Sébastien Lecornu a-t-il vraiment une stratégie ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 13:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a manqué sa stratégie, selon vous, Yves ?
- 14:30OuverteRéponse directe
Il est clair sur la stratégie de Sébastien Lecornu à la lecture de cette interview ?
- 16:38OuverteRéponse directe
Est-ce que la porte est encore entre ouverte ?
- 19:26OuverteRéponse directe
Est-ce que le Parlement peut réussir à se mettre d'accord ?
- 21:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est assuré de l'entier soutien du socle commun ?
- 30:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que ce débat va être relancé au Parlement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:41InvitéFait
« Sébastien Lecornu se dit ouvert à une évolution de l'aide médicale d'État destinée aux étrangers. »
- 12:10InvitéFait
« Il faut revenir au plus vite aux urnes dans ce pays. »
- 14:02InvitéFait
« Le président de la République ne l'a pas vu dès le début, ou n'a pas voulu le voir, plutôt. Il dit, tournez-vous vers les socialistes. »
- 14:20InvitéFait
« Il faut savoir s'il veut donner satisfaction au Rassemblement National, alors que, je vous le rappelle, en 2017, quand il est arrivé, il s'est posé comme le dernier rempart face au Rassemblement National. »
- 15:03InvitéFait
« Il avait commencé à expliquer qu'il faudrait peut-être aussi revenir sur l'augmentation de la contribution de la France à l'Union Européenne. »
- 22:35InvitéFait
« C'est le dernier fusil d'Emmanuel Macron, c'est son premier lieutenant. C'est peut-être l'un des plus fidèles, peut-être le dernier fidèle. »
- 23:24InvitéFait
« On est dans l'éveil des oppositions. Ce sont les oppositions qui gouvernent. »
- 24:12InvitéFait
« Ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui est grave. C'est une véritable dérive dans notre démocratie. »
- 25:18InvitéFait
« C'est une décision qui est tout à fait étonnante, surprenante et qui est tout à fait contestable. »
- 25:43InvitéFait
« On voit mal comment on peut tenir une condamnation pareille avec un seul chef d'inculpation qui a du mal à être motivé et justifié. »
- 27:10InvitéFait
« Moi, je ne l'aurais pas mis. »
- 28:00InvitéFait
« Il y a l'impression, notamment chez les électeurs de droite, que la justice est politisée et que les magistrats veulent empêcher les futurs potentiels dirigeants de droite d'être élus. »
Temps de parole
- Invité72 %
- Invité 211 %
- Invité 38 %
- Présentateur4 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Et c'est l'heure de notre reportage en région. C'est l'une des préoccupations des Français dans leur quotidien, la propreté de leur ville et de leur rue. Et cela va compter au moment de mettre son bulletin dans l'urne au mars prochain pour réélire les maires. Cécile Sexou nous emmène à Avignon dans le Vaucluse. C'est dans une rue qui rappelle l'Italie, au cœur de la cité des papes, qu'a choisi de s'installer Marie en 2012, au moment de sa retraite.
Mais il y a quatre ans, la paisibilité de son quartier bascule.
Voilà, le matin, je me lève, c'est régulier. Je trouve des choses comme ça, des crottes. Des excréments, des bouteilles de bière, des déchets. En face de chez elle, un marchand de sommeil, puis un squat se sont installés. Sa rue devient sale. Lasse, elle est créée à la mairie.
Des dégradations de la voie publique se sont multipliées avec canettes, mégots, papiers, poubelles éventrées, entrées dans odeurs nauséabondes et multipliant les risques sanitaires. Qu'on voulait dire, c'était que la saleté devait être prise en compte
tellement c'est sale et surtout ça craint, ça craignait, vraiment. Le marchand de sommeil est parti, mais le squat est toujours là.
Les squatteurs, ils ont tendance plutôt à manger dehors et à tout laisser par terre. Moi, le matin, je me lève régulièrement. Je commence par balayer et par mettre à la poubelle.
À Avignon, le cas de la rue de Marie n'est pas isolée. Dans le centre-ville, par endroits, les trottoirs sont jonchés de poubelles et de détritus. Sébastien Sidol, restaurateur, est le représentant des hôteliers avignonnés.
Il s'inquiète de l'image que renvoie sa ville aux touristes.
On a des commentaires des clients, des touristes qui sont choqués par ça. Il faut le dire, il faut appeler un chat, un chat. Dans leur pays, dans leur ville, ils ne voient pas ça. Et oui, ils sont assez choqués. C'est les troubles, ils sont perturbés. C'est vraiment la première chose qu'on entend. C'est la première chose qui ressort d'Avignon pour eux. C'est dommage. La mairie d'Avignon, consciente du problème, a installé des containers supplémentaires, des caméras et multiplié les ramassages des poubelles. Mais cela ne suffit pas. Selon Sébastien, la ville reste sale car certains habitants manquent de civisme et des quartiers entiers sont détériorés par les SDF.
