Emmanuel Macron a-t-il perdu son pari ? - C à Vous - 19/03/2021
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« le dimanche soir, il dit, pour l'instant, on ne confine pas. »
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« Il faut, voilà, à partir de 400 000 habitants, AstraZeneca peut lui faire confiance. »
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« la décision qu'il a prise, qui était différente de ce que recommandait le comité scientifique, médical, ça n'était pas du tout absurde. »
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« C'était l'idée, on va gagner une course. Les vaccins iront plus vite que le virus. »
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« Le confinement, c'est ce que l'on a fait quand on a tout raté »
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« C'est un retour au Moyen-Âge »
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« 64% des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement de Jean Castex pour lutter efficacement contre l'épidémie de coronavirus. »
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« Près de 20 millions de Français seront officiellement confinés ce soir, à partir de minuit, confinés pour un mois. »
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« Cela représente un tiers de la population. »
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L'image du jour. Je n'ai strictement rien senti, alors que je dois vous avouer que je suis un peu douillet. Jean Castex n'est pas le premier politique ni la première personnalité à convoquer les caméras pour se faire faire un BCG d'aujourd'hui, mais cette vaccination symbole est beaucoup plus importante que les précédentes, avec le chaud et froid du début de la semaine sur l'AstraZeneca. C'était bien qu'il s'y colle, et avec sérieux. Pas question d'une injection dans une partie charnue comme Mathias Wargon, pas question de jouer les Mel Gibson comme Olivier Véran. Chemise blanche, cravate noire, le Premier ministre a tombé la veste, relevé la manche gauche, l'infirmière s'est préparée.
Et là, je trouve que c'est l'image la plus humaine et la plus naturelle de toutes celles que la com' de Matignon a essayé de proposer ces jours derniers, notamment sur Twitch. Je suis prêt, semble-t-il, dit le Premier ministre, et j'adore la grimace, ma bête, de Jean Castex. Ça doit lui venir de l'enfance. On peut imaginer qu'au moment où l'infirmière va piquer, le Premier ministre fait... C'est de la com' réussie. En tout cas, c'est l'exercice du pouvoir donner l'exemple. Écoutez, en matière de communication gouvernementale, c'est ce qui est le plus réussi de la semaine. Vous me direz que ça n'est pas difficile, mais oui, là, c'était spontané, c'était normal.
Et ça n'était pas surjoué, donc oui. Oui, exactement. Alors, qu'est-ce qui a été raté, anormal, surjoué ? Le suspense qui a trop longtemps duré, qui a viré au supplice ? Oui, ça l'a beaucoup dit, c'est vrai que c'est toujours agaçant. Non, je dirais que ça n'est pas essentiel, le fait qu'il y a eu trois jours. Bon, il y a eu trois jours par rapport à un an, etc. Bon, en plus, moi, ce qui était exaspérant, c'était, d'une part, les contradictions. Parce que là, ce n'est pas de l'hésitation. C'était des contradictions entre ce que disait le Premier ministre le dimanche soir, puisqu'il était amené à dire le jeudi. Bon, ça, c'est...
C'est-à-dire que le dimanche soir, il dit, pour l'instant, on ne confine pas. Il faut, voilà, à partir de 400 000 habitants, AstraZeneca peut lui faire confiance. Bon, ce qui m'a aussi... Bon, c'était un choix difficile à faire sur AstraZeneca. Est-ce qu'il fallait, comme tous les autres pays européens, continentaux, suspendre le temps qu'on attende les prises d'opposition des autorités scientifiques ? Ou est-ce qu'on pouvait prendre le risque, pendant trois jours, de dire, nous, on croit que c'est bon, donc on continue à le faire ?
