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Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue dans l'événement. Dans 3 jours, les Français vont faire leur choix.
Quel que soit l'issue du vote, il est à peu près certain que la période qui s'ouvre sera inédite pour chacun d'entre nous. Alors ce soir, nous allons recevoir tour à tour les responsables des principales formations politiques. Ils présenteront leur 100 jours pour le pays, mais aussi la façon dont ils imaginent gouverner et avec qui.
Et puis nous tenterons avec des experts de répondre à toutes les questions que vous vous posez sur les scénarios du jour d'après. Que se passe-t-il s'il n'y a pas de majorité ? Comment fonctionnerait une cohabitation ?
La France pourrait-elle être ingouvernable ? À mes côtés ce soir, Guillaume d'Arayet, rédacteur en chef adjoint du service politique de France Télévision qui relera vos questions sur le plateau. Et notre tout première invitée est Jordane Bardella.
Bonsoir. Bonsoir madame. Merci d'avoir accepté cette invitation.
À mes côtés également ce soir pour vous interroger, je vous présente Fanny Guinochet, spécialiste des questions économiques et sociales sur France Info. Bonsoir Fanny, merci d'être à mes côtés ce soir. Jordan Bardella, est-ce que vous êtes prêts ?
Oui, je suis prêt. Et oui, nous sommes prêts. Euh je pense que nous sommes prêts comme nous ne l'avons jamais été et si les Français le décident, alors euh l'alternance est àortée demain et je les appelle à aller voter, à rester mobilisés.
Vous savez pourquoi je vous pose cette question ? Parce que dans cet entre deux tours, il y a certains points, je pense qu'il faut clarifier pour les Français qui vous regardent ce soir. Vous ne cessez de dire et vous venez de le faire, nous sommes prêts.
Ça fait 13 ans que Marine Le Pen a entrepris une opération, on va dire de normalisation de votre parti. vous affichz enision en position éligible des candidats qui ont eu des propos racistes antisémites. Un candidat sous curatel condamné une condamné pour prise d'otage ?
Alors la question est très simple. C'est quoi le rassemblement national ? Ce sont ces candidats ou c'est le Jordan de Bardella que j'ai face à moi qui a un propos plutôt policé ?
Je crois que c'est bien réducteur que de résumer la dynamique qui nous porte. les près de 600 candidats que nous avons investis, donc 37 ont été élus dès le premier tour, je le rappelle, c'est un record, 44 candidats qui se sont qualifié au second tour et qui sont en mesure de l'emporter et d'accéder à l'Assemblée nationale. Je je l'ai dit, je l'assume, il a fallu investir en 48 he près de 600 candidats.
Mais vous nous étiez vous nous disiez que vous étiez prêt ? Madame, mais enfin, il y a eu quatre ou cinq candidats qui sont passés sous les maill du filet, je l'ai dit, dont on s'est aperçu qu'ils avaient sur leurs réseaux sociaux parfois il y a quelques temps, parfois il y a 10 ans, tenu des propos qui sont inadmissibles et la différence presidatiques. Non, il y a pas 80 candidats problématiques.
Ça c'est l'argument de Gabriel Atal et de la majorité présidentielle. Il y a pas 80 candidats problématiques, il y a cinq candidats dont j'ai estimé que les propos qui étaient tenus étaient inadmissibles et étaient en total opposé et à l'opposition de ce que je défends de la ligne qui est la mienne et de l'éthique politique qui est la mienne. La différence, la plupart sont dans des circonscriptions, sur les cinq, ils sont pas des circonscriptions éligibles.
Mais je veux juste dire une chose, dans toute organisation humaine, il peut y avoir des erreurs de casting. C'est vrai dans les entreprises, c'est vrai dans les partis politiques. La différence entre la gauche et moi, c'est que lorsque moi je détecte une erreur de casting, cette erreur de casting, je la mets dehors.
