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interviewBFMTV· 27 octobre 2024 42 min

Budget, retraites, immigration: l'interview en intégralité de François Bayrou, président du Modem

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bonjour François Bayrou, merci d'avoir accepté l'invitation de BFF Politique, le rendez-vous d'actualité du week-end en partenariat avec la Tribune dimanche. Bonjour chère Amandine, bonjour Neila, bonjour François Bayrou, et bonjour aux téléspectateurs qui nous regardent toujours aussi nombreux, qui connaissent aussi ce QR code qu'on va essayer de vous afficher à la droite de l'écran, il s'affiche, c'est fait, et qui vous permet de chez vous d'adresser vos questions à François Bayrou, nous les relayerons.

Alors François Bayrou, c'est une semaine cruciale à venir pour les Français, avec deux textes importants dans le cadre du débat budgétaire, celui sur le volet recettes de la loi de finances, en gros les impôts, avec des discussions qui se sont achevées hier et qui vont reprendre dans quelques jours, et puis la loi de financement de la sécurité sociale, en gros c'est notre modèle social, comment est-ce qu'on est soigné, comment est-ce que les retraités notamment touchent leur pension et de combien, on va essayer d'aborder les sujets un par un tant les sujets sont complexes.

D'abord, Emmanuel Macron qui s'est agacé vendredi, des hausses d'impôts à venir, notamment pour les entreprises, est-ce que vous dites comme lui que quand vous regardez aujourd'hui la copie telle qu'elle se dessine à l'Assemblée nationale, c'est une copie qui est inacceptable ?

1:17
François Bayrou

Alors, la copie de l'Assemblée nationale, je ne sais pas ce qu'elle sera. On a perdu l'habitude d'avoir le gouvernement qui propose et l'Assemblée nationale qui corrige ou dessine différemment le budget. Or, les années qui viennent, en tout cas les mois qui viennent, vont nous obliger à réinventer le rôle du Parlement, de l'Assemblée nationale et du Sénat, parce que les deux vont jouer un rôle inédit. Pendant toute la période récente, pendant des décennies, c'était le gouvernement qui décidait. Il faisait à la fois la proposition et la décision. – Là, ce sont les députés qui font la main.

– Et les députés levaient la main, on disait parfois des prémobiles, pour approuver ce qu'on leur imposait d'approuver. Maintenant, ça n'est plus du tout la situation. Et cette situation, elle oblige tout le monde à réfléchir différemment. Les députés, certains sont mécontents du budget. Alors je leur dis, proposez des amendements.

2:22
Présentateur

– Il y a 40 milliards d'impôts en plus, pour l'instant, qui ont été proposés, notamment en commission.

2:26
François Bayrou

– Oui. – Donc on voit à peu près ce qui se profile. – Non, on ne voit pas ce qui se profile du tout. – Ah bon ? – Parce que ce qui se passe en commission, hélas, est complètement déconnecté de ce que sera la réalité finale. – D'accord. – Puisque le gouvernement, ayant entre les mains l'arme très puissante, et je crois très justifiée du 49-3, on a dit beaucoup de mal du 49-3, on va s'apercevoir dans les mois qui viennent que le 49-3, c'est vital en Vème République, quand on n'a pas de majorité. Donc on va s'apercevoir que les propositions de l'Assemblée nationale, elles ne seront retenues que pour une part, que le gouvernement jugera en cohérence avec sa politique.

3:09
Présentateur

– Mais donc ce n'est pas grave, François-Bérot ? Donc ce n'est pas grave de laisser se faire les débats comme ça ? – Une phrase. – D'avoir des impôts en plus, ça n'inquiète pas les Français ? Vous leur dites non, attendez, ce n'est pas du tout ce qui va se passer à la fin ?

3:19
François Bayrou

– Je vous dis que ce n'est pas ce qui va se passer à la fin. Mais on a perdu cette habitude de connaître, même intuitivement, même imparfaitement, la procédure qui va faire que le dialogue entre le gouvernement et l'Assemblée nationale se tranche quand le gouvernement a décidé. Et c'est normal. Parce que vous ne pouvez pas avoir, vous avez cité des exemples qui sont un peu choquants, vous ne pouvez pas avoir d'éluge d'impôts imposés par des amendements avec ou sans cohérence. – Oui. – Et tout ça, c'est une nouvelle culture qu'il va falloir connaître.

Mais je vous dis avec certitude, ce qui sera retenu dans le projet de loi de finances, c'est ce que le gouvernement considérera comme acceptable pour la politique. – Mais vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron, qu'il s'agace devant ces votes de taxes d'impôts par milliard ? – Oui, parce que ce sont des taxes et des impôts qui apparaissent votées, mais qui ne le seront pas en définitive. Vous le savez bien. – Enfin, vous qui êtes un expert, vous savez très bien que lorsque viendra l'heure des décisions, c'est le gouvernement qui dira « Ceci, je le conserve, ceci, je l'écarte ».

4:40
Présentateur

– Donc c'est un débat pour deux fois. – Pardon ? – Donc c'est un débat pour deux fois à l'Assemblée nationale ?

4:44
François Bayrou

– Oui, c'est un débat où on n'a pas encore appris quelles étaient les nouvelles règles. – Et non pas seulement les nouvelles règles institutionnelles, on n'a pas appris ce qu'étaient les nouvelles règles de comportement.