La ville essaie de faire des efforts. Les nettoyer les rues sont assez propres le matin. Mais après, le fait que beaucoup d'SDF et de mendiants zonnent à certains endroits fait que l'accumulation de crasses, de poubelles, ça donne une très mauvaise image pour la ville d'Avignon. L'image de la ville, c'est aussi l'un des combats de Marie qui tient un bloc culturel autour du patrimoine et du festival d'Avignon.
J'adore Avignon. C'est une ville magnifique. J'ai vraiment envie de continuer à y vivre. Mais ça finit par me polluer. D'autant plus que tout ce que je fais remonter, n'a pas de retour. Et ça, oui, j'en ai marre de ça. Parce que je suis une citoyenne, je paye mes impôts. Et donc, je ne suis pas de passage. Cette lassitude des habitants,
c'est aussi un terreau fertile pour l'extrême droite qui pourrait surfer sur cette thématique pour prendre à la gauche la mairie d'Avignon, l'un de ses derniers bastions dans le Vaucluse. Et on poursuit le tour de l'info dans nos régions et on va aller du côté de la Savoie à Albertville où on compte des cas de légionélose. Et pour en parler, on retrouve le maire d'Albertville. Bonjour Frédéric Burnier-Franboré. Merci beaucoup d'être avec nous. Un cluster de légionélose a donc touché le secteur d'Albertville. D'abord, quel est le bilan ce matin ? Alors, j'ai le bilan de vendredi soir, mais qui n'a pas dû beaucoup évoluer.
On a 46 personnes qui ont été contaminées et on a deux personnes décédées malheureusement et trois qui étaient encore en réanimation vendredi soir. Est-ce que vous en savez plus sur l'origine de cette contamination ? Aujourd'hui, non. On sait d'où ça n'est pas venu, mais l'ARS fait encore des enquêtes et les enquêtes sont assez longues parce qu'il y a un délai d'incubation de 10 jours pour connaître vraiment s'il y a ou pas les généloses dans les différents équipements. Il y a plus de 30 sites qui ont été analysés et qui sont en cours d'analyse sur un total de 80 envisagés. Donc aujourd'hui, on n'en a pas beaucoup plus.
On en saura peut-être plus d'ici plusieurs jours, d'ici la fin de la semaine ou la semaine prochaine. Il y a une inquiétude dans votre population ? Une inquiétude, non. Il y a beaucoup. C'est le sujet à Elberville en ce moment, évidemment, mais il n'y a pas vraiment d'inquiétude puisqu'on a eu des propos rassurants dans l'Ouest qui nous disent que la contamination est lieu fin août ou début septembre, elle est terminée. Il n'y a pas d'un cas, d'ailleurs, qui se déclenche. Il n'y a pas d'une inquiétude, non. En mairie, par exemple, on n'a eu aucun appel d'habitants qui nous demandaient ce qu'il faudrait faire ou comment ça allait se passer. Il n'y a pas de problème particulier.
Quelles mesures vous avez prises, du coup ? Alors, les mesures, nous, on était… Il faut savoir que la Légionnelle, c'est un cas très connu des collectivités publiques qui est traité de façon réglementaire. Tous les ans, on fait les contrôles dans tous les établissements publics. Donc, on n'a pas eu de mesures particulièrement en réaction par rapport à ce phénomène puisqu'une fois de plus, on savait que le phénomène s'est tarie, la source s'est tarie début septembre. Donc, on a juste passé des messages, beaucoup communiqué. Et puis, on s'est assuré, malgré tout, que les résultats avaient bien été faits, les analyses avaient bien été faites, ce qui était le cas à Albertville.
Donc, il n'y a pas eu de mesures particulières au-delà de ce que l'ARS fait aujourd'hui, de tous ces contrôles et ces analyses. Est-ce que d'autres contaminations sont à craindre ? Aujourd'hui, alors, d'autres contaminations, de Légionnelle, il y en a tout le temps. On a vu, il y a eu des cas à Saint-Jean-de-Maurienne, il y a eu des cas dans d'autres secteurs de France, mais qui sont, je dirais, un classique des collectivités. D'autres contaminations, c'est toujours possible. Par rapport à cette source-là, il semblerait que non.
Mais là, je peux, une fois de plus, que vous répondre au conditionnel, puisque comme on ne connaît pas la source, on ne sait pas si cette source peut être réactivée par une pulvérisation de gouttelettes ou je ne sais. Donc, tant qu'on n'aura pas trouvé, on peut toujours dire que ce qui est arrivé peut revenir. Merci beaucoup. Merci Frédéric Burnier-Franboré, maire d'Albergil, d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous. Alexandre, on va regarder ce qu'est à la une de nos journaux régionaux. Les auto-écoles, d'abord, qui manifestent aujourd'hui. Oui, le grand débrayage à la une du journal Le Télégramme. Permis de conduire, l'embouteillage, titre le journal Le Berry Républicain.
