tous les jours où se situe l'Union européenne c'est donc à Nice et ça commence sur la promenade des anglais on vous suit un paysage de carte postal est peut-être l'un des endroits les plus connus de Nice nous sommes ici sur la célèbre Promenade des Anglais totalement réaménagé ces dernières années après l'attentat meurtrier du 14 juillet 2016 des poteaux et des câbles anti-intrusion ont été installés ils doivent permettre d'arrêter un véhicule lancé à vivealure juste à côté la piste cyclable a pour but de faciliter les mobilités douces de projets financés en très grande partie par l'Union européenne cette piste cyclable a été créé subventionné dans le cadre du plan de relance après la crise sanitaire et cette piste a été financée a eu un coût de d'un peu plus de 300000 € et a été financé à hauteur de 70 % par des fonds européens un exemple concret de l'action de l'Union européenne dans notre quotidien pour pourtant quand on demande au N soit personne n'en a aucune idée je savais pas du tout qui l'Union européenne avait financé laicyclable de Nice on a aucune idée nous de ce ce qui est alimenté par l'Union européenne on sa rien j'écoute un petit peu les infos mais ça je sais pas il faut dire qu'il faut avoir l'œil pour trouver ces petits panneaux qui la testent des panneaux présents aussi dans cette crèche municipale de 50 à 80 places fraîchement sorti de terre l'Union européenne a financé la moitié des travaux avec un but aider l'employabilité des habitants on est dans le quartier prioritaire de la ville qui s'appelle Nissand tout simplement et donc cette infrastructure sert à ce que les mamans et les papans qui puissent bénéficier d'une place de crèche puissent aller retourner au travail après avoir eu un enfant en France ce sont les régions qui redistribuent l'argent de l'Europe à travers des appels à projet qui doivent permettre de développer les territoires le problème c'est qu'ils sont souvent méconnus et les dossiers très compliqué à monter on va noter vos projets on veut des projets particulièrement innovants ce jour-là la région Sud a donc organisé une formation pour aider les acteurs du territoire les associations les métropoles les villes à monter des projets qui pourraient correspondre à un appel d'offre sur le numérique qu'on soit une collectivité ou un acteur économique on n pas forcément le temps et on n pas forcément l'information aussi pour pouvoir cibler au mieux son besoin et cibler au mieux l'appel à projet et certains projets auraient pas lieu si on avait pas eu l'urope pe à nos côtés et c'est important de le rappeler et les sommes pour financer ces projets sont loin d'être négligeables pour la mandature 2021-2027 la région Sud a obtenu 10 milliards d'euros de crédit européens et voilà pour votre reportage audrait du côté Nice ben on le voit l'Union européenne c'est aussi du concret hein oui et ce qui est intéressant c'est qu'en fait les dossiers sont assez compliqués à monter et que les petites communes elles ont peut-être plus de mal à à monter ses dossiers à demander ses crédits et en bénéficier c'est la raison pour laquelle certaines régions font des formations et c'est quand même très très important pour que ce soit pas uniquement les grandes villes qui bénéficient de ces fonds B on compte sur vous on montrer d'autres exemples on suivra bien sûr tout ça jusqu au 9 juin date des élections européennes et c'est justement vers l'Europe vers Bruxelles que seront tourner tous les regards des agriculteurs aujourd'hui leur colère qui s'est invité qui s'invite aujourd'hui au menu du Conseil européen hier c'est Marc fen le ministre de l'Agriculture qui était à Bruxelles on va l'écouter on peut pas avoir une pâqu je dis très simplement très tranquillement très pacifiquement mais qui se soit à ce point complexe et qui se soit à ce point incompréhensible tant pour parfois nos administrations que pour nos agriculteurs donc on a besoin de s'engager résolument dans la voie de la simplification vous avez des agriculteurs aujourd'hui qui touchent des aides et qui ne savent pas flécher le pourquoi ils touchent des aides donc on a besoin d'interroger cette question c'est voilà Marc fen alors qui parle de la question de la PAC qui est évidemment assez connue peut-être en tout cas l'une des choses les plus connu de la part de l'Union européenne en matière d'agriculture qui pose la question du fléchage des AES mais plus largement