Entretien avec Alexandre Sabatou (RN), candidat dans la 3e circonscription de l'Oise 🗳🇫🇷
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Bonjour, Alexandre Sabatou, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes candidat dans cette troisième circonscription de l'Oise pour le Rassemblement National. Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Oui, écoutez, j'ai 29 ans, j'ai confondé l'Avenir Français avec mes amis de Devoula France en 2020 pour rejoindre, soutenir le Rassemblement National et Marine pour cette élection présidentielle. Donc l'Avenir Français, c'est un parti gaulliste, donc c'est ce que nous représentons, le patriotisme, la défense de la liberté et l'émancipation par le travail. Je suis ingénieur de l'industrie et des mines et je travaille actuellement au ministère des Finances en tant que chef de projet informatique, mais j'ai eu une formation dans l'industrie, donc c'est un monde que je connais également assez bien.
Pourquoi avoir décidé d'être candidat dans ces élections législatives ? Parce que c'est la continuité de mon combat. J'étais déjà candidat pour porter les idées patriotes sur le canton de Mérue au département de l'année dernière et au régional sur la liste de Sébastien Chenouil des Hauts-de-France.
Nous n'avons pas eu de réussite, mais pour combattre pour nos idées, il est nécessaire de persévérer. On a eu un problème d'enracinement jusqu'à présent avec des candidats qui changeaient régulièrement. Donc non, je veux montrer à nos électeurs que je serai là et pour un moment, pour les défendre et que je ne vais pas abandonner au moindre revers.
Justement, parmi vos principales idées, il y en a forcément plusieurs qui priment, notamment le pouvoir d'achat. Ici, on est dans une circonscription qui mélange ruralité et urbain. Les principales préoccupations de ces personnes aujourd'hui, c'est notamment le plein d'essence, l'inflation.
Qu'est-ce que vous, vous proposez pour améliorer le quotidien de ces personnes ? Je dirais que les deux mesures phares du programme de Marine, justement, c'était la baisse de la TVA de 20 à 5,5% sur l'énergie, donc gaz, carburant, électricité, et la TVA à 0% pour les produits de première nécessité. Cette mesure, ce n'est pas quelques euros, une dizaine d'euros à chaque plein d'économisés pour les Français.
C'est également des mesures très efficaces pour contrer l'inflation. Pourquoi ? C'est très simple, parce que le PIB et l'énergie sont directement liés.
Plus un état dépense d'énergie dans son activité, plus le PIB sera haut, et inversement. Donc ce qui se passe, par exemple, si vous prenez votre distributeur au supermarché, ces produits, pour les acheminer dans ses enseignes, ils utilisent du carburant. Plus le carburant augmente, plus, pour conserver sa marge, il va devoir augmenter les prix.
Cette mesure a été faite par les Anglais et les Allemands en 2020, pendant la crise du Covid, et une étude de la Bundesbank a montré que 60 à 80% de cette réduction de la TVA s'était répercutée directement dans les prix. Et donc, vous comprenez bien que si votre coiffeuse, elle ne dépense pas autant pour son plein ou pour se nourrir, elle n'aura pas besoin de répercuter ça dans les prix de ses prestations. Et donc, on freine du mieux qu'on puisse cette crise inflationniste.
Alors, il y a un autre sujet aussi, en plus du pouvoir d'achat, c'est la santé. On sait qu'ici, il y a la ruralité qui est pas loin, il y a beaucoup de petits villages, et il y a des déserts médicaux. C'est le principal problème en termes de santé pour les personnes qui n'arrivent plus forcément à se soigner à une échelle normale.
Qu'est-ce que vous, vous proposez pour rétablir un service de santé pour ces personnes qui, aujourd'hui, n'en ont presque plus ou plus ? Bonne question, et c'est vrai que c'est mon thème de ma dernière semaine de campagne, justement, la santé, parce que c'est un sujet récurrent dont me parlent les habitants. Et tout d'abord, j'aimerais dire que je ne suis pas un expert en tout, et c'est pour ça que la santé, je savais que j'avais des lacunes dessus, mais je sais que c'est un sujet primordial pour les Français.
Et donc, c'est pour ça que j'ai choisi quelqu'un issu du monde de la santé, une ancienne infirmière, pour me supplier dans mes fonctions et m'aider sur ces questions-là. Donc, comme vous l'avez mentionné, il y a des problèmes avec des aires médicales. Tout d'abord, je pense qu'un député se doit de se battre pour maintenir l'existant, parce que ces dernières années, nous avons eu les urgences de Sanlis qui sont passées à Creil, alors qu'à Creil, ils sont déjà bien débordés, et à Beaumont-sur-Oise, les services ferment les uns après les autres.
Donc déjà, je pense que le député doit faire peser de tout son poids dans la balance pour maintenir ses services. Et ensuite, un député doit être auprès des élus locaux pour essayer d'attirer les médecins dans ces maisons médicales qui sont vides. Elles ont été construites pour la plupart, mais personne ne vient.
