Élections régionales et présidentielle, vaccination contre le Covid-19... Le "8h30 franceinfo" de Xavier Bertrand
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Bonjour Xavier Bertrand. Vous, président, qu'auriez-vous annoncé à la place d'Emmanuel Macron avant-hier ?
Des mesures, des mesures plus restrictives, des mesures plus difficiles à accepter, mais c'était la seule façon, au moment où nous étions, de pouvoir protéger les Français, parce qu'au moment où je vous parle, que ce soit dans la région des Hauts-de-France, mais comme dans beaucoup, beaucoup de services, dans toute la France, il y a une saturation, à nouveau, des services de réanimation. Ça veut dire que, si vous êtes frappé par le Covid, il faut vous trouver des lits, que ce soit en réanimation ou dans d'autres services. On en est arrivé à nouveau là, aujourd'hui, et d'une certaine façon, nous étions à nouveau le dos au mur, donc il fallait prendre des mesures.
Les mesures annoncées sont les bonnes ? Je souhaite surtout que le président nous a dit la vérité, cette fois, et que nous sommes en mesure de remporter, enfin, la bataille de la vaccination. Parce que, au-delà des mesures de protection des Français, au-delà des mesures pour permettre, j'allais dire soulager, mais quand vous voyez l'exceptionnelle résistance de nos soignants, je ne sais d'ailleurs pas comment ils font pour tenir, comment nous essayons de ne pas surcharger, encore une fois, les services hospitaliers, il fallait ces mesures, et il faut que chacun le comprenne. Parce qu'on a le sentiment, aujourd'hui, que la peur du virus a diminué, a baissé.
Parce qu'on nous dit, les vaccins sont là, donc il ne faut pas qu'il y ait ce relâchement. Et c'est encore un effort dans un tunnel qui semble interminable, et pour lequel on ne voit pas l'issue. Ce qui est vrai, c'est que je n'ai pas l'intention, ce matin, de revenir sur les échecs. Les échecs des masques, les échecs des tests, les échecs du manque des vaccins, parce que je suis comme tout le monde, j'ai envie qu'on s'en sorte, et j'ai envie qu'on réussisse. Il n'y a que cela qui compte. Protéger la France, protéger les Français, c'est tout faire là où nous sommes en responsabilité pour que l'on puisse réussir à sortir du Covid. Alors justement, Salia Braclier.
Vous parliez de l'importance de la vaccination. Les plus de 60 ans, certaines professions comme les enseignants vont pouvoir commencer à se faire vacciner ce mois-ci. Est-ce que c'est la bonne stratégie ? Est-ce qu'on va assez vite, selon vous ?
Toute la question, c'est le nombre de vaccins dont on dispose. Et là, je voudrais qu'il y ait de la vérité et qu'il y ait de la transparence.
Est-ce qu'il n'y en a pas jusqu'à présent ?
On nous a annoncé qu'il y aurait des vaccinations supplémentaires. Le week-end dernier, dans ma région, il y a eu moins de vaccinations que ce qui était prévu. Des centres ont dû fermer. Donc je souhaite, quand on nous dit qu'il y aura des doses en plus, c'est qu'elles soient au rendez-vous. Et qu'elles soient partout, ces doses au rendez-vous.
12 millions de doses au mois d'avril, sont les chiffres donnés ce matin par le monsieur vaccin, monsieur Fischer, dans les colonnes du Figaro. Vous avez une raison de douter de ce chiffre ?
Écoutez, les paroles, les actes. Il n'y a que les actes qui comptent. Vous m'avez parlé des priorités vaccinales. À partir du moment où les plus fragiles, en raison de leur âge ou en raison de leur maladie, sont vaccinés, je souhaiterais maintenant que l'on puisse vacciner toutes les professions qui sont en première ligne. Lesquelles ? Vous avez les soignants, vous avez les forces de sécurité, mais vous avez aussi toutes celles et ceux qui nous sont indispensables et qui ne peuvent pas télétravailler. La caissière, on en a sacrément besoin. Celui, le ripper, celui qui s'occupe de nos ordures ménagères, on en a sacrément besoin. Le livreur, on en a besoin. Les enseignants ?
