Rémi Féraud : « C’est l’heure de vérité sur l’échec de 8 ans de politique économique »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle une choisissez-vous parmi celles de la presse régionale ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Sur le narcotrafic, le texte du Sénat avance-t-il assez vite ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
François Bairou parle d'électrochoc budgétaire. Est-ce l'heure de vérité ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le gouvernement refuse d'augmenter les impôts. Est-ce un échec ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il faire contribuer les retraités aisés ?
- 9:00RelanceRéponse directe
Les collectivités locales doivent-elles payer 8 milliards ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Rémi FéraudFait
« Beaucoup de temps a été perdu, hein, y compris depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017. »
- 3:15Rémi FéraudFait
« Il n'est pas question d'augmenter les impôts pour personne. »
- 4:30Rémi FéraudPromesse
« On ne résoudra pas la situation budgétaire sans aussi de la justice fiscale, de la mise à contribution des plus aisés des Frances. »
- 5:30Rémi FéraudPromesse
« Il faut absolument que l'État retrouve des marges de manœuvre fiscale sur ceux qui peuvent et doivent contribuer davantage à l'effort collectif. »
- 7:00Rémi FéraudFait
« Les 8 ans maintenant depuis l'élection d'Emmanuel Macron ont correspondu aussi à une période de procrastination sur un certain nombre de sujets. »
- 8:30Rémi FéraudPromesse
« Il faut faire des prélèvements obligatoires supplémentaires, non pas pour tous les Français, non pas pour les plus modestes. »
- 13:00Rémi FéraudChiffre
« Paris perçoit zéro de dotation de fonctionnement de l'État et verse près de 800 millions d'euros par an de péréquation pour les autres collectivités. »
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Éifér, on va parler de ces sujets. Vous êtes sénateur socialiste de Paris, candidat à la mairie de Paris. D'abord, on va regarder ensemble les unees de la presse régionale.
D'abord, la une de Ouest France. Budget, le gouvernement se donne jusqu'à mi-juillet en réunissant hier le premier comité d'alerte sur le budget. François Bairou a voulu créer un électrochoc.
Il en va de la survie de notre pays, dit-il et donne rendez-vous le 14 juillet. La deuxième une, c'est celle de Varmain. L'État défié plusieurs établissements pénitentiaires pris pour cible.
Euh, depuis dimanche, Gérald Armamin s'est rendu hier dans le Var et puis la dernière rune, celle de la montagne. L'Auvergne veut des actes. Élu, usager, chef d'entreprise qui ont la vue ont rejoint la capitale hier pour manifester leur exaspération face à la dégradation des lignes de train.
Quelle lune choisissez-vous ? Toutes sont euh importantes. J'imagine que nous reviendrons sur l'ensemble de ces sujets, mais je veux dire par rapport à la une de Var Matin sur l'enjeu du narcotrafic que il est extrêmement important que le travail réalisé au Sénat sur le narcotrafic qui débouche aujourd'hui sur une un texte de loi qui est en discussion au parlement avance et que il y ait une forme d'union nationale sur la lutte contre le narcotrafic.
Beaucoup de temps a été perdu, hein, y compris depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017. Ça fait longtemps que les parlementaires, notamment des territoires les plus concernés alertent. On voit ces derniers mois un développement de l'extrême violence partout sur le territoire français.
On voit aujourd'hui ces attaques contre les prisons qui sont probablement liées au narcotrafic et à des volontés d'intimider la République. Il faut que nous soyons à la fois très ferme et très fort pour ne pas perdre le contrôle et que la France ne bascule pas comme ont déjà basculé d'autres pays. C'est extrêmement important pour notre société, pour notre démocratie, pour notre pays.
Voilà, je pense que nous reparlerons des questions budgétaires ensuite, mais c'est un sujet que je voulais aborder et autant il y a des différences dans l'approche de la consommation des consommateurs entre la droite et la gauche. On y reviendra peut-être autant sur la lutte contre le narcotrafic et le développement des mafias dans notre pays. Il doit y avoir une possibilité de consensus, en tout cas d'un travail en commun au-delà des frontières partisanes.
