Guerre en Iran : pourquoi les mollahs ne craquent pas ?|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] 16h46 sur LCI. Bienvenue dans votre grand dossier consacré ce soir à cette question. Pourquoi l'Iran ne craque pas ?
Après 4 semaines de guerre et de frappes intense d'Israël et des États-Unis, le régime des [musique] Molas semble toujours tenir bon, peut-être même renforcer. Dernière épreuve, l'entrée en guerre de l'un de ses affidé ces dernières heures. Les outils du Yémen qui annonce [musique] avoir frappé l'État hébreu.
Que change ce nouveau front dans cette guerre ? Vous verrez que les conséquences peuvent être bien supérieures [musique] et toucher l'économie mondiale. L'Iran qui continue de frapper intensément Israël et ses alliés partout dans le golf.
Comment expliquer ces stocks qui paraissent inépuisables dans les sous-sols iraniens alors que dans l'autre côté Israël et les États-Unis cherchent [musique] des soldats pour leur guerre ? Et puis on évoquera les ambitions nucléaires iraniennes qui contrairement [musique] à ce qu'on peut penser sont toujours très élevé satellite à la pluie. Mais d'abord, écoutons donc cette déclaration de guerre des outils contre Israël [musique] ces dernières années.
Nous affirmons que nous sommes prêts à une intervention militaire directe dans l'un des cas suivants. La formation de toute nouvelle alliance avec les États-Unis et Israël contre la République islamique d'Iran et l'axe du djihad et de la résistance, la conduite d'opérations hostiles contre la République islamique d'Iran ou tout autre pays musulmans depuis la mer rouge par les États-Unis et Israël, ce qui ne sera pas toléré. La poursuite de l'escalade contre la République islamique [musique] et l'axe du djihad et de la résistance conformément aux exigences du théâtre d'opération militaire.
Et pour en parler, j'accueille mes invités, le général Dominique Deor. D'abord, bonsoir. Ancien chef du centre opérationnel interarmée et ancien conseiller Afrique Moyen-Orient du chef d'état-major des armées.
Bernard Urcade est également avec nous. Bonsoir. Directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l'Iran.
Stéphane Marchand est également avec nous. Bonsoir. Directeur de la rédaction du magazine pour l'Écoch magazine économique et ex-corespondant à Washington pour le Figaro.
Et puis Hélène Bonet, éditorialiste international LCI. Elle sera avec nous dans quelques minutes. Mais d'abord, on va prendre la direction de Telviv pour retrouver Betsabé à Slalem avec Liatlerner pour évoquer donc cette entrée en guerre des outils contre Israël.
C'est une déclaration de guerre des rebelles contre l'État hébreux ces dernières heures. Oui, effectivement, tout à fait avec euh ce premier tir euh de missile balistique depuis le Yémen ce matin en direction euh du sud du pays. Et donc c'est l'entrée en guerre des outils un mois après le début de la guerre avec l'Iran.
On s'en doutait en Israël, on pensait que l'Iran demanderait à un moment ou un autre à ce proxy hein du Yémen et bien de participer au combat. Alors peut-être parce que l'Iran et bien veut se venger des attaques euh d'hier de l'armée israélienne contre des installations nucléaires, contre les deux plus grands les deux plus grandes Assyries en l'Iran. Peut-être parce que l'Iran sent que ce profile la fin de la guerre et qu'il veut montrer les muscles.
En tout cas, l'armée se doutait que ce tir arrivait. On s'imagine ici à ce qu'il y ait bien d'autres tirs puisque les outils en plus ont eu le temps ces derniers mois d'améliorer leur capacité balistique. Ils ont par exemple des missiles qui sont capables euh de capacité supers sonique, d'autres qui sont capables de manœuvre en phase finale.
C'està-dire qu'en fait ils ont des systèmes de plus en plus difficiles à intercepter quand bien même il tirent des missiles à plus de 2000 km du territoire israélien. Merci beaucoup Betsab Salem. Merci également à Liat Lerner pour les images.
La question qu'on se pose ce soir, c'est pourquoi pourquoi maintenant attaquer Israël général Dominique de qu'il doit y avoir un accord entre les outils donc du Yémen et puis les autres parties intéressées au pont trafic dans dans la mer Rouge dans le D3 de Babel Mandeb pour éviter de une attaque. Et puis cet accord, il a dû tomber, il est arrivé à péremption et sous la pression peut-être de de l'Iran avec et les outils ont manifesté par un tir déjà en direction d'Israël. C'est pas énorme mais c'est quand même symptomatique d'un engagement.
Et puis cette déclaration ex une forme de déclaration de guerre, ni plus ni moins hein, elle est conditionnée mais c'est une déclaration de guerre. Et donc ils arrivent un mois après le début de la de cette guerre. Euh c'est quand même extrêmement dangereux parce que ils vont menacer la circulation dans les trois de Madèb en plus d'Israël bien entendu hein.
Et ça va amener à amener les les Américains, les Israéliens à aller faire un certain nombre de missions sur sur le Yémen qui est un un pays extrêmement montagneux où il y a des tas de possibilités pour cacher des missiles, des des lampes de rancement. C'est c'est un pays très difficile pour le connaître. Je vous dis que c'est un pays très difficile avec un peuple très dur qui a déjà résisté à la pression de l'Arabie Saoudite.
Et vous voyez bien que dans sa déclaration, il y a sous-entendu la menace que si l'Arabie Saoudite se mêle à cette action en direction de l'Iran, à ce moment-là, il entre en guerre. Ce qui voudrait dire aussi que l'armée saoudienne aurait de bonnes raisons, même si elle est pas extrêmement motivée, pour s'engager au Yémen à son tour. Stéphane Marchand, est-ce que cette entrée en guerre des outils change la face de ce conflit ?
Peut-être pas, mais quand même sur le plan symbolique, c'est assez fort parce que dans l'arsenal iranien, on sait qu'il y a trois grands mots clés. Il y a le nucléaire, il y a les missiles et puis il y a les proxis, c'est-à-dire l'axe de la résistance qui permettait à Lyon à partir de Teran de piloter toute une série de groupes qui pouvaient s'en prendre à Israël. Et on le sait, des trois, le plus dangereux, c'est quand même ce qui est avéré le plus dangereux, c'est quand même celui-là.
Les Israéliens ont fait la terrible expérience face au Hamas le 7 octobre 2023. Donc le fait que cet axe de résistance soit encore en train de bouger a quand même un sens. Ça prouve que les Iraniens essayent d'envoyer le message que ils contrôlent toujours des forces surtout en Irak.
C'est là où on l'a constaté récemment de manière la plus tangible, mais également que le Esbola continue à servir comme outil, même si en ce moment il est terriblement pilonné par Israël et qui souffre beaucoup pour son approvisionnement de la disparition du régime de Bachar Elassad. Mais quand même le message qui est envoyé, c'est avec les outils, c'est notre système est encore en place. De même qu'à l'intérieur de l'Iran, le régime n'est pas tombé, mais ces petits régimes-là ne sont pas tombés non plus.
Ce qui est assez étonnant sur les outils, le 6 mai 2025, vous vous souvenez peut-être juste avant la guerre des 12 jours, les États-Unis avaient signé avec les outils un accord séparé, un accord de paix, de non agression assez incroyable entre une gigantesque puissance et un groupe de rebelles. Un accord, pourquoi ? Un accord de paix séparé des Israéliens.
Au passage. Les Israéliens étaient pas tout à fait d'accord avec ça. Pas du tout même.
Et ils avaient dit, on le fait. Enfin, il l'avait pas dit mais il l'avait fait parce que ils avaient été incapables de prendre le contrôle du ciel au-dessus du territoire contrôlé par les outils. Donc ce petit groupe de rebelles yéménites est quand même un actif militaire extraordinairement nuisible, efficace et qui ne disparaît pas.
Avant d'évoquer les conséquences notamment économiques, Bernard Ourcal, juste une question. C'est un proxy de l'Iran. les outils.
Évidemment, on sait depuis plusieurs années maintenant. Est-ce que ça veut dire que c'est le régime des Mola qui a officiellement demandé à ses affidés de rentrer en guerre contre Israël et de rentrer dans la danse ? Oui, ce n'est pas le régime des Molas puisque les Molas sont partis, c'est les gardiens de la révolution qui tiennent qui mènent la dan.