4:57
Présentateur

– Alors justement…

4:58
François Bayrou

– Et on n'en est pas à chercher ce qu'on devrait chercher tous ensemble, c'est-à-dire un accord, un consensus comme on dit. On devrait se mettre autour de la table, et le gouvernement avec sa majorité, je suis sûr que les deux auraient à y gagner, se mettre autour de la table pour trouver une philosophie commune, pour qu'on sache où on va. Et cette philosophie commune, on voit bien ce qu'elle est. On doit rechercher, je vous propose une définition de cette philosophie fiscale commune, on doit rechercher la justice fiscale, parce que la justice est un élément essentiel de l'acceptation de l'impôt par les citoyens. Et en même temps, on ne doit pas bloquer l'économie.

On aurait tort de revenir sur le choix que la France a fait, qui était très profond et très juste, et qui était un choix pro-entreprise. Ça a permis de faire baisser le chômage, ça permettra un jour de rééquilibrer nos comptes et notre commerce extérieur. Et donc on est loin de tout ça, parce qu'on n'a pas compris que désormais, le jeu ne se jouait plus comme il se jouait avant, à front contre front, et on doit travailler ensemble.

6:11
Présentateur

Amandine, justement, François Bayer, vous parlez de cohérence, mais vos positions, celles du Modem, agacent beaucoup de députés au sein du Bloc central, parce qu'ils trouvent que vous votez souvent avec la gauche. Alors, je rentre dans les détails. Par exemple, sur la surtaxe, sur les hauts revenus, qui au début devaient être temporaires dans la copie initiale du gouvernement, vos députés ont voté avec le nouveau Front populaire pour qu'elle soit pérenne, cette surtaxe. Pourquoi ? Question simple.

6:39
François Bayrou

C'est un vote qui n'a pas de portée dans le temps. Qu'est-ce qu'ont dit les députés ? On dit, écoutez, ça fait des années que les gouvernements successifs, des années, des décennies, que les gouvernements successifs nous expliquent que les augmentations d'impôts seront temporaires. Et puis, on s'aperçoit qu'elles ne le sont jamais. Et donc, nos députés ont dit, parce qu'ils étaient sans doute un peu agacés, ils ont dit, écoutez, au lieu de dire dans la loi que c'est temporaire, vous ne dites rien et vous le supprimez le jour où vous avez les moyens de le faire. Bon, je trouve que c'est... Alors, c'est peut-être un peu insolent.

Mais c'est aussi une manière de dire, arrêtez de nous raconter des histoires. Tous les gouvernements successifs nous annoncent du temporaire. Vous vous souvenez, on en a connu beaucoup.

7:31
Présentateur

La CRDS, par exemple, qui devait être temporaire.

7:34
François Bayrou

Voilà.

7:35
Présentateur

Mais il n'y a pas que ça. Par exemple, en commission des finances, le Modem a voté aussi beaucoup d'amendements de la gauche. Par exemple, la fiscalité de la transmission des contrats d'assurance, lui, etc. Je pourrais faire toute une liste. Est-ce que vous vous sentez plus proche dans ce débat, parfois, de ce que porte la gauche, que de ce que porte le centre autour d'Emmanuel Macron ?

7:56
François Bayrou

Je me sens pas seulement proche, mais co-responsable d'une vision qui est une vision originale, inédite, et qui a sa propre nature, la vision du centre. Et la vision du centre, c'est en effet... Vous avez soulevé le débat de l'assurance-vie. Je ne suis pas, à titre personnel, tout à fait convaincu par les arguments qui ont été choisis par mes amis sur l'assurance-vie. Parce que l'assurance-vie, c'est souvent un moyen de mettre à l'abri ceux qui viendront après s'ils ont des problèmes de transmission, par exemple. de transmission d'héritage de maisons d'entreprises. Et donc, je suis sûr qu'on pourrait avoir un débat plus nourri sur ce sujet.

Mais les parlementaires sont désormais pas des exécutants. Et les parlementaires du Modem, en particulier. L'idée du temps où il suffisait de siffler pour que les parlementaires obéissent est heureusement un temps révolu, un temps derrière nous. Et moi, je soutiens cette liberté-là. Alors, je peux avoir des débats avec eux. C'en est un, le débat sur l'assurance-vie. J'essaierai de faire valoir des positions un peu différentes. Surtout que l'assurance-vie, c'est évidemment un moyen important pour, à la fois, que ce soit des Français qui soient propriétaires d'une partie de la dette de la France, et aussi pour que l'aide à l'économie se fasse. Autre peut-être différence

9:36
Invité

de philosophie budgétaire et fiscale, pour reprendre votre mot, c'est les participations de l'État. Alors, les députés Renaissance, par la voix de plusieurs d'entre eux, les anciens ministres Olivia Grégoire ou Gérald Darmanin, estiment, proposent que l'État actionnaire cède 10% de ses parts, gains estimés 18 milliards. Une fois. 18 milliards, une fois. Une fois. Après, je... Quelle est votre philosophie sur le sujet ? Alors, on sait que, juste un petit point pour notre explicateur, sur la question des participations de l'État et plus globalement de la présence de l'État dans certains grands domaines, vous étiez plutôt, par exemple, les nationalisations d'autoroutes, vous étiez...

