🔴 Audition du maire de Boulogne-sur-Mer par la commission d'enquête sur les accords du Touquet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Pouvez-vous estimer le coût annuel pour votre commune lié à la migration et la part prise en charge par l'État ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts pour la population et les entreprises de votre territoire ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment s'articule l'action de la municipalité avec les associations ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Existe-t-il une coordination entre les présidents d'agglomération du littoral ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous vos rapports avec l'État dans cette crise ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelle est l'évolution de l'action de l'État vis-à-vis des collectivités locales depuis 2007 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Président de la commissionFait
« Les maires sont en première ligne pour gérer les conséquences de cette question migratoire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je vous remercie de vous être rendu disponible, monsieur le ministre, pour cette audition qui inscrit dans qui s'inscrit, pardon, dans le cycle d'échange que nous menons avec les élus du territoire concerné par l'objet de notre commission. Comme le rappelait ce matin le président de la région Haute-de-Fance, Xavier Bertrand, que nous auditionnions, les maires sont en première ligne pour gérer les conséquences de cette question migratoire et c'est pour cela que nous tenons à recueillir votre témoignage public. Euh comme nous avons recueilli celui des maires de Calé, Croisille ou Marc, je précise, mais comme vous le savez, puisque vous êtes un ancien de cette maison, que cette commission d'enquête est ouverte à la presse, qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale et que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 qui organisent nos assemblées parlementaires et bien prévoit que que les personnes auditionnées dans le cadre d'une commission d'enquête se doivent de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Donc, je vais vous demander d'allumer votre micro, de lever la main droite et de dire "Je le jure, je le jure. Je vous remercie et donc je vous cède tout de suite la parole pour un propeliminaire." Merci monsieur le président.
Merci pour l'attention que vous portez à la situation des collectivités locales dans un drame qui est international et que nous connaissons dans les conséquences que nous avons assumé. Merci aussi des de la préoccupation qui peut être portée au travers cette commission d'enquête sur les conséquences pour les territoires. parfois des conséquences dramatiquement visibles et qu'il nous appartient aussi d'assumer et d'assurer quant à le déploiement des des moyens, mais aussi des choses plus moins visibles et qui n'en sont pas moins importantes dans les conséquences et dans les structures qui nous faudrait mettre en œuvre pour assurer un minimum d'humanité dans cette réalité au combien dramatique dramatique parce que il s'agit de vie et parfois on l'oublie lorsque l'on entend certains propos et plus ils sont éloignés de la réalité de ce que nous avons à vivre plus les propos sont souvent vifs et dénués de ce que cette humanité nous appelle à à voir pour accompagner ce drame. qui nous échappe et qui est hautement meurtrier. et puis le quotidien euh et cette population, notre population dont je souhaite euh pour laquelle je souhaite apporter témoignage de reconnaissance parce que depuis des années, des dizaines d'années maintenant, cette crise migratoire, elle est aussi vécue par elle et je pense qu'il y a un proportionnellement inversé beaucoup de retenu de la part de cette population. contrairement à parfois des propos qui sont tenus de personnes très éloignées de cette réalitéélà et et donc plus on est proche du drame, plus on a le sens souvent des responsabilités de la retenue.
C'est quand même un message important et pour autant les conséquences elles sont vécues par le territoire ou par les territoires. ce que nous vivons sur la côte d'Opal, vécu dans d'autres régions européennes aussi, mais appelle à une prise de conscience et et et surtout peut-être à mieux, mais je suppose que des questions porteront aussi sur cet aspect, à mieux associer les collectivités locales et mieux les accompagner. Et au travers les collectivités locales, on peut dire aussi les associations associations d'aide.
Je pense notamment à la SNSM. les en mer ou d'autres institutions euh le 10 la Croix-Rouge enfin on pourrait faire une peut-être une énumération elle serait incomplète mais de toutes celles et ceux qui sont mobilisés pour faire en sorte que nous puissions assurer euh le quotidien à la fois de l'humanité et de l'humanitaire mais aussi de la sécurité et du sécuritaire. Je suis à votre disposition.
Vous aviez reçu un petit questionnaire. Peut-être que globalement vous pouvez alors sans s'en prendre point par point mais grosso modo un peu poursuivre le proliminaire en en abordant les sujets. Il y a un certain nombre de sujets qui sont évoqués des questions où on nous invite à nous positionner sur des compétences qui ne sont pas les compétences de collectivité locale.
Pourquoi ? Euh moi je m'en tiens à ce qui est mon statut aujourd'hui euh c'est-à-dire d'élu local ou de président d'agglomération euh comportant un certain nombre de collectivités, une dizaine littorales qui sont directement touchés par les conséquences de cette crise migratoire. Alors avec bien sûr des conséquences liées à ces relations diplomatiques euh et notamment de l'évolution des accords du Touquet et post accord du Touquet.
On reste souvent lorsqu'on est éloigné sur des images, j'allais dire d'épinal mais enfin pour le coup elles sont calésiennes ou du côté ou de ce territoire. de ce qu'a été le camp de sangat et les évolutions. Et ce que l'on peut retenir, c'est que à mesure que la sécurisation des flux et le caractère hermétique désormais des zones portuaires ou du tunnel sous la manche, on a connu des périodes où les tentatives elles étaient nombreuses de passer le tunnel à pied amené à des drames. les les ports sont désormais heramétiquement tenus, ce qui fait que les modes opératoires des passeurs et des réseaux a beaucoup évolué et a amené à ce que soit sur la totalité de la façade littorale que les tentatives de de passage existe selon des modes comme je disais opératoire qui sont nouveaux, des smallbot, des des taxibat, euh de la rapidité dans l'évolution et donc de plus en plus difficile à à à appréhender, à anticiper.