C'est très important parce que les euh proxy justement l'Iran avait décidé d'abandonner ces proxis, de ne plus les prendre comme un élément essentiel de sa défense puisqu'on le sait après le 7 octobre, le Esbollah n'a pas massivement attaqué Israël et l'Iran a empêché que les Esboll attaque directement et c'est l'Iran, au contraire qui en en avril 2024 a lancé depuis le territoire iranien des missiles et des drones sur Israël directement qui ont tous été arrêtés. Mais pour montrer que désormais l'Iran ne travaillait plus avec ses proxis, d'autant plus que Bachar et Assad était tombé donc c'était plus aussi efficace que jadis et désormais la défense serait nationale apparti territoire iranien. C'était la politique de retour au nationalisme iranien que les molla ont prises à partir de 2023.
Depuis, il y a eu la guerre qui est partie et cette guerre a fait que les chefs religieux, les nationalistes qui avaient le guide de la République islamique qui avait autorisé cette politique ont été éliminés. qui donc prend le pouvoir aujourd'hui on le voit les gardiens de la révolution seul les tous les nationalistes comme le président de la République par exemple et un certain nombre de m dont le guide à l'époque qui était quelqu'un de nuancé paradoxalement ne sont plus là ou sont trop affaiblis. Les gardiens de la révolution sont en pleine guerre et c'est eux qui défendent la patrie ou prétendent la défendre.
Autrement dit il ils se prennent les ils endossent les vêtements de quelqu'un qui ont le pouvoir et en temps de guerre il faut les remercier de cela. Et donc eux ont une politique différente. Ils ont travaillé avec les proxy pendant des années.
Ils n'ont pas forcément apprécié que le gouvernement leur dise "On abandonne lebola. Bachar c'est terminé. Les milices on va les dissoudre.
Les outils, ils ont leur propre agenda, ce qui est vrai, tout cela." Mais aujourd'hui donc en cas de guerre et la guerre change radicalement les choses, fait revenir les plus radicaux au pouvoir hein. On le voit avec Ralibaf, on le voit avec l'assassinat de la Ridjani, il est remplacé par Zoladre qui est quelqu'un d'extrêmement dur dans la dans la répression.
Autrement dit, on revient à la politique d' 3 4 ans alors que depuis quelques années, l'Iran est en train de négocier les États-Unis. La négociation, s'est finie. Le pouvoir est entre les mains des plus radicaux.
Le régime lui-même va a évoluer. C'est plus le même qu'il y a qu' y a qu' a 6 mois, mais c'est une situation de guerre et on récupère les outils, on récupère le esbola euh parce que désormais ils étaient évidemment sous le cou d'encore vivant. On récupère ses forces parce que la guerre attra une nouvelle dimension maintenant qui est beaucoup plus vaste.
On va en parler et donc il est nécessaire de passer à une deuxième étape une deuxième étape de la guerre. Alors, preuve peut-être de cette radicalité, Bernard Urcade, c'est cette menace qui pèse sur le commerce mondial et maritime avec euh l'entrée en guerre de de ces outils. On va voir avec vous Brandon Noirette sur les cartes notamment car en fait si on comprend bien c'est que ces outils ont la capacité aujourd'hui de perturber une artère vitale pour le commerce mondial.
Effectivement, Quentin, on va regarder euh ces images. Souvenez-vous de 2023, images de propagande outil qui mène la terreur en pleine mer rouge. On les voit ici en train de s'accaparer un un navire, un chiffre quand même assez conséquent.
On parle de 120 bateaux qui ont été attaqués en 2024 par ces rebelles. Alors, on connaît le D3 d'Omous, on en parle beaucoup sur LCI tous les jours. On va connaître, apprendre à connaître du moins un autre D3.
Le voici le D3 de Babel Mandeb qui est au combien stratégique vital très important parce que vous allez voir la carte ici avec un des trois utilisé notamment ici. Alors la prochaine carte, on va la découvrir derrière dans ce D3. Voilà ce qui est hyper important parce que vous avez cette Arabie Saoudite qui a deux façades maritimes.
L'une notamment sur le golfe Persique, l'autre sur la mer rouge. On va utiliser, on va transférer ce pétrole qui est bloqué ici au D3 d'ormouse. Pour éviter de contourner et passer par la mer, on va l'accaparer de l'autre côté dans cette mer rouge. vital, c'est stratégique parce que vous avez notamment cette mer rouge, ce canal de Suède et cette mer Méditerranée, la majorité des marchandises qui partent d'Asie en direction du territoire européen passe par cet endroit.
Et puis vous voyez, c'est un énorme oléoduc. On parle de 1200 km de canalisation et qui permet de rapatrier une partie avec [grognement] quand même des chiffres importants, un rythme et effrainé d'exportation de baril de pétrole qui donne le ton. On va découvrir des chiffres depuis le début de la guerre en Iran, vous allez le voir.
Alors là, on voit he ce transfert qui aurait pu passer qui ferait perdre du temps, des kilomètres et des kilomètres. Là, on passe directement dans les terres. Regardez, 3,4 millions de barils par jour depuis le début de la guerre en Iran.
Et puis on a même cherché des chiffres en début de semaine. On est à plus de 5 millions depuis le début de cette semaine. Et puis ça aurait des conséquences cette entrée en guerre des des outils notamment sur le prix du baril du pétrole.
Regardons en direct à 16h58 sur LCI. Vous allez le voir, on est à 114 dollars les chiffres qui montent, qui grimpent énormément et puis pour le le prix du baril de pétrole notamment à près de 100 dollars et cela pourrait causer des problèmes sur l'approvisionnement mondial. Merci beaucoup Brandon Noirette, c'était très clair.
Hélène Bonet, est-ce qu'on se dirige tout simplement vers un scénario bis de ce D3 de Babel Mandem ? scénario bis du c'est un c'est un risque euh c'est un risque que fait planer justement enfin que font planer les outils et les Iraniens sur sur cette zone parce qu'ils ont bien compris l'impact qu'avait eu le le D3 d'Ormouse. On est vraisemblablement même si ce n'est pas direct dans une forme de de dialogue qui s'opère entre les deux entre les deux camps.
C'est une manière de mettre une nouvelle fois la pression de dire regardez ce que nous sommes capables de de faire avec un risque d'étend parce que vous avez déjà un certain nombre de pays qui sont touchés dans la région mais si vous commencez aussi à toucher le canal de Suèse et ben l'Égypte d'un seul coup va être encore plus menacé par exemple. Donc vous risquez encore une fois d'étendre un peu plus ce conflit qui a déjà des répercussions mondiales. Donc le fait de faire planer cette cette menace et bien c'est un une manière de montrer les muscles dans une forme de négociation qui peut peut-être avoir lieu en ce moment. [grognement] Et euh et c'est c'est ce qui montre que les Iraniens ont quand même une main forte dans cet échange.
Contrairement à ce que dit Donald Trump dans ces déclarations. Est-ce que ça peut pousser notamment l'Arabie Saoudite à à rentrer en guerre ? sa depuis plusieurs jours maintenant, certaines sources nous indiquent qu'à Riad, on se prépare à peut-être rentrer en guerre, en tout cas à rejoindre les Israéliens et les Américains dans dans cette guerre.
Est-ce que ça peut accélérer ce processus Bernard Bourkade ? Oui, on sait que l'Arabie Saoudite et le Yémen était en guerre et et MBS Mohamed Ben Salman, le prince héritier saoudien était le le principal vat en guerre contre le contre le Yémen. Et ça a échoué parce que finalement ils n'ont pas réussi à écraser le Yémen.
Donc votre carte l'a montré très justement, l'Arabie Saoudite ne passe pas par Babet pour exporter son pétrole. Ils ont des gaz du qui vont directement plus au nord. Donc, ils sont pas touchés économiquement, mais sur le principe effectivement le fait de voir que à nouveau les outils reprennent de l'importance, c'est une chose importante.
Et donc euh pour une question aussi local, euh certes, ils sentent pas la botte de Teran, ils ont une propre agenda aussi. Ils ont les deux choses qu'il faut pas négliger. Euh, on sait que pour l'Iran, ils ont découvert, ils ont pas découvert mais ils ont confirmé que euh les trois d'ormous, c'était finalement la clé impincipale contre les Américains.
C'est pas militaire mais c'est le fait de pouvoir faire pression aux Américains. Le prix de pétrole augmente, aux États-Unis, c'est difficile et donc la pression sur Trump qui est un des acteurs importants est très forte à cause de de d'Ormouse. Euh et c'est un moyen aussi pour montrer que l'Iran peut trier à un rôle important.
Il autorise les bateaux chinois ou indiens à passer, pas des autres. Donc l'Iran s'affirme comme le patron de cette de cette devoie. Les outils ont une ambition politique pour l'avenir.