Et on va écouter à ce propos Gérald Armadin, le garde des saut qui était hier à la prison de Toulon dans le Var. Plusieurs endroits du territoire national, des prisons, c'est-à-dire un lieu de la République où l'autorité en premier doit être respectée ont été attaqué. On ne peut pas attaquer à la Calashnikov impunément, un centre pénitentiaire.
On peut pas brûler des voitures de des services de l'État. Et donc oui, le parquet national a eu raison, il s'est saisi tout seul, a eu raison de se saisir et de mettre des moyens considérables pour trouver ces personnes. Et d'autant qu'on apprend que de nouvelles attaques ont eu lieu cette nuit à Tarascon au Saint-Emarne où c'est le domicile d'un agent pénitentiaire qui a été visé.
Le discours de Géraldin, vous le reprenez à votre compte, il a raison d'être aussi ferme et est-ce qu'il a eu raison de créer ses prisons de haute sécurité pour renfermer les narcotraafiquants dans un régime carcéral particulièrement strict ? et la raison de vouloir empêcher les narcotrafiquants de continuer leur trafic depuis les prisons. Il a raison d'avoir une réaction extrêmement ferme.
Mais Gérald Armanin était aussi ministre de l'intérieur avant d'être garde des sauts. On croit d'ailleurs parfois à l'écoute qu'il est toujours ministre de l'intérieur. Or, au-delà de la personne de Gérald Darmanin, je sais pas si vous vous rendez compte et on en parlera peut-être aussi en matière budgétaire, à quel point les 8 ans maintenant depuis l'élection d'Emmanuel Macron ont correspondu aussi à une période de procrastination sur un certain nombre de sujets.
Donc, il faut reprendre le contrôle maintenant et faire ce qui n'a pas été fait depuis des années. On va revenir sur les le discours de François Baou en matière budgétaire. D'abord, est-ce que c'est l'heure de vérité comme il a dit hier ?
Je sais pas, c'était déjà le même discours l'année dernière. C'est l'heure de vérité sur l'échec là aussi de 8 ans de politique économique et fiscal. et Premier ministre pose un diagnostic mais il refuse d'appliquer les remèdes nécessaires.
Il dit "Il y a beaucoup trop de déficit et de dette publique. On sait que c'est largement dû à la politique de l'offre et à la baisse des recettes de l'État, notamment les impôts sur les grandes entreprises, les impôts sur les plus gros patrimoines, sur les plus hauts revenus qui ont été mis en œuvre." Mais elle dit, il n'est pas question d'augmenter les impôts pour personne.
Or en fait, on ne résoudra pas la situation budgétaire sans aussi de la justice fiscale, de la mise à contribution des plus aisés des Frances, donc des augmentations d'impôts pour certains dans la justice. Or, c'est une nécessité que pour le moment le gouvernement exclut. Il excru parce queil dit on a déjà le taux de prélèvement obligatoire le plus important et c'est pas pour ça que les services publics sont les meilleurs du monde.
Est-ce que du coup il faut encore faire des prélèvements obligatoires ? Là aussi c'est un constat d'échec. Oui, il faut faire des prélèvements obligatoires supplémentaires, non pas pour tous les Français, non pas pour les plus modestes et en réalité le gouvernement l'envisage notamment par des des remboursements de la sécurité sociale, non pas sur toute la classe moyenne, mais sur les plus hauts patrimoines, sur les plus hauts revenus, sur les grandes entreprises qui font des bénéfices records.
Il faut absolument que l'État retrouve des marges de manœuvre fiscale sur ceux qui peuvent et doivent contribuer davantage à l'effort collectif. Alors, hier, il y avait un constat mais peu de solutions, pas de pistes. On ne sait pas où vont être pris euh les 40 à 50 milliards qu'il faut trouver.