Effectivement, les auto-écoles et les inspecteurs du permis de conduire manifestent aujourd'hui et sont appelés à la grève pour protester contre les délais de passage trop longs du permis de conduire. Par exemple, en Bretagne, dans le Finistère, où les délais d'attente battent des records. Après avoir réalisé toutes ces heures de permis, il faut parfois attendre pour un candidat jusqu'à six mois pour passer l'examen. Beaucoup s'accordent pour dire que le manque d'examinateurs accentue le problème avec beaucoup de démissions dans cette profession d'inspecteur du permis de conduire. D'ailleurs, je vais citer un syndicaliste, Damien Mascaras, inspecteur du permis de conduire. Je le cite.
Nous souffrons d'un manque de valorisation de la profession qui engendre un défaut d'attractivité. Beaucoup de turnover dans ce métier d'examinateur. Alors, ces délais trop longs dans certaines agglomérations peuvent faire les affaires d'autres départements. Le Béret républicain nous apprend par exemple que beaucoup de candidats d'Île-de-France viennent passer leur permis de conduire dans le département du Cher. Autre sujet, l'inquiétante prostitution des mineurs. C'est à la une du Journal de l'Union. Oui, c'est malheureusement souvent le même scénario qui se reproduit.
Des jeunes filles de 15 ou 16 ans, parfois moins, qui sont placées auprès de l'aide sociale à l'enfance, qui, dans leur enfance, ont subi des violences ou sont en rupture familiale. Et elles se font attirer par des proxénètes sur Internet. Je cite un directeur d'un foyer de l'aide sociale à l'enfance à Reims. Ces proxénètes leur promettent des iPhones ou une paire de baskets de marques et elles acceptent. Et puis, parfois, ces proxénètes ne passent pas par Internet. Ils vont directement sur place. Je cite toujours ce directeur. On a déjà vu des hommes venir chercher en voiture des gamines au foyer de l'aide sociale à l'enfance.
Alors, ces jeunes filles tombées dans les réseaux de prostitution peuvent ensuite revenir dans leur foyer, traumatiser des horreurs qu'elles ont vécues. Globalement, la prostitution juvénile est en augmentation ces dernières années. Elle touche 15 000 mineurs dans notre pays. Le portable n'est pas prêt de disparaître des collèges, si on en croit la une de Midi Libre. Et oui, le journal Le Midi Libre qui titre sur le fiasco de l'opération portable en pause. La collecte des téléphones portables à l'entrée des établissements devait être une mesure phare de la rentrée. Mais pour l'instant, c'est un échec. Elle n'est pas appliquée.
Seulement 10 % des collèges ont mis en place ce dispositif selon le syndicat national des chefs d'établissement. Et puis, pour enterrer définitivement la mesure, 67 % des chefs d'établissement assurent qu'ils n'appliqueront pas cette mesure. 25 % d'entre eux ne savent pas comment faire. Je cite le professeur du lycée d'Argelès-sur-Mer, Florent Martin. Il y a un manque cruel de moyens financiers humains pour mettre en place cette collecte. Alors, on rappelle quand même le fléau des écrans chez les jeunes. En moyenne, en France, un enfant entre 9 et 11 ans est exposé aux écrans 2h33 chaque jour. Allez, on termine en parlant des municipales et de la campagne à Perpignan.
Oui, le maire sortant du Rassemblement national, Louis Alliot, est candidat à sa réélection et plutôt favori. Il devrait faire face à une opposition désunie face à lui puisque cinq listes se présentent face à Louis Alliot. À gauche, c'est la division totale. Il y a un candidat insoumis, Mickaël Hidraque. Une candidate place publique, Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie. Et puis, il y a aussi un candidat de l'Union Parti Socialiste, Parti Communiste, Mathias Blanc. Et puis, au centre-droit, deux autres candidats sont également sur les rangs. Annabelle Brunet et Bruno Nougueret.
Donc, une division des oppositions qui devrait faire les affaires de Louis Alliot en vue de sa réélection. Finalement, son principal obstacle serait peut-être son calendrier judiciaire puisqu'on le rappelle, il est jugé en appel en janvier prochain dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. Merci beaucoup, Alexandre. Merci pour cette revue de presse régionale. Place au débat d'éditorialiste. Semaine décisive pour Sébastien Lecornu. Sur entrée parlementaire, mobilisation sociale, le Premier ministre va devoir abattre ses cartes. Il poursuit ses consultations politiques. Mais peut-il éviter la censure dans les prochains jours ?
Avant d'en parler avec nos éditorialistes, on voit ça avec Flora Sauvage. L'équation est complexe. Sébastien Lecornu doit composer un gouvernement, mais il lui faut éviter la censure. Samedi, dans une interview au journal Le Parisien, le Premier ministre a écarté les principales revendications du PS, comme la taxe Zuckmann sur les plus hauts revenus ou la suspension de la réforme des retraites. S'il n'engage pas le vote de confiance, à ce moment-là, il y aura la motion de censure qui sera déposée, soumise au vote. Et j'espère effectivement que toute la gauche le signera, toute la gauche le votera et que toutes les oppositions le voteront.