Lorsque vous avez un passage qui est identifié, portuaire ou du tunnel, bon, vous pouvez adapter le modèle de de surveillance preuve en esté. c'est qu'aujourd'hui ça ne passe plus par ces voieslà mais qu'il est beaucoup plus difficile dans les massifs du nir sur le littoral d'appréhender, d'anticiper euh la sophistication des réseaux de passeur. Donc les collectivités locales se sont trouvées face à cette réalité de présence euh qui sont des présences que l'on ne peut anticiper.
Alors, il y a bien quelques endroits qui sont des endroits plus stratégiques et plus fragiles, plus faciles à opérer pour les passeur, mais malgré tout les conséquences de cette convergence migratoire, elles sont souvent laissées à la réalité des des collectivités. Alors, concrètement, comment fait-on ? Il y a il y a la sécurisation, elle dépend de l'État et essentiellement et d'ailleurs l'État a su nous faire comprendre que il n'était pas de notre sujet de nous mêler de tout cela.
Mais dans le même temps, nous sommes dans le sentiment euh laissé un peu dans notre solitude de responsabilité lorsqu'il faut agir nuit. sur les drames que nous connaissons, assurer euh l'accompagnement des équipes et des institution qui œuvre pour assurer le euh le sauvetage et sauver les vies. Et bien sûr, il y a parfois des accompagnements qui sont des accompagnements financiers hein dans le le le cadre des accords bilatéraux. enfin sont souvent limités à des dispositifs de contrôle de vidéo caméra et ne prennent pas en en charge toutes les dimensions et toutes les facettes de ce à quoi nous sommes confrontés.
Veut dire la présence la sécurisation, le traitement et de remise en état des sites qui sont occupés. la propreté bien sûr euh l'évacuation des déchets et cetera et puis des choses qui devrait enfin sur lesquelles nous essayons d'alerter que concrètement s'il dit que ce sont des questions régaliennes ou de compétences diplomatiques certes alors que les moyens soient donnés à l'État et que l'État se les donne lui-même sur ses propres services. Des choses qui ne sont pas visibles. exemple, quelles sont les dotations pour les nos centres hospitaliers pour l'accompagnement des populations qui nécessite euh une spécialisation rapide suite à des tentatives de traversée avorté ?
Quels sont les moyens donnés au tribunaux tribunal de Boulogne par exemple qui doit gérer l'essentiel de la face judiciaire ? Il n'y a pas de moyens supplémentaires. Quels sont les moyens donnés à la SNSM pour qui a dû quémander qui même je dois le dire quelque chose de tout à fait choquant lorsqu'il s'agit de euh de de bénévoles qui euh viennent sauver en mer, sauver des vies et qui n'ont pas les moyens en terme de flotte ou de canotes euh ou même de débarquement dans mon port, nous avons beau demandé des moyens pour permettre de de d'avoir des qu d'accostage qui soit adapté, il n'y en a pas.
C'est-à-dire que les personnes qui sont souvent dans des situations d'hypothermie et que l'on a sauvé de la noyade sont transvasés transposé dans des conditions inimaginables. l'hiver, la nuit, dans des dans des températures parfois négatives sans même qu'on ait les conditions de d'accueil à qu même des quai permettant de pouvoir opérer correctement le sauvetage. Nous avons des tentes de fortune.
Souvent il fait tempête haqué sans que nous puissions avoir les conditions minimales. Pourquoi ? parce que je pense qu'il y a la phobie de voir se réinstaller des camps et donc on évite des des installations pérennes.
Mais si on évite des installations pérennes, nous n'avons plus la possibilité d'accueillir en tout cas de de prodiguer les premiers soins à ces populations qui en ont besoin. Lorsque ces populations arrivent notamment dans le quartier de la gare de ma ville et et qu'ils n'ont pas de moyen de rejoindre leur rendez-vous avec les passeurs et bien ils sont où qu'il n'y a plus de train, ils sont tout simplement aérés dans les rues. Alors même que le ministère de la santé ou de la solidarité est propriétaire de friche à proximité de de la gare.
Et je dis tout simplement puisque c'est il s'agissait de lieu de formation où il y a au moins la possibilité de mettre tenté que ce soit au chaud mais en tout cas à l'abri et avec des sanitaires, des personnes qui sont des bébés, des mamans, des mamans enceintes ou pour les hommes c'est parfois moins problématique mais enfin quand même de pouvoir les accueillir, de pouvoir avoir accès à des sanitaires, des douches ou au moins des toilettes. et sont dans les rues. Et comment font-ils ?
Comment peut-on laisser les gens dans les rues ? Alors, lorsque nous y sommes autorisés, nous ouvrons des lorsque l'État nous le demande, nous ouvrons des des établissements communaux. Mais la question du transport pour amener ces personnes de la gare par exemple jusqu'à ces établissements à laisser laisser à la charge des collectivités ou des bénévoles ou des associations où souvent on en fait le procès des associations qui accompagnent les migrants mais enfin souvent heureusement qu'elles sont là pour donner de la des boissons chaudes les premiers vêtements et et parfois les accompagner jusqu'à des sites qui qui sont ouverts par les municipalités lorsqu'il s'agit d'établissement scolaire, mais on ne peut pas les ouvrir tout le temps parce que il faut que le lendemain ce soit compatible avec l'activité éducative et donc le l'hygiène le la que l'on puisse désaffecter après le passage des migrants.