Est-ce que du coup cette réunion a été utile pour vous ? Je suis pas sûr. C'était de la communication et comme souvent avec François Baïou, il y avait beaucoup de paroles et peu d'actes et il annonce des mesures pour quand la session budgétaire sera euh terminée.
Donc on voit le calendrier très euh politique. Euh nous verrons bien ces annonces, mais la préparation du budget en effet euh n'augure rien de bon, disons-le, à ce stade. Est-ce que des pistes qui vont être trouvées pour les 40 milliards, le Parti socialiste, les députés en l'occurrence déposer une motion de censure ?
Est-ce que vous pourriez déposer une motion de censure en fonction de ces pistes budgétaires ? Je ne sais pas si les députés socialistes déposeront une motion de censure. Je ne sais pas s'ils en voteront une, y compris déposé par d'autres.
C'est pas un objectif. L'objectif n'est pas de faire tomber le gouvernement. Non pas qu'il ne le mérite pas ce gouvernement, mais qu'est-ce que ça amène de l'instabilité gouvernementale, le risque d'une dissolution de l'Assemblée nationale ?
Ce n'est pas l'objectif la censure, mais ça peut pas non plus être de toute façon on ne censurera pas. Il faut faire comme pour la discussion budgétaire au mois de février un rapport de force avec le gouvernement pour que les socialistes puissent ne pas voter une censure, non pas soutenir le gouvernement mais ne pas le censurer. Et pour ça, il faut obtenir aussi des concessions des avancées de la part du gouvernement.
François Baou en matière fiscale pour la contribution des plus aisés, le soutien aux collectivités locales, le soutien au service public, l'école, l'hôpital, on voyait le service public ferroviaire tout à l'heure. Bien sûr qu'il y a des possibilités, la dernière fois au mois de février, si les socialistes n'ont pas voté la censure, c'est notamment parce que des suppressions de poste dans la dans l'éducation nationale ont été annulées. C'est concret le budget, c'est concret la politique. que c'est aussi au gouvernement vois de montrer de la bonne volonté dans l'intérêt des Français de faire des gestes puisqu'il n'a pas de majorité.
Dit qu'il faudrait péréniser la contribution sur les revenus. Ça pour vous c'est un geste, c'est une nécessité mais ça ne suffit pas. On ne produit pas assez, on ne travaille pas assez.
C'est ce qu'a dit hier François Baïou. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette phrase ? Toujours le même discours.
Toujours le même discours qui vise probablement à ne rien changer à la réforme des retraites euh qui vise aussi à euh mettre en condition les Français sur des sacrifices supplémentaires. Euh en attendant, euh le taux de chômage augmente à nouveau. Il n'y a pas de mesure concrète derrière ça. préférait plutôt que ces discours extrêmement idéologiques du premier ministre des propositions concrètes pour sortir de la crise et notamment de la crise des finances publiques dans la justice.
Alors sur les pistes, on le disait he vous êtes membre de la commission des finances du Sénat, on va écouter le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson. Pour lui, le gouvernement aurait dû écouter le Sénat plus tôt. C'est un état des lieux, c'est un diagnostic.
Je note je note que ce diagnostic celui que le Sénat porte depuis 2 ans, notamment dans la dégradation des comptes publics. Plusieurs situations ont été décrites qui montrent le temps que perdu et la manière dont le pays s'est abîmé économiquement mais également le moral des Français. Le gouvernement a perdu du temps de ne pas écouter le Sénat.
Alors ce que dit Jean-François Lisson, c'est à ne pas écouter la majorité de droite du Sénat avec lesquels on peut parfois avoir des points d'accord mais pas sur la politique économique et fiscale en général. Le gouvernement en tout cas ou les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron oui ont perdu du temps bien sûr et je pense que le premier ministre continue de perdre du temps aujourd'hui malheureusement. Est-ce que il faut faire contribuer plus les retraités ?
