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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 17 janvier 2024 20 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSantéÉducation & recherche

Face à Face : Louis Aliot - 17/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32FerméeRéponse directe

    De ce point de vue-là, vous êtes plutôt d'accord, non ?

  • 1:44ComplaisanteRéponse partielle

    Dans les mots, c'est plutôt le parti qui l'insulte que les électeurs.

  • 1:52OuverteÉludée

    Écoutez ces mots sur le Rassemblement national, qui est le parti de l'appauvrissement.

  • 3:31OuverteRéponse directe

    On va revenir sur le pouvoir d'achat, le prix de l'électricité et les annonces sur la natalité.

  • 3:39RelanceRéponse directe

    Mais sans véritablement dire comment vous financerez la retraite à 60 ans ?

  • 3:56FerméeRéponse directe

    Mais est-ce que oui ou non, vous dites que vous ne respecterez plus les traités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « C'est un vieux slogan qu'on a utilisé dans les présidentielles, je crois, en 2017. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il a un tableau de bord de sondage avec les grandes aspirations des Français qui veulent plus d'ordre, qui veulent plus de reprise en main de l'éducation, etc. »
  • 1:18Invité politiqueChiffre
    « Moi j'appelle ça une insulte, 30% de citoyens qui ont voté ou qui s'apprêtent à voter pour le candidat du Rassemblement national, en l'occurrence Jordan Bardella, à l'élection européenne, ou dans les sondages qui mettent Marine Le Pen en priorité. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « S'il y a bien, j'allais dire, le président du mensonge, je sais quand même bien lui depuis 7 ans. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « S'il y a bien le président de l'appauvrissement, c'est quand même lui. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « Mais il est... c'est un menteur. C'est un menteur. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Vous respecterez donc les traités de l'Union Européenne ? »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Je rappelle le général de Gaulle à l'époque, il n'était pas fondamentalement pour le traité de Rome. Et puis il l'a appliqué. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « C'est la faute à l'Europe. »
  • 5:52Invité politiqueFait
    « Il ne lutte pas, puisque c'est sous son mandat qu'on n'a jamais eu autant d'immigration clandestine. »
  • 7:29Invité politiqueFait
    « À Perpignan, j'ai des quartiers où vous avez des taux de chômage records. »
  • 8:50Invité politiqueChiffre
    « L'État paye la moitié pour l'instant. Et la mairie paiera le reste. »
  • 17:58Invité politiqueChiffre
    « Le nucléaire, c'est 40%. C'est 90 milliards d'euros. »
  • 19:05Invité politiqueFait
    « J'ai des quartiers entiers aujourd'hui qui, dans les 5 ans qui arrivent, vont être en pénurie de médecins. »

Temps de parole

  • Louis Aliot68 %
  • Présentateur29 %
  • Invité2 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, face à face, Apolline de Malherbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Merci de venir répondre ce matin à Emmanuel Macron parce qu'il a pris le RN effectivement comme cible. Vous en êtes le vice-président, vice-président du RN, maire de Perpignan, le président du bon sens, Emmanuel Macron, qui dit que son souhait c'est que la France reste la France. De ce point de vue-là, vous êtes plutôt d'accord, non ?

0:35
Louis Aliot

Oui, c'est un vieux slogan qu'on a utilisé dans les présidentielles, je crois, en 2017. Je pense qu'il a un tableau de bord de sondage avec les grandes aspirations des Français qui veulent plus d'ordre, qui veulent plus de reprise en main de l'éducation, etc. Et il parle à ceux, j'allais dire, qui veulent l'écouter. Oui, mais c'est ça. Ils disent que les gens veulent aujourd'hui entendre. Mais il est au pouvoir depuis 6 ans, maintenant 7 ans. Et je pense que personne n'est dupe.

Et j'ajoute que ce n'est pas très digne de la fonction quand on se permet d'insulter, parce que moi j'appelle ça une insulte, 30% de citoyens qui ont voté ou qui s'apprêtent à voter pour le candidat du Rassemblement national, en l'occurrence Jordan Bardella, à l'élection européenne, ou dans les sondages qui mettent Marine Le Pen en priorité. Je trouve que c'est un nier parce qu'il est le président de tous les Français. Est-ce que dans son esprit, ça veut dire qu'aujourd'hui, il met de côté un tiers des citoyens français qui ne le suivent pas ?

