Reconnaissance de l'État de Palestine par la France: les différentes réactions politiques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Cette reconnaissance est-elle une récompense pour le Hamas ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les premières réactions en Israël ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Cette annonce peut-elle changer le cours du conflit ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle est la première réaction palestinienne ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Cette annonce peut-elle constituer un tournant au Proche-Orient ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quel est l'interlocuteur palestinien pour la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronPromesse
« J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine. J'en ferai l'annonce solennelle à l'Assemblée générale des Nations-Unies au mois de septembre prochain. »
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21h31 édition spéciale. Nous venons d'apprendre que la France allait reconnaître l'État de Palestine. C'est un message qu'a posté le président de la République il y a quelques minutes à peine sur les réseaux sociaux.
On va voir l'intégralité de de son message dans quelques instants. Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au proche- Orient, écrit le président de la République. J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine.
J'en ferai l'annonce solennelle à l'Assemblée générale des Nations- Unies au mois de septembre prochain. L'urgence, écrit le président, est aujourd'hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. Message donc qui se poursuit de la part du président.
Les Français veulent la paix au Proch Orient. Il nous appartient à nous avec les Israéliens, les Palestiniens, nos partenaires européens internationaux de démontrer que c'est possible. Confiance, clarté et engagement, nous gagnerons la paix.
Voici les mots employés par le président de la République pour annoncer donc que la France allait reconnaître en septembre prochain lors donc de l'Assemblée générale des Nations Unies, cette reconnaissance dont on parlait Christophe Barbier depuis plusieurs mois maintenant. C'est un peu un serpent de mer. Là, cette fois, c'est officiel, c'est annoncé, ça sera fait euh euh aux Nations-Unies à New York en septembre.
En septembre, il y avait déjà un rendez-vous qui avait été pris pour le mois de juin et qui avait été repoussé parce que les l'offensive israélienne en Iran avait compliqué ce calendrier. Emmanuel Macron avait mis ça en réflexion depuis un certain temps. D'autres pays ont franch pas avant la France en Europe ces derniers mois.
Mais ce message est en fait un message d'accompagnement d'une lettre, d'une lettre à Mahoud Abbas, le président de l'autorité palestinienne. Et la fin du message l'indique bien, c'est à la lueur des engagements de Mahmoud Abbas que le président de la République engage cette reconnaissance. Donc c'est une reconnaissance de l'État palestinien à venir et sous réserve que ces conditions soient remplies.
Quelles sont-elles ces conditions ? le cesser le feu à Gaza, la libération de tous les otages, le désarmement du Hamas et le départ du Hamas de toute forme de gouvernance à Gaza. Donc Emmanuel Macron s'engage à reconnaître une Palestine qui aujourd'hui n'existe pas et qui sera demain les territoires palestiniens reconstitués sous une autorité unique, celle de Mammouabas, c'est de l'autorité palestinienne.
Autant vous dire que le chemin est encore long pour que les différents territoires palestiniens soient réunis sur cette autorité unique après libération de tous les otages et cesser le feu. Donc c'est à la fois un moment diplomatique extrêmement fort. Il y aura en septembre à l'Assemblée générale des Nations- Unies ce moment très fort mais il est adjoint de toute une série de conditions de s qui vont être très longs à remplir.
Ça permet aussi à Emmanuel Macron de reprendre le fil de l'engagement pérenne de la France depuis le général de Gaulle, c'est-à-dire les deux États. La France considère que la seule solution pour la paix au proche-rient, c'est deux États vivants côte à côte en sécurité et en reconnaissance mutuelle. la Palestine et Israël.
Ces derniers temps, beaucoup d'observateurs, beaucoup de spécialistes disent "Cette solution à deux états, elle est obsolète, elle est morte, on ne peut plus la mettre en pratique." L'Amérique elle-même est traversée de doutes sur cette solution-là et euh avec Donald Trump, ça s'est aggravé. Emmanuel Macron rappelle que la ligne de la France, ça reste deux États et que cette reconnaissance en pointiller, en filigrane sous condition de la Palestine participe de cette remise en route de la solution à deux.
Donc c'est plus qu'un symbole, c'est aussi un outil diplomatique. C'est comme ça que la France le le conçoit. Oui, c'est plus qu'un symbole, c'est un outil diplomatique.
D'autant plus qu'il est appuyé sur l'Arabie Saoudite parce que cette initiative, elle est conjointe et d'ailleurs il le rappelle au début de sa lettre à Mahmoud Abas. Il dit à le lueur des engagements que vous avez pris auprès de la France et de l'Arabie Saoudite, demain, il y a une réunion tripartite Berlin, Londres, Paris pour déterminer des actions humanitaires pour que euh assistance soit portée à la population des Gazaouis. Et donc on est dans un bloc diplomatique complexe.
Par ailleurs, la France sait qu'elle ne peut rien dans cette région sans entraîner le reste de l'Europe, convaincre ses partenaires et puis sans avoir un dialogue avec les avec les États-Unis. Ça relance complètement un outil diplomatique qui était mis en question sérieusement depuis un certain temps. Enfin, ça permet à Emmanuel Macron, après avoir été très solidaire d'Israël le 7 octobre 2023, d'avoir marqué un certain nombre de ruptures avec Benjamin Netaniaou sur des tas d'incidents depuis le 7 octobre 2023.
De ne pas laisser le monopole du dialogue ou du discours en faveur des Palestiniens à la gauche radicale dans notre pays. Qu'est-ce qui a émaillé l'actualité depuis des semaines ? flott vers Gaza, Rima Hassan, il y a un autre bateau qui va partir.
Emmanuel Macron dit la France officielle, l'État français parle aussi en faveur des Palestiniens, agit en faveur des Gazaouis sans adhérer aux thèses radicales très complaisantes envers le Hamas que porte la gauche radicale et alors on est en direct avec Stéphane Amara, Jérusalem, notre correspondant. Bonsoir Stéphane. L'annonce est intervenue il y a quelques minutes à peine.
Je ne sais pas s'il y a déjà des des réactions dans dans l'état hébreux. Vous allez nous le dire mais en tout cas c'est clairement une annonce qui va mettre en colère le gouvernement de Benjamin Netaniaou. Oui, absolument.