Mais, au fond, ce qui me gênait pendant cette période-là, c'est qu'entre le goût du risque d'Emmanuel Macron, d'une part, et d'autre part, l'espèce d'obsession de la précaution qui aboutit à des prises d'opposition contradictoires, ça ne va pas bien ensemble. Et donc, ça donne un sentiment de flottement. Qui ne rassure en rien, les Français. Non. Qui, hier soir, on se dit, on n'y comprend plus rien. Est-ce qu'on est confiné, pas confiné ? Si, vous savez que la France a toujours des idées. C'est connu. Et là, l'idée, c'est qu'on va inventer le confinement à ciel ouvert. Non, à ciel ouvert. Bon, ce qui est intéressant comme notion, quand même. Vous disiez l'amour du risque d'Emmanuel Macron.
Ça correspond très bien au portrait que vous en faisiez dans ce livre, Emmanuel le hardi. Il continue à avoir une gestion très hardie de la crise. Oui, parce que le 29 janvier, la décision qu'il a prise, qui était différente de ce que recommandait le comité scientifique, médical, ça n'était pas du tout absurde. C'était même, en fait, assez cohérent. Mais c'était extrêmement audacieux. C'était l'idée, on va gagner une course. Les vaccins iront plus vite que le virus. Bon, l'ennui, c'est qu'il y a eu les variants. L'ennui, c'est qu'il y a eu les retards dans les livraisons. Le résultat, c'est qu'on n'y est pas arrivé.
Alors maintenant, il fait un autre choix, dont j'espère qu'il marchera, mais personne ne peut le dire à l'avance, qui est de dire, on va jusqu'à l'été tellement accélérer la vaccination qu'effectivement, on sortira enfin de cette phase-là et qu'on pourra enfin penser à autre chose, imaginer l'avenir, voir des perspectives plus souriantes, etc. Là aussi, c'est un autre risque, évidemment. Il faut que l'intendance suive. Le problème, c'est qu'on a les idées et qu'on n'a pas l'intendance, qu'on a du courage et qu'on n'a pas d'un... On est toujours prisonniers de formes de bureaucratie. C'est ce qui explique les retards pris dans la vaccination ?
Uniquement la bureaucratie ou aussi le manque de cohérence européenne ? Ce n'est pas tellement le manque de cohérence. C'est que chacun des gouvernements... Parce que ce qui est en cause, ce n'est pas du tout la Commission européenne. Ce sont les gouvernements européens qui ont tous des pulsions nationales depuis le début. Oui, Laurent a manqué d'unité. Mais ça continue. Je veux dire, ce n'est pas Paris qui avait demandé à Berlin, de suspendre AstraZeneca, par exemple. Bon, on le sait bien qu'on s'est chamaillé sur les tests, on s'est chamaillé sur les masques, on se chamaille maintenant sur le vaccin et qu'on a des grandes difficultés avec AstraZeneca. Incontestablement.
Et comme on comptait... C'était notre accélérateur, quand même. C'est ce qui était prévu. Bon, alors j'espère qu'on va compenser avec Pfizer et d'autres, puisque maintenant, il y en a au moins un et puis bientôt deux autres. Pourquoi est-ce que Jean Castex, hier, n'a pas prononcé le mot confinement ? C'est devenu tabou. Mais parce que Emmanuel Macron ne voulait pas avouer une défaite. C'est l'évidence. C'est le cas, ce troisième confinement, c'est une défaite. Ce n'est pas un succès, en tout cas. Franchement, on ne peut pas le dire. Bon, donc il ne voulait pas avouer une défaite. Et puis toujours, ça c'est la France qui est comme ça, ce sont les présidents français. On veut être différent.
Et donc, il y a l'idée d'inventer ce qui est en réalité un confinement, mais un confinement à la française. C'est comme le libéralisme à la française. C'est du libéralisme, mais en fait, c'est colbertien. Eh bien, nous, c'est la même chose avec les vaccins. On est obligé de confiner, mais on confine à la française, donc on confine en plein air, et voilà. Mais les Français ne sont pas dupes de ces éléments de langage et de la réalité. Bien sûr. Voilà, l'échec en partie d'Emmanuel Macron, il est visible. Mais vous savez, ce qui va compter, c'est est-ce qu'à l'arrivée, en septembre, tous ceux qui voulaient être vaccinés auront effectivement été vaccinés ?