À gauche, l'erreur de casting est investi et elle est assumée comme telle et non comme une erreur de casting. Pardon, mais mes candidats ne sont pas fichés S. Mes candidats que j'investis, que je soutiens ne font pas l'apologie des actes terroristes qui ont été commis par le Hamas en Israël.
Donc il y a cinq candidats qui, c'est vrai sur les 600 candidats que nous avons dû investir en quelques heures ont des propos qui sont pas pas mal ligne politique. Vous me connaissez depuis suffisamment de temps, je crois pas. C'est ça le doute.
C'est là-dessus qu'il y a un doute. Vous comprenez que ça puisse créer un trouble. Non madame.
Euh nos candidats investis partout en France sont des candidats de très grande qualité. Ce sont des haut fonctionnaires, des chefs d'entreprise, des maires de famille, des jeunes, des retraités. parce que vous ne mettez pas, pardon pas vous personnellement, mais parce que le focus médiatique depuis 5 jours est mis sur ces cinq candidats que j'ai moi-même mis à la porte et que j'ai pris, j'ai assumé de dire que c'était pas ma ligne, que c'était pas pour moi et que ces gens ne siègeraient pas dans mon groupe.
Enfin, je on peut pas résumer un parti politique qui a fait plus d'un tiers des voix aux européennes, plus d'un tiers des voix aux élections législatives, qui réunit qui a eu 88 députés à l'Assemblée nationale dont les candidats, les cadres, les militants 100000 adhérents sont des patriotes de tous horizons politiques, des gens de très grande qualité, de très grandes compétences à quatre ou cinq profils qui posent problème. Pardon je je chez Emmanuel Macron, on a vu des députés qui posent problème. Ce sont des propos très graves qui ont été tenues.
Mais je mais évidemment et j'ai été les premiers à les dénoncer, mais est-ce que dans d'autres mouvements politiques, il y a pas aussi quatre ou cinq personnes qui parfois posent problème ? Ce qu'il faut juger madame. Mais le problème c'est qu'on se dit très sincèrement, on se dit en fait le RN reste le FN.
Non madame, ça c'est la conclusion que vous tirez qui je crois ne correspond pas à la réalité de ce que nous sommes et à la réalité de du projet que je porte pour le pays. Et moi je dis aux français, ne cédez pas au peur, ne cédez pas à tous ceux qui tentent de vous empêcher de gagner parce que ceux à quoi on assiste depuis quelques jours, c'est une alliance du déshonneur entre ce nouveau parti unique, messieur Mélenchon, Messieur Macron qui pardon mais ont une attitude antidémocratique. C'est désistement pour l'un et pour l'autre pour empêcher le mouvement que je préside, les millions d'électeurs que je représente d'accéder au pouvoir.
Pardon mais ça pose un vrai problème éthique, un vrai problème de démocratie. Et encore une fois juste pour vous répondre madame Rou quand il y a dans mon mouvement des gens qui s'approchent de mon parti et qui ont des propos que je condamne, je les mets à la porte et je dis à ceux qui pensent que le Rassemblement national pourrait légitimer, excuser, autoriser des propos comme on l'a vu, je leur dis qu'il se trompent et que ma main ne tremblera pas demain et que demain je défendrai les valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité, toutes les valeurs républicaines et que je combattrai toujours les discours de haine les discours qui alimentent le racisme ou les discours qui alimentent l'antisémitisme en France. Jordan Bardel, il y a un message que les Français ont bien perçu, c'est que vous avez dit que vous vouliez une majorité absolu pour accepter le fait d'aller à Matignon.
Il y a Christophe qui a 50 ans qui nous a envoyé cette question, il vient des Hautes Pyrénées. Ne pensez-vous pas que vos électeurs se sentiront trahis si vous refusez de gouverner et ce même avec une majorité relative ? Mais comment voulez-vous gouverner avec une majorité relative si vous avez le plus grand groupe.
Mais la question c'est pas le plus grand groupe. Si on est une alors allons au bout du scénario. Demain le Rassemblement national et le premier groupe à l'Assemblée, il a une majorité dite relative.