aujourd'hui Pascal c'est vers l'Europe vers Bruxelles qu'on vont se tourner les regards des agriculteurs parce que dans la crise des agriculteurs qu'on est en train de voir il y a quand même beaucoup de choses qui se jouent du côté de Bruxelles oui alors c'est c'est c'est un peu le paradoxe parce que c'est à la fois Bruxelles qui les finance parce que justement à travers à travers la PAC et c'est en même temps Bruxelles sur au sens large qui le suscite cette colère notamment il y a y a quand même un sujet qui est très très important qui va être discuté à priori aujourd'hui c'est la question du libre échange et notamment à travers le le les accords du mercosour est-ce qu'ils vont être signés pas signés ça c'est un gros point d'interrogation et c'est vrai que c'est en train de monter dans le débat aujourd'hui à travers cette question agricole la question du protectionnisme euh euh agricole donc il y a aussi on le sait euh il y a une autre question qui va être posée pour plus tardivement mais sur la question de l'Ukraine aussi sur les importations de produits agricoles qui sont bah a priori plus avantageux et donc du coup qui crée une concurrence déloyale donc il a ça c'est la question de du libre échange il y a la question effectivement des normes qui qui est souvent ramené sur le devant et surtout effectivement aussi des des des aides comment son sont-elles fléché qui peut enénéficier et cetera il faut savoir quand même aussi que ça va être aussi l'un des premiers textes qui va être renégocié à l'issue des élections européenne donc il y a aussi un enjeu justement de de ce type là après il y a une question politique c'est peut-être il y a il y a un enjeu on voit bien aussi autour de l'Europe des élections européennes moi je pense qu'il faut faire attention de se dire que l'Europe a la cible de tout t les tous les mots il faut voilà il y a un jeu à jouer sur cette question là don fautire avec lequel il faut faire attention ouis un mot Benjamin sur cette union européenne qui aujourd'hui plus que jamais va être au cœur du mouvement de ces agriculteurs oui bien sûr parce que Gabriel Attal a parlé l'autre jour d'exception agricole française en parallèle avec l'exception culturelle mais en réalité le parallèle est très compliqué à faire étant donné queil y a guerre de politique plus européanisé ou voir plus internationalisé via les traités de libre échange que l'agriculture et donc ce faisant les réponses à ce stade-là ne peuvent être qu'européennes et en effet il y a tout un tas de défis l'adhésion de l'Ukraine déstabiliserait totalement la pack déstabiliserait également le marché intérieur donc la question c'est qu'est-ce que l'on fait prévaloir parce que évidemment on peut se dire dé stabilisations mais de l'autre côté il y a également un message politique à envoyer dans l'évolution de l'adhésion même si est très très loin de la coupe au lèvre de l'autre côté le mercosour c'est un problème pour l'agriculture mais c'est plutôt bon pour pour l'industrie allemande et donc ce faisant vous avez un jeu d'intérêt qui s'oppose en la matière le Green Deal qui est attaqué parce qu'en réalité c'est ça qui en matière de sur transposition ce qui n'existe pas vraiment en fait sur le fond et bien pose problème le Green Deal outre le fait que et bien il s'agit de remplir des objectifs écologiques et bien c'est un peu le ciment de la coalition au Parlement européen autour autour du recela V derleen ça n'existait pas lors lors des élections de 2019 ça arrive après investiture Dua vonder leyon et ça permet de cimenter sa coalition c'est l'élément essentiel de son bilan aller renvoyer une commission une présidente de la Commission européenne qui veut rempiler en disant que tout ce qu'elle a fait c'est problématiqu c'est pas forcément évident donc vous comprenez que aujourd'hui à bruxel et bien revenir sur cette crise n'est pas facile qui plus est la commission l'a dit et elle a raison le processus législatif européen si on veut changer des choses ça prend du temps parce que il vous faut le Parlement mais il vous faut également et bien une majorité au conseil donc on peut prendre des mesures d'urgence sur les jaers et cetera mais si on doit changer de paradigme ce qui peut-être possible parce qu'il y a pas mal de pays qui sont en train de bouger aujourd'hui eu égard aux crises agricoles qui ne sont pas que françaises et bien ça prendra de toute façon