François Bayrou face à Alain Duhamel sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] Oui, c'est une une page d'histoire même de BFM Story qui se tourne avec vous ce soir Alain Duamel et surtout avec le chef du gouvernement le premier ministre François Berou. Bonsoir monsieur le premier ministre. Bonsoir.
Merci d'être avec nous. C'est votre c'est le dernier face à Duamel quotidien avec BFM. C'est le dernier face à DUAMEL et Alain justement vous allez débattre pendant ces trois qu4 d'heure avec le Premier ministre François Bairou.
En commençant, on va balayer l'actualité politique mais par quelque chose qui est très préoccupant, c'est le sort des deux otages français en Iran qui sont maintenant quasiment en danger mortel avec le nouveau chef d'inculpation dont on attend la la confirmation officielle. Alain Duamel, est-ce que le gouvernement français se bouge suffisamment ? François Baou, président de la République.
Alors, je je ça n'est pas la première fois que il y a des drames qui concernent des otages français. Je n'ai jamais connu quelses que soient les étiquettes politiques un gouvernement français indifférent au sort de ces otage. Franchement, je n'ai jamais connu ça.
Je sais que dans certains cas, il y a des méthodes qui ont été utilisées qui pouvaient être blâmables. Je sais que dans d'autres cas, il y a eu des interférences, y compris de citoyens français qui ont compliqué les choses pour le gouvernement. Mais quand il s'agit d'otage, moi j'ai toujours vu tout le monde se mobiliser.
Mais là, on vient de franchir une étape François Baux puisque Cécile Coler et Jacques Paris risquent désormais la peine de mort. Que faire ? Euh alors, ils ont en effet été notifiés d'inculpation qui sont des inculpations qui en Iran vous rendez compte de de la folie de tout ça ?
Ce sont des Ce sont des syndicalistes enseignants enseignants qui sont qui sont en voyage en Iran et qui sont émus par le sort des de ceux qui manifestent pour pour les femmes en Iran et on les accuse d'espionnage pour Israël. Ça n'a évidemment aucun sens. On a d'abord eu peur euh parce qu'il y a eu bombardement de la prison, la prison Devine euh et puis hier euh les le personnel consulaire a pu avoir une visite avec eux, a pu être autorisé à une visite avec eux euh et euh donc on garantit qu'ils sont en en bonne santé, ce qui est déjà un premier soulagement [Musique] et Il y a un machin qui est tombé là, je sais pas quoi.
C'est pas grave. C'est pas grave. Il ira pas plus bas.
Mais euh et puis cette inculpation qui en effet est inquiétante mais je veux croire que toutes les interventions y compris celle direct du président de la République auprès du président de la République d'Iran, de toute intermédiaires autorisés qu'on peut trouver et puis le simple bon sens le la certitude que cette jeune femme est le bon sens avec la République islamique d'Iran. Monsieur le premier ministre, vous avez raison. Très bien.
Écoutez ce que ce que disait son l'avocate de de de la famille de Cécile Colaire. Elle était notre invitée il y a quelques minutes. Elle vous lance un appel.
Monsieur le Premier ministre, nous vous savons mobiliser au côté des familles. Maintenant, il s'agirait de mettre en œuvre tous les moyens. Je dis bien tous les moyens.
La seule libération immédiate, c'est pas seulement une revendication. S'il faut aller les chercher, il faut aller les chercher et je crois qu'on a les moyens physiquement d'aller les chercher en temps encore une fois exceptionnel comme celui euh en fait qui est un temps quasiment de prè-guerre ou en tout cas euh du d'une guerre potentielle qui menace. Voilà, donc mettez à disposition tous les moyens euh que vous avez pour les récupérer parce qu'il faut qu'il rentre sain et sauf.
Et je précise que les responsabilités aujourd'hui euh et bien évidemment c'est celui de l'État ravisseur mais c'est aussi celui de l'État protecteur. Euh tous les moyens, tous les moyens disponibles et tous les moyens utiles euh en essayant de comprendre les ressorts qui pourraient faire qu'une libération la plus rapide possible interviendrait. Mais vous savez bien quel est le l'organisation de l'État en Iran, où est le où sont les véritables pouvoirs ?
Et on vient de voir dans la guerre des 12 jours quel était le l'organisation et la le et la profondeur de du durcissement. Euh et donc en tout cas, je dis une chose, tous les moyens, vous travaillez sans exception, sont mobilisés et nous avons tous les jours euh des réunions pour savoir où ça en est. Alors, monsieur le premier ministre, on va passer tous les sujets d'actualité en revue et vous allez discuter, débattre avec Alain Duamel.
On sort d'une séquence canicule, on en commence à en prévoir une autre d'ailleurs, peut-être sous sous 10 jours. Séquence canicule intense qui a touché la la quasi-totalité des Français. Le gouvernement a-t-il bien fait les choses, prévention et action ?
Alain Duamel euh quand il y a un drame euh le gouvernement se mobilise et les services publics qui sont quelquefois irritants en période normale, s'il y a un vrai drame, s'il y a un incendie énorme, s'il y a ce qui se passe en ce moment, s'il y a une tempête et cetera sont souvent les services publics dans ces cas-là exceptionnels et je trouve que il faut le rappeler d'autant plus qu'on a pu le constater eu une fois de plus. Maintenant, derrière ça, c'est-à-dire la la situation à laquelle ils ont dû faire face et auquel à laquelle le gouvernement aussi a dû faire face, je dirais que moi ce qui me choque, c'est le gouvernement le c'est le comportement de certains politiques qui au moment où on s'aperçoit des conséquences du réchauffement climatique d'une façon que personne de bon sens ne peut nier. On le voit, on le vit.
Hm. À partir du moment où il y a ce effectivement ce dérèglement qui s'est installé et qui s'accélère, à partir de ce moment-là, prendre du retard comme c'est le cas, mais comme c'est le cas depuis des années, mais prendre du retard en ce qui concerne la lutte contre leur échauffement et en particulier parce que c'est ça dont il s'agit, sacrifier des projets ou repousser des projets qui veulent parler de la mais en l'occurence la droite elle gouverne avec en ce moment. Alors en l'occurrence je parle pas de la droite, je parle je je parle de Bruno Rotaillot qui est le président des LR.