Je n'ai pas connaissance de réaction immédiate après cette annonce mais la Israël avait déjà réagi à cette intention de la France de reconnaître l'État palestinien et avait réagi extrêmement durement. D'abord, les responsables israéliens estiment et bien que c'est une prime euh une récompense attribuée au Hamas pour ses actions du 7 octobre puisque cette décision est prise malgré tout après le 7 octobre alors que le Hamas a montré que pour lui la solution à deux états bien sûr était exclue puisque il a commis ses massacres et envahi une partie d'Israël qui est reconnue internationalement. C'est le premier argument des Israéliens.
Ensuite et bien les Israéliens estiment qu'il n'y a pas lieu de négocier en ce moment car le pays est en guerre est en guerre contre le Hamas qui détient toujours des otages. Et d'ailleurs ce soir même, on a annoncé l'échec des négociations, un nouvel échec entre le Hamas et Israël. Euh Israël estime que euh cette reconnaissance euh française ne fera que durcir les positions des Palestiniens, ne fera qu'encourager euh ceux qui sont euh les partisans euh du Hamas, les partisans d'une attaque pour Israël. car selon euh contre Israël, car selon Israël et bien euh en quelque sorte euh la France montre que les actions euh militaires, les actions euh terroristes du Hamas ont payé euh puisque euh la cause palestinienne progresse grâce à ce en tout cas euh comme ça que c'est vu euh vu d'ici.
Merci Stéphane. Stéphane Amar et vous revenez vers nous évidemment dès que vous avez les premières réactions officielles côté israélien. Christophe Barbier.
Emmanuel Macron avait expliqué qu'il ne voulait pas de reconnaissance unilatérale. Il souhaitait que d'autres capitales, d'autres pays le rejoignent. On peut imaginer que peut-être dans les prochaines heures, il y aura d'autres annonces de ce type.
On verra si le sommet entre Berlin, Londres et Paris demain pour parler de la situation humanitaire à Gaza aboutit à quelque chose aussi dans ce sens-là. On a déjà un élément avec une déclaration de K Steer, le premier ministre britannique qui a dit que l'initiative de demain à but donc humanitaire était une manière d'ouvrir la voie vers la reconnaissance de l'État palestinien. Alors, le calendrier ne sera peut-être pas le même euh côté britannique et côté français.
Il y aura peut-être plus de temps car Starmer a aussi une majorité à convaincre. Mais on voit bien que c'est la même voie qui est engagée. Ça prend la suite de ce qui s'était passé le 22 mai puisque le 22 mai l'Espagne, l'Irlande et la Norvège conjointement ont reconnu l'État palestinien indépendant.
Tous les trois après des analyses géopolitiques différentes pendant des années, mais avec la même aspiration que ce qu'on entend aujourd'hui dans les mots de d'Emmanuel Macron. C'est pas pour euh renforcer ni le Hamas ni même des Palestiniens belligérants. C'est pour servir la paix.
Il apparaît maintenant aux yeux d'Emmanuel Macron que pour servir la paix au Prochrient, il faut engager ce processus de reconnaissance de l'État palestinien. D'ailleurs, sa lettre est intéressante. C'est une lettre d'actylographié officielle de la présidence de la République et il a ajouté un petit mot à la main à l'adresse de Mamou Abbas, le président de l'autorité palestinienne.
Il dit dans la confiance et l'engagement renouvelé pour la sécurité de tous. Donc il veut que non seulement d'autres pays reconnaissent l'État palestinien et participent de cet effort, mais il veut aussi que côté palestinien, côté Mahmou d'abas, vis-à-vis de la sécurité et du droit à l'existence d'Israël, un pas soit fait. Encore une fois, tout cela est appuyé aussi sur un dialogue entre la France et l'Arabie Saoudite.
L'Arabie Saoudite qui à la veille du 7 octobre allait signer les accords d'Abraham, donc engager une coopération, un rapprochement avec Israël. Tout ça a été bloqué par le 7 octobre. Et par-dessus la reconnaissance de l'État palestinien, c'est ça l'enjeu, c'est que l'esprit des accords d'Abraham apparienne à une réconciliation globale entre le monde arabo-musulman et Israël.
Et là, on aura peut-être au Proch-Orient, Moyen-Orient, une paix solide, une paix durable pour la sécurité de tous, c'est-à-dire d'abord la sécurité d'Israël. L'argument israélien d'une partie des Israéliens, c'est-à-dire de Netaniaou, de dire "C'est une prime donnée au Hamas, elle aurait tenue si la reconnaissance de l'État palestinien avait eu lieu avant le cesser le feu de ce début d'année 2025. Avant, oui, il y avait eu l'hopogrome du Hamas, des actes terroristes, une prise d'otage et une réponse légitime justifiée d'Israël.
Depuis ce cesser le feu que Netaniau a rompu pour engager les chariots de Gédéon, c'est-à-dire un blocus humanitaire et une nouvelle offensive. Chariot de Gédéon, opération inefficace, cet argument ne tient plus. Aujourd'hui, la voie diplomatique choisie par la France et qui est hasardeuse parce que les conditions, elles sont loin d'être remplies aujourd'hui.
Elles ne peuvent pas être interprétées comme une récompense au Hamas puisque l'une des conditions c'est le désarmement du Hamas, la libération des otages et le départ du Hamas de toute forme de gouvernance à Gaza. À travers la reconnaissance de l'État palestinien, Macron indique qu'il s'agit de libérer les Palestiniens du Hamas. En juin à à New York, Christophe, il y avait cette conférence organisée avec les Saoudiens précisément où le président de la République parlait d'une dynamique.
En avril, il disait dans les prochains mois, on ira. Est-ce que le président a tergiversé parce qu'il a été tiraillé entre les pressions israéliennes, peut-être aussi l'hostilité américaine et l'opinion publique en France ? Il y a un fait majeur qui a joué, c'est l'attaque israélienne sur l'Iran.
