Jordan Bardella n'exclut pas une alliance avec les LR pour "faire barrage à LFI"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Jordan Bardélin. Bonjour madame.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le président du Rassemblement national. Vous êtes député européen. 2è semaine de guerre.
Dernière semaine avant le premier tour des municipales. Dimanche prochain. Hausse historique des prix du pétrole.
Fermeture du D3 d'Ormouse. Impact sur les prix de l'énergie peut-être même sur la croissance et sur l'inflation. On va y revenir.
D'abord, c'est pris à la pompe avec cette demande hier du Premier ministre de mettre en place des contrôles exceptionnels. Un plan exceptionnel de 500 contrôles sera réalisé, voilà ce qu'il promet, dans toutes les stations services. Il parle de pratique abusiv et il veut lutter contre.
Est-ce que vous dites que c'est une bonne mesure ? Il y a pas besoin de contrôle pour se rendre compte que nos compatriotes voient déjà à la pompe une augmentation significative des prix des carburants. Le Samplom 95 avait pris 10 centimes à date de vendredi.
Le gazoile frôle les 2 €. Il y a beaucoup de nos compatriotes qui sont évidemment extrêmement inquiets, beaucoup de gens qui ont besoin de leur voiture, soit pour se déplacer dans les territoires ruraux notamment ou évidemment pour pour travailler. Je pense à nos chefs d'entreprise ou à nos à nos artisans.
Donc il faut évidemment que cette cette guerre qui revet des enjeux multidimensionnels et des conséquences importantes pour les intérêts français et d'abord pour la l'énergie et pour évidemment la facture de carburant de nos compatriotes, qu'on puisse protéger au maximum les Français et le pouvoir d'achat des Français. Donc les contrôles, je veux dire une bonne façon aussi de c'est la bureaucratie dans toute sa splendeur. Il y a pas besoin de contrôle pour se rendre compte que les prix ont déjà flambé.
Il faut des mesures. 60 % des prix des carburants sont des taxes. Et moi je demande au gouvernement de ne pas s'enrichir sur le dos d'une crise, sur le dos de nos compatriotes parce qu'évidemment que l'effet de base que vous allez taxer beaucoup plus grand. le prix du pétrole augmente, il a encore augmenté de manière significative ce matin.
Il y a très certainement une augmentation des prix du gaz à prévoir dans les dans les prochains jours. Donc à partir du moment où une grande partie de ce qui est vendu à la pompe relève de la fiscalité d'État, il faut évidemment que nous baissions les taxes sur le carburant pour que l'État ne s'enrichisse pas durant la crise et redonne ces gains qui sont des gains anormaux liés à un contexte de crise directement à à nos compatriotes. Nous avons formulé cette demande en début de semaine et nous avons été les premards.
Vous êtes prêt à mettre 17 milliards sur il va falloir les trouver quelque part. Qui est-ce qui coûte 17 milliards ? C'est Ber qui dit que si on baisse ces deux taxes que vous demandez, c'està-dire la TI CPE et la TVA, c'est 17 milliards d'euros que ça coûtera.
Mais c'est faux. C'est faux. 17 milliards.
Donc le ministre de l'économie ment. Oui, il ment. Mais enfin quand on voit les C'est une mesure qui coûte 17 milliards d'euros.
Il qualifie votre proposition de politicien. Oui. Mais quelle mesure ?
À partir du moment où le prix du pétrole augmente, la l'assiette taxable, c'est la base que vous allez taxer à 60 % puisque 60 % de ce qui est vendu à la pompe sont des taxes. Tout à fait. Mécaniquement, les recettes de l'État vont augmenter.
Donc moi, ce que je demande, c'est de neutraliser la hausse et de faire en sorte que ce qui va être capté en plus dans les caisses de l'État soit rendu à nos compatriotes. Ce qui coûte 17 milliards, d'abord, c'est pas 17 milliards, c'est 12. Enfin, ils sont fâchés avec les chiffres sur un certain nombre de de dossiers dossiers budgétaires.
