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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 28 août 2025 3 minAutoproduitDivertissement

Le mi-cuit de vengeance de Benjamin Duhamel - La chronique de Bertrand Chameroy

Au micro : Bertrand ChameroySource d'origine 1 locuteur

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Bertrand Chameroy, la vengeance est un plat qui se mange froid. Voir tiède pour certains qui préfèrent le mi-cuit de vengeance. Depuis lundi, j'ai fait de Benjamin Duhamel, ma muse ou mon souffre-douleur. C'est une question de point de vue. J'attendais fébrilement le jour où Benji la déglingue se vengerait de mes viles attaques. Ce jour n'a pas tardé à venir. C'est ce matin. Ah, tu te fous de ma gueule depuis lundi, Chameroy ? Bah tiens, tu vas faire des blagues après le témoignage de la fille de Boilem sans salle. Ça la ramène moins d'un coup, le niçois.

C'est donc aujourd'hui, mon vrai crash test, c'est aujourd'hui que je réalise ce que signifie obligation contractuelle, celle de faire des vannes, quel que soit le sujet. L'invité en l'occurrence, la fille d'un écrivain emprisonné depuis novembre 2024 pour ses idées. Et à 7h57, je repense à cette phrase d'Adèle Vendrette, ma patronne, qui déclarait avant l'été dans Le Parisien, j'attends de Bertrand qu'il dise tout ce que tout le monde pense de l'invité. Challenge accepté, je vous préviens, je ne vais pas y aller de main morte, ça va en déranger certains, mais je m'en fous, allez, je me lance et je dis tout ce que je pense.

Je comprends la détresse de Sabé à sans salle, car je considère qu'il n'est pas normal de finir en prison pour des idées. Tu penses t'aimplégé Benjamin, c'est raté, j'ai pas fini. Je trouve qu'elle a raison de dénoncer le silence d'Emmanuel Macron, je sens que je vais avoir des problèmes, moi, ou finir Miss PACA. Après, c'est pas pour défendre le président, mais il ne peut pas être partout, il a déjà apporté son soutien à un autre martyr, François Bayrou, bientôt 9 mois, qu'il est prisonnier de Matignon à sa demande, et à quelques jours du vote de confiance, il n'a rien perdu de sa ténacité, puisqu'il déclare dans l'Express à propos du 8 septembre, « je me battrai comme un chien ».

Alors, je ne sais pas si le verbe « battre » est le bon, parce qu'hier sur TF1, il y avait effectivement quelque chose de canin dans l'attitude du Premier ministre, mais qui tenait plus du « ro-pépère » qui n'en a plus rien à faire. Il a renversé les meubles, il a pissé partout sur le tapis, il a aboyé sur les boomers et l'opposition qu'il invite pour consultation seulement à partir de lundi. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ? Parce qu'ils étaient en vacances. Si c'est un chien, il a officiellement demandé à être piqué hier soir.

Ça ne fait plus de doute, Bayrou a déjà booké son rôle inclusif en Club Marmara le 8 au soir et il n'a pas pris d'assurance annulation, alors qui pour nous sortir de ce bourbier ? Oui, qui ? Et si la surprise s'appelait Jean-Michel Blanquer ? Non, riez pas, c'est pas sympa pour lui. À l'occasion de l'université d'été de son laboratoire d'idées qui se tiendra dès aujourd'hui, il s'est confié dans Marianne sur les menaces pesant sur la République et le rôle qu'il entend jouer dans le débat public. Beaucoup trop d'infos dans une seule phrase. La première, c'est que Jean-Michel Blanquer est vivant, c'est une bonne nouvelle.

Deuxième info, il a un laboratoire d'idées, c'est une bonne nouvelle, déconcertante. Troisième info, ce labo d'idées à une université d'été, là c'est plus une info, c'est un concept à part entière. Et quatrième info, il entend jouer un rôle dans le débat public. Hasard ou coïncidence, le lendemain de cette annonce de Blanquer, une houle cyclonique déferlée sur la façade atlantique avec des vagues de près de 5 mètres, une tempête de sable paralysée, l'aéroport de Phénix s'est ravagé les installations du festival Burning Man. Hasard ou coïncidence, le lendemain de cette annonce, Jean-Luc Mélenchon disait du bien de François Bayrou dans ce studio.

Hasard ou coïncidence, le lendemain de cette annonce, Mathilde Serrel avait une panne de réveil. Jean-Michel Blanquer a totalement déréglé le cours du monde. Serons-nous encore la lundi ? Rien n'est moins sûr. Merci Bertrand Chameroy.