Le bombardement sur Terran a été un tournant majeur dans toute la géopolitique, toute la tectonique des plaques dans cette zone. Ça prenait la suite de l'effondrement du régime syrien. Donc ce premier semestre 2025 a chamboulé les chiquers, d'où la nécessité de reporter.
Il reporte à une date très importante qui est le rendez-vous annuel à l'ONU en septembre de tout ce qui compte comme chef d'état et de gouvernement sur la planète. Donc c'est renforcé après avoir reporté. Je ne pense pas que l'opinion publique en France ait joué un grand rôle puisque la dynamique était enclenchée avant.
Maintenant Emmanuel Macron va devoir s'expliquer et argumenter vis-à-vis des Israéliens, de la communauté juive en France, des Israéliens d'Israël et de la diaspora. il doit faire la pédagogie de cette décision française. Sinon, il va très vite faire l'objet d'une récupération par la gauche radicale en France qui va dire que Emmanuel Macron et sa décision, c'est en fait une sorte de prise de guerre de cette gauche radicale qui aura amené euh Emmanuel Macron dans le bon camp, c'est-à-dire le leur.
Il faut qu'il fasse attention à cette récupération là. Il y a une hostilité des États-Unis, d'Israël évidemment et ça va changer la donne diplomatique dans les prochaines semaines sûr. Bien sûr, c'est un bras de fer de plus entre l'Europe et notamment la France et les États-Unis.
Donald Trump avait pris une décision très forte et a quelques années, c'était de mettre l'ambassade des États-Unis non plus à Tel Aviv mais à Jérusalem. C'était une manière pour lui de montrer sa solidarité avec Israël et notamment avec Netaniao. Ça c'est un signe très fort.
La France maintient son ambassade d'Atel vive. Une partie de l'échiquier politique français, notamment Écoti a toujours été pour le transfert à Jérusalem. Donc oui, en France, il y a des pro Netaniau affirmé et puis il y a une partie de la classe politique très à gauche qui est compllaisante avec le Hamas.
Emmanuel Macron cherche non pas à faire un e en même temps là, mais à faire un nini. On n'est ni adversaire d'Israël, ni adversaire des Palestiniens. On cherche à construire une voie pour la paix.
Encore une fois, il faut lire derrière l'annonce. La France reconnaîtra l'État de Palestine, la liste des marches à gravir pour arriver à cette reconnaissance. Et on ne peut reconnaître un état que s'il existe.
Aujourd'hui, il n'y a plus d'État. Il n'y a pas d'autorité parce que Mamouas est une autorité fantomatique. Il faut reconstruire d'abord un territoire cohérent, un état qui tienne debout, une légitimité démocratique pour les politiques qui dirigent cet état et surtout l'unifier, c'est-à-dire en finir avec le Hamas.
Et donc aujourd'hui, le principal obstacle sur la route de la paix euh tracé par Emmanuel Macron, c'est le Hamas. 21h43, on va revoir le message posté par le président de la République, Emmanuel Macron, ce soir où il annonce qu'il reconnaîtra officiellement l'état de la Palestine. Voilà, il écrit "Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Prochrient.
J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine. L'annonce officielle sera faite à l'Assemblée générale des Nations- Unies à New York, donc au mois prochain. L'urgence, écrit Emmanuel Macron est aujourd'hui, que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue.
Nous sommes en en ligne avec Tamar Sboc, bonsoir, consultante BFM TV Israël et correspondante en France du du quotidien Yediot Arenaut. Une une question, on en parlait depuis plusieurs mois, donc l'annonce n'est pas vraiment une surprise, mais ça intervient ce soir dans un contexte de guerre qui s'est intensifié. On a vu les images de Famine ces derniers jours à Gaza et la situation humanitaire qui est terrifiante.
Est-ce que ça peut changer le cours du conflit actuel entre les Palestiniens, le Hamas en tout cas dans la bande de Gaza et l'État hébreux ? Bonsoir. Euh je crois que il est évident que la position du gouvernement israélien sera en fin des non recevoir et ça c'est pas une surprise.
Ce qui est une surprise pour le gouvernement israélien, c'est qu'il s'attendait euh d'abord que cette conférence qui va se passer la semaine prochaine sera le moment de la reconnaissance puis de la présence du président Macron. on est passé à une président à une présence de ministère des affaires étrangères. Donc euh en Israël euh il pensait que le moment de la reconnaissance n'était pas encore arrivé.
Il faut dire que c'est euh que le dernier jours que euh les images de la famine sont vraiment montrés dans le média israélien euh très très connu et très reconnu. C'est pas que ça on n'a pas été vu par les les Israéliens, mais euh là, il y a une sorte de prise de conscience de ce qui se passe. Je crois que la seule chose qui peut ébranler la position du gouvernement israélien, c'est toujours euh euh le fait de libérer les otages.
Euh à partir de là, euh ce gouvernement n'a pas de prétexte et il sera obligé de faire un pas en avance par rapport à Gaza. Maintenant, la question israélienne, c'est euh même pour le camp de la paix. Euh oui, pour un état palestinien, mais avec eux.
Avec qui ? Avec qui ? Parce que comme vous avez justement dit, euh l'autorité palestinienne est faible.
Les organisation terroriste. Donc quelque part c'est le les charrues avant le bœuf. Donc on va voir comment ça se passe en pratique parce que sinon c'est des vœux pieux qui qui d'une certaine façon arrange le l'occident parce que effectivement c'est insoutenable ce qui se passe à Gaza, on est tous d'accord mais comment faire de façon pratique que ça change et que les otages rébiennent et c'est une façon de mettre un peu plus peut-être la pression sur le gouvernement de de Benjamin Netahuou d'un point de vue diplomatique, on a vu ces derniers jours les appels de plusieurs capitales qui restent l'être morte sur la situation à Gaza et notamment sur le blocage le blocus de l'aide humanitaire.
Est-ce que c'est de nature à renforcer cette pression sur le gouvernement israélien ? tant que le premier ministre Netania au sa coalition d'extrême droite et à paire de de d'une élection euh quelque part et malheureusement il y a une vision de courte vue. Donc euh d'abord il tient à sa coalition.