C'est 12 milliards la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 %. Ça c'est un sujet dont on peut débattre dans le cadre d'un budget d'état et que nous avons réitéré au Parlement ces dernières semaines que nous avions largement compensé et nous étions les seul avoir présenté un contrebudget qui non seulement baissait la mauvaise dépense publique mais qui rendait aussi du pouvoir d'achat à nos compatriotes. Là ce que je demande ce matin et ce que j'ai demandé en début de semaine avec Marine Le Pen, c'est que on neutralise la hausse et que l'État ne s'enrichisse pas sur le dos PVA TICPE les deux.
Oui, il faut baisser les Bah, il faut baisser l'assise. L'assise, c'est l'ancienne c'est ce qu'on appelait la TICPE pendant longtemps qui maintenant s'appelle les assises sur le le carburant. À partir du moment où sur un un litre qui est vendu de gazoile à 2 € vous avez plusieurs vous avez quasiment 1,20 € de taxe, il faut évidemment rendre ce pouvoir d'achat.
Ça c'est sur le volume et la TVA c'est sur le prix. Donc c'est surtout la TVA en réalité qui pourrait permettre à l'État d'engranger pas mal d'argent. Absolument.
Et on l'a vu par le passé, à partir du moment où évidemment que le pétrole augmente ou le gaz augmente, et bien vous avez toujours une une partie modulable dans ce qui est vendu à la pompe qui doit être rendu à nos compatriot. Les contrôles, il y a pas besoin de contrôle. Et pardon madame mais 12 milliards en fait 12 milliards dans ce qui coûte non madame ce qui coûte 12 milliards, c'est de baisser la TVA de 20 % à 5,5 %.
Ça c'est une mesure qu'on a défendu pendant les élections législatives parce que je considère que se chauffer, se déplacer est aujourd'hui en train de devenir un produit de luxe dans un pays où vous avez des millions de français qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler et mettez-vous à la place des gens qui sont extrêmement inquiets de la dégradation de la situation au Moyen-Orient et qui savent très bien que c'est eux qui vont payer. Donc moi, je demande qu'on protège le pouvoir d'achat des familles françaises et qu'on protège notamment la compétitivité de nos entreprises. C'est la première mesure que j'ai demandé.
La 2e mesure que nous demandons, c'est de sortir tout de suite des règles européennes de tarification des prix de l'électricité. Vous savez qu'il y a un différentiel de quasi 5 entre la production énergétique français et le coût de vente le qui est vendu c'est le mécanisme du marché par un renérissement artificiel et et injustifiable des prix de l'électricité à cause des règles européennes qui fait que la France est empêchée de profiter de des gains de sa filière nucléaire qui devrai nous assurer l'une des énergies non seulement les plus décarbonées mais les moins chères d'Europe et ça c'est très important pour nos boulangers qui ont vu leurs factures multiplié par 3 4 ou 5 ces derniers mois pour nos artisans, pour nos commerçants, pour nos industriels et évidemment pour les familles françaises. Avec cette mesure madame, en quelques mois on fait baisser de 20 à 30 % les factures d'électricité.
Alors, vous savez que sur les factures d'électricité, il y a un mécanisme désormais de bouclier qui fait que l'impact, il sera pas immédiat. Non, mais je veux dire, vous avez parfaitement raison sur la question du mécanisme de fixation des prix. Ça c'est tout à fait juste et d'ailleurs c'est quand même frappant de se dire qu'il y a au moment du du de la guerre en Ukraine les ministres à l'époque c'était Bruno Lemer je me souviens très bien m'avait dit plusieurs fois à ce micro qu'on allait sortir de ce mécanisme comme l'ont fait l'Espagne ou le Portugal à ce jour on ne l'a pas fait en revanche on a diversifié en revanche on a diversifié également quand même nos prises ce qui fait qu'on est moins impacté l'impact est moins immédiat et par ailleur la facture elle-même des Français vous ne pouvez pas dire que la facture des Français et des entreprises va augmenter 30 % c'est faux.
En tout cas à court terme c'est faux mais parce qu'elle a déjà augmenté. Je veux dire moi j'ai madame moi j'ai vu mais d'abord on en sait rien. Madame on en sait rien et le véritable problème pour nos entreprises on sait en tout cas que les mécanismes ne sont plus les mêmes aujourd'hui l'impact sera pas mais je faut pas non plus d'abord je n'oisse pas rien du tout.