plusieurs mois voire plusieurs années avec un budget de la PAC qui est prévu dans un budget plurannuel vous comprenez qu'il y a encore loin de la coupe au lèvre problème du gouvernement c'est qu'il doit mettre de l'eau sur l'incendie tout de suite Pascal je vous donne la parole mais peut-être un mot Audra pour bien comprendre ce qui se joue aujourd'hui à Bruxelles pour No agriculteurs il y a notamment trois points qui vont être discutés aujourd'hui alors en fait il se passe pas grand-chose au niveau agricole ce qu'il faut savoir c'est que ce Conseil européen à l'origine il était fait pour parler de l'Ukraine et notamment d'un nouveau paquet d'aide financière pour l'Ukraine on s'en souvient ça a été bloqué par Victor Orban donc aujourd'hui normalement on est censé parler d'Ukraine sauf que agricole s'invite dans les débats et d'ailleurs Victor Orban qui avait bloqué le paquet d'aide financière en décembre dernier il en a profité hier il a zappé une réunion avec les autres leaders européens pour aller voir les agriculteurs et pour dire vous voyez regardez ce que l'Union européenne fait de mal pour vous les agriculteurs donc il en a profité alors que sur le papier on est censé parler d'Ukraine il y a quand même eu des choses qui ont été annoncées en amont de ce sommet européen par la présidente de la commission et notamment des mesures qui avaient été mis en place à cause de la guerre en Ukraine on avait notamment une dérogation sur les 4 % de jacher imposé ça ça devait être levé ça va être poursuivi il y a aussi euh des annonces sur le poulet ukrainien en fait comme les choses sont bloquées en mer Noire il y a de nouveaux couloirs qui avaient été créés et qui passaient par l'Union européenne avec une levée des droits de douane mais là les producteurs les éleveurs crient à la concurrence déloyal donc il devrait y avoir une clause d'urgence sur les importation de poulet ukrainien et puis euh sur la question du Mercosur qui est en négociation actuellement la France s'y oppose alors sur le papier on pourrait contourner la France puisque c'est un vote à la majorité qualifiée mais on écoute quand même la France qui est quand même une grande puissance agricole et puis une grande puissance européenne donc là pour l'instant la Commission a dit que les conditions n'étaient pas réunies pour poursuivre cet accord il est donc stoppé pas arrêté on va dire stopper temporairement merci beaucoup pour ces précisions are Pascal oui jeis juste revenir sur le sur le Green Deal c'est que je pense qu'il y a aussi un enjeu à mon avis qui qui qui pourrait être bien sûr évidemment intéressant c'est que le Green Deal la façon dont il a été conçu bien sûr c'est des un panel de de mesures en faveur de l'écologie mais il a oublié la dimension sociale et je pense que c'est ça qui peut-être aussi pe être en réflexion au au moment des élections européennes c'est mettre en avant une Europe plus sociale plus qui qui prenne en compte effectivement ces inégalités et don et dont les agriculteurs en premier chef par exemple sont voilà ne sont pas touchés enfin j'is concernés par voilà par des mesures plus sociales ouais alors il y a ce qui se passe du côté de Bruxelles puis il y a ce qui se passe sur le terrain actuellement Benjamin les les blocages qui se poursuivent sur le territoire on a vu hier soir des interpellations du côté de ringi ce matin les autorités qui demandent qu'on voie agin ringi de faire demi-tour et et regagner le sud est-ce que il y a urgence pour le gouvernement à éteindre l'incendie on a l'impression que le gouvernement promet tous les jours de nouvelles mesures à venir mais qu'on ne les voit pas vraiment venir oui le problème c'est que éteindre un incendie quand vous avez plus d'eau dans le camion de Pompi c'est un peu embêtant or si vous voulez il y a un peu le triptique de l'enfer ici c'est-à-dire que vous avez un mouvement très populaire 90 % selon différentes enquêtes 80 % des Français qui soutiennent également le mode d'action donc les blocages donc quand vous arrivez avec ça vous pouvez toujours essayer d'inverser c'est l'opinion la réalité c'est c'est que s'il y a des blocages il est plus probable que les Français disent non mais c'est de la faute du gouvernement les revendications sont légitimes si jamais ils cédent au revendication et ben je pourrais manger mon biftech et ringist ne serait pas bloqué donc c'est compliqué pour le gouvernement