Non, ça peut euh pas désigner toujours comme ça des même les retraités les plus aisés, mais dans ce cas-là dans une mise à contribution de l'ensemble des Français euh les plus aisés. Ça ne peut pas être simplement des retraités, on va dire, les plus aisés, c'est-à-dire qui ont des revenus qui appartiennent à la classe moyenne. Je pense que il faut aussi être juste dans la définition de ceux qui peuvent contribuer davantage.
Et donc ça ne peut pas être simplement les retraités les plus aisés. Non, c'est pas comme ça qu'il faut aborder les choses alors qu'il y a dans ce pays des inégalités de patrimoine qui augmentent considérablement et que le gouvernement, les gouvernements refusent depuis 8 ans tout rétablissement d'un impôt de solidarité sur la forteresse. On va voir s'il faut faire contribuer ou pas les collectivités.
François en a parlé un petit peu dans son discours. Une conférence des territoires aura lieu le 6 mai. Alors seront-elles mises à contribution ?
Vo ça Steve Jourdin ? [Musique] Bonjour Steve. Bonjour Orian.
Bonjour monsieur le sénateur. Bonjour Steve. Il était aussi question des collectivité hier.
Oui, il fallait être patient, étendre bien l'oreille. On va dire qu'il y a eu quelques longueurs on va dire ça comme ça. Orian François Bairou a vaguement parlé des collectivités locales.
Il a dit la chose suivante : "Nous devons également agir en restant fidèle à notre organisation décentralisée en préservant l'autonomie des collectivités locales. Mais il a fallu attendre François Repsamelen, le ministre de l'aménagement du territoire pour entrer dans le vif du sujet. On va l'écouter.
La question qu'il faut se poser à cet instant, c'est quelle peut-être la contribution des collectivités territoriales au redressement des finances publiques ? Une contribution qui soit juste et et prévisible. La dégradation du solde des collectivités locales en 2024 est inférieure aux prévisions de l'ordre de 600 millions d'euros.
C'est la preuve et il faut toujours le souligner des efforts qui ont été réalisés par les collectivités territoriales. Alors François Faved, il pose la question mais il donne pas la réponse. Non, suspense, il va encore falloir patienter.
La date butoire pour connaître les solutions a été fixées au mois de juillet. Une chose est sûre Orian, les collectivités vont devoir d'une manière ou d'une autre passer à la caisse. Un effort de 2,2 milliards d'euros leur est déjà demandé cette année dans le cadre du budget 2025.
Mais la facture pourrait encore grimper. Nos confrères de la tribune avancent le chiffre de 8 milliards d'euros d'économie. C'est quatre fois plus que ce qu'il aurait actuellement demandé. 8 milliards pour l'association des maires de France.
C'est niet. Écoutez. Bah, il est évident que nous y serons opposés.
Ça n'a aucun sens. Ça mettra en panne seulement nos collectivités territoriales, mais l'ensemble de la France. Si euh on nous fait une ponction de 8 milliards supplémentaires à celle de 7 milliards 400 millions de cette année et qui s'additionne avec sur les trois dernières années 5 milliards de transferts de charge à travers les normes nouvelles.
Vous conviendrez que ça devient totalement impossible et que l'équation est insoluble. La la MF qui a boycotté la conférence organisée hier, elle dénonce une séquence de communication à noté qu'une conférence des territoire aura lieu le 6 mai. Monsieur le sénateur, c'était une éème séquence de communication.
Oui, et puis de mise en condition comme l'année dernière pour dire "On va vous imposer des efforts complètement déraisonnables pour que ensuite pouvoir négocier sur ce chiffre 2 milliards 8 milliards." La réalité, il faut que les Français le sachent, c'est que c'est bien davantage les collectivités locales aujourd'hui qui comblent le déficit budgétaire, le trou budgétaire de l'État que le contraire. H euh je prends une ville comme Paris dont je suis l'élu.