C'estàd qu'il n'a pas la majorité absolue. Mais au bout d'une semaine, mon gouvernement tombe à cause d'une motion de censure qui serait votée par l'intégralité de mes opposants. Comment voulez-vous que je fasse voter mesures à l'Assemblée nationale si je n'ai pas le nombre de députés suffisants pour le faire ?
Ça fait 2 ans que le gouvernement d'Emmanuel Macron parvient à faire voter des textes avec une majorité relative. Ça n'est pas vrai au risque d' d'ailleurs de de coalition parfaitement improbable et vous savez pertinemment que si Emmanuel Macron arrive à faire adopter certains textes, pas tous, c'est parce qu'il a la complicité, le soutien de la gauche et on a bien vu là dans cette élection l'alliance improbable entre la France insoumise et monsieur Macron. Ça veut dire pas d'alli.
Je me j'ai pas envie de m'allier madame avec des gens qui se font en France les porte-vois de l'islamisme ou de l'idéologie du ha et moi je me mets à la place les on parlera des républicains après disposé à en parler mais quand on on on demande aujourd'hui et je me mets à la place d'un électeur d'Emmanuel Macron à qui Emmanuel Macron lui-même disait il y a 15 jours, pas il y a 6 mois, il y a 15 jours, la France insoumise est un parti antisémite, je cite communautaire, antiparlementaire et à qui on vient dire aujourd'hui à l'électeur raisonnable, modéré, qui a voté pour Emmanuel Macron de voter pour la France insoume. Mais qu'est-ce que c'est que cette alliance qui n'a ni que ni t Christophe, vous lui dites quoi ? Le seuil, il est à combien pour rentrer à Matignon ?
On sait que la majorité c'est 289. À combien de députés ren vous acceptez d'entrer à Matignon ? Madame monsieur, je ne vais pas si vous voulez, je vais pas faire de la popole sur qu'est-ce qu'on fait à 260, 262, 63.
C'est pas de la popo, pardon, ce sont des millions d'électeurs qui à un moment donné alors je dis ont décidé de voter pour vous à qui vous dites "Non, c'est pas assez". Madame, je dis à ces millions d'électeurs, soit le Rassemblement national obtient une majorité absolue et je peux dès dimanche engager le projet de redressement que je porte sur le pouvoir d'achat en priorité, la sécurité et l'immigration ou alors le pays est bloqué. Je ne veux pas que le pays soit bloqué.
Je ne veux pas que mon pays continue de vivre dans une situation de blocage alors que le monde avance. On ne peut pas perdre 3 ans supplémentaires quand le monde avance, quand l'Europe avance. Et face au décrochage aujourd'hui économique, sécuritaire, identitaire de la France, y compris de sa voix sur la scène internationale, je dis aux français, je suis le seul à pouvoir obtenir une majorité absolue.
Donc permettez-moi de faire avancer le pays autour de deux idées de la charge de la responsabilité, rétablissement de l'autorité et la relance de notre appareil économique. Jordan Mardella, il projetons-nous avec ces 230 250 députés. Vous dites je et moi je me projette avec une majorité absolue, pardon. toujours à ce stade, euh vous portez la charge au fond ce jour-là de euh l'inaction, de l'immobilisme euh auprès de ceux chez qui vous avez suscité une forme d'espérance.
J'assume en tout cas de ne pas mentir aux français et je ne dirai jamais au français les yeux dans les yeux parce que croyez-moi, on n'est pas comme les autres et si peut-être on arrive dans un contexte de défiance à l'égard de la classe politique depuis très longtemps à réunir un tiers des voix aux européennes, un/ers des voix au législatives, c'est sans doute parce que les Français nous trouvent différents des autres. Je ne leur dirai jamais les yeux dans les yeux, je vais faire cela alors que je ne suis pas en capacité de le faire. Donc je ne vais pas dire aux Français que je peux changer les choses simplement pour avoir le plaisir personnel de m'installer quelques jours à Matignon si je n'ai pas la majorité pour le faire.