1:44
Présentateur

Dans les mots, c'est plutôt le parti qui l'insulte que les électeurs. Je voudrais qu'on les écoute, ces mots, sur le Rassemblement national, qui est le parti de l'appauvrissement. Écoutez.

1:55
Invité

Plus personne ne dit que le Rassemblement national, c'est surtout et avant tout le parti de l'appauvrissement collectif. C'est le parti du mensonge et ça continue de l'être. C'est le parti qui continue à vous expliquer que la retraite à 60 ans est possible sans vous expliquer comment la financer. Puis la deuxième chose, c'est le parti du transformisme. C'est-à-dire qu'il y a 6 ans et demi, il était pour sortir de l'Europe et de l'euro. Et au fond, le Rassemblement national est devenu le parti de la colère facile. Du on n'a pas tout essayé, ça paraît sympathique. Ne nous habitions pas. Agissons. Faisons.

2:25
Présentateur

Ne nous habitions pas. Vous êtes le parti de la colère facile et de l'appauvrissement collectif.

2:30
Louis Aliot

Je l'ai trouvé très tendu d'ailleurs sur cette question. Il y avait les mandibules qui se sont contractées. Parce que, oui, vous regarderez, il s'est rédit. Oui, il était dans le combat, ça. On peut dire que oui, en effet. S'il y a bien, j'allais dire, le président du mensonge, je sais quand même bien lui depuis 7 ans. S'il y a bien le président de l'appauvrissement, c'est quand même lui. Il y a le pouvoir d'achat, le prix de l'électricité, de l'énergie, les difficultés qu'ont nos concitoyens pour aujourd'hui terminer les fins de mois. Je veux dire, on voit bien.

Alors peut-être qu'il a été très bon pour les classes supérieures du pays et que les riches, entre guillemets, continuent de s'enrichir. Mais les pauvres continuent de s'appauvrir. Et donc, c'est lui le président de l'appauvrissement de la France. Je crois qu'il est dans le paraître, dans la communication. Et que finalement, il est assez déconnecté de ce que les Français veulent aujourd'hui pour tout simplement vivre.

3:23
Présentateur

On va revenir sur cette question du pouvoir d'achat, sur la question du prix de l'électricité, précisément aussi sur les annonces sur la natalité. Mais sur le fond, il dit de vous, le RN, que vous continuez à promettre une retraite à 60 et puis ensuite il a dit 62 ans. Mais sans véritablement dire comment vous la financerez. Et puis surtout, là où il dit mensonge, c'est qu'il dit, vous dites que vous ne sortirez pas de l'Europe, mais que de l'autre côté, vous ne respecterez pas les traités. C'est une sortie de fait, de facto, de l'Union Européenne.

3:52
Louis Aliot

Mais il est... c'est un menteur. C'est un menteur.

3:56
Présentateur

Mais est-ce que oui ou non, vous dites que vous ne respecterez plus les traités ?

3:59
Louis Aliot

Mais on est bien obligé de les respecter. Quand vous arrivez à la tête d'un État, vous êtes tenu par un certain nombre d'engagements. Vous respecterez donc les traités de l'Union Européenne ? Oui, je rappelle le général de Gaulle à l'époque, il n'était pas fondamentalement pour le traité de Rome. Et puis il l'a appliqué. Donc il faut quand même remettre les choses dans leur contexte. Mais ça n'empêche pas qu'on peut réorienter l'Europe et la politique européenne qui, me semble-t-il, aujourd'hui, est quand même l'une des motivations des difficultés agricoles, des difficultés industrielles. C'est la faute à l'Europe. Ce n'est pas la faute, c'est les complications qu'elle met.

Il parle, par exemple, de complications administratives, mais c'est compliqué.

4:42
Présentateur

Il a promis un choc de simplification.