Les privatisations d'autoroutes, vous étiez contre.

10:21
François Bayrou

J'ai été, en effet, seul, seul, à me battre contre la privatisation des autoroutes, dont je considérais que c'était une stupidité dangereuse. Une stupidité, pourquoi ? Parce que les autoroutes, elles étaient payées et elles commençaient à engranger des bénéfices. Et transmettre un tel patrimoine à des groupes privés, pour des bénéfices privés, sans pouvoir s'en servir pour l'équipement du pays, j'ai trouvé que c'était une aneurie. Et en général, je ne suis pas favorable à la vente des bijoux de famille, comme on dit.

11:02
Présentateur

Ce n'est pas une vente intégrale, c'est 10% des participations, c'est une partie de ce que c'est l'État.

11:06
Invité

C'est une bonne source de ressources pour le gouvernement,

11:10
François Bayrou

qui cherche des milliards, qui ne les tue pas. Non, c'est une bonne source, c'est une source de ressources, une seule fois. Et dans la suite des années budgétaires, ce n'est pas une source de ressources. Oui, mais l'État,

11:22
Invité

est-ce qu'il a encore quelque chose à faire dans certaines grandes entreprises où il dispose de participation ? La FDJ, Stellantis, et d'autres,

11:31
François Bayrou

la liste est assez longue, d'ailleurs. Mais vous voyez, vous prenez le problème d'une manière différente. Alors, prenons celle-là. Regardons les participations sur lesquelles il serait légitime que l'État allège sa présence. Fort bien.

11:47
Présentateur

Vous n'êtes pas contre que l'État se désengage dans l'absolu. Ça peut arriver. Vous dites qu'il faut regarder.

11:50
François Bayrou

Il peut arriver. Mais l'idée qu'on fait une mesure générale et qu'on envisage de rééquilibrer les finances du pays en vendant ce que les générations précédentes ont eu tant de mal... 180 milliards quand même de participations. ...ont eu tant de mal à mettre sur pied. Vous avez pris à juste titre l'exemple des autoroutes. Je n'y suis pas favorable en principe général. On peut regarder, mais je n'y suis pas favorable en principe général. Je vais prendre un exemple pour dire quelle est l'importance de tout ça.

On a aujourd'hui en France un problème d'aménagement du territoire qui est un problème considérable parce que des régions entières qui étaient reliées à la capitale où tout se passe pendant des décennies, ces régions entières ont été correctement reliées par le train ou par l'avion. Et voilà qu'aujourd'hui des régions entières se trouvent privées complètement de liaisons aériennes par exemple s'agissant de Pau où j'ai fait des interventions avec Orly. Air France, enfin sa filiale dit plus de...

13:02
Présentateur

S'éloigne un petit peu François Bayrou mais qu'est-ce que vous dites ? L'État doit remettre le nez là-dedans ?

13:07
François Bayrou

C'est ça ce que vous dites ? Lorsque vous avez une entreprise comme Air France qui a reçu au moment du Covid des sommes considérables en prêts garantis par l'État et des sommes considérables en montée capitale. Est-ce qu'une telle entreprise peut dire je n'ai aucune responsabilité d'aménagement du territoire ?

13:29
Présentateur

Mais vous dites au-delà du profit il y a le respect du désentravement de certaines régions et de la mission de service public.

13:35
François Bayrou

un modèle de société qui est garanti par l'État et dans lequel on a besoin que l'État soit puissant pour intervenir. Je ne dis pas que c'est le cas de toutes les entreprises mais je dis que sur ce point c'est évidemment essentiel.

13:50
Présentateur

Et on a entendu votre point François Bayrou quand on regarde ce qui s'est passé cette semaine sur les débats budgétaires sur un certain nombre d'amendements notamment sur lesquels le gouvernement a été battu et je crois que va s'afficher à l'antenne notamment les défaites du gouvernement sur des points qu'ils soutenaient ou auxquels ils s'opposaient qui sont passés malgré tout par un vote des députés en réalité un certain nombre de ces points ont été votés non pas parce qu'il y avait une majorité contre le gouvernement mais tout simplement parce que les députés du bloc central n'étaient pas présents.

Est-ce que c'est admissible quand on a tant dramatisé le débat sur le budget sur la dette quand on a tant expliqué aux Français qu'ils vont devoir se serrer la ceinture passez-moi l'expression mais d'avoir piscine quand il y a des votes ?

14:30
François Bayrou

C'est inadmissible. Dans une situation aussi grave que celle du pays aujourd'hui dans une situation institutionnelle aussi inédite avoir des parlementaires qui considèrent et ce n'est pas le premier vote hélas depuis le début de cette législature qui considèrent qu'ils ont mieux à faire qu'être présent à leur banc à l'Assemblée nationale c'est purement et simplement inadmissé. La faute avec qui alors ? Vous l'expliquez comment ?

14:59
Présentateur

C'est Michel Barnier qui ne trouve pas les mots ? Oui c'est la même question en fait.

15:03
Invité

Comment vous l'expliquez cette démobilisation ? Ils sont déjà la tête aux échéances électorales suivantes ?