Tous ces métiers, je vous les dis en premier, je vous les dis aussi, parce que les enseignants, c'est évident, mais pas seulement les enseignants. Vous savez, un chauffeur de taxi, il est aussi indispensable. Il prend beaucoup de monde dans son taxi, même avec un masque. Il faut aussi qu'il soit protégé s'il le souhaite. Alors là, ça fait beaucoup de monde.
Vous avez cité beaucoup de professions.
Mais on va les avoir les deux ou pas ? Si on les a, on est en mesure de le faire. Et ne pas se fixer seulement sur les questions de l'âge, mais en fonction aussi du rôle indispensable pour notre société, de ceux qui ont longtemps été les invisibles. Vous savez, je crois profondément à la valeur travail. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le travail doit payer, mais qu'il faut aussi reconnaître ceux qui travaillent. Et ceux qui ne peuvent pas télétravailler, on doit leur proposer aussi en priorité. Ce sont ces fameux invisibles dont on parle à des mamans et après on les oublie. Je ne les oublie pas.
Xavier Bertrand, en 2006, lorsque vous étiez ministre de la Santé, c'est vous qui avez mis en place la réforme de la tarification de l'activité à l'activité dans les hôpitaux. C'est une réforme dont on parle peu, mais qui est importante, parce que c'est celle qui fixe les ressources des hôpitaux en fonction des soins, des actes qui y sont prodigués. Beaucoup vous reprochent aujourd'hui ce choix et vous disent, c'est vous, en quelque sorte, qui avait fait rentrer une logique comptable à l'hôpital, qui avait mis de l'entreprise dans un monde où on ne devrait s'intéresser qu'à la santé. Qu'est-ce que vous leur répondez et est-ce que vous regrettez aujourd'hui cette réforme ?
Alors, il faut que vous disiez tout. Allez-y. C'est que moi, j'avais refusé de porter cette tarification à l'activité à 100% de l'activité. Parce que j'avais réservé ce que l'on appelait, excusez-moi de faire un peu technique,
mais c'est important parce que derrière,
ce sont des lits en moins. Les MIGAC, non, non, c'est pas du tout ça. Les MIGAC, les missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation. Parce que pour moi, à l'hôpital, tout ne peut pas être comparé à une logique d'entreprise. Parce que l'hôpital, vous soignez tout le monde, quel que soit votre statut social, et vous soignez tout le monde 24 heures sur 24. Voilà pourquoi ça n'est pas comparable à 100% à une activité d'une entreprise. Vous avez sans doute lu le rapport de la Cour des comptes
qui dit que cette réforme, elle a fait que les hôpitaux ont arrêté, dans certains cas, d'ouvrir des lits en réanimation parce qu'un lit en réanimation, ça coûte cher, c'est plus de 100 000 euros et que c'est pas rentable.
C'est ce que je vous dis. C'est la raison pour laquelle prenez, par exemple, les urgences, prenez la réanimation. Ce sont des services pour lesquels je n'avais pas souhaité que l'on aille jusqu'à 100% de prise en compte de la tarification de l'activité. Je pense qu'il fallait avoir une logique qui permettait de l'efficience, mais garder cette logique de l'intérêt général. J'ai toujours été comme ça et je suis toujours aujourd'hui exactement dans la même logique d'esprit. Mais maintenant, allons plus loin.
J'étais hier, une visio avait été organisée avec tous les chefs de services de réanimation de la région, notamment d'hôpitaux publics, je verrai ceux des hôpitaux privés bientôt, pour parler de ce sujet. Et il me disait, on a besoin pour eux d'apporter un complément à ce qu'est la tarification de l'activité. Mais d'ailleurs, les tarifs de chacune de ces activités doivent être revus régulièrement. Et c'est ça qu'il va falloir faire. Mais si vous me permettez, au lendemain de cette crise du Covid, ce n'est pas une énième réforme de l'hôpital dont on aura besoin. Ce n'est pas d'un nouveau Ségur de la santé dont on aura besoin. C'est d'une forme de révolution de la santé.
Il faut qu'on retrouve l'excellence. Il faut que la santé fasse à nouveau rêver. Mais nous voulons absolument, je veux, qu'on puisse, un jeune, se dire que la santé va lui offrir des perspectives d'avenir. Donc on augmente les salaires ? Par part de moyens ? Les salaires, bien évidemment. Mais pas seulement des médecins, de l'ensemble des soignants, mais aussi public et privé. Que l'on revoie aussi, encore une fois, la question de l'implantation sur nos territoires. J'aurai l'occasion d'y revenir sur l'idée de république des territoires que je porte, qui est aussi un changement de société. Donc plus de fermeture de lits, par exemple, ni d'établissement ? Mais il faut ouvrir d'autres lits.