Parce qu'il faut revenir au plus vite aux urnes dans ce pays. À la recherche d'un accord de non-censure avec le Rassemblement national, Sébastien Lecornu se dit ouvert à une évolution de l'aide médicale d'État destinée aux étrangers. Mais cela risque de ne pas suffire, aux yeux des députés RN. Aujourd'hui, la situation est extrêmement grave. Et ces espèces de fausses solutions, une minute de plus, M. Bourreau, alors que rien ne va, moi, je pense qu'il faut au contraire avoir une dissolution et qu'en fait, la crise politique, elle peut avoir pour solution le fait que les Français s'emparent du débat politique.
Choisissent enfin une force majoritaire capable de redresser les choses, de choisir une direction, parce que là, nous sommes en train de mourir à peu de feu. Moins d'un mois après la chute de François Bayrou, le spectre de la censure plane déjà sur le nouvel exécutif.
Les parlementaires écologistes n'ont aucune raison de ne pas censurer Sébastien Lecornu. Et il est en train d'écrire lui-même l'histoire de sa propre censure et de sa propre chute. Et ce ne sera pas de notre faute.
Alors que le gouvernement doit présenter son projet de budget pour 2026, au plus tard mi-octobre, le temps presse pour Sébastien Lecornu. Aujourd'hui, le locataire de Matignon doit revoir les chefs de partis et de groupes du socle commun. Jeudi, le Premier ministre affrontera sa troisième journée de mobilisation sociale, avant de mener de nouvelles consultations politiques en fin de semaine. On parle avec vous. Bonjour, Yves Préard. Merci d'être avec nous tous les lundis, directeur adjoint de la rédaction de Figaro. Et bonjour, Lou Frittel. Bonjour. Merci également d'être avec nous, journaliste politique à Paris Match.
Alors, on le voit, c'est une semaine décisive qui s'ouvre pour Sébastien Lecornu. Il a donné une interview aux Parisiens ce week-end qui ne semble pas satisfaire les oppositions. Est-ce qu'il a manqué sa stratégie, selon vous, Yves ? Sa stratégie, on ne la voit pas très bien. On ne lit pas très clair. Parce qu'il avait dit qu'il ferait une rupture, qu'il procéderait à une rupture, qu'il remettrait tout à plat. Et finalement, on s'aperçoit que les décisions qu'il a prises ou qu'il s'apprête à prendre ne sont pas tellement en rupture avec ses prédécesseurs. Donc là, on voit mal une issue. Pour moi, c'est quasiment une mission impossible pour lui, me semble-t-il. Parce que c'est très simple.
S'il donne un début de satisfaction à la gauche, la gauche va toujours vouloir qu'il aille encore au-delà. Donc, il jouera dans la surenchère. Et à ce moment-là, de toute manière, il se coupera de la droite de façon assez certaine. Et donc, le jeu, si vous voulez, c'est ça qui est incroyable, c'est que le président de la République ne l'a pas vu dès le début, ou n'a pas voulu le voir, plutôt. Il dit, tournez-vous vers les socialistes. Or, ceux qui ont les clés du camion, si je puis dire, c'est le Rassemblement National. Ça ne peut être que le Rassemblement National.
Alors après, il faut savoir s'il veut donner satisfaction au Rassemblement National, alors que, je vous le rappelle, en 2017, quand il est arrivé, il s'est posé comme le dernier rempart face au Rassemblement National. Donc, il y a une contradiction. Lou, est-ce que vous y voyez ? Il est clair sur la stratégie de Sébastien Lecornu à la lecture de cette interview aux Parisiens où il ferme beaucoup de portes à la gauche. Honnêtement, je vais répéter plus ou moins ce qu'a dit Yves, sachant qu'en lisant cette interview, le mandat lui a été donné d'aller chercher les socialistes. J'ai plutôt l'impression qu'il commençait à donner des gages plutôt au Rassemblement National.
En ce qui concerne l'AME, les dépenses de l'État, auparavant, il avait commencé à expliquer qu'il faudrait peut-être aussi revenir sur l'augmentation de la contribution de la France à l'Union Européenne. Donc, honnêtement, plutôt, il y a quatre tabous au Rassemblement National, enfin, quatre totems. C'est l'Union Européenne, immigration, fraude et train de vie de l'État. Donc, il y en a trois sur quatre, pour l'instant, qui sont remplis, sachant que Marine Le Pen et ses troupes, pour l'instant, en tout cas, sont plutôt déterminées à aller vers une censure. On ne sait pas juste quand, mais c'est plutôt le projet, en tout cas, qui voudrait mener.