Il y a des rumeurs comme quoi il y aura une élection. le l'opération à Iran qui était nécessaire mais on peut se demander sur le timing n'a pas apporté le monté dans le sondage qui lui permettrait de se débarrasser de l'extrême droite et avoir une autre coalition. Donc euh malheureusement, je pense que les pressions sont moins forts que la pression de perdre sa coalition et on les voit dans les négociations avec les les ultraorthodoxes par rapport au services obligatoires dans l'armée.
C'est quelque chose que tous les le les Israéliens qui qui font le service militaire sont ils n'arrivent plus à assumer. Et quand même le gouvernement de Netaniao a décidé de de avancer vers une loi qui exente les ultraorthodox du service militaire. Donc c'est les affaires internes qui primment sur la vision globale de la politique extérieure.
Merci. Merci Tamar Sboc pour cet éclairage en direct et à chaud évidemment puisqu'on vient d'apprendre que la France allait reconnaître en en septembre prochain à l'Assemblée générale des Nations- Unies la reconnaissance donc de l'État palestinien. Euh les toutes premières réactions commencent à tomber, Elisad ?
Oui, la première c'est celle du vice-président palestinien Hussein Alcheek qui salue ce soir la décision de Paris de reconnaître l'état de Palestine. Évidemment, on vous tiendra informé des prochaines réactions à venir. Nous sommes en ligne avec Michel Duclot.
Bonsoir. Vous êtes ancien ambassadeur de de France en Syrie entre 2006 et 2009, conseiller spécial géopolitique et diplomatie à l'Institut Montge. Est-ce que de votre point de vue cette annonce peut constituer un un tournant euh au Proche Orient et principalement dans ce conflit qui est en cours entre le Hamas et Israël depuis 21 mois maintenant ?
Je je pense que ça aura un effet, ça aura un impact, mais il faut bien voir d'abord qu'il s'agit pour le président Macron euh de sortir d'une sorte d'impuissance totale sur le dossier et comme par ailleurs, il avait déjà depuis plusieurs semaines laissé entendre que c'était selon sa formule un devoir moral et un impératif stratégique, s'il ne le faisait pas, c'était sa crédibilité qui était en jeu c'était la crédibilité de de la France. Euh par ailleurs, il fallait le faire justement en essayant d'avoir un effet de levier et notamment en essayant d'entraîner d'autres à faire le même geste et en essayant par ailleurs euh d'obtenir euh des grands États arabes qui n'ont pas encore reconnu euh Israël et qui ne le peuvent pas dans les circonquent quand même un chemin qui leur permettrait d'arriver là un jour. Et pour cela le le calendrier était important.
Je crois que l'annoncer maintenant alors qu'il y aura cette conférence euh sur la solution à deux États à New York euh fin septembre, c'est le bon moment, c'est la bonne solution parce que ça permet d'essayer de convaincre les Britanniques, les Canadiens, d'autres euh de faire comme nous, de reconnaître euh l'état de Palestine et ça permet aussi euh d'essayer de convaincre les Saoudiens et d'autres de faire des gestes euh non pas dans la reconnaissance de d'Israël, mais par exemple dans la réforme de l'autorité palestinienne, dans la démilitarisation du Hamas, dans une attitude très positive vis-à-vis de la Palestine et notamment de Gaz. Merci. Donc oui, c'était le le bon geste au bon moment, je crois.
Merci Michel Ducl d'avoir été en direct avec nous ce soir sur BFM TV. Thierry Arnaud nous a rejoint sur ce plateau. Thierry, on l'attendait depuis, on en parlait depuis plusieurs mois, cette fois c'est officiel et ça peut peut-être changer la la donne diplomatique dans dans le conflit en cours.
En tout cas, c'est l'espoir du président de la République évidemment. C'est la raison pour laquelle il fait cette annonce ce soir. La question n'était plus de savoir si la France était prête à reconnaître l'État palestinien.
Mais mais quand manière très explicite le président de la République avait pris cet engagement au début du mois avril, on dis en en disant clairement que la France irait vers la reconnaissance de cet état palestinien, tout était à partir de ce moment-là, à partir de de cette déclaration du 9 avril, une question de calendrier. Il a choisi de le faire en répondant au courrier du président de l'autorité palestinienne Marmou d'Abas qui lui a en quelque sorte ouvert une opportunité diplomatique puisque dans ce courrier le président Abas s'efforce lui de créer les conditions de cette reconnaissance d'une part en condamnant de manière parfaitement claire et explicite les événements du 7 octobre. Ensuite, en s'engageant sur une réforme de la gouvernance de l'autorité palestinienne et sur l'organisation euh d'élections qui sont des conditions qui auraient évidemment été euh posées pour la reconnaissance de cet état palestinien.
Il est clair que le président de la République à partir de ce moment-là espère créer un moment, espère créer un effet d'entraînement. Espère que d'autres pays européens notamment suivront. Je rappelle au passage que près de 150 pays euh membres de l'Organisation des Nations- Unies ont déjà reconnu euh l'État palestinien.
Ce n'était donc pas encore le cas de la France. Ce n'est pas le cas du Royaume-Uni par exemple. Ce n'est pas le cas de l'Allemagne et ce n'est pas un hasard si on nous annonce demain une réunion téléphonique manifestement entre Kmer, le premier ministre britannique, le chancel allemand Fredrich Schmerz et le président de la République évidemment au lendemain de cette annonce.
Donc euh qu'il faut euh prendre pour ce cal, c'est-à-dire c'est on annonce l'intention ce soir et la déclaration formelle se fera donc à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations-Unies au mois de septembre. Thierry, euh l'État palestinien euh selon les termes d'Emmanuel Macron doit être, je le cite, démilitarisé, reconnaissant l'existence et la sécurité d'Israël. Oui, il y a évidemment une symétrie qui et un équilibre qui est absolument indispensable. ce que prêche la France et la diplomatie française depuis des décennies maintenant c'est une solution à deux états.
Donc l'État palestinien ne peut exister que dans la mesure où il reconnaît évidemment l'État d'Israël. Et ça c'est une concession qui sera évidemment essentielle pour que on puisse avancer dans la direction souhaitée par le président de la République. Et puis il y a aussi le rôle d'autres puissances régionales.