en même temps il faut maintenir l'ordre public parce que sinon vous ouvrez la porte à toutes les fenêtres comme dirait l'autre de l'autre côté et bien deuxième élément du triptique de l'enfer vous avez un partenaire de négociation qui n'est pas un partenaire aujourd'hui tout à fait fiable tout bêtement parce que les syndicats sont in concurrence il y a les éle bientôt dans les chambres agricoles et par ailleurs et ben vous avez une FNSEA qui est dépassée par sa base et donc on est loin on a beaucoup parlé de gilet jonisation et cetera on en est très très loin la profession est organisée et on n'est pas tout à fait dans l'horizontalité des gilets jaunes néanmoins on a des syndicats qui n'ont pas la même marche de manœuvre pour rentrer en négociation et cogérer la politique agricole comme ils ont pu le faire pendant des décennies donc à partir de là vous vous retrouvez face à un interlocuteur qui évidemment montte d'un cran et ne tient pas forcément ces troupes de l'autre côté on revient sur la question européenne la réalité c'est que les marges de manœuvre que vous avez ce que vous pouvez donner ça reste relativement limité parce que évidemment il y a quelques petites choses qui peuvent être fait au niveau national mais le fond du dossier le malaise agricole général et bien il est beaucoup plus profond et il vient notamment bah d'une réorientation des politiques européennes et là vous n'avez pas les leviers vous n'avez pas les manettes et si vous les activez à Bruxelles il faudra convaincre vos partenaires et ça prendra du temps donc ce faisons ét éteindre l'incendie aujourd'hui c'est pas forcément tout à fait évident on a quelques mesures qui sont données mais l'idée c'est que une fois que et bien l'incendie aura aura ce sera bien diffusé peut-être s'éteindra-t-il de lui-même ouais est-ce qu' joue gros gabrielal dans les prochaines heures Pascal c'est sûr en tout cas c'est sa première crise hein et donc à peine pris avoir pris ses fonctions il il doit il doit il doit faire face d'autant que c'est quand même un un milieu qui qui ne connaît pas excessivement bien en plus de cela on voit bien que l'opposition et notamment le le rassemblement national exploite totalement cette cette séquence se met véritablement du côté des agriculteurs se se positionne complètement après avoir un moment d'hésitation en tout cas là c'est très clair se positionne complètement antiécolo donc voilà il a aussi cette cette cet élément- là dans le à jouer pour pour pour Gabriel Atal allez justement on va parler de Gabriel Atal il était hier après-midi devant les sénateurs pour sa déclaration de politique générale il leur a réservé ses annonces sur les territoires et audre il a évoqué des sujets qui plaisent beaucoup au sénateurs et en même temps c'est un peu une figure imposée he quand on fait un discours devant la Chambre haute on ne peut pas faire de discours justement sans parler de décentralisation le Premier ministre qui a surtout fixé un calendrier sur plusieurs points demand demandés de longues dates par le Sénat le premier c'est la clarification des compétences entre les différents échelons administratifs écoutez les compétences des uns et des autres sont dans un véritable casse-tête elles s'enchevêtre c'est inefficace dans notreaction publ c'est dangereux démocratiquement car beaucoup de nos concitoyens ne savent plus vers qui se tourner ne savent plus qui est responsable de quoi et sont souvent perdu déçu et sans réponse c'est le cocktail parfait pour nourrir la défiance et la colère autant dire le cocktail parfait pour faire le lit des populistes la règle doit être simple pour une compétence il faut un responsable et un financement dédié et pour cela Gabriel hatal a rappelé qu'une mission sur les compétences des collectivités était actuellement mené par le député Renaissance exlr Eric vert qui a d'ailleurs auditionné des sénateurs à ce sujet il rendra son rapport début mai et ensuite le Premier ministre veut un texte de loi sur la base des conclusions texte de loi avant de la fin de l'année alors justement le principal intéressé Eric W était sur ce plateau vous avez bien bien travaillé il y a quelques minutes je vous propose de l'écouter c'était sur les moyens donnés aux collectivités justement pour cette décentralisation réfléchir autrement à l'évolution des finances locales pour qu'er de l'économie on peut réfléchir il y a des partages d'impôts