Oui, je parle je parle de Laurent Voquier qui est son adversaire juré mais qui néanmoins sur ces questions prend les mêmes positions sign et je parle de la tribune qu'ils ont signé et cetera. Bon, il faut dire les choses clairement. Si on croit si on si on conteste la réalité du réchauffement, c'est qu'on est idiot.
Si on voit qu'il y a ce réchauffement et que au même moment on est prêt à rendre plus difficile le combat contre ce réchauffement, c'est qu'on est cynique. Vous avez des ministres cyniques. Rotaillo cynique.
Monsieur le vous avez lu cette tribune. Je je si je peux éviter la guerre au sein de l'équipe gouvernementale, il y a suffisamment de guerres, il y a suffisamment de de gens en embuscade et de groupes en embuscade. Faut tenir votre ministre de l'intérieur, monsieur le chef du gouvernement.
Suffisamment de il s'est pas exprimé en tant que ministre de l'intérieur. Ah bah c'est quoi ? Mais et donc mais soyons je vais dire les choses.
Quelle est la la stratégie du gouvernement ? On a Bruno qui dit non au photolien et on a votre ministre Agnè Runach qui dit au contraire il faut y aller et pas seulement elle plusieurs ministres se sont exprimés en ce sens et moi-même je vais vous dire ce que je pense. C'est très simple.
Il y a deux questions mais il y en a deux. Il y a une question de long terme qui est ce qui vient d'être évoqué par l'induamel, c'est-à-dire la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre qui participe à ce dérèglement climatique, à ce réchauffement accéléré. Euh et ça, on a besoin de renouvelable comme on a besoin de nucléaire pour faire de la France le pays du monde avec l'hydroélectricité qui euh produit son électricité avec zéro émission de gaz à effet de serre, ce qui est à porté de la main.
Ça c'est le et on est le seul pays du monde en dehors des pays scandinaves qui ont de l'hydroélectricité. Vous rendez compte, nous sommes le seul pays du monde qui réussit à atteindre cet objectif. Il y a une deuxième chose qu'à mon sens dans les années passées on n' pas fait assez, c'est s'intéresser à l'adaptation des villes et des logements au changement climatique pour pouvoir rafraîchir par exemple euh une pièce de l'appartement lorsqu'il y a une personne âgée et et et tout ceci peut se faire d'abord avec des équipements.
Par exemple, j'ai Alain Duamel le sait bien depuis des années plaidé pour la géothermie. Quel est l'avantage de la géothermie ? Quand il faut chauffer, c'est 80 % moins cher.
Quand il faut rafraîchir, c'est 90 ou 95 % moins cher. Parce que la terre qui est sous nos pieds, ce gisement, c'est un gisement à la fois de calories et une possibilité de rafraîchir. Ça c'est Mais il y a aussi des équipements de de proximité si j'ose dire.
Euh la climatisation, vous êtes pour la climatisation des ventilateurs. Mais je parle là d'une pièce dans un logement pour les quelques jours. Oui.
Qui émet de la fraîcheur, des ventilateurs rafraîchissants euh qui sont qui sont à des prix accessibles et que euh qui peuvent être une réponse pour toutes les personnes en situation de fragilité. Mais vous voyez bien que c'est deux choses. l'une de long terme comment on produit de l'électricité sans émettre des gaz à effet de serre avec du renouvelable et du nucléaire et une une de court terme comment permettre à des gens en fragilité de se rafraîchir mais il y a quelque chose d'autre qui est inquiétant en tout cas qui mérite de d'avoir des réponses euh c'est le fait que alors que la France a été parmi les pays les plus actifs dans le combat contre le réchauffement l'accord de Paris c'était une affaire qui a été stimulée organisée par la France et que on avait des résultats qui étaient des résultats non pas satisfaisants mais honorables en tout cas qu'on était parmi les pays qui atteignent atteignaient des objectifs et faisait ce et faisait en réalité ce qu'il prêchait.
Mais on s'aperçoit que depuis plusieurs années, là je vise pas spécialement votre gouvernement évidemment, mais c'est de plusieurs années, c'est un fait on on a sacrifié un certain nombre d'avancées, c'est-à-dire qu'on les a en réalité repoussé. Alors, il y a certainement des questions budgétaires, je ne les ni pas, on va sûrement en reparler euh et qui joue. Mais enfin, c'est un fait que euh dans les réajustements, dans les tentatives d'économie et cetera, c'est l'écologie qui a beaucoup payé et et que le fait qu'on ait choisi de faire payer à l'écologie, alors je dis pas qu'il fallait le faire sur la défense par exemple bien entendu, mais euh c'est un problème.
On était on était parmi les meilleurs élèves. peut-être le meilleur d'une certaine manière et là on s'est rétrogradé nous-même. D'accord.
Mais au-delà de de de ce problème là, on voit quand même c'est quand même un drôle de problème. Oui. Mais sur l'écologie, mais pas seulement sur la proportionnelle, les impôts, ça part dans tous les sens dans ce gouvernement.
Chacun y va de ses idées. Est-ce que Est-ce que François Beou tient ses troupes ? Non, je voulais poser la question à Alain et puis après vous pouvez répondre.
Excuse-moi. Non, excusez-moi. Le l'expression tient ses troupes Oui. est complètement inadaptée.
Ah bon ? Ça n'est pas des troupes, c'est un gouvernement avec des ministres responsables à qui et vous êtes le chef de ce gouvernement. Je suis le chef de ce gouvernement et c'est pourquoi je dis quand il y a des débats, j'arbitre.
Mais les débats peuvent être publics. Ben écoutez, oui. Euh oui, euh il se trouve que nous n'avons pas de majorité euh ni de majorité absolue, ni de majorité relative, que c'est la première fois dans l'histoire de la 5e République qu'on ait un mode de scrutin majoritaire qui était censé fournir des majorités qui fournit plus et qui fournit exactement le contraire, une dispersion avec de surcroix un climat politique qui est qui est désespérant.