15:09
François Bayrou

Non je pense qu'ils ont vécu comment on dit ascenseur émotionnel ils ont eu la victoire d'Emmanuel Macron et de ce camp nouveau que nous avions constitué ensemble en 2017 ils ont eu des sentiments mitigés en 2022 et puis en 2024 ils ont connu une défaite ou en tout cas

15:35
Présentateur

Les Français qui aussi connaissent des épreuves et pour autant ils rendent au travail

15:37
François Bayrou

et ils continuent à assumer leurs responsabilités Je suis prêt à signer intégralement ce que vous dites On n'a pas seulement des droits lorsqu'on est parlementaire ou lorsqu'on est citoyen on a des devoirs et le devoir d'un parlementaire est de siéger sur ses bancs à l'Assemblée nationale et il n'y a pas d'excuses à invoquer et c'est aussi un manque de solidarité Je crois qu'il y avait 12 députés

16:08
Invité

du Bloc central qui étaient présents le soir lorsqu'il y a eu le vote pour la diminution de la contribution française à l'Union Européenne C'est quand même un sujet majeur pour votre camp Excusez-moi c'est criminel

16:22
François Bayrou

Je ne peux pas dire le contraire C'est indéfendable Alors il est vrai que les débats sont organisés ou plutôt pas organisés Oui c'est ça Les débats à l'Assemblée nationale depuis des années j'ai souvent milité pour un changement du règlement de l'Assemblée nationale J'ai milité pour que on rende la présence obligatoire pour les votes comme on fait au Parlement européen vous avez trois jours de débat dans lequel on échange des arguments et tout le monde lorsque vient le moment du vote tout le monde est obligé d'être là pour voter et ce vote est public et vous ne pouvez pas éluder ce vote

17:06
Présentateur

François Bayrou mais dans la mesure où aujourd'hui vous trouvez que ce qui se passe est honteux et que l'image le spectacle est désolant pour les Français vous ne trouvez pas qu'il est temps maintenant d'accélérer d'en finir avec ce faux débat et de passer au 49-3 est-ce que Michel Barnier ne doit pas prendre ses responsabilités et puis en finir ?

17:21
François Bayrou

Vous avez pardon vous ce n'est pas vous personnellement mais le monde journalistique a présenté le 49-3 comme l'horreur le 49-3 comme un abus comme antidémocratique C'est ce que

17:37
Présentateur

beaucoup de Français pensaient dans les sondages

17:39
François Bayrou

Oui et donc vous vous contentiez de dire ce que les Français disaient dans les sondages Non absolument pas beaucoup de députés Moi je défends le 49-3 Le 49-3 qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire Mesdames et Messieurs les députés ce texte est tellement important il est essentiel pour notre politique si vous votez contre ça veut dire que nous ne pouvons pas continuer Il n'y a rien de plus démocratique que le 49-3 Mais la présentation qui en a été faite peut-être avec des maladresses tout ça est possible c'est évidemment très choquant et donc je comprends très bien que le gouvernement dise écoutez vous n'avez pas voulu le 49-3 vous en avez dit beaucoup de mal et bien on va essayer pour une fois d'aller au bout du débat On va voir ce que Alors pourquoi il n'y va pas

18:26
Présentateur

Michel Barnier c'est quoi ? C'est des pudeurs de gazelles ? C'est une crainte de l'opinion ?

18:30
François Bayrou

Pourquoi il ne va pas

18:30
Présentateur

au 49-3 ?

18:32
François Bayrou

Mais je viens de défendre contre vous l'idée qu'il avait raison de ne pas aller au 49-3 ?

18:38
Présentateur

Donc pour vous il faut continuer le débat comme ça Bruno sur une question sur la suppression du nombre de fonctionnaires

18:43
Invité

Alors oui c'est une question importante et Michel Barnier l'a évoqué de manière assez prudente d'ailleurs et pourtant les enquêtes se succèdent et montrent que les Français pensent que jugent globalement que les propositions de réduction de dépenses ne sont pas crédibles Alors il y en a une qui sans doute serait un peu plus crédible c'est si l'État diminuait réellement le nombre de fonctionnaires Michel Barnier n'a pas voulu aller jusqu'à faire le 1 sur 2 mais à l'arrivée on a l'impression finalement il rejoint Emmanuel Macron qui lui promettait beaucoup en 2017 en matière de baisse du nombre de fonctionnaires et il a fait assez peu Alors quelle est vous votre philosophie en la matière ?

Est-ce que pour baisser les dépenses puisqu'on voit bien que c'est quand même un des objectifs de Michel Barnier il faut s'attaquer Si vous connaissez un gouvernement

19:28
François Bayrou

de la suppression des fonctionnaires présenté le moi il a raison de faire attention et on a tort de ne pas faire la différence entre deux fonctions publiques différentes les deux fonctions publiques c'est la fonction publique de service aux citoyens de présence auprès des citoyens d'infirmiers d'enseignants de policiers et puis la fonction publique d'administration je suis persuadé qu'il y a des gains considérables à obtenir dans la fonction publique de papier des gains considérables et qui rendraient peut-être la vie du pays plus fluide j'ai moi-même reçu la charge par le président de la République et le Premier ministre de rapprocher la toute petite administration du plan et cet organisme qui s'appelle France Stratégie qui est censé produire des études stratégiques et qui n'en produit pas

20:27
Présentateur

et ça se traduira par des réductions de poste

20:29
François Bayrou

et ça se traduira ça se traduira par une organisation différente plus légère et plus efficace parce que les fonctions de stratégie la production d'analyse stratégique ne faut toucher à rien pardon ne faut toucher à rien qu'est-ce que vous racontez ?