C'est vrai qu'il ne faut pas oublier qu'en 2017, Emmanuel Macron avait dit à la fin, il restera Marine Le Pen ou moi. En réalité, ce qu'ils ont fait depuis le début, et lui notamment, c'est de vider complètement les oppositions, c'est-à-dire le PS et LR, de leur substance, et pour créer, finalement, ce vide et qui fait que Sébastien Lecornu ne peut absolument pas, ne peut absolument pas, aujourd'hui, espérer récupérer les socialistes et les républicains en même temps avec lui. Puisque, de toute façon, ceux qui pouvaient séduire avant et qui pouvaient convaincre, sont partis, il y a bien des années. Lui-même venait de la droite. Donc, aujourd'hui, qui reste-t-il au Parti socialiste ?
Les gens qui, eux, sont restés et en veulent à Emmanuel Macron et à tous ceux qui sont montés dans l'aventure Renaissance d'avoir détruit le monde passé et d'avoir, surtout, détruit leur parti. Il y a quand même un défi de survie pour ces partis-là. Éric Coquerel, qui était sur ce plateau il y a quelques minutes, il dit, pensait depuis le début, que la stratégie de Sébastien Lecornu, ce n'est pas de trouver un accord avec les socialistes, mais c'est de miser sur l'abstention du Rassemblement national. Il a raison de penser que c'est la stratégie ? Peut-être, oui, effectivement.
Si on suit la démonstration de l'eau, effectivement, c'est de jouer l'abstention du Rassemblement national qui fait qu'il peut éventuellement espérer passer entre les gouttes. De toute manière, il n'aura pas le vote des socialistes. Enfin, l'abstention des socialistes, à mon avis, il ne l'aura pas. Ce n'est pas possible. Il ne peut pas retourner la situation. Là, c'est trop bref. Je ne vois pas comment il peut, sauf... Il peut leur donner un petit peu de grains à moudre, si vous voulez, mais pas grand-chose. Parce qu'Olivier Fort, encore ce matin, il ne ferme pas totalement la porte à Sébastien Lecornu. Il dit qu'il attend une copie complète du budget vendredi lors de leur rendez-vous.
Il répète toujours la même chose. Il sait très bien ce qu'il ne veut pas, mais qu'il ne sait pas ce qu'il veut. Est-ce que la porte est encore entre ouverte ? Il ne peut pas à la fois revenir sur la réforme des retraites, prévoir une augmentation fiscale pour les plus riches, et puis d'autres choses, si vous voulez, tout en, de l'autre côté, affirmer qu'il va réformer l'aide médicale d'État et puis peut-être réduire le train de vie de l'État ou réduire la dépense publique. Donc je ne vois pas comment il peut à la fois tenir les deux bouts de l'omelette, si vous voulez.
Honnêtement, tous les sujets qui sont posés sur la table aujourd'hui sont des sujets inflammables et qui créent énormément de passion. Si on les traite de façon dépassionnée, d'accord ? Sauf que la situation politique et budgétaire fait que ça ne peut être que passionné. Honnêtement, le Parti Socialiste n'acceptera jamais que soit abaisser l'AME, voire supprimer l'AME, et le Rassemblement National n'acceptera jamais une taxe Zuckman ou quelque chose dans ce genre-là, même si, effectivement, on a pu voir un RN un peu flottant sur cette question, sauf qu'il reste quand même à aller... Et demander lui-même plus de justice fiscale. Oui, mais c'est un parti poujadiste.
Ce n'est pas un parti socialiste. Donc, diminuer les charges, diminuer les aides, diminuer l'assistanat, mais faire peser de nouveaux impôts, ce n'est pas pareil. Surtout que LR, quand même, avait dit, il y a un an, lorsque Michel Barnier est devenu Premier ministre, oui, nous avons un pacte législatif, nous y tiendrons, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. Que s'est-il passé ? Ils sont rentrés au gouvernement, il y a eu la proposition d'augmentation des impôts. Tout le monde a pris son parti de cette situation-là.
Résultat, le RN a eu une brèche pour pouvoir se présenter comme le parti défenseur du petit artisan qui, lui, refuse l'augmentation des impôts, contrairement à ses traîtres de droite traditionnelle LR. C'est vraiment dans cette logique, aussi, que se place le RN. Il ne dit pas qu'il est de droite, il ne dit pas qu'il est de gauche, mais le projet sous-jacent, c'est de remplacer les Républicains. On va voir ce qu'en dit le socle commun, justement, Sylvain Maillard, le député Renaissance de Paris, qui dit que la main est au Parlement.
La main a toujours été tendue, nous l'avons toujours tendue et nous continuons à l'attendre vers les socialistes, mais c'est à eux de prendre leurs responsabilités. Moi, ce que je crois important et ce qu'il a dit, la main est à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est nous qui allons pouvoir construire le budget. La main est au Parlement. Sébastien Lecornu, qui est dans le Parisien, dit même qu'il est sous la tutelle du Parlement. Est-ce que le Parlement peut réussir à se mettre d'accord ? Mais tout se passe au Parlement. C'est un truisme de dire ça, de toute manière. Parce que c'est là que ça se joue, c'est là que ça se vote.