Je sais pas si vous avez suivi les débats de l'Assemblée nationale, les insultes, les injures, les mises en cause personnell députés qui ne viennent pas voter. Oui. l'absentéisme, le fait que le fait que euh une partie de ces de ces courants cherche à abattre personnellement, à à déchirer, à à euh à à blesser le plus possible.
Euh et on vit dans un climat où l'Assemblée nationale est devenue euh un lieu d'une extrême violence alors que le Parlement s'est fait au contraire pour que les conflits soient maîtrisés. Et donc oui, bien sûr euh toutes ces tendances qui permettent d'avoir un socle commune. J'espère que euh l'esprit de responsabilité leur permettra de s'exprimer un avec un tout petit peu plus de nuance en tout état de cause.
Vous app la nuance en tout oui, vous savez le débat public, c'est bon. Faites semblant de ne pas comprendre. Alain le débat est-ce qu'il y a la solidarité dans ce gouvernement ?
Parce que certes, il y a des tendances différentes, mais il faut une solidarité. Non, mais il y a une solidarité. Euh le ce ce gouvernement, il me rappelle d'autres gouvernements antérieurs à 1958, ceux de la 4e République dans lesquels que j'observais, que je regardais et qui qui me choquait et dans lesquels on entendait sans arrêt des points de vue divergre appelés à prendre des décisions communes.
C'est pas la première fois dans notre histoire, ça s'est passé malheureusement même plus souvent que l'inverse. Là, on est dans une situation qui est quand même complètement particulière, mais autant je comprends que on est obligé de constituer un gouvernement avec les appuis dont on dispose et qui sont déjà étroits. Pourtant, je comprends aussi l'idée selon laquelle on si on veut avoir des fortes personnalités comme ministres et pas simplement des second ou troisè couteau, il faut leur laisser aussi la possibilité de s'exprimer et et de de manifester leur originalité parce qu'ils ont des originalités queils tiennent à les faire savoir.
Bon, mais encore faut-il d'une part que ça ne tourne pas à l'hypocrisie, c'est-à-dire que ceux qui ont la double casquette de chef de parti et de membres du gouvernement, bah oui, c'est un grand exemple puisque c'est sans doute le ministre le plus populaire, donc c'est un grand exemple. Bon, encore faut-il qu'il n'en rajoute pas, sinon ils doivent quitter le gouvernement. Mais si sinon ils ajoutent de la pagaille à au fait d'être ultra minoritaire et moi ce qui me frappe c'est que parmi les ministres qui ont des responsabilités politiques dans des partis-ce que c'est gouver il y a pas il y a pas il n'y a pas de il y a pas de d'autodiscipline.
Est-ce que c'est le gouvernement ? Il a pas d'aut il y a il y a pas d'aut Est-ce qu'on peut éviter des mots qui sont des mots pour caricaturé ? Ce n'est pas la pagaille.
Absolument pas. La preuve c'est que le sujet dont on traite là est un sujet arbitré. Il y aura du renouvelable.
Le président de la République l'a dit dans son expression aujourd'hui. L'article est d'hier et on va subventionner l'éolien parce que c'est ça que Bruno Rotaillot critique, c'est les subventions publiques pour l'éolien. Oui, mais vous voyez bien, c'est pas ça le sujet.
C'est ça, c'est des adaptations. Le sujet, c'est est-ce qu'un pays comme la France qui est lancé dans une politique essentielle de d'être le pays du monde qui produit l'électricité avec le moins d'émission de gaz à effet de serre ? Le pays du monde, ce pays-là, il a besoin de nucléaire, c'est essentiel.
Il a besoin de renouvelable, c'est essentiel aussi. parce que il se trouve que euh le nucléaire euh c'est continu et que le renouvelable vent ou soleil, c'est intermittent. Et donc les deux sont complémentaires l'un avec l'autre.
Pour le reste, il y a des réglages sur l'incitation, sur le financement, mais on a besoin euh je dis ça avec certitude et dans mes fonctions, on a besoin d'avoir du renouvelable dans notre politique énergétique. Et le premier ministre vient de donner un mot clé là, financement, il va présenter d'ici quelques jours effectivement les pistes pour le le budget. Va-t-il y arriver François Baïou ou alors va-t-il sauter sur le budget ? va-t y arriver en en tout cas avec les 40 milliards d'euros d'économie ?
Je je vais essayer de vous répondre. Euh je pense et le rapport qu'a présenté hier la cour des comptes est suffisamment alarmant. C'est pas un rapport alarmiste, c'est un rapport alarmant.
François Beou connaît le sens des mots, ce qui est pas le cas de tous les politiques. Donc ce rapport en fait signifie que on risque non pas des difficultés, on est plongé dans des difficultés budgétaires, mais qu'on risque une catastrophe s'il n'y a pas réellement un changement brutal de cap. Et la question pour moi au moment où il va y avoir une clarification dans les de semaines qui viennent de ce que sont les intentions, c'est qu'il y a deux options possibles.
La première option qui est l'option éternelle depuis, je dirais la fin du Covid et qui est de faire du racommodage. On reprise. On on on ne on ne solidifie pas, on ne traite pas, on reprise.
Bon et il y a une autre décision qui est qui exige beaucoup de courage, qui fait braver certainement l'impopularité encore davantage et qui consiste à dire la France est dans une situation exceptionnellement dangereuse en matière budgétaire, donc financière sur le plan international. Et dans ce cas-là, il s'agit pas de trouver des accommodements. Il faut réellement un énorme changement, c'est-à-dire prendre le taureau par les cornes et donc prendre ce qui passe forcément par des décisions désagréables.
Et ce qui me frappe déjà, c'est que avant même que le projet soit connu, avant même qu'il ait le choix soit un vrai choc, soit au contraire des accommodements inutiles, stériles, avant même ça, on voit déjà au sein du Parlement alors de sur tous les bancs, là pour le coup, il faut le dire, sur tous les bancs, toutes les propositions possibles pour que rien ne se fasse. Et si rien ne se passe, c'est une catastrophe pour les Français. Euh j'ai un désaccord avec euh Alain Duamel, il dit il y a deux options.