La ville de Paris perçoit zéro de dotation de fonctionnement de l'État et verse près de 800 millions d'euros par an de péréquation pour les autres collectivités. Donc euh il faut revenir à la raison et que les Français sachent aussi que derrière les efforts qui vont être demandés aux collectivités locales qui sont en fait des privations de ressources, bien euh cela va à l'inverse de l'autonomie des financières des collectivités locales qu'invoquait le premier ministre, à l'inverse de la décentralisation et aura des conséquences en terme de service public local, d'investissement local. L'argent que dépense les collectivités locales, c'est pas de l'argent, c'est pas de l'argent jeté par les fenêtres.
Ben oui, mais si l'État laissait vraiment les collectivités locales pouvoir prélever aussi des ressources sur leur territoire, les choses seraient différentes. C'est après avoir supprimé la plupart des impôts locaux, les avoir mis sous forme de perfusion financière du budget taxe d'habitation puis taxe entreprise. Contribution finan foncière des entreprises, taxe sur la valeur ajoutée.
La contribution des entreprises a été extrêmement réduite et aujourd'hui les collectivités manquent des possibilité de ressources nouvelles. Donc il y a eu des discussions l'année dernière pour le budget 2025 qui ont entraîné un compromis imparfait mais qui ont permis aux collectivités locales de faire face et de faire leur budget pour 2025. Vous vous dites la mairie de Paris Paris pas touche à Paris, pas touche au budget de Paris.
Non, de toute façon, toucher au budget de Paris, c'est demander à Paris, ce serait demander à Paris de contribuer encore davantage à la solidarité nationale. Et ça c'est non, bien sûr, c'est pas raisonnable. H h le Paris n'est pas la vache allée du gouvernement pour combler leur propre leur propre déficit.
Donc euh il faut que l'État euh s'impose à lui-même les efforts qu'il doit faire et non pas les impos aux collectivité locale. Faute de vouloir, nous en parlions tout à l'heure, augmenter les impôts sur les plus hauts patrimoines ou sur les entreprises. Et on reparle de Paris dans quelques secondes, le temps de remercier Steve.
Merci beaucoup. Merci. Moi je vous remercie souvent.
On parlera de de des relations entre Paris et Alger tout à l'heure. Ouais, ce sera à suivre effectivement dans une demi-heure. Juste un mot puisque on est sur une actuité.
On l'a vu dans le journal Les trains de la colère qui sont montés hier à Paris. La colère de ces usagers des lignes Paris-Clairmont, Paris, Limoge, Toulouse. Vous comprenez cette exaspération ?
C'est l'illustration illustration de la fracture territoriale. Oui. Et puis c'est aussi l'illustration du manque d'investissement dans le service public, dans le service public ferroviaire.
Ça fait là aussi des années et des années que les élus, les habitants, les usagers des lignes Paris, Clermont, Paris Limoge, Paris Toulouse disent que les retards sont de plus en plus importants, que les pannes de plus de plus en plus fréquentes et cetera. Et ça fait longtemps que les gouvernements d'Emmanuel Macron se sont engagés à investir, à changer cette situation. en rien ne change.
La situation continue de se dégrader. Je crois qu'il y a une colère entre euh euh le faussé face au faossé entre les discours et les actes et dans la durée. Donc euh bien sûr que ces trains de la colère était tout à fait légitime hier.
On va parler de Paris. Vous êtes candidat à la mairie de Paris. On va en parler tout de suite avec Jacques Paquier.
Bonjour Jacques. Merci beaucoup d'être avec nous. Directeur de la rédaction du journal du Grand Paris.
On parle des municipales avec vous et du programme de Rémy Ferrou. Absolument. Bonjour monsieur le sénateur.
Vous venez de rédiger une note avec avec d'autres élus pour le S tank Terranova dans laquelle vous dévoilez vos pas mal de propositions pour le logement notamment en vous en prenant si j'ose dire au logement vacant dont on connaît pas souvent l'ampleur. Vous allez peut-être nous le dire. Vous proposez notamment un déplafonnement de la surtaxe d'habitation de de 60 à 300 %.