4:43
Louis Aliot

Oui, mais il l'a déjà promis il y a déjà longtemps, son prédécesseur l'avait fait, ils ne l'ont jamais fait. Le problème, il est là, c'est que nous avons affaire à des gens qui sont au pouvoir. Parce que la grande différence entre M. Macron et nous, c'est qu'il est au pouvoir. Et il ne l'est pas depuis l'année dernière, il l'est depuis sept ans maintenant. Donc soit il arrive à faire quelque chose, soit il n'arrive à rien faire, il lui reste trois ans. Non, moi je pense que c'est déjà terminé Macron, et il faut penser à la suite. Il ne fera plus rien de ce mandat, sauf peut-être s'agiter dans des conférences de presse qui n'auront aucun lendemain. C'est bien le problème.

5:16
Présentateur

Pour vous, il n'y aura aucun lendemain. Regardons précisément ce qu'il dit, notamment sur la manière dont il lutte contre vous. Il dit, je me battrai jusqu'au dernier quart d'heure, et pas avec des leçons de morale, non, mais avec des faits. Je revendique notamment, a-t-il dit, de lutter contre l'immigration clandestine. Ce n'est pas être du Rassemblement National que de faire cela. Mais en revanche, si vous ne le faites pas, alors vous pavez le chemin au Rassemblement National. Au fond, il dit sur ce point-là, vous coupez l'herbe sous le pied.

5:42
Louis Aliot

Mais ce n'est pas une histoire de Rassemblement National, c'est une histoire de réalité politique, sociale, humaine.

5:49
Présentateur

Est-ce que vous estimez que oui ou non, il lutte, il se donne les moyens de lutter contre l'immigration clandestine ?

5:52
Louis Aliot

Il ne lutte pas, puisque c'est sous son mandat qu'on n'a jamais eu autant d'immigration clandestine. Donc il ne lutte pas. Peut-être a-t-il pris conscience aujourd'hui que ça va aller de plus en plus mal à l'avenir. Mais on verra s'il a le courage de prendre les bonnes mesures sur ces questions-là. Je ne le pense pas. Mais encore une fois, il fait des constats. C'est le président des constats, mais ce n'est pas le président des solutions. Et c'est là aujourd'hui que les Français le jugent. Et les Français le jugent, je peux vous dire sévèrement, on est quand même le pays qui a connu les gilets jaunes. C'est quand même M. Macron, les gilets jaunes.

Et il a l'air d'avoir passé l'éponge, mais les gens sont toujours là et toujours en colère. Cette colère, elle ne s'exprime pas dans la rue par des violences, heureusement. Mais peut-être demain, s'il continue à ne rien faire, elle pourrait s'exprimer par des violences, ce que je regretterais fortement.

6:37
Présentateur

Les émeutes. Il est revenu sur les émeutes quelques mois après. Et avec le recul, il dit qu'il n'est pas d'accord avec ce que vous ou la droite plus classique avez estimé. C'est-à-dire un lien avec les questions d'immigration. Voilà les propos d'Emmanuel Macron hier. Il dit que c'était des jeunes de nationalité française pour une grande majorité nés en France. Le problème, c'est surtout l'oisiveté des jeunes qui n'avaient pas la chance d'avoir des familles qui les emmènent en vacances à la mer ou à la montagne. Ils s'ennuyaient.

7:07
Louis Aliot

Si c'était aussi simple que ça, je peux vous dire qu'avec les milliards que l'on a mis dans la politique de la ville et que l'on met dans l'animation des quartiers pour amener les jeunes en vacances ou pour leur trouver des activités, le problème serait réglé. Mais manifestement, ce n'est pas que ça. Il peut y avoir des problèmes d'emploi. Moi, à Perpignan, j'ai des quartiers où vous avez des taux de chômage records. Et oui, il faut aller aider un certain nombre de jeunes à trouver un emploi pour qu'ils puissent se réaliser dans leur vie. Sinon, effectivement, ils sont pris en main par les mafias locales. Ils finissent le plus souvent dans les trafics de drogue et dans la délinquance.