20:44
Invité

non mais je veux dire

20:44
François Bayrou

en matière de réduction du nombre de fonctionnaires alors je répète pour que vous entendiez bien vous avez débouché vos oreilles je pense qu'il y a des progrès considérables et des allègements considérables à faire dans tout ce qui touche à l'administration de papier dans tout ce qui touche aux organismes j'en ai cité deux qu'on va essayer de rapprocher et d'autres encore je pense que là il y a des gains considérables à faire et si vous voulez un chiffre des gains qu'on peut faire je pense qu'on peut faire sur ce secteur-là dans quelques minutes

21:17
Présentateur

François Bayrou comme ça les téléspectateurs restent avec nous dans quelques minutes vous nous donnerez je vais y arriver le chiffre puisqu'on va continuer à parler des économies on va parler aussi un peu des retraités François Bayrou à tout de suite dans BFM politique BFM politique toujours avec François Bayrou invité de l'émission en partenariat avec la tribune dimanche il y a quelques instants vous me disiez des économies à faire du côté de ce que vous avez appelé l'administration de papier vous aviez un chiffre à nous avancer sur des économies faciles auxquelles le gouvernement n'a pas pensé

22:06
François Bayrou

je ne dis pas facile mais qui ne porterait pas atteinte à la présence de fonctionnaires là où il en faut auprès des français auprès des malades s'il s'agit de la santé auprès des élèves s'il s'agit des enseignants et c'est tout ce qui touche à si importante et si lourde en France ce que j'appelle l'administration de papier je suis persuadé je suis persuadé qu'en travaillant sur cette partie-là en refusant de globaliser toute la question des fonctionnaires parce que quand on dit vous allez baisser le nombre des fonctionnaires

22:44
Présentateur

si je résume c'est les bureaux à Paris par exemple c'est des choses comme ça l'administration de papier

22:48
François Bayrou

partout tout ce qui est administration on peut rendre le même service je disais avec 15% d'allègement des charges je suis persuadé que ce coefficient d'élasticité là il est possible à atteindre et évidemment c'est pas la même chose que les infirmières au chevet des malades ou que les enseignants dans leur classe

23:11
Présentateur

François Bayrou proposition de recette qui a été faite par Achide Adati et qui a suscité des questions notamment téléspectateurs type de sancerre qui vous demandent par exemple si vous êtes favorable à la proposition de la ministre de la Culture de rendre payante l'entrée de Notre-Dame ça permettrait dit-elle d'entretenir le patrimoine partout en France

23:30
François Bayrou

non je ne suis pas favorable à cette idée j'aime beaucoup Achide Adati donc je fais tout à fait attention à ce que je dis je pense que c'est une mauvaise idée pour deux raisons est-ce qu'on se souvient trois raisons est-ce qu'on se souvient que le financement des travaux de Notre-Dame a été assuré par un appel aux dons sur toute la planète et on a recueilli 850 millions d'euros 848 millions exactement selon les chiffres que j'ai vérifiés de dons venus de toute la planète et à mon sens il ne serait pas très reconnaissant d'oublier cette participation deuxièmement on dit ça va sauver les églises de France c'est une pardon c'est pas à l'échelle le chiffre évoqué par le gouvernement auquel je ne crois pas tout à fait mais le chiffre c'est 75 millions vous voyez le nombre des églises à la charge des municipalités en France aujourd'hui on les finance

24:45
Présentateur

avec un loto François Béau un loto du patrimoine

24:47
François Bayrou

oui c'est ça si vous voulez et bien je ne suis pas d'accord pourquoi troisième raison et c'est la plus importante parce que Notre-Dame ça appartient au patrimoine de l'humanité et Notre-Dame ça dit quelque chose de ce que nous sommes nous société française c'est à dire un pays une nation dans laquelle il y a des choses qui ne sont pas monnayables dans laquelle il y a des choses qui sont au dessus des questions d'argent des questions monétaires ce sont des choses qui appartiennent au domaine philosophique spirituel et c'est l'honneur de la France de dire ça on ne le fait pas payer d'accord alors

25:30
Invité

je veux bien entendre vos arguments mais il y a quand même des choses qui me gênent François Mayrou on a l'impression d'abord que c'est le diocèse de Paris qui s'oppose directement à la ministre de la culture et vous le girondin le décentralisateur donc vous pensez que Notre-Dame de Paris qui va recevoir 10 à 15 millions de touristes à dit-on l'année prochaine autant que le Louvre et qui pourrait là peut-être récupérer une manne financière peut-être pas suffisante mais enfin 75 millions c'est pas négligeable et qui permettrait d'aider les diocèses de province qui souvent ont beaucoup de mal à entretenir leur patrimoine et les communes sont petites il y a à peu près 3000 il y a à peu près 3000 églises en France qui sont en casie ruine vous vous trompez sur toute la ligne peut-être mais pourquoi je vais vous expliquer mais juste pourquoi le diocèse de Paris ne participerait pas en quelque sorte à l'aide