Et donc comme on a parlé tout à l'heure, ils ont signé un accord les Américains il y a quelques temps disant bon reconnaissez-moi les outils va être reconnus comme la puissance qui va gérer la le Yémen et donc le D3 et être une puissance respectable à l'avenir en ayant fait un accord et donc utiliser la pression du D3 comme un outil politique. Certes dans la guerre contre l'Iran et contre Israël mais c'est pas ça l'essentiel peut-être. C'est le fait que ils reprennent de la force pour puisque'Israël veut essayer de reconfigurer le Moyen-Orient.
Après cette guerre, il y aura une redistribution des cartes. Vous parliez de l'Arabie Saoudite qui était en en discussion les Iraniens à une diction de paix de reconstruction des relations. Euh ça montre qu'il y a un vrai problème.
Et donc tant qu'il n'y a pas un accord de sécurité régionale global, il faut que on trouve des solutions et donc chacun marque ses son territoire. Les Iraniens l'ont fait. Les les les Saoudiens sont en train de dire "J'ai besoin de garantie aussi.
Les Américains ne sent pas. Et quand on voit en particulier des pays comme Bahrain, une opposition aux bases militaires et donc on a une reconfiguration de la région et il faut effectivement maintenant regarder tous les points en détail. Exactement parce qu'au-delà de l'Arabie Saoudite, ce sont tous les pays du golf qui s'inquiètent notamment de cette rentré en garde des outils et notre envoyé spécial aux Émirats Arabes Unis, Elisa Cléch nous nous explique un petit peu cette inquiétude des pays du golf.
Écoutez ou exactement. Et l'Iran n'épargne personne aujourd'hui, pas même Oman qui jusqu'ici était considéré comme le pays le plus proche diplomatiquement de l'Iran ici dans les pays du golf et qui pourtant a été attaqué par des drones dans le port de Salalas qui a blessé une personne. Cinq autres blessés ce matin également cette fois aux Émirats arabes unis à proximité d'Abou Dhabi à la suite de débris domicile.
Quasiment tous les pays du golf ont été ciblés aujourd'hui. Au moins six drones interceptés en moins de 24 heures au Kouwait des sirènes et un incendie déclaré cette fois à Bah. Et puis un exemple très marquant, celui de l'Arabie Saoudite qui montre bien la position très ambigue de ces pays du golf coincé entre les États-Unis et l'Iran.
Il y a seulement quelques jours, l'Arabie Saoudite autorisait les États-Unis à utiliser leur base aérienne du Prince sultan à l'ouest du pays pour frapper l'Iran. Et bien aujourd'hui, c'est cette base même qui a été frappée par des drones et des missiles iraniens et qui a blessé au moins 12 soldats américains. H général Dominique de l'Or, est-ce que euh ça peut être un tournant également dans la stratégie américaine parce qu'on le voit la pression également sur les prix du pétrole peuvent faire changer d'avis notamment avec cette menace sur ce deuxème des3 ?
Alors ce menace 2e des trois est importante mais ne fait finalement que justifier les le point de vue à la fois américain et israélien. C'est-à-dire que l'Iran représente véritablement non seulement une menace pour Israël mais une menace pour les pays arabes de la de la région pour le commerce international et plus largement pour une grande partie de la communauté mondiale. Donc le fait qu'il soit aussi bien préparé et qu'il continue à tirer des missiles et des drones sur un certain nombre de pays tous les jours justifie pour eux en tout cas complètement la poursuite de l'opération et le fait qu'ils se sont pas trompés sur la dangerosité que à partir du moment où on a de telles capacités d'organisation, de production, de stockage euh et dans le domaine des missiles mais aussi les travaux dans le domaine nucléaire La réalité d'avoir une puissance nucléaire n'était pas une fiction comme pouvait l'être les armes de destruction massive de Saddam Hussein au moment de 2003.
Donc là, il a la réalité de la menace qui est qui est toujours aussi apparente et en dépit des coup portez à à au système au système politique et militaire iranien et et bien euh justifie globalement l'action en cours. Alors, ceci dit, ceci dit, on est, si vous me permettez cette image, on est comme sur quand même un un un match de boxeur. C'est-à-dire que le boxeur, tant qu'il est pas tombé, il est toujours debout.
Donc la réalité alors là c'est là où on peut avoir des divergences en fonction de ses perceptions et de ses connaissances mais la réalité de du du système en Iran nous échappe largement. D'abord parce qu'on est très difficile d'avoir des remontées des remontées claires et très difficile d'interpréter avec la justement l'élimination des gens qu'on connaît apparaissent. Alors, il y a d'autres personnes qui montrent qui qui sont un peu connues, mais il y en a beaucoup de gens qui sont des fanatiques et avec le fanatisme, ils peuvent être extrêmement raisonnable au sens d'un raisonnement logique mais qui sont extrêmement dangereux quand même.
C'est le pro du fanatisme. Alors, justement la question qu'on se pose avec cette entrée en garde des outils, c'est est-ce qu'Israël est capable de mener un autre front supplémentaire parce qu'Israël est déjà à la manœuvre contre l'Iran avec ses frappes au Liban. Cette fois-ci, ce sont les outils.
Et écoutez l'un des pores-paroles de Tsal qui le disait lui-même de son aveu il y a quelques heures. Israël aujourd'hui manque de soldats. Il faut des soldats supplémentaires dans cette guerre.
Écoutez le porte-parole de Tsal. Je tiens à préciser qu'il manque à l'armée israélienne environ 15000 soldats dont 7 à 8000 soldats de combat. Nous devons mener à bien toute une série de missions dont l'éventail s'est élargi.
Leur zone d'opération s'était tendue. Ce n'est plus comme par le passé. La zone d'opération en Judé Samarie s'est étendue.
Le front au Liban, la zone défensive avancée que nous sommes en train de créer, nécessitera des forces supplémentaires de l'armée israélienne à l'avenir et à long terme. À Gaza également, le long de la ligne jaune, davantages de forces sont nécessaires. En Syrie aussi, nous combattons comme je l'ai dit et nous devons nous préparer pour de futures missions.
Pour cela, l'armée israélienne a besoin de plus de combattants. Et il y a une vraie inquiétude aujourd'hui en l'État hébreu. Regardez cette autre citation d'un d'un chef d'étatmajor.
Avant longtemps, l'armée israélienne ne sera plus en mesure d'assurer ses missions de routine. Simplement ses mission de routine. Et le système de réserve ne tiendra plus.
Il continue. Je pourrais tirer 10 signaux d'alarme. L'armée israélienne sera a impérativement besoin d'une loi sur la conscription sur le service de réserve et sur l'allongement de la durée du service obligatoire.
Est-ce que Stéphane Marchand est-ce que cette inquiétude est est réelle en Israël aujourd'hui sur la capacité de mener plusieurs fois en même temps ? Alors, j'étais je me souviens très bien de cette inquiétude qui était déjà manifestée quand moi j'habitais à Jérusalem comme correspondant du du Figaro. Mais aujourd'hui, c'est encore 1000 fois plus important.
C'est évident qu'Israël peut redouter ça. Euh alors, il y a aussi une dimension politique. Il y a des élections qui arrivent en octobre et il y a la grande question de savoir s'il faut forcer les arédimes, les juifs ultraorthodoxes à faire leur service militaire.
C'est une affaire 14 % de la population juive. Voilà. Voilà.
Absolument pour des coûts considérables et pour un service militaire inexistant. Donc ça c'est un gros problème israélien. On pensait qu'on était sur le point de le résoudre parce que c'est il a été inscrit dans une dans un projet de loi que ça devait être fait.
Mais la puissance des ultraorthodoxes, des lubis des lobby ultraorthodoxes à Jérusalem est tel que ça a été encore repoussé. Donc il suffirait que un 5è des ultraorthodoxes fassent leur service militaire pour que le problème soit réglé. Mais ça n'est pas ça n'est pas encore le cas.
Et justement sur ce sujet, on va retrouver Babe Salem, notre correspondante sur place à Tel avis puisque on se pose la question est-ce que Benjamin Tanyaou va être obligé d'en appeler aux orthodoxes ? On le sait, c'est un appui fondamental pour son gouvernement. Est-ce qu'il va devoir appeler ces orthodoxes à rejoindre l'armée de de Sale ?
Benjamin Nathanahou arrivera sans doute à faire une sorte de manipulation pour ne pas froisser cette aile de son gouvernement, de sa coalition dont il a besoin politiquement. Mais effectivement, il y a une injustice flagrante dans la société israélienne. Il y a aujourd'hui entre 70 et 80000 euh Haréim donc ultra orthodoxes ont âge d'être euh conscrits, donc qui ont entre 18 et 24 ans et qui ne servent pas.