Et est-ce qu'en septembre, on pourra vraiment dire « Et maintenant, comment est-ce qu'on s'y prend réellement, concrètement, pour la reprise économique, pour la protection sociale ? » On ne cesse d'être dans une période complètement nouvelle, totalement imprévisible d'ailleurs, depuis un an. À la rentrée, ça va continuer. On va être obligé d'organiser une reprise dans des conditions très différentes de ce qui avait été fait, par exemple, en 2008, après la grande crise financière. On va être obligé d'essayer de rendre de l'espoir, mais pas de l'espoir, rhétorique, des perspectives. Ça ne sera pas si facile, parce que ce sera un moment où le chômage aura augmenté.
Donc, ça sera une période, de nouveau, assez imprévisible. Un président hardi qui prend des risques et qui continue à décider seul. Comme toujours, il a arbitré jusqu'au dernier moment de tous les détails. Seul et donc plus exposé, seul et aussi plus autoritaire, voire bonapartiste dans sa gestion de la crise. En tout cas, le fait que ce soit lui qui prend les décisions, lui qui... parce que c'est ce qui a été frappant pendant les trois jours, c'est que chacun s'exprimait, qu'il y a eu le Conseil de Défense et que chaque ministre et le Premier ministre ont dit « Moi, voilà ce que je préconise, etc. » que plusieurs sont sortis. Évidemment, on a toujours des indiscrétions.
Et chacun était un peu persuadé qu'il avait été bien écouté sur ce point, etc. Et puis, qu'est-ce qui est sorti ? Quelque chose qui les a, sauf peut-être Castex, mais qui les a tous surpris. Mais autant que nous. La différence, c'est qu'ils sont ministres et qu'ils sont au Conseil de Défense. Ça sert à quoi, le Conseil de Défense ? Ça ne plus à rien. Je ne dirais pas que ça ne sert à rien parce que chacun exprime ce qu'il sait. Ça ne veut pas dire que ce soit vrai à chaque fois. Ils peuvent se tromper. Mais chacun, autrement dit, on lui apporte de la matière première solide et à partir de ça, c'est lui qui décide comment on cuisine tout ça. Oui.
À quoi va ressembler la tambouille, quoi, en quelque sorte. Oui. Bon, c'est une méthode bonapartiste. C'est quand même incroyable. C'est le chef qui décide, c'est le chef qui incarne, c'est le chef qui prend des risques, c'est le chef qui fait différemment des autres. Voilà, c'est comme ça. Résultat, ce matin encore, certains ministres n'étaient pas à l'aise pour expliquer les mesures annoncées hier.
On peut faire dehors, il faut le faire dehors. Les interactions que vous devez avoir, par exemple, si la météo s'améliore, et c'est évidemment tout ce qu'on souhaite,
on arrive dans une saison. Là, s'agissant des déplacements, ça concerne les régions qui ont été définies hier soir par le Premier ministre vers l'extérieur. Et évidemment, ça vaut dans un sens comme dans l'autre. Autrement dit, le but, c'est assez simple. On veut éviter qu'il y ait expansion du virus.
En quoi c'est un confinement ? Ce n'est pas un confinement. Moi, je ne suis pas un fétichiste des mots. Alba Ventura.
C'est incroyable. On en vient à faire des lapsus. On cherche à expliquer ce qui est difficilement explicable. Ce n'est pas très clair, en vrai.