26:26
François Bayrou

des diocèses de province excusez-moi Notre-Dame c'est pas le diocèse de Paris Notre-Dame c'est c'est le patrimoine le plus profond à mes yeux de la France de l'Europe et de l'humanité et l'émotion quand Notre-Dame a brûlé elle était aussi importante à New York qu'à Santiago du Chili la cathédrale de Barcelone aussi

26:49
Invité

c'est un patrimoine très important Saint-Paul c'est très important

26:53
François Bayrou

considérons que nous sommes en désaccord mais je prétends que vous vous trompez parce qu'il n'est pas vrai que les églises appartiennent aux diocèses

27:04
Présentateur

les églises

27:05
François Bayrou

elles appartiennent pour toutes celles qui ont été construites avant la loi de séparation elles appartiennent aux communes et elles sont en bon état pour l'essentiel

27:15
Présentateur

pour tous ceux qui nous regardent François Bayreau elles appartiennent

27:17
François Bayrou

à la puissance publique

27:18
Présentateur

et qui voyagent en Europe ils sont allés à l'étranger par exemple à la Sagrada Familia à Barcelone c'est 26 euros pour y entrer l'abbaye de Westminster c'est 30 euros le dôme de Milan en Italie c'est 10 euros pourquoi est-ce que nous serions un îlot supposément au-dessus de tous les autres avec un honneur et des valeurs propres à la France on ne pourrait pas faire comme les autres 5 euros

27:42
François Bayrou

votre phrase est très très éclairante

27:45
Présentateur

dites-moi pourquoi

27:45
François Bayrou

parce que vous dites pourquoi est-ce qu'on défendrait des valeurs qui sont propres à la France

27:51
Présentateur

non je dis pourquoi nous serions un îlot

27:53
François Bayrou

différent des autres excusez-moi

27:55
Présentateur

parce que nous sommes

27:56
François Bayrou

la France et parce que je considère que dans notre histoire nationale dans notre ADN national dans les siècles qui ont vu les constructeurs de Notre-Dame et les rénovateurs de Notre-Dame parce qu'il n'y a pas que cette année qu'on a rénové Notre-Dame et bien il y a quelque chose qui considère que là il y a du précieux et que ce précieux là on ne le met pas dans des financements

28:27
Invité

mais les fidèles ne paieront pas François Bayron il faut quand même le dire à nos téléspectateurs c'est des touristes qui paieront et ils vont très nombreux de plus en plus nombreux donc

28:35
François Bayrou

je vois bien que vous avez décidé de soutenir Rachida Dati vous avez le droit vous avez le droit mais moi j'exprime un point de vue excusez-moi qui est assez en cohérence avec l'idée que un très grand nombre Victor Hugo d'abord un très grand nombre d'écrivains et de philosophes ont soutenu sur l'idée qu'il y avait du patrimoine immatériel dans Notre-Dame et je n'ai pas envie qu'on en fasse un lieu où on paye pour entrer

29:09
Présentateur

C'est dit François Bayron un mot sur les retraites techniquement le débat s'ouvre demain à l'Assemblée nationale avec la loi de financement de la sécurité sociale le gouvernement souhaitait repousser de 6 mois la revalorisation des pensions au 1er juillet au lieu du 1er janvier ce qui fait que techniquement un certain nombre de retraités perdent de l'argent il semble se dessiner une proposition c'est de donner un coup de pouce au 1er juillet pour que les toutes petites retraites précisément ne perdent pas trop d'argent c'est-à-dire qu'on va augmenter au-delà de ce qui était prévu au 1er juillet pour vous c'est combien une petite retraite où est-ce que doit se situer le débat 1200, 1400 euros

29:42
François Bayrou

c'est le point de vue que nous avons défendu c'est que les on s'organise pour que les petites retraites ne soient pas atteintes par cet effort limité mais pour vous

29:52
Présentateur

une petite retraite ça se place à quel niveau

29:54
François Bayrou

vous voyez bien les retraites au niveau du SMIC et un peu au-dessus du SMIC

30:01
Présentateur

donc 1200, non 1400 en l'espèce 14006

30:04
François Bayrou

voilà des possibles seuils

30:07
Présentateur

Amandine par ailleurs il va y avoir cette semaine un sujet qui va beaucoup faire parler c'est la niche parlementaire notamment du Rassemblement national qui va l'utiliser pour vouloir abroger la réforme des retraites sachant que la gauche veut aussi abroger la réforme des retraites comment est-ce qu'on va expliquer aux français que néanmoins alors qu'une majorité de députés voudraient l'abroger cette réforme s'applique

30:29
François Bayrou

vous voyez c'est exactement ce que nous disions avant vous avez des postures politiques des députés qui défendent des positions de principe sans en étant absolument certain que ces positions de principe elles ne seront pas adoptées c'est comme ça que ça marche c'est pour faire semblant mais si dans notre pays on décidait de supprimer cette réforme des retraites là alors on donnerait un signe désastreux la réforme des retraites j'ai montré avec le commissariat au plan pendant le débat qui hélas n'a pas été rapport qui hélas n'a pas été repris j'ai montré pendant le débat ce qu'était la réalité du financement du système de retraite et c'est pas du tout ce qu'on a dit vous vous souvenez que le conseil d'orientation des retraites le corps disait qu'on était excédentaire