nationaux aujourd'hui la TVA est un impôt qui est largement partagé par par aux collectivités la télva l'État en perçoit grosso modo moins de 50 % aujourd'hui est-ce que on l'a fait de manière consciente et cohérente non une première piste sur le financement qui devrait plaire aux élus locaux pour en revenir au discours du premier ministre il aussi que les préfets et autorités sur les opérateurs de leur département là encore c'est une demande de la chambre des territoires il y a eu d'ailleurs des applaudissement dans l'hémicycle en réponse à cette annonce et enfin Gabriel Attal veut créer un statut de l'élu local alourdir les peines prévues en cas de violence contre ces élus là encore celles et ceux qui regardent régulièrement Public Sénat en ont déjà entendu parler puisque le Sénat a voté une proposition de loi en ce sens pas plus tard qu'à l'automne dernier mais les choses pourraient s'accélérer puisque le Premier ministre a fixé une échéance sur ce ce point avant la fin du trimestre ran ouais et un mot euh c'est bon le financement le financement il manque il manque un petit truc ben c'est bon on en a parlé un un mot Benjamin parce que audre a rappelé Gabriel a promis une loi décentralisation d'ici la fin de l'année Eric vert il nous disait ce sera pas des ajustements comme la notre ADS ce sera une vraie loi décentralisation ça fait depuis 2017 que les élus locaux l'attendent est-ce que on peut noter un changement de ton de la part du gouvernement et on peut attendre de vrais actes on a toujours une annonce d'une nouvelle loi de décentralisation c'est toujours l'acte 3 d'ailleurs depuis l'Acte 2 rafarin on a chaque fois une forme de redit chacun veut porter son acte 3 et en règle générale au bout de quelques années après on dit chaque fois que ce n'était pas tout à fait l'acte 3 ça va être le prochain et par ailleurs et ben les lois qui sont les grandes révolutions souvent n'emportent pas de grandes révolutions parce que là il y a des annonces de simplification de clarification pas vraiment de décentralisation quelle politique on décentralise et cetera alors Eric vert a ouvert quelques éléments sur un po poouir normatif des collectivités ça ça peut être relativement intéressant de desserrer les taux règlementaires sinon la simplification en effet c'est bien intellectuellement je su tout à fait pour il faudrait des compétences claires parce que ça permet d'évaluer un bilan et un projet pour les collectivités c'est important on assie avec la loi notutre on voit bien que c'est très très compliqué pour deux raisons d'abord parce que ce que vous prenez à l'un vous le donnez à l'autre et donc je vous laisse imaginer le jeu de gladiateur que ça va être quand on va réunir les collectivités territoire uni c'est joli sur le papier mais quand vous leur demandez de faire des propositions en terme de découpage des compétences ils sont pas d'accord parce que et ben ce que vous prenez le département vous le donnez à la région et regoupe les trois associations des commune départementct exactement et ensuite on a vu que ça ne fonctionnait pas non plus tout bêtement parce que il y a une porosité dans vos compétences c'est-à-dire que ok vous donnez l'emploi mais vous le donnez à qui parce qu'en réalité développement économique mais en même temps action sociale donc département région et cetera tout ça est pour eux et donc le fait que on ait des compétences claires c'est loin loin d'être évident vu le nombre d'échelons on simplifiera pas le nombre d'échelons parce qu'ils sont tous prévus dans la Constitution donc à partir de là ça limite les finances c'est bien beau de dire je donne une partie d'un impôt national mais ce que veulent les élus c'est d'avoir un levier sur leur impôts et donc de pouvoir notamment modifier le taux or aujourd'hui les impôts locaux on les a quasiment tous sacrifiés taxe d'habitation TP et cetera tout ça a disparu et donc vous pouvez donner une part de TVA mais qui c'est qui fixe le taux de la TVA et ben c'est l'état donc au fond vous transférez des finances oui ça vient de la fiscalité mais la belle affaire la réalité c'est que vous pouvez pas toucher à vos ressources et si vous pouvez pas toucher à vos ressources dotation ou taxes bah c'est kifkif ouais les mots sont là mais dans concret ça va être compliqué à mettre en œuvre peut-être Pascal oui et puis en plus l'autre question est de savoir est-ce que aussi l'état