C'est souvent le propre des lapsus, d'ailleurs. Comme vous savez. Oui. Et généralement, quand on dit que c'est assez simple, c'est que ça ne l'est pas. C'est très complexe. Voilà. Alors, une partie, enfin une grosse partie de l'opposition est déjà vent debout contre ce reconfinement. Le confinement, c'est ce que l'on a fait quand on a tout raté, a tweeté Marine Le Pen. Pour Jean-Luc Mélenchon, qui n'hésite pas à qualifier Emmanuel Macron de génie de la chianlie. C'est un retour au Moyen-Âge. Quant à Julien Bayou, il est lui révolté par les paris de Jupiter. Et ils ne sont pas les seuls.
Confinement, toute mesure de restrictions supplémentaires, c'est d'une certaine manière l'aveu d'un échec par rapport à la période précédente. Elles sont à la fois incohérentes vis-à-vis de l'attitude qu'avait eue le président de la République qui parlait de non-confinement. Et puis surprenantes aussi parce qu'elles ne sont pas basées sur des bases sanitaires ou médicales.
Ils n'ont rien appris et ils font payer aux Français et notamment aux habitants d'Île-de-France, des Hauts-de-France et des autres départements, leur incapacité totale à anticiper.
Alain, selon un sondage et la BFM TV publié mardi dernier, 64% des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement de Jean Castex pour lutter efficacement contre l'épidémie de coronavirus. La présidentielle de l'année prochaine, elle se joue aussi sur la gestion de cette épidémie. Selon vous, c'était un pari hardi, un pari risqué ou un pari perdu de la part d'Emmanuel Macron ? Ou il est bien trop tôt pour déjà se prononcer ?
Là, il vient de perdre un 7. Bon, c'est un match en 5-7. Il en a perdu un, incontestablement. On va voir le deuxième qui commence demain matin. Et on saura très tard parce qu'à la fois, il y a une très grande défiance vis-à-vis de la gestion du gouvernement, vis-à-vis de tous les pouvoirs aussi. Mais comme c'est le premier des pouvoirs, évidemment, il est le premier à viser. Et simultanément, il y a un niveau de popularité qui est inhabituellement élevé pour un président au bout de 4 ans. Donc, ça reste ouvert. Moi, je crois que ça se jouera d'abord très tard. Très tard, c'est-à-dire la campagne aura déjà commencé ? Ça va s'entrechoquer ?
Non, je pense que la campagne commencera en septembre. C'est-à-dire que ça sera une campagne pas très longue pour la France. Pour la France, pas très longue. Et je pense qu'en septembre, rien ne sera joué. Alors, sur l'opposition, puisque vous me parliez de l'opposition, il y a ceux qui sont en partie imprévisibles et ceux qui sont totalement prévisibles. Alors, en partie imprévisible, c'est toujours la même chose, c'est Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. On ne sait pas à l'avance ce qu'ils font dire parce qu'à certains moments, ils veulent prendre des postures, par exemple Jean-Luc Mélenchon, à certains moments, ils veulent prendre une posture de père de la République.
Bon, puis à d'autres moments, il est le jeune trotskiste fulminant. Bon, Marine Le Pen, à certains moments, elle est le procureur implacable. Et puis à d'autres moments, elle essaye de patiner son image de la facilité. Donc, ils ne sont pas toujours prévisibles. En revanche, les formations classiques, là, on est dans le pavlovisme absolu. On sait à l'avance ce qu'ils vont dire. Ils le disent exactement comme on s'y attend. On savait très bien que si on déconfinait, sans dire le mot, ils diraient que c'était abominable, que justement, ça n'est pas ce qu'il fallait faire.
Il faut dire que si au contraire, il y avait eu l'autre hypothèse, on ne déconfine pas, ils auraient dit on joue avec la santé des Français automatiquement. Je veux dire, ils sont contre parce qu'ils sont dans l'opposition. D'ailleurs, il faut reconnaître qu'ils appliquent le précepte de François Mitterrand qui avait dit une opposition, c'est fait pour s'opposer. Ce n'est pas fait pour avoir des idées, c'est fait pour s'opposer. Antoine. Près de 20 millions de Français seront officiellement confinés ce soir, à partir de minuit, confinés pour un mois. Cela représente un tiers de la population. Les deux autres s'attendent à voir arriver quelques habitants des grandes villes confinées.