Donc je dis aux Français, je m'adresse ce soir aux électeurs de la droite et du centre, je m'adresse ce soir à tous les Français qui sont attachés à leur liberté, qui ne veulent pas de cette alliance du pire entre monsieur Mélenchon et monsieur Macron. Travaillons ensemble. Je serai le premier ministre du quotidien.
Je serai le premier ministre de tous les Français. Le Rassemblement national, c'était la question que je vous posais tout à l'heure, n'a donc pas suffisamment d'alliés, n'a pas réussi à construire des alliances pour obtenir le cas échéant cette majorité absolue si vous ne le fait pas vous le faites pas uniquement sur votre nom et sous vos couleurs ? Mais je suis parfaitement disposé à tendre la main à des personnalités qui ne sont pas issues du Rassemblement national.
Je crois l'avoir fait en m'allant dans cette campagne au républicain à droite d'Éric Sioti. Il y a sur une soixantaine de circonscriptions des candidats communs, les républicains du président Éric Sioti et Rassemblement national que je conduis. Donc nous avons précisément réussi à élargir cette majorité et si demain j'accède à la tête du pays, je souhaite bâtir un gouvernement d'union nationale qui réunirait en son sein des personnalités du RN, des personnalités de la droite et du centre et évidemment des personnalités de la société civile.
Moi, j'ai qu'une seule boussole, c'est l'intérêt de la France et qu'un seul objectif, le redressement du pays. Vous avez clarifié cette ligne sur la majorité absolue que vous réclamez de nouveau ce soir. Une clarification sur en matière de politique étrangère.
Vous ne cessez de dire que la Russie est une menace, je vous cite, multidimensionnelle et vous avez reçu hier le soutien de Moscou. Le directeur adjoint du département de l'information et de la presse affirme que le peuple français, je cite, recherche une politique souveraine qui serve ses intérêts à une rupture avec le dictat de Washington et de Bruxelles. Vous revoilà dans le camp des amis des Russes.
Mais vous voyez pas là que on est là dans une provocation et dans une tentative d'ingérence. Ce tweet qui a été fait par un diplomate russe Oui. Il est précisément fait pour que vous me posiez la question ce soir et que vous me demandiez si précisément la Russie ne fait pas de l'ingérance au risque de nous apporter un soutien.
La Russie joue contre vous Jord. Je n'ai pas la main qui tremble et j'ai toujours été extrêmement clair sur ce sujet. La Russie est une menace multidimensionnelle qui menace aujourd'hui la sécurité et les intérêts de la France. les intérêts vitaux ou non, c'est un autre sujet, mais qui menace des intérêts français.
C'est vrai en Outreem, c'est vrai en mer Noire et c'est vrai aux portes de l'Europe. Moi, je ne laisserai pas l'Ukraine se faire aspirer par l'impérialisme russe. Ma position, elle est claire, elle n'a pas varié, elle ne variera pas.
Mais je pense qu'il faut être extrêmement prudent avec ces tentatives d'ingérence qui pour le coup sont fait manifestement pour le compte d'Emmanuel Macron. Parce que évidemment que bon, écoutez, quand la Russie s'ingère dans cette campagne et qu'elle s'ingère dans cette élection en soi-disant nous apportons un soutien, je vois pas si vous voulez le propre d'une nation, le propre d'un pays si vous voulez qui se réjouirait de voir un parti politique soi-disant amis arriver au pouvoir pour servir ses intérêts depuis l'étranger. Par définition, ça ne se dit pas.
Donc voyez bien que cette tentative et cette manipulation, elle est faite pour que vous me posiez la question ce soir. Vous condamnez fermement et quel est le message que vous adressez à la Russie ce soir ? Mon message il est clair.
Si demain euh sur ce tweet, sur cette méthode là, non mais je ne cautionne pas ces méthodes et je l'ai dit, ça relève d'une ingérence qui n'est pas admissible, mais ma position, elle n'a pas varié. Je l'ai tenu tout au long du conflit. Je l'ai tenu tout au long de la campagne européenne.