Ce qui est angoissant, c'est la situation au Moyen-Orient. Donc moi, j'essaie d'apporter des réponses et j'essaie d'agir en regardant le passé. Et je regarde que lors du déclenchement et l'agression de de l'Ukraine par la Russie le 24 février 2022, dans les quelques mois qui ont suivi ces ces ces tensions porte de l'Europe, les factures d'énergie de nos compatriotes ont augmenté.
Ils ont augmenté pourquoi ? à cause de ce mécanisme européen aujourd'hui. Évidemment, si vous me posez la question, l'électricité doit être autour, ça bouge toutes les heures, mais on doit être globalement autour de ces fameux 50 € le MW qui est le coût de production historique du nucléaire.
Mais le sujet, si vous voulez, c'est la stabilité à terme et l'idée c'est de protéger la France de turbulence mondiale. Nous allons vivre dans un monde de plus en plus incertain où les tensions économiques et géopolitiques seront de plus en plus nombreuses. Et moi, je propose que la France retrouve cet agenda de de puissance qui est basé aussi sur un prix de l'électricité français. pour se protéger des incertitudes et pour se protéger d'une instabilité qu'on ne sait pas dire pour l'instant dans les prochain à moyen terme et sur des parce que la TVA comme la question d'un mécanisme du prix ça peut prendre un peu de temps à moyen terme vous êtes d'accord que là les prix augmentent à la pompe mais ça n'est pas encore une conséquence immédiate.
Donc quand ils disent il faut quand même vérifier qu'il y a pas des gens qui se servent au passage ce contrôle il est pas inutile. Mais le contrôle madame, moi je veux bien qu'on fasse des contrôles mais dans une économie de marché la la fixation du prix elle est libre. Donc la conséquence qu'on pourrait éventuellement discuter de matin, c'est quel serait l'effet du contrôle si toutefois par la répression des fraudes, il devait être négatif ou décrit comme abusif ?
Ce que je note et encore une fois, je veux pas parître parole du gouvernement a d'ailleurs dit que l'option de sanction était sur la table. Oui, il y a 3 mois de réserve. Bon, dans une dans une démocratie française, on fait 3 mois de comme la nôtre, on fait 3 mois de réserve, 3 mois de stock en cas de crise énergétique, notamment sur les carburants.
Le carburant que nous stockons depuis 3 mois, il a été acheté à un prix beaucoup plus faible que le prix euh qu'on retrouve aujourd'hui euh à la pompe. On a pris quasiment 30 % par rapport au mois dernier. Si évidemment la hausse devait se prolonger et quand on regarde l'actualité géopolitique et les frappes récentes ce weekend, on se dit qu'il va potentiellement y avoir de nouvelles hausses sur le carburant.
Moi je demande encore une fois qu'on protège le pouvoir d'achat de nos compatriotes, qu'on protège la compétitivité de nos entreprises à la fois par le levier fiscal. l'État, c'est 60 % de taxe sur le carburant et éventuellement en utilisant les les réserves, ce qui va nous permettre non seulement de rassurer les marchés et de limiter la hausse des coûts mais de faire bénéficier à nos propriotes d'un prix. Vous demandez à ce qu'on utilise les réserves on utilise ces 3 mois de stock.
Ça doit faire partie des hypothèses qui sont sur la table. Je veux dire la crise encore une fois elle va peut-être durer. Nous n'en savons rien.
Quel est l'avantage ? a une carburant qu'on a acheté avant qu'il n'augmente. Absolument un prix beaucoup plus faible.
Le gel des prix, c'est ce que demande LFI, ça c'est pas une option qui vous intéresse. Mais je ne suis pas pour le gel des prix. On est dans une économie ouverte, on est dans une économie de marché et je veux dire la dernière fois qu'on a mis en œuvre et les économies qui mettent en œuvre les mesures communistes ou les mesures de la France insoumise, c'est le Venézuela ou c'est Cuba.