31:25
Présentateur

vous disiez qu'il y avait notamment de l'argent caché en quelque sorte que le régime était déficitaire parce que l'état abondait et qu'en fait il venait compenser

31:32
François Bayrou

en effet ce que vous dites c'est à dire que le financement des retraites il ne s'équilibrait que parce que l'état avec l'argent du contribuable donnait entre 30 et 40 milliards chaque année 30-40 milliards 30 000 ou 40 000 millions d'euros chaque année et cet argent là nous ne l'avons pas alors qu'est-ce qu'on fait on l'emprunte tous les ans ce qui veut dire que c'est les jeunes filles et les jeunes garçons qui sont là-bas dans ce studio c'est eux qui vont payer les retraites qu'on verse aujourd'hui aux retraités on emprunte sur leur tête et je trouve ça scandaleux insupportable immoral personne ne le dit parce que tout le monde préfère que ce sujet ne soit pas abordé et bien moi je considère qu'il faut le dire et donc je suis contre tout ce qui tendrait à faire croire qu'il suffirait d'un vote pour que la réforme des retraites ne soit plus indispensable elle est indispensable à leur égard

32:39
Présentateur

vous avez été clair sur ce sujet François Bayrou un autre thème de la semaine qui vient parce qu'Emmanuel Macron fait une visite d'état au Maroc c'est le sujet de l'immigration et la façon dont le gouvernement va essayer de mieux faire appliquer les obligations de quitter le territoire français Bruno Retailleau qui est du voyage au Maroc promet de faire beaucoup mieux que son prédécesseur est-ce que vous le croyez est-ce que vous pensez qu'il peut être plus efficace que ne l'a été Gérald Darmanin qui avait déjà essayé

33:04
François Bayrou

beaucoup de choses j'ai dit à Bruno Retailleau que s'il avait un sujet devant lui lui qui veut faire mieux que c'est normal qui veut faire des miracles partout veut faire mieux je lui ai dit qu'il avait un sujet devant lui c'était la question des OQTF des obligations de quitter le territoire français prononcées alors que les pays d'origine ne veulent pas accepter et notamment le Maroc accepter le retour de leurs ressortissants ça c'est une vraie question c'est une question essentielle et j'espère que le gouvernement va trouver des solutions et qu'en tout cas il comprendra que tous ceux qui ont essayé avant lui n'étaient pas totalement des manches

33:46
Présentateur

la solution c'est une nouvelle loi parce que c'est ce qu'il dit Bruno Retailleau

33:48
François Bayrou

il dit une nouvelle loi non c'est pas une question de loi les OQTF on en exécute officiellement on en fait exécuter officiellement 7% officiellement parce que là dedans on met des OQTF plus faciles à Mayotte ou en Guyane mais globalement Michel Barnis beaucoup dit 5% bien sûr je ne sais pas si c'est exprimé est-ce qu'il faut un projet de loi un projet de loi immigration je m'exprime moi si vous voulez bien donc je pense que cette question des OQTF elle est la question même de la crédibilité lorsque vous demandez à quelqu'un qui s'est mal comporté de quitter le territoire français c'est la question même de la crédibilité de notre politique mais s'agissant de l'immigration moi je ne suis pas de ceux qui pensent que toute immigration est mauvaise l'immigration peut être une chance l'immigration est dans notre société dans le pays que nous formons ensemble est et a été une source de hommes et de femmes de garçons et de filles qui se sont engagés pour partager avec nous la vie les charges les responsabilités et le travail je dis souvent quand vous vous promenez dans une ville vous voyez des échafaudages regardez qui est sur les échafaudages sur les échafaudages ce sont 80% des des travailleurs d'origine étrangère regardez qui est dans les cuisines des restaurants et vous verrez et vous verrez qu'il y a beaucoup d'hommes et de femmes qui sont dans les cuisines des restaurants regardez qui fait le ménage à 5h du matin dans les somptueux bureaux que ceux qui s'expriment sur ce sujet utilisent et il y a des femmes et des hommes qui partagent notre vie et qui ont une vie qui n'est pas facile et il faut simplement à mon sens trois obligations la première qu'on considère que le travail est une source d'intégration toutes les sociétés qui ont intégré elles l'ont fait par le travail deuxièmement il faut apprendre la langue et troisièmement il faut que tout le monde y compris ces femmes et ces hommes tous acceptent de considérer que la France c'est pas comme les autres la France c'est un pays qui a des valeurs et notamment une de ces valeurs c'est le fait que chez nous la religion et la loi sont différenciées

36:27
Présentateur

la loi de 1905 François Bayrou j'aimerais vous soumettre la question de Cédou qui nous regarde alors je ne sais pas d'où est Cédou mais il nous écrit en disant que pensez-vous du bilan du président Macron sur ses deux mandats deuxième mandat en cours sur une note de 1 à 10 quelle note donneriez-vous à son bilan ?