Elle est celle d'un soutien à l'Ukraine et d'éviter tout risque d'escalade avec la Russie. C'est très clair. Le premier ministre dans le cadre de la Constitution française, nous en avons parlé ensemble lors de du débat jeudi dernier, il dispose de la défense nationale notamment sur le plan budgétaire.
Et donc, j'ai indiqué que je souhaitais poursuivre l'aide à l'Ukraine mais que je ne souhaitais pas avec longtemps qui sont prévus. Oui. Et que je ne souhaitais pas, pour être très clair, que la France envoie des soldats français en Ukraine.
Clarification sur l'une des mesures phares de vos 100 jours avec Fanny Guinochet. Vous avez largement présenté votre programme notamment économique. Vous voulez être celui qui s'occupe du quotidien des français, du pouvoir d'achat.
Il y a une mesure qui a été identifié par les par les Français, c'est la baisse de la TVA sur les carburants, le gaz, le fioule de 20 % à 5,5 %. Comment vous allez vous assurer que cette baisse de la TVA va bien aller dans la poche des consommateurs des ménages français et non pas dans la poche et bien des géants pétroliers ? La baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'énergie, le carburant est une mesure que je souhaite prendre très vite et que je ferai adopter par l'intermédiaire d'un projet de loi de finance rectificatif.
Cette baisse de TVA, elle a été mise en œuvre dans beaucoup de pays européens. Elle a été mise en œuvre en Pologne. On a baissé la TVA sur le carburant.
Ça s'est répercuté immédiatement à la pompe. Ça a été mis en œuvre en Espagne ou au Portugal. On a supprimé la TVA sur les produits de première nécessité et des rapports qui ont été publiés à la fois par la Banque d'Espagne et par la Banque du Portugal.
ça s'est répercuté immédiatement sur le pouvoir d'achat des Espagnols et des Portugais. Donc je souhaite mettre en place cette mesure. Je donner je donnerai instruction à l'État et notamment à la DGCCRF de s'assurer que les répercussions ont bien lieu.
Souvent, on nous oppose l'argument de la baisse de la TVA dans la restauration. Je pense qu'on peut pas comparer ce que représente aujourd'hui le carburant comme un produit d'appel pour des grandes surfaces, pour des grandes centrales de distribution avec la restauration. Donc elle sera un outil qui rendra immédiatement du pouvoir d'achat.
Je vous donne un exemple très concret pour que les gens qui nous regardent comprennent. Avec la mesure que je souhaite mettre en œuvre très rapidement sur un plein de 50 L, c'est immédiatement 10 à 15 € que je rends au pouvoir d'achat à nos compatriotes parce que se déplacer ou se chauffer est en train de devenir un produit de luxe dans notre société, moi je ne l'accepte pas. Mais ça c'est dans un monde merveilleux où on n'est pas dans l'Europe parce que pour faire ces baisses de TVA, il faut des dérogations.
Du côté de Bruxelles, qu'est-ce que vous allez dire sur l'énergie ? Oui, mais par exemple sur les carburants, on sait qu'elle est limitée à 15 %. Oui, mais elle en est sortie la Pologne, elle n plus l'a fait.
Oui, mais elle est restée à peine un an. Alors, vous allez demander à Bruxelles par exemple pour les carburants de descendre jusqu'à 15 % sur un temps limité, combien de temps ? Non, sur à euh 5,5 % et pas à 15 %, ce qui est un coût sur une année non pleine par définition l'année 2024 de 7 milliards.
La Pologne l'a fait. La Commission européenne a validé cette B. Si vous voulez, on s'est je pense un peu trop habitué.
Elle l'a fait par dérogation temporaire. Combien de temps vous demandez ? Ser Oui, enfin ça peut être temporaire sur la durée et et moi j'assumerai sur la durée, ça veut dire mois.