Et ça se traduit par des inflations qui sont absolument délirantes et ce sont toujours les classes populaires et les classes moyennes qui finissent par trinquer. Donc dans une économie de marché, on agit sur notamment la fiscalité et potentiellement, je l'ai dit, sur les réserves qui ont été achetées à des prix beaucoup plus faibles. C'est les mesures que je mets sur la table et nous aurons l'occasion d'en discuter avec le premier ministre qui reçoit les chefs des formations politiques.
Mercredi, nous avions aussi formulé cette demande pour justement justement Jordan Bardella, vous président Israël et les États-Unis attaquent l'Iran. Vous faites quoi ? Vous dites quoi ?
Vous condamnez ? Vous soutenez ? Vous envoyez le Charles de Gaulle ?
Vous utilisez les rafales ? Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous dites ?
Bon, d'abord, le régime iranien est un régime abominable qui use de la terreur à l'intérieur contre son peuple et qui est un sponsor du terrorisme international. On a beaucoup parlé euh du rôle de l'Iran euh dans les attaques terroristes qui ont été commis contre Israël en octobre 2023, même si là encore, on est au confin de de mouvements chites et de mouvements sunnites avec avec le Hamas. Mais je n'oublie pas non plus l'attentat du Dracard euh qui euh dans les années 80 euh sous la responsabilité directe du Esbola de ce qui était le Esbola à l'époque et de l'Iran, euh près de 58 soldats français ont trouvé euh la mort à Beou dans un attentat qui a été l'un des plus meurtriers euh depuis la Seconde Guerre mondiale. euh le régime, je n'ai aucune sympathie pour le régime des MOLA et personne peut-être à part monsieur Mélenchon n'ira pleurer sur euh la mort du du guide suprême, même si on voit bien que la situation est beaucoup plus complexe que cela sur place et que son remplaçant, son successeur qui est son fils est non seulement plus jeune mais très certainement encore plus radical que l'état déjà son père.
D'abord un madame, il faut préserver les intérêts français. On a 400000 ressortissants français qui sont dans la région. Nous devons euh non seulement leur prêter assistance et sécurité, nous devons également assurer la défense de nos bases aériennes.
Moi, j'ai eu l'occasion d'être reçu sur la base d'Abou Dhabi au mois de juin dernier. Il y a 900 militaires français qui sont sur cette base d'Abu Dhabi et qui assurent notamment et qui honorent des partenariats de sécurité avec les pays du golfe. Donc nous devons dans un premier temps préserver la sécurité de nos ressortissants et évidemment assurer la sécurité de nos partenaires et de nos alliés.
La France contribue au moment où je où je vous parle à des opérations de défense notamment à l'interception de missile de qui vise des pays alliés comme les Émirats et ça ce sont évidemment des mesures nécessaires que nous devons soutenir. Donc au fond, vous faites exactement ce que fait Emmanuel Macron. Vous dites les mêmes mots, c'est-à-dire vous Emmanuel Macron lors de son allocution à 20h la semaine dernière a commencé par dire que l'Iran était responsable en ayant pas respecté notamment les négociations de il a tout de même dit que l'intervention était illégale.
Vous le diriez aussi ? Oui. Enfin je pense que pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne et que la réaction de la France va dans le bon sens.
C'est pas parce que c'est Emmanuel Macron qui le dit que je nécessairement m'inscrire en faux et de dire le contraire. Donc vous considérez que la position de la France aujourd'hui elle est la bonne, elle est celle en tout cas que vous auriez. Oui.
Deuxièmement, on protège la libre circulation du commerce parce que comme on le rappelle et et c'est un peu l'objet de la discussion que nous avons depuis un quart d'heure, le D3 d'ormous c'est 20 % du passage du pétrole, 20 % du gaz. Et je rappelle aussi que un/3 des matériaux chimiques qui sont utilisés, vous savez, pour produire l'urée, c'est-à-dire les engrais qui sont indispensables à la production alimentaire transitent par le D3 d'ormous. Donc on a des missions aujourd'hui dans la région, notamment des coopérations européennes avec la la mission aspides en mer rouge et des missions dans le dans dans le D3 d'Ormous avec un certain nombre de partenaires européens.