Et donc, je ne suis pas pour contraindre. Je ne suis pas là pour dire, vous êtes un médecin, vous venez de sortir d'école, vous allez vous installer à un endroit que vous ne connaissez pas du tout. Je pense qu'il en serait malheureux, ou peut-être que ça ferait un beau mariage, on ne sait pas.
Mais je ne suis pas pour la contraindre. Comme je vous l'ai dit en début de vidéo, je suis pour la défense de la liberté. Mais pourquoi pas caper, par exemple, un médecin par nombre d'habitants.
À Paris, il y en a vraiment beaucoup trop. Et donc, il faudrait peut-être limiter et dire que pour un certain nombre d'habitants, il faut tant de médecins. Et ainsi, ils seront obligés d'aller chercher du travail ailleurs et donc s'installer dans les zones un peu plus rurales comme chez nous.
On n'est pas très loin, justement, de cette échéance électorale. Vous, vous êtes jeune, vous avez 29 ans en politique, vous êtes relativement jeune. On sait que le risque de cette législative, c'est l'abstention et notamment des jeunes.
Pour vous, c'est quoi les solutions pour réintéresser les jeunes à la politique ? C'est compliqué parce que déjà, je pense que dans certaines familles, il n'y a pas eu, je dirais, de passage de la culture du vote. Moi, par exemple, dans ma famille, on a toujours voté.
C'était important. On m'a mis les programmes dans les mains et on m'a dit de choisir quelqu'un. On va voter demain avant d'aller manger.
Donc, si vous voulez, pour moi, ça coulait de source. Et pourtant, je ne suis pas d'une famille politique. Le problème aussi, c'est que l'alternance gauche-droite a beaucoup fatigué les Français et leur ont fait donner une fausse impression de fausse alternance.
Que finalement, la gauche, la droite, c'était la même chose. Et c'est ce que Marine avait dénoncé en 2017 à l'époque, déjà avec l'UMPS, qui a pris naissance via la République en marche. Et donc, je croise beaucoup de personnes qui s'abstiennent en me disant « On a essayé la gauche, ça n'allait pas.
On a essayé la droite, ça ne va pas. » Certaines personnes nous disent « Du coup, on va vous essayer vous » parce que vous n'êtes jamais arrivé vraiment au pouvoir et on va vous donner ces responsabilités. Mais beaucoup s'en désintéressent.
Le problème aussi, si on fait une analyse un peu politique, c'est qu'aujourd'hui, on remarque qu'il y a trois Frances qui se regardent et qui ne se comprennent pas du tout. Il y a la France macroniste. Donc, on va mettre les retraités et les classes aisées dedans.
Ce qui les intéresse, c'est le statu quo. Ça ne bouge pas trop. Nous conservons nos intérêts, nos économies.
Une France à gauche, wokiste, pour la protection de l'environnement, qui ne comprend pas qu'on ne parle pas que de ça. Ils ne comprennent pas qu'on parle de pouvoir d'achat parce que finalement, c'est quand même des personnes assez aisées cette partie-là qui disent « On doit parler du réchauffement climatique, H24, etc. » Et nous, nous représentons la France qui travaille, la France qui se lève tôt et qui a du mal à finir ses fins de mois.
Donc, que ce soit classe populaire, mais aussi les classes moyennes qui payent toujours plus de classes et de taxes, pardon. Mais qui voit son pouvoir d'achat baisser d'année en année. C'est déjà l'heure de la fin, Alexandre Sabatou.
Et c'est vous qui allez avoir le dernier mot face caméra pour les électrices et les électeurs de la circonscription ainsi que tous ceux qui nous regardent. Mes chers concitoyens, alors que la plupart des autres candidats à cette élection sont liés par leur soutien implicite ou revendiqué à Emmanuel Macron, vous avez l'opportunité cette fois-ci d'élire un candidat patriote pour défendre vos intérêts. Marine a réalisé le score historique de 51% sur notre circonscription.
Cela veut dire que nous avons toutes nos chances de gagner, alors ne la laissons pas passer. Je tenais à vous dire également que je ne céderai pas à aucun lobby ou extrémisme religieux qu'il soit, comme je l'ai montré en mars dernier, lors de mon action à Creil, où une mosquée diffusait l'appel à la prière dans la rue tous les vendredis. Également, je souhaite être un député exemplaire.
Nous en avons marre de tous ces députés qui en profitent, qui se servent au lieu de servir, qui utilisent leur enveloppe parlementaire pour leur bien personnel. Ainsi, pour montrer l'exemple et montrer qu'une autre politique est possible, je m'engage à reverser tous les mois 1 000 euros de mon indemnité parlementaire à une association de notre territoire pour faire vivre le tissu associatif qui vous a soutenu pendant toute la crise Covid. Les dimanches 12 et 19 juin, je compte sur vous pour faire gagner nos idées et participer à la victoire.
Merci Alexandre Sabatou d'avoir été avec nous. Bonne fin de campagne et bonne continuation. Merci beaucoup pour l'interview.
Alexandre Sabatou