TVA que je baisse parce que si vous voulez les gens qui nous regardent comprennent pas qu'ils arrivent plus à mettre de l'essence dans leur voiture et qu'on a 60 % de taxe sur les carburants. Donc pour vous répondre, la France doit défendre ses intérêts sur la scène européenne. Je vous rappelle que contrairement à certains pays qu'on a cité depuis quelques minutes, la France est le deuxième contributeur net au budget de l'Union européenne.
La France, la France doit décider. Je souhaite que la France puisse obtenir un rabet comme l'ont obtenu d'ailleurs des pays comme l'Allemagne ou le Portugalou les Pays-Bas, pardonnez-moi, qui sont pourtant des contributeur net au budget de l'Union européenne. Parce que je ne conçois pas, pour vous expliquer ma logique, qu'on demande des efforts aux Français, qu'on demande des efforts à l'État et aux collectivités et que l'Union européenne continue dans sa folie dépensière, par exemple.
Mais du coup, vous allez aller voir l'Europe en disant "On va demander, on va moins payer, on va moins participer et de l'autre côté vous allez nous octroyer une baisse de la TV. dérogatoire pendant un temps limité. Mais le temps limité, vous ne pouvez pas le donner.
Non. Et je Non, mais le temps ne sera pas limité et je vais faire ce que précisément on fait dans la Commission européenne, toutes les grandes puissances, je vous ai cité l'Allemagne, l'Allemagne a obtenu un rabet parce que la contribution de la France au budget de l'Union européenne a explosé sous Emmanuel Macron. Et moi je ne conçois pas, vous voyez, qu'alors que on est beaucoup de nos compatriotes, notamment à Mayotte, notamment aux Antilles qui n'ont pas accès à l'eau potable, pendant que avec notre argent, l'Union européenne finance par exemple le réseau d'eau à Gaza.
Une une autre question quand même sur cette baisse de la TVA, elle va profiter à tout le monde, à celui qui a une grosse voiture qui est riche comme à l'ouvrier qui fait son plein tous les jours. Ça n'est pas ciblé. Ça vous l'assumez que ce soit finalement une baisse pour tous les Français, y compris les plus aigés ?
J'assume que cette baisse soit une baisse pour tous les Français, mais faut pas regarder la petite minorité qui éventuellement n'en a pas besoin et pourrait en tirer profit. Mon sujet, c'est l'immense majorité et j'assume que aujourd'hui la France du travail, la France qui se lève tôt, la France silencieuse, elle fait de plus en plus d'efforts y compris sur l'énergie. D'ailleurs, regardez aujourd'hui, les règles européennes du marché européen de l'électricité font que la France ne peut plus bénéficier de son avantage comparatif qui lui a été permis grâce au nucléaire avec une énergie pas chère.
Et je souhaite précisément que la France défende ses intérêts en Europe, qu'on puisse retrouver un prix français de l'électricité et faire baisser mécaniquement les factures de 20 à 30 %. Rapidement, une question sur l'IVG. Oui, absolument.
Question qui nous a été posée par Céline qui a 45 ans qui habite dans la Vienne. Beaucoup de vos candidats refusent le débat en région. Euh pardon, ça c'était Céline justement qui était là.
Guillaume pardon de Lille parmi les candidats nombreux sont ceux opposés à l'IVG. Pouvez-vous promettre de ne pas remettre en cause ce droit des femmes ? Non, ils ne sont pas opposés à l'IVG.
Il y a eu un débat sur l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Il y a eu un débat de juriste, y compris le président l'arché du Sénat a indiqué que il y avait un débat sur sa son inscription dans la dans la Constitution. Moi, je suis très clair.
Euh j'étais favorable je suis favorable à l'inscription de de l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Jamais, jamais je ne remettrai en cause ce droit qui est un droit essentiel, qui est un droit acquis de haute lutte pour les femmes français et jamais je ne toucherai, merci de me permettre de le préciser parce qu'il y a beaucoup de caricatures sur ce sujet, à un seul droit d'aucun français. Je défendrai les droits de tous les Français et jamais je n'enlèverai de droit à puisque nous parlons des droits, je voudrais vous poser une question sur la Constitution.