On sait que dans les accords d'Abraham de 2020, plusieurs pays de la région avaient reconnu l'État d'Israël. Mais on sait aussi que les négociations qui été engagées avec l'Arabie Saoudite n'ont pas abouti précisément à cause du du 7 octobre. Et donc évidemment, c'est la raison pour laquelle le dialogue avec l'Arabie Saoudite dans cette perspective là sera essentiel lui aussi.
On est en ligne avec Maya Cadra, enseignante et journaliste spécialiste du du Moyen-Orient. Bonsoir, merci d'être en direct avec nous. On parlait avec Thierry Arno à l'instant de de la possibilité qu'il y a un effet d'entraînement sur cette annonce.
Est-ce que vous pensez que effectivement ça puisse créer un une impulsion, on va dire, diplomatique en faveur de la reconnaissance mondiale, on va dire, d'un état palestinien ? En tout cas, la France, ce n'est pas un pays anodin, c'est un des pays qui siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Le poids du discours français n'est pas négligeable du tout.
Et donc en effet, ça pourrait entraîner une certaine dynamique. Mais vous venez de le dire, plus de 150 États pays euh membres de des Nations- Unies ont déjà reconnu la Palestine. Ceci n'est pas la question.
Euh la reconnaissance en soi, c'est quelque C'est une avancée diplomatique, c'est une avancée pour le peuple palestinien. Mais est-ce que déjà la reconnaissance de ces 150 pays ont fait avancer les choses en Palestine ? Aujourd'hui, on parle d'un pouvoir bicéfal.
Il y a le Hamas qui siège à Gaza euh qui contrôle encore le territoire et il y a l'autorité palestinienne euh qui gouverne en 6 Jordanie. Euh le président Macron a adressé une lettre à Mahmoud Abbas, le chef de l'autorité palestinienne en 6 Jordanie, mais on n toujours pas euh de réponse du Hamas. Le Hamas, il poursuit la guerre.
Euh le Hamas refusera euh de reconnaître l'État d'Israël et donc on risque peut-être de euh d'être dans une impasse à moins que le Hamas ne déclare forfait, qu'il ne déclare sa défaite et que la guerre se termine à Gaza. Mais pour le moment, euh il y a deux interlocuteurs en Palestine. Euh le président français, évidemment, il a dialogué, donc il a envoyé cette lettre au président Mahmoud Abbas, mais le problème est toujours là, c'est l'organisation terroriste du Hamas.
Comment va-t-elle réagir ? Est-ce qu'elle va accepter d'être désarmée ? Sachant qu'il refuse jusqu'aujourd'hui non seulement le cesser le feu mais aussi le désarmement.
Merci beaucoup Maya Cadra, spécialiste du Moyen-Orient d'avoir été en direct avec nous sur BFM TV. Thierry Arnaud, ce geste ne constitue qu'un paramètre du processus de paix. Oui, de processus de paix qui n'est pas engagé parce qu'il y avait des discussions qui étaient en cours à DOA.
Et d'ailleurs ce soir, il s'avère que Steve Witkov, qui est le négociateur de ce sujet, parmi d'autres pour l'administration américaine, Donald Trump, annonce qu'il a demandé à la délégation américaine qui était présente à DEOA de revenir à Washington parce qu'il il considérait que les exigences posées par le Hamas n'étaient pas acceptables. Et donc, il y avait effectivement la question de savoir si le cesser le feu devait être un préalable à la reconnaissance de cet état parce que et sans doute en raison de cette situation humanitaire absolument tragique à Gaza, le président de la République a décidé de bousculer l'ordre des choses, de ne pas attendre un accord de paix ou même un cesser le feu pour annoncer son intention de reconnaître formellement cet état palestinien. Et on va revoir le message posté par le président de la République ce soir sur les réseaux sociaux, vous le voyez, euh fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine.
L'annonce solennelle sera faite à l'Assemblée générale des Nations- Unies au mois de septembre. L'ence, écrit Emmanuel Macron, est aujourd'hui, que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. Nous sommes en direct avec Stéphane Amar, notre correspondant à Jérusalem.
Stéphane, y a-t-il de premières réactions politiques sur place ? Oui, absolument. Les premières actions commencent à tomber.
Elles sont extrêmement dures envers Emmanuel Macron. Il y a celle de l'ancien premier ministre Nathannali Benet qui est un opposant à Benjamin Netaniaou et qui parle de décisions honteuses de prix de récompense à la terreur palestinienne au massacre du 7 octobre. Il y a également à Vidgor Libarman qui est également un opposant à Benjamin Netaniaou qui réagit sur le même ton.
Même chose du côté euh de ministre Chicli, le ministre de la diaspora qui lui affiche sur son compte sur les réseaux sociaux la gifle supposée prise par Emmanuel Macron donné par Brigitte Macron sur le ton de la dérision parle d'une claque et il y a des réactions extrêmement dures également sur les réseaux sociaux. D'une manière générale, la France est attaquée sur le même mode, sur le mode de la récompense au Hamas, d'un cadeau fait au Hamas pour son action terroriste du 7 octobre. Alors, ces réactions sont à l'image euh déjà des réactions euh auxquelles on avait pu assister lorsquemanuel Macron avait émis euh cette idée qui devait euh déjà euh mise au centre d'une conférence internationale euh au mois de juin dernier mais qui avait été reportée à cause de la guerre contre l'Iran.
Les Israéliens considèrent que ce n'est ni le moment euh ni le lieu pour évoquer euh un état palestinien, que le pays est en guerre, que cette guerre a été déclarée euh par le Hamas, que c'est le Hamas qui a ouvert les hostilités euh et qu'il ne faut donc pas ouvrir un processus diplomatique dans cette séquence. Parallèlement euh et disons plus largement, cette question de l'État palestinien est extrêmement polémique en Israël car les Israéliens ont essayé cette solution à deux états dans les années 90. On s'en souvient, les accords d'Oslo et cela s'était terminé dans le sang par la deuxème inifada.