Vous allez jusqu'à vouloir interdire les résidences secondaires dans les zones tendues et à réduire encore le nombre de jours durant lesquels on peut louer sur Airbnb. Est-ce que vous pouvez euh nous expliquer vos propositions ? Ben, les propositions euh que j'ai faites, elles visent d'abord à faire campagne à Paris sur le fond sur un projet et avec euh euh la priorité du logement des Parisiens ou de celles et ceux qui ont vocation euh euh à vivre à Paris parce qu'ils y travaillent, parce qu'ils y étudient.
Et donc si on veut donner la priorité au logement des Parisiens et reconquérir une partie substantiel des 300000 appartements parisiens qui aujourd'hui sont soit des résidences secondaires, soit des meublés touristiques, soit vides, soit parfois des situations intermédiaires entre ces trois catégories. Alors, il faut prendre des mesures, des mesures qui d'ailleurs nécessitent des changements législatifs. Par exemple, le nombre de nuités Airbnb qui a déjà été diminué très récemment, mais qui à mon avis reste trop élevé.
Par exemple, la taxation des résidences secondaires qui existe mais qui aujourd'hui n'est pas suffisamment dissuasif. Et puis je ne veux pas interdire les résidences secondaires qu'on ne se méprenne pas, mais j'ai vu qu'une ville comme Chamoni venait de le mettre en œuvre. Cela existe dans d'autres pays, je crois, notamment en Suisse.
Quand dans un quartier, il y a déjà un taux de résidence secondaire très important, alors il ne serait pas possible d'avoir des résidences secondaires supplémentaires, d'acheter un appartement pour le transformer en résidences secondaires en plus de celle qui existe déjà. Donc ce serait une mesure qui ne priverait personne de rien mais qui orienterait la politique du logement vers le logement des habitants, vers le droit au logement. C'est ça que je veux mettre en œuvre.
C'est un combat qui à mon avis va être le combat essentiel du prochain mandat. C'est une immense différence entre la droite et la gauche parisienne pour ces prochaines élections municipales. Et donc moi, je veux éclairer cette campagne avec des propositions.
Jacques, tu d'autes questions ? Alors justement, ouais, exactement. Parmi les autres propositions qui m'ont semblé très novatrices et intéressantes, il y a celle qui que vous appelez la prime climat.
Expliquez-nous, ce serait une façon de supprimer le reste à charge pour les travaux de rénovation énergétique. Oui, je peux l'enjeu de la rénovation énergétique, il est encore largement devant nous à Paris. C'est un chantier immense, notamment dans les immeubles anciens.
Paris est une ville qui doit continuer de s'adapter au changement climatique et pour beaucoup de propriétaires, il y a un obstacle financier. Pour beaucoup de copropriétés, il y a un obstacle financier. Donc je fais la proposition d'une prime climat qui serait une contribution, une aide financière de la ville de Paris pour prendre à sa charge financière le coût des travaux ou une partie du coût des travaux.
Il faut ramettre des conditions notamment de ressources bien sûr et la ville de Paris récupérerait cette contribution lors de la mise en vente de l'appartement quelques mois, quelques années voire quelques décennies plus tard. Ce serait donc un véritable investissement et une capacité de le financer dans la durée. Voilà, je cherche moi à faire campagne avec des propositions concrètes pour un projet global et adapté aux besoins de la ville et des Parisiens.
Et je pense que ce soutien euh raisonnable mais aussi très concret à la transition énergétique et à l'adaptation des logement est extrêmement important parce que à Paris, il faut à la fois l'accès au logement et en même temps que les logements soient vivables. Or, un certain nombre d'appartements parisiens ne seront plus vivables en cas de canicule. Merci Jacques Paquet, merci beaucoup d'avoir été avec nous.