Moi, je pense qu'il y a pas de deux options. Je pense qu'il n'y en a qu'une. J'étais sûr que vous allez dire ça.
Ben, c'est bien. C'est l'option choc. Je trouve que vous me connaissez bien.
Option désagréable. Si l'on décidait de faire comme on fait non pas depuis 3 ans mais depuis 50 ans, si l'on décidait d'essayer de trouver des arrangements de manière à faire semblant d'eux, h euh la France se trouverait dans un état h si dangereux et si dramatique. On en est là.
Oui, on en est là. Oui. Oui, on en est là. le on a vu dans sur notre continent, on a vu la Grèce, on peut connaître le sort de la Grèce, on peut on est en situation de danger extrême.
Ça rend pas populaire de dire ça. C'est pas agréable. un très grand nombre de Français longtemps entendu.
C'est la première fois depuis long, ça fait 20 ans que je mène ce combat. Un grand nombre de Français l'ont entendu, mais un grand nombre ne croit pas que ça les concerne. Donc vous prendrez ces décisions désagréables ne veulent pas que ça les concerne.
Ils font un grand effort pour comprendre mais ne veulent pas faire que ça ne les concerne pas. Je vais vous dire pour moi, il n'y a devant une situation aussi dangereuse que celle-là, il n'y a qu'une option, c'est affronter courageusement, sans se laisser détourner du but, la situation telle qu'elle est et de proposer un chemin sur plusieurs années, je pense à 4 ans pour revenir non pas à l'équilibre des finances publiques qu'on a abandonné depuis 1974. mais à un certain équilibre des finances publiques.
Quel est le but qu'il faut atteindre ? C'est que on touche le point où la dette n'augmente plus. Là, elle augmente tous les ans de la dette ne doit plus augmenter de centaines de milliards.
On peut y arriver en 2029, mais la première étape de cette année demande un effort considérable ou plutôt un double effort, qu'on passe l'année 2025 en respectant les engagements qu'on a pris et on va le faire en abandonnant des crédits en cours d'année, en étant en serrant les robinets, en fermant les robinets quand il le faut. Mais la France tiendra, si je j'en ai la responsabilité de cette politique gouvernementale, la France tiendra ses engagements. Et pour l'année prochaine, je l'ai dit le 15 juillet, puisque c'est le 15 juillet que je que je que j'annoncerai ces orientations, nous donnerons aux français les décisions ou les grandes orientations qui permettront pour l'année 2026 de respecter cet engagement.
Oui, mais Alain Duamel a dit a posé la question est-ce que vous prend ce sera désagréable. C'est c'est le terme que vous avez employé hein. Bah oui.
Est-ce que ce sera désagréable ça ? Vous dit vous dites courageux. Est-ce que ce sera désagréable ?
On peut être désagréablement courageux. Et concrètement Alain, est-ce que François Beirou le 15 juillet il peut ne pas augmenter les impôts ? Bon, moi je pense que avant même de savoir quelles sont les grandes orientations, euh dire comme le font beaucoup euh y compris dans la majorité et y compris dans le gouvernement puisque quand ils sont chefs de parti et cetera, de dire "On s'interdit d'eux, je trouve ça stupide." Donc il peut y avoir des augmentations d' Non mais c'est pas il peut y avoir Moi, je pense que dans les circonstances actuelles, les choses sont assez graves pour qu'on ne décide pas à l'avance ça c'est possible, ça c'est pas possible.
Non, il faut non, il faut regarder quelles sont les possibilités réelles qui existent ou les engagements qui ont été pris par Emmanuel Macron, par François Berou lui-même de ne pas augmenter les impôts. Et puis on entend des musiques un peu différentes en fonction des personnes qui sont interrogé. Écoutez si les Français prennent la dimension de ce qui se produit, alors dans apparemment il commence à effectivement le comprendre.
Dans ces cas-là, il s'agit pas de s'interdire a priori la moitié la moitié des moyens. Et ben oui, s'il y a des augmentations d'impôts, ça n'est pas agréable, ça ne fera plaisir à personne. Plus imposé au monde.
C'est c'est moi qui vous dit, il ne faut pas s'interd Attendez, j'ai presque fini. Il ne faut pas s'interdire a priori quand on sait que ce sera Mais non, mais il faut rien s'interdire, ni dans les réductions de dépenses. Mais bien sûr.
Ou alors ou alors c'est qu'on ne comprend pas la situation et qu'on ne comprend pas sa gravité. Si s'il y a pas un choc réel et un choc ça fait mal, s'il y a pas un choc réel on risque des glissement qui nous amènent sous le nez du fond monétaire international. Alors est-ce que vous vous interdisez ou non des hausses d'impôts parce que c'est pas clair en fonction des personnes qui parlent, on ne sait pas.
Oui. Et bien vous allez voilà puisque vous m'avez interviewé euh je vais vous dire quelque chose d'assez simple. D'ici au 15 juillet, je ne déflorerai aucune des mesures que nous allons prendre parce que comme Alain Duamel l'explique, c'est un plan global dont nous avons besoin et c'est un plan global encore plus compliqué que ce qui a été évoqué par Alain Duamel parce que nous avons besoin en effet de remettre nos comptes en ordre sur une trajectoire de plusieurs années avec des orientations qui seront clair expliqué et en même temps nous avons besoin de faire de nous avons besoin de soutenir la production du pays parce que d'où vient notre difficulté c'est parce que nous ne produisons pas comme nos voisins produisent nous ne produisons pas assez nous avons production par français 15 % de moins que voisinud alors puisqu'on a 15 % de moins que nos voisins, ça veut dire que les familles en particulier parce qu'on travaille moins queeux.
Ah euh les familles ont 15 % de moins de revenus. L'État a l'État où la puissance publique a 15 % de moins de moyens à disposer. Nous sommes un pays qui s'est engagé euh par excès de dette par absence de production dans une situation où nous ne pouvons pas rester.
