Philippe Ballard : "LFI souffle sur les braises de l’antisémitisme !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous à l'agression du rabbin à Orléans ?
- 0:53RelanceRéponse partielle
Vous faites allusion à la manifestation de soutien hier soir à Bastille ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous demandez concrètement ?
- 2:34OuverteRéponse directe
Il y a une première pour le RN : Bardella et Rishal se rendent en Israël demain. Pourquoi ?
- 3:25OuverteRéponse directe
La question du voile dans le sport fait l'actualité. Est-ce que vous partagez les propos de Chenu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Invité politiqueChiffre
« Les actes antisémites ont augmenté de 192% en un an. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Quand il y a des députés comme Mme Obono, qui le lendemain du 7 octobre, refusent de dire que le Hamas est un mouvement antisémite, ça doit être sanctionné. »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« On a censuré le gouvernement Barnier, au mois de décembre, parce qu'il y avait un mauvais budget, 40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires. »
- 6:00Invité politiqueChiffre
« La censure pour Barnier, c'était 40 milliards d'impôts de taxes, et puis des remboursements des médicaments, les retraites qui n'étaient pas indexées. »
Temps de parole
- Philippe Ballard68 %
- Présentateur32 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Philippe Ballard. Bonjour M. Boursier.
Merci d'être avec nous ce matin en direct sur LCI. Je voudrais commencer avec l'agression du rabbin à Orléans, en pleine russe. Monsieur rentré chez lui, accompagné de son fils de 9 ans. Il est interpellé par un jeune homme qui lui demande sa confession. Et la Grèce, donc le mort, le tape, lui crache dessus. C'est un jeune homme de 16 ans qui a été interpellé. Il y avait hier une manifestation de soutien à Paris. Comment est-ce que vous réagissez à ce qui s'est passé ?
Déjà tout notre soutien à ce rabbin qui a été agressé, vous le rappeliez, devant son enfant de 9 ans. Tout ça pour nous, c'est la conséquence de cette... Alors parfois on dit la parole se libère, pour le cinéma. Là ce sont les actes malheureusement qui se libèrent. Et pourquoi se libère-t-il ? Vous faites référence à cette manifestation. Moi j'ai regardé et j'ai écouté. Il y avait des slovans comme Abba l'État juif, par exemple.
Alors moi je faisais allusion à la manifestation de soutien hier soir à Bastille. Vous faites allusion à l'autre manifestation,
plus tôt dans la journée, contre le racisme. Voilà, contre le racisme. Mais où il y avait beaucoup de drapeaux palestiniens qui se mélangeaient à ceux de la France insoumise. Où il y avait ces slogans Abba l'État juif. Enfin l'État juif, c'est l'État d'Israël. Alors c'est une façon de contourner, pour ne pas être accusé d'antisémitisme, le fait de ne pas dire Abba les Juifs. Mais c'est ça qui s'est produit.
Alors qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Vous êtes un responsable politique.
Ah ben écoutez, ce qu'il faudrait, c'est qu'enfin on prenne à bras le corps le problème. Il y a des responsables politiques, quand M. Mélenchon dit que l'antisémitisme en France est résiduel. Non, ce n'est pas résiduel. Les actes antisémites ont augmenté de 192% en un an. Quand il y a des députés comme Mme Obono, qui le lendemain du 7 octobre, refusent de dire que le Hamas est un mouvement antisémite, ça doit être sanctionné, tout ça. Et il y a des députés qui ont des propos...
Les dirigeants LFI, les élus LFI ont condamné l'agression du rabbin d'Orléans.
Oui, mais ils souffrent sur les braises. C'est bien beau d'appeler les pompiers, mais le mieux c'est de ne pas mettre le feu, si vous voulez.
Donc qu'est-ce que vous demandez concrètement ?
Ah ben quand il y a des députés, notamment de la France Insoumise, ou des responsables, qui ne sont pas forcément députés de l'extrême-gauche, qui tiennent des propos qui sont limites. Parce que si on reprend le verbatim, par exemple, de Mme Rima Hassan, vous n'allez pas forcément trouver, vous n'allez pas trouver de propos purement antisémites. Mais ça développe un écosystème, ces propos, quand on dit « abat l'État juif », oui, on s'en prend aux juifs après. Parce que vous faites référence à cette personne de 16 ans, qui a été interpellée, connue, d'après ce que l'on sait, sous trois identités différentes, deux marocaines et une palestiniennes. Deux palestiniennes et une marocaine.
Deux palestiniennes et une marocaine. Eh ben d'arrêter quelqu'un dans la rue, on lui demande s'il est juif, et puis après on le tabasse. Voilà, ça crée un écosystème. Et il faut être intraitable face à ça.