De ce point de vue-là, vous estimez qu'ils sont même victimes ? Oui, souvent. Mais il faut, pour reprendre les choses en main, avoir une politique, j'allais dire, d'autorité. Il faut aller dans ces quartiers en remettant la France et les valeurs de notre République au centre de ce contrat social. C'est ce qu'il a dit. En remettre à la nation, l'école, la culture, l'enseignement de la Marseillaise. J'attends de voir. Par exemple, sur l'uniforme, je l'avais demandé d'ailleurs à la rentrée. Votre ville est candidate ? La ville a été même choisie par M. Attal. On va voir comment ça se passe. Ça ne réglera pas tout. Mais c'est un premier pas vers le retour de l'autorité à l'école.

Mais il faut pouvoir le faire. Et on voit bien qu'il y a des freins, qu'il y a des pesanteurs administratives à cela. Et on va voir comment M. Attal gère juste cette question-là. C'est de l'expérimentation. Ce n'est pas une mesure générale. On verra.

8:32
Présentateur

Justement, on l'a su, Louis Alliot. Je le disais, vous avez été candidat, vous avez été retenu. C'est-à-dire que la ville de Perpignan expérimentera effectivement l'uniforme. Est-ce que vous avez déjà quelques éléments ? Est-ce que vous pouvez nous dire comment ça va se passer ? Qui va payer ? A partir de quand ? Quand est-ce que les enfants de la ville porteront l'uniforme ?

8:50
Louis Aliot

L'État paye la moitié pour l'instant. Et la mairie paiera le reste. Et on est en discussion avec le corps enseignant et les parents d'élèves pour savoir quelle tenue, la couleur, le blason, etc. Pour l'instant, on est en discussion. Mais j'espère qu'elles seront en place, que nous serons en place au mois de septembre. Mais l'école, ce n'est pas que ça, évidemment. C'est aussi le fond. J'ai vu qu'ils voulaient remettre l'histoire de France et la grande histoire de France dans l'actualité de cette école-là. Parfait.

Mais quelles sont les mesures concrètes que la ministre de l'Éducation nationale va mettre en place pour aller dans une école très abîmée, très abîmée, dont on voit bien aujourd'hui que, c'était elle qui a mis ce débat-là, entre le public et le privé, il y a malheureusement une différence de taille. Moi, j'ai fait toute ma scolarité à l'école publique. Aujourd'hui, je vois de plus en plus de parents d'élèves qui cherchent à aller dans le privé. Il y a bien des raisons à cela. C'est un débat à voir. Mais ce débat, ils ne veulent pas de ce débat en fait.

9:49
Présentateur

Alors, si on prend la ministre au mot, elle, elle dit avoir retiré ses enfants de l'école publique pour des raisons de paquets d'heures non remplacées. Entre-temps, on a effectivement réalisé que seul son fils aîné avait été dans l'enseignement public et uniquement pendant les six mois de sa première section de maternelle. elle s'est excusée, elle est retournée sur place, elle a présenté ses excuses aux corps enseignants. Est-ce que vous êtes convaincu par ces excuses ?

10:18
Louis Aliot

Je pense qu'elle n'aurait pas dû prendre son exemple personnel comme un cas général, mais qu'elle aurait pu parler de cette question importante des remplacements d'une manière générale dans l'école.

10:28
Présentateur

Mais est-ce que vous avez la même indulgence ? C'est le mot qu'a utilisé Emmanuel Macron hier. Il a dit avoir de l'indulgence pour ses propos et pour cette maladresse, dit-il.

10:36
Louis Aliot

Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Elle est ministre de l'éducation nationale. Elle n'aurait pas dû. Maintenant, est-ce qu'il faut qu'elle démissionne pour ça ? Non, elle vient de rentrer au gouvernement. On va la juger sur ses actes dans l'éducation nationale et voir si elle est capable de mener un ministère très difficile et dans une situation très compliquée. Je rappelle qu'il y a eu quand même deux professeurs assassinés par l'islamisme radical et que ces questions-là sont au cœur aujourd'hui du contrat éducatif et de l'éducation dans toutes les écoles. Le théâtre, l'histoire de l'art... Le théâtre, on l'avait hier à la télévision.

11:09
Présentateur

Pour vous, le théâtre pour les enfants, est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que c'est une bonne façon ? L'accès aussi au grand texte, a dit Emmanuel Macron ? L'histoire de l'art ?