En tout cas, je dis que le gouvernement que je dirige ne l'acceptera pas et que donc en effet il n'y a aucun moyen interdit. Donc vous n'excluez pas d'augmentation d'impôts. Non mais je je sans dévoiler sans dévoiler votre bien que vous avez envie bien que vous avez envie.
Vous étiez plus affirmatif. Vous étiez plus affirmatif il y a quelques semaines. Vous disiez il n'y aura pas d'augmentation d'impôts.
Là vous dites attendez le 15 juillet. On peut les on peut traduire que finalement il y aura des augmentations d'impôts. Et bien ne traduisez pas euh restons-en à la situation précise dans laquelle nous sommes.
Je dis que le danger pour la France est immense, que nous ne laisserons pas ce danger grandir, s'affirmer et au bout du compte nuire à notre pays. qu'il y aura un plan global, que ce plan global doit être à la fois principalement un plan d'économie de dépenses publiques, principalement un plan d'économie de dépenses publiques et deuxièmement un plan de soutien autant que possible à la production de des nouvelles recettes fiscales dire non je je je crois pas je que doit-il faire une chose ? J'ajoute une chose, un plan qui est en effet aussi engageant, il a besoin de justice et je n'oublie pas cet aspect des choses.
Alors, que doit-il faire François Baou justement ? Faire ce qui est désagréable, non, faire ce qui est courageux. On peut être on peut être désagréablement courageux.
Non, mais il y a quand même quelque chose qu'on ne dit pas assez. Il y a des pays qui nous sont proches et qui ont connu des situations comparables à celles que nous connaissons. Ça s'est passé au Canada, ça s'est passé en Suède, ça s'est passé au Portugal, ça s'est passé en Espagne, ça s'est passé en Italie.
Et tous devant une situation de ce genre ont fini pas par instantanément et pas de guetter cœur à prendre des décisions drastiques. Lesquel ? Rappelez pour ceux qui nous regardent.
Et ils ont pris des décisions qui en France paraîtraient totalement non seulement impossible mais même inimaginable. Ils ont baissé des retraites. Ils ont baissé des salaires des fonctionnaires quelquefois même vous pourriez le faire quelquefois même de 20 %.
Bah oui mais ça c'est du courageux et désagréable effectivement. Est-ce que Mais ils ont ils ont ils ont aussi augmenté des impôts. Ils ont aussi il y a un modèle à mes yeux.
Alors ça c'est vraiment je je parle vraiment que pour moi mais il y a un modèle c'est Dragy. Ce qui Dragy qui est à la fois parce que monsieur Baïou est le dragy français. Ah ben je rêve je rêverai qu'il le soit.
Et d'abord euh le seriez-vous Mario Dragui qui a réussi justement il a tiré il a tiré l'Italie d'une situation dans laquelle non seulement nous glissons mais que nous avons dépassé et il est arrivé et ça a été un populaire d'ailleurs il est pas resté longtemps et ensuite c'est l'extrême droite italienne qui a gagné non elle a pas gagné elle a profité des résultats qu'il a obtenu mais il aller tout pouvoir aujourd'hui et maintenant et maintenant ils font la révérence devant Dragui y compris l'extrême même droite. Alors ce qu'Alin du AMLC sa que Mario Dragui est en effet un homme politique pour qui j'ai beaucoup d'amitié de de respect d'amitié que nous appartenons au même grand courant politique. Euh un mot sur l'extrême droite italienne.
Euh madame Mélony a été élue, elle gouverne l'Italie. Elle fait le contraire de ce qu'elle avait annoncé aujourd'hui même. Vous vous souvenez, elle avait dit jamais plus une régularisation tout le monde les immigrés, nous nous allons les rejeter.
Elle a régularisé 500000 immigrés et ce matin, ils ont annoncé qu'ils allaient accepter 500000 travailleurs 500000 immigrés de plus compagnalité aussi. Mais la question était serez-vous le Mario Dragy français ? Je je me contenterai d'être ce que je suis sans aller chercher des étiquettes extérieures.
Et ce que vous dites, c'est que si Marine Le Pen était au pouvoir, elle ferait le contraire de ce qu'elle dit. Non, je ne je ne dis pas ça parce que tout le but de la politique que je cherche à construire, c'est qu'on ait une prise de conscience du pays qui ne passe pas par des démagogies, des condamnations, de l'excitation d'une partie des Français contre les autres. Je suis un défenseur de l'unité de notre pays et je suis un défenseur de la naissance d'un climat comment dirais-je, de respect mutuel chez nous.
Au lieu d'avoir la guerre des extrêmes les uns contre les autres. Je les reconnais, ils sont élus, je travaille à l'Assemblée nationale mais je n'ai pas envie de favoriser la les flambés des extrêmes que vous essayez de ce en ce qui concerne Jean Méloni, c'est tout à fait vrai que elle a renversé sa la politique annoncée sur l'immigration dont elle parlait avec trompette et tambour quand même hein et depuis des années et des années mais qu'elle a fait exactement la même chose et sur ce point en tout cas il faut s'en féliciter. En ce qui concerne l'Europe, George Méloni dans l'opposition disait de l'Europe en gros ce que Marine Le Pen disait.
D'accord. Alors vous en fichez peut-être parce que ce qui est intéressant c'est que des pays connaissant des situations comparables à la nôtre sont arrivés à s'en tirer et que ceux qui s'en sont tirés l'ont fait non pas en étant démagogique mais en étant non pas réaliste. Courageux courageux et désagréable.
Désagréable. Absolument. Donc il va annoncer le le 15 juillet sa feuille de route.
Après il faut l'appliquer. Est-ce que vous pensez que François Bairou aura le temps d'appliquer sa méthode et ses recettes sachant qu'il est toujours menacé d'être censuré ? Alors première chose, tout chef du gouvernement avec la structure de l'Assemblée nationale actuelle est quelqu'un en surcis.