Enfin bref, il y a des conditions sanitaires qui sont obligatoires. Quels sont les moyens qui sont offerts et surtout quelle est la coordination de tout cela ? On nous dit que tout c est prise en charge.
Non, ça n'est pas vrai. Les les populations sont souvent laissées là à demeure et puis et bien chacun s'organise comme il peut. on les laisse euh dans le froid et dans des conditions sanitaires qui ne sont pas acceptables.
On demande pas grand-chose. Vous savez, je connais aucun iranien euh personne afghan ou ayant traversé les continents souvent à pied se disant "Ma destination c'est d'aller prendre une douche à Boulogne sur Mer." Bon, ils arrivent, ils veulent passer en Angleterre, comment fait-on ?
Et lorsqu'ils arrive à passer ou en tout cas à monter sur des embarcations dans des conditions terribles et que leur destinée avorte, ils reviennent mouillés, trempés et lorsqu'ils reviennent vivants, et comment fait-on après ? Bien souvent, ce sont les bénévoles, les collectivités, les associations qui prennent en charge sous la responsabilité de l'État. Bien sûr, en fait, tout ça fonctionne comme ça peut, plutôt pas mal vu le drame euh humain que cela représente.
Mais enfin, nous pouvons perfectionner et nous pouvons demander à ce que les moyens qui sont attribués souvent il est question de chèque, de coût et cetera, mais enfin la première des choses, c'est de pouvoir assurer matériellement les choses, humainement les choses et que les services soient dotés des bons moyens. Et les premiers services qui ont besoin de moyens, ce sont les services de l'État, les collectivités également en solidarité. Ce serait d'ailleurs bien que l'on ne supprime pas des emplois aidés au aux entreprises d'insertion qui permettent d'assurer la propreté, le l'entretien des espaces et des rivages.
En fait, tout cela est peuvent peut paraître devant le drame comme des détails. Enfin, quand même, ça manque singulièrement de logique. Nous sommes sur une zone qui nécessite d'avoir un traitement particulier et à tout niveau. niveau de renforcement de moyens, moyen de police, moyen de gendarmerie, moyen pour le S10, moyen pour la SNSM, moyen pour les associations type Croix-Rouge, moyen pour la justice.
Je n'en vois pas trace. Alors bien sûr, il y a les accords bilatéraux et le chèque versé aux autorités nationales de la part des Britanniques pour rassurer et tant mieux. Enfin euh tout cela doit être aussi de la part des services de l'État regardé pour adapter cette situation à l'ensemble de cette façade maritime qui connaît une convergence euh de migration internationale.
J'espère répondre à vos question vos interrogations, mais je peux être plus précis. Bien, je vous en remercie, monsieur monsieur le ministre. Euh trois petites questions, trois ou quatre petites questions. justement vous parlez là des coûts cachés qui revient qui reviennent dans dans le giron de l'état mais je voudrais être sur les coûts apparents notamment ceux de votre commune et je voulais savoir à combien vous estimez le le le coût annuel euh lié à cette problématique de la migration pour votre commune et euh la proportion euh comment prise en charge par l'État euh de de de ce coût annuel.
Nous n'avons pas euh quantifié le coût pour les différentes communes, d'autant qu'il faut regarder aussi les la petite dizaine de communes de la commune de noté d'agglomération concerné et nous pouvons le faire mais bon, ce sont plusieurs plusieurs centaines de milliers d'euros annuels, peut-être le million qui en coût additionnés pour les collectivités sont de du fonctionnement courant de la mobilisation de moyens de moyens humains, de moyens matériels, euh de de de d'accompagnement et aussi de mobilisation des services sociaux. Et une fois encore, je parle là des services municipaux. nous pourrions ajouter à cela les centres hospitaliers, nous pourrions ajouter à cela les moyens déployés par les associations.
Donc il y a pas de comptabilité analytique mais bien évidemment ça se compte plusieurs centaines de milliers d'euros. Nous l'avons pour les nous avons bénéficié pour l'installation de de système de caméra mais pas pour autre chose. Et d'ailleurs dommage que il y ait pas de financement sur ces fonds des qu d'accostage ou de de des moyens qui soient des moyens portuaires dignes pour assurer la sécurisation. de l'évacuation de ces populations.
Euh, pouvez-vous nous présenter les impacts pour la population et pour les entreprises de votre territoire de de de cette situation ? Est-ce que vous avez le sentiment euh euh qu'un certain nombre d'entreprises qui auraient pu venir s'installer sur votre territoire du fait de la situation ont pu y renoncer ou les entreprises qui sont présentes n'ont pas fait finalement leur développement ou les investissements qu'ils auraient pu faire en en l'absence de cette situation ? Nous n'avons pas souhaité stigmatiser le territoire.
Nous n'avons pas souhaité que l'image de la crise migratoire soit humanitaire soit associée à notre territoire et nous avons souhaité au contraire agir et le faire dans une discrétion de la solidarité qui est nécessaire justement pour que l'on n'associe pas nécessairement le territoire de la côte d'Opal et du boulonnais à la crise minatoire mais elle est bien réelle. Alors, il n'y a pas eu, à ma connaissance de de décision forte économique de localisation, mais c'est vrai qu'il y a parfois, je veux pas non plus assimiler la crise migratoire à des situations de non droit, de mise en danger. Il y a trop de discours qui sont tenus qui font un amalgame trop facile et qui viendrai à considérer que tous les mots de l'insécurité viendraient de cette situation migratoire.