Les sont persuadés que les Palestins ne veulent pas des d'un état indépendant sur une partie de la Palestine car ils ont toujours rejeté cette option du partage historiquement depuis 1937, depuis les premiers plans de partage et que et bien au contraire pour eux et bien chaque concession faite par la diplomatie internationale sur ce plan et qui vaudrait euh à les encourager à continuer la guerre contre Israël, c'est en gros la la teneur des réactions ce soir en Israël. Merci Stéphane Abar. Bonsoir.
Bonsoir à tous. C'est une édition spéciale qui se poursuit ce soir sur BFM TV avec l'information l'information de la soirée. Le chef de l'État Emmanuel Macron qui vient d'annoncer que la France reconnaîtra l'État de Palestine en septembre prochain aux Nations- Unies.
Emmanuel Macron écrit ceci : "L'ence est que cesse la guerre." On va en parler évidemment avec nos correspondants sur place sur le terrain, nos invités et nos éditorialistes en en plateau. Soisig Kemener est avec nous.
Bonsoir. Bonsoir. Christophe Barbier également.
Bonsoir Christophe. Bonsoir. Nicolas Tinzer, spécialiste de cette région du monde qui qui en parlera avec nous.
Thierry Arnaud. Cette annonce elle est arrivée très rapidement. Elle a surpris, on va se le dire franchement un peu tout le monde il y a trois qu4 d'heure.
Le moment a surpris. Le principe de la décision non. puisque depuis le mois d'avril, depuis le début du mois d'avril, le président de la République avait annoncé clairement l'intention de la France, son intention à lui de reconnaître cet état palestinien.
Euh le moment a surpris en effet puisque vous vous souvenez, si on rappelle le calendrier, donc début avril, il fait cette annonce, il annonce l'organisation d'une grande conférence à New York qui serait coprésidée par la France et par l'Arabie Saoudite. Il se trouve que l'intervention militaire israélienne en Iran va faire capoter ce projet de de conférence. Et à ce moment-là, on attendait de reposer un petit peu les choses dans le calendrier.
Sachant que cette réunion au niveau des Nations-Unies, elle va se tenir au niveau ministériel euh pour les ministres des affaires étrangères à partir de lundi. Euh il a précipité les choses clairement s'agissant du moment. Il a pris un petit peu tout le monde par surprise.
En effet, il faut certainement y voir le reflet de la euh situation humanitaire absolument dramatique à Gaza dans cette volonté d'accélérer les choses puisqu'on est parti d'une situation euh où la France avait toujours défendu l'idée de deux États et donc implicitement la reconnaissance de l'État palestinien. Mais comme conséquence d'un accord de paix, on est passé à un deuxième stade où finalement euh il fallait reconnaître l'État palestinien euh dans une phase qui interviendrait plus tôt. Et là, on on attend même plus la fin des combats ou une forme de de cesser le feu pour annoncer que quoi qu'il arrive à l'Assemblée annuelle des Nations-Unies au mois de septembre, la France donc reconnaîtra officiellement l'État palestinien.
Rappelons que ce sont à peu près 150 pays à l'échelle des Nations- Unies qui aujourd'hui ont déjà fait cette même démarche. Alors Thierry disait à l'instant Christophe Barbier, le moment a surpris. Ce qui surprend également ce soir, c'est la forme, un tweet.
Oui, c'est un tweet mais c'est pas qu'un tweet parce qu'il est adossé à cette lettre envoyée à Mammou Abbas, le président de l'autorité palestinienne. Et tout compte, chaque mot compte est dans le tweet et dans la lettre et dans les mots manuscrits mis en exergue de de la lettre. Dans le tweet, il y a évidemment le rappel de l'urgence euh l'aide humanitaire à Gaza et d'ailleurs, on verra demain ce qu'annonce Londres, Paris et Berlin.
Il peut y avoir une initiative extrêmement forte. On va lire, on va lire ce tweet justement Christophe qu'on découvre fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient. J'ai décidé, donc le chef de l'État, j'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine.
J'en ferai l'annonce solelle donc à l'Assemblée générale des Nations- Unies au mois de septembre prochain. Là, il fixe le cap. Euh l'urgence est aujourd'hui que cesse la guerre à Gaza, dit le chef de l'État, et que la population civile soit secourue.
Euh Thierry faisait allusion à à l'instant. Ça c'est très important euh sur le terrain. Oui.
Oui, c'est extrêmement important et c'est important aussi pour le l'alliance diplomatique que demain on va voir euh mise en œuvre. Peut-être que demain une annonce humanitaire forte sera faite par Paris, Londres et Berlin pour porter assistance à cette à cette population. Mais on peut continuer le la lecture du tweet parce que il y a aussi les engagements qu'il demandent.
Mahmoud Abbas a proncé un certain nombre d'engagements, c'est le respect de ces engagements qui aboutiront à la reconnaissance de la Palestine par la France. Alors justement, j'allais vous demander Nicolas Tanzer, on discute avec qui dans ces conditions ? Quel est l'interlocuteur pour le chef de l'État ?
Pour l'instant, c'est le président de l'autorité palestinienne, c'estàdire Mahmou Abbas, hein. Je veux dire, il y en a pas d'autres. Euh je veux dire c'est pas ce sont pas les dirigeants du Hamas, c'est personne d'autre que euh Mahmou d'Abas qui est le seul légitime, même s'il n'est pas chef d'état par définition, il est le chef, le président, celui avec qui on peut discuter.
Mais c'est aussi tout le nœud du problème parce que dans le tweet, si on va en faire une lecture complète, il parle de la démilitarisation du Hamas. Hm. Euh alors là, je sais pas comment faire.
Je veux dire, la question se pose, c'està-dire comment est-ce qu'on aboutit à ce résultat ? On est tous pour il ajoute même dans la lettre l'exclusion du Hamas de toute forme de gouvernance à Gas. Bien sûr.
Voilà. Alors ça on peut imaginer mais alors comment est-ce qu'on fait ? Quel est le processus derrière ?