Donc, de toute manière, c'est au Parlement qu'on est dans un jeu de parti. On est typiquement dans un jeu de la Quatrième République. C'est-à-dire, on arrive à faire une coalition de non-censure. Attention, c'est pas... Ou pas. Et ça, ça se fait où ? Ça se fait... Alors, ça peut se faire dans le bureau du Premier ministre, mais ça se fait aussi au Parlement puisque c'est là que... On est dans une... Aujourd'hui, on est dans une République parlementaire. C'est évident. On est dans un régime parlementaire. Ce qu'est, je vous le rappelle, la Cinquième République, contrairement à ce qu'on répète. La Cinquième République n'est pas un régime présidentiel. C'est un régime semi-présidentiel.
Et quand le président de la République n'a pas de majorité, on revient à un système qui est tout à fait parlementaire. Et donc, c'est là que ça se joue. C'est entre les partis qui sont représentés au Parlement. Donc, il n'y a rien de neuf là-dessus. Sébastien Lecornu qui poursuit ses consultations politiques. Il y a un déjeuner aujourd'hui du socle commun. On a eu une rencontre avec les présidents des assemblées. Gérard Larcher, il y a le 1PV demain. Est-ce que déjà, il est assuré de l'entier soutien du socle commun ? On a vu quelques divisions ces derniers mois. Alors, Sébastien Lecornu, quand même, c'est quelqu'un qui est apprécié.
C'est quelqu'un qui est apprécié à droite, qui est apprécié au centre par certains tenants de la gauche. Donc, le personnage, en tout cas, peut leur scier. Mais il ne faut pas oublier que c'est le quatrième Premier ministre en un an qu'on s'approche de plus en plus. En fait, tout le monde est plus ou moins dans une stratégie. C'est bon, on est en 2027. Donc, il faut se distinguer. Vous avez vu comment Gabriel Attal a justement pris son envol il y a 10 jours à Arras. C'était vraiment... Enfin, ça montre qu'aujourd'hui, vous pouvez avoir tout à fait, pour des questions électorales, un retournement de situation. Mais il est compris de son camp ?
Il n'est pas coupé de son camp, mais il est faible. Effectivement, il l'a dit, c'est le Premier ministre le plus faible de la Ve République. Je pense que c'était aussi... Il est compris au sein du socle commun ? Oui. Oui. Honnêtement, il représente qui Sébastien Lecornu ? Ce n'est pas un chef de parti, contrairement à François Bayrou. Ce n'est pas un représentant de nouveaux alliés, contrairement à Michel Barnier. C'est le dernier fusil d'Emmanuel Macron, c'est son premier lieutenant. C'est peut-être l'un des plus fidèles, peut-être le dernier fidèle. Mais si on veut atteindre le président de la République, on voudra atteindre le Premier ministre. Ce sera suffisant.
Oui, il est dans une situation qui me paraît très compliquée. On va voir ce qui va se passer. Mais il a la pression, une pression très supérieure à ses prédécesseurs. Parce que c'est la dernière station avant la falaise, effectivement. Je pense que je vois mal comment il va pouvoir survivre, si vous voulez, et même pouvoir constituer un gouvernement dans les prochains jours. Ça me paraît compliqué. Premier quinquennat d'Emmanuel Macron, c'était vraiment l'endormissement des oppositions aujourd'hui, depuis 2022 et surtout depuis 2024. Il faut bien comprendre qu'on est dans l'éveil des oppositions. Ce sont les oppositions qui gouvernent.
Et aujourd'hui, pour exister politiquement, il faut être en opposition. Donc, effectivement, ce n'est pas très engageant. On va parler des suites de la condamnation de Nicolas Sarkozy, l'ancien chef de l'État qui a riposté hier. C'était à la une du journal du dimanche et le mandat de dépôt, l'exécution provisoire qui fait débat. On va écouter Dominique de Villepin. C'était hier sur notre antenne ainsi que le président du tribunal de Paris ce matin sur France Inter qui condamne les attaques envers les juges. Que l'on s'interroge sur la décision, c'est une chose.
Que l'on remette en cause de l'indépendance de la justice, que l'on critique la justice en tant qu'autorité judiciaire, cela me paraît dans notre pays inacceptable. Ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui est grave. C'est une véritable dérive dans notre démocratie. Ce qui est une atteinte à l'État de droit, ce sont des menaces contre les juges. C'est inacceptable et ça devrait être un électrochoc dans notre pays. Qu'est-ce que vous en pensez ? On est dans une dérive de notre démocratie comme le dit le président du tribunal de Paris ? Non, mais ce qui est sûr c'est qu'on peut critiquer une décision de justice.