Je trouve au contraire et j'ai commencé par cela qu'il y avait une grande responsabilité de la part de la population et des populations en solidarité, en acceptation, même si nous avons des des situations qui sont hautement anxiogènes. Je prends l'exemple des transports en commun. Euh lorsque que vous avez de l'ordre de 20000 personnes qui chaque année utilisent le réseau par groupe euh et crée un sentiment d'insécurité parce que ces personnes, elles sont elles prennent le bus avec un titre de transport d'ailleurs, mais ce qui rend impossible pour les plus jeunes le fait de prendre le bus pour aller rejoindre l'établissement scolaire, soit par faute de place, soit par peur, soit par crainte, voir même le droit de retrait des des conducteurs de des réseaux de transport urbain.
Bon, ça ce sont des des situations qui sont difficile à vivre, tendu. Il faut de la médiation, il faut de l'explication pour essayer de faire en sorte que nous puissions ne pas pénaliser la population. Comment s'articule l'action de la de la municipalité avec les associations ? les municipalités sont euh saisies souvent directement par les associations.
Alors, vous savez euh il y a des démarches qui sont différentes. Il y a pas de la part d'association euh et de l'acceptation euh de la responsabilité. Enfin, globalement, lorsque nous connaissons les interlocuteurs, lorsque nous avons des contacts, il s'agit de savoir quelles sont les limites acceptables parce que il faut accompagner, enfin, il faut éviter aussi que l'on ancre dans le dans une forme de d'habitude des situations qui ne sont pas des situations acceptables.
Et donc il faut à la fois faire montre de solidarité d'humanité mais aussi connaître les limites de ce qui est une action volontaire d'accompagnement des associations et et plus particulièrement des personnes qui sont en situation de fragilité dans dans le cadre de cette crise migatoire. Donc c'est un équilibre subtil humain de relation entre des acteurs. Lorsque nous connaissons les associations, lorsque nous connaissons leurs responsables et ceux qui leurs militants, nous pouvons travailler et en tout cas accompagner.
Euh nous ne le faisons pas lorsque nous ne connaissons pas les interlocuteurs. Vous savez, il y a des réseaux qui sont internationaux. C'est vrai pour les associations aussi hein.
Et dernière question avant de donner la parole à madame la rapporteur. [grognement] Euh il y a dans le Calési une coordination entre les maires du littoral. Euh je suppose alors vous êtes propri vous êtes président pardon euh de de de l'agglomération.
Donc je suppose que vous animez aussi cette coordination pour le boulonnetis. Euh je voulais savoir, a-t-il euh une coordination entre les présidents d'agglomération ? Euh je pense donc Boulogne, Calé et Dquer que euh puisque vous êtes euh les trois grandes agglomérations qui qui sont euh confronté confronté confronté pardon euh j'allais dire quotidiennement à cette crise migratoire.
Il n'y a pas de coordination des élus en dehors de sur le boulonnet de la réalité institutionnel. Certains maires ont rejoint la coordination qui a été initiée par Natacha Bouchard. Euh j'en salue l'action et je sais combien les difficultés sont grandes lorsqu'il s'agit de faire face à des situations qui sont celles que nous connaissons aussi.
Pour ma part et pour la part d'un grand nombre d'élus du littoral, justement, nous n'avons pas souhaité euh que des questions qui sont qui dépassent la responsabilité locale puisse nous engager sous forme d'un syndicat de lobbying sur fond de crise migratoire. Donc la question sont suffisamment sensibles pour ne pas les exacerber. et que nous préférons pour notre part.
Je sais que c'est le cas aussi hein dans le Calésie, il s'agit pas non plus mais c'est une approche différente et et nous pouvons l'avoir l'approche différente mais nous préférons les discussions qui soient des discussions organisées par l'État avec les élus que d'avoir à nous organiser en comité de défense des élus locaux avec souvent des propos qui peuvent être bien éloignés de la référence républicaine. Euh donc c'est un sujet qui peut-être sensible et sur lequel il vaut mieux que nous puissions travailler sur le fond plutôt que sur la communication. Ce souci de communication, je l'ai dit tout à l'heure, je vous ai répondu à votre question.
Nous ne souhaitons pas que celle-ci l'emporte par le souci de parfois de discours facile. Je ne parle pas de la coordination des élus, enfin la façon dont ça peut être utilisé. euh que l'on ne dépasse pas un cadre des responsabilités républicaines dans le respect de ce qui est de la compétence de chacun, l'État, les collectivités locales.
Si vous m'interrogez en tant qu'ancien ministre ou en tant que ancien parlementaire, je vous réponds que acteur et responsable politique, je vous réponds à ce titre. Lorsque je suis maire et président d'agglomération, je reste dans les compétences qui sont les miennes. Je pense que c'est comme ça qu'on arrive à mieux travailler si vous voulez.
J'allais donner la parole à à madame la rapporteur, mais la dernière question que j'ai omise de vous poser, c'est comment qualifierez-vous vos rapports avec l'État dans le cadre de cette crise migratoire est-elle satisfaisante et quelles sont les marges d'amélioration ? Elle est continue par le nombre de visites que nous avons à chaque fois qu'il y a un drame. Mais bon, je pense que sur le fond, il serait un un bon euh puisque cette commission d'enquête me permet de le dire et de le souligner que quand même euh la situation des collectivités au-delà des mots de compassion et de solidarité exprimé par l'État, alors j'ai vu que dans certaines périodes c'était accompagné pour certains de chèques.