ne veut pas faire des économies quand même ça c'est pas tellement été abordé mais il y a quand même aussi on sait bien que l'État cherche toujours de l'argent je pense qu'Eric vert fait quand même partie de parmi les propositions c'est pas lui qui sera la manœuvre mais en tout cas parmi ses propositions c'est quand même quelqu'un qui est qui vient de de du monde de la finance enfin en tout cas des comptes publics donc on peut imaginer qu'il est aussi là pour faire un peu des économies donc ça c'est quand même aussi une interrogation après je je je suis d'accord avec Benjamin sur le papier moi je trouve ça plutôt intéressant et on voit bien aussi qu'il y a il y a une il y a une dimension très politique on on le sait euh beaucoup de de de Français se sentent entre guillemets abandonné en tout cas par les par les services publics on parle de la question de du des déserts médicaux de la question de de la proximité effectivement des des services publics donc on voit bien que cette cette proposition enfin ces propositions vont essayer de de de palier à ce enfin de répondre à ce à ce manque à ce besoin donc là encore une fois comme par hasard il va il va sortir ses conclusion au mois de mai juste avant les élections européennes donc il y a je pense qu'il y a aussi une dimension politique qui n'est pas à négliger ouais début mai effectivement ce sera un mois avant les les européennes est-ce que c'est aussi un moyen Benjamin de de contrer le RN qui fait aussi sont lit sur cette absence des services publics et cette France qui se sont délaissé alors vous savez moi j'ai deux domaines de spécialité en recherche c'est le Parlement et les collectivités territoriales j'aimerais vraiment que ça intéresse au point que tout d'un coup un rapport sur la décentralisation je sais que au sénateurs je parlerai à leur cœur mais changerait totalement les phases la phase d'une élection la réalité c'est que quand vous commencez à parler au français des collectivités des niveaux de compétences et cetera vous leur parlez serbau croite et encore je suis très très gentil donc je suis pas sûr que là on crée un souffle si vous voulez le mois de mai c'est très très loin le monde politique sera très différent il faut voir qu'aujourd'hui regardez la loi immigration elle triple de volume il y a aucune loi qui ne qui n'est autant modifiée dans un parlement qu'une loi sur les collectivités territorial tout bêtement parce que les élus ne nstant leur parti ajoutent des trucs et cetera aujourd'hui quand vous discutez un petit peu avec les associations de collectivité en H évidemment il faut il faut une nouvelle loi de décentralisation ENF on vous dit ouh là là et on sait pas exactement comment sortira le frankinstein de l'état actuel de l'Assemblée nationale c'est-à-dire que actuellement vous lancez quelque chose dans le processus parlementaire en la matière est que ça prod produirit en terme normatif les conséquences sur les collectivités avec des députés quiikiplusé sont pas les plus ancrés qu'on a connu sous la 5e République risque d'être extrêmement bizarre problématique et pas forcément assumable par le gouvernement donc il faut je crois être extrêmement prudent mais c'est très loin la fin de l'année c'est un autre monde ouais mais est-ce que justement l'enjeu c'est que alors effectivement la question de qui fait quoi et quel niveau quel échelon à la compétence de ça ou ça ça passionne effectivement peut-être pas les Français mais est-ce que l'enjeu pour de ce rapport et pour gouvernement c'est que ça se traduise concrètement pour les Français quis a des services publics à proximité de chez eux et que du coup ils mettent fin peut-être à ce sentiment de délaissement on a vu pendant les gilets jaunes on le voit aussi peut-être un peu avec ce mouvement des agriculteurs il y a un enjeu évidemment mais cet en jeu il est complexe si vous voulez pour deux raisons d'abord parce que aujourd'hui encore une fois le procè normatif n'est pas tout à fait cadré pour faire ça ensuite ça implique de l'argent il y en a pas he il faut être tout à fait clair une politique publique ça implique de l'argent or on va pas en transférer plus aux collectivités parce qu'il y en a plus de l'autre côté faut un pouvoir normatif et ça ça implique pas de grandes révolutions ça implique que les ministères retiennent leur plumes quand ils écrivent les projets de loi et les décrets d'application on