11:18
Louis Aliot

Oui, l'histoire de l'art, je pense qu'il faut effectivement qu'on l'apprenne. Mais le théâtre, par exemple, nous en faisions il n'y a pas si longtemps que ça. Quand j'étais à l'école primaire ou même au collège, on faisait du théâtre. On a l'impression de redécouvrir des choses qui fonctionnent et qui, effectivement, peuvent donner de l'assurance aux gamins. Mais si je vous écoute, au fond, quand même, vous trouvez que c'est pas mal. Mais c'est notre programme. Je ne vais pas vous dire que c'est mal. Il est venu sur une thématique qui est notre programme. Alors, on n'aborde pas ces problèmes-là de la même manière, avec quelquefois les mêmes options.

Mais sur l'ordre, sur l'éducation nationale et le retour à des fondamentaux, sur l'économie et la régulation de l'économie, sur le pouvoir d'achat, parfait ! Mais qu'est-ce qu'il y a en face ? Et malheureusement, il n'y a pas grand-chose.

12:08
Présentateur

Je suis quand même, effectivement, surprise parce qu'au fond, vous critiquez la forme, le côté théâtral. Mais c'est vrai que sur le fond, prenons la Marseillaise, l'enseignement de la Marseillaise. Vous êtes contents ? Oui, on est contents. Est-ce qu'il fait du RN, au fond ?

12:23
Louis Aliot

Mais Yves, je ne sais pas s'il fait du RN. Il voit que la société est en train de changer et que cette société veut de l'ordre. Parce que, sans ordre, il n'y a pas de république. La vérité, c'est celle-là. Et dans cette demande d'ordre, vous avez toutes les catégories sociales qui sont concernées et toute la population qui le demande. Quelle que soit sa condition, son origine, les gens veulent de l'ordre. Y compris dans les quartiers difficiles. Et je pense que c'est le moment d'en remettre. Pour remettre de l'ordre, il faut d'abord du courage. Il faut aller taper là où ça fait mal et l'assumer.

13:01
Présentateur

En fait, le diagnostic est le bon. Les mesures sont les bonnes. Mais vous doutez qu'il les applique.

13:05
Louis Aliot

Non, le constat est le bon. Les mesures, on verra. Pour l'instant, pas grand-chose. Mais comme il met le débat sur la table et que nous sommes dans une démocratie, il va bien falloir que les actes se joignent à sa parole et à ses promesses. Car s'il ne le fait pas, ce sera une désillusion supplémentaire. Et nous, nous sommes là pour lui rappeler ses promesses, mais aussi pour donner le cap pour les années qui viennent. Parce que je pense que Marine, pour les élections présidentielles à venir, est bien positionnée pour reprendre, j'allais dire, le pouvoir dans le pays.

13:39
Présentateur

Louis Alliot, sur la question de la natalité, c'est aussi un des points dont vous parlez très régulièrement au Rassemblement National. Emmanuel Macron a promis de réarmer démographiquement la France. Ça passe par un plan contre l'infertilité. Ça passe aussi par la transformation du congé parental en congé de naissance. Pour d'ailleurs, la mère comme le père,

13:59
Louis Aliot

mieux rémunérer mais plus court. Je pense que ça fait partie des gadgets qu'il faudra sûrement expérimenter là aussi pour voir si ça fonctionne ou pas. Vous auriez fait quoi, vous ? Mais ça ne réglera pas le problème de l'infertilité. Si on veut relancer de la natalité, il faut relancer un esprit général qui permette la relance...

14:16
Présentateur

C'est quoi un esprit général qui relance la natalité ?

14:18
Louis Aliot

Les conditions économiques et sociales pour permettre aux familles de vivre décemment avec des enfants en bas âge et de pouvoir, le père ou la mère, s'occuper de ses enfants s'ils le veulent. Le congé de naissance mieux rémunéré. Oui, très bien.

14:33
Présentateur

Très bien, mais vous dites régulièrement. Très bien quand même.