Ça n'est pas généralisé. C'est fort dommage parce que certaines communes qui ont pas de moyens se trouvent confronté à à devoir faire face à des difficultés sans commune mesure avec leur budget, leur capacité physique, personnelle et budgétaire. Mais euh d'abord, ce serait bien que l'accompagnement, Moi, je vous ai donné des pistes, que l'État lui-même euh soit euh est une politique positivement discriminante, de mettre des moyens supplémentaires.
Pas normal que nous n'ayons pas plus de moyens de police. L'état de mon commissariat est en est l'illustration. Or, nous sommes pas n'importe où. nos gendarmes sont monopolisés sur cette question migratoire.
Notre justice, elle est déjà confrontée à des difficultés en terme mais nous n'avons pas de moyens supplémentaires. Les services de santé hospitaliers n'ont pas de moyens supplémentaires. Voyez, ce sont des choses très simples.
L'accompagnement de très simple enfin qui relève de l'État déjà. Et ce serait pas mal que l'État lui-même ce dans sa diversité et dans sa responsabilité déconcentré puisse bénéficier des moyens et que les collectivités elles-mêmes puissent être appelées à indiquer là où nous avons besoin. Mais on traite nos collectivités comme si elles étaient en plein territoire de prospère de de prospérité de de croissance.
Or, nous avons une crise migratoire sur les bras. Or, nous devons bénéficier de moyens, on demande pas de choses simples. Euh lorsque je dis que les associations doivent de de d'insertion doivent avoir des moyens supplémentaires, c'est tout simplement parce que nous en avons besoin pour accompagner la situation dans les sites naturels où les campements sont improvisés et que il faut remettre en état après.
Bon, c'est ça n'est pas un détail, c'est une réalité. Et qui si nous n'avons pas plus nos associations, si nous n'avons pas nos moyens municipaux pour le faire, qui va le faire ? Et vous savez, nous sommes une région touristique.
La côte d'Opal, je vous invite à la visiter. Elle est très belle. La boutonnière du Boulonnais, c'est remarquable.
Une très belle région. Merci. Non, je suis issu.
Merci monsieur le ministre. Et je donne la parole à madame la rapporteur. Pardon monsieur le maire.
Merci. Euh vous vous avez expliqué que les fonds senders pour votre commune il ne servait qu'à certains équipements. Ici on cherche quand même à avoir des éléments chiffrés pour apporter un peu de transparence.
Est-ce que vous savez annuellement sur les trois dernières années, vu que c'est des négociations triennénales euh ce dont la ville de Boulogne a bénéficié via les fonds sandurst ? 300000 € 300000 Oui. Sur simplement de réseau de caméra hein.
Pas pour autre chose. Ah pas pour autre chose. Nous avons rien d'autre malheureusement.
Rien d'autre. justement obligé d'alterner justement euh est-ce que dans le cadre des trop faibles relations ou de qualité jugée trop médiocre peut-être dans la relation avec l'État, est-ce qu'il y a un mécanisme qui existe, un dispositif qui existe pour que vous puissiez faire des demandes afin de bénéficier de fond sendeur supplémentaire ? Comment ça se déroule pour pouvoir en gros demander ces ces fonds-là ? en dehors des fonds sandor, il y a pas de dispositif particulier d'accompagnement par rappel à pas par rappel à projet ou alors lorsque nous demandons parce que vous savez souvent nous plaidons pour des questions qui concernent l'État lui-même.
Lorsque je parle des infrastructures portulaires, certes le port est euh régional, mais euh les pontons euh euh qui sont des pont nécessaires pour les services de l'État en mer, bah ils ne sont pas là quand même. Incroyable. Or, nous sommes aussi pour refuge.
Donc, comment se fait-il que ces questions ? On sait que ça va pas se régler. On sait depuis des années que ça va pas se régler.
Comment se fait-il que pour ce qui est de l'état des euh des moyens de l'État en mer, nous n'ayons pas des infrastructure portuaire adapté ? L'État lui-même doit s'interroger. Donc vous savez, lorsque l'on voit cette situation, on peut demander pour nos collectivités mais il y a aussi une fois encore le la solidarité nationale, elle doit exister et l'État lui-même doit se s'autoriser d'avoir des moyens.
Je plaide pour le préfet de du Pas de Calé finalement, [raclement de gorge] mais c'est une réalité. C'est une réalité. Il faut qu'il y ait une mission migratoire, crise migratoire sur les coûts et sur les infrastructures nécessair à la la aux conditions de déploiement du sauvetage en mer et du rapatriment.
C'est malheureux et souvent des corps ou des personnes en situation sanitaire extrêmement dégradé, hypothermie et cetera. Donc bon et puis qu'on arrête avec des espèces de philosophie ou de doctrine. Il faut quand même des infrastructures, il faut quand même ouvrir des moyens des des des lieux lorsque c'est nécessaire.
Une fois encore quand je dis mais les migrants, ils viennent pas à Boulin sur mer pour faire du tourisme. Donc ils vont pas y rester. D'ailleurs, ils ne le souhaitent pas.