Alors, il y a une première pour le Rassemblement National, c'est que Mme Rima Rishal et Jordan Bardella se rendent en Israël, demain, à l'invitation du ministre de la Diaspora, c'est Amishai Tchikli. Ils donnent un grand rendez-vous pour lutter, justement, contre l'antisémitisme, un rendez-vous auquel sont invités différents responsables d'extrême droite européens, à telle enseigne que, vu le carnet d'invitation, le carnet de bal, d'autres ont décidé de ne plus y aller. C'est le cas du grand rabbin britannique, par exemple.
C'est le cas de Bernard-Henri Lévy, qui dit, je le cite, « Il y a un risque de faire de Jérusalem durant deux jours de la capitale internationale illibérale qui se moque des valeurs démocratiques. »
Non, écoutez, pour nous, Israël, c'est le premier rempart contre l'islamisme. Donc, tout notre soutien à Israël, et Jordan Bardella, vous le rappeliez, est invité par un ministre qui est en charge de la lutte, pour faire simple, contre l'antisémitisme. Donc, voilà, c'est pas plus compliqué que ça.
Il y a une autre question politique qui fait la ligne de l'actualité, M. Ballard, c'est la question du voile dans le sport. Alors ça, c'est initialement la question qui fait la ligne de l'actualité. Mais dans votre camp, ce week-end, on a estimé qu'il fallait supprimer petit à petit le voile complètement de notre société. C'est M. Chenu qui le dit. Est-ce que vous partagez ses propos ?
Oui, il était interrogé chez vos confrères à propos des déclarations de Jordan Bardella, qui, un peu plus tôt dans la semaine, avait dit petit à petit, effectivement, on veut, on souhaite l'interdiction du voile islamique dans l'espace public. Pour l'instant, alors, je vais vous raconter une anecdote, je fais partie de la commission éducation, culture, sport. On a reçu la ministre des Sports la semaine dernière, qui nous a dit, non mais le voile dans le sport, en fait, c'est une façon d'intégrer des personnes qui, peut-être, ne pourraient pas faire de sport si elles ne portaient pas le voile.
Elle nous a présenté un petit fascicule, elle nous l'a brandi, donc on lui a demandé, mais est-ce que vous l'avez donné à M. Retailleau, ce petit fascicule ? Alors, point numéro un, personne n'est d'accord au sein du gouvernement sur le fait de lutter contre le voile. Et nous, c'est très clair, interdiction dans l'espace public où il y a des fonctionnaires, le service public, et puis on va l'étendre au fur et à mesure à l'espace public dans la rue.
Ça va jusqu'où ? Donc c'est dans la rue, c'est-à-dire que les personnes de confession musulmane qui décident de porter le voile, dès qu'elles quitteront leur domicile, auront interdiction de porter le voile.
Mais qu'est-ce que c'est que porter le voile ? Je veux dire, c'est un étendard. C'est ça le... Oui, mais c'est un étendard, mais c'est à terme, c'est pas demain si on arrive au pouvoir. On va déjà faire respecter l'interdiction du port du voile, là où c'est interdit déjà de le porter. Vous passiez tout à l'heure, Jean-Philippe Tanguy, l'extrait, il était l'invité de LCI hier à midi, où il disait, moi je suis extrêmement déçu de propos, par exemple, comme Édouard Philippe, qui dit, oui, après tout, le port du voile, dans le sport, pourquoi pas. Et il faisait remarquer que cette génération, quand même, mais qui a connu la montée de l'islamisme, eh bien, baisse la garde.
Monsieur Ballard, dernière question, puisque justement, Jean-Philippe Tanguy l'évoquait hier sur cette antenne, il menace à nouveau de censure le gouvernement, parce que le conclave sur la retraite se passe mal, parce que les questions d'immigration ne sont pas suffisamment bien traitées, à son avis. Quand est-ce que vous allez arrêter de menacer, puisque vous menacez toutes les semaines, toutes les semaines un peu plus ?
Oui, il y a un moment, ça sera, on a censuré le gouvernement Barnier, au mois de décembre, parce qu'il y avait un mauvais budget, 40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires, donc c'est la goutte d'eau qui faisait déborder le vase, eh bien, dans les semaines ou les mois qui viennent, il peut y avoir de nouveau cet état de fait qui se présente, et ça sera la censure.
Mais pourquoi est-ce que vous ne le faites pas, ça, que les gens ne comprennent pas ? Pourquoi les gens ? Pourquoi est-ce que vous ne le faites pas ? Pourquoi vous dénoncez quotidiennement cette politique sans ce gouvernement ?
Mais on attend, là, par exemple, la censure pour Barnier, c'était 40 milliards d'impôts de taxes, et puis des remboursements des médicaments, les retraites qui n'étaient pas indexées, etc. Donc là, c'était la ligne rouge. Bon, on attend la prochaine ligne rouge.
Merci beaucoup, monsieur.
Merci, bonne journée. Ce matin.
Philippe Ballard