Mais il faut surtout, les chefs de services de réanimation me le disaient hier, il ne faut pas avoir forcément des lits tout le temps, mais être capable d'adapter des lits en très peu de temps. Là, le président de la République nous a dit qu'il y aura 3000 lits en plus. J'ai demandé hier à ces professionnels comment ça va se passer. Ils me disent, c'est simple, il n'y a qu'une seule solution. Nous allons déprogrammer des opérations de façon à pouvoir bénéficier du personnel et des lits. Ce qui veut donc dire que ceux qui sont atteints de pathologie devront attendre pour se faire opérer.
Or, ce qu'il nous faut, c'est avoir une sorte de réserve à l'intérieur même des hôpitaux pour pouvoir s'adapter en cas de nouvelle crise. Nous connaîtrons de nouvelles crises dans les années qui viennent. J'espère pas aussi fortes que celles-ci et nous devons être dans cette logique de pouvoir anticiper Marc Fauvel.
On va parler de votre candidature à l'Elysée dans un instant, si vous voulez bien, Xavier Bertrand. Le fil info d'abord à 8h40 avec Diane Ferschit. La confusion à Matignon sur la question des assistantes maternelles. Les services du Premier ministre ont d'abord annoncé qu'elles ne pourront pas garder les enfants pendant le confinement. La question n'est pas encore tranchée. A ensuite indiquer Matignon, la décision doit être prise dans la journée. Les déplacements sont autorisés tout ce week-end de Pâques pour aller s'isoler.
Mais un télégramme de Gérald Darmanin demande au préfet de faire appliquer plus fermement les mesures de couvre-feu et les restrictions de rassemblement sur la voie publique afin d'enrayer la troisième vague de coronavirus en réanimation. Le nombre de patients Covid augmente encore. Plus de 511313 personnes sont mortes à l'hôpital ces dernières 24 heures. Dans le cadre de la loi climat, les députés renforcent la lutte contre le blanchiment écologique couramment appelé greenwashing. Il s'agit de parer un produit de fausse vertu pour l'environnement et c'est désormais assimilé à une pratique commerciale trompeuse. Encore des festivals qui n'auront pas lieu. Les euroquiennes de Belfort annulés.
Les protocoles sanitaires ne sont pas tenables pour les organisateurs. Annulation aussi de l'édition de juin du festival de BD d'Angoulême. Une première depuis 1974. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel. Toujours avec Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France et candidat à l'élection présidentielle. Candidature que vous avez annoncée officiellement la semaine dernière. Est-ce que franchement, c'est le bon moment ?
C'est toujours le bon moment de dire la vérité. De dire la vérité parce que je suis prêt. Parce que c'est aussi une candidature à l'élection présidentielle, aller à la rencontre des Français avec mon projet, un projet de redressement, un projet d'espoir.
Mais vous savez que l'élection présidentielle, ce n'est pas la préoccupation des Français en ce moment. Ils sont inquiets pour leur santé, pour leur avenir.
Et vous croyez que je ne m'en occupe pas ? Vous pensez que c'est aussi ma déclaration de candidature qui a accéléré l'épidémie ? Soyons sérieux. Ça ne m'empêche pas aujourd'hui d'être totalement concentré, notamment sur ce que j'ai à faire en tant que président de région. C'est ma responsabilité. Et d'ailleurs, on en a peu parlé encore pour l'instant, même si nous ne sommes que très peu sollicités par le gouvernement, par le chef de l'État. J'ai proposé notamment, parce que là où je suis, je dois aussi être responsable et faire des propositions pour protéger les habitants de ma région, que par exemple pour accélérer la vaccination.
Parce que nous avons besoin de l'accélérer et de réussir l'accélération de la vaccination. J'ai proposé hier au directeur général de l'Agence régionale de santé que 100 bus, 100 bus, sillonnent toutes les parties rurales de la région pour amener les personnes qui auraient des problèmes de déplacement pour aller se faire vacciner. Je lui ai proposé que 15 minibus pour l'instant puissent accueillir des équipes de vaccination pour aller accueillir, pour aller apporter des équipes de vaccinateurs dans le milieu rural, quelle que soit la taille de la commune. Parce que les vaccinodromes ne doivent pas être seulement pour la partie urbaine.