C'est pas la peine de dire le contraire, tout le monde le sait. Ça n'est pas une question de personne, ça n'est pas une question d'étiquette, ça n'est pas une question de sympathie. Euh on on a l'assemblée qu'on a et dans ces conditions, tout le monde euh tout chef de gouvernement est en surcis.
Bon la la deè chose c'est que François Beou était à peine entré dans la pièce qu'on lui disait "Ben vous voyez que la sortie est là. Bon euh c'est ça n'est pas très malin, ça n'est pas très efficace. La troisième chose qui la plus à mes yeux de loin la plus importante qui nous ramène un peu au sujet d'avant mais sous l'angle cette fois-ci politique, c'est que au moment où on arrivera au budget, donc fin septembre puis début octobre, à ce moment-là, la France sera en grande difficulté financière et que ceux qui prendraient l'immense responsabilité à ce moment-là d'une motion de censure, ça serait la deuxè année. de suite qui aurait motion de censure par refus d'un budget essayant d'améliorer les choses.
Et là, je suis persuadé et ça me paraît 10 fois plus important que la question de savoir, excusez-moi, si François Baou est renversé ou pas renversé, je suis persuadé que si la deuxème année de suite on repousse un budget, on déclenche instantanément une spéculation internationale contre nous. Instantanément. François Baou, je peux pas dire mieux.
Non, je je Quelle est la question ? Elle est elle est elle est très simple. C'est quel peuple sommes-nous ?
La France a vécu des choses beaucoup plus dramatiques que ce que nous vivons là. la guerre de 14 euh 1 million et demi de morts euh une partie très importante des jeunes hommes, les plus talentueux, les plus brillants, des écrivains, des savants, des physiciens sont morts euh et le pays tout entier est exposé à ça. La guerre de 40, c'était pas terrible.
La guerre d'Algérie, c'était pas terrible. On s'en est toujours sorti. Est-ce que il y a dans ce peuple les ressorts pour s'en sortir ?
On va le savoir. Je n'ai aucun doute moi, que nous n'avons pas le choix. D'accord.
Mais ça vous dites ça aux Français. Mais est-ce que vous dites ça à vos opposants, à ceux qui peuvent à tout moment comme Marine Le Pen censurer ? Mais ils annonc le pouvoir parce qu'aujourd'hui vous dépendez de Marine Le Pen.
Mais ceux qui ont le pouvoir en auront la responsabilité. Vous ne dépendez pas de Marine Le Pen ? Je dépends de chacun des députés.
Le Parti socialiste s'il veut censurer. Il a essayé hier avant-hier. Attendez, il a essayé de censurer.
Il pas vraiment envie. Il pas vraiment envie. Attendez, il dépend des députés ou de Marine Le Pen François Baou Alain Diamel.
Sa survie politique au gouvernement. Je dépends de tous les groupes de l'Assemblée nationale. Bah non.
Bah si d'un seul en particulier. Non. Il y a il y avait un accord de non censure qui a été déchiré par le Parti socialiste et aujourd'hui il y a une vulnérabilité accrue que tout gouvernement aurait mais que ce gouvernement subit bien entendu.
Et le paradoxe, c'est que au moment où le ce gouvernement à la suite de la décision du Parti socialiste se trouve en situation de vulnérabilité, si j'ose dire symétrique des deux côtés de l'hémicycle, à ce moment-là, on voit non seulement à l'intérieur du gouvernement, mais dans les groupes parlementaires de ce qui est censé constituer la majorité des comportements qui sont des comportements qui pour moi, je comme c'est ma dernière séance, si j'ose dire, je le dis comme je le pense, sont non seulement totalement condamnables, mais reviennent même en réalité à détruire politiquement ce qui pourrait être construit économiquement. Ça s'appelle du sabotage à l'instant, le président de la République appelle chaque ministre à s'occuper des affaires pour lesquelles il est nommé. Voilà ce que dit le président Macron.
Euh mais vous voyez bien le il a raison. Oui, bien sûr. Ben, c'est exactement ce que ce Non, vous disiez que tout le monde avait Non, tout à l'heure vous disiez que tout le monde a le droit de parler.
C'était le débat. Vous vous vous trompez sur euh Alain Duamel a dit les choses très justes. Tout à l'heure, vous avez laissé passer sans les reprendre.
Alors, je vais les reprendre à mon tour. J'ai voulu un gouvernement de poids lourd avec deux anciens premier ministres, avec des hommes et des femmes qui avaient occupé des responsabilités. Un gouvernement de poids lourd, vous le menez pas comme une classe enfantine, hein.
Donc, vous écoutez ce qu'ils disent. Puis il y a eu des campagnes internes à des mouvements politiques. Ça vous a pas totalement échappé, non ?
Euh et que donc euh euh c'est un moment de réglage, mais il n'y a qu'une politique du gouvernement, c'est celle que vous définissez sur tous les sujets. C'est celle que je définis naturellement, collégialement. Euh mais c'est vous qui tranchez à à la c'est moi qui tranche.
C'est ma responsabilité mais surtout le le moment dans lequel nous sommes est si lourd, grave, si menaçant. que franchement aucun des responsables ni du gouvernement ni des partis politiques qui appartiennent à la majorité ni même des partis politiques qui ne sont pas dans la majorité peut-être assez désinvoltes pour détruire ce que nous essayons de construire et qui va imposer des efforts à tout le monde. Et donc euh il n'y a aucune marge pour le pour les jeux euh ou pour les des aventures personnell pour les pièges des uns contre les autres.
Mais quelle est l'espérance de vie de de monsieur François Baou premier ministre avec 80 % d'impopularité et ces comm ça ? L'espérance de vie de François Beou comme de ses prédécesseurs d'ailleurs avec cette assemblée là est tenue. Il faut pas dire le contraire bien entendu.
Mais on arrive et on va arriver au moment du vote du budget à un moment où il faudra vraiment que chacun prenne ses responsabilités parce que ça voudra dire il peut passer cet obstacle. Pardon ? Il peut passer cet obstacle.