Il y a eu effectivement en 2024 une décision de la Cour suprême israélienne selon laquelle il ne devait plus y avoir d'exemptions automatique et malgré tout malgré les tentatives de l'armée et bien de mobiliser ces Harim et bien la plupart de ces tentatives elles ont échoué et aujourd'hui il y a une énorme fracture dans la société puisque vous avez et bien des civils he des réservistes qui en temps de guerre constituent 70 % des effectifs de l'armée et bien qui et bien ont beaucoup de d'hommage d'impact que ce soit euh dans leur vie professionnelle avec des gens qui ont des commerces qui ont fait faillite. Les carrières professionnelles sont à l'arrêt depuis parfois 2 ans, 2 ans et demi. Des impacts familiaux importants et puis il faut souligner au passage que ce ne sont pas que des hommes, il y a énormément de femmes réservistes aussi et puis enfin il y a les soldats qui sont morts au combat, qui ont été blessés, qui ont été amputés et tout ça ça a amplifié encore ce sentiment d'injustice.
Et il faut faire quand même aussi la part des choses puisqu'il y a aussi les religieux, les religieux libéraux qui eux sont très présents dans l'armée alors que les ultraorthodoxes eux non seulement ne servent pas mais en plus sont payés pour étudier la Torah dans les yeshiva. C'est beaucoup Bapé Salem et preuve peut-être de ce débat dans l'opinion israélienne. L'opposition Yapide le réclame justement l'entrée de ces orthodoxes dans l'armée de salle.
Écoutez-le. Le chef d'étatmajor a fait savoir hier au conseil des ministres qu'il n'avait plus aucun moyen de continuer à mobiliser les réservistes. Certains d'entre eux en sont déjà à leur 6e ou 7e période de service.
Ces réservistes sont épuisés et ne sont plus en mesure de relever nos défis en matière de sécurité. L'armée ne dispose pas de suffisamment de soldats pour mener à bien ses missions. Le fait que le gouvernement continue d'encourager l'insoumission des ultraorthodoxes constitue un désastre sécuritaire et porte un coup sévère à la capacité opérationnelle de l'armée.
Stéphane Marchant voulagir. Oui. Et il y a il y a quelque chose très important dans ce qu'a dit tout à l'heure le chef d'étatmajor.
Il a dit qu'une grande partie de l'armée était mobilisée en six Jordanie, ce qu'il appelé la Judée Samarie, mais nous disons 6 Jordanie. Euh et de plus en plus les interactions de plus en plus violentes entre les Palestiniens et les colons font que de plus en plus d'unités militaires régulières sont mobilisé pour aller en fait euh faire du maintien de la paix en six Jordanie. Et ça c'est devenu un sujet extraordinairement tendu depuis le 7 octobre parce qu'une partie de l'explication du 7 octobre c'est que des unités militaires qui auraient dû être là à la frontière de Gaza était en réalité en si Jordanie pour aider des colons à prier dans des zones illégales.
Donc c'est une preuve de plus que dans ce pays ce n'est pas Israël qui contrôle les colons. C'est les colons qui contrôlent Israël. Dans un instant, on reparlera évidemment de ce sujet, mais on va éventuellement parler des capacités iraniennes parce qu'aujourd'hui, on se pose la question, Israël a de nouveau été frappé par l'Iran ces dernières heures, un mort notamment à Tel Aviv.
Et la question qu'on se pose, ce sont ces stocks iraniens. Sont-ils inépuisables ? Comment l'Iran a-t-elle fait pour se préparer depuis autant d'années ? reste avec nous, on en parle juste après.
La suite de votre grand dossier est consacré à cet Iran qui ne crappe pas malgré 4 semaines de guerre. Comment TIAN s'organise pour toujours et encore frapper Israël et les sites américains notamment dans le golf ? Est-ce que les stocks domicile iraniens sont-ils inépuisables ?
En tous les cas, quelle capacité a encore l'Iran pour se défendre ? On est en droit de s'interroger aujourd'hui parce que Tran ne réduit pas sa campagne avec encore une fois des attaques notamment en Arabie Saoudite où 12 soldats américains ont été blessés ces dernières heures. C'est Elisa Cléche, notre correspondante sur place qui nous fait le point.
Écoutez. Oui, ce sont les informations qui nous parviennent aujourd'hui. Au moins 12 soldats américains blessés dont de grave dans cette base aérienne de Prince Sultan à l'ouest de l'Arabie Saoudite.
Plusieurs avions de ravitaillement en vol auraient également été endommagés. C'est une forme de message de terrain envers Washington et envers ces pis du golf puisque l'Arabie Saoudite avait autorisé les États-Unis à utiliser cette base aérienne pour frapper l'Iran. Et bien, on voit bien désormais que c'est cette même base qui a été frappée par la République islamique d'Iran.
D'ailleurs, les gardiens de la révolution avaient prévenu hier encore avait exhorté les populations civiles à s'éloigner des zones où pourraient se trouver des forces américaine puisqu'elle pourrai bien les frapper. Cela inclut donc les bases aériennes, les bases militaires plus généralement, mais aussi les ports, les quais ou même les hôtels qui pourraient abriter des soldats américains. Ce qui inclut donc une forme de chaos régionale, une insécurité globale, ce qui place une nouvelle fois les pays du golf coincés entre les États-Unis et l'Iran.
Et pour cause sur les 13 soldats américains qui ont été tués depuis le début de ce conflit, sept se trouvaient dans les pays du golf. Général Dominique de l'Or, est-ce qu'après 4 semaines de guerre, vous vous attendiez à ce que ces capacités iraniennes soient aussi importantes, aussi précises après un mois de guerre ? On avait des des chiffres sur le potentiel en missile et en drone des iraniens, mais j'y croyais pas trop parce qu'il est très difficile de savoir précisément dans une telle organisation, un tel pays, un tel développement savoir quelle est la réalité de leur stock.
Qui est sûr, c'est qu' ils sont très nombreux. Alors, ça nécessite quand même une remarque un peu un peu historique. C'est c'est-à-dire que même un pays qui subit des coûts très très durs peut encore développer et envoyer des armes très modernes.
On pense aux Allemands avec leur V1 et le V2 qui en 45 continuant à envoyer des V2. Donc euh même quelques semaines avant la chute complète du régime était encore capable de d'envoyer des V2 qui qu'on pouvait pas arrêter à la différence de V1 sur euh sur Londres ou sur d'autres objectifs. Donc on voit que là les capacités sont très importantes, ce qui montre une préparation à la guerre.
Et d'ailleurs tout quand on regarde même le le ciblage qui est fait par les Américains, les Israéliens sur l'Iran, qu'on peut avoir sur les sites genre Institut of of War, là euh on voit bien que ils ont préparé un dispositif qui est très étalé dans la profondeur en Iran et donc est pas concentré sur trois ou quatre points. Il y a il y a des il y a des points importants qui sont dans toutes les provinces, presque presque toutes les provinces. Donc ça montre qu'il y avait un une architecture générale de construction de d'équipements en en tout cas dans le domaine des missiles mais aussi dans le domaine nucléaire.
Très très important, très élaboré. Donc c'est une véritable puissance économique qui s'était mise au service du développement d'armes dans toujours quand même il faut il faut quand même se souvenir que l'Iran avait quand même pour objectif de de détruire l'étatniste puisqu'ils arrivaient pas à nommer Israël. Donc il y a quand même il faut pas il faut pas oublier que évidemment le rapport de la puissance américaine et israélienne est évident mais mais la réalité des objectifs poursuivis par le pouvoir euh euh le pouvoir iranien qui globalement c'est pour ça que il faut avoir toujours ça en tête pour comprendre que ce pays représente une menace non seulement pour les Israël mais aussi les pays de la région et on le voit avec tous ces tirs alors on peut dire il poste enfin comme Rost, il est bien équipé je trouve.
Moi alors vous nous donnez la parole Bernard Rad juste. On va faire un point sur les chiffres en tout le cas de ce qu'on sait de ces capacités militaires notamment la balistique avec vous Camila Campousano. Qu'est-ce qu'on sait exactement aujourd'hui des capacités militaires iraniennes ?
Alors ce qu'en ce qui concerne les missiles balistiques, il y a un chiffre qui est avancé par les États-Unis. Washington aurait la certitude d'avoir détruit 1/3 des missiles balistiques iraniens. Reuter se base pour ça sur des liens avec sur des sources en lien avec les renseignements américains.
Alors si un/ers de ces missiles a été éliminé, mais qu'en est-il des autres 2/ tiers ? Et bien là, c'est plutôt flou. Les bombardements pourraient les avoir endommagés ou peut-être détruits en partie, mais il faut savoir que euh la plupart de ces missiles sont stockés en sous-sol dans des tunnels, dans des bunkers, des missiles comme celui que vous allez voir à l'image bien sûr, mais semble affaibli puisque ces attaques de missiles et de drones auraient diminué de 90 % depuis le début du conflit selon le Pentagone.