14:35
Louis Aliot

Mais non, mais je vous dis très bien dans la promesse. Je ne vous dis pas très bien dans l'application. Parce qu'entre ce que l'on entend que l'on entend depuis 7 ans et la réalité de ce que l'on vit tous les jours dans les quartiers et dans les villes, ce n'est pas la même chose. Et j'ajoute que j'étais quand même un peu déçu qu'il n'y ait pas un mot pour les maires. Les maires, aujourd'hui, c'est ceux qui tiennent à la démocratie dans tous les domaines.

14:56
Présentateur

M-A-I-R-E-S.

14:57
Louis Aliot

Oui, les maires, M-A-I-R-E-S. Ce sont eux qui tiennent, je peux vous dire, la démocratie aujourd'hui dans tous les domaines. Problème de médecin, les maires. Problème d'insécurité, les polices municipales. Problème social, les CCAS. Tout revient à la mairie. Mais est-ce que M. Macron se préoccupe de l'état de la démocratie aujourd'hui, de l'état des mairies, des communes de France ? Je ne l'ai pas entendu et je trouve ça regrettable. Il pense à lui beaucoup, il pense au gouvernement, c'est bien. Il ferait bien de penser au très fond du pays qui attendent beaucoup du gouvernement et d'une aide. Parce que pour l'instant, ce n'est pas le cas.

15:32
Présentateur

Il a promis une simplification démocratique, notamment pour les élus. Ça vous parle ?

15:38
Louis Aliot

Non. Je ne sais pas ce que c'est, une simplification démocratique. Je remarque, moi, une stratification et un enchevêtrement de compétences. Je remarque le sectarisme des collectivités entre elles qui nuisent.

15:51
Présentateur

C'est quoi le sectarisme des collectivités ? Vis-à-vis de vous, par exemple, parce que vous êtes à Rennes ?

15:55
Louis Aliot

Oui, bien sûr. Je voulais faire, par exemple, un hôtel social destiné aux femmes battues. Eh bien, la présidente du Conseil Général Socialo-Communiste de chez moi m'empêche de le faire par des procès sur un bâtiment, etc. Bon bref, voilà des choses comme ça. Et c'est systématiquement...

16:10
Présentateur

Ils mettent des bâtons dans les roues, vous avez l'impression, y compris sur une question de femmes battues ?

16:13
Louis Aliot

Bien sûr, ils mettent des bâtons dans les roues. Quand vous n'êtes pas d'accord avec eux, de toute façon, c'est que vous êtes des ennemis et ils vous mettent des bâtons dans les roues. Alors, comme Mme Delga, qui est la présidente de la région...

16:22
Présentateur

Mme Delga, vous ne pouvez pas dire qu'elle est du même bord qu'Emmanuel Macron ?

16:25
Louis Aliot

Non, mais je veux dire, c'est un exemple. Elle a été condamnée, la seule en France, présidente de région, condamnée pour de la discrimination, quand même politique. Eh bien, voilà quel est l'état de la démocratie. Donc moi, j'aimerais plus de dialogues, plus de... Comment on pourrait dire ? Plus de liants entre les collectivités, quelles que soient les étiquettes politiques, parce qu'on se bat tous pour le bien-être de nos concitoyens et pas pour des écuries politiciennes.

16:51
Présentateur

Pouvoir d'achat, santé, sur l'électricité, les factures devraient augmenter dès le 1er février puisque Emmanuel Macron a reconnu qu'en effet, aujourd'hui, le prix qu'on paye pour l'électricité n'est pas fonction du marché, qu'il allait revenir un peu plus à la normale. On entend, en effet, que la taxe qui avait été retirée pour faire baisser les factures va revenir. Oui, voilà. Ce qui aura mécaniquement un effet de plus de 10% vraisemblablement sur les factures d'électricité. On est dans un système de fou

17:21
Louis Aliot

où l'on produit une électricité à un prix très bas et où on l'achète le double ou le triple sur le fameux marché européen. Je veux dire, c'est un non-sens absolu. Il faut revoir totalement les règles de ce marché de l'énergie et de l'électricité à l'échelle de l'Europe.

17:38
Présentateur

Vous auriez maintenu, vous, la suppression de cette taxe ?