Vous dites souvent "On respectera la Constitution, la Constitution, rien que la Constitution". C'est une expression que vous utilisez souvent. Le Conseil constitutionnel, vous l'avez pourtant parfois dénoncé.
Laurent Fabus estime que c'est un rempart de l'état de droit qui pourrait bloquer certaines de des dispositions de votre programme. Je pense notamment à la préférence nationale. Comment est-ce que vous pouvez respecter la Constitution et en même temps vous opposer aux décisions telles qu'elles ont parfois été prises par le Conseil constitutionnel ?
Si vous me permettez, la préférence nationale suppose une révision constitutionnelle. La révision constitutionnelle, nous la ferons par référendum dans le cadre de l'élection présidentielle. Mais je ne peux pas faire dans le cadre d'une cohabitation, dans le cadre d'un d'un cadre institutionnel bien contraint une telle mesure parce qu'elle nécessite une révision constitutionnelle.
Constitution ne vous convient pas en fait la constitution, rien que la constitution mais pas celle-là, la mienne. Non madame, enfin à un moment donné quand on modifie la constitution qu'on a soit les 3/5e du parlement soit qu'il y a eu un référendum qui a permis de réviser la Constitution. Donc la Constitution, moi je la respecte évidemment dans son fonctionnement.
Naturellement je la respecterai. Mais je souhaite notamment que sur les mesures d'immigration et de sécurité, puisque vous évoquez la priorité nationale, que euh ce dispositif, ces dispositions qui visent à lutter contre l'immigration sur le plan juridique, financier et social puisse être inscrite dans la Constitution. Pourquoi ?
Parce que aujourd'hui les jurisprudences européennes et internationales sont aujourd'hui des obstacles juridiques à l'éloignement, par exemple, d'un certain nombre de personnes qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La Cour suprême en démocratie, c'est le peuple. Et si demain le peuple a envie de se protéger de vagues migratoires qui n'en sont qu'au début du commencement et que pour se protéger de ces mesures, il faut mettre des textes dans la dans la Constitution, je le ferai et par référendum.
C'est pas moi qui change la constitution. C'est soit les 3/5e du parlement, soit euh un référendum. Donc je suis respectueux de la Constitution et du Conseil constitution.
Je ne suis pas dupe, pardon, du fait que il y a parfois certaines décisions qui relèvent plus de la politique que du droit. Soyons très clair, il y a des décisions du Conseil constitutionnel qui relèvent davantage de la politique et de l'interprétation militante et politique de ceux qui l' prêt. Vous préparez un br de faire avec le conseil constitution.
Il y aura pas de bras de fer. Enfin, moi j'estime si nous arrivons au pouvoir que nous avons la légitimité du peuple français et que nous avons précisément la légitimité pour conduire une politique. J'imagine pas que le Conseil constitutionnel vienne empêcher un gouvernement démocratiquement choisi par les Français de mettre en œuvre la politique pour laquelle il a été élu.
Une dernière question. Quel est votre état d'esprit là ce soir à 3 jours du vote ? Très confiant.
Voilà, parce que je pense que les Français veulent tourner la page de cette année de macronisme, de cette année de brutalité et que dans le même temps, ils ne souhaitent pas faire ce saut dans le chaos que leur propose désormais ce partique au côté de Jean-Luc Mélenchon et des eur des députés des députés européens de la France insoumise qui tiennent des propos absolument abjects et qui veulent l'insurrection, le désordre dans notre société. Je propose une alternance raisonnable, responsable, respectable et je suis prêt à conduire ce projet mais je ne peux pas le faire sans les Français. Donc j'ai besoin d'eux.
Je suis serein et prêt à avancer pour le pays. Merci beaucoup Jordan Bardella. Je vais accueillir maintenant parler de la Constitution.
À votre place Domini Rous.
Jordan Bardella