Il faut aussi penser à ceux qui habitent loin des communes. D'autre part, hier soir, avec ma vice-présidente, nous avons proposé à l'ensemble des proviseurs de la région que 7500 ordinateurs portables dont nous avons fait l'acquisition après le premier confinement puissent être remis à disposition de tous les élèves qui en auraient besoin pour chez eux. Et cette semaine, j'ai une rencontre avec l'ensemble des présidents d'universités pour voir comment on peut matériellement, psychologiquement, aider encore davantage nos étudiants.
Donc, vous le voyez, je suis candidat à l'élection présidentielle parce que je dis la vérité sur ma préparation, mon souhait d'aller à la rencontre des Français, mais je suis aussi totalement concentré pour protéger aujourd'hui les habitants des Hauts-France.
Vous avez sans doute remarqué, Xavier Bertrand, qu'il n'y a pas eu d'explosion, d'effusion de joie du côté des Républicains à l'annonce de votre candidature il y a quelques jours. Est-ce qu'on a mal écouté ? Ou est-ce que c'est le cas ? Et est-ce qu'il y a aujourd'hui à droite la tentation d'un front, tout sauf vous, tout sauf Bertrand ?
Écoutez, une élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme et d'une femme avec les Français. Et tant pis pour le parti. Je ne suis plus adhérent. C'est ma famille politique, ma famille politique, j'ai de bons rapports avec nombre de responsables, c'est dans cette famille politique que je compte le plus d'amis, le plus de proches, c'est vrai, mais pas seulement. Il n'y a pas que des amis. Mais je crois à l'idée, je crois à l'idée d'un rassemblement, d'un vrai rassemblement, parce que la période qui s'ouvre, on le voit bien, les Français veulent avant tout une alternative. à ce duel qui nous a imposé Macron-Le Pen, Le Pen-Macron. Ils veulent savoir s'il y a une autre voie.
Et moi, je leur proposerai une autre voie basée sur le rétablissement de l'autorité, basée sur la valeur travail et basée aussi sur un changement de société et un changement de fonctionnement de notre pays qui est la République des territoires pour que l'on puisse enfin, enfin faire respirer notre pays. On va parler
de vos propositions dans un instant, plusieurs propositions que vous avez déjà faites il y a quelques jours, mais si effectivement c'est votre famille, pourquoi rentrer dans la compétition en commençant par dire je n'irai pas à la primaire ? Vous avez peur du résultat ? Vous avez peur du scrutin ? Vous avez peur du vote de votre famille politique ? Pas de filtre
entre ma candidature et le peuple français ? Pas de filtre. J'ai quitté ma formation politique, ça m'a donné aussi une liberté. Vous savez, j'ai vu aussitôt des gens me dire je ne suis pas de votre bord politique mais je pense comme vous parce que je pense qu'aujourd'hui un parti politique et je respecte ceux qui sont dans les partis politiques crée forcément une distance entre un candidat et le peuple français et je ne veux pas qu'il y ait cette distance. Je viens du peuple, je veux porter ses aspirations, je pense le comprendre et en tout état de cause je suis un candidat qui est libre, indépendant et qui porterait ma candidature de cette façon et pas autrement.
Alors vous refusez de participer à la primaire organisée par les Républicains si elle est organisée. Votre primaire à vous ce sont les régionales. Qu'est-ce qui se passe si vous perdez ?
Les choses sont très claires. Si je perds ce sera terminé de ma vie politique. Mais pourquoi je dis cela ? De votre vie politique. De votre vie politique.
Vous arrêtez carrément.
Évidemment. C'est une question de légitimité. Le dernier qui a dit ça c'était Nicolas Sarkozy. si je perds vous ne me reverrez plus. Il est revenu. J'ai pour habitude de tenir mes engagements. Et ceux qui me connaissent bien le savent. Et ceux qui me connaissent très bien le savent très bien. Les choses sont très simples. C'est que c'est une question de légitimité. J'ai été élu dans des circonstances particulières où la gauche s'est retirée parce qu'il ne voulait pas de la victoire du Front National. Et donc j'ai pu agir dans la région avec une totale liberté et encore une fois avec ce contact direct avec les habitants de la région.