Il faut arrêter avec cette espèce de tabou qui fait qu'on n'a pas le droit de critiquer une décision de justice. Quand une décision de justice est mauvaise, elle est mauvaise. Or, elle est mauvaise. Cette décision de justice, elle ne tient pas debout. Alors, ce n'est pas pour ça qu'il faut effectivement proférer des menaces contre les magistrats ou contre l'institution judiciaire. Ça ne veut rien dire ça. Mais, je suis désolé, cette décision de justice et beaucoup de juristes vous le diront, beaucoup de professionnels des professions d'avocats, de magistrats vous le diront, c'est une décision qui est tout à fait étonnante, surprenante et qui est tout à fait contestable.
Un des points les plus contestables, c'est effectivement l'exécution provisoire qui remet en question beaucoup de principes qui paraissent des principes fondamentaux de notre droit, mais c'est aussi sur le contenu, sur le contenu de la décision, avec trois des quatre chefs d'inculpation qui sont tombés et on voit mal comment on peut tenir une condamnation pareille avec un seul chef d'inculpation qui a du mal à être motivé et justifié.
Donc, on peut critiquer une décision de justice, que ce soit celle du président de la République ou pas, et qu'on arrête aussi de comparer ce qui est incomparable, c'est-à-dire comparer le délit éventuellement qu'a fait ou auquel s'est prêté le président de la République et des délits de droit commun qu'on connaît effectivement tous les jours et parce que, vous savez, on dit mais les petits malfrats, eux aussi, ont droit à l'exécution provisoire. certes, mais ce n'est pas du tout les mêmes faits qui leur sont réprochés. – Lou, Prétal. Est-ce que Nicolas Sarkozy, hier, dans sa riposte au JDD, il redit que c'est une extrême gravité pour l'État de droit ? Est-ce qu'il a raison ?
– Bon, sa riposte, elle était attendue, on connaît Nicolas Sarkozy. disons que, par exemple, sur l'attaque des magistrats, aujourd'hui, ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est qu'on est dans tout est ultra médiatisé, sur les réseaux sociaux, à télévision, dans la presse, etc. Donc, quand on prend une telle décision, il faut être extrêmement bordé et surtout pas de veiller le bâton pour se faire battre. En l'occurrence, dans le cas de Nicolas Sarkozy, le mandat de dépôt, on a pu me dire, comme on a pu vous le dire aussi, « Moi, je ne l'aurais pas mis. » C'est vrai que, dans ce genre de situation… – Ce n'était pas demandé par le Parc national financier ? – Ce n'était pas demandé.
Dans ce genre de situation, c'est rare, quand on est condamné à 50 prisons fermes, qu'on ne le mette pas. Mais en l'occurrence, il s'agit de l'ancien chef de l'État. Donc, effectivement, il pouvait y avoir une certaine abstention de ce point de vue. Surtout que, si c'est pour que Nicolas Sarkozy fasse effectivement sa peine, il faut bien voir, on le voit avec Marine Le Pen aujourd'hui, qu'un appel arrive relativement vite. Les procédures avant la première instance sont longues, mais après, ça s'enchaîne plutôt bien.
Donc, il aurait pu être de bon ton d'attendre que le deuxième degré de juridiction passe, voire qu'on aille en cassation pour voir s'il y avait une condamnation définitive ou non. Comme dans le cas, finalement, de Marine Le Pen aussi. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, effectivement, depuis 2017, depuis l'affaire Fillon, il y a l'impression, notamment chez les électeurs de droite, que la justice est politisée et que les magistrats veulent empêcher les futurs potentiels dirigeants de droite d'être élus. Donc, il y a vraiment cette impression d'être empêchés par une sorte de justice suprême. Alors, honnêtement, c'est une minorité. Le syndicat de la magistrature est minoritaire.
Peut-être qu'on aurait dû le dissoudre après l'histoire du mur des cons, on aurait cessé de jeter l'opprobre. Il n'empêche que cette impression fait que les juges qui ont jugé Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy n'auraient pas dû donner le bâton pour se faire battre et donner de tels arguments à ceux qui déjà ont un a priori sur eux et surtout, demain, on est quand même dans une démocratie un peu malade, demain, on pourrait très bien avoir quelqu'un d'un peu plus autoritaire, comme le demande une majorité de Français aujourd'hui, qui puisse s'appuyer sur ce genre de décision pour pouvoir peut-être subordonner la justice aux législatifs et à l'exécutif.
Mais la magistrate, elle n'est pas du syndicat de la magistrature. Le syndicat de la magistrature, il ne sait plus... Je dis qu'on a jeté, on jette le propre aujourd'hui, notamment à cause de cette histoire qui commence à dater, mais effectivement, on aurait dû, on aurait dû vraiment dissoudre le syndicat de la magistrature. Moi, j'étais sur le mur des cons, c'était ma région d'honneur. Comme le père d'une victime de Michel Fournet. Oui, oui, oui. Ils ont quand même perdu énormément d'influence après cet épisode-là. Le syndicat de la magistrature a vraiment été réduit à peu de choses. De toute manière, la politisation des magistrats ne me paraît pas être une... Bon, c'est comme ça.