n'est pas capable de le leur obliger donc il faudrait peut-être une réforme constitionnelle en la matière il y a pas la majorité pour la voter ensuite il y a la question des compétences la lisibilité des compétence mais je l'ai dit tout à l'heure bah c'est souvent un peu une vue de l'esprit et on n arrive pas donc là encore prudence ouais est-ce que l'enjeu aussi c'est peut-être que quand les Français vont voir leur maire pour leur parler de tel ou tel problème le maire ne réponde pas ben je peux pas le faire parce que je suis bloqué par tel ou telle norme ou parce que je suis bloqué par l'État c'est aussi ça l'enjeu de cette loi oui oui c'est en fait en tout cas on sent bien que ça ça ça ça poursuit la la tonalité qui avait été donnée par le Président de la République lors de sa conférence de presse c'est côté bon sens près de chez vous on voit bien il a été très dans la très précis dans dans les dans les annonces dans les dans les propositions Gabriel hatal dans son discours de politique générale ça a été aussi critiqué hein d'ailleurs par par ses détracteurs mais il y avait cette cette cette un peu cette impression de boîte à outil il y a plein de petites mesures très voilà c'est le bon sens près de chez vous donc je pense que ça répond à cette même même besoin enfin en tout cas envie du gouvernement d'être de de de de donner le sentiment que c'est que que les pouvoirs publics sont efficaces dans le quotidien des Français vraiment au plus près du quotidien des Français mais je reste tout à fait d'accord avec Benjamin c'est peut-être très bien sur le papier et je sera plutôt bien évidemment louable mais reste à voir la faisabilité et c'est là où aussi le danger justement c'est de de de les les Français aujourd'hui dans le crédit vis-à-vis des politiques c'est C des paroles des paroles des paroles mais qu'est-ce qui se passe véritablement dans les actes et ça c'est la toute la difficulté aujourd'hui pour le gouvernement qui lui-même aussi a joué ce jeu-là donc je demande à voir oua et et comment faire aussi peut-être pour que les actes impriment parce que dans sa conférence de presse Emmanuel Macron par exemple il a parlé des maisons Fran servic il a dit qu'il y en avait plus de 2000 qui avaient été mis en place pour que chaque Français et les services publques à au moins ouais proximité c'està-dire pas plus de 20 minutes de chez eux mais est-ce que les Français le voit et est-ce que les actes qui sont faits par le gouvernement ils sont forcément perçus par les Français est-ce que c'est pas là aussi la difficulté du gouvernement mais ça c'est c'est j'ai envie de dire c'est la c'est ça aussi propre de la politique c'est le savoir-faire et le faire savoir hein donc il faut faut sans cesse marteler marteler j'aiaiindiiqué moii vous parlez des maisons France serv bon j'ai eu je vous parler d'un mon cas personnel j'ai été effectivement amené voilà on m'a dit bah voilà pour telle ou telle action vous devriez aller voir la maison France service donc je je vais y aller bien donc je vous dirais l'efficacité de ces maisons France service je ne savais pas qu' effectivement qu'il en existait à Paris donc donc voilà oui vous avez raison ça met du temps je pense que ça met du temps il faut effectivement encore une fois le le le faire sair il va y avoir un double enjeu dans cette loi bengermain à la fois évidemment le côté technique le côté pratique de répondre aux élus mais aussi un but politique et un but de communication l'écard des Français sûr bien sûr il y a un but de communication mais là encore une fois c'est-à-dire que prenez la loi 3DS ça devait être à la fois une révolution et une simplification personne n'a compris cette loi et donc aujourd'hui quand vous avez qui fait 40 propositions tout m dit ou là là mais c'est horrible comment peut-on faire ça bah oui mais vous l'avez voté et donc la réalité c'est que il y a je dirais une forme là-dessus de boîte de Pandor quand vous ouvrez vous tout d'un coup vous construisez des textes qui sont des usines à gaz et qui sont pas du tout vendlables à l'opinion et ce qui a été dit est très important quand vous prenez les études en sciences politique sur justement le le faire savoir en réalité il faut de la stabilité c'est-à-dire que si jamais prenez par exemple PUL emploi Paul emploi euh France travaille et et avant la NP pour vous et moi qui suivons à peu près le dossier on comprend l'affiliation