36:42
François Bayrou

Je note pas il y a longtemps que je note plus mais je pense alors c'est normal dans un cycle de président de la république il y a des moments où on est impopulaire je les ai tous connus tous les derniers tous impopulaires à un moment ou à un autre au bout de 7 ans il y a quelque chose de normal mais là c'est au-delà de l'impopularité

37:05
Présentateur

c'est qu'une partie de son camp dit il faut ouvrir l'après-Macron ça y est c'est fini est-ce qu'ils sont impopulaires

37:10
François Bayrou

sous ces années ? Je n'appartiens pas à ce genre d'attitude là je trouve que tous ceux qui se sont roulés au pied du président de la république en montrant comme il était beau et intelligent et formidable et qui voulaient des caresses pour tout cela qui quelques années après disent c'est insupportable il faut oublier cette période c'est exactement le contraire de ce que j'aime en politique et dans la vie

37:40
Présentateur

vous prononcez des noms

37:44
François Bayrou

moi pas vous voyez moi je suis prudent vous êtes imprudent moi je tente c'est mon travail j'ai fait comme je pensais que vous me poseriez la question je ne savais pas que c'est d'où que la poserait je me suis fait une petite liste l'effort incroyable qui a été fait pour remettre notre défense à niveau ensuite la relance et la promotion du nucléaire en France on parle là chaque fois de milliards et centaines de milliards la fin du numerus closures en médecine la promotion de l'apprentissage qui a sorti des dizaines de milliers ou centaines de milliers de jeunes du travail le Ségur de la santé qui a réévalué les salaires des infirmières et des médecins dans notre système de santé vous n'êtes pas nombreux

38:37
Présentateur

à avoir fait cette liste

38:38
François Bayrou

François Bayrou

38:38
Présentateur

le président a appelé les siens cette semaine à défendre le bilan

38:41
François Bayrou

justement moi je suis indépendant profondément par ma nature l'impôt à la source vous vous souvenez que j'ai proposé ça il y a des années on me disait c'est impossible l'impôt à la source la prime d'activité tout ce qui est France Service qui a changé la vie dans un très grand nombre de petites villes de province tout ce qui est action au coeur de ville tout ce qui est le maintien des financements des collectivités locales tout ce qui est la poursuite de la rénovation urbaine je pourrais prolonger cette liste mais dans quelques années et peut-être dans quelques mois les français se rendront compte de deux choses d'une part que c'était sous la responsabilité du président de la république qu'on a fait des choses Notre-Dame par exemple qui a la restauration de Notre-Dame qu'on a fait des choses qui sont sans exemple et qui étaient sans exemple dans les périodes précédentes il y a un bon bilan quoi il y a un bon bilan je ne dis pas qu'il a un bon bilan ce n'est pas facile d'avoir un bon bilan parce que c'est tellement simple de tirer sur le pianiste

39:57
Présentateur

Est-ce que ça lui survivra le macronisme ? Je ne sais pas

40:02
François Bayrou

je ne suis pas macroniste j'ai souvent dit ça au président de la république je suis un allié un compagnon de combat mais je ne définis pas le courant politique qui est le mien par rapport à un homme Est-ce que sa grande idée politique le dépassement va lui survivre ? Vous la défendriez ?

Elle est vitale et tous ceux qui veulent revenir à l'affrontement bipolaire droite-gauche On voit bien c'est un peu ce qui s'organise là C'est ce qui s'organise et ce contre quoi il faut se battre ce contre quoi je me battrai sans répit parce que l'idée qu'on va refaire de la France deux camps retranchés comme les Etats-Unis l'un opposé à l'autre jusqu'à la détestation cette idée là est néfaste pour le pays ce qu'il faut en France et je défendrai cela et au fond cette période où Emmanuel Macron a renversé les anciennes

41:00
Présentateur

forteresses Il y a une question précisément d'un autre François est-ce que c'est pas vous vous avez pas votre téléphone en main de quelqu'un qui devant sa télé en vous écoutant François vous demande est-ce que par conséquent vous allez vous présenter à l'élection présidentielle de 2027

41:12
François Bayrou

Vous avez un homonyme

41:14
Présentateur

qui du moins le souhaite ou en tout cas s'interroge

41:17
François Bayrou

2027 c'est 2027 et il y a un peu de temps avant et je trouve que j'ai déjà utilisé cette expression les fautes de temps en politique sont plus graves qu'elles ne sont en grammaire mais j'ai toujours pensé Il y en a beaucoup qui font des fautes de temps actuellement ?

Il y en a pas mal Il y en a pas mal La liste que vous avez donnée me paraît ils font des fautes de temps parce qu'ils sont obsédés par l'élection présidentielle Or l'élection présidentielle ça n'est pas l'obstacle que nous avons devant nous aujourd'hui Il faut que nous apprenions une nouvelle manière de gérer la France de faire vivre la diversité le pluralisme et que notre démocratie devienne enfin respectée alors que des tas de gens pensent qu'elle n'est pas respectable

42:00
Présentateur

Merci François Bayrou d'avoir été l'invité de BFM politique et d'avoir lancé l'appel aux députés Il faut siéger Il faut siéger à l'Assemblée Merci Amandine Merci Bruno de m'avoir accompagnée Merci à la régie pour la réalisation de cette émission Tout de suite Affaires suivantes sur BFM TV

Budget, retraites, immigration: l'interview en intégralité de François Bayrou, président du Modem — François Bayrou · Pourquijevote