Il peut y avoir des conversions miraculeuses et il peut y avoir des chefs de parti d'autres sensibilités que celles qui sont au gouvernement qui se rendent compte que quand la France est dans un état aussi dangereux que celui qu'on connaîtra au début du mois d'octobre et ben on met provisoirement de côté tout en disant que c'est pour la France et surtout pas pour le gouvernement et sa majorité et cetera et cetera. Ça ça peut arriver. On peut avoir des des il peut il peut y avoir des esprits de responsabilité.
D'ailleurs, je suis sûr qu'il y aura des hommes qui prêcheront dans ce et des femmes évidemment qui qui prêcheront dans ce sens-là. Mais il faut se rendre compte que si le ce budget est courageux et désagréable et donc désagréable si euh il est repoussé, je répète 2 années de suite refus de la France devant l'obstacle, crise financière et spéculation pas spéculation internationale contre le monde entier, spéculation contre nous. Mais cette popularité euh qui est euh constatée euh dans les sondages 80 % oui.
Elle est méritée ou injuste ? Franchement, je crois pas que c'est à cause de ce que François Baou a fait puisque d'un côté on lui reproche de ne pas faire et que de l'autre côté on lui reproche de faire. Donc le la réalité euh c'est que il est arrivé dans une situation où il s'agit d'essayer de raccrocher quelque chose à un moment où tout était en train de se disperser.
Bon, est-ce que je peux répondre à la question ? Oui. Sur cette impopularité, comment vous la vivez ?
Comment voulez-vous être populaire dans une situation comme celle-là ? Ah bah vous n'avez rien fait encore. Donc euh c'est les les mesures vont être Vous pouvez éviter de dire des bêtises yeux.
Non, monsieur le premier ministre, les les mesures vont être annoncées début juillet. Pour le moment, vous n'avez pas agi sur le budget. Donc c'est c'est comment êtes-vous arrivé à 80 % de la popularité sans encore avoir annoncé ce qui va être désagréable ?
Comment est-ce que vous pouvez faire ce métier de journaliste avec cette désinvolture ? Mais c'est pas de la désinvolture, c'est été nommé le 13 décembre. La France n'avait ni majorité, ni budget pour l'action publique, ni budget pour l'action sociale.
Nous avons fait adopter un budget pour l'action publique, un budget pour l'action sociale contre tout pronostic. Nous avons fait adopter une grande loi d'orientation agricole. Nous avons fait adopter une grande loi contre le narcotrafic.
Nous allons annoncer une loi sur les retraites. J'ai expliqué qu'à la suite du conclable et du conclable. Et tout cela nous allons le 15 juillet alors que d'habitude c'est en septembre qu'on annonce les orientations budgétaires.
Le 15 juillet comme je le dis depuis un mois et demi, nous allons euh avec les Français et directement devant eux. Oui, mais vous ne pouvez pas être populaire dans une circonstance aussi difficile que celle-là. La le comment dirais-je ?
L'habitude s'est prise d'être démagogue. Donc, on peut tenir en étant impopulaire et on peut agir. Bah oui, mais c'est demander à Winston Churchill, vous voyez par exemple ou à Clémenceau par exemple.
Vous êtes Clémenceo et Winston Churchill et Mario Dragy. Alors non, je son trois très bonnes références. Bien sûr de vérité on été impopulaire et ça n'est pas un problème la popularité.
Ce qui compte c'est l'estime. Euh alors c'est pas facile dans les temps de dérision où nous sommes, dans les temps où l'habitude est de détruire. Mais ce qui compte, c'est que les gens sachent et ils seront à coup sûr le 15 juillet euh qu'on fait des choses sérieuses, profondes, lourdes que mobilisatrice pour le pays.
Mais et à ce moment-là, il faudra évidemment regarder comment les oppositions se comportent, quelles sont leurs réactions s'ils acceptent de prendre la mesure de la situation. Mais il faudra aussi commencer parce que c'est là que les choses se nouent. Comment se comportent certains ministres et les groupes parlementaires censés constituer la majorité ?
Parce que moi qui passe chaque jour à peu près 5 he à lire les journaux, les rapports et cetera et cetera, je les vois partir dans tous les sens, faire une véritable compétition de démagogie, prenez des mesures qui savent impossible, annoncer des chiffres qui sont complètement faux, quelquefois du simple au double quand il s'agit de plusieurs milliards. dire des bêtises, être être irresponsable et de voir ça parmi les groupes de la majorité et quelquefois, il faut bien le dire, parmi certains ministres, quand ils enlèvent leur casquette de ministre pour en en filer une autre, je dirais que la la plus grande responsabilité, y compris vis-à-vis des Français, ça sera d'abord eux et les oppositions qui sont des oppositions auront à à démontrer leur maturité, leur prise de conscience de la vraie situation où on sera à ce moment-là. Alors, ils seront certainement pas d'accord sur les décisions qui seront prises.
Évidemment, on leur demande pas ça. Mais ça sera un moment où il faudra réellement que chacun prenne devant les Français à un moment qui sera dramatique, ses responsabilités. deux questions et et euh dans ce concours d'irresponsabilité, en effet, dont la vie politique donne chaque jour un exemple euh malheureux pour ne pas employer de mots plus forts que ça, il y a une fonction qui exige la responsabilité et c'est celle dont j'ai la charge. de questions et je ne manquerai pas une seule seconde à cette responsabilité et aux engagements que cette responsabilité euh exige.
Et le premier de ces engagements, on vient d'en donner un exemple, c'est la vérité. On ne peut pas, personne ne peut éluder la situation devant laquelle nous sommes et il faudra que cette situation trouve des réponses précises, pas du blabla. pour que chaque français se situe comme citoyen en face de tout ça.
Il y aura pas de blabla le 15 juillet, c'est ce que vous nous dites. Il y aura des réponses précises. Deux questions lié à l'actualité.
Il y a une grève en ce moment qui perd perturbe grandement les passagers qui veulent prendre un avion. C'est la grève des contrôleurs aériens. Est-ce que cette grève est selon vous scandaleuse ?