La une du journal du Grand Paris, c'est votre adversaire à la primaire socialiste pour la mairie de Paris, c'est Emmanuel Grégoire. Je ne critiquerai jamais ni Dalgo, ni elle, ni son bilan, ni sa méthode. Ce sont les déclarations d'Emmanuel Grégoire dans le journal du Grand Paris.
Justement, on va en parler puisque la primaire socialiste, elle aura lieu le 30 juin. Vous faites face à Emmanuel Grégoire. Les écologistes ont déjà leur candidats, David Bélier, les communistes ont déjà leur candidat, Yann Brosa, est-ce que vous avez déjà commencé à discuter avec eux ?
Est-ce qu'il y aurait une union dès le premier tour ? Bien sûr que nous discutons. D'abord, nous sommes dans la même majorité au conseil de Paris.
Yan Brosa est président de groupe au conseil de Paris comme moi-même, David Bellard et adjoint Danis d'Algot. D'abord, nous entendons bien et puis ensuite nous avons des points d'accord politique qui sont extrêmement important. J'espère que nous pourrons être ensemble dès le premier tour l'année prochaine pour les municipales.
C'est une discussion que nous aurons mais j'espère que ça peut être le point d'aboustissement parce que notre vision de la ville, notre volonté de faire gagner la gauche le justifie et peut-être même le nécessite. Si Emmanuel Grégoire gagne le 30 juin, vous le soutiendrez sans condition. Mais moi, j'ai toujours respecté les règles du Parti socialiste, les décisions des militants socialistes.
Je comprends même pas que la question se pose. Il y a encore une inconnue, c'est quel va être le mode de scrutin ? Comment vont voter les Parisiens à ces municipales assemblée nationale ?
A adopté la modification du mode de scrutin, la loi PLM Paris Lyon-Mseille avec une élection plus directe, je dirais, du maire de Paris. Est-ce que c'est un texte que vous allez soutenir ici au Sénat ? Est-ce que vous pensez qu'il va passer au C ?
J'espère qu'il ne va pas passer. Nous allons nous y opposer très fortement et j'espère que cela sera très large au Sénat parce que ça n'est pas un problème droite gauche. Ça n'est pas parce que la gauche pourrait moins facilement gagner avec un autre mode de scrutin.
Personne ne le pense sérieusement. Et d'ailleurs les ma ça facilite pas la candidature de Rachid Adati ce mode de scrutin au sein de son camp face à la gauche. Ça lui permet de contourner les maires d'arrondissement LR.
Ça lui permet de contourner le manque d'implantation de renaissance dans les arrondissements, dans la proximité sur le terrain. Donc c'est extrêmement important de préserver la démocratie locale parisienne, la proximité et les arrondissements, le rôle politique des arrondissements. Si cette loi passait, ce serait d'abord un tripatouillage électoral moins d'un an avant l'élection, sans aucun consensus, c'est le moins qu'on puisse dire. au conseil de Paris, une très large majorité à droite et à gauche s'est prononcé contre ce changement.
Et ensuite, il faut que les Parisiens le sachent, c'est la mort programmée des arrondissements et eux qui attendent, je le sais, une politique de proximité, de l'équité entre les quartiers, d'être entendu sur leur vie quotidienne, et bien c'est tout cela qui serait remise en cause par une centralisation de l'élection du maire de Paris qui leur bénéficiera pas du tout. Donc nous allons nous opposer fortement et j'espère que François Bairou va renoncer à ce tripatouillage électoral. Il y a vraiment bien d'autres sujets sur lesquels il devrait se concentrer.
Merci. Merci beaucoup Fero. Merci d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club.
On va revenir sur les trains de la colère puisque le journaliste de la nouvelle République Luc Bouran était à bord d'un de ces trains. Il nous racontera mais d'abord on va revenir sur ce qu'a dit hier François Baou avec la secrétaire générale de la CFDT Marie Lise Léon est avec nous. M.
Rémi Féraud