Quel est le processus démocratique ? Et puis concrètement encore une fois dire on peut penser que Marmou Daabas le souhaiterait. En tout cas il y a intérêt en tout cas je pense que la plupart des Palestiniens modérés ont bien sûr intérêt à cette renonciation du Hamas à tout pouvoir et à toute forme d'action militaire.
Mais comment comment est-ce qu'on parvient à cela ? Et c'est pas uniquement la reconnaissance qui effectivement était prévue depuis longtemps. Thierry Arnaud l'a très bien rappelé tout à l'heure qui va permettre de régler le problème.
Alors maintenant il y a un processus et effectivement la première étape c'est l'aide humanitaire mais qui résout pas la question militaire qui résout pas le problème des otages non plus d'ailleurs bien sûr parce que là aussi Emmanuel Macron il fait quand même allusion clairement dans sa lettre en disant que la libération des otages c'est un impératif absolu. En fait, il nous il nous construit un escalier dont le sommet et la reconnaissance de l'État palestinien, mais qui a des dizaines de marches dont certaines aujourd'hui sont impossibles à gravir. Ulria, les difficultés sont devant nous.
Oui, effectivement. Mais bon, après en fait, c'est aussi une réponse justement. Alors certes, Marco Mondabas a peut-être pas toutes les cartes en main pour mettre en place ces engagements là, mais il s'est engagé par écrit en fait au mois de juin à effectivement désarmer le Hamas, libérer les otages et cetera.
Il a pris des positions extrêmement claires sur enfin pour il a condamné les attentats du 7 octobre. euh il s'est engagé à faire des nouvelles élections, à faire des réformes de l'autorité palestinienne. Donc finalement en fait cette lettre et c'est une réponse déjà d'une part à tous ces engagements de l'autorité palestinien d'une part et puis c'est une réponse à l'urgence vis-à-vis de ce qui se passe à Gaza.
Il y a quand même de façon relativement de plus en plus assumée par le gouvernement israélien une volonté de faire de l'épuration ethnique en fait que ce soit par la famine ou par les destructions qui sont faites par l'armée israélienne. Et donc effectivement les pressions diplomatiques ne fonctionnant plus. Paris euh et même pour le coup le le Royaume-Uni, enfin Kierstarmer a dit exactement la même chose.
Dès qu'il y aura un cessé le feu, le Royaume-Uni reconnaîtra l'État de Palestine. C'est une façon de mettre une pression diplomatique à Israël en fait. C'est ça qui se joue aussi.
Sois Kemena, on on en parlait à l'instant. Christophe, il faisait allusion. Cette question de du règlement de ce conflit de l'état de Palestine, on en parlait en coulisse, à l'Élysée, à Matignon.
Alors, on savait, c'est ce que disait Thierry tout à l'heure, on était dans un calendrier, mais c'est vrai que ce calendrier avait été totalement arrêté au mois de juin au moment des du début de de la guerre lancée par Israël contre l'Iran, la conférence étant ajournée, c'est vrai qu'il y avait une grosse interrogation et qu'on avait l'impression que ce dossier était plutôt laissé de côté par l'Élysée. D'ailleurs, certains des adversaires politiques du président de la République disaient "Mais regardez, il ne le fera pas en coulisse, he ! C'est ce qu'on entendait beaucoup." Et effectivement, il y a cette ce tweet ce soir, cette lettre qui intervient juste avant ce sommet alors qu'il y a un sommet de haut niveau mais qui est pas un sommet de de niveau présidentiel he puisque c'est les ministres des affaires étrangères qui seront qui seront présents aux États-Unis.
Mais c'est une manière aussi pour le président de la République de dire effectivement qu'il a entendu ce qu'on a beaucoup entendu toute la semaine. C'est-à-dire que là, on voit bien qu'on a franchi un nouveau palier. Euh il y a cette pétition euh des sens ONG qui a été relayée par nos confrères de libération ce matin euh pour euh pour dénoncer la famine qui s'est vie à Gaza.
Il y a également l'agence France-Press qui a expliqué que les collègues de l'agence France-Press travaillent avec tenailler par la fin. Oui, on l' évoqué avec le président de l'agence France Press qui était notre invité il y a il y a deux jours. Il l'a raconté.
Donc il y a c'est un c'est un sujet pour Emmanuel Macron, c'est un sujet pour ailleurs puisque la France est le premier pays serait le premier pays du G7 à reconnaître un état palestinien. Mais c'est un sujet aussi pour dire aux français qu'il entend ce qui se passe à Gaza et que de cette manière-là il porte ce sujet au niveau présidentiel. D'une certaine façon Thierry Arnaud le président Macron prend la parole ce soir sur la scène internationale il devance les Anglais et les Allemands qu'il devaient rencontrer demain.
Oui. Alors il espère créer un effet de d'entraînement. Et ce sujet a certainement été sur la table puisqu'il a rencontré au début du mois de juillet à l'occasion d'une visite d'État Kirstarmer, le premier ministre britannique et d'ailleurs dans son discours devant le Parlement britannique, il insiste sur la nécessité de reconnaître un état palestinien et dès ce moment-là, il essaie d'entraîner dans son sillage le premier ministre britannique qui choisit à ce moment-là de ne pas lui emboîter le pas.
Il était il y a quelques heures à peine euh on en parlait avec le chancelier allemand Friedrich Schmz à Berlin. Il ne fait aucun doute que lors de de leur conversation, ce sujet a été mis sur la table aussi et euh on verra ce qui ce qu'il en est. Moi, je pense que si le président fait cette annonce seul ce soir, ça veut sans doute dire qu'à ce stade, il n'a pas obtenu l'engagement du Premier ministre britannique et du chancelier allemand.
Faute de quoi ? Si si les trois étaient d'accord, je pense que ça aurait été plus logique. Vou dire qu'il met la pression ce soir là, plus fort d'annoncer les trois ensemble.
Il met la pression là, c'est pure spéculation de ma part, mais en tout cas oui, il il essaie de mettre la pression pour ne pas être le seul grand pays européen qui fait cette annonce ce soir. Il prend les devant. Ils n'ont pas le même agenda.