Donald Trump, lui, évidemment, veut aller toujours plus loin. Il a été interrogé sur le prix des carburants et voici ce qu'il disait au sujet de ces missiles aux journalistes. Voici le problème avec le D3.
Admettons que nous fassions un excellent travail. Imaginons que nous avons réussi à sécuriser la zone à 99 %. 1 % c'est inacceptable car cela représente un missile qui percute la coque d'un navire d'une valeur d'un milliard de dollars, n'est-ce pas ?
Donc même 1 % c'est inacceptable. Si nous parvenons à 99 % de leur capacité, ce n'est pas suffisant. Et pour envoyer des missiles, vous en doutez, il faut bien des lanceurs de missile.
Et là, autre chiffre, 70 % d'entre eux auraient été neutralisés selon les services de renseignement israélien. Ça représente à peu près 335 lanceurs sur un total de 470 et une grande partie aurait en fait déjà détruite dès le 5 mars. Alors, précisons tout de même qu'avant la guerre, l'Iran détenait 2500 missiles balistiques capable d'atteindre Israël toujours selon les renseignements israéliens.
Et dans les conditions actuelles, on estime que Teran aurait la capacité de produire une centaine de missiles environ balistiques par mois et entre 4 et 8 lanceurs de missile par mois. Merci beaucoup Camila Campus Bernard. Est-ce que c'est vraiment réalisable ?
C'est un objectif réalisable de vouloir détruire complètement euh le programme balistique iranien ? Cette question là, j'y répond dans un instant, mais pour dire un mot pour ce que vient de dire le général sur les objectifs de l'Iran et pourquoi l'Iran n'a pas n'est pas tombé. On pensait que l'objectif de l'Iran était détruire Israël avec les outils, une philosophie et donc toute la République islamique, tout son armement, tous ses effort et dévolés.
C'est une erreur fondamentale. Derrière ce discours qui est important, l'Iran est un pays nationaliste qui a tout fait pour défendre le territoire national. Les gens au pouvoir aujourd'hui ont fait la guerre Irak-Iran.
Ils ont donc été dans une guerre de frontière, une guerre comme 141 de front terrestre. Et donc, ils ont été éduqués dans cela, dans la résistance pour défendre le territoire national. et après et de ayant termine leur carrière de militaire, ils ont continué à faire une défense du territoire national.
Autrement dit, aujourd'hui la guerre, ce n'est pas Israël qui est en côte, on parle sans arrêt Israël est un acteur et pour Israël, ils ont besoin de l'ennemi iranien. C'est un autre débat. Mais les Iraniens n'avaient pas un système de défense pour attaquer Israël.
Il avait à la marge, c'était une option, c'était 10 % du programme, un grand discours idéologique hein, mais dans le fond, tout leur travail était de défendre territoire national. Et aujourd'hui, ne soyons pas surpris si c'est pas le régime qui se défend. C'est l'État iranien national, quel que soit son régime politique, qui se défend.
Ça fait 40 ans qu'ils ont préparé ce système-là. Et ça explique justement ses capacités de missile aujourd'hui et aujourd'hui ils ont donc pris le nécessit le nécessaire n'ayant pas de char d'assaut ou d'avion de combat pour aller conquérir les territoires adverses. Il n'a jamais eu l'intention de conquérir l'Arabie Saoudite ou l'Irakou, l'Afghanistan.
Mais pour se défendre, ils ont donc comme le général vient le dire tout à l'heure des missiles qui sont une bonne façon et les drones surtout maintenant depuis quelques temps des des outils pour effectivement toucher tous les pays environnants qui les atteindraient. Et donc et et enlevons-nous de la tête cette idée que l'objectif de l'Iran était l'expansion de la révolution islamique. Oui, ça existait cela mais c'est largement où la rayé Israël de la carte qui sont des éléments qui nous ont détourné de la réalité et du fait que les Iraniens sont des iraniens nationalistes bons musulmans par ailleurs.
Ils sont opposés à Israël en tant que puissance et sioniste, c'est une chose mais ils vont pas aller se faire tuer pour Israël. C'est pas leur problème. Leur problème c'est qu'en Iran, il puissent être indépendant vivre chez eux comme il le voulaient.
C'est pour ça qu'ils ont négocié les Américains à plusieurs reprises en disant Israël, on verra bien après. Mais justement, est-ce que les pays occidentaux, je parle notamment des États-Unis, Israël, ont sous-estimé ses capacités militaires iraniennes. Stéphane Marchand, ce qui est très intéressant, c'est que cette semaine, on évoquait notamment ce ce tir.
Vous vous souvenez la semaine dernière sur Diego Garcia, 4000 km des côtes iraniennes. Il s'avère que d'après les informations en tout cas de certains spécialistes, les Iraniens auraient réussi à développer ce missile grâce à leurs lanceurs spatiaux. Tout le monde le voit.
Ce sont des des des programmes aujourd'hui, j'imagine que tous les services de renseignement occidentaux sont au courant des des programmes spatiaux euh militaires iraniens, en tout cas des programmes spatiaux iraniens. Comment se fait-il qu'aujourd'hui euh les États-Unis soient rentrés dans une guerre en ne prenant pas en compte euh ces avancements et ses développement iranien ? Alors, trois petites choses pour répondre à votre question.
D'abord, le tiers sur Diego Garcia c'est tout à fait inspiré de ce que font les Nord-Coréens. À intervalle régulier, les Norcoréen envoient des missiles intercontinentaux au-dessus de la mer du Japon et à chaque fois pendant à peu près 4 jours, on ne parle que de ça dans le monde entier. Donc bonne publicité pour pas très cher.
Deuxièmement, les est-ce que les Américains à tous les fantasmes que vient de citer monsieur, il y a le fantasme lié à la prise d'otage à l'ambassade américaine à Terran qui a rajouté une couche de mythologie négative autour de l'Iran. Donc, ils ont tendance, ces Américains, à être obsédés par l'Iran et euh et à négliger euh de vérifier de facto les chiffres d'armement et la capacité militaire de l'Iran. Les la conséquence du fait que l'Iran continue à résister et semble prêt à résister à sa façon pendant assez longtemps semble indiquer que la seule manière pour Donald Trump de faire la différence sur le terrain, c'est-à-dire de ramener à la maison quelque chose qui ressemble à un dommage irréparable infligé à l'Iran, c'est ça qu'il doit faire.
Sinon, il a perdu. Et bien, c'est d'amener des troupes au sol. Et c'est pour ça que depuis 10 jours, il y a je crois entre 4 et 5000 marines qui se dirigent vers la région.
On ne sait pas trop pour quoi faire, peut-être pour rien faire. Peut-être qu'il va s'en sortir par une négociation de dernière seconde Trump. Mais sinon, il va faire entrer des soldats américains sur le territoire de l'Iran qui est qui est fabriqué pour leur infliger à ses marines de terribles pertes.
Et on écoutera justement Donald Trump dans quelques instants. On est en ligne avec Gaetan Pouis. Bonjour Gaetan.
Je rappelle que vous êtes journaliste R Cosmos, vous connaissez très bien les armements, les missiles. On a beaucoup de questions à vous poser parce que aujourd'hui, on se pose la question des capacité militaires et notamment des des missiles balistiques iraniens. Comment Teran fait aujourd'hui pour renouveler ses stocks ?
On le sait, ils ont envoyé un nombre considérable de missiles. Ils continuent d'envoyer des missiles sur Israël et dans les pays du golf. Est-ce qu'ils ont une capacité de régénération plus importante que les autres ? capacité de régénération peut-être pas parce que il y a eu des images, je crois que c'était israéliennes en soit il y a il y a il y a deux solutions soit israéliennes soit américaine de frappe sur des usines où produisaient justement où étaiit produit justement des missiles balistiques.
En fait, il faut voir il il y a plusieurs facteurs à prendre en compte. Tout d'abord depuis le départ les annonces américaines et israéliennes disaient "On a détruit environ un/ers des missiles ou la moitié des missiles mais jamais au grand jamais 100 %." Et donc de base, il restait des missiles opérationnels.
Ensuite, il y a aussi des annonces comme quoi des des sites souterrains ont été frappés. Désormais, la presse américaine confirme que les Iraniens ont réussi à déboucher, à vraiment re euh à déboucher les entrées et de fait à pouvoir réaccéder à ce qui se trouvait dedans. Et enfin, dernière chose, il y a la il y a tout de même une diminution des frappes.