Mais ce qui est sûr, c'est que c'est le fondement même. On ne peut pas avoir... On ne peut pas rendre des jugements. On ne peut pas... À partir du moment où les motivations ne sont pas là et où la justification n'est pas là. Et là, ça me paraît être flagrant, que ce soit Nicolas Sarkozy ou pas. C'est comme d'ailleurs pour Mme Le Pen. L'exécution provisoire, moi, j'ai toujours été de ceux qui pensaient qu'elle ne se justifiait pas. C'était une aberration. Est-ce que vous pensez que ce débat va être relancé au Parlement ? Parce qu'il a déjà été lancé après Marine Le Pen.
Mais là, on voit qu'après la condamnation de Nicolas Sarkozy, même Gérard Larcher dit qu'il faut se questionner sur cette exécution provisoire. Ça va être un débat ? En tout cas, c'est un sujet qui va venir dans ces prochaines années parce que c'est venu par Marine Le Pen. Éric Ciotti avait déposé une loi dans sa niche parlementaire qui a été écartée. Elle avait été vidée de sa substance et donc, selon lui... Parce que c'était Marine Le Pen. Effectivement. Et le fait est que si demain, vous supprimez l'exécution provisoire, c'est rétroactif. Donc si demain, imaginons, dans un mois, il devait y avoir un vote en ce sens à l'Assemblée, Marine Le Pen n'aurait plus son exécution provisoire.
Le fait qu'aujourd'hui, cet intérêt aille jusqu'à vers Gérard Larcher et même aussi au centre et même la question aussi de l'inéligibilité est de plus en plus posée par des responsables politiques, fait que je pense franchement que dans les années à venir, peut-être même dans les programmes politiques, nous allons avoir effectivement à nouveau ce sujet sur la table. Est-ce que ce sera au bénéfice de la confiance en les politiques ? À part des conseils, je ne suis pas sûre. Yves, est-ce que cette condamnation, elle peut aussi avoir un impact sur la confiance qu'ont les Français envers leur politique et envers la justice ? – Non, je ne crois pas.
Je crois que de toute manière, les Français, ils font de leurs jugements sur la justice de droit commun, ce qui se passe tous les jours. Ce n'est pas tellement par rapport à un homme. Il faut arrêter de penser qu'un homme politique ou une femme politique est injusticiable comme un autre. Non, ce n'est pas vrai. Le président de la République, l'ancien président de la République, n'est pas injusticiable comme un autre. Mme Le Pen n'est pas injusticiable comme un autre. Pourquoi ? Parce que si c'était le cas, on n'en parlerait pas. Si c'était le cas, il n'y aurait pas de tel débat. Si c'était le cas, il n'y aurait pas eu autant de publicité autour de…
Et si c'était le cas, les magistrats ne prendraient pas autant de, je dirais, ne motiveraient pas autant leurs décisions. Vous voyez, là, on est quand même… Il y a eu quatre heures de lecture du délibéré. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Donc, il y a quand même une mise en scène qui est tout à fait particulière. Donc, il faut arrêter de dire que ce sont des justiciables comme les autres. Ce n'est pas vrai. Arrêtons de mentir aux Français. C'est vrai sur une chose, c'est que, contrairement aux autres prévenus, ils ont déjà un a priori sur eux. Ils les connaissent. Ils les connaissent de longue date et peut-être même ont-ils voté pour eux ou contre eux.
Donc, effectivement, ils arrivent avec cet élément en plus. Merci à tous les deux. Merci beaucoup. On va terminer par l'histoire du jour qui nous emmène du côté d'Arras dans le Pas-de-Calais où se tenait ce week-end le troisième championnat du monde de la frite. champion du monde de la catégorie frites authentiques du championnat du monde de la frite d'Arras 2025 et médaillé d'or M. Grosse ambiance à Arras et c'est donc un Irlandais qui l'a emporté dans la catégorie frites créatives. Alors, je vous livre sa technique pour faire la meilleure frite si vous voulez vous en inspirer. Ça consiste à blanchir les frites à l'eau avec du romarin avant de les plonger dans deux bains d'huile végétale.
Ça prend un peu de temps mais visiblement, ça paye. Il a été le meilleur des 33 candidats. D'autres prix ont été remis comme la frite familiale ou la sauce frite remportée par des candidats du Nord et du Grand Est et ce championnat du monde, vous avez vu l'ambiance. C'était sympa. Ça s'est terminé par une grande soirée de musique animée par DJ Patate Douce. Ça ne se rende pas. Bravo. Merci beaucoup. Merci à tous les deux de nous avoir suivis. On se retrouve demain.
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