Si six ans après je n'ai pas leur confiance si je n'ai pas cette légitimité je ne peux pas les solliciter la confiance de 67 millions de Français. C'est une question de légitimité.
Xavier Bertrand à droite est-ce que votre principal concurrent finalement ce n'est pas Édouard Philippe il revient là sur le devant de la scène est-ce qu'il vous inquiète est-ce que vous le craignez ?
Je précise pour ceux qui nous suivent à la radio et pas à la télé que ça a donné lieu à un léger sourire sur les lèvres de Xavier Bertrand.
Édouard Philippe je le connais bien mais c'est celui qui a conduit la politique d'Emmanuel Macron sous l'autorité d'Emmanuel Macron. Macron Philippe
même combat. C'est la même ligne il n'y a pas de différence il n'est plus de votre famille politique. Je précise pour ceux qui nous suivent à la radio et à la télévision qu'il n'y a pas eu de coupure des micros. Vous avez répondu.
Vous présentez donc vous l'avez dit tout à l'heure comme un gaulliste gaulliste social même il y a plusieurs propositions qui semblent dans ce que vous en avez déjà présenté vous faire pencher plutôt à droite j'en prends quelques-unes davantage de place en prison même si on pourrait se demander si c'est de droite ou de gauche la majorité pénale à 15 ans ou encore l'idée de mettre en place une période de sûreté de 50 ans pour les terroristes qui sont condamnés ça veut dire qu'ils ne doivent jamais sortir de prison.
Alors le général de Gaulle sur ces questions était comment ? Sur le terrorisme j'avoue que je ne connais pas ses positions. Il n'y a qu'un général de Gaulle il n'y aura qu'un général de Gaulle mais vous faites référence au général de Gaulle dans une période d'ailleurs qui à mon sens est très gaullienne on a vraiment besoin de tout reconstruire c'est aussi protéger les français protéger la France en premier. Vous n'avez pas parlé notamment majorité pénale à 15 ans pourquoi ? Vous voyez ce qui est en train de se passer aujourd'hui ?
Vous avez des gosses qui se massacrent les uns les autres qui se tuent les uns les autres et donc ce que je souhaite c'est que le juge puisse appliquer les mêmes sanctions que pour un adulte mais vous n'avez pas indiqué que je suis pour mettre le paquet comme jamais sur la prévention de la récidive sur l'accompagnement individuel renforcé ce que j'ai fait à Saint-Quentin depuis les années ce que je fais aussi au sein du conseil régional parce qu'en la matière vous n'avancez que sur deux jambes la répression c'est vrai la sanction mais aussi la prévention Faites du en même temps en quelque sorte ?
Non c'est pas du en même temps c'est un équilibre parce que l'équilibre vous permet d'avancer le en même temps vous rend immobile et la France a besoin très clairement aujourd'hui d'avancer et vous m'avez parlé des terroristes des terroristes commettent leurs crimes à 20 ans ça veut dire qu'à 50 ans ils peuvent sortir s'ils sont déradicalisés on aura de la chance s'ils ne le sont pas ils sont à nouveau de vrais dangers je veux protéger les français et je veux que cette peine de 50 ans nous permette d'être protégés j'assume tout cela
vous savez qu'il va falloir réformer la constitution pour y arriver
j'en ai bien conscience et pour réformer la constitution moi je souhaite que ce soit le peuple français qui se prononce parce que la plupart du temps les politiques ne veulent pas prendre les décisions parce qu'ils se disent oui mais alors il y a le juge constitutionnel le juge européen il n'y aura rien de plus fort que la voix du peuple français et puis il y a aussi autre chose ce que des parlementaires font un jour d'autres parlementaires peuvent le défaire le lendemain ce que le peuple fait il n'y a que le peuple qui peut le défaire donc je suis pour un référendum qui aura lieu à l'automne sur ces questions comme aussi sur les questions migratoires ou sur les questions migratoires je souhaite que l'on ait une politique d'accueil par quota en fonction notamment des métiers dont on a besoin et qui nous permettent d'accueillir aussi des étrangers dont nous savons que nous pourrons les accueillir et qu'ils pourront réellement trouver leur place
c'est le retour de l'immigration choisie
et pas subie ?