Euh, j'essaie de pas employer de mots excessifs. Cette grève est euh choquante euh comme toute grève d'un groupe social euh qui est indispensable au fonctionnement de la nation, qui est réduit en nombre et qui prend en otage les Français. C'est prendre en otage les Français que de choisir le jour où tout le monde part en vacances pour faire une grève du contrôle aérien.
On a vu ça à la SNCF parfois avec des contrôleurs euh du même pas de pas minoritaire là. C'est un groupe de syndicats minoritaires là en plus hein. Oui.
Oui. Mais alors justement sont quelques unités parce qu'on en parle comme si c'était des foules. Ils sont 270 sur plus de 1000.
Ouais justement. Bon et et en plus il faut voir aussi quel est le motif parce que tout ça part du fait que il y a eu une fois un risque réel parce qu'on s et on s'est aperçu après que le nombre officiel de d'aiguilleurs n'avait pas été respecté par les aiguilleurs et que du coup maintenant on vérifie systématiquement s'ils sont là ou pas là et ils prennent ça pour une persécution alors que c'est quand même le minimum de ce à quoi il ils doivent être astreints d'autant plus qu'il détiennent la sécurité de tous les passagers aériens, c'est eux. C'est pas c'est bien plus que les pilotes sont les ce sont les contrôleurs aériens.
Autrement dit, autrement dit, c'est une c'est un comportement infantile dans des fonctions qui sont essentielles. La deuxème question d'actualité, ce sont des fonctions essentielles pour la sécurité et on a raison de vérifier que cette sécurité est assurée par ceux qui en ont la charge. Euh, dernière question, le rapport Betaram qui a été rendu public hier, l'un des deux rapporteurs, le député Vanier, vous accuse de ne pas avoir dit la vérité.
Lille que lui répondez-vous ? Euh excusez-moi. Euh quand on donne une information, faut donner euh la vérité de l'information.
Le député LFI, c'est une stratégie de LFI que tout le monde connaît, a essayé tout ce qu'il pouvait pour abattre au travers d'une affaire avec laquelle, excusez-moi, le le dernier de mes fils qui a quitté cet établissement, il était élève, c'était il y a 25 ans et ma fille née l'a quitté il y a 40 ans. Il se trouve que j'ai pu faire la preuve dans une séance qui a duré plus de 5 he que chacune des accusations était fausse et j'ai apporté les preuves écrites et c'est tellement vrai que ce député a essayé d'entraîner la commission dans sa demande de plainte que la commission a refusé de le suivre que la présidente socialiste de la commission a refusé de d'être le relais de cette plainte et que la présidente de l'Assemblée nationale a refusé hier de prendre une seconde cette plainte en considération. C'est une manœuvre politique.
Si vos spectate auditeurs, téléspectateurs, si ça les intéresse, ils vont sur le site bairrou.fr faire et j'ai mis toutes les preuves écrites en ligne. Ça devait déranger ça devait déranger beaucoup de monde parce qu'on a eu 3 jours de cyberattaque qui ont rendu impossible la publication des documents.
Maintenant, il suffit d'aller voir, vous faites baou.fr et puis vous cliquez sur le site quand vous y êtes. Tous les documents sont là.
Non seulement j'ai dit la vérité, mais je suis le seul ministre à être intervenu pour susciter des inspections qui vérifie ce qu'était la conscience tranquille. C'est pas que j'ai la conscience tranquille, je dis la vérité. J'affirme que tout ce qui il y a eu 25 ans sans plainte.
Est-ce que quelqu'un savait ? Est-ce que des avocats savaient ? Est-ce que des magistrats savaient ?
En tout cas, moi j'étais je n'avais jamais eu aucune autre information que ce qui était dans le journal. Alain Dumamel. Euh pour ce dernier face à Duamel, vous étiez donc avec le Premier ministre François Baou euh satisfait de de ce dialogue, de ce que de cet échange, de ce que vous avez entendu.
B écoutez, j'espère en tout cas que on nous aura pas trouvé superficiel ou hypocrite, c'est-à-dire faisant semblant de trouver admirable une situation détestable et trouvant et feignant de trouver normaux des comportements politiques qui ne le sont pas et je dirais qu'ils le sont d'autant moins qu'il s'approchent davantage de celui qui est à la tête du gouvernement. Ils sont d'autant plus inexcusables qu'ils sont politiquement proches et qui sont censés travailler en commun. Et alors moi qui suis de loin le plus âgé ici mais qui est heureusement jusqu'à présent une bonne mémoire, je me rappelle exactement les dernières années de la 4e République et c'était ça.
Ça ça m'a fini. On a changé de République. C'est bien ce que je dis.
Mais c'est bien ce que je dis. Je c'est pas une plaisanterie que je fais. C'est ce que je dis.
C'est-à-dire que quand on se prép quand on se quand on se comporte Oui. Tellement mal et ben on a les résultats qu'il y a eu. C'est-à-dire que dans ce cas-là, on passe de la crise politique et de la crise financière à la crise de régime et après on peut toujours demander un mouchoir pour pleurer.
Pourquoi vous avez accepté de venir débattre face àel ? Ça tombe bien parce que je voulais pas changer de sujet mais dire pourquoi j'avais accepté l'invitation Talin Tuamel. Euh parce qu'il n'y a pas beaucoup de grands journalistes en France.
Euh et qu'est-ce que c'est un grand journaliste ? C'est quelqu'un qui a non seulement de la science mais de la conscience. Et j'ai observé Alain Duamel depuis longtemps.
Euh j'ai partagé avec lui euh des soucis sur la France et parfois des enthousiasmes, mais j'ai toujours noté le scrupule qui était le sien à partir de la vérité pour arriver à l'intérêt général. Et cette euh cette personnalité là que euh elle est suffisamment riche euh pour queon puisse honorer ensemble les années passées à défendre une certaine éthique du journalisme et qu'on aura, j'espère beaucoup d'autres occasions de retrouver et d'écouter dans d'autres formats. Monsieur le Premier ministre, merci d'être venu.
Merci Alain Duamel, ça a été un plaisir pour Olivier, pour moi aussi et un honneur.
François Bayrou