Enfin quand même euh on ne peut pas être sans sensibilité lorsqueon voit l'état de la situation et la situation des personnes en pleine nuit qui qui frôle la mort par le en plein hiver. Enfin là ça va. La mer est à 15°gr 16 peut-être mais en pleine en plein hiver. et puis des bébés, des enfants, des femmes enceintes, en fait des situations incroyables. quand même effectivement il y a fonders, il y a la question du contrôle de la migration et puis il y a les conditions et les conséquences matérielles de cette crise migratoire où là je trouve en effet que les moyens sont insuffisants ou insuffisamment pris en compte ou que l'on se concentre peut-être l'exigence britannique qui nous l'impose car contrairement à ce qu'ils peuvent penser eux-mêmes, le travail est fait par l'État français et donc l'État ne manque pas à sa parole et à sa signature.
On peut contester l'origine, les accords du Touquet et cetera enfin euh et peut-être revenir dessus. Je me suis dit je vous ai dit monsieur le président, madame la rapporteur, que je restais dans mon dans ma mission d'élu local. Donc je vais m'y tenir si j'ai quelques réflexions sur les restes.
Heureusement mais nous sommes toutouis sur le reste hein. Votre parole est complètement libre bien évidemment mais bon ben par exemple sur on entend beaucoup de choses sur les accords du Touqué. Bon ben euh je comprends bien que si on venait à dénoncer du jour au lendemain les accords du Touquet, donc on était vraiment d'une irresponsabilité totale dans la façon et le mode opératoire et la suite et les conséquences.
Enfin pour dénoncer, vous savez, il faut savoir ce que l'on met à la place et que mett-on à la place ? Et si le message c'est dur et on dénonce sans avoir de dispositifs robuste et notamment outreemche parce que la vraie question elle est outremche cela risque faire je vais pas dire un appel d'air j'aime pas mais enfin en tout cas de donner un mauvais signal les choses se savent vite et et donc on risque d'être confronté al les accords du Touk ne sont pas une des bons accords ils sont déséquilibrés j'ai eu l'occasion de le et cetera. Encore faut-il que nous sachions une fois que l'on on les a dénoncé ce que l'on met à la place et quel est l'interlocuteur d'où la nécessité d'avoir une européénalisation de la question.
C'est pas une question bilatérale. Ça n'a jamais été une question bilatérale. C'est une question de flux migratoire européen comme d'autres régions européennes peuvent les rencontrer.
Donc voilà, je me suis éloigné de mon engagement. Euh pour les communes de la GLO lorsque elles ouvrent des gymnas des gymnases pardon et des salles municipales après un un naufrage, est-ce qu'il existe à la demande de la préfecture, est-ce qu'il existe un mécanisme de remboursement, de compensation, de solidarité par l'État pour compenser ces ouvertures ? Non, mais c'était bien que ce soit dit. [rires] Ça n'existe pas.
Ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Et et et souvent euh à notre demande, nous souhaitons ouvrir des locaux parce que nous savons la situation de ce que nous voyons sous nos yeux et que nous en sommes dissuadés.
On l'a déjà un petit peu évoqué, mais ce qui est vrai, c'est que très souvent dans les discours publics, on va entendre la plupart du temps les réticences des populations locales. Enfin, souvent, on parle la place d'ailleurs des populations locales en expliquant que tout ça est intenable pour les populations. Je dis pas le contraire.
Je pense que tout ça est très compliqué aussi pour les populations locales pour plein de raisons différentes. D'ailleurs, je pense que c'est très dur de voir la misère en bas de chez soi ou devant chez soi. Euh mais on je pense qu'il faut aussi dire que il y a une population solidaire.
Est-ce que vous avez déjà vu entendu une population qui peut aussi être tendue vis-à-vis de la sécurisation permanente ? Est-ce que ça c'est quelque chose que vous entendez ? Évidemment, lorsque vous avez des attroupements notamment au pied des immeubles, alors même que des locaux sont fermés et pourraient être ouvert et qu'ils appartiennent à l'État, moi ça m'agace, ça me choque, ça me scandalise et euh on peut au moins ouvrir des locaux pour éviter que des personnes soient amassées euh devant les les les domiciles.
Des personnes qui eux-mêmes ont finalement les habitants sont tristes de voir cette situation. Ils ont peur par pas tous. Enfin, l'élan de générosité existent en tout cas de compassion.
On sait très bien qu' une fois encore, ils ne sont pas venus visiter la ville. Euh et donc c'est à la fois beaucoup de tristesse, beaucoup de compassion et puis aussi l'incompréhension. Et moi, je prends la responsabilité comme maire de la ville de dire que oui, il faut ouvrir des locaux.
Non, pas et on dit mais vous savez ça risque de créer un lieu de de crispation ou de convergence. Non, ça n'est pas vrai. Et d'ailleurs, si on le fait à peu près, je même proposé que ce soit nos services, vousz jusqu'où on va nos services municipaux qui puissent le gérer parce que je sais que l'État s'il n'y a pas les collectivités, enfin c'est l'État ne peut rien faire. le jour où madame la sous-préfet ou monsieur le préfet quel qu'il soit ou monsieur le sous-préfet ça change bon les uns ou les autres bref le représentant de l'État s'adresse au maires des communes quels sont leurs moyens au représentants de l'État pour faire rien quels sont les moyens aucun bon donc il vaut mieux que ça se passe en bonne intelligence ce que nous faisons.
C'est ce que nous faisons et c'est indispensable d'essayer de de discuter, de dialoguer, de respecter aussi la position de l'État. Mais il faut aussi être raisonnable et entendre que nous avons une connaissance de notre territoire, de nos populations et que il y a des moments où l'exaspération peut exister et qu'il nous faut là aussi des moyens de sécurisation plus importants. Mais le problème, il est pas forcément un problème migratoire de ce point de vue de la sécurisation mais nous allons sortir du cadre de cette commission d'enquête.