Il faut évidemment honorer ces partenariats pour sécuriser au plus vite et au plus tôt l'intégralité des navires qui traversent ce D3 et qui sont évidemment stratégiques pour la région. C'est ce qui est fait. Le déploiement du Charles de Gaulle est évidemment euh euh une une bonne mesure parce qu'à partir du moment où un allié comme Chypre est attaqué, c'est une c'est un état de l'Union européenne, la France doit évidemment une assistance, en tout cas une bulle de protection autour de de Chypre et je pense que le déploiement du Charles de Gaulle euh en en Méditerranée orientale est évidemment une mesure qui était qui était nécessaire et enfin il faut évidemment protéger le pouvoir d'achat des familles françaises le nucléaire avancé c'est-à-dire la déclaration aussi d'Emmanuel Macron le fait que nous protégions en réalité c'était déjà dans les plans du général de Gaulle, on garde le bouton nucléaire mais on partage la protection.
Mais ça c'est de la communication madame parce que en réalité dans l'annonce qui a été faite par le président de la République, il n'y a pas de changement fondamental de la doctrine. C'est pour ça que je vous dis que c'était déjà ce que disait Charles Gaul. Donc vous êtes plutôt d'accord. instruction qui avait été donnée par le général de Gaulle au début des années 60 qui indiquait que la défense des intérêts vitaux de la nation française ne s'arrêtait pas aux seules frontières de l'hexagone naturellement.
En revanche, qui m'a paraît critiquable dans le discours du président de la République, c'est que en évoquant des sujets de dissuasion nucléaire ou à minima de dissuasion conventionnelle auprès de nos partenaires européens, il n'évoque à aucun moment le choix fait par nos partenaires européens d'acheter du matériel américain. Parce qu'à partir du moment où les États-Unis d'Amérique accordent par exemple à l'Allemagne ou un certain nombre de pays d'Europe de l'Est le bénéfice du parapluie nucléaire, la contrepartie c'est que ces États s'engagent à acheter du matériel américain. Moi, je souhaite qu'on puisse développer la préférence européenne pour faire en sorte que nos partenaires européens, si demain ils souhaitent bénéficier d'une dissuasion, je dis pas nucléaire, mais à minima conventionnel de la France, comme c'est le cadre aujourd'hui des traités de l'OTAN et de la clause d'assistance mutuelle de l'Union européenne puisse acheter du matériel français.
Enfin, moi je dis à mes partenaires européens, achetez des rafales et arrêter d'acheter des F35 si vous souhaitez que la France puisse demain assumer un leadership sur la la scène européenne. Ce dimanche premier tour des élections municipales dans ce contexte avec notamment une question qui est la question des alliances, le PS qui a annoncé ne plus vouloir d'alliance avec LFI. Du côté des LR et du RN, est-ce que cette union des droites dont certains parlent autour de vous, est-ce qu'elle existe dans les faits ?
Est-ce que vous vous parlez avec des élus de LR par exemple ? Est-ce que vous commencez à parler de ce qui va se passer, j'allais dire dimanche à à partir de 20h1 ou 20h2 ? On parle pas spécifiquement de ce qui va se passer dimanche soir parce que chaque candidat, chaque mouvement politique est engagé avec sa liste, ses candidats.
Nous avons nous plus de 650 candidats partout en France qui défendent des listes de rassemblements sur lesquelles il y a évidemment des gens du Rassemblement national mais sur lequel nous avons souhaité tendre la main aussi des divers droits, des gens qui viennent d'autres formations politiques. Je vous rappelle que l'alliance que nous avons constitué avec Marine Le Pen et Éric Si lors des dernières élections législatives, elle demeure et qu'il y a beaucoup d'orphelins aujourd'hui à droite et au Républicains qui ne se reconnaissent plus dans la façon dont monsieur Rotaillot et l'ensemble du parti ont été dilué dans le macronisme et donc moi je les appelle à travailler à mes côtés. Est-ce que certains LR viennent sur des listes RN ou à ce que certains RN aillent sur des listes LR ?