On voit que K Starmer dit que c'est la voix de la reconnaissance palestinienne. Donc il est en chemin encore en C'est long et on sait à quel point l'Allemagne vis-à-vis d'Israël évidemment compte tenu du passé tragique euh est particulièrement prudente euh quand il s'agit d'avancer sur cette valeur. En même temps, on peut on peut ajouter qu'Emmanuel Macron est un peu habitué à lancer des initiatives solitaires sur tous les quand même parfois sa marque de fabrique.
He il l'a fait sur différents sujets, pas uniquement celui-là sur l'Ukraine mais aussi dans le temps sur la Libye ou sur le Liban et cetera. Il y a quand même beaucoup d'exemples. Donc peut-être que il a aussi voulu marquer lui-même une forme de leadership européen.
Alors c'est vrai que l'Allemagne est aussi en train de changer quand même. C'està-dire que l'Allemagne avait été sur une position quand même de recul et de soutien quoi qu'il advienne à Israël pour les raisons effectivement que Christophe a rappelé. Ça, je crois que c'est très très important.
Mais là, devant l'indignation internationale, devant les images, devant aussi les mouvements des opinions publiques européennes qui apparaissent comme de moins en moins favorable à Israël en raison de ce que fait Israël à Gaza, juives. des principal de France Delphine qui a reproduit sur les réseaux sociaux un reportage de la télévision israélienne où il m'était montré des scènes de famine. Donc ça veut dire aussi que vous avez du côté des autorités juives aussi un changement d'attitude vis-à-vis non pas d'Israël mais vis-à-vis de l'État gouvernement.
Oui, oui, oui, et pour rajouter en fait, il y a eu aussi, je crois hier une réunion à la Céset où enfin on sent que la parole se libère quand même chez certains membres de l'extrême droite au gouvernement israélien où on appelle très clairement quand même à l'épuration ethnique. On appelle à à voilà, c'est n c'est eux ou nous hein, il y a quand même le ministre je crois de du tourisme qui a dit ça un peu plus tard qu'hier. Donc il y a une décomplexion de plus en plus forte et donc effectivement les je pense que aussi en réponse aux opinions européennes les États occidentaux c'est malheureusement les États-Unis pour l'instant ne font pas grand-chose.
Donc il faut que les États occidentaux et européens réagissent. question pour Swisig et pour euh pour Christophe. Christophe, euh la France va devoir travailler avec Israël et la Palestine.
Bien sûr. Donc il faut être très prudent. C'est ça les deux états, la le la perspective d'avoir à terme deux États qui se reconnaissent mutuellement et qui vivent côte à côte dans la sécurité, le respect de la sécurité et du droit à l'existence de l'un comme de l'autre.
Ça c'est la vision historique de la France. On en est très éloigné aujourd'hui et ce qui s'est passé depuis le 7 octobre a creusé un gouffre et bien entendu l'échec de l'opération chariot de Gédéon qui n'a abouti ni à la libération des otages, ni à la destruction du Hamas, ni à l'amélioration de l'image d'Israël et bien éloigne encore cette perspective. D'où l'idée pour la France de ne pas être seule face à cela.
S'appuyer sur Riyad, sur l'Arabie Saoudite qui porte cette initiative sur d'autres pays européens et sur le concert des nations. Aujourd'hui, il a déjeuné avec le premier ministre du Liban, Emmanuel Macron. Ils ont abordé la question de la sécurité évidemment à la frontière entre Israël et le Liban.
Évidemment qu'ils ont dû parler aussi du problème palestinien. Les accords d'Abraham qui était le grand œuvre de Netaniaahou pour faire la paix avec ses voisins arabes faisait l'impasse sur le problème palestinien. Enjambait le problème palestinien qui s'est cruellement rappelé à Israël avec le massacre du 7 octobre.
Aujourd'hui, Emmanuel Macron tente quelque chose qui englobe tout cela. Je crois que ce qui ce qui est important aussi dans ce qui est en train de se jouer là, c'est que il peut le faire maintenant parce que les tensions politique finalement paradoxalement sont un peu moins vives maintenant en France qu'elle ne l'était après le 7 octobre et dans les dans les 6 mois sur ce sujet-là en particulier. Et donc il pense aussi qu'il y a une une où il peut faire en sorte alors on est on est à la fin du mois de juillet mais il pense le le parlement ne siège pas mais il pense que c'est un moment où ça peut ne pas susciter euh des réactions éruptives.
On va voir ce qu'il en est. on va avoir des réactions tout au long de la soirée mais dans la dans la classe politique et porter une vision d'une France peut-être je vais pas dire unie mais en tout cas qui qui peut comprendre cette déclaration du président de la République. Nicolas Tanzer avec cette annonce du chef de l'État ce soir si on regarde bien pour l'instant 142 États ont reconnu l'état l'État palestinien la France serait le 143e.
Oui, exactement et peut-être effectivement en aura-ton d'autres je dirais à l'avenir. Mais encore une fois, la question de la reconnaissance aujourd'hui, elle ne elle ne vaut pas en quelque sorte paix immédiate entre Israël et le futur état palestinien. Création d'un état palestin et création effectivement parce que derrière effectivement il est dit dans la lettre y compris notamment la lettre à Marmouabas, il a dit voilà on appuyera évidemment la création d'une structure d'une gouvernance solide et cetera et cetera.
Bon, il y a un engagement très égal, mais comment est-ce qu'on fait là aussi ? Je veux dire et et derrière, il y a un autre problème d'ailleurs qui est pas réglé. Nous n'oublions pas parce que là, on parle, je dirait beaucoup de la bande de Gaza à cause de l'action d'Israël et évidemment des crimes commis par le Hamas aussi.
Euh mais on ne parle pas de la sijordanie qui est aujourd'hui dans un état de pression notamment avec des colons israéliens extrémistes qui est absolument dramatique. Et ça, je trouve que ça va être aussi l'un des problèmes majeurs. Qu'est-ce qu'on fait effectivement de ces colons ?
On voit pas Israël céd hein. Oui, il faut être très clair sur le fait que tant que le rapport de France politique sera ce qu'il est aujourd'hui en Israël et que Benjaminou sera premier ministre d'Israël, il n'y aura pas d'état palestinien.
Emmanuel Macron