c'est la fin du laxisme c'est la fin du laxisme mais c'est aussi la garantie que l'on peut vraiment trouver sa place dans notre pays vous savez sur toutes ces questions moi je ne suis pas un énervé mais je suis très déterminé à ce que l'on puisse aussi vivre à nouveau en sécurité dans notre pays j'aurais vous donné un exemple avant-hier il y a eu à Aleun c'est une petite commune du département du nord deux personnes deux jeunes ont été interpellés par la police municipale des pas de casque et autres ça se passe mal ils sont interpellés ils sont ramenés justement au poste de police municipale le poste a été attaqué par des dizaines de jeunes armés de couteaux un policier municipal a été blessé vous savez quelles sont les premières sanctions prononcées quelques rappels à la loi et une amende de 200 euros
ils étaient mineurs ?
oui non seulement n'obtent pas mais en plus on va attaquer le poste de police mais vous êtes sûr que si vous les envoyez ? et le maire franchement c'est pas un énervé non plus mais le maire me dit mais qu'est-ce que j'explique à la population il y a des récidivistes ce que je souhaite c'est que quand il y a une récidive le sursis tombe automatiquement encore une fois sur tous ces sujets je veux qu'on se sente en sécurité dans notre pays ce qui n'est plus le cas
8h51 on ne marque qu'une toute petite pause Xavier Bertrand pour le fil info avec Diane Ferschit l'organisation dans les entreprises face aux nouvelles mesures de restriction les salariés sont nombreux à vouloir changer leur date de congé pour mieux coller au nouveau calendrier scolaire sur France Info le secrétaire d'Etat chargé des retraités de la santé au travail estime qu'il faut faire preuve de bon sens et de souplesse Laurent Pietraszewski qui promet également une réponse dans les prochaines heures pour les assistantes maternelles Matignon a annoncé dans la soirée qu'elle ne pourrait plus accueillir les enfants dans les prochaines semaines avant de déclarer que la question n'était pas tranchée ils veulent que toute la lumière soit faite sur la cause du décès et le lien avec le vaccin AstraZeneca les proches de la femme de 38 ans morte à Toulouse d'une thrombose 14 jours après avoir reçu une injection porte-plainte plainte déposée contre ex-porumicide involontaire les Etats-Unis eux pourraient se passer de ce vaccin AstraZeneca même s'il obtient l'approbation des autorités américaines c'est ce qu'affirme le conseiller médical de la Maison Blanche selon lui le pays a suffisamment de contrats avec d'autres fabricants pour vacciner l'ensemble de la population une centaine de blocages en Ile-de-France ce matin à l'appel de la FNSEA les agriculteurs ont sorti les tracteurs pour des opérations escargots sur plusieurs axes franciliens ils protestent contre la réforme de la PAC France Info
le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel toujours avec Xavier Bertrand président de la région des Hauts-de-France et candidat à l'élection présidentielle est-ce que vous faites partie de ces personnalités politiques qui demandent à ce qu'on travaille plus après la crise pour justement remédier à cette crise économique qui arrive
je souhaite qu'on puisse libérer les entreprises des entrepreneurs mais pour moi si on travaille plus il faut forcément gagner plus ça rappelle quelque chose je t'ai ministre c'est moi-même qui ai porté une partie de la fameuse loi TEPA mais avant cela je voudrais aussi qu'on revienne sur un point précis on parle du travail travailler davantage mais aussi la question de la rémunération vous avez dit le travail paye savez moi j'essaye de tirer tous les enseignements de ce qui s'est passé avec la crise des gilets jaunes la crise des gilets jaunes la colère du début je ne parle pas des violences d'après la colère du début petite crise du pouvoir d'achat c'était ceux qui travaillent et qui vous disent même en travaillant je n'arrive pas à m'en sortir je n'arrive pas à faire plaisir à mes enfants et la deuxième le deuxième message c'était quand on n'habite pas au coeur des grandes agglomérations on n'est pas des citoyens de seconde zone c'est ce qui forge aussi une bonne partie de mon projet la république des territoires mais aussi la question de mieux reconnaître le métier et d'améliorer la rémunération en premier de ces deuxièmes lignes comment vous augmentez les salaires aujourd'hui j'en ai parlé tout à l'heure les transporteurs regardez ces ouvriers agricoles s'ils n'avaient pas travaillé là pendant justement pendant cette crise nous n'aurions pas aujourd'hui mais concrètement
qu'est-ce que vous faites comment on augmente les salaires on l'impose aux entreprises on augmente le SMIC on fait quoi ?