Bon, on va continuer un tout petit peu sur cette lancée justement. Est-ce que quel regard vous portez sur l'accord ? un pour un Vous en avez les résultats ou bien je pense que ça se suffit soi-même comme ça n'a aucun enfin je n'ai jamais compris le sens de cet accord de ce troc qui d'ailleurs ne se traduit que par quelques centaines peut-être de 500 c'est bien la preuve quel est le sens ça veut dire quoi ça ?
Ça n'a aucun sens. Je n'ai jamais cru un quart de seconde à cet accord qui n'en est pas un parce que parce que ça pas d'effet. Monsieur Defloriant.
Oui, monsieur monsieur le maire de Boulin sur maire, monsieur le ministre, merci de votre présence parmi nous aujourd'hui. [grognement] Euh je voudrais évoquer avec vous les différentes évolutions de l'action de l'État. euh vis-à-vis des collectivités locales.
Euh au cours des des dernières décennies, vous avez été et vous êtes encore maire, député, président de communauté euh d'agglomération, ministre et [grognement] euh vous êtes au moins depuis euh 2007 député et puis ensuite maire depuis 2014, ministre de entre 2012 et 2014. Est-ce que euh est-ce que vous avez euh voilà quelle est l'évolution de l'action de l'État que vous avez vu [grognement] notamment découpé soit par quinquena, soit par changements gouvernementaux, changement de majorité euh et jusqu'à aujourd'hui où effectivement il y a plus de majorité. parlementaire simplement répondre au fait que le changement d'attitude de l'État correspond à l'adaptation du mode opératoire lorsque vous aviez la jungle parce que vous êtes territoire calésien donc ce qui reste dans l'esprit je pense c'est la jungle c'est sangat Et c'est cette image là qui était une image terrible.
Mais à l'époque des décisions ont été prises de démantellement euh sans réponse et par ailleurs, il y a eu une volonté très ferme de sécurisation portuaire. Je l'ai évoqué, c'est le port de Calé qui est aujourd'hui quasi infranchissable. Ce qui fait que l'ensemble de la problématique s'est étendue.
Elle n'en est que plus difficile d'ailleurs à à régler. Je crois que l'État à la fois dans la succession politique, en fait, vous voulez me demander s'il y a eu un changement de comportement politique selon les gouvernements successifs. Oui, lorsqu'il y a eu la signature des acteurs corords du Touquet, c'était une erreur, je vous l'ai dit, qui a été à la base de beaucoup de choses et de beaucoup de problématiques sans avoir les le position le démantellement de Sangade sans accompagnement amené à des difficultés.
En revanche, les moyens sont mis, les moyens sont mobilisés, mais ils le sont insuffisamment. Et si on reste simplement dans une négociation bilatérale d'indemnisation, sincèrement, on n'est pas dans cette on n'est pas que dans cette dimension là. Donc il y a une une exigence simplement j'évoqué les accords du Touquet.
S'il y a une question maintenant que les la Grande-Bretagne est pays tire et bien c'est une question qui doit être portée par l'Europe dans ses relations avec ce pays tiers parce que c'est la France est une frontière européenne pas que la France mais la France nous notre région. Et donc il faut que l'Europe puisse s'engager sur un dialogue qui soit exigeant et ne pas laisser la la France seule. Je dépasse le cadre des lieux locales bien évidemment, mais la France seule dans des discussions bilatérales dont on sait combien nos voisins et amis savent les mener.
OK. Merci madame Dupont. Merci monsieur le président, monsieur le maire, monsieur le ministre.
Merci de vos propos, de la clarté de vos propos. Euh donc moi je suis loin de chez vous, je suis du Méloir Danger mais depuis 2019, je viens régulièrement sur votre territoire et encore tout récemment il y a il y a 15 jours. Et j'ai un point particulier, vous avez parlé à plusieurs reprises du port de Boulogne et j'ai un point d'interrogation particulier. sur euh sur sur la manière dont les l'accostage et le débarquement se fait après un naufrage.
Donc on a interrogé de nombreux acteurs et effectivement bon les souvent en mers sont mobilisés, il ils ils interviennent et ensuite ils ramènent les personnes naufragées soit à Calais voire d'un kercque mais en pour ce qui nous concerne soit à Calais soit chez vous à Boulogne. Le port n'est pas adapté sauf erreur de ma part, vous l'avez dit. Euh enfin moi j'ai j'ai bien compris cela.
Ma question porte sur euh la manière dont les naufragés sont accueillis au port. Une fois que la SNSM euh dépose euh ces naufragés, souvent euh trempé, transit froid, enfin et cetera et cetera. Euh je crois comprendre que parfois il y a euh la protection civile, il y a des des acteurs diligentés par l'État présent.
Mais parfois ce n'est pas le cas et vous avez vous-même parlé de bénévoles qui interviennent et j'ai pu moi aussi avoir ces échos là. Donc j'aimerais savoir ce que vous constatez vous monsieur le maire sur le port de Boulogne en particulier. Je vous remercie.
Merci. Je vais profiter pour peut-être incomplet dans la réponse à votre collègue monsieur Defloriant. Il y a eu une très bonne initiative de la part de Bernard Casneu qui était les centres délocalisés.
