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interviewEurope1fr· 15 juillet 2026 2 min

«Défendre la liberté au prix du sang s'il le faut» : «Macron en fait trop», juge Sébastien Chenu

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Comme ça vous aurez l'adresse du site, le président de la République Emmanuel Macron lors du 14 juillet et même à l'hôtel de Brienne la veille, affirmait que la France était prête à défendre la liberté et le droit au prix du sang s'il le fallait. Comment est-ce que vous avez vous-même apprécié cette phrase ?

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Sébastien Chenu

Emmanuel Macron en fait toujours trop. On a le sentiment qu'après avoir beaucoup abîmé notre armée, parce que moi je n'oublie pas que lorsqu'il est arrivé, il a d'abord zappé, enlevé un certain nombre de crédits pour l'armée française, plus de 800 millions d'euros, pour en remettre. Après, nous on l'a toujours voté. Je rappelle que le Rassemblement National, nous avons voté tous les projets de loi de programmation militaire. Mais Emmanuel Macron avait une vision un peu hiératique de l'organisation de l'armée française, quand il n'a pas voulu lui-même d'ailleurs négocier ou partager la puissance nucléaire française. Donc Emmanuel Macron en fait toujours trop.

Là, il est en train de partir, il est en train de quitter, c'est son dernier 14 juillet. Et derrière, on sent qu'il aurait probablement rêvé d'être à la tête, il l'avait dit d'ailleurs, qu'il aurait peut-être imaginé envoyer des gars, pour reprendre son expression, sur le front ukrainien. Donc Emmanuel Macron, on sent qu'il a ce côté guerrier, alors qu'on aurait besoin, et on a besoin, d'un président qui apaise, d'un président qui parle à toutes les parties, plutôt que d'un président qui se voit cobelligérant.

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Présentateur

Mais vous avez regretté la présence de Volodymyr Zelensky hier, vous, dans la tribune présidentielle ?

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Sébastien Chenu

Alors, c'est une tradition française que d'accueillir des dirigeants étrangers, des Américains, des Britanniques, des Marocains, etc. Des dirigeants de ces pays sont venus plusieurs fois. Donc je n'ai pas regretté la présence de Zelensky. J'entends qu'on puisse se dire qu'on soutient l'Ukraine. Aucun problème à cela.

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Présentateur

Y compris lorsqu'on a vu passer des mirages bi-place avec un pilote français, un pilote ukrainien, formé par ce pilote français.

1:50
Sébastien Chenu

Ensuite, moi ce qui m'intéresse, c'est quel est le message que veut envoyer Emmanuel Macron ? Si Emmanuel Macron veut envoyer un message en disant la France est leader en Europe, forcément la France est leader, puisqu'elle a une armée de format complet, nous avons la puissance nucléaire. Donc pas besoin d'Emmanuel Macron pour affirmer notre leadership. Si en revanche, l'idée c'est de montrer les muscles pour dire à Poutine, vous êtes la menace et regardez-nous, je pense que ce n'est pas le discours apaisant qu'on attend.

On attend d'un président de la République française qu'il essaye de trouver des solutions en mobilisant des partenaires européens, non pas pour aller vers la guerre, mais pour aller vers la paix. Vous pensez ?

2:26
Locuteur

Merci. Merci. Merci.