Lille, Rouen, Nice ou encore Paris. Il y avait d'ailleurs beaucoup de monde aujourd'hui dans les gares parisiennes. À l'approche du week-end, c'est le cas depuis plusieurs semaines, mais aussi à l'approche de ce confinement. Les trains qui sont partis ce matin étaient complets. Direction Lyon, Bordeaux ou Rennes. La Bretagne, où certains habitants sont déjà à Cran. Exemple sur le marché de l'Agnon, c'était avant-hier. Faites bien attention à la manière dont l'homme qui parle au début porte le masque. Nous, on n'est pas résident ici, donc on est de passage.
C'est lamentable, lamentable. On sait qu'il y a un cluster à l'Agnon, j'ai vu les dispositions du préfet. Ici, c'est normal, c'est d'hier, il n'y a pas encore les distances, mais qu'on ne puisse pas être raisonnable et mettre sur son nez, je trouve ça lamentable.
Un masque sous le nez, pour bien le porter, il faut le porter à la fois sur le nez et sur la bouche. Remarque pertinente de cette dame. Vous les comprenez, Alain Duhamel, ces Français qui cherchent à quitter la vie urbaine et confinée pour quelques semaines, un mois au moins ? Écoutez, c'est le contraire de mon tempérament, donc je n'ai pas très envie de les comprendre, franchement. Fuir devant une épreuve qui, un, est collective et deux, est surmontable, ce n'est pas le comble du courage, franchement. Et oui, ceux qui s'en vont comme ça, vers leur maison, moi aussi j'ai une maison. Mais franchement, l'idée de dire, je suis vieux, j'ai une maison, donc tant pis pour ceux, etc.
On laisse ceux qui ne peuvent pas le faire et puis nous, on y va. Emmanuel Macron et Jean Castex ont choisi cette fois d'appliquer le confinement à certains départements, 16 en tout. Est-ce que cette décision de territorialiser, voilà, je ne vais pas y arriver, donc je vais la abandonner. Oui, territorialiser. Voilà, est-ce que cette décision vous semble appropriée, Alain Duhamel ? Alors, de territorialiser, oui, puisqu'on sait qu'il y a des situations qui ne sont pas totalement différentes, mais très différenciées quand même d'une région à une autre.
Donc, il ne faut pas oublier que ceux qui aujourd'hui sont contre la territorialisation étaient ceux qui étaient contre l'unité jacobine il y a quelques mois, bien entendu. Mais je trouve que c'est plutôt pragmatique. Donc, ça, oui, la difficulté et la différence et le handicap supplémentaire, par exemple, par rapport à la première vague. C'est que, comme pour la première vague, on peut ouvrir des lits supplémentaires, mais que contrairement à la première vague, on a la plus grande difficulté à faire venir du personnel supplémentaire des régions qui sont les moins touchées.
Parce que, maintenant, chaque région, puisqu'il y a l'expérience quand même, il y a un an d'expérience, s'attend à être touché, se prépare à être touché, et que très souvent, d'ailleurs, ceux qui se sentirent le mieux dans des hôpitaux sont ceux qui se sont organisés le plus d'eux-mêmes, de façon autonome, et pas de façon nationale, ni même quelquefois régionale. Merci beaucoup, Alain Diomel. Vous restez avec nous parce qu'on va commenter le reste de l'actualité, mais je rappelle juste Emmanuel Lehardi, qui correspond si bien à ce qui se déroule en ce moment sous nos yeux. C'est le portrait que vous proposez.
Je rappelle que j'ai longtemps hésité, que j'hésite toujours un peu, avec le téméraire. Oui, exactement. Ça, pareil, on décidera. On verra plus tard si vous avez eu le temps. Raison, c'est aux éditions de l'Observatoire.