mais pour le français je dirais qui n'est pas passionné de politique mais qu'est-ce qu'on a fait de la NPE c'est quoi et France travaille qu'est-ce que c'est c'est-à-dire que pour tenter de montrer qu'on change le réel on change les cyles on change les institutions on change les lieux également vous avez des études sur les tribunaux américains qui montrent notamment que les tribunaux avec les colonnes cor mtienne c'est identifieré en revanche les grands immeubles en banlieue parisienne ça ça allit pas et donc vous avez besoin de permanence pour montrer que et bien il y a une politique et il y a une continuité mais pour montrer que vous changez et ben il faut toujours tout renouveler et donc à force de vouloir tout renouveler on donne le sentiment qu'il y a peu d'autorité publique et pas d'autorité publique égale pas d'action publique allez on suivra tout ça évidemment on va reparler du mouvement des agriculteurs c'est à de vos quotidiens régionaux et audre le mouvement des agriculteurs se poursuit et fait toujours la une de nos quotidiens oui avec cette image forte qu'on a pu voir hier et qu'on retrouve en Une de La voie du Nord des blindés face au tracteurs pour les empêcher de bloquer le marché de ringis en Île-de-France le plus gros marché de gros justement du monde les agriculteurs qui maintiennent la pression aux portes de Paris et sur les autoroutes en province en Meur et Mosel la 31 et la 33 sont toujours coupé ce jeudi la situation devient de plus en plus compliquée sur les routes route secondaire alors Nord éclair s'interroge qui gagnera le bras de fer entre les agriculteurs et le gouvernement c'est la question mais en page intérieure on peut lire un témoignage de cultivateur qui dit on attend bien plus que les mesurettes du gouvernement dans ce contexte c'est dans ce contexte que le Courrier de l'Ouest est allé recueillir et c'est super intéressant le sentiment des étudiants en agriculture une profession qu'ils ont embrassé avec vocation soit pour être salarié soit pour reprendre l'exploitation de leurs parents ils disent soutenir le mouvement espère que cela restera pas pacifique et eux aussi s'inquiètent des normes européennes qu'ils estiment impactantes pour l'élevage et de la concurrence déloyale selon eux des accords de libre échange mais pas question de renoncer à leur projet la crise ne freine en rien leur motivation orienne et l'actualité aujourd'hui c'est aussi la grève dans l'éducation nationale oui vous l'avez peut-être remarqué de nombreux enseignants et responsables d'établissements sont en grève à l'appel des principaux principaux syndicats parisnmandie nous en explique les raisons elles sont nombreuses manque de moyens face au changement réforme des lycées professionnels revalorisation salarial ce sera donc un jeudi noir dans l'éducation annonce le Télégramme les enseignants qui seront aussi dans la rue cet après-midi une manifestation est prévu et puis Orian aujourd'hui on faitte si on peut parler de fête les 70 ans de l'appel de l'abé pierre c'était le 1er février 54 et son appel raisonne encore d'après l'Union et charante libre il avait alerté à l'époque sur la situation des S logis le logement qui reste un sujet encore aujourd'hui dans notre pays la Provence en parle ce matin parle d'ailleurs d'une bombe sociale et on termine on va chez vous pour terminer par une note positive oui la tech fait son festival à Grenoble c'est en une du Dauphiné Libéré 10000 participants sont attendus aujourd'hui et demain pour découvrir le meilleur de l'innovation et de la technologie et il y a un projet qui a retenu l'attention du Dauphiné Libéré c'est celui de la start-up Spartan Spartan space j'espère qu'on va le voir un habitat lunaire gonflable un refuge déplaçable autonome qui permettra de soutenir les mission d'exploration lunaire orien oui ça rigole pas merci merci beaucoup Audrey on parlait de cette grve des profs les le scolaire c'est à la Une de La Vie Pascal public privé les nouveaux fronds de la guerre scolaire oui c'est faire un peu l'état des lieux et surtout chasser un peu les idées reçues concernant l'enseignement privé voilà c'est un dossier qu'on a fait grâce à c'est cette semaine dans la vie merci Pascal tour merci Benjam d'avoir été avec nous merci Audrey merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve demain et à 18h vous avez rendez-vous avec pour s public très bonne journée
Gabriel Attal