si on veut complètement plomber la compétitivité des entreprises on pratique de cette façon mais je veux je ferai des propositions dans les mois qui viennent très concrètes pour que ces métiers ces métiers qui sont des métiers de la main les métiers du coeur notamment les métiers de la santé soient des métiers qui soient mieux reconnus vous ne pouvez pas dire à ces personnes là vous commencez à 23 ans notamment tiens une aide à domicile une aide soignante en disant votre rémunération pour une aide à domicile elle augmentera de 150 euros pendant toute votre carrière et vous n'avez pas d'autre perspective ce sont plus des métiers difficiles physiquement ça veut dire qu'il faut voir l'évolution des métiers il faut voir la formation il faut voir les passerelles mais aussi la rémunération
et on revoit le temps de travail aussi est-ce qu'on revient sur les 35 heures ?
moi je pense très sincèrement qu'il faut donner cette possibilité l'ouvrir mais qu'on ne refasse pas la même chose qu'à l'époque c'est-à-dire de plaquer un nouveau carcan sur un ancien carcan mais comprenez-moi bien c'est-à-dire qu'on revient à quoi ? 39 heures ? pour tout le monde ?
j'y reviendrai plus tard j'y reviendrai plus tard j'ai bien l'intention vous savez sur tous ces points je ne ferai pas 110 propositions je ne ferai pas 40 projets de réforme mais autour de la valeur travail il y a l'idée de libérer le travail mais ma priorité ce sont ceux aujourd'hui qui travaillent et qui n'arrivent pas à s'en sortir le pays le pays doit prendre conscience que clairement les gilets jaunes ça a été le dernier avertissement avant une secousse sociale plus importante encore moi j'en ai pris la mesure et j'apporterai des solutions un mot si vous le permettez
Xavier Bertrand sur le football et plus précisément sur le mondial de foot qui doit se tenir l'an prochain au Qatar avec des travailleurs on le sait à présent exploités souvent pour la construction des stades le leader des insoumis Jean-Luc de Mélenchon comment je l'ai appelé ? Mélenchon a demandé hier aux joueurs de l'équipe de France de ne pas y aller on ne joue pas au foot sur des cadavres a-t-il dit faut-il boycotter le mondial au Qatar
et si on laissait le sport en dehors des enjeux de politique et de géopolitique les politiques n'ont rien à dire sur le Qatar ça serait bien mieux quand même si mais dans ces cas là c'est une discussion de chef d'état à chef d'état est-ce qu'il faut se fâcher aujourd'hui avec ce pays qui finance des mosquées des clubs de foot j'ai bien l'intention avec ce pays comme avec d'autres en tant que président la république d'avoir une discussion très claire sur ce que nous acceptons et sur ce que nous n'acceptons pas et une fois que vous avez eu cette discussion je pense que les choses sont nature à changer c'est ce que j'appelle et ce que j'assume un bras de fer avec certains pays mais pour le reste qu'on laisse le sport le football en l'occurrence à l'écart de toutes ces questions
vous parlez du Qatar qu'est-ce qu'on n'accepte pas ?
j'aurai l'occasion aussi d'y revenir parce que je pense qu'il me reste 30 secondes à peu près 20 secondes mais je vous le dis j'ai notamment un lycée dans ma région pour lequel j'ai décidé de suspendre les subventions parce qu'il y a une fondation qui s'appelle Qatar Charity qui les a aidés financièrement j'ai saisi le ministère pour savoir exactement ce qu'il y avait dans cette convention
et le tribunal vient de vous donner tort Xavier Bertrand la décision est tombée
je saisis donc le conseil d'état je saisis donc le conseil d'état pour que la justice soit rendue et avec un pays comme le Qatar je souhaite que les choses soient très claires qu'il n'y ait pas d'activité qui puisse être financée mais je pense qu'ils sont prêts tout à fait prêts à entendre ce dialogue mais il faut qu'il y ait un dialogue ferme et je l'assume également il est temps d'avoir avec nombre de pays un bras de fer respectueux mais un vrai bras de fer s'il y a lieu et pas seulement avec le Qatar et en attendant vous ne verserez pas les subventions à ce lycée Averroès ?
non j'attends que la justice se soit prononcée et la justice finale dans notre pays c'est le conseil d'état merci Xavier Bertrand merci de votre invitation et bonne journée à vous
Xavier Bertrand