C'est votre région qui me fait penser puisque toutes les régions avaient été appelées à pouvoir accueillir des centres de regroupement pour éviter justement qu'il y ait la concentration sur la zone littorale. avait été beaucoup dénoncé euh par certains que vous connaissez mieux que moi euh alors que c'était je pense une une des solutions, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas le poids sur une concentration sur une zone mais qu'il ait bien des structures qui permettent d'éviter cette concentration et de pouvoir réorienter ou expulser, expatrier, bref les personnes personnes qui n'ont pas à être en situation illégale, irrégulière, bref de pouvoir avoir une démarche qui est quand même plus humaine et dans des dimensions qui soit acceptable. Il y a eu quelques réussites intéressantes euh sur cette approche.
Désolé, je prends cette occasion de pouvoir compléter ma réponse. Donc c'était une belle démarche à l'époque. Euh je n'ai pas connaissance que tout cela continue, mais bon, je sous réserve de vérification.
Euh madame député, comme je l'ai indiqué, aujourd'hui les infrastructures, elles ne sont pas du tout adaptées. Vous avez certainement eu des témoignages des secouristes, SNSM et même des services de l'État. Eux-mêmes, les pontons ne sont pas adaptés.
Qu'est-ce qui veut dire que lorsque vous avez des sivières, des personnes en grande fragilité qui faut débarquer de pleine nuit alors même qu'il sentent quasiment cassente mourant et que vous n'avez vous devez avec un marnage de plusieurs plus de 10 15 m parfois enfin des hauteurs de de de de de port, vous ne pouvez pas remonter sur qu correctement des personnes qui sont en grande fragilité. Donc les migrants ne regardent pas le coefficient de marée avant de partir. Donc c'est une priorité ça, avoir des conditions.
Et sur terre, sur les quai, on peut pas avoir des tentes qui ne sont pas chauffées ou insuffisamment qui se sentent extrêmement fragiles lorsqu'il y a tempête sur les zones portuaires. Quand ça souffle, ça souffle. Euh et donc souvent c'est inadapté ou dans des hangars euh ça ne va pas.
Donc euh je comprends qu'il ait pas la volont qu' ait la volonté d'être précautionneuse sur le fait d'éviter des regroupements et cetera, mais des infrastructures qui permettent d'avoir les premiers secours. Alors ça se fait dans des camionnettes, ça se fait dans des dispositifs légers. Enfin c'est on n pas à la hauteur de ce qu'il faut.
Et et sinon euh ceux qui ne sont pas en fragilité, ils sont à pied après, ils font des kilomètres euh dans la nuit, le froid, le gel mouillé et après avoir passé euh plusieurs minutes dans une eau glacée, pas plusieurs heures parce qu'il ne resterait pas. Mais bon, c'est pas possible. Allez-y, il nous reste 3 minutes.
Merci monsieur le président. Et vous connaissez les critères utilisés par l'État pour parfois diligenter la protection civile pour ne citer que celle-ci sur place même si c'est dans les conditions précaires et parfois où ben personne n'est là et effectivement les personnes qui qui certes sont en capacité de marché mais ils sont quand même trempés et transit froid sont amenés à rejoindre le centre-ville et avoir un moyen de trois sports et c'est vrai à marcher beaucoup puisque le port est très excentré de enfin le point de débarquement est très excentré de de ces moyens de transport. Non, ça je je l'ignore et je ne sais pas.
Nous découvrons les intervenants lorsque nous arrivons sur site. Ce qui est certain, c'est que depuis de nombreuses années, l'État a décider de maîtriser totalement cette le mode opératoire et donc maîtrise à la fois le débarquement, la prise en charge et parfois la non prise en charge et notamment pour ceux qui doivent juger encore apte à faire des kilomètres se débrouille euh ou alors de les amener si tenter qu'il puisse l'État ou les services de l'État avoir un moyen de locomotion vers une structure un ancien hôtel un peu plus lointain. Enfin, il faut y parvenir.
Souvent les migrants ne souhaitent pas d'ailleurs. C'est aussi un paradoxe. C'estàd qu'il y a parfois des refus de se d'être mis en sécurité ou en tout cas en accompagnement tout simplement parce qu'ils ont peur d'être renvoyé.
Donc c'est aussi parfois complexe les choses. C'est pas charge de l'État. Moi, je suis pas de ceux qui euh sont mettent en charge, mais il y a effectivement des situations comme celles que vous soulignez qui ne sont pas tolérables simplement, qui ne sont pas acceptables et qui vont perdurer parce que je ne vois pas ce qui peut du jour au lendemain éviter que nous soyons toujours confrontés à à ces drames.
Donc il faut des structures, il faut des structures d'accueil et puis il faut nous aider nous aider à prendre en charge ou à avoir des moyens supplémentaires dans les services déjà par les services de l'État he ce serait déjà que qui mais aussi les collectivités qui sont confrontées à des surcouts et vous savez j'ai la chance d'avoir une collectivité qui a des moyens humains. Et vous avez des petites communes où il y a deux trois employés municipaux et vous avez les élus, le maire, l'adjoint qui en pleine nuit va sur la plage essaie de tout simplement assiste. Il y a encore eu ce drame il y a quelques semaines où qui à plage où Saint-Étienomont les les élus étaient confrontés tout simplement à la mort mais sans aucun moyen pour faire.
Or, il y a des moyens de faire. Il manque pas de structure. Encore faut-il s'adresser au bon et les aider et les financer.
Très bien. Il me reste il nous reste à vous remercier monsieur le ministre de vous être rendu disponible d'avoir répondu avec beaucoup de franchises à nos questions et donc je suspends la séance pour 2 minutes.
Frédéric Cuvillier