17:40
Louis Aliot

Non seulement l'économie, mais on serait sortis de cet accord qui fait qu'aujourd'hui, on est en train de détouffer les producteurs d'électricité. Et puis, il faut arrêter avec le tout éolien, quand même. Parce que je rappelle que dans le mix énergétique de la France, l'éolien, je crois que c'est 2,5%. c'est 250 milliards d'euros. Le nucléaire, c'est 40%. C'est 90 milliards d'euros. Donc, le ratio, il est net en faveur du nucléaire. Il faut arrêter avec l'éolien. Voilà. Il faut arrêter avec l'éolien. Pour des raisons écologiques, mais aussi pour des raisons économiques. Voilà.

18:11
Présentateur

Louis Alliot, sur la question de la franchise médicale, il a effectivement annoncé hier Emmanuel Macron que la franchise qui est de 50 centimes par boîte de médicaments va passer à 1 euro. Donc, va être doublée. Il appelle même à une forme de responsabilité dans la consommation des médicaments.

18:29
Louis Aliot

C'était dans notre programme, je vous signale, le médicament à l'unité. Mais c'est pas le... Ça fait partie des...

18:35
Présentateur

Non mais là, il n'a pas parlé de médicaments à l'unité. Il a parlé de la franchise. C'est-à-dire, en fait, ce reste à charge qui ensuite est compensé par les mutuelles quand on en a une.

18:42
Louis Aliot

C'est un sujet mais qui n'est pas primordial dans le système de santé. Nous, par exemple, à Perpignan, les urgences, on recherche des urgentistes. Qu'a-t-il fait pour qu'il y ait des candidats dans les urgences ? Il annonce

18:54
Présentateur

que les médecins étrangers seront régularisés. Oui, oui.

18:56
Louis Aliot

Que fait-il ? Oui, mais c'est pas la question puisqu'il en manque. Il va bien falloir qu'ils prennent des solutions. Mais ils sont souvent compassés par ces médecins étrangers. La désertification médicale n'est plus seulement dans le rural. Je peux vous dire que moi, j'ai des quartiers entiers aujourd'hui qui, dans les 5 ans qui arrivent, vont être en pénurie de médecins. Quelles sont les mesures prises par l'État ? Heureusement... Mais oui, à lui régulariser les médecins étrangers, c'est une bonne chose ? Je vais vous dire, non, il faut former des médecins en France.

19:18
Présentateur

Mais en attendant, en attendant.

19:20
Louis Aliot

De toute façon, c'est déjà fait. Les médecins étrangers sont déjà dans les urgences. Ils sont partout parce que, justement, il y a pénurie et c'est la faillite de notre système de santé. Heureusement qu'il y a des initiatives privées du corps médical qui se coalisent pour faire des centres de santé mais là encore qui financent la plupart du temps les mairies ou les collectivités parce que l'État ne donne pas les moyens insuffisants même s'il en donne à ces médecins qui veulent faire

19:44
Présentateur

Louis Alliot, vous êtes plutôt Karim Benzema ou Gérald Darmanin ? Karim Benzema porte plainte contre Gérald Darmanin pour diffamation, dit-il. Gérald Darmanin qui avait évoqué des liens avec les frères musulmans.

19:56
Louis Aliot

Écoutez, M. Darmanin, il est ministre de l'Intérieur. Il a sûrement des renseignements que je n'ai pas qui règlent leurs problèmes entre eux. Je ne suis ni pour l'un ni pour l'autre.

20:04
Présentateur

Ni pour l'un ni pour l'autre.

20:05
Louis Aliot

Voilà.

20:06
Présentateur

Vous estimez que Gérald Darmanin n'aurait peut-être pas dû évoquer ses liens avec les frères musulmans.

20:09
Louis Aliot

S'il est allé puiser dans des sources qui ne sont pas dans le domaine public, il aurait pu s'abstenir de le faire. S'il a des preuves, il faut qu'il les rende publics et à ce moment-là, ça rendra les choses beaucoup plus claires pour tout le monde.

20:20
Présentateur

Merci Louis Alliot d'être venu réagir ce matin à cette conférence de presse d'Emmanuel Macron. Je rappelle que vous êtes vice-président du RN et maire de Perpignan.

Face à Face : Louis Aliot - 17/01 — Louis Aliot · Pourquijevote