L'édito de Pascal Praud du mercredi 25 février 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et bienvenue à l'ordre des pro ce matin jusqu'à 11h et sur Europe 1 jusqu'à 10h. Le ministre des affaires étrangères Jean Noël Barre a dénoncé hier l'international réactionnaire définition à ses sommères pour cibler j'imagine Donald Trump. Il a mise en garde contre cet internationale à un an de l'élection présidentielle qui pourrait dit-il influencer le vote des Français et je cite encore monsieur Barreau, fragiliser l'intégrité [musique] de nos processus démocratiques.
Évidemment, les réseaux sociaux sont visés en priorité. Monsieur Barreau souhaite les mettre au pas. Les mettre au pas, ce sont ces mots. [grognement] Monsieur Barreau décline la rhtorique de l'extrême centre. un peu partout en Europe, les Français comme les Roumains, les Français comme les autres seraient manipulés par [musique] Moscou, par Washington.
Toutes les opinions ne sont pas audibles. Il faut reprendre le contrôle. Et nous la macronie, gens de bien savons ce qui est bon pour le peuple et surtout savons comment il doit penser le peuple et évidemment comment il doit voter.
Ce qui est ennuyeux, c'est que cette déclaration intervient après qu'Emmanuel Macron place ses amis un peu partout dans les institutions à Méline Monchalin et nommé à la Cour des comptes façon de peser sinon de verrouiller l'après 2027. On se souvient aussi de la volonté présidentielle de créer un label pour désigner les bons et les mauvais médias. Et je ne suis pas certain que [musique] ces news soient pour le président de la République une chaîne info qu'il apprécie.
Il n'est d'ailleurs jamais venu chez nous en 9 ans. Mais il est vrai que nous ne faisons pas de cabrioles dans les jardins de l'Élysée. [grognement] Pour tout vous dire, je me méfie un peu de la tendance d'Emmanuel Macron à imposer le récit de façon autoritaire.
Jordan Bardella a parlé d'une dérive illibérale. Sans aller jusque-là, soyons prudents et soyons vigilants. Les fins de règne sont terribles, surtout quand le bilan est globalement négatif.
La tentation du chaos est une fuite en avant qu'il ne faut pas négliger. [musique]
Jean-noël Barrot