Bah, d'abord, les listes sont dép les listes sont déposées. Mais je veux dire, au second tour, d'abord, je peux pas euh évidemment m'exprimer sur le second tour avant que les Français aient votés, mais encore une fois, s'il y a possibilité, d'abord je n'exclus rien et s'il y a possibilité évidemment de l'emporter ou éventuellement de faire barrage euh à des candidats euh incendiaires de la France insoumise, et bien moi je dis travaillons ensemble sur un projet d'intérêt commun. Mais je l'ai dit, il faut que la classe politique, si vous voulez, prenne ses responsabilités et arrête de d'ouvrir ses d'ouvrir ses bords notamment à l'Assemblée nationale puisque je vous rappelle que dans plusieurs circonscriptions aux dernières élections législatives, Emmanuel Macron et Gabriel Atal ont retiré leurs candidats pour faire élire des députés de la France insoumise qui ont fait rentrer la brutalisation et la violence à l'Assemblée nationale.
Il faut arrêter tout cela. Donc les Français doivent voter parce que l'alternance, elle n'attend pas 2027 et le changement, il commence dans les communes. Et partout où nous aurons des maires, nous renforcerons de manière significative les effectifs des polices municipales.
Nous agirons contre l'insécurité et les incivilités. Et il n'y aura pas, je le dis et j'en fais la promesse ce matin, pas un centime d'augmentation de la fiscalité dans les villes qui seront dirigées par le un centime d'augmentation. Une question aussi sur ce qu'on appelle les brebis galeuses, c'est le titre du journal Libération. confrères qui disent plus de 10% des listes invests municipales accueillent des personnes ayant diffusé des propos antisémite raciste, complotistes violents.
Alors, j'ai regardé il s'agit crois que libération vend plus beaucoup de journaux. Je sais pas si vous avez vu que monsieur Crétinski est obligé de mettre une rallonge parce que les gens n'achètent plus libération poser la question. Je dis quand même leur enquête estelle est-elle vraie ou fausse ?
La question d'ailleurs, c'est la le plus souvent ils sont dans des positions inéligibles. J'ai vérifié mais reste une question. Pourquoi vous attirez ces gens ?
Madame pourquoi vous attirez c Non non non madame pardon. Le Rassemblement national dans ces élections municipales a plus de 25000 candidats sur toute la France. Bon, donc euh qu'on aille chercher euh les tweets euh de la grand-mère de la boulangère d'un candidat il y a 15 ans euh pour les exumer sur la place publique, quand on le fait, il faut le faire pour toutes les formations politiques.
Tout à fait, il faut le faire pour toutes les positions. Mais mais s'ils l'ont fait pour vous, est- qu'est-ce que vous répondez à pourquoi vous les attir ? Mesdames, je vous demande de croire en ma bonne foi.
À partir du moment où au Rassemblement national et ça a toujours été la position de Marine Le Pen comme présidente du parti et désormais de moi-même depuis que je suis président en 2022, qu'il y a des gens qui veulent venir se greffer à notre mouvement politique, qui ont des propos qui ne correspondent ni à nos valeurs, ni à notre éthique, ni à notre ligne politique, nous les mettons à la porte. La différence, c'est que nous, on fait ce boulot. dans les autres formations politiques, non seulement cette politique de de de lasériser, je dirais, les différents candidats, de les mettre à nu sur 10 ou 15 ans n'est faite que pour le Rassemblement national.
Je veux dire, on a on ne voit pas des articles qui sont faits sur les autres formations politiques. Je peux vous assurer que si vous faites le boulot à la France insoumise, à LR ou à Renaissance, vous allez aussi en trouver, voyez, en allant chercher les gens qui sont sur les listes et qui ne sont pas en position. Donc moi, je défends mes candidats.
Nous avons des candidats de talent, des candidats convaincus qui représentent la société civile, qui sont à l'image du peuple français. On a des étudiants, des salariés, des fonctionnaires de police, des médecins, des chefs d'entreprise. On a tout ce que la France compte de force vive.
Et je suis très fier de mes candidats et j'appelle les Français à ne pas céder à ces intimidations qu'on voit à chaque fois ressortir 5 jours avant les élections. La différence c'est que nous quand on a quelqu'un qui ne correspond pas à nos valeurs, on le met à la porte à la France insoumise, il est fait député, porte-parole et il est fait dieu par monsieur Mélenchon. Jordan Barda, président du Rassemblement national.
Merci d'avoir répondu à question.
Jordan Bardella