On était à de mémoire plus de 300 frappes le premier jour au 28 février. On est à quelques dizaines aujourd'hui. et bien pour la seule et bonne raison que les Américains et les Israéliens frappent en priorité, du moins dès qu'ils en trouvent un, les lance missile, les véhicules lanciles qui permettent de tirer ces fameux missiles balistiques.
Et justement quand je vous écoute, pourquoi aujourd'hui Israël et les États-Unis n'arrivent pas à tout détruire, c'est parce que notamment l'Iran cache justement ses capacités militaires. Oui, tout à fait. Et puis l'Iran déjà est un grand territoire.
On parle de missiles balistiques qui sont de courte portée, mais courte portée déjà c'est moins de 1000 km et ça peut c'est utilisé principalement pour frapper tous les pays du golf. Et puis en plus à cela, il faut ajouter des missiles balistiques de moyenne portée. Là, les Iraniens ont des capacités à 2000 km et donc c'est quand même c'est trouver à chaque fois l'aiguille dans une botte de foin.
Et bien évidemment, les Iraniens les déploient au dernier moment pour éviter la moindre frappe pour pouvoir réutiliser pour une pour une frappe suivante les différents lance lance missiles pour pouvoir justement continuer à à frapper les différents pays de la zone ou Israël au niveau de la longue portée. Gaise, vous restez avec nous. Hélène Bonet lorsque on est on écoute qui est en police euh son parallèle est très intéressant, c'est chercher une aiguille dans une botte de foin.
C'est un un objectif irréalisable aujourd'hui de de de d'aller chercher ces lanceurs de missile iranien, de les détruire un à un pour vraiment mettre à mal et détruire toutes les capacités iraniennes. Ben quand on regarde donc effectivement cette capacité à à résister visiblement euh des Iraniens, ces images de propagande mais qui donc certes sont de la propagande, mais montre à quel point les Iraniens se sont préparés en enfouissant une partie de leurs moyens. Quand on prend la grandeur, la taille de ce pays, sa topographie, on imagine que aller chercher jusqu'au dernier des lanceurs, jusqu'au dernier des missiles, c'est une tâche absolument gigantesque.
Ça nécessite un renseignement absolument pointu, précis, même si du côté israélien, il y a quand même énormément de capacité de renseignement. Est-ce qu'ils ont tous les tous les éléments, tous les détails face à l'ampleur de la tâche ? Il y a point d'interrogation et [grognement] puis et puis il faut les moyens, faut le temps.
Mine de rien, ça prend encore beaucoup de temps. Est-ce que Donald Trump voudra le consacrer et aller vraiment jusqu'au bout de cette tâche ? Je je suis pas sûr en fait quand on voit les déclarations du président qui a quand même hâte de sortir de cette situation.
Bernard. Oui, on parlait des tunnels que les Iraniens cachent leurs armes, ils vont pas les mettre sur une colline pour qu'on puisse attaquer facilement. Et c'est une technique très ancienne.
Je me souviens, je viens je fréquente de l'Iran depuis 50 ans, à l'époque du chat des années 75 76 autour de Tran, il faisait déjà ça. Oui. Les le chat avait décidé les les chars d'assaut qui étaient autour de Terran pour protéger la ville, c'est normal, étaient dans des hangars assez ouverts.
Ils avaient commencé à faire des trous dans la montagne pour que les chars d'assaut entourant et soient au moins à l'abri d'une bombe ordinaire. Et l'Iran est un pays qui avait la plus grande réseau de canalisation d'irrigation au monde. Donc ils ont l'habitude de faire des tunnels, hein.
Et c'est une spécialité. Et après la guerre, Irak-Iran, les gardiens de la révolution notamment ont récupéré tout le matériel de travaux public qui était utilisé par la guerre Irak I-Iran pour en faire une entreprise de travaux public. Ils en on fait des barrages et beaucoup de choses et ils avaient les moyens de creuser des tunnels exceptionnels, on les voit hein, capable de effectivement être utilisés pour des questions civiles et évidemment militaire.
Et donc c'est une c'est c'est le fait de cacher ça dans les souterrains est une jeune une tradition nationale iranienne. Hm. Alors en parallèle justement de de ces questions autour des capacités iraniennes, il y a les capacités israéliennes et américaines parce qu'évidemment la guerre elle dure maintenant 4 semaines et et depuis plusieurs jours maintenant on entend ici et là côté israélien que les stocks ne seraient pas aussi inépuisables que cela.
C'est un un responsable israélien notamment qui le disait au journal Sémaphore. Israël est entré dans le conflit actuel avec des capacités limitées d'intercepteur après en avoir utilisé un nombre bras portant lors des affrontements de l'été dernier lors de la guerre des 12 jours général Dominique de l'or si je comprends bien quand on regarde un petit peu tout ça on est presque en droit de se demander si aujourd'hui ce n'est pas l'Iran qui a l'avantage sur le terrain. Alors je je j'irai pas sur votre dernière conclusion parce que je pense que mais la question mérite d'être posée.
Absolument elle peut être posée la question. Alors, j'y répondrai négativement. C'estd que effectivement les interceptions coûtent extrêmement cher.
Une des premières soirée entre guillemets en Israël lors de la guerre des 12 jours coûtait un milliard de dollars pour d'intercepteurs. Donc c'est c'est des soirées qui sont des folles soirées, si je veux dire. Alors là, ils en ont utilisé beaucoup et effectivement euh il y a comme toujours il y a il y a une limite parce qu'on veut toujours en garder pour pour la soif hein.
Garder pour la soif. Donc les stocks diminuent. Alors en même temps, on voit que le nombre de tirs effectués par les Iraniens affaiblit aussi d'à peu près 90 %.
Donc on on consomme 90 % de moins d'intercepteur chaque nuit que la par rapport à la nuit initiale du d' il y a un mois. Alors ceci dit euh il y a-t-il un avantage ? Alors c'est la la puissance américaine permettrait de dire que c'est la puissance américaine.
Donc c'est eux qui ont la plus grande réserve. Alors ça veut pas dire qu'elle soit énorme. Ça veut dire queeffectivement le président Zelaski, il a il a raison de dire que les Européens vont tomber sur un bec quand ils vont vouloir acheter des patriotes pour les les transférer à à un truc parce que les patriotes vont partir et d'ailleurs il y en a qui ont fait le mouvement depuis la Corée euh ou ou depuis de l'Europe pour venir sur les bases américaines ou en Israël.
Donc oui, il y a un problème de de bicile et de différents types d'ailleurs hein. Donc ça c'est une réalité de là à dire puisque c'est le sens de votre question que les Iraniens ont l'avantage. Si vous voulez je dirai quand même une chose, il faut quand même rester réaliste.
Si vous regardez les résultats matériels des tirs iraniens que sur Israël et vous regardez les résultats matériels des tirs américains et isra en Iran, c'est de 1 à 3000. C'est que les regardons quand même les choses sérieusement, c'est vrai que la le conflit dure, il va durer parce que les Iraniens sont très résilients et et ils sont totalement déterminés. Mais les les dégâts causés à l'Iran sont 3000 fois supérieurs, voire plus 10000 fois supérieur à ce qui a été fait en en Israël.
C'est un peu plus important pour les États du golf. C'est pour ça qu' les États du golf sont plus nerveux parce qu'évidemment ils sont plus vulnérables avec leur système de pétroliers et de gaz qui sont développés. Mais le en si on regarde parce que si vous voulez il y a toujours un terme d'efficacité dans la dans l'action militaire. l'action militaire dans ses dégâts, je dis pas dans sa réalité politique, mais dans ses dégâts évidemment totalement en faveur de la coalition américano-israélienne.
Mais il y a il y a la réalité politique avec un un régime iranien qui se prépare depuis des années, vous le disiez, benar on regarde à cette guerre donc qui met tous ses moyens et de l'autre côté les Américains qui on le sait bien ne vont pas mettre tous leurs moyens pour en venir à la fin de cette guerre. Stéphane Marchand. Donc effectivement aujourd'hui on se pose la question encore une fois je me répète évidemment la la question est volontairement provocatrice.
La une deè économiste, on l'a vu, mais l'Iran a les cartes en main encore après 4 semaines de guerre pour pouvoir non seulement nuire au pays du golfe et à Israël, aux États-Unis, mais de faire mal également. Encore une fois, c'est vrai que bon, si on regarde que les chiffres, c'est trompeurs, si on prend les budgets militaires des trois pays, par exemple, vous avez 800 milliards pour les États-Unis, 40 milliards pour Israël, 20 milliards pour l'Iran. Donc vous dites l'affaire est pliée.
Mais le problème c'est que c'est une guerre effectivement hautement asymétrique et la première grosse asymétrie c'est la capacité à souffrir. Les Iraniens un peu comme les Russes ont une capacité euh immense à souffrir, interminable. Alors que aux États-Unis, si le litre d'essence prend 20 %, le président perd les élections.
Donc on n'est pas du tout psychologiquement dans une équation. Et c'est et c'est pour ça et c'est pour ça que même si alors autre chose, il y a quand même une habileté iranienne qui a consisté à tirer d'abord des projectiles relativement peu chers et peu précis et à garder le meilleur pour la fin pour la suite. En ce moment par exemple, les frappes qu'ils opèrent sont extrêmement précises, d'autant plus précises qu'elles sont presque annoncées à l'avance.
Ils ont dit qu'il s'en prendrai aux bases qui abritent des soldats américains dans les États du golf. et ce qui prouve peut-être leur état de préparation justement plus anné donc il ils sont capables pour encore quelques temps, on sait pas combien de temps aussi, il faut pas non plus exagérer, de faire ce qu'ils disent. Alors justement, on va prendre la direction de Washington où nous retrouve notre correspondant TF1 Justine Charlkowski parce que cette question aux États-Unis, on se la pose également parce que vous savez par exle que les fameux missiles Tomaog dont on parle souvent, il faut 2 ans pour faire reconstruire un un missile Tomokaw.
Parce que la question aujourd'hui de cette durée de la guerre Justine et justement de son coût notamment pour en matériel militaire se pose également du côté outreatlantique. Alors officiellement la Maison Blanche se veut rassurante. Elle dit qu'elle ne manque pas de de munition et qu'elle a de quoi tenir aussi longtemps que nécessaire.
En vérité, vous l'avez dit et on le sait parce que ce sont euh des sources anonymes, des sources militaires qui se sont exprimées dans la presse américaine. L'armée américaine aurait utilisé plus de 850 missiles. Euh Thomas Haw, c'est un chiffre alarmant qui inquiète le Pentagone.
Il y a pas de chiffre exact mais les experts qui s'expriment ici à la télévision estiment que les stocks de l'armée américaine c'est entre 3 et 4000 missiles Tomawok. Donc, autant dire qu'en fait, depuis le début de la guerre, l'armée a utilisé euh un/4 de ces missiles. C'est considérable et surtout ce qu'il faut préciser effectivement c'est que reconstituer ce stock de missile et bien ça prend du temps, ça peut prendre euh plusieurs années.
C'est pour ça entre autres que le Pentagone a demandé une rallonge au Congrès de 200 milliards de dollars pour pouvoir financer la guerre, pour pouvoir aussi reconstituer les stocks. Mais cette somme et bien l'opposition, elle n'est pas prête à la payer. une somme exorbitante.
Et puis il y a même certains élus républicains qui refusent de payer et qui disent que l'argent du contribuable américain ne devrait pas servir à financer une guerre au Moyen-Orient, mais plutôt à améliorer la vie quotidienne des Américains. Merci beaucoup Justine Jarkowski, merci également à Mathieu Derrien, à Stéphane Marchand. Est-ce que le je le temps ne joue pas finalement contre Donald Trump aussi ?
ça euh pour un homme comme lui si le temps joue contre lui parce que il est il est pressé et il est incontestablement pressé surtout dans une année dans une année d'élection hein. Ça c'est euh c'est absolument évident. Euh ce que je voulais peut-être ajouter par rapport à à ça, c'est le fait que les les Saoudiens les Saoudiens, toute la stratégie américaine de remodelage du Moyen-Orient repose sur les Saoudiens.
Et euh et les Saoudiens commencent, je pense, à avoir peur. Ils commencent à avoir peur de deux choses. D'abord que euh d'abord il constate que la protection américaine est une protection très imparfaite.
Et la deuxième chose, c'est qu'ils ont peur que les Américains arrêtent d'affaiblir l'Iran trop tôt, ce qui mettrait à toute petite distance, ils sont tout prêts, hein, un Iran affaibli mais pas du tout abattu et qui serait d'autant plus dangereux pour cette raison-là. Alors donc pour cette raison-là euh le le calcul régional américain qui il y a encore pas très longtemps euh s'appelait Les accords d'Abraham et était une construction de Donald Trump euh assez intelligente et assez intéressante, ben ces accords d'Abraham seraient en grand danger. Et preuve peut-être de cette inquiétude saoudienne, Donald Trump hier en a dit un peu plus sur les cibles qu'il restait aux États-Unis.
Il a donné presque une date de fin à cette guerre il y a quelques heures. Écoutez, il reste selon lui à peu près 3000 cibles. Écoutez.
Et maintenant, nous sommes en train de frapper des cibles. Ils n'ont pas de moyens antiérien. Donc nous sommes directement au-dessus de leur tête.
Nous avons encore 3000 3500 cibles sur notre liste et ça sera réglé très rapidement. Bernard, vous regarde de quoi parle le président américain quand il parle de 3000 cibles ? Ce sont des personnalités, ce sont des sites militaires, des sites de milé balistique.
Au début de la guerre, les sites militaires et les personnalités ont été largement ciblés par les Israéliens pour les personnalités et les submilitaires par les Israéliens et les les Américains conjointement. Maintenant, on est passé une guerre qui est beaucoup plus générale. C'est une guerre un peu totale et don passer à des sites en particulier centrale électrique où la centrale de gaz de d'Assalouiller sur le golf persque.
Centrale de gaz qui ne touche pas l'exportation puisque l'Iran n'exporte pas de gaz par là mais c'est le gaz qui qui a qui alimente tous les Iraniens. Les Iraniens sont chauffés au gaz vous. Et donc l'attaque sur cela ne touche pas le régime, ça touche tous les Iraniens.
Autrement dit, la résistance iranienne, ce n'est pas le régime qui qui forcément se défend, c'est normal. Mais c'est une différence de plus en plus nationale. Et le fait d'attaquer un peu tout le monde va encore unifier l'Iran derrière les gardiens de la révolution qui pourtant sont les gens qui ont tiré sur le peuple.
Et donc il redonnent de la légitimité nationale au gardien de la révolution qui ne demande pas mieux. Mais c'est pas un cadeau à faire pour les Iraniens qui vont évidemment subir cette guerre encore plus. De penser ensuite que les l'Iran sera que les États-Unis seront affaiblis.
Oui effectivement c'est une des questions qui se pose hein et on parlait des troupes au sol et du massacre éventuel qu'il y aurait. Je ne voudrais pas être ji américain débarquant en adiran. Et bien justement, on se posera la question des troupes au sol parce que la question se pose du nucléaire iranien.
Va-t-il va devoir chercher ces 440 kg d'uranium par des troupes au sol, par des soldats américains ? Vous allez voir que c'est bien plus compliqué que ce qu'on peut penser. Restez avec nous. [musique] À la suite de votre grand dossier, on va s'intéresser maintenant à la question de ce nucléaire iranien qui reste l'un des principaux objectifs des États-Unis et de l'Iran.
Hier, deux nouveaux sites nucléaires iraniens ont été frappés. Il s'agit de site notamment de Lourd dans à Harak et notamment à Ardaan. Mais évidemment la question sur toutes les lèvres depuis maintenant plusieurs mois, ce sont ces fameux 440 kg d'uranium uranchi qui ont disparu de la nature après la guerre des 12 jours.
On va le voir avec vous Brandon Noirette sur cette question. Comment récupérer potentiellement ces centaines de kilos d'uranium enrichi ? C'est un objectif clé donc de cette guerre, mais cela peut s'avérer extrêmement difficile.
Vous allez nous le montrer. Effectivement, une opération qui pourrait être l'une des plus risqué pour l'histoire des États-Unis avec ce chiffre, vous nous en avez parlé, 440 kg d'uranium enrichi à 60 % depuis juin 2025 après les les frappes américaines. Alors pour mener une opération d'une telle envergure, Quentin, vous l'imaginez, les planificateurs américains ont en tête des ratés, des précédents dans l'histoire.
Regardez ces images qui ont fait le tour de la planète 1979. Ce sont les images de cette prise d'otage de diplomates américains en sein de l'ambassade des États-Unis. Un an plus tard, une opération est menée pour les libérer. 53 au tâches qui seront dans un second temps libéré.
Mais c'est un échec à cause d'une suite d'incident. H soldats sont totales tués. Et euh le la difficulté supplémentaire d'une telle opération Brandon, c'est que cet uranium Irichi, il ne se trouve pas sur un seul et unique site.
Et plusieurs sites, on va voir justement cette carte. Nathan notamment, ça se passe à Fordaux, Isparan, trois potentiels sites. Ce qui veut dire aussi qu'il y aurait une répartition de ces militaires américains qui seraient euh déployés notamment.
Alors bon, si admettons, on réussit à récupérer ce stock d'uranium, on imagine 440 kg, ça n'entre pas dans un sac à dos. Il y aurait sans doute des conteneurs pour les acheminer dans des camions. Ça c'est l'étape finale.
Mais en fait ça fonctionne un peu selon les experts américains. Ces défis qui sont colossaux comme une sorte de matrioska. Ces poupées russes qui s'emboitent avec des détails et des défis qui s'accumulent.
Parce que la première question qui se pose, c'est d'où partiraient ces soldats américains ? Est-ce qu'on serait plutôt sur la mer d'Arabie mais on serait loin aussi du site en question en Iran ou plutôt sur terre le Cohète, l'Irak et puis dans un second temps après cela, la question se pose combien de militaires déployés on peut évoquer la Delta Force qui serait en première ligne. Il y aurait des mesures de renfort dans un second temps.
La 90e 2e division aéroportée qui est en ce moment notamment déployée au Moyen-Orient. On parlerait de 1000 soldats au total et puis une aide aérienne avec ces drones intercepteurs, ces brouilleurs. Après, quand vous avez réussi à sécuriser cette zone, ce périmètre, vous arrivez vers ces différents sites.
La question se pose pour s'en prendre à ces fortifications importantes pour justement percer ces tunnels. On parle de 200 m de profondeur, imaginez. Et puis là, les Américains arrivent, on ne sait pas face à quoi.
Est-ce qu'il y a des mines ? Est-ce qu'il y a des stocks qui sont aussi piégeux pour ces soldats ? Il faut aussi se protéger avec des tenues particulières face aux radiations, face aux éléments chimiques.
Et lorsque vous avez ce d'uranium, est-ce qu'on le transporte et on l'exporte dans un autre pays ou au contraire est-ce qu'on l'élimine ? L'élimine par la destruction. Là, il y a la question du temps.
Ça pourrait être l'une des étapes les plus difficiles. Et puis si on décide de le détruire, là la difficulté c'est l'impact environnemental. Ça c'est l'étape importante et il y a aussi celle qui se pose de l'évacuation, l'exfiltration dans le jargon militaire de de ces soldats qui pourrait être aussi très difficile.
Regardez ce que nous dit un un Marine qui a participé à l'Afghanistan 2009-2010. Il dit ceci : "Rentrer chez soi est toujours plus dangereux. Alors, réussir à évacuer, réussir à [raclement de gorge] récupérer ce stock d'uranium, ça pourrait être l'une des missions les plus réussies de l'histoire des États-Unis.
En revanche, s'il y a des soldats américains qui sont tués, si on ne récupère pas ce stock d'uranium, ce serait un véritable camouflé pour Donald Trump avec sans aucun doute des conséquences irréversibles dans l'opinion publique américaine. Encore beaucoup de questions donc merci beaucoup Band Noirette pour toutes ces explications. Je rappelle d'ailleurs la dernière information presque à ce sujet, l'USS Tripoli annonce le SCOM américain qui serait arrivé sur zone.
On parle là de plus de 3500 hommes. Hélène justement sur cette question sur ces hommes déployés en tout cas en moyens supplémentaires, pas forcément sur l'uranium mais tout de même on se pose la question est-ce que pour vous c'est un objectif encore réalisable ? Au contraire comme le disait Brandon, il y a une succession de de d'obstacles qui feront que c'est ça sera très [rires] compliqué général.
Écoutez le en ce qui concerne les opérations, puisque c'est de ça dont on parle, la première chose à voir, c'est des véritables dossiers d'objectif, c'est-à-dire être bien renseigner, savoir sur les lieux, dans quelles conditions sont positionnés ces stocks d'uranium, qu'est-ce qui les protège effectivement le plus de renseignements possible sur l'environnement. Une fois qu'en admettant même que l'on ait trois, quatre ou cinq dossiers de ce type-là, très bien renseignés sur tous les points que je viens de dire, ensuite il y a effectivement la aller au centre de l'Iran parce qu'ils l'ont pas mis à mandarabas. Donc euh au centre de l'Iran pour faire cette opérationlà.
Et comme le disait justement le le Marine, le la plus délicat c'est pas tellement d'y aller, c'est d'en revenir. Donc et en plus pour passer combien de temps en fonction de la nature de du renseignement ? Donc effectivement, on en parle beaucoup.
C'est je pense que ça fait peut-être partie d'un d'un plan média général, mais je dirait qu'en tant que ancien spécialiste des opérations, je dirais que on va vers vers le pire si on s'engage dans cette affaire là dans ces circonstances actuelles. C'est pas la bonne solution. Il y aura peut-être d'autres solutions mais c'est pas c'est pas celle-là qu'elle soit imaginé. et les troupes dont vous faites partie, donc les marines sous la 92e herbone à mon avis sera orienté vers des objectifs moins prétentieux et et plus facilement réalisable et qui auront quand même leur importance notamment le D3 d'Ormous si je suis votre regard Stéphane Marchant vous partagez l'analyse du général complètement effectivement c'est très difficile d'imaginer qu'une opération de ce genre réussisse complètement parce qu'il faut qu'elle réussisse complètement sinon on laisse un Iran avec de l'uranium donc on n'a pas réussi.
C'est le principal objectif annoncé par Donald Trump. Oui. Alors, Donald Trump pourra probablement se reporter sur l'autre objectif qui était le changement de régime.
On peut, en étant un peu imaginatif considérer que les mol sont sortis de l'équation, que les gardiens de la révolution qui sans être laï peut-être pragmatiques, sont revenus au sommet de l'équation et que par conséquent, il y a eu changement de régime grâce à cette guerre de 2026. H peut-être que Trump pourra essayer de construire des éléments de langage dans cette direction. Oui, le nucléaire c'est un leur un petit peu.
C'est une question centrale. Évidemment, la prolifération est une question essentielle et le nucléaire c'est politique. C'est pas tellement militaire, c'est surtout politique dans la région.
Israël veut être la seule puissance nucléaire de la région face à l'Iran. Il est pas acceptable que l'Iran soit nucléaire. Mais il y a à peine un mois, les Iraniens avaient accepté qu'effectivement les 400 km d'uranium soient dilués en plusieurs endroits, soit exporté vers la Russie qui était qui normalement devait euh récupérer le rumement richie et cetera.
Tout ceci était acté. Donc aujourd'hui dire j'ai réussi à faire que l'Iran n'est plus de capacité nucléaire, c'était fait par les négociations il y a déjà 35 jours. Donc c'est un peu bidon mais le nucléaire c'est très célèbre.
On fait les opérations à James Bond. Comment on va tout ça ? C'est du cinéma.
Le sérieux, c'est il y a des négociations sur le nucléaire très très lourdes. Elles ont été faites en 2015, cassées par Trump. Les dossiers sont là.
Les spécial du nucléaire savent très bien que ce qu'il faut faire. C'est faisable s'il y a un accord politique. La question, est politique.
Vous parliez de changement de régime ou changement de politique ? C'est ça la question centrale. Et comment iraniens, israéliens et américains et les pays voisins vont réussir à se sortir de cette drame de 30 jours de guerre et c'est pas fini.
Hélè Bonet, vous partagez, c'est une décision au-delà de la stratégie militaire assez politique. Oui, c'est une décision totalement politique de Donald Trump de de faire ça. C'est-à-dire que il y a un risque énorme.
On le voit, Brandon a parlé de la difficulté de mener une telle opération. Ça veut dire que c'est prendre le risque de de perdre des hommes mais en grande quantité. Là pour pour le moment, il y a eu 13 morts sur une opération d'un mois.
Euh ça reste, même si c'est terrible de perdre des vies humaines, relativement peu, si d'un seul coup Donald Trump engage beaucoup plus ses troupes, là il va devoir rendre compte à à son opinion publique qui n'est déjà pas extrêmement favorable à cette opération. Euh donc ça ça accumule, c'est-à-dire que vous perdez des hommes, vous euh vous vous avez un impact négatif sur l'économie puisque les Américains sont très sensibles au prix à la pompe. Ça ferait une accumulation de difficulté.
Moi, je pense plus enfin j'ai du mal à imaginer une telle opération venant de Donald Trump qui au fond de lui a quand même envie de trouver une solution pour s'en sortir. Euh ce serait pas forcément l'option la plus facile. Euh je je me demande s'il va pas plutôt choisir soit une opération un peu moins risquée ou alors simplement de dire voilà j'ai il me reste 3 3500 cibles, continuer de de frapper et puis se dire que voilà militairement il a il a résolu, il a frappé toutes les cibles qu'il voulait que c'est une victoire militaire essayer de le vendre comme ça même si ça sera là aussi très compliqué d'en tirer un un profit évident. euh voilà